52945 items (89 unread) in 30 feeds
Indymedia
(25 unread)
Actualite
(43 unread)
Libertaire
(13 unread)
Anartoka
(8 unread)
Manifestation intersyndicale le 15 mars : rassemblement 10h30 place Guichard en protestation contre le remaniement de la Convention Collective de l'enfance inadaptée, jusque là relativement avantageuse.
- Salariat - précariat / En une
La fin de la fameuse trêve hivernale des expulsions locatives est l'occasion, comme chaque année, de rappeler l'ampleur des inégalités face au logement et la situation difficile que vivent des personnes de plus en plus nombreuses. On compte plus de quinze manifs en France à cette occasion ce week-end, notamment à l'appel du tout nouveau RESEL (Réseau Stop aux Expulsions de Logements).
[http:] alt="" />Une manif à l'appel des Ateliers populaires d'Urbanisme de Lille a lieu samedi 13 mars à 14h30.
La Caravane des Mal-Logés, à l'occasion de son passage dans la région, multiplie les actions : à Calais, manif jeudi 11 mars avec Salam, à Dunkerque, rencontre avec les salariéEs de Total et réquisition d'un immeuble, à Arras avec un rassemblement (10-14h Place Verlaine).
Il y a 15 jours, l'APU Vieux-Lille organisait un rassemblement">[http:] de soutien à une famille expulsée
ailleurs : manif-action Intersquat à Toulouse | Rennes | Tours | Marseille | Autres
Ce Jeudi 11 Mars aura vu pour la quatrième journée une très forte mobilisation au collège Barbusse. 80 personnes étaient présentes devant l'Inspecteur d'Académie adjoint qui était venu rencontrer les personnels. Les enseignants ont déploré l'absence du représentant du Rectorat qui avait été promis par Mme L'Inspectrice d'Académie. Vaux-en-Velin, jeudi 11 mars
- Education - partage des savoirs
"Bruxelles-Caracas", Un documentaire sur le Vénézuela de Vanessa Stojilkovic suivi d'un débat sur la politique de Chavez
- Résistances et solidarités internationales
"Bruxelles-Caracas", Un documentaire sur le Vénézuela de Vanessa Stojilkovic suivi d'un débat sur la politique de Chavez
- Résistances et solidarités internationales

Nous, Supras Auteuil, Authentiks et Grinta, associations de supporters du Paris Saint-Germain du Virage Auteuil et de la Tribune G, avons décidé de ne plus nous rendre au Parc des Princes à partir de ce samedi 13 mars pour la rencontre PSG-Sochaux.
La problématique du racisme qui gangrène le Paris Saint-Germain s'exacerbe chaque année. Aujourd'hui, en tant qu'êtres humains et citoyens, nous considérons que nous ne pouvons plus supporter notre équipe en acceptant que les exactions et la présence d'une frange ouvertement raciste soit tolérée dans l'identité du Club.
Le dimanche 28 février 2010, avant le match contre l'OM, tous les supporters présents devant le Virage Auteuil ont pu constater le racisme et la violence auxquels doivent faire face trop régulièrement les fans parisiens en déplacement, à l'abri des regards. Des dizaines de supporters qui attendaient devant les guichets de la tribune Auteuil ont été agressées par surprise et de façon préméditée par un groupe de 150 hooligans du Kop de Boulogne, le tout dans un torrent de slogans racistes et de haine. Devant l'absence de réaction policière, la riposte spontanée des abonnés a mis en déroute les assaillants. L'un des participants actifs de l'attaque s'est retrouvé isolé et passé à tabac par les personnes qu'il avait entrepris d'agresser. Il se trouve aujourd'hui plongé dans un coma artificiel.
Nos associations dénoncent cet acharnement, mais il faut avoir le courage de considérer que de telles réactions ne peuvent être isolées du climat de terreur raciste que les supporters du PSG endurent depuis trop longtemps dans le silence. La direction du Paris SG a réagi vivement pour condamner ce qu'il convient d'appeler un lynchage. Il était de son devoir de le faire. Pour autant, elle n'a pas eu un mot pour soutenir ses innombrables abonnés victimes de cette ratonnade géante et préméditée, alors que son ampleur en fait sans doute la pire exaction physique à caractère raciste organisée au cours des quinze dernières années à Paris, si ce n'est en France. Les nombreux témoignages, articles ou vidéos diffusés depuis le 28 février le démontrent.
La direction du Paris SG avait été tout aussi muette après les incidents à Lille du mois de janvier, où les mêmes hooligans avaient investi les gradins de la tribune visiteur pour s'attaquer aux membres du Virage Auteuil, toujours sous un déferlement d'injures racistes. Le drame avait été évité de peu, puisque de nombreuses personnes s'étaient retrouvées coincées et pressées contre les grilles. Alors qu'il connaissait la situation dans le détail, le PSG s'était contenté de condamner les incidents, sans dire un mot sur le raid mené par le groupe de Boulogne et la caractérisation raciste de cette agression. Il faut observer que depuis ce 28 février, le Club n'a jamais cherché à contacter les associations officielles, préférant annoncer par voie de presse la fermeture de nos locaux, décision surprenante dont nous cherchons encore la pertinence et l'efficacité par rapport à la nature des incidents observés.
Les omissions répétées et volontaires de la direction du PSG sur des sujets aussi graves démontrent que celle-ci a fait le choix de nier les agressions racistes dont font l'objet ses supporters depuis toujours, et qui vont en s'aggravant. Au PSG, défendre le cosmopolitisme et le droit pour chaque supporter de venir au Parc quelle que soit sa couleur de peau est un discours de façade. Dans les faits, les associations officielles de supporters observent que le club a fait le choix de passer sous silence les agissements de certains membres de la tribune Boulogne – par peur des représailles ou par intérêt objectif – au lieu de prendre la défense morale et physique des supporters de toutes les autres tribunes qui assistent, impuissants, à des actes inqualifiables depuis trop longtemps.
Ce parti pris du club se traduit par une politique de répression à l'encontre des supporters de tous horizons, dès qu'ils ont le malheur de répondre aux provocations et agressions racistes dont ils font l'objet. Dans un cynisme parfaitement assumé, le remède des autorités et du PSG consiste à réprimer les cibles des attaques (les supporters du Virage Auteuil et des autres tribunes), plutôt que les auteurs de ces agressions. C'est ainsi qu'à Lille, ce sont les supporters du Virage Auteuil, pourtant attaqués, qui ont été évacués de force du stade par le préfet. Dans un communiqué intitulé « La France est blanche », daté de Mars 2006 , nous avions déjà alerté l'opinion publique de l'existence de ces démonstrations racistes et de l'indifférence du PSG et des autorités publiques sur le sujet. En vain.
Depuis le 28 février, les membres de nos associations et du Virage Auteuil subissent une répression inouïe. Nous dénonçons le harcèlement policier dont ils font l'objet : vague d'interdictions administratives de stade sans précédent, interpellations abusives, interrogatoires basés sur des techniques d'intimidation et même de nombreuses écoutes téléphoniques.
De plus, nous ne pouvons garantir l'intégrité physique de nos membres et sympathisants, ou de toute personne jugée « indésirable » par une certaine frange de supporters. Nous appelons nos membres, sympathisants et tous ceux qui - à Auteuil et dans toutes les tribunes du Parc des Princes - adhèrent à nos valeurs, à refuser cette situation de racisme à grande échelle dont le Club se rend complice et surtout A NE PAS SE RENDRE au Parc des Princes jusqu'à nouvel ordre et ce dès le samedi 13 mars pour le match PSG-Sochaux.
Pour nous, supporters inconditionnels du Paris Saint-Germain Football Club 1970, c'est une décision lourde, très difficile à prendre, mais la gravité de la situation ne nous a guère laissé le choix. Nous pensons néanmoins que c'est la voie la plus responsable que nous pouvions suivre et adopter. Face à la remise en cause de la parole de tous les abonnés du club quant au racisme latent qui empoisonne l'identité du PSG, nous appelons tous les supporters à prendre position et à libérer leur parole face aux situations de racisme auxquelles ils sont, ou ont pu être confrontés. Une plateforme de récolte de ces témoignages sera prochainement mise en place à cet effet. Cette problématique raciste doit être résolue, au-delà des discours ou des mesures de façade. Si le PSG ne s'y résout pas, il finira définitivement seul, haï et rejeté de tous.
RACISME et FASCISME : HORS DU PSG !!! HORS DE NOS VIES !!!
Cliquez-ici pour télécharger ce communiqué en PDF.
Annexes : Communiqué des Authentiks et des Supras Auteuil en 2006, suite aux multiples insultes racistes en provenance de supporters du Kop de Boulogne, en marge de Nantes / Paris SG.
[http:] alt="" />
Nous, Supras Auteuil, Authentiks et Grinta, associations de supporters du Paris Saint-Germain du Virage Auteuil et de la Tribune G, avons décidé de ne plus nous rendre au Parc des Princes à partir de ce samedi 13 mars pour la rencontre PSG-Sochaux.
La problématique du racisme qui gangrène le Paris Saint-Germain s'exacerbe chaque année. Aujourd'hui, en tant qu'êtres humains et citoyens, nous considérons que nous ne pouvons plus supporter notre équipe en acceptant que les exactions et la présence d'une frange ouvertement raciste soit tolérée dans l'identité du Club.
Le dimanche 28 février 2010, avant le match contre l'OM, tous les supporters présents devant le Virage Auteuil ont pu constater le racisme et la violence auxquels doivent faire face trop régulièrement les fans parisiens en déplacement, à l'abri des regards. Des dizaines de supporters qui attendaient devant les guichets de la tribune Auteuil ont été agressées par surprise et de façon préméditée par un groupe de 150 hooligans du Kop de Boulogne, le tout dans un torrent de slogans racistes et de haine. Devant l'absence de réaction policière, la riposte spontanée des abonnés a mis en déroute les assaillants. L'un des participants actifs de l'attaque s'est retrouvé isolé et passé à tabac par les personnes qu'il avait entrepris d'agresser. Il se trouve aujourd'hui plongé dans un coma artificiel.
Nos associations dénoncent cet acharnement, mais il faut avoir le courage de considérer que de telles réactions ne peuvent être isolées du climat de terreur raciste que les supporters du PSG endurent depuis trop longtemps dans le silence. La direction du Paris SG a réagi vivement pour condamner ce qu'il convient d'appeler un lynchage. Il était de son devoir de le faire. Pour autant, elle n'a pas eu un mot pour soutenir ses innombrables abonnés victimes de cette ratonnade géante et préméditée, alors que son ampleur en fait sans doute la pire exaction physique à caractère raciste organisée au cours des quinze dernières années à Paris, si ce n'est en France. Les nombreux témoignages, articles ou vidéos diffusés depuis le 28 février le démontrent.
La direction du Paris SG avait été tout aussi muette après les incidents à Lille du mois de janvier, où les mêmes hooligans avaient investi les gradins de la tribune visiteur pour s'attaquer aux membres du Virage Auteuil, toujours sous un déferlement d'injures racistes. Le drame avait été évité de peu, puisque de nombreuses personnes s'étaient retrouvées coincées et pressées contre les grilles. Alors qu'il connaissait la situation dans le détail, le PSG s'était contenté de condamner les incidents, sans dire un mot sur le raid mené par le groupe de Boulogne et la caractérisation raciste de cette agression. Il faut observer que depuis ce 28 février, le Club n'a jamais cherché à contacter les associations officielles, préférant annoncer par voie de presse la fermeture de nos locaux, décision surprenante dont nous cherchons encore la pertinence et l'efficacité par rapport à la nature des incidents observés.
Les omissions répétées et volontaires de la direction du PSG sur des sujets aussi graves démontrent que celle-ci a fait le choix de nier les agressions racistes dont font l'objet ses supporters depuis toujours, et qui vont en s'aggravant. Au PSG, défendre le cosmopolitisme et le droit pour chaque supporter de venir au Parc quelle que soit sa couleur de peau est un discours de façade. Dans les faits, les associations officielles de supporters observent que le club a fait le choix de passer sous silence les agissements de certains membres de la tribune Boulogne – par peur des représailles ou par intérêt objectif – au lieu de prendre la défense morale et physique des supporters de toutes les autres tribunes qui assistent, impuissants, à des actes inqualifiables depuis trop longtemps.
Ce parti pris du club se traduit par une politique de répression à l'encontre des supporters de tous horizons, dès qu'ils ont le malheur de répondre aux provocations et agressions racistes dont ils font l'objet. Dans un cynisme parfaitement assumé, le remède des autorités et du PSG consiste à réprimer les cibles des attaques (les supporters du Virage Auteuil et des autres tribunes), plutôt que les auteurs de ces agressions. C'est ainsi qu'à Lille, ce sont les supporters du Virage Auteuil, pourtant attaqués, qui ont été évacués de force du stade par le préfet. Dans un communiqué intitulé « La France est blanche », daté de Mars 2006 , nous avions déjà alerté l'opinion publique de l'existence de ces démonstrations racistes et de l'indifférence du PSG et des autorités publiques sur le sujet. En vain.
Depuis le 28 février, les membres de nos associations et du Virage Auteuil subissent une répression inouïe. Nous dénonçons le harcèlement policier dont ils font l'objet : vague d'interdictions administratives de stade sans précédent, interpellations abusives, interrogatoires basés sur des techniques d'intimidation et même de nombreuses écoutes téléphoniques.
De plus, nous ne pouvons garantir l'intégrité physique de nos membres et sympathisants, ou de toute personne jugée « indésirable » par une certaine frange de supporters. Nous appelons nos membres, sympathisants et tous ceux qui - à Auteuil et dans toutes les tribunes du Parc des Princes - adhèrent à nos valeurs, à refuser cette situation de racisme à grande échelle dont le Club se rend complice et surtout A NE PAS SE RENDRE au Parc des Princes jusqu'à nouvel ordre et ce dès le samedi 13 mars pour le match PSG-Sochaux.
Pour nous, supporters inconditionnels du Paris Saint-Germain Football Club 1970, c'est une décision lourde, très difficile à prendre, mais la gravité de la situation ne nous a guère laissé le choix. Nous pensons néanmoins que c'est la voie la plus responsable que nous pouvions suivre et adopter. Face à la remise en cause de la parole de tous les abonnés du club quant au racisme latent qui empoisonne l'identité du PSG, nous appelons tous les supporters à prendre position et à libérer leur parole face aux situations de racisme auxquelles ils sont, ou ont pu être confrontés. Une plateforme de récolte de ces témoignages sera prochainement mise en place à cet effet. Cette problématique raciste doit être résolue, au-delà des discours ou des mesures de façade. Si le PSG ne s'y résout pas, il finira définitivement seul, haï et rejeté de tous.
RACISME et FASCISME : HORS DU PSG !!! HORS DE NOS VIES !!!
Cliquez-ici pour télécharger ce communiqué en PDF.
Annexes : Communiqué des Authentiks et des Supras Auteuil en 2006, suite aux multiples insultes racistes en provenance de supporters du Kop de Boulogne, en marge de Nantes / Paris SG.
Projection du film "Les seigneurs de la mer" de Rob Stewart réalisé en collaboration avec Sea Shepherd. Suivi d'un débat sur le film et présentation de l'association Sea shepherd et de ses actions
- Ecologie - nucléaire - Alternatives
Projection du film "Les seigneurs de la mer" de Rob Stewart réalisé en collaboration avec Sea Shepherd. Suivi d'un débat sur le film et présentation de l'association Sea shepherd et de ses actions
- Ecologie - nucléaire - Alternatives
Un homme de 44 ans s'est suicidé à France Telecom mercredi. C'est le 4ème depuis le début de l'année dans le Nord d'après un délégué SUD. L'an dernier on en comptait 35 en France chez France Telecom.
C'est l'hécatombe.
L'inspection du travail réclame une réforme du management de la boîte et la mise en place de médiateurs pour faire passer la soumission quotidienne aux objectifs, au rendement, à la machine. Pfff... Bientôt, la médecine du travail devrait préconiser des cachetons, des stabilisateurs émotionnels.
Ici, une lecture des conditions de travail à Orange par un ancien informaticien qui a lui-même, il fut un temps, mis en place des centres d'appel téléphonique : "Orange “Stressée” ou le jeu de la soumission implacable à l'Ordre Technique" : http://www.piecesetmaindoeuvre.com/...
Un homme de 44 ans s'est suicidé à France Telecom mercredi. C'est le 4ème depuis le début de l'année dans le Nord d'après un délégué SUD. L'an dernier on en comptait 35 en France chez France Telecom.
C'est l'hécatombe.
L'inspection du travail réclame une réforme du management de la boîte et la mise en place de médiateurs pour faire passer la soumission quotidienne aux objectifs, au rendement, à la machine. Pfff... Bientôt, la médecine du travail devrait préconiser des cachetons, des stabilisateurs émotionnels.
Ici, une lecture des conditions de travail à Orange par un ancien informaticien qui a lui-même, il fut un temps, mis en place des centres d'appel téléphonique : "Orange “Stressée” ou le jeu de la soumission implacable à l'Ordre Technique" : http://www.piecesetmaindoeuvre.com/...
Le jour de l'audience de Turin contre les compagnons arrêtés le 23 février dernier et accusés d' « association de malfaiteurs » pour la lutte contre les centres de rétention, et à une semaine du rendu du jugement contre les 10 accusés de l'incendie du centre de Vincennes, 6 locaux de la Croix Rouge ont été pris pour cible à Paris, la nuit du 9 au 10 mars. Situés dans les 3e, 5e, 9e, 11e, 12e et 18e arrondissements, ils ont été couverts d'affiches (voir le texte ci-dessous) et tagués, tandis que leurs serrures étaient sabotées et leur vitrine parfois brisée. Des tags comme « la Croix Rouge expulse », « la Croix Rouge collabore aux expulsions » ont recouvert les alentours de certains de ces locaux.
Solidarité avec les compagnons de Turin Liberté pour tous, avec ou sans papiers Sabotons la machine à expulser
Le jour de l'audience de Turin contre les compagnons arrêtés le 23 février dernier et accusés d' « association de malfaiteurs » pour la lutte contre les centres de rétention, et à une semaine du rendu du jugement contre les 10 accusés de l'incendie du centre de Vincennes, 6 locaux de la Croix Rouge ont été pris pour cible à Paris, la nuit du 9 au 10 mars. Situés dans les 3e, 5e, 9e, 11e, 12e et 18e arrondissements, ils ont été couverts d'affiches (voir le texte ci-dessous) et tagués, tandis que leurs serrures étaient sabotées et leur vitrine parfois brisée. Des tags comme « la Croix Rouge expulse », « la Croix Rouge collabore aux expulsions » ont recouvert les alentours de certains de ces locaux.
Solidarité avec les compagnons de Turin Liberté pour tous, avec ou sans papiers Sabotons la machine à expulser
Compte-rendu de l'action de barbouillage du samedi 6 mars 2010 par le Collectif lyonnais des déboulonneurs
- Aliénation - Publicité / Aliénation - Publicité
Compte-rendu de l'action de barbouillage du samedi 6 mars 2010 par le Collectif lyonnais des déboulonneurs
- Aliénation - Publicité / Aliénation - Publicité
Le 27 février dernier à 3h34 locales, le Chili était durement touché par un violent séisme de magnitude 8,8. Selon les estimations, il y aurait environ 800 morts, le nombre de sinistrés étant quant à lui évalué à 2 millions.
L'Etat chilien n'a trouvé d'autres moyens que d'envoyer l'armée dans les zones touchées et d'augmenter ses effectifs policiers. Quelle meilleure façon d'aider une population déjà très fortement sinistrée ?
Face à cette catastrophe naturelle les compagnons libertaires tentent de réagir rapidement aux vues des multiples dégâts et des besoins du peuple chilien. Seul le peuple aide le peuple. La solidarité de classe avant tout. Tel est le mot d'ordre des compagnons se mobilisant. De nombreuses organisations sociales, syndicats et organisations étudiantes se réunissent en assemblée. Des comités de solidarité sont mis en place dans la capitale permettant de collecter des vêtements, nourriture, etc. Nous devons soutenir autant que nous le pouvons nos organisations soeurs.
Pour soutenir nos compagnons chiliens nous relayons un appel à la solidarité. Toute aide est la bienvenue. Contactez-nous !
Secrétariat international d'Alternative Libertaire, le 10 mars 2010
Ce lundi 9 Mars 2010 aura vu la continuation d'une très forte mobilisation au collège Henri Barbusse avec 90% de grévistes : les cours n'ont donc toujours pas repris et le principal a encore une fois renvoyé les élèves dans leur foyer.
- Education - partage des savoirs
Nouveau numéro. Si vous ne le trouvez pas dans votre lavomatic préféré vous pouvez toujours le commander à rebetiko chez riseup.net.
Feu sur l'identité. Martinique. Hooligans. Masques. Avortement. Informatique. Libération.
[http:] alt="la Une" />
Feu sur l'identité !
Imaginez quelqu'un qui, par souci maladif de définir qui il est, finirait par se confondre avec ses papiers d'identité. Sans que l'on puisse dire si cela prend plusieurs années ou un seul instant, son visage se fige dans une photographie normalisée où il n'a pas le droit de sourire, son histoire se réduit à quelques renseignements administratifs et à un numéro d'identification, le tout sous visa préfectoral. Et bien cet être aplati et plastifié pourrait se targuer d'avoir vraiment éprouvé ce que c'est que l'identité : une opération de cryogénisation, qui glace ce qui est vivant pour le maintenir identiqque pour toujours. L'identité ça se vend débitée en tranche sous emballage plastique.
Et pourtant, il y a au départ une belle promesse : on entrevoit quelque chose à partager dans le fait d'être Français, Occitan, anarchiste, hooligan, femme, ouvrier. De la communauté, un langage pour échanger, une place d'où penser le monde. Et puis, à mesure que cet élan s'enterre lui-même dans une posture identitaire, ce qu'il y aurait à échanger devient lamentablement creux. Un pedigree, des couleurs, une règle de droit, quelques idées tellement ânonnées qu'on en a perdu l'intelligence, des codes vestimentaires : voilà les misérables signes de ralliement des identités.
Une entité qui se fige, qui s'enferme dans ses propres frontières, et qui se vide elle-même de sa puissance, c'est l'objet rêvé de tout gouvernement. Identifier, circonscire, agencer des cases : le b.a.-ba de la gestion. Que les identités s'entremêlent et se décomposent, on a là le signe que la situation devient ingouvernable.
Parmi toutes, l'identité idéale, celle qui se place elle-même sous la férule des autorités, c'est l'identité nationale, qui ne dit souvent rien d'autre que "tous unis derrière le gouvernement". ce n'est pas pour rien si au moment même où il entend en finir avec le compromis historique de la Libération, Sarkozy fait appel à la même vieille rengaine qui avait servi à ficeler le pacte communisto-gaulliste.
L'identité est une crispation, un asssèchement qui menace partout où se fondent des attachements collectifs. Déjouer ce travers passe par une certaine disposition au jeu, à se remettre en jeu. Carnaval, travestissement : le masque renvoie les identités à leur bouffonerie, dégonfle leur fatuité en ne les prenant pas au sérieux. Métamorphose : disparaître-apparaître sous de nouveaux traits, pas seulement se dissimuler, mais investir vraiment plusieurs formes.
"Les invisibles ont repris leurs visages" déclarent depuis la Grèce insurgée de décembre 2009 les Koukouloforos - littéralement les encapuchonnés. Un visage est ce paradoxe entre la constance d'une image et ce qui sans arrêt la masque, l'affecte, la trouble - ses expressions. On est bien loin des figures taillées au scalpel pour que jamais elles ne changent. Un visage c'est, pour nous qui avons été ballotés entre la quiétude des figements et les irruptions nihilistes sans suites, la perspective d'un regard qui se projette plus loin que notre présent, d'un sens donné au monde et d'attachements partageables. Quelque chose qui engage plus qu'une cagoule que l'on pourrait mettre et enlever à loisir. Trouver nos visages, quitte à la façonner nous-mêmes, c'est déployer des imaginaires, c'est faire feu sur l'identité !
Nous avons appris hier l'arrestation de Jamal Saberi, militant du Parti Communiste-Ouvrier d'Iran, par la police de l'immigration au Japon et les menaces d'une expulsion prochaine vers l'Iran. Il va sans dire que la liberté si ce n'est la vie de Jamal Saberi serait gravement en danger en cas d'expulsion vers l'Iran.
La Fédération Internationale des Réfugiés Iraniens (IFIR) a lancé une campagne de protestation à l'encontre des autorités japonaises. Des messages de protestations peuvent être envoyés depuis cette adresse (en anglais) :
Traduction du texte de l'IFIR :
Lettre du PCOI aux autorités japonaises :
Merci de faire circuler l'appel à soutenir Jamal Saberi et à protester auprès des autorités japonaises dans vos réseaux militants.
Rappellons aussi que l'iran collabore avec interpol et que 12 autres militants et réfugiés politiques iraniens et kurdes iraniens sont menacés d'extraditions et d'expulsion
[bataillesocialiste.wordpress.com] voir aussi la campagne de petition en solidarité avec nos amis et camarades iranien
Un bref premier point sur la campagne de pétition : Ne touchez pas aux militants iraniens ! lancée le 27 décembre dernier, qui demande que soient retirés de la liste des « notices rouges d'Interpol » douze militants communistes-ouvriers hekmatistes :
Premières signatures non-individuelles : Alternative libertaire, Association Solidarité Franco-Iranienne, Démocratie Communiste – luxemburgiste, Fédération syndicale étudiante, Fédération du Rhône de la Ligue des droits de l'homme, JCML du Rhône, Solidarité Irak, Union pour le Communisme. Revues Critique sociale et Ni patrie ni frontières. Avec le soutien et le relais des blogs Entdinglichung, Révolution en Iran et Socialiste de gauche.
Une pétition en anglais est ouverte à l'adresse
Trois Russes se sont suicidés à Glasgow, en se jetant par la fenêtre de leur appartement situé dans un gratte ciel de la cité de Peterhill.
Dimanche matin trois personnes ont décidé de se jeter par la fenêtre de leur appartement situé au 15e étage. On leur avait annoncé récemment qu'ils ne pourraient pas rester plus longtemps en Ecosse. Les autres demandeurs d'asile qui vivent dans le même bâtiment ont déclaré que : 1) le Home office avait frappé à la porte quand les gens ont décidé de mettre fin à leur jour 2)le vendredi avant l'incident (sic) la police leur avait ordonné de quitter leur logement, les faisant ainsi SDF 3) l'idée de retourner dans leur pays d'origine les terrifiaient 4) autour de leurs corps ont été retrouvés des lettres où était écrit :
NOUS VOULONS NOTRE LIBERTE
CROYEZ-NOUS
NOUS SOMMES MORTS POUR NOTRE LIBERTE
Le Home office a nié toute implication et déclaré qu'ils n'était pas présents ce matin-là. Le YMCA (association chrétienne qui louent les logements aux demandeurs d'asile) n'a toujours pas communiqué leurs noms et nationalités alors qu'il les connait nécessairement. Le rôle de cette association est des plus troubles dans cette affaire. Il n'est pas impossible que le Home office se soit déplacé sur demande du YMCA. Le personnel des tours de Peterhill a dit aux autres demandeurs d'asile qu'ils seraient expulsés s'ils parlaient à la presse.
Il y a eu lieu une manifestation hier devant le Home office. Et une trentaine de résidents ont déposé des fleurs et des bougies devant l'immeuble. Ils ont appellé les gens à venir à Peterhill avec des banderoles pour la liberté et la sécurité de tous les demandeurs d'asile.
[http:] alt="" />
Il y a des écrits, parfois, rarement même, qui réussissent à parler à toutes les parties de votre cerveau en même temps. Au centre du volcan, qui apparait ici pour la première fois en français est de ceux-là. Dans ce texte qui prend pour fil conducteur la critique du concept de Progrès, l'auteur examine de façon critique les révolutions des XIXe et XXe siècles à la lumière de la réalité des émeutes et des insurrections qui n'ont pas suivi les traces des quelques architectes politiques de la révolution (on y cite par exemple, l'avènement du socialisme). Il explore également, sur les traces de Bakounine et Coeurderoy, les relations généralement considérées comme dichotomiques, entre la raison et les passions, afin de se réapproprier les deux dans un souci d'émancipation totale. C'est de l'inconnu que tente de nous parler ce texte, de cette grande inconnue qu'est l'insurrection, qui arrête le temps et le démolit comme le Vésuve contre Pompéi. Comme la guerre sociale contre la routine du quotidien. Mais c'est aussi de la peur qu'elle inspire dont nous parle ce texte italien, lorsque le retour à la normale n'est plus possible. Nous vous invitons donc à le lire avec intérêt, à en diffuser le contenu, plus que le bout de papier que vos doigts triturent.
Ravage Éditions, février 2010.
Pour le boycott, le désinvestissement, les sanctions,
Contre l'Israël de l'occupation, de la colonisation et de l'apartheid.
L'UJFP qui réunit des Juifs/ves régulièrement accuséEs d'être des traîtres ayant la haine de soi, voire des antisémites, constate que :
[http:] alt="-" /> Au Proche-Orient, il y a un occupant et un occupé. Il y a un Etat, Israël, qui viole quotidiennement le droit international et il y a le peuple palestinien dont la dignité et les droits sont niés.
[http:] alt="-" /> Il y a le refus délibéré du gouvernement israélien d'évacuer les territoires conquis en 1967. Il y a une politique coloniale qui aboutit à l'annexion d'une grande partie de la Palestine, à l'emprisonnement de plus de 10000 Palestiniens, au massacre de Gaza, aux humiliations quotidiennes et aux crimes de guerre.
[http:] alt="-" /> Il y a les discriminations croissantes, inscrites dans les lois dont sont victimes sur tous les plans les « Palestiniens de 48 » qui sont pourtant théoriquement citoyens israéliens. Ces lois fabriquent une société d'apartheid.
Permettre et justifier la perpétuation de cette politique d'occupation, de colonisation et d'apartheid en se servant de l'antisémitisme est indécent, faux et criminel. Plusieurs ministres françaisEs ont repris cette argumentation lors du récent dîner du CRIF pour pénaliser le boycott, avec un mensonge évident, assimilant les produits casher aux produits israéliens boycottés. Ils/Elles font allégeance au CRIF, outil servile de la politique israélienne en France. Ce sont eux qui assimilent juif, casher et israélien. Toutes celles et ceux qui sont investiEs dans la campagne BDS (boycott, désinvestissement, sanctions) font évidemment la différence.
Ça suffit ! L'antisémitisme, les déportations, le génocide font partie intimement de notre histoire. Mélanger sciemment juif et israélien ou boycott d'Israël et boycott des Juifs est une infamie qui relève de la diffamation pure et simple. Faire payer le peuple palestinien pour des crimes européens e st une monstruosité.
L'UJFP apporte son soutien total aux droits du peuple palestinien et à la campagne internationale de BDS (boycott, désinvestissement, sanctions contre l'Etat d'Israël tant que dureront l'occupation, la colonisation et l'apartheid), campagne initiée par la société civile palestinienne et soutenue par les anticolonialistes israéliens. Elle dénonce l'indécence de l'utilisation de l'antisémitisme pour justifier la négation d'un peuple.
L'UJFP se battra partout, y compris sur le terrain judiciaire, pour empêcher cette instrumentalisation. Elle se tiendra aux cotés de touTEs les militantEs poursuiviEs en justice pour leurs actions dans le cadre de la campagne de BDS. Elle appelle à participer et à amplifier le boycott, le désinvestissement et les sanctions contre Israël tant que cette politique criminelle pour les Palestiniens et suicidaire à terme pour les Israéliens se poursuivra. Bureau National de l'UJFP le 9 mars 2010
UTOPIONS ENSEMBLE ! Le monde et son système capitaliste nous ennuie ! Pire, il nous contraint à vivre dans des conditions de plus en plus difficiles. Le chômage, la précarité, la misère... renforcent l'insécurité sociale inhérente au capitalisme. De plus en plus de gens sont ainsi contraints de vivre au jour le jour. Les lendemains ne chantent vraiment pas ! Pire, nous sommes de plus en plus dépossédés de notre vie. Les contraintes du salariat, du conditionnement médiatique et publicitaire sont les seuls horizons que nous impose le capitalisme. La liberté est réduite à celle de consommer et d'organiser notre vie en fonction des besoins du capital. Ainsi, nous sommes « libres » de pouvoir choisir ce que les capitalistes nous proposent dans les rayons des supermarchés afin qu'ils augmentent leurs profits. L'exploitation dépasse la sphère du travail salarié. Il faut que nous soyons « employables » : chaque individu devient une entreprise la plus performante possible pour qu'il puisse trouver acquéreur de sa force de travail. Nos relations, notre subjectivité, nos désirs sont marchandisés pour « valoriser notre capital humain » et ainsi être le plus compétitif possible sur le marché du travail. Nous en avons assez d'être exploités, marchandisés. Nous ne sommes pas des « variables d'ajustement » à partir desquelles les capitalistes renforcent l'exploitation ! Comment peut-on accepter d'être sans papiers, précaires, chômeurs, SDF, mal logés, salariés, retraités... Il y en a assez de ces catégories définies et construites par l'Etat ! Nous sommes des êtres humains composant la classe des exploités et des dominés. Le collectif SOIF D'UTOPIES agit pour construire des convergences concrètes de luttes. Notre but est de favoriser la conscience et la lutte de classe des dominés et des exploités. Nous essayons donc de créer des transversalités entre différents groupes sociaux. Ainsi, nous luttons pour la régularisation de tous les sans papiers, l'accueil digne des demandeurs d'asile, des logements pour tous, l'égalité des droits... Bien souvent, ces luttes sont dissociées, restant dans leurs champs spécifiques. La régularisation des sans papiers passe inévitablement par l'ouverture des frontières, la fermeture et la disparition des camps de rétention... Remettre en cause l'existence des frontières contribue à la lutte contre le nationalisme qui a été cause de tant de guerres avec leurs ravages et leurs morts. C'est construire des solidarités transnationales porteuses d'internationalisme. Pour l'instant les camps de rétention n'enferment que des personnes d'origine étrangère. Mais qu'en sera-t-il demain ? On sait toujours où commence un outil de répression, on ne sait jamais où il se termine ! L'histoire des camps de Vichy est là pour nous le rappeler ! « Des logements pour tous » est une revendication concrète, remettant en cause la propriété privée qui concentre l'ensemble des moyens servant à exploiter autrui, par exemple en faisant payer des loyers ou en détenant des moyens de production pour imposer le travail salarié. On ne peut vivre sans un toit quelle que soit sa nationalité. De même un accueil digne et décent pour les demandeurs d'asile, par exemple, s'inscrit dans la lutte de classe portant sur un partage égalitaire des richesses, comme toutes les initiatives pour l'obtention de la gratuité de tous les services publics et un revenu décent. Le collectif SOIF D'UTOPIES a donc pour objectif de participer à ces luttes, en contribuant à la construction d'une conscience de classe. Nous sommes révolutionnaires dans la mesure où nous voulons contribuer à la mise en place d'utopies concrètes afin que les rapports sociaux et la mutidimentionnalité qui les sous-tend soient au centre des relations humaines et non plus la recherche sans fin de profits pour les seuls intérêts des capitalistes. Nous sommes anarchistes car l'Etat agit uniquement pour préserver la société capitaliste et selon les intérêts de classe de la bourgeoisie : maintenir son hégémonie. Comme il n y a jamais eu et il n'y aura jamais d'Etat émancipateur, il n'y aura jamais de capitalisme à visage humain, à moins d'admettre que l'exploitation, la domination, la misère et la barbarie puissent devenir un jour humaines !
Nous nous insurgeons contre ce monde qui nous arrache, jour après jour, à nos relations humaines, à leur chaleur et à leur densité, pour nous pulvériser en miettes dans l'univers de tous contre tous. Et ce monde de chaleur, d'enthousiasme et de solidarité, il n'est pas pour après le grand soir. C'est celui de la lutte, dès maintenant. LIBERTE, SOLIDARITE, EGALITE SOCIALE Ces valeurs sont au fondement de nos utopies afin de participer à la construction d'une nouvelle société où la domination, l'exploitation, le productivisme auront été éradiqués. Nous luttons pour une société dans laquelle les personnes, inscrites au sein de groupes sociaux (usines, quartiers, facs, lycées...), prendront leurs affaires en main et décideront de leur présent et de leur avenir.
Tours, le 10/03/10 COLLECTIF SOIF D'UTOPIES soifdutopies yahoo.fr 06 31 56 17 56
Les communiqués sont sur le site de la CGT depuis hier
plus précisément
et le texte de « l'approche commune »
si le mouvement avait été étendu à la province, et non limité à la région parisienne, on n'en serait peut-être pas à tenter « d'améliorer » une circulaire indigne, à ce que les syndicats eux-mêmes définissent de critères de régularisation et par effet miroir ceux de « déportation »
Il est paradoxal que des syndicats tels la CGT, FSU, Solidaires aient pu signer une « approche commune » qui stipule « C'est une occasion de lutter réellement contre le travail illégal » alors que plus faut, ils reconnaissent que ces « étrangers » ….« qui d'une façon ou d'une autre s'acquittent et se sont acquittés de leurs cotisations et impôts, de même que leurs employeurs » .
Suivant cette définition, il ne s‘agit aucunement de « travail illégal » !
Les Sans Papiers en sont d'ailleurs les seules victimes et les patrons les seuls maquereaux !
on est loin de la décision du congrès de la CGT « régularisation de tous les sans papiers »
Patrice, militant CGT auprès des Sans Pap' du CSP59
Nous avons appris hier le 9 mars 2010 l'arrestation de Jamal Saberi, militant du Parti Communiste-Ouvrier d'Iran, par la police de l'immigration au Japon et les menaces d'une expulsion prochaine vers l'Iran. Il va sans dire que la liberté si ce n'est la vie de Jamal Saberi serait gravement en danger en cas d'expulsion vers l'Iran.
La Fédération Internationale des Réfugiés Iraniens (IFIR) a lancé une campagne de protestation à l'encontre des autorités japonaises. Des messages de protestations peuvent être envoyés depuis cette adresse (en anglais) : http://hambastegi.ruzeroshan.com/ja....
Traduction du texte de l'IFIR :
Campagne d'envoi de messages de protestations aux autorités japonaises pour empêcher l'expulsion de Jamal Saberi, par la Fédération Internationale des Réfugiés Iraniens (IFIR)Monsieur Jamal Saberi est un opposant politique connu de la République Islamique d'Iran qui est arrivé au Japon en 1990. Depuis 1992, il est membre du Parti Communiste-Ouvrier d'Iran (PCOI). Monsieur Saberi a été actif politiquement avec le PCOI au Japon ces dix dernières années, en particulier en imprimant et diffusant la littérature du PCOI, ainsi qu'en écrivant plusieurs articles critiques contre le régime islamique d'Iran qui ont été publiés en persan et en japonais dans des magazines et des sites internet. Sa grande activité politique avec le PCOI et contre le régime islamique d'Iran est arrivé aux oreilles des autorités iraniennes. Il a demandé le statut de réfugié au Ministère Japonais de la Justice le 10 mai 2001.
Monsieur Saberi a des craintes tout à fait fondées de persécutions à cause de ses opinions politiques. Il mérite une protection en tant que réfugié politique et d'être protégé par la convention et le protocole relatifs au statut de réfugié. Sa vie et sa liberté seront en danger s'il était renvoyé en Iran.
La situation politique et des droits humains en Iran
Sur la base des informations récoltées par la Fédération Internationale des Réfugiés Iraniens (IFIR) de première main et de celles de célèbres organisations des droits humains, le gouvernement iranien continue d'être un des majeurs agresseurs des droits humains sans qu'il n'y ait le moindre signe d'amélioration. Ces abus systématiques incluent les assassinats extra-judiciaires et les exécutions sommaires, la généralisation de l'utilisation de la torture et d'autres traitements dégradants, les arrestations et détentions, l'absence de procès équitables, et de terribles conditions carcérales.
L'activité politique des organisations interdites est illicite dans la République Islamique d'Iran et si des militants politiques sont identifiés ils sont torturés et condamnés à de lourdes peines. Les membres des partis politiques et les individus, en particulier ceux qui réclament le renversement du gouvernement, font face à des peines dures et maximales. Le gouvernement islamique d'Iran ne tolère pas les partis d'opposition comme le Parti Communiste-Ouvrier d'Iran (PCOI) qui milite activement et organise pour un Etat égalitaire, non religieux et humain en Iran.
Monsieur Saberi remplit clairement les critères pour être reconnu comme réfugié selon les critères internationaux. Sa vie et sa liberté sont menacées s'il est refoulé en Iran.
Retour forcé de demandeurs d'asile iraniens
Un célèbre exemple de persécutions suite à un retour forcé en Iran a été rapporté dans un récent rapport d'Amnesty International sur un retour forcé d'un demandeur d'asile depuis le Japon en octobre 2003. Selon le communiqué de presse d'Amnesty International, un homme iranien de 58 ans, résident sans-papier qui s'est converti au christianisme au Japon, a été renvoyé en Iran en octobre 2003 et a été arrêté quelques jours plus tard. Cinq autres résidents iraniens sans-papiers avec lesquels Amnesty International était en contact, ont été expulsé depuis début 2004, mais un seul d'entre eux est rentré de façon sûre.
Dans un autre exemple, tiré du journal australien « The Age » (29 avril 2002), deux hommes iraniens à qui le statut de réfugié a été refusé par l'Australie après qu'ils aient passés deux années de détention à Woomera ont été arrêtés par la police de sécurité lors de leur retour en Iran qui leur a ordonné de passer devant un tribunal révolutionnaire.
Karim Tuzhali aussi, un ancien demandeur d'asile reconnu comme réfugié par le Haut Comité des Nations Unies pour les Réfugiés (UNHCR) est un autre exemple célèbre. Les autorités turques l'ont renvoyé de force en Iran le 20 juin 1998. Il a été condamné à mort le 16 septembre 1998 pour son ancienne appartenance au Parti Démocratique du Kurdistan d'Iran (PDKI), groupe interdit d'opposition armée. Karim Tuzhali a été exécuté le 24 javier 2002 à la prison de Mahabad, à l'ouest de l'Iran. Il avait été emprisonné pendant trois ans, probablement à la prison d'Orumieh, dans la province d'Azerbaïdjan Occidental. On rapporte qu'il a été torturé en détention et son corps a été rendu avec retard à sa famille.
Dans d'autres exemples, Khaled Shoghi, 50 ans, a été renvoyé depuis la Turquie et arrêté en 1997, il a été torturé en Iran. Kheder Viesi, un autre demandeur d'asile renvoyé, a été condamné à mort en 1998 ainsi que Saleh Goudarzi, condamné à mort en 1999 et actuellement emprisonné à la prison de Sanandaj.
L'IFIR considère que le retour forcé de militants politiques iraniens est une violation du principe de non-refoulement. Ce principe interdit le retour forcé d'une personne vers un pays où sa vie ou sa liberté peuvent être menacées. C'est un principe du droit coutumier international qui lie tous les Etats. Le Japon est membre de la Convention Internationale des Droits Civils et Politiques (ICCPR) qui interdit la torture, les traitements ou peines cruels, inhumains ou dégradants.
Lettre du PCOI aux autorités japonaises :
Parti Communiste-Ouvrier d'Iran
à : Ministère de la Justice du Japon
Objet : Protestation contre l'arrestation et la possible expulsion de Monsieur Jalal Ahmadzadeh-Nouei, alias Jamal Saberi.
8 mars 2010
Madame, Monsieur,
Nous avons reçu des informations indiquant l'arrestation de Monsieur Jalal Ahmadzadeh-Nouei (Jamal Saberi), membre du Parti Communiste-Ouvrier d'Iran et militant connu pour les droits du peuple d'Iran, par le Bureau Japonais de l'Immigration dans l'intention de l'expulser vers l'Iran. Nous voudrions par la présente vous informer que si une telle expulsion avait lieu, nous n'avons aucun doute que ce qui attend monsieur Jamal Saberi est l'emprisonnement, d'horribles tortures et une possible exécution. Aussi, nous vous écrivons pour protester fortement contre cet acte tout à fait inacceptable de la part des autorités japonaises.
Le gouvernement japonais et son ministère de la justice sont certainement conscients des risques qui menacent la vie de Monsieur Saberi si il devait être expulsé vers l'Iran. Nous, ainsi que les organisations des droits humains, les avons dans le passé informé de ces risques. Pourtant, les autorités japonaises ont décidé de mettre en danger la vie d'un opposant actif et célèbre du régime iranien à un moment où le régime iranien décide des verdicts bestiaux de condamnations pour « inimitié avec Dieu » à l'encontre de citoyens ordinaires qui manifestaient dans les rues, ce qui, inutile de le dire, est passible de la peine de mort dans une théocratie tyrannique comme celle qui dirige l'Iran.
Nous sommes profondément affligés de voir le gouvernement japonais se mettre clairement du côté du régime islamiste inhumain de Téhéran. Aussi, le peuple iranien ainsi que l'opinion publique mondiale auraient raison de considérer le gouvernement japonais comme un complice des crimes atroces commis contre des citoyens ordinaires en Iran, crimes qui, dans ce cas, attendront sans aucun doute un opposant connu et organisé du régime iranien. Aussi, nous demandons au gouvernement japonais de libérer immédiatement Monsieur Jamal Saberi et de révoquer son ordre d'expulsion.
Sincèrement,
Pour le Parti Communiste-Ouvrier d'Iran,
Asqar Karimi
Copies à : ONU ; Amnesty International ; Human Rights Watch ; médias
Merci de faire circuler l'appel à soutenir Jamal Saberi et à protester auprès des autorités japonaises dans vos réseaux militants.
Rappellons aussi que l'iran collabore avec interpol et que 12 autres militants et réfugiés politiques iraniens et kurdes iraniens sont menacés d'extraditions et d'expulsions. [1">[bataillesocialiste.wordpress...'>1] ]
Un bref premier point sur la campagne de pétition : Ne touchez pas aux militants iraniens ! lancée le 27 décembre dernier, qui demande que soient retirés de la liste des « notices rouges d'Interpol » douze militants communistes-ouvriers hekmatistes :
Premières signatures non-individuelles : Alternative libertaire, Association Solidarité Franco-Iranienne, Démocratie Communiste – luxemburgiste, Fédération syndicale étudiante, Fédération du Rhône de la Ligue des droits de l'homme, JCML du Rhône, Solidarité Irak, Union pour le Communisme. Revues Critique sociale et Ni patrie ni frontières. Avec le soutien et le relais des blogs Entdinglichung, Révolution en Iran et Socialiste de gauche.
Une pétition en anglais est ouverte à l'adresse : http://stopterrorism.org/english/si...
L'immigration sioniste en Palestine ottomane a commencé dès la fin du XIXe siècle. Elle s'est accentuée considérablement après la déclaration Balfour de 1917, par laquelle la Couronne britannique promettait aux sionistes que, dès qu'elle aurait mis la main sur la Palestine, elle y favoriserait l'implantation d'un « foyer national juif ». Cette transaction portait bien la marque de son temps : une époque où chasser des Noirs et des Arabes de leurs terres pour y installer des Blancs ne choquait pas grand monde.
Quand, près de vingt ans après Balfour, éclate la révolte, la Palestine a déjà changé de visage. Elle est passée du stade féodal à un capitalisme naissant, avec la montée en puissance économique des sionistes. Entre 1933 et 1935, 150 000 Juifs ont immigré en Palestine, atteignant 29,6 % de la population. L'occupant britannique collabore avec les élites arabes comme avec la direction sioniste, tout en tenant ses promesses vis-à-vis de cette dernière : il favorise une immigration juive de substitution, devant permettre de se passer du prolétariat arabe. Cependant, avec la colonisation des zones rurales, les paysans arabes sont chassés de leurs terres, et beaucoup immigrent dans les villes pour chercher un travail qui se raréfie. La tension sociale ne fait donc que grandir, et le slogan « Le travail aux Juifs » s'accompagne de la naissance de tendances fascistes parmi les colons .
Dans les villes, le mouvement ouvrier palestinien naissant doit, en plus de l'impérialisme britannique, faire face à deux ennemis : d'une part la Haganah, l'organisation paramilitaire sioniste qui, bientôt, deviendra une force supplétive de l'armée britannique ; d'autre part les hommes de main des caciques clérico-féodaux palestiniens, qui assassinent épisodiquement des syndicalistes gênants. La seule organisation internationaliste est le Parti communiste de Palestine (PCP), qui se veut multiethnique même si la plupart de ses dirigeants sont juifs. Mais, persécuté, il a échoué à s'enraciner dans la classe ouvrière arabe. Cela se paiera cher au moment de l'explosion de 1936, quand la représentation du mouvement national sera monopolisée par les élites clérico-féodales.
Al-Qassam tombe les armes à la mainLa révolte de 1936 n'éclate pas comme un brusque orage dans un ciel serein. Elle succède à plusieurs années de manifestations, grèves et violences interconfessionnelles.
Le 19 novembre 1935, le chef d'un groupe armé nationaliste qui bientôt passera à la légende, Cheikh Izz al-Din al-Qassam, est tué lors d'un accrochage avec les Britanniques. Sa mort va provoquer une prise de conscience dans la population arabe et les troubles vont aller grandissant. La ville de Jaffa se soulève et, le 21 avril 1936, lance un appel à la grève générale. Dans les villes et villages, des comités de grève se créent et convoquent un congrès le 7 mai. Il en ressortira trois revendications principales : arrêt de l'immigration juive, prohibition de la vente des terres et octroi de l'indépendance. Dans le même temps, le congrès confie la direction du mouvement à une coalition de partis représentant la bourgeoisie marchande et les vieilles élites clérico-féodales : le Haut Comité arabe, présidé par le grand mufti de Jérusalem.
Mais cette direction, soucieuse de préserver ses intérêts de classe, craint moins l'occupant britannique qu'un mouvement populaire qui bouscule ses habitudes de collaboration. Les Britanniques en ont conscience, et ménagent ces adversaires irrésolus [1].
Un mois après le lancement de la grève, les Palestiniens cessent de payer l'impôt ; les transports en commun, les ports, l'enseignement, la justice, les municipalités et plusieurs autres secteurs sont paralysés. Les paysans rejoignent les maquis créés par des partisans d'Al-Qassam. Le pipeline Kirkouk-Haïfa est saboté, ainsi que des lignes de chemin de fer.
Le keffieh, symbole de rébellionAu bout de 174 jours, malgré tout, le Haut Comité arabe appelle à la fin d'une grève qu'il n'avait pas déclenchée, pour entrer en négociation avec les Britanniques. De leur côté, les maquis suspendent les combats. Mais d'ores et déjà l'expérience a bouleversé la société palestinienne. Comme l'écrira l'historien Elias Sanbar, « pendant six mois, les Palestiniens avaient vécu avec leur pouvoirs, leurs contradictions et leurs formes sociales spécifiques, une période unique, sorte de préfiguration d'une patrie débarrassée du colonialisme » [2]. Les liens entre la ville et la campagne se renforcent. Vu le rôle important des paysans dans l'insurrection, les citadins adoptent leurs habits, comme le keffieh et l'agal, de telle sorte qu'un paysan venant en ville ne puisse être harcelé par les autorités. Le keffieh devient un symbole de résistance.
En novembre, l'insurrection laisse la place aux négociations. Londres envoie des médiateurs. Mais ceux-ci concluent, en juillet 1937, que la solution est de démembrer la Palestine en créant deux États, un juif et un arabe. Les sionistes acceptent évidemment. Le Haut Comité arabe ne peut que refuser.
Les sionistes, supplétifs des BritanniquesLa violence redémarre donc, pour trois ans. Cette seconde partie de l'insurrection voit la Haganah se transformer en force supplétive de l'armée britannique. Ainsi armée et entraînée, elle fournira les cadres de l'armée israélienne en 1948.
Le bilan humain de ces quatre années est lourd : 200 Britanniques ont été tués, 500 Juifs et 5 000 Arabes. Près de 9 000 de ces derniers ont été emprisonnés. Au regard de la population de l'époque, c'est énorme. Cela aurait signifié, en Grande-Bretagne, 200 000 morts et 1,22 million de détenus. Il aura fallu trois ans d'opérations et des renforts considérables pour étouffer une révolte qui, dès le départ, était bien mal engagée. Son échec, en dehors de l'inégal rapport de forces, c'est l'échec d'une direction archaïque – le grand mufti finira d'ailleurs par se réfugier en Allemagne nazie.
La faiblesse du mouvement ouvrier internationaliste ne permit pas de créer à temps des ponts avec le prolétariat juif, ni de prendre l'ascendant sur le mouvement populaire. Malgré cette défaite, la grande révolte de 1936 devait rester, pour la population palestinienne, un évènement fondateur de sa longue marche pour l'émancipation.
Nico P. (AL 77)
De la mort d'Al-Qassam à la fin de l'insurrection19 novembre 1935 Le maquisard nationaliste Al-Qassam est tué par l'armée britannique.
12 avril 1936 Formation du Haut Comité arabe, coalition de caciques présidée par le grand mufti.
21 avril Appel à la grève générale lancé par la population révoltée de Jaffa.
7 mai 150 délégués arabes réunis en congrès réclament l'arrêt de l'immigration juive et l'indépendance.
15 mai début de la grève de l'impôt.
23 mai Répression sélective : arrestation de 63 meneurs de la grève, tandis que les leaders modérés liés au mufti sont préservés.
18 juin L'armée britannique dynamite 220 maisons à Jaffa, jetant 6 000 personnes à la rue.
19 juin Londres estime qu'il y a un « lien organique entre la sécurité des intérêts britanniques et le succès du sionisme en Palestine ».
30 septembre 20 000 soldats supplémentaires sont en Palestine.
11 octobre Le Haut Comité arabe appelle à la fin de la grève.
11 novembre Appel aux maquis à cesser le feu.
7 juillet 1937 Les médiateurs de la commission Peel préconisent la partition de la Palestine entre sionistes et Arabes. Le Haut Comité arabe refuse. Il est dissous par les Britanniques. Le mufti doit s'enfuir. Les maquis se reforment et la révolte reprend. Elle ne sera écrasée qu'en 1939.
[1] Ghassan Kanafani « La révolte de 1936-39 en Palestine », Affaires palestiniennes n°6, janvier 1972.
[2] Elias Sanbar, Les Palestiniens dans le siècle, Gallimard, 2001.
Le samedi 13 mars 2010 à 14h30 à l'Atelier des Canulars se tiendra, avec le collectif Dissent ! Paris, une discution/echange autour des contres-sommet.
- Globalisation - capitalisme / Éducation - partage des savoirs, Globalisation - capitalisme, Résistances et solidarités internationales, Manchette
Des droits qui exigent la revalorisation
des salaires, de l'emploi industriel
Le 23 mars, massivement, partout, intervenons pour nos droits.
| Que de mensonges, de contrevérités, de manipulations ces derniers temps sur la question des retraites en France !! |
Tout est fait, orchestré, pour faire accepter l'inacceptable, au nom d'un « réalisme économique » inhérent à l'allongement de la durée de vie et au nombre grandissant d'ouvrants droit à la retraite.
Pour éviter d'affronter la réalité du financement des retraites, d'une meilleure répartition des richesses créées à l'entreprise, il est développé une propagande de culpabilisation des salariés avec toujours le même adage commercial, celui du coût en comparant le salarié français au salarié européen, prenant soin de comparer le pire et non le meilleur.
q Silence total sur la productivité du travail en France qui reste numéro un mondial ;
q Silence total aussi sur la souffrance au travail, le mal-être, l'explosion des suicides qui amènent les salariés à fuir l'entreprise où ils subissent une exploitation inhumaine pour augmenter les profits : là encore, la France est numéro 1, malheureusement.
|Sécurité Sociale Déficit de 11 milliards ? L'Etat a une dette de 16 milliards d'euros envers la Sécurité Sociale à qui il devrait reverser : A 7,8 milliards de taxes sur le tabac ; A 3,5 milliards de taxes sur l'alcool ; A 1,6 milliard de primes d'assurance ; A 1,2 milliard de taxes « industries polluantes » ; A 1,9 milliard de retard de cotisations patronales. |
L'Etat souverain, qui s'est empressé de sauver les intérêts des banquiers, des multinationales en mettant sur la table des centaines de milliards d'euros, refuse la même chose aux salariés, refuse d'imposer au patronat une autre répartition des richesses créées à l'entreprise pour maintenir, renforcer les droits des salariés et de la population : la banque BNP PARIBAS déclare 6 milliards de bénéfices en 2009, le double de 2008 et distribue 1 milliard d'euros aux traders.
Lorsque l'Etat décide un cadeau de plus de 12 milliards au patronat sur la taxe professionnelle, à comparer avec le déficit de moins de 11 milliards de la Sécurité Sociale, cela met en lumière les choix, mais aussi des possibilités qui existent pour d'autres solutions que celle de supprimer le droit à la retraite à 60 ans.
Les 20 plus grosses entreprises industrielles affichent 55 milliards d'euros de bénéfices nets
(+ 20 %), alors qu'elles réclament encore et toujours les aides, licencient et bloquent les salaires.
Crise, nous rabâche-t-on !
|+ 1 % sur la masse salariale (salaires), c'est + 2 milliards d'euros pour la Sécurité Sociale |
La crise financière a montré combien il serait dangereux de laisser nos retraites, nos droits, aller vers le système par capitalisation. Aux USA, les retraités se sont retrouvés, du jour au lendemain, avec des pertes de 50 à 70 % de leurs pensions. C'est ça la capitalisation !
Le système en France est le plus juste car il repose sur la solidarité, financée par les richesses produites à l'entreprise.
Défendons bec et ongles nos droits à une protection sociale, à la retraite à 60 ans.
Le bras de fer sur l'avenir des retraites qui s'ouvre ne doit pas être l'affaire de spécialistes au sommet ni de gestionnaires au service des employeurs :
C'est notre affaire à tous !
|Plus de 25 % des jeunes (1/4) de moins de 25 ans sont au chômage. Reculer l'âge de départ en retraite après 60 ans, c'est augmenter le chômage des jeunes dans le pays ! Il vaut mieux payer des retraités que des chômeurs ! |
Pourquoi devrait-on travailler 40, 41 années et plus pour pouvoir bénéficier d'une pension à « taux plein » alors qu'avant, pour un départ, à 65 ans, il n'en fallait que 37,5 ? Imposer plus d'années, c'est baisser le montant des retraites.
Pourquoi parler des retraites des seuls salariés et pas de celle du Président de la république, des patrons avec leurs parachutes dorés ?
Exemple : pourquoi un député aurait-il droit à une retraite de 4700 €/mois après 3 mandats (15 ans), alors que les ouvriers, techniciens et cadres devraient travailler plus de 40 ans pour une retraite au rabais ?
Pas touche à la retraite à 60 ans ! C'est un droit qu'il faut renforcer, améliorer avec la reconnaissance de la pénibilité. Pas question, pour la CGT, d'accepter un deal entre droit à la retraite à 60 ans et d'hypothétiques négociations sur la pénibilité. Ce n'est pas négociable !
Refusons que les futurs retraités soient envoyés à la soupe populaire pour pouvoir survivre ou dépendent de leurs enfants qui subissent, eux, la précarité.
|Une prime aux hauts revenus ! 8,2 milliards d'euros en 2007. C'est le poids du bouclier fiscal et les exemptions de cotisations sociales selon la Cour des Comptes dont ont profité les plus riches familles. |
La CGT appelle l'ensemble des salariés à s'organiser, se mobiliser, intervenir
le 23 mars avec grèves et manifestations partout dans le pays. |Créer 1 million d'emplois, c'est plus de 7 milliards d'euros pour notre protection sociale. Impossible, dîtes-vous ? Non : les 32,8 milliards d'exonérations de cotisations sociales, dont bénéficie le patronat chaque année permettraient de financer 1 million d'emplois à 2733 €/mois pour améliorer les conditions de vie au travail (Santé, Sécurité, etc…) |
Luttons ensemble pour nos droits, notre avenir et celui de nos enfants.
La France est un pays riche. Riche de par ses industries, ses services publics. Riche du travail des salariés qui produisent toujours plus, 4 fois plus par salarié qu'il y a 40 ans.
Les richesses, fruit de notre travail à tous, doivent servir l'intérêt général et non les actionnaires
Le 23 mars, massivement, engageons-nous partout
Rassemblement à 10 h 00 à la Chambre Patronale rue de Ferrière
Puis départ d'une caravane de voitures pour le siège de l'agglo
Départ du bus pour la manifestation à Lille
à 13 h 00 à l'UL CGT de Maubeuge
Samedi 6 mars 2010 vers 23H50, 3 militants de la CNT Education 69 ont été violemment agressés place Saint Jean dans le 5ème arrondissement de Lyon, alors qu'ils sortaient d'un restaurant.
Une douzaine d'individus se sont abattus sur eux, par derrière et par surprise, les jetant à terre et les frappant à coup de pieds, de poings mais aussi de nerf de bœuf, de ceinture cloutée ou encore de bouteille en verre en criant « Lyon est fasciste » et en proférant des « Sieg Heil » accompagnés du salut nazi. Incontestablement, les 3 CNTistes agressés l'ont été pour leur engagement syndicaliste et libertaire connu. L'un d'entre eux a dû être transporté aux urgences où ont été constatées diverses blessures témoignant des violences subies : un pouce cassé, de nombreux coups au visage et sur le crâne, entraînant la réalisation de 12 points de suture.
Cette agression fasciste s'inscrit dans un contexte déjà bien lourd (action deharcèlement auprès des bibliothèques du 4ème et du 8ème ; attaque d'un rassemblement contre la tenue du débat sur l'identité nationale ; encerclement et intimidation de militant-e-s reconnus sur les pentes de la Croix-Rousse etc… ). Dans le climat social actuel, ces individus et groupuscules d'extrême-droite ont tenté, en agressant ainsi nos camarades, d'imposer une nouvelle étape dans l'escalade de la violence. Une réaction de l'ensemble des forces sociales, syndicales et politiques qui ne veulent pas voir l'extrême-droite semer la terreur dans nos rues semble dès lors de plus en plus urgente.
La CNT rappelle, qu'elle et ses militant-e-s, ne renonceront pas pour autant aux objectifs d'émancipation et de justice sociales qui sont les leurs. Elle poursuivra son action aux côtés de toutes celles et tous ceux qui luttent contre le retour de « la bête immonde » et au delà pour une autre futur.
No Pasaran !
Syndicats CNTdu Rhône 44, rue Burdeau, 69001 Lyon Tél : 04 78 27 05 80 ud69(arobase)cnt-f.org Blog des syndicats CNT du Rhône
Communiqué du groupe lyonnais de la Coordination des Groupes Anarchistes (relayé ici par le GDALE-CGA).
Agression fasciste de 3 militants libertaires à Lyon.
Ce samedi 6 mars à 23h 45, trois militants libertaires ont été violemment agressé par une dizaine de fascistes dans le quartier de Saint Jean à Lyon. Tous les trois sont militants syndicalistes à la CNT et l'un d'entre eux est adhérent à la Coordination des Groupes Anarchistes. Cette agression s'inscrit dans un contexte de montée en puissance des violences fascistes à Lyon (agressions de militants et de passants,attaque du rassemblement contre l'identité nationale, intimidation contrela tenue de conférences publiques...).
Ces agressions s'inscrivent également dans un contexte de réactivation par l'État des thématiques racistes et nationalistes, visant, dans un contexte de crise capitaliste, à diviser les classes populaires. Nous ne cèderons pas à l'intimidation et nous réaffirmons que c'est sur le terrain social que se situe la meilleure alternative au nationalisme et au fascisme. Soyons uni-e-s face au fascisme !
Coordination des Groupes Anarchistes.
Groupe de lyon : Librairie la plume noire 19 rue Pierre Blanc, 69001 Lyon 04 72 00 94 10 [www.laplumenoire.org]
Groupe de Lille : Centre culturel libertaire, 4 rue de Colmar, 59 000 Lille, [lille.cybertaria.org] (rubrique GDALE-CGA).
La déclaration écrite 12/2010 [1">[www.laquadrature.net] ] concernant l'Accord Commercial Anti-contrefaçon (ou ACTA, son acronyme anglais) est désormais ouverte à signature. Elle doit être signée dans les trois mois par plus de la moitié des eurodéputés pour être adoptée. Le Parlement européen doit saisir cette occasion de démontrer son engagement à protéger les droits et libertés. Les citoyens européens soucieux de l'ACTA et souhaitant préserver un Internet ouvert peuvent participer [2">[www.laquadrature.net] ] en contactant [3] les eurodéputés et en les appelant à signer la déclaration écrite.
La déclaration écrite 12/2010 a été déposée par Françoise Castex (FR, S&D), Alexander Alvaro (DE, ALDE), Stavros Lambrinidis (GR, S&D) and Zuzana Roithova (CZ, PPE). Elle exprime la crainte de voir les négociations en cours sur ACTA mettre en cause la liberté d'expression, la neutralité du Net, le droit à un procès équitable, ainsi que le droit au respect à la vie privée et l'accès aux médicaments dans les pays en développement.
La déclaration écrite définit des lignes rouges à ne pas franchir pour les négociateurs de l'ACTA, soulignant que les acteurs d'Internet ne doivent pas être tenus pour responsables des actions entreprises par leurs utilisateurs, ni être contraints de surveiller et de filtrer les réseaux. Le texte est en accord avec les recommandations du Contrôleur européen de protection des données qui, dans un avis récent, se montre extrêmement critique des dispositions actuellement négociées dans le cadre de l'ACTA.
Une page de campagne dédiée [4">[www.laquadrature.net] ] a été mise en place pour permettre à tout citoyen de participer à la collecte des signatures d'une majorité d'eurodéputés. Du lundi 8 au jeudi 11 mars, ces derniers se retrouveront à Strasbourg pour une séance plénière. À partir d'aujourd'hui et jusqu'à la mi-juin, les sessions plénières [5] constitueront un moment idéal pour procéder à la collecte de signatures.
« En signant la déclaration écrite 12/2010, les eurodéputés feraient la preuve de leur détermination à protéger les citoyens. L'adoption de la déclaration écrite enverra un signal fort en direction de la Commission et des États membres en indiquant que le Parlement ne laissera pas les libertés des citoyens européens être balayées par d'opaques tractations diplomatiques. Tout citoyen ou organisation inquiet des conséquences possibles de l'ACTA peut participer en appelant les eurodéputés à signer la déclaration », conclut Jérémie Zimmermann, porte-parole de La Quadrature du Net.
0012/2010
Déclaration écrite sur l'absence d'un processus transparent et la présence d'un contenu potentiellement controversé concernant l'accord commercial anti-contrefaçon (ACAC)
Le Parlement européen,– vu l'article 123 de son règlement,
A. considérant les négociations en cours concernant l'accord commercial anti-contrefaçon (ACAC),
B. considérant que le rôle de codécision du Parlement européen en matière commerciale et son accès aux documents de négociation sont garantis par le traité de Lisbonne,
1. considère que l'accord proposé ne doit pas imposer indirectement l'harmonisation de la législation européenne sur le droit d'auteur, les brevets ou les marques et qu'il convient de respecter le principe de subsidiarité ;
2. déclare que la Commission devrait immédiatement mettre à la disposition du public tous les documents relatifs aux négociations en cours ;
3. estime que l'accord proposé ne doit pas imposer de restrictions à la procédure judiciaire ni affaiblir les droits fondamentaux tels que la liberté d'expression et le droit au respect de la vie privée ;
4. souligne qu'une évaluation des risques économiques et d'innovation doit précéder l'introduction de sanctions pénales dans les cas où des mesures civiles sont déjà instaurées ;
5. considère que les fournisseurs de services internet ne doivent pas être tenus responsables des données qu'ils transmettent ou hébergent par l'intermédiaire de leurs services dans une mesure qui impliquerait une surveillance préalable ou le filtrage de ces données ;
6. signale que toute mesure visant à renforcer les compétences en termes de contrôle transfrontalier et de saisies de marchandises ne peut porter atteinte à l'accès à des médicaments légaux, abordables et sûrs à l'échelle mondiale ;
7. charge son Président de transmettre la présente déclaration, accompagnée du nom des signataires, au Conseil et à la Commission, ainsi qu'aux parlements des États membres.
Les traductions de la déclaration écrite, qui seront bientôt en ligne sur le site du Parlement européen, sont disponibles sur notre wiki.
[1] http://www.laquadrature.net/wiki/De...
[2] Une page de campagne est prévue à cet effet : http://www.laquadrature.net/wiki/Ai...
[3] L'outil "Mémoire Politique" permet de contacter facilement les eurodéputés : http://www.laquadrature.net/wiki/Me...
[4] Page de campagne : http://www.laquadrature.net/wiki/Ai...
[5] Les sessions plénières se tiendront : - du 8 au 11 mars ; - du 19 au 22 avril ; - du 17 au 20 mai ; - du 14 juin au 17 juin.
Deux "mini-plénières" se tiendront également à Bruxelles les 24 et 25 mars ainsi que les 5 et 6 mai.
En janvier dernier était déposé au Sénat le projet de Loi de Modernisation Agricole [1">[www.senat.fr] ] qui sera débattu au printemps. En l'état, ce texte aurait des conséquences importantes sur la gestion des forêts françaises. Analyse de FNE.
La création des Plans Pluriannuels Régionaux de Développement ForestierCes plans viseraient à coordonner régionalement les efforts de mobilisation des bois, en définissant des actions prioritaires à court terme pour y parvenir. Leurs objectifs seraient :
identifier les massifs, en raison de leur insuffisante exploitation, où des actions prioritaires sont à mettre en œuvre pour mobiliser le bois
assurer une meilleure valorisation économique du bois ;
définir les investissements à réaliser pour mobiliser la ressource ;
coordonner localement le développement forestier.
Les PPRDF seraient élaborés sous autorité du préfet par les représentants de l'amont forestier (CNPF, ONF, Communes Forestières, etc.) et par les Chambres d'Agriculture. Le projet de plan serait mis à disposition du public pendant une durée minimale d'un mois et arrêté après avis de la Commission Régionale de la Forêt et des Produits Forestiers.
Avis de FNE. FNE déplore que les membres de la société civile, notamment les associations de protection de la nature, ne soient pas impliquées dans l'élaboration des PPRDF. Centrés exclusivement sur la mobilisation des bois, FNE craint des conséquences néfastes de ces plans à court, moyen ou long terme sur une biodiversité déjà menacée bien que garante du bon fonctionnement de nos forêts. En effet, c'est bien sur les forêts actuellement peu exploitées que les enjeux de préservation de la biodiversité sont les plus importants. Restreindre l'implication des associations environnementales à un avis parmi d'autres lors de la consultation de la Commission Régionale de la Forêt et des Produits Forestiers est inacceptable en l'état.
La création des Stratégies Locales de Développement Forestier en remplacement des Chartes Forestières de TerritoireLes Chartes Forestières de Territoire (CFT) en cours d'application au moment de la publication de la loi seraient mises à jour dans un délai d'un an pour entrer en conformité avec les nouvelles Stratégies Locales de Développement Forestier (SLDF). Ces stratégies prévoiraient, comme c'était le cas pour les CFT, un état des lieux suivi d'un programme d'actions pluriannuel. Elaborées à l'initiative d'une ou plusieurs collectivités territoriales, de l'amont forestier ou des Chambres d'Agriculture, les SLDF viseraient à :
garantir la satisfaction de demandes environnementales ou sociales particulières concernant la gestion des forêts et des espaces naturels qui leur sont connexes ;
contribuer à l'emploi et à l'aménagement rural ;
favoriser le regroupement des propriétaires forestiers, la restructuration foncière ou la gestion groupée à l'échelle d'un massif forestier ;
renforcer la compétitivité de la filière de production, de récolte, de transformation et de valorisation des produits forestiers.
L'élaboration et la mise en œuvre des SLDF seraient conduites par un comité associant l'amont forestier, des établissements publics, des associations d'usagers de la forêt ou de protection de l'environnement et des collectivités territoriales. Elles définiraient les objectifs poursuivis, les indicateurs relatifs aux actions à mettre en œuvre et les indicateurs de résultats.
Avis de FNE. FNE salue la gouvernance élargie proposée pour l'élaboration de ces stratégies, en impliquant l'ensemble des acteurs concernés par le rôle et la place de la forêt dans les territoires. En revanche, associer la société civile uniquement à l'échelle locale des SLDF, alors même que ces stratégies doivent s'inscrire dans les PPRDF qui auront été définis sans elle et avec un objectif affiché de mobilisation du bois, risque d'aboutir à une faible implication du monde associatif dans les processus. De plus, cantonner les SLDF à répondre à des « demandes environnementales ou sociales particulières » n'est pas un objectif satisfaisant ; il devrait être élargi à la prise en compte systématique de l'environnement et à la préservation de la biodiversité ordinaire et remarquable.
Pour conclure, ce projet de loi répond bien au leitmotiv de l'Etat : mobiliser plus de bois. Ne détricotons pas la loi d'orientation forestière de Juillet 2001 en donnant plus de poids à la fonction économique de la forêt. La gestion durable n'apparait en effet qu'à la marge, alors même que la nécessité de mettre au même niveau les fonctions économiques, sociales et environnementales de la forêt a été reconnue internationalement depuis la conférence de Rio en 1992 et dans l'article 1er de la loi de 2001. Inscrire ces trois piliers dans les politiques forestières nationales et leurs déclinaisons territoriales devient un impératif et apparait d'autant plus crucial que le bois ne représente que 10% de la valeur économique de la forêt. Il serait donc temps que les ministères de l'agriculture, de l'espace rural et de l'environnement unissent leurs efforts et leurs moyens sur un sujet aussi transversal qu'est la forêt. Le texte du projet de LMA sera examiné par le Parlement au printemps 2010. L'occasion pour FNE de se mobiliser afin que ses demandes soient entendues.
A lire également : Article FNE - Implication associative dans les démarches forestières territoriales : état des lieux et perspectives
[1] Pour consulter le texte du projet de loi : [www.senat.fr]
Le 23 mars prochain, la Banque mondiale décidera d'approuver ou non un prêt de 3,75 milliards de dollars en faveur de la compagnie d'électricité Eskom (Afrique du Sud), qui servira principalement à financer la construction de la gigantesque centrale à charbon de Medupi. Le projet bénéficiera à un secteur industriel largement contrôlé par des multinationales occidentales, au détriment des Sud-Africains qui en paieront le coût environnemental et social. Alors que 65 organisations de la société civile sud-africaine et une centaine d'ONG dans le monde entier s'opposent aujourd'hui à ce projet [1], les Amis de la Terre demandent à la France de se montrer à la hauteur de ses engagements en matière climatique et de développement, et de voter contre le projet au sein de la Banque mondiale.
La Banque mondiale pourrait accepter de prêter 3,75 milliards de dollars à la compagnie d'électricité sud-africaine Eskom, dont 3 milliards iraient à la construction de la centrale de Medupi. Outre les diverses pollutions liées à son fonctionnement (contamination au soufre, mercure…), cette centrale géante de 4 800 MW émettra 25 millions de tonnes de CO2 par an (5% des émissions françaises totales), contribuant fortement aux changements climatiques.
Anne-Sophie Simpere, chargée de campagne Finance aux Amis de la Terre, explique : « L'Afrique du Sud a un potentiel énorme en matière d'énergies renouvelables et d'efficacité énergétique, et la société civile sud-africaine demande qu'il soit développé. Pourtant seuls 7 % du prêt de la Banque mondiale iraient aux renouvelables, et 13 % à l'efficacité énergétique. Allouer 80 % de ses fonds à un méga projet charbonnier est un choix aberrant. Il est d'autant plus scandaleux que la Banque mondiale essaie de se présenter comme une institution exemplaire dans la lutte contre les changements climatiques. »
La centrale de Medupi est principalement conçue pour de gros industriels, qui bénéficient de tarifs artificiellement bas pour l'électricité en raison d'accords inéquitables signés à la fin de l'apartheid, au début des années 90. Par conséquent, le coût de production de l'électricité pèse de façon disproportionnée sur la population.
Sébastien Godinot, coordinateur des campagnes aux Amis de la Terre, précise : « Eskom a déjà annoncé des augmentations de tarif de 35 % par an aux particuliers : l'énergie va devenir inabordable pour un grand nombre de ménages sud-africains. En parallèle, les industries, principalement contrôlées par de riches multinationales, bénéficient du prix de l'électricité le plus faible au monde. En soutenant Eskom, la Banque mondiale ne contribue donc pas à l'amélioration de l'accès à l'énergie de la population, et encore moins à la lutte contre la pauvreté, mais elle aggrave au contraire un système injuste à la botte de grandes entreprises occidentales. »
Les Amis de la Terre demandent à la France de ne pas approuver le prêt de la Banque mondiale à Eskom.
Anne-Sophie Simpere conclut : « La France a un conflit d'intérêt dans le projet, car Alstom fait partie des constructeurs de la centrale. En octobre dernier, Nicolas Sarkozy nous écrivait au sujet de la Banque mondiale que la France serait « particulièrement vigilante à ce que les financements publics soient désormais cohérents avec les objectifs nationaux et internationaux de lutte contre le changement climatique. » [2]. Nous attendons de voir s'il tiendra cet engagement ou s'il cèdera à la pression d'Alstom… »
[1] Voir la Déclaration de la société civile sud-africaine et africaine contre le projet Eskom
[2] Voir le courrier de Nicolas Sarkozy en date du 13 octobre 2009
Salut de la CGT de l'État espagnol
Nous nous adressons à vous pour vous remettre l'appel international à la mobilisation qui arrive du Mexique, en solidarité avec les bases de soutien zapatistes.
Un bon nombre d'organisations et de collectifs va répondre favorablement à cet appel. La CGT réalisera des mobilisations dans différentes localités de l'État espagnol du 13 au 27 mars.
Nous vous encourageons à relayer cet appel international de la façon que vous jugerez la plus appropriée.
Halte au harcèlement des villages zapatistes !
Salut fraternel,
José Pascual Rubio Cano,
secrétaire aux relations internationales
20 mars, éclatement national et international de soutien et de solidarité aux BAZ
Aux compañeras et compañeros de l'Autre Campagne, Aux compañeras et compañeros de la Zezta internacional,
Depuis plusieurs mois les agressions et harcèlements contre les communautés et villages zapatistes se sont multipliés. Déclarations stupides du gouvernement de l'État du Chiapas prétendant que les Conseils de bon gouvernement avaient demandé leur reconnaissance par le Congrès du Chiapas, rendues publiques par les perroquets du mauvais gouvernement de l'État, agressions à Laguna de San Pedro, auxquelles ont participé les trois niveaux de gouvernement [1] contre la communauté zapatiste qui avait déjà été déplacée de son lieu d'origine, agressions du mauvais gouvernement au travers de ses forces paramilitaires de l'Opddic, soutenues par des policiers municipaux et de l'État, à Bolón Ajaw. C'est un endroit où avaient déjà eu lieu des agressions de ce groupe paramilitaire, comme l'ont établi divers observateurs et organisations nationales et internationales. Et à présent, dans le village de Santo Domingo (Casa Blanca), où l'Opddic a menacé les compañeras et compañeros de les expulser de leur communauté.
À ce climat de harcèlement physique de la part des mauvais gouvernements se sont jointes des personnes qui, sans le moindre scrupule, ont déclaré que les agressions provenaient des BAZ et de l'EZLN, aidant ainsi à fabriquer un scénario d'intervention militaire aux graves conséquences pour notre peuple. Tout cela pour servir fidèlement les diktats des maîtres de l'argent, qui regardent aujourd'hui les terres chiapanèques et leur richesse naturelle comme un butin, pour la construction de projets touristiques qui viendraient dépouiller et déplacer les véritables propriétaires de ces territoires : les peuples originaires.
Pour toutes ces raisons, et en accord avec vos formes et modes d'actions, nous vous appelons à unir nos forces, à élever nos voix en soutien et solidarité avec les bases de soutien zapatistes, avec les villages et communautés chiapanèques qui affrontent l'offensive paramilitaire des mauvais gouvernements et de la classe politique et économique du Mexique, en réalisant le 20 mars une action éclatée nationale et internationale pour qu'on entende bien fort :
LES ZAPATISTES NE SONT PAS SEULS !
Organise ton action et informe-nous en.
Halte au harcèlement des villages zapatistes !
Prisonnier-e-s politiques, liberté !
Fraternellement,
collectifs, organisations et individus de l'Autre Campagne, Campagne D'abord nos prisonnier-e-s, Réseau contre la répression et pour la solidarité (RvsR)
Courrier électronique : redcontralarepresion@gmail.com
Blog : [contralarepresion.wordpress.com]
Adresse : Dr Carmona y Valle # 32
colonia Doctores
Del. Cuauhtémoc
México D.F.
C.P. 06720
Traduit par el Viejo. [cspcl]
[1] fédéral, de l'État et municipal, NdT
CARACOL III DE RESISTENCIA HACIA UN NUEVO AMANECER
Conseil de bon gouvernement El Camino del Futuro, Chiapas, Mexique.
Le 3 mars 2010
À la société nationale et internationale,
Aux compagnons et compagnes adhérents de l'Autre Campagne nationale et internationale,
Aux frères et sœurs des droits humains nationaux et internationaux,
Frères et sœurs,
Nous dénonçons le plan des trois niveaux [1] de gouvernement et des gens achetés du village de Santo Tomás, municipalité d'Ocosingo, Chiapas.
Les faits :
Les trois mauvais gouvernements continuent leur campagne de contre-insurrection. Ils sont préparés pour cela et veulent réussir pour garder tout sous contrôle.
Sous couvert d'un projet, le gouvernement continue à armer l'OPDDIC.
Les gens de Santo Tomas préparent leurs plans de façon sournoise avec le gouvernement. L'accord signé par le dirigeant de l'OPDDIC Manuel Hernandez Jiménez est arrivé entre nos mains. Dans cet accord, ils planifient l'expulsion de nos compagnons, bases d'appui de Santo Domingo, lieu connu sous le nom de Casa Blanca, où ils sont déjà venus provoquer le 1er septembre 2009. Cette terre a été récupérée et nous ne permettrons pas l'expulsion des bases d'appui zapatiste.
Ils ont confirmé être armés et avoir même des bombes.
Ils vont entrer, organisés en deux groupes, un groupe qui expulsera et un autre groupe qui prendra possession des terres. Les noms de ceux qui dirigent le groupe armé sont Juan Santiz Ruiz, Fausto Gomez Hernandez, Jose Cruz Mendez, Bartola Santiz Clara, Manuel Clara Cruz, Mario Ruiz Cruz. Ils ont été entraînés par Caralampio Albarez Gomez, Luis Lopez Hernandez, Benito Albarez Gomez, Vicente Albarez Gomez, Jose Cruz Mendez, Mariano Cruz Toledo.
Les plans du gouvernement, qui achète les gens pour qu'ils mettent en place des façons de détruire le peuple qui lutte contre le système, sont très clairs. Les gens sont divisés car le terrain a été récupéré et le mauvais gouvernement l'a donné à des personnes qui n'ont pas lutté pour ces terres.
C'est la raison des souffrances de nos compagnons bases d'appui de l'EZLN.
Nous défendrons nos terres coûte que coûte et quoi qu'il arrive. Ainsi, on voit clairement qui seront les responsables de ce qui va arriver.
Ils disent qu'ils nous donnent vingt jours à partir de la date de l'acte du 28 février 2010. Cela veut dire que le 20 mars, ils accompliront les ordres que leur a donné le mauvais gouvernement. Cependant la menace a été avancée au 5 mars. Nous voulons seulement dire ou mentionner aux dirigeants de l'ARIC historique, l'ARIC indépendante entre autres, qu'ils regardent s'il s'agit de gens qui font partie de leur organisation du village de Santo Tomas, eux qui disent qu'ils sont quatre organisations.
Nous voulons dire tout cela à vous et à personne d'autres, peuple du Mexique et autres peuples du monde, gens de l'Autre Campagne du Mexique et du monde qui luttent pour la justice.
Nous vous tiendrons informés de ce qui va se passer car nous allons défendre notre terre, nous ne leur permettrons pas d'expulser nos compagnons bases d'appui de Santo Domingo, connu sous le nom de Casa Blanca.
Cordialement,
Pedro Gutierrez Guzman, Lauro Hernandez Gutierrez, Edgar Gomez Albarez, Ayda Perez Nuñez, Marin Jimenez Perez, Rebeca Lorenzo Cruz, Lorenzo Lopez Gomez
Traduction : "Libérons-les"
[1] Niveaux fédéral, de l'État et de la municipalité - NdT.
Après l'annonce en 2009 par le président de l'Équateur, Rafael Correa, de la possibilité, à certaines conditions, de cesser la production de pétrole dans le pays « pour le bien de l'humanité », un autre pas, judiciaire celui-ci, va sans doute être franchi. L'Équateur est sur le point de connaître un moment sans précédent dans le combat écologique par l'imminence d'un verdict qui fera date. Les multinationale états-unienne Texaco et Chevron Corporation sont, en effet, conduites depuis 2003 devant les tribunaux par les organisations et populations indigènes de l'Amazonie équatoriale, pour avoir déversé des millions de tonnes de déchets toxiques dans la forêt Amazonienne entre 1964 et 1990. [1]
Texaco a opéré sur un territoire de 1.500.000 Ha où vivaient plusieurs communautés indigènes. Ces populations souffrent aujourd'hui d'un taux anormalement élevé de cancer, ont vu apparaître des malformations chez les nouveau-nés, ils ont donc été contraints de quitter leurs terre et d'abandonner leurs foyers traditionnels. La catastrophe engendrée par l'exploitation et la production de pétrole par Texaco jusqu'en 1992 est déjà surnommée le « Tchernobyl amazonien » par bon nombre d'ONG. Elle est accusée d'avoir utilisé des procédés expressément interdits par la législation en vigueur au Texas depuis 1919 et en Louisiane depuis 1953 considérant l'Équateur du Président de l'époque, Ramón Castro Jirón, comme une zone de non droit. Mais la multinationale a aussi violé la Loi équatorienne sur les hydrocarbures de 1971 qui prévoyait « l'adoption de toutes les mesures nécessaires pour la protection de la faune, de la flore et d'autres ressources naturelles et pour éviter la pollution de l'eau, de l'air et des sols ».
Pendant tout cette période, la transnationale a décidé que, pour optimiser ses bénéfices, elle n'utiliserait pas les techniques environnementales standards de l'époque qui consistaient à réinjecter dans les sous-sols les eaux de formation et les déchets toxiques qui remontent inévitablement lors du processus de perforation. En fait, Texaco a déversé l'eau de formation qui contient des produits chimiques toxiques et cancérigènes à la surface.
Ce comportement a parsemé la forêt de centaines de mares toxiques, sans aucun filtres ni système d'imperméabilisation, a pollué les rivières de plomb et autres métaux lourds sans se préoccuper des populations autochtones. La quantité totale de pétrole rejetée dans les eaux fluviales autant par négligence qu'inconscience est estimée à 64 millions de litres. [2">[www.ecologiablog.com] ]
Depuis la fusion puis le rachat par l'entreprise pétrolière Chevron, Texaco est devenue une des entreprises privées les plus puissantes du monde, la deuxième après Exxon Mobil dont l'influence sur le gouvernement états-unien s'est faite par l'entremise de l'ancienne conseillère à la sécurité nationale, Condoleezza Rice, qui avait fait partie du comité directeur de l'entreprise.
C'est en mai 2003, 10 ans après la première plainte déposée contre Texaco, que l'entreprise Chevron [3] a dû se soumettre à la justice équatorienne, à Lago Agrío, et en répondre à plus de 80 communautés touchés par cette catastrophe qui n'a rien de naturelle dont 30.000 victimes. Depuis lors, les parties civiles demandent la réparation de la zone affectée qui s'élèveraient selon des experts internationaux à plus de 6 milliards de dollars. Le géant pétrolier réplique qu'il a déjà procédé entre 1996 et 1998 à la réhabilitation de cette zone, ce qui a été démenti par des prélèvements effectués par la suite.
Les conséquences de ces agissements sont de plus en plus connues et les manœuvres dilatoires des accusés rendent leur défense grotesque. Le pouvoir, l'influence et la richesse de Texaco et de Chevron n'ont pas suffit à redorer leur blason, de fait, les impacts sur l'environnement et les témoignages de paysans et indigènes sont diffusés depuis quelques années sur des chaînes de télévision nationale et internationale, dans les médias alternatifs mais aussi officiels. [4">[chevrontoxico.com] ]
Voyant poindre la défaite à l'horizon, le géant pétrolier Chevron a lancé une ultime campagne de lobbying agressif pour faire échouer la procédure judiciaire et, accessoirement, pour éviter de payer les 27000 millions de dollars d'indemnisation. Le Président Rafael Correa a formellement dénoncé cette manœuvre :
« La multinationale Chevron, en désespoir de cause, a tenté récemment d'annuler le procès en diffusant des vidéos où l'on voit des représentants du gouvernement demander des pot-de-vin ». [5">[www.hoy.com.ec] ]
La multinationale dénonce, elle, un complot entre le juge chargé de l'affaire, Juan Nuñez, des représentants du gouvernement et des membres du parti Alianza País. Ces accusations sont monnaie courante en Amérique latine. Faute d'argument, la calomnie est le dernier recours des coupables et le nouveau PDG de Chevron semble vouloir reprendre le flambeau de ce déni de justice. Il répond par la fuite devant ses responsabilités dans cette catastrophe écologique et humaine.
Si la justice équatorienne venait à condamner Chevron, ce serait la preuve qu'une entreprise transnationale peut être conduite devant les tribunaux d'un autre pays que celui où elle réside, et l'Équateur deviendrait le premier pays d'Amérique latine à forcer une compagnie transnationale à comparaître devant ses tribunaux. [6">[www.texacotoxico.org] ]
S'il est indéniable que la Constitution de l'Équateur est l'une des plus écologistes au monde, elle défend plus généralement le droit à la vie et les droits du peuple à disposer de lui-même. Ce qui se joue dans ce procès est fondamental car c'est bien de la souveraineté populaire qu'il s'agit et la condamnation de Chevron Corporation pourrait bien en signer une victoire. La peur qui tenait les populations touchées par cette pollution semble avoir enfin changé de camp.
Guillaume Beaulande
[1] À l'origine de cette mobilisation se trouvent des Organisations de défense des droits environnementaux et humains, entre autres Amazon Watch, Rainforest, Action Network.
[3] La multinationale Chevron Corporation a racheté Texaco en 2001.
Depuis plusieurs années, des dispositifs d'aide aux élèves et de nombreux projets pédagogiques ont été mis en place au collège Barbusse. Grâce à cela, les résultats au brevet sont passés de 45% à 80 % de réussite en dix ans et l'ambiance de travail s'est améliorée.
Or l'inspection d'académie enlève chaque année un peu plus de moyens.
Cette année, la diminution est tellement forte que cela va entraîner à la rentrée prochaine la disparition pure et simple de certains de ces dispositifs d'aide aux élèves, ainsi que la suppression des groupes de sciences.
Les enseignants du collège ont décidé de ne pas accepter ces choix budgétaires qui vont priver les élèves de Vaulx-en-Velin des chances de réussite qui leur sont dues. C'est pourquoi ils ont décidé d'être en grève à partir de lundi 8 mars.
N'hésitez pas à venir au collège pour venir vous informer et soutenir les personnels qui veulent se battre pour l'avenir des élèves de leur collège.
A lire sur Rebellyon :
à venir : grève le 12 mars dans l'éducation nationale : rendez-vous à 10h30 place des Terreaux à Lyon
communiqué des grévistes du mardi 9 mars : Collège Barbusse : en attendant que l'inspection académique se décide, la grève continue
des nouvelles de la grève le lundi 8 mars au soir (communiqué de presse des grévistes) : Collège Barbusse : faute de réponse, la grève continue !
une analyse de la situation du collège et le départ de la grève : Collège Barbusse ou la fin de l'hypocrisie sur l'ambition de réussir d'un Collège banlieue
A lire ailleurs :
sur le blog de la CNT69 : Moins de moyens pour les collèges
Pour écouter :
http://emissionsradio.rebellyon.info/lnz/20100311-LaScierieRoanne.mp3
Pour télécharger : clic droit sur l'icône ci-dessus et choisir "Enregistrer la cible du lien..."
Un article récent du Numero Zero annoncait la création prochaine d'un atelier partagé dans une ancienne scierie, sur la commnue d'Ambierle, dans la Loire.
voir : La scierie, atelier partagé , 6 février 2010.
Samedi 6 mars, des membres de l'association "LaScierie" présentaient publiquement ce projet. Suivait une visite du lieu, dans une ambiance cordiale et chaleureuse.
Quel est ce projet ? Qui le composent et l'animent, quelles sont les idées qui structurent ce projet ? Comment se développeront les activités de la Scierie ?
Vous trouverez d'ores et déjà beaucoup de réponses sur leur blog : http://lascierie.eklablog.fr.
Ou alors, en écoutant Didier, Benoit, Joseph, Mathieu, Fred, Garpard et Félicien lors d'une rencontre fort sympatique autours d'un micro.
Nous écouterons également quelques extraits de la présentation publique de la Scierie.
"Laïcité" carnivore
Certains ont invoqué la laïcité pour condamner la démarche du Quick de Roubaix de ne vendre que de la viande halal. Argument absurde : aucun commerce n'est tenu de proposer l'assortiment complet des produits susceptibles de satisfaire quiconque passe devant sa porte.
La grande faute de Quick serait d'avoir exclu les consommateurs non halal de l'accès aux produits carnés servis dans ce restaurant. Dans certains établissements scolaires, on refuse de servir des repas sans produits d'origine animale aux enfants de familles végétariennes. Ce sont là les deux faces d'une même médaille : sous couvert de laïcité, se cache l'affirmation du droit et de l'obligation de manger de la viande.
Non à l'abattage sans étourdissement (rituel ou non)
La viande halal est condamnable non pour raison de croyances mais parce qu'elle provient d'animaux mis à mort sans étourdissement préalable. Or, l'égorgement en toute conscience cause généralement plus de souffrance que l'abattage "standard" [1].
Si la certification halal en France exige la mise à mort des animaux sans étourdissement, c'est plus par usage que par nécessité religieuse. Ainsi, l'Indonésie – pays du monde où les musulmans sont les plus nombreux (200 millions) – accepte que les animaux soient étourdis avant l'abattage [2].
L214, comme la plupart des associations de protection animale, exige que la dérogation permettant l'abattage sans étourdissement soit abrogée [3]. Le moins que nous devions aux animaux est de limiter l'atrocité de l'agonie que nous leur infligeons [4].
Il n'y a pas d'abattage "propre"
Mettre en cause l'abattage rituel ne doit pas faire oublier qu'il n'y a pas d'abattage sans peur ni douleur pour les animaux qu'on traîne dans un lieu de mort. Les ratés de l'étourdissement sont légion en abattage standard. Dans tous les cas, il s'agit d'ôter la vie à des êtres sentants. Ces êtres, pour la plupart, meurent sans avoir vécu, tant les conditions d'élevage qu'on leur inflige sont effroyables.
En finir avec la religion de la viande
Aucune religion, aucune conception sensée des valeurs de la République, n'imposent le devoir de manger des animaux.
Les menus végétariens sont à la fois halal et non halal, casher et non casher. Organiser le vivre-ensemble en matière d'alimentation ne restera un casse-tête que tant qu'athées et croyants de diverses familles spirituelles communieront dans une même religion de la viande.
Parce qu'il n'y a pas d'obligation de manger de la viande, la cohabitation paisible de tous peut être assurée dès à présent par l'offre d'un menu végétarien dans tous les lieux de restauration collective. Parce qu'il n'y a pas de droit à manger des animaux, c'est-à-dire à maltraiter et tuer autrui sans nécessité, il est urgent d'ouvrir le débat sur l'abolition de la viande.
Contact presse :
Brigitte Gothière
Estiva Reus
contact L214.com
L214 adresse un courrier aux autorités musulmanes de France, ainsi qu'au Premier ministre, leur demandant de prendre position en faveur de l'étourdissement des animaux avant l'abattage, et ce sans dérogation possible.
[1] Federation of Veterinarians of Europe (FVE), Slaughter without prior stunning, 2002.
[2] Direction générale de l'alimentation (DGAL), INDONESIE - Conditions d'agrément des établissements pour l'exportation de produits carnés et de produits laitiers destinés à l'alimentation humaine vers l'Indonésie, 26 janvier 2010.
[3] Un décret de 1964 a rendu obligatoire l'étourdissement des animaux avant leur abattage, ceci afin de leur éviter un surcroît de stress et de souffrance. Or, en même temps que cette obligation voyait le jour, arrivait une dérogation pour les cultes juif et musulman. Aujourd'hui, l'abattage rituel concerne énormément d'animaux : une grande partie de la viande qui en est issue est écoulée dans les circuits de commercialisation classiques. Cf. "Nous avons tous déjà mangé de la viande halal ou casher", Le Figaro, 29 février 2010.
[4] Voici les liens de quelques vidéos permettant visionner des abattages rituels et/ou de comparer avec l'abattage classique :
Vidéo de comparaison entre l'abattage halal et non halal de poulets
Enquête de L214 sur l'abattage halal chez Charal
Enquête de Gaia sur l'abattage halal en Belgique
bientôt une soirée proposée sur saint-etienne
Le tribunal d'application des peines "antiterroriste" de Paris a accordé hier, 24 février, un régime de semi-liberté à Georges Cipriani, première étape avant sa libération conditionnelle. Cette décision a logiquement pris en compte la solidité du dossier constitué par Georges Cipriani. Mais, le parquet faisant appel de cette décision, Georges Cipriani ne pourra quitter la prison d'Ensisheim, comme prévu, le 16 mars. Bien que libérable depuis 2005, il n'a pas pu bénéficier du moindre jour hors de la prison et il devra encore attendre de longs mois.
Quand cessera donc cet acharnement contre notre camarade ? Rappelons qu'en avril 2009, Georges Cipriani avait déjà obtenu un jugement identique, lequel avait ensuite été infirmé en appel, le 20 août, sur appel du parquet.
Le 21 février, Georges Cipriani entamait sa 24e année de détention pour les actes accomplis comme militant d'Action di-recte. La veille, samedi 20 février, une centaine de personnes venues de Blois, Béziers, Bordeaux, Clermont-Ferrand, Lille, Paris, ... mais aussi de Belgique et d'Allemagne s'étaient rassemblées devant la prison de Fresnes pour exiger la libération de Georges Cipriani et de Jean-Marc Rouillan. Les manifestants firent le tour de la prison en criant des slogans, entre autres : "Libérez Rouillan !, Libérez Cipriani !", "23 ans de prison, 23 ans de résistance ! Halte au chantage au reniement, libération sans conditions !". Les mots d'ordre étaient accompagnés par la clameur qui montait de la prison. Un message de solidarité fut lancé à l'adresse de tous les prisonniers. Des prises de paroles terminèrent cette manifestation, rappelant la situation actuelle des camarades emprisonnés et l'échéance du 24 février (rendu de la décision du TAP pour Georges Cipriani) et annonçant la suite de la campagne pour leur libération. Deux autres manifestations se sont déroulées le même jour à Bordeaux et Toulouse.
Jean-Marc Rouillan se trouve en ce moment au Centre national d'observation (CNO) de Fresnes où, durant six semaines, il doit se soumettre aux examens multiples "d'experts" prétendant juger de sa "dangerosité". C'est ce qu'exige en effet la loi Dati sur la "rétention de sûreté", avant l'examen de sa nouvelle demande de libération conditionnelle. Il y a deux ans, il avait pu obtenir une semi-liberté, qui n'avait duré que dix mois avant qu'il ne soit réincarcéré à plein temps sous le prétexte fallacieux de propos tenus lors d'une interview. Depuis plus d'un an, atteint d'une maladie rare et évolutive, il demeure sans soins adap-tés en raison de son maintien en prison.
Georges Cipriani et Jean-Marc Rouillan doivent être libérés !
Le Collectif "Ne laissons pas faire !"
Paris, le 25 février 2010
nlpf samizdat.net - http://nlpf.samizdat.net
RAPPEL : Nlpf ! vous invite à signer et à faire signer largement la nouvelle pétition à l'initiative des "Collectifs de soutien aux prisonniers d'Action Directe", et à transmettre les signatures à l'adresse mail : sout.ad orange.fr.
LES AUTRES INITIATIVES DE LA CAMPAGNE 2010 :
GRENOBLE : samedi 27 février, 19h
Projection-discussion, au Lokal autogéré, 7 rue Pierre-Dupont
PARIS : jeudi 4 mars, de 18h à 19h
Rassemblement mensuel devant la Direction de l'Administration pénitentiaire, Paris 4e
DIJON : samedi 6 mars, 19h
Projection-concert, à l'Espace autogéré des Tanneries, 15 boulevard de Chicago
BAGNOLET : dimanche 14 mars, 17h
Projection-concert hip-hop, au Parvis de Bagnolet, 27 rue Adélaïde Lahaye
PARIS, jeudi 18 mars, 19h30
Projection-débat, au Centre culturel La Clef, 21 rue de la Clef, Paris 5e
SAINT-OUEN : dimanche 21 mars, 18 h
Interventions-concert, Le Picolo, 58 rue Jules-Vallès
PARIS : samedi 27 mars
Expo-vente de dessins, peintures, collages et spectacle, à l'Espace Louise-Michel, 42 bis rue des Cascades, Paris 20e
SAINT-DENIS : lundi 5 avril
Projection-débat, à La Belle étoile, 14 allée Saint-Just
PARIS : dimanche 18 avril, 17h
Projection-débat-concert, au CICP, 21 ter rue Voltaire
TOURS : vendredi 23 avril, 18 h
Projection-débat, au café comptoir "Chez Colette" (quai Paul-Bert, en face du pont de Fil)
LE HAVRE : vendredi 30 avril, 19h30
Lecture des "Chroniques carcérales" de Jann-Marc Rouillan, à la librairie Le Bouqui'n'oir
(Informations à suivre pour Angers, Lille, Clermont-Ferrand…)
Libération des prisonniers d'Action directe !
Contact : nlpf samizdat.net
Abonnez-vous à la newsletter Nlpf ! :
http://listes.samizdat.net/sympa/su...
Pour être tenu au courant des initiatives :
http://nlpf.samizdat.net
http://www.action-directe.net
Vendredi 26/02, au tribunal administratif, le "référé liberté contre le préfet et l'interdiction d'accéder au hangar" n'a pas permis de redonner accès au hangar. L'occasion de se rappeler que la loi et la justice sont avant tout au service de la force et de l'État.
Vendredi 19/02, le hangar est toujours bloqué en permanence par un camion de flics. Des actions de contestation contre la préfecture et la mairie ont eu lieu, avec des moyens policiers disproportionnés comme d'habitude à Calais. Appel à manifester | Compte-rendu | Autre compte-rendu
Jeudi 18/02 vers 19h00, alors que les migrants avaient quitté le Hangar Kronstadt, réouvert le même jour, la police a à nouveau évacué le hangar et arrêté les 5 militant-e-s présentes | Compte-rendu imagé. À Calais les migrants sont harcelé-e-s et brutalisé-e-s, les lieux de contestation et les habitations sont saccagés, les contestataires Noborder sont harcelé-e-s et arrêté-e-s. Quelle est la prochaine étape pour la police ?
Conformément à l'annonce faite par SôS Soutien aux Sans Papiers, le hangar a été réouvert ce mercredi 10 février par les militantEs NoBorder et Sos soutien ô sans-papiers, et une conférence de presse y a été organisée (voir communiqué).
Le hangar Kronstadt avait été évacué dimanche 07/02 par 75 CRS, et les douze militant-e-s bloqué-e-s à l'intérieur ont été brutalisé-e-s et arrêté-e-s puis relâché-e-s. Les flics ont détruit l'entrée, l'intérieur du hangar et tout ce qui s'y trouvait. Une partie des affaires présentes avant leur arrivée a disparu. 12 personnes ont été interpellées puis relâchées. On ne sait toujours pas sur quelle base légale cette intervention a eu lieu. Le soutien aux militant-e-s à Calais est important et urgent !
Quelques réactions à l'expulsion : hangar : deux jours de combat pour boire un thé | Communiqués SôS Soutien aux Sans Papiers | CNSP | GDALE-CGA

Lors de l'ouverture publique du hangar Kronstadt de Calais par les no-borders [1] qui commençait samedi 6 à 17h, de nombreux migrants ont voulu se joindre au local pour assister au concert de musique acoustique qui devait y avoir lieu.
Ils sont donc venus après la distribution de nourriture de Salam en direction du local. Après avoir été bloqués par la police, ils ont réussi avec l'aide des militants à forcer le barrage. Tout le monde est barricadé à l'intérieur du local qui est encerclé, c'est l'état de siège !.
Vers 4h du matin les CRS formaient encore des barrages au coin de toutes les rues donnant accès à la rue du hangar. Photos | tension au hangar : les soutiens maintenus à l'extérieur du cordon de sécurité
La répression policière à l'extérieur du hangar s'est poursuivie dans l'après-midi du dimanche 7 février. Photos
Partout en Europe les migrants se font arrêter, réprimer, enfermer et expulser au nom de notre économie, notre sécurité. urgent csp 59 toutes et tous au tgi demain dimanche 07/02 à 10 h / encore une journée de répression à poitiers / exposition medecins du monde sur les sans-papiers en europe / Editos sur indymédia Nantes
Calais est un lieu symbolique de cette répression contre les migrations et les migrants. Que tous celles et ceux qui le peuvent rappliquent et expriment leur soutien !
[1] Les Noborders sont installés à Calais depuis le camp noborder de juin 2009. Ils avaient loué un petit local pour assurer le travail politique et le logement des militants venant de France, Allemagne, Italie, Grande Bretagne, Belgique....... Sites des no-borders. Ce mois-ci ils ont loué un énorme et magnifique hangar. Les Noborders veulent faire de cet endroit un lieu d'hébergement des militants, de débats, un lieu de lutte, de résistance, de solidarité, de création... calais : communiqué no border / hangar no border : contre-coups médiatiques
Vendredi 26/02, au tribunal">[http:] administratif, le "référé liberté contre le préfet et l'interdiction d'accéder au hangar" n'a pas permis de redonner accès au hangar. L'occasion de se rappeler que la loi et la justice sont avant tout au service de la force et de l'État.
Vendredi 19/02, le hangar est toujours bloqué en permanence par un camion de flics. Des actions de contestation contre la préfecture et la mairie ont eu lieu, avec des moyens policiers disproportionnés comme d'habitude à Calais. Appel">[http:] à manifester | Compte-rendu">[http:] | Autre">[http:] compte-rendu
Jeudi 18/02 vers 19h00, alors que les migrants avaient quitté le Hangar Kronstadt, réouvert">[http:] le même jour, la police a à nouveau évacué le hangar et arrêté">[http:] les 5 militant-e-s présentes | Compte-rendu">[http:] imagé. À Calais les migrants sont harcelé-e-s et brutalisé-e-s, les lieux de contestation et les habitations sont saccagés, les contestataires Noborder sont harcelé-e-s et arrêté-e-s. Quelle est la prochaine étape pour la police ?
Conformément à l'annonce">[http:] faite par SôS Soutien aux Sans Papiers, le hangar a été réouvert ce mercredi 10 février par les militantEs NoBorder et Sos soutien ô sans-papiers, et une conférence de presse y a été organisée (voir">[http:] communiqué).
Le hangar Kronstadt avait été évacué dimanche 07/02 par 75 CRS, et les douze militant-e-s bloqué-e-s à l'intérieur ont été brutalisé-e-s et arrêté-e-s puis relâché-e-s. Les flics ont détruit l'entrée, l'intérieur du hangar et tout ce qui s'y trouvait. Une partie des affaires présentes avant leur arrivée a disparu. 12 personnes ont été interpellées puis relâchées. On ne sait toujours pas sur quelle base légale cette intervention a eu lieu. Le soutien aux militant-e-s à Calais est important et urgent !
Quelques réactions à l'expulsion : hangar">[http:] : deux jours de combat pour boire un thé | Communiqués SôS">[http:] Soutien aux Sans Papiers | [http:] title=" Terre d'Errance">CNSP | GDALE-CGA">[http:]
[http:] alt="" />
Lors de l'ouverture publique du hangar Kronstadt de Calais par les no-borders [[http:] title='[1] Les Noborders sont installés à Calais depuis le camp noborder de juin (...)'>1] qui commençait samedi 6 à 17h, de nombreux migrants ont voulu se joindre au local pour assister au concert de musique acoustique qui devait y avoir lieu.
Ils sont donc venus après la distribution de nourriture de Salam en direction du local. Après avoir été bloqués par la police, ils ont réussi avec l'aide des militants à forcer le barrage. Tout">[http:] le monde est barricadé à l'intérieur du local qui est encerclé, c'est l'état de siège !.
Vers 4h du matin les CRS formaient encore des barrages au coin de toutes les rues donnant accès à la rue du hangar. Photos">[http:] | tension">[http:] au hangar : les soutiens maintenus à l'extérieur du cordon de sécurité
La répression policière à l'extérieur du hangar s'est poursuivie dans l'après-midi du dimanche 7 février. Photos">[http:]
Partout en Europe les migrants se font arrêter, réprimer, enfermer et expulser au nom de notre économie, notre sécurité. urgent">[http:] csp 59 toutes et tous au tgi demain dimanche 07/02 à 10 h / encore">[http:] une journée de répression à poitiers / exposition">[http:] medecins du monde sur les sans-papiers en europe / Editos sur indymédia Nantes
Calais est un lieu symbolique de cette répression contre les migrations et les migrants. Que tous celles et ceux qui le peuvent rappliquent et expriment leur soutien !
[[http:] title="Notes 47-1">1] Les Noborders sont installés à Calais depuis le camp noborder de juin 2009. Ils avaient loué un petit local pour assurer le travail politique et le logement des militants venant de France, Allemagne, Italie, Grande Bretagne, Belgique....... Sites des no-borders. Ce mois-ci ils ont loué un énorme et magnifique hangar. Les Noborders veulent faire de cet endroit un lieu d'hébergement des militants, de débats, un lieu de lutte, de résistance, de solidarité, de création... calais">[http:] : communiqué no border / hangar">[http:] no border : contre-coups médiatiques
Après 6 mois d'arrêt de la production, 2 mois de grève et un mois d'occupation des locaux, les salariéEs de la raffinerie des Flandres apprenaient lundi 8 mars que Total voulait fermer le site, comme ils et elles s'y attendaient.
Le site est toujours occupé, des procédures judiciaires sont en cours et des assemblées générales se préparent dans toutes les raffineries de France pour organiser des grèves de solidarité.
Plusieurs manifs à Dunkerque et Paris avaient eu lieu (voir ci-dessous).
le blog des salariéEs en lutte
Plus d'infos, photos & co-voiturage pour le cortège le lundi 1er février à la Défense (CCE à Paris) .
16 février : les locaux administratifs de la raffinerie sont occupés.
Communiqué du GDALE-CGA
12 février : Photos et vidéos, pétition, ultimatum | Quand Delebarre se fait acheter... | Communiqué CGT
4 février : Manif sur les enjeux industriels, de services publics et de services à Lille, Dunkerque et Valenciennes | Compte-rendu | Photos | Interviews audio+photos
[http:] alt="" />
Après 6 mois d'arrêt de la production, 2 mois de grève et un mois d'occupation des locaux, les salariéEs de la raffinerie des Flandres apprenaient lundi 8 mars que Total voulait fermer le site, comme ils et elles s'y attendaient.
Le site est toujours occupé, des procédures judiciaires sont en cours et des assemblées générales se préparent dans toutes les raffineries de France pour organiser des grèves de solidarité.
Plusieurs manifs à Dunkerque et Paris avaient eu lieu (voir ci-dessous).
le blog des salariéEs en lutte
Plus">[http:] d'infos, photos & co-voiturage pour le cortège le lundi 1er février à la Défense (CCE à Paris) .
16 février : les locaux administratifs de la raffinerie sont occupés.
Communiqué">[http:] du GDALE-CGA
12 février : Photos">[http:] et vidéos, pétition, ultimatum | Quand">[http:] Delebarre se fait acheter... | Communiqué">[http:] CGT
4 février : Manif sur les enjeux industriels, de services publics et de services à Lille, Dunkerque et Valenciennes | Compte-rendu | Photos | Interviews">[http:] audio+photos
Greenpeace condamne l'arrivée de l'Atlantic Osprey, un navire transportant depuis le Royaume-Uni une cargaison radioactive, initialement prévue au port de Cherbourg (Manche), dans la nuit du 17 au 18 mars. L'organisation de défense de l'environnement compte mettre en œuvre les moyens les plus adaptés pour empêcher l'arrivée de ce cargo, que les autorités françaises et Areva ont décidé de reporter.
L'Atlantic Osprey, un ancien ferry appartenant à la Nuclear Decommissioning Authority, contient plusieurs dizaines de kilos de plutonium, chargés à bord de camions banalisés qui, une fois le navire à quai, se rendront à l'usine de retraitement de La Hague. À l'origine de ce transport : BNLF, l'équivalent britannique d'Areva.
« Nous dénonçons le fait que l'industrie nucléaire britannique se débarrasse en France de ses déchets radioactifs, déclare Yannick Rousselet, chargé de la campagne Énergie de Greenpeace France. Les plaquettes en couleur d'EDF et d'Areva, ainsi que les beaux discours du Président Sarkozy font l'impasse sur le "coté obscur" du nucléaire : les milliers de tonnes de déchets radioactifs et les dizaines de tonnes de plutonium que crée cette industrie. Évidemment : mieux vaut rester discret sur ce qu'on peut faire avec du plutonium, quand on tente de vendre des EPR un peu partout, notamment en Libye ! »
Pour contrer ce secret et tenir leurs engagements de transparence, Areva et l'ASN (Autorité de sûreté nucléaire) doivent publier le contenu de l'accord intergouvernemental portant sur les déchets nucléaires, la lettre de demande d'importation et de stockage d'Areva, ainsi que le dossier de sûreté concernant ce transfert et ce stockage. Greenpeace va immédiatement saisir le nouveau Haut comité pour la transparence et l'information sur la sécurité nucléaire qui vient d'être créé, et se réserve la possibilité de saisir les tribunaux compétents pour faire constater l'illégalité d'une telle importation.
Jeudi 6 mars, Greenpeace révélait l'arrivée imminente de ce transport, jusque-là tenue secrète. Et pour cause : le plutonium est une matière extrêmement dangereuse. Alors que 8 kg suffisent pour fabriquer une bombe d'une puissance équivalente à celle de Nagasaki, des dizaines de tonnes sont aujourd'hui stockées à l'usine de La Hague.
Cette affaire survient une semaine après la publication d'un rapport évaluant l'impact des changements climatiques sur la sécurité internationale, par la Commission européenne et le haut représentant de l'UE Javier Solana, le 11 mars. Ce rapport mentionne notamment que l'éventualité d'un recours plus important à l'énergie nucléaire pour la production d'électricité « pourrait susciter de nouvelles inquiétudes en matière de prolifération dans le contexte d'un régime de non prolifération déjà soumis à des pressions ».
Les promoteurs du nucléaire affirment que cette énergie n'émet pas de gaz à effet de serre et pourrait donc sauver la planète des changements climatiques. Une affirmation que contredisent tous les experts. « Dans la balance nous avons d'un côté un résultat marginal en terme de réduction des émissions de gaz à effet de serre, conclut Yannick Rousselet, et, de l'autre, un stock énorme de déchets radioactifs, des risques d'accident, d'actes de malveillance ou terroristes, un coût exorbitant, un risque de prolifération grandissant... Le nucléaire, c'est trop tard, trop cher, trop risqué. »
« Se stabiliser » est un euphémisme qui masque le fait que le chômage cesse de baisser et que cela risque de durer certain temps, sinon un temps certain.
Tout est dans les mots. On nous dit : « Dans sa note de conjoncture publiée ce vendredi, l'INSEE prévoit une stabilisation du chômage au premier semestre 2008 "autour de 7,5%" de la population active en France métropolitaine ». En éludant à nouveau les DOM, le chiffre paraît plus glorieux. François Fillon avait déjà utilisé ce subterfuge en annonçant début mars « un taux de chômage [tombé] à 7,5% fin 2007 » alors qu'il ne s'agissait que du résultat… du dernier trimestre, toujours hors DOM, bien sûr. En réalité, l'INSEE a établi le taux de chômage moyen pour 2007 à 8% de la population active en métropole et à 8,3% avec les DOM. Mais si on interroge les passants dans la rue, c'est le « 7,5% » qu'ils ont mémorisé.
On nous dit aussi : « Après deux années de baisse ininterrompue… ». Mais on sait que derrière ce recul obtenu à grands renforts de manipulations statistiques et de radiations, plus de 70% des postes créés furent des CDD, des missions d'intérim et des emplois de service [1]. Les emplois détruits étaient des emplois de qualité, les nouveaux emplois sont précaires et sous-payés. Présentés par Mme Lagarde et M. Fillon sous leur aspect purement quantitatif - cachez-moi ce qualitatif qui foutrait tout en l'air… -, les « records » de 2007 ne sont que des leurres martelés pour détourner l'opinion de la dégradation de l'emploi en France. Et c'est un succès : le chômage n'est plus la première préoccupation des Français, il ne fait plus la Une des médias. Dans l'esprit des gens, il serait presque éradiqué. Et quand, pour 2008, le BIT prévoit 5 millions de chômeurs en plus dans le monde et qu'en France, l'INSEE et l'Unedic prévoient à l'unisson un sérieux ralentissement de la création d'emplois, on sait que le sous-emploi précaire restera la norme mais que le « c'est toujours mieux que rien » a de beaux jours devant lui, surtout avec le futur RSA de M. Hirsch qui institutionnalise l'emploi en miette combiné à l'assistanat.
Depuis Borloo et Villepin, tous se glorifient de cette baisse qui fut aussi laborieuse qu'artificielle. Pourtant, en ce qui concerne les créations nettes globales, la législature Chirac a été totalement affligeante. Les effets du « retournement conjoncturel 2001-2003 » n'ont jamais été compensés, surtout pour ceux qu'il a piégés et sont devenus chômeurs de très longue durée, condamnés à accepter des contrats aidés ou des jobs au rabais. Depuis 2004, grâce au chômage de masse, si l'emploi s'est mollement ressaisi, il s'est surtout considérablement dégradé et les créations n'ont jamais été à la hauteur des pertes. La nouvelle législature Sarkozy continue de surfer sur une fausse embellie qui, aujourd'hui, marque le pas.
Enfin, 7,5% passe pour un chiffre acceptable alors qu'il ne l'est pas ! 7,5% de chômeurs officiels, ça reste énorme, surtout quand on sait qu'il y a derrière tout autant de chômeurs qu'on a rendus invisibles. Avec la mauvaise conjoncture que tous admettent désormais, cette imposture ne saurait durer.
[1] Il est indispensable de rappeler que, pour récolter les chiffres de la création d'emplois, toutes les catégories de postes sont additionnées : CDI, CDD, intérim, temps plein et temps partiel, même les plus indignes sont comptabilisés. Alors que pour les chiffres du chômage, on ne recense qu'une certaine catégorie de privés d'emploi et on ignore toutes les autres.
À Lhassa, la police chinoise a investi la ville et effectue des descentes dans les maisons pour retrouver les personnes impliquées dans les récents mouvements de protestation.
Le calme serait revenu dans les rues, maintenant désertes, de la capitale du Tibet, mais des troubles continueraient d'être observés dans des provinces chinoises voisines comptant une forte population tibétaine. Selon des informations émanant du Centre tibétain pour les droits humains et la démocratie, des centaines de Tibétains se sont rassemblés dans les rues de Garzê (Ganzi), dans la province du Sichuan, et la situation serait extrêmement tendue. Des informations font également état de manifestations dans la province du Gansu.
D'après certaines personnes, la « terreur » règne à Lhassa ; la police et l'armée fouillent les maisons une par une et procèdent à des arrestations. Les conditions de détention des personnes arrêtées suscitent de graves inquiétudes.
Le gouvernement a indiqué que les personnes impliquées dans les mouvements de protestation devaient se livrer avant le lundi 17 à minuit sous peine d'encourir « de sévères sanctions ». Des témoins ont signalé que des habitants de la ville sont traînés hors de chez eux, et que les Tibétains qui ont chez eux des photos du Dalaï Lama sont emmenés par les forces de l'ordre.
Des sources officielles chinoises ont indiqué que 13 « civils innocents » avaient été tués par des émeutiers tibétains. Selon des sources tibétaines en exil, 99 Tibétains ont été tués par les forces de police armées.
Les autorités chinoises bloquent presque totalement les informations en provenance du Tibet et des régions environnantes. Elles ont coupé les liaisons par téléphone portable et par Internet à l'intérieur du Tibet. Les informations étrangères relatives au Tibet diffusées en Chine sur des chaînes étrangères sont censurées : l'écran devient noir.
Amnesty International demande aux autorités chinoises de ne pas recourir à une force excessive pour rétablir l'ordre.
« Les autorités doivent également rendre pleinement compte de toutes les personnes arrêtées et veiller à ce qu'elles ne soient pas torturées ni soumises à d'autres formes de mauvais traitements, à ce qu'elles puissent entrer en contact avec un avocat et recevoir des soins médicaux, à ce qu'elles soient présentées rapidement à un magistrat indépendant, et à ce qu'elles puissent contester leur détention, a déclaré Catherine Baber, directrice du programme Asie-Pacifique d'Amnesty International.
« La Chine doit permettre aux journalistes et aux autres observateurs indépendants de se rendre sans entrave au Tibet et dans d'autres régions où vivent des Tibétains. Elle doit également permettre à l'ONU de mener une enquête indépendante sur les événements de la semaine dernière. »
Pour en savoir plus
Chine. Craintes de torture et d'autres formes de mauvais traitements (action urgente, 18 mars 2008)
Crise au Tibet : l'ONU doit pouvoir mener une enquête indépendante (nouvelle, 17 mars 2008)
Le Président de la République vient d'élargir au « développement de l'économie numérique » les compétences d'Éric Besson, déjà secrétaire d'État chargé de la prospective et de l'évaluation des politiques publiques. L'April déplore la réduction des problématiques du numérique aux seuls aspects économiques, et s'inquiète de cette nomination au regard des positions récentes d'Éric Besson sur ces sujets. L'April considère enfin que suite à cette nomination, le Premier ministre doit maintenant suspendre les travaux sur l'avant-projet de loi Olivennes afin que le secrétaire d'État puisse mener sa mission de prospective.
L'April déplore que, une fois de plus, le gouvernement réduise les problématiques liées au numérique aux seuls aspects économiques. La « révolution numérique » ne concerne en effet pas seulement les entreprises, mais également la société dans son ensemble. L'État doit également considérer les bénéfices des technologies numériques pour les citoyens, notamment en termes de disponibilité, d'échange et de partage des savoirs pour tous et par les citoyens eux-mêmes.
L'April s'inquiète également de cette nomination en raison des positions exprimées par Éric Besson à l'automne 2007. Le secrétaire d'État avait notamment déclaré vouloir « renforcer énergiquement la protection de notre propriété intellectuelle, qui demeure aujourd'hui trop timorée ». Il préconisait pour cela de « [s']inspirer de l'attitude beaucoup plus offensive des USA ». [1]
Or la politique américaine dans ce domaine a conduit à l'adoption par de nombreux pays de lois qui se révèlent étouffantes pour les libertés et le développement économique et social.
Le secrétaire d'État, alors député socialiste, l'avait lui-même implicitement admis en cosignant en 2003 une proposition de loi visant à interdire les DRM empêchant la copie privée [2] tandis que la majorité UMP souhaitait voir adopter des mesures allant dans le sens contraire, en provenance directe de la Maison Blanche [3] Ce qui fut fait.
« La riposte graduée, les brevets logiciels et les atteintes à la neutralité de l'internet ne sont pas des perspectives d'avenir, d'innovation, ni de progrès économique et social. L'histoire démontre que le modèle américain sert principalement les industries américaines, et en aucun cas l'économie française et européenne dans son ensemble. C'est d'ailleurs bien pourquoi elles font pression au niveau international, européen et national pour le voir reproduit. Céder à ces pressions serait une trahison des interêts français et européens » a déclaré Frédéric Couchet, délégué général de l'April.
L'April sera donc particulièrement vigilante, mais jugera le secrétaire d'État à l'aune de son action.
Avant tout nouveau chantier, l'April demande que ce secrétariat d'État ait comme première mission de faire un bilan de la législation existante, notamment de la loi DADVSI dont le rapport d'application parlementaire qu'elle prévoit n'a toujours pas été entamé [4]. En amont des projets de loi, il devra également procéder à des études d'impact, en particulier en terme de coût pour notre compétitivité dans l'économie numérique mais aussi pour les libertés publiques et la participation démocratique des citoyens à l'ère du numérique.
« En attendant la réalisation de ce bilan de la législation existante, l'April demande solennellement au Premier ministre de suspendre les travaux concernant l'avant projet de loi Olivennes, qui suscite l'inquiétude tant des acteurs français de l'internet que de nos voisins européens » [5] a déclaré Benoît Sibaud, président de l'April.
L'April a fait part ce jour de ses demandes au cabinet du Premier ministre et sollicitera un rendez-vous rapide avec le secrétaire d'État Éric Besson.
[1] Extrait d'un discours d'Éric Besson le 22 novembre lors d'un colloque sur la place de l'Europe dans la mondialiasation... [www.premier-ministre.gouv.fr]
[2] Éric Besson a été cosignataire d'une proposition de loi visant à interdire le recours à des mesures de protection du CD et DVD ayant pour effet de priver les utilisateurs du droit à la copie privée [www.assemblee-nationale.fr] . Il avait également voté contre la loi relative au droit d'auteur et aux droits voisins dans la société de l'information (DADVSI).
[3] Chronologie du projet de loi DADVSI et origine de l'urgence : http://eucd.info/index.php ?2005/11/14/173-chronologie.
[4] Article 52 de la loi n° 2006-961 du 1er août 2006 relative au droit d'auteur et aux droits voisins dans la société de l'information : « Le Gouvernement présente au Parlement un rapport sur la mise en oeuvre de l'ensemble des dispositions de la présente loi dans les dix-huit mois suivant sa promulgation. Ce rapport comporte un chapitre spécifique sur les conditions de mise en place d'une plate-forme publique de téléchargement permettant à tout créateur vivant, qui se trouve absent de l'offre commerciale en ligne, de mettre ses oeuvres ou ses interprétations à la disposition du public et d'en obtenir une juste rémunération. La présente loi sera exécutée comme loi de l'Etat. ». Ce rapport d'application devait donc être présenté avant février 2008.
[5] Dans un communiqué conjoint, le ministre de la Culture et le ministre de la Justice suédois ont ainsi rejeté un projet similaire au motif que « beaucoup ont noté que la coupure d'un abonnement à internet est un sanction aux effets puissants qui pourrait avoir des répercussions graves dans une société où l'accès à internet est un droit impératif pour l'inclusion sociale. Le gouvernement a donc décidé de ne pas suivre cette proposition. » Il est par ailleurs évident que, sur le plan économique, un tel dispositif engendrerait un coût important pour l'État et les intermédiaires techniques, coût qui n'a à ce jour pas été chiffré. Quant à son efficacité en matière de lutte contre la copie non autorisée, elle reste à démontrer, y compris à nos amis européens, si le gouvernement français souhaite voir adopter cette mesure pendant la présidence française de l'Union européenne, comme il l'a fait savoir. Voir [www.svd.se] et http://paigrain.debatpublic.net/ ?p=128
Saisi par Monsanto et le lobby pro-OGM à la suite de la décision française de suspendre la culture commerciale du maïs génétiquement modifié MON810 (arrêté du 8 février dernier), le Conseil d'Etat vient de confirmer la légitimité à la fois scientifique et juridique de la mesure de suspension.
Greenpeace se réjouit que les enjeux de protection des citoyens et de l'environnement aient été jugés supérieurs aux intérêts privés d'une poignée de multinationales et du lobby pro-OGM.
A grands renforts d'avocats spécialisés, Monsanto et consorts ont attaqué l'arrêté de suspension du maïs génétiquement modifié en contestant à la fois les fondements scientifiques de la suspension et la procédure utilisée par le gouvernement. Ils ont été déboutés sur les deux.
« Fidèle à une longue tradition de pressions et de recours opaques et tortueux sur l'administration, Monsanto persiste en France à utiliser toutes les arguties juridiques possibles pour continuer à imposer ses OGM potentiellement néfastes pour l'environnement ou la santé, remarque Arnaud Apoteker de Greenpeace. Nous nous réjouissons que le Conseil d'Etat ait reconnu le droit du gouvernement français à protéger l'environnement et l'agriculture français des dangers des OGM et de la contamination génétique. »
Renforcé par cette décision, le gouvernement doit absolument amender le projet de sur les OGM afin de protéger l'environnement et les citoyens français de la contamination génétique. Il ne doit pas céder aux pressions des industriels des biotechnologies.
Les Big Brother Awards, décernés dans une quinzaine de pays, sont la seule cérémonie dont l'objectif est de ne plus avoir raison d'être, et de disparaître. Las : ministres, élus locaux, hauts fonctionnaires, lobbies, grands patrons ou petits chefs d'entreprises... pour la huitième année consécutive, les candidatures aux désormais traditionnels prix Orwell, remis aux plus honorables promoteurs de la société de surveillance, n'ont pas manqué cette année.
Nous avons donc le regret de vous annoncer la publication de la liste des nominés sur notre site web. La 8e Orwell Party, notre cérémonie de remise des prix, aura lieu quant à elle le vendredi 21 mars prochain, à Confluences, à Paris. Elle sera aussi retransmise en direct sur l'internet, et débutera, à 19h, par la troisième édition des "Ecrans sécuritaires", projection de courts métrages agréée par notre "ministère de la Vérité".
Conformément à la tradition de Privacy International, qui chapeaute la quinzaine de BBA décernés dans le monde entier, c'est un jury de personnes qualifiées qui va départager les candidats. Cette année le jury des BBA réunit :
Laurent Bonelli, sociologue et membre de la revue Culture et Conflits
Eric Charmes, sociologue et urbaniste
David Dufresne, journaliste et documentariste
Théodora Fragiadakis et Ulysse Richard, membres du Comité d'action lycéen (lycée Maurice Ravel, Paris)
Hélène Franco et Gilles Sainati, magistrats, membres du Syndicat de la magistrature
Pierre Muller, président de l'association Ordinateurs-de-vote.org (Prix Voltaire BBA 2006)
Kiki Picasso, graphiste, peintre et vidéaste, membre du collectif Un regard moderne
Maurice Rasjfus, co-fondateur de l'Observatoire des Libertés Publiques et du bulletin Que fait la police ?
Jacques Testart, biologiste et président de la Fondation Sciences citoyennes
La sélection
Liste à consulter dans son intégralité
La trentaine de candidats finalement retenus par l'équipe de sélection — composée de journalistes et militants des droits de l'homme — ont marqué l'année 2007 par leurs atteintes à la vie privée ou leur zèle à faire la promotion de politiques sécuritaires ou de technologies de surveillance.
On y trouve un certain nombre de multirécidivistes bien connus de nos services, comme les ministères de l'Intérieur (pour son hyperactivité en matière de vidéosurveillance), de la Santé (pour l'inénarrable DMP) et de l'Education (pour le très décrié fichier Base Elèves), mais aussi ceux de l'Immigration et de l'identité nationale (pour sa chasse aux sans-papiers et son fichier Eloi), ainsi que le ministère de la Culture (pour la constance avec laquelle il veut "fliquer" les internautes)...
On y trouve également deux grandes juridictions de l'Etat, dont le Conseil Constitutionnel (pour sa validation du principe de la "rétention de sûreté"), Denis Olivennes, PDG de la FNAC et auteur d'une "mission" sur le "piratage" (pour sa promotion du filtrage de l'internet et de la répression de type "antiterroriste" des internautes), des fabricants de drônes d'espionnage des populations, un hôpital qui veut ficher ses patients au moyen de bracelets électroniques, des hauts-fonctionnaires qui prônent la délation, une mairie (Neuilly Plaisance) qui introduit la biométrie en crèche, une autre (Asnières) pour fichage de ses électeurs en fonction de leurs origines ethniques...
Au rayon des nouveaux venus, plusieurs médias : l'émission "Envoyé Spécial" sur France 2, pour un reportage "embedded" mais surtout propagandiste sur l'expulsion des sans papiers, TF1 (pour "l'ensemble de son oeuvre"), et Google Inc. pour sa mise en place d'une véritable "big brotherisation" de la société ; et au rayon des nouveaux "terrains d'expérimentation" : l'université, avec un président qui prend son campus pour un laboratoire sécuritaire, et un consortium bancaire qui est parvenu à imposer aux étudiants son système Monéo.
Sont aussi nommés quelques collectifs et associations qui se sont élevés contre les technologies et politiques de contrôle sécuritaire. Ces candidats aux Prix Voltaire se sont distingués en matière de lutte contre la vidéosurveillance ou le fichage ADN, contre l'installation de systèmes biométriques à l'école, le "puçage" RFiD des animaux ou bien encore celui des patients, dans les hôpitaux.
Orwell Party
Rendez-vous (ou, plutôt, et si vous nous le permettez, "rendons-nous") à l'Orwell Party ce vendredi 21 mars 2008 pour les BBA 2007 :
19h : Les Écrans sécuritaires (*), projections de courts-métrages de fiction ou documentaires sur la montée en puissance de la société de surveillance
20h : défilé de mode sécuritaire du collectif Art is not dead [www.artisnotdead.fr)]
20h30 : 8e cérémonie des Big Brother Awards, édition 2007, retransmise en direct sur l'internet.
Lieu : Confluences (Maison des arts urbains) : 190 Bd de Charonne, 75020 Paris (M° Ph. Auguste/A. Dumas). Bar sur place. PLAF (participation libre aux frais) suggérée à l'entrée ou à la sortie. Avec Regarde à vue (régie vidéo, réalisation), Teleplaisance (streaming), les Danseuses de l'Est parisien (service d'ordre et de tranquillité) et tout l'équipe de Confluences.
(*) Au programme de cette projection :
« 39 » de François Grandjacques (2006. 1'59).
« Remonte tes chaussettes » de Niels Adde pour La Cause (2006. 3'32).
« Un réseau de résistance #3 » de Agathe Dreyfus & Christine Gabory pour "360° et même plus" (2007. 7'52).
« 30 » de François Grandjacques (2007. 1'30)
« Juda » de Niels Adde pour La Cause (2005. 12'14).
« Life 2.0 » de Manukéo (2007. 4'50)
« Lundi » de Charly Dupuis, Benjamin Choisnard et Pierre Gouëset. (2007. 1'36)
« Mardi » de Charly Dupuis, Benjamin Choisnard et Pierre Gouëset. (2008. 3'51)
« 29 » de François Grandjacques (2007. 2'57).
« NY, The Lost Civilization » de Dylan McNeil / Eden (1996. 18'06)
« La France brûle » de Marijane Miracle (2007. 3'18)
« Les éditions Jourgeuil » de Niels Adde pour La Cause (2006. 0'47)
« 46 » de François Grandjacques (2007. 1'02)
Suite à l'une des actions mensuelles du collectif des déboulonneurs de Paris (décembre 2006, dans le quartier de l'Hôtel de Ville), trois barbouilleurs (dont le père Noël) passent en procès vendredi prochain, 21 mars 2008. Ils sont poursuivis pour "avoir à Paris, le 23 décembre 2006, sans autorisation préalable, tracé des inscriptions, signes ou dessins, n'ayant entraîné qu'un dommage léger, au préjudice de la Société Avenir Decaux, les dites dégradations ayant été commises sur du mobilier urbain, en l'espèce des panneaux publicitaires". Ils risquent une peine de 3750 euros d'amende et de travail d'intérêt général. Le compte-rendu de cette action, ainsi que des photos et vidéos sont disponibles : [www.deboulonneurs.org]
L'audience aura lieu à 9h, 13ème chambre, TGI, Ile de la Cité, Paris.
Ce procès s'incrit logiquement dans un processus de désobéissance civile commencé il y a deux ans et demi, et qui vise la réduction des panneaux publicitaires et la refonte de la loi de 1979 sur l'affichage. Ce sera le huitième procès du collectif au niveau national, le septième ayant lieu la veille à Amiens.
Alors que la justice reconnait que "le risque environnemental, social et sanitaire" de l'affichage publicitaire est "sous-évalué", le silence des pouvoirs publics est toujours aussi assourdissant. Leur inertie face aux enjeux environnementaux et sociaux, à la privatisation rampante de l'espace public, aux lois bafouées, au non-respect des libertés individuelles, nous pousse à recourir à la désobéissance civile.
Nous demandons toujours qu'un débat puisse avoir lieu sur la place de l'affichage publicitaire dans notre société et demandons une refonte de la loi de 1979 l'encadrant que la taille maximale des affiches soit fixée à 50 x 70 cm, accompagnée d'une contrainte de densité et de la suppression des panneaux lumineux et animés.
Prochaines dates du collectif :
Jeudi 20 mars, Amiens : Procès
Vendredi 21 mars, Paris : Première instance du deuxième procès parisien
Mercredi 26 mars, Lille : 14ème action, rendez-vous à 12h15 en face de
« La Catho », 60, boulevard Vauban
Vendredi 28 mars, Paris : 25ème action, rendez-vous à 19h devant le
cirque d'hiver, métro Filles du calvaire (ligne 8)
Mercredi 9 avril, Lyon : Procès en appel
Collectif des Déboulonneurs
Encore des révélations sur les méthodes de spoliation de terres palestiniennes, dont Shalom Arshav avait déjà fait état dans un rapport en 2006, mais cette fois confirmées par des témoignages de colons sous serment
Les colonies de Cisjordanie ont agrandi leurs juridictions administratives en prenant le contrôle de terres palestiniennes privées et en les allouant à des colons. Ce que l'Administration civile qualifie elle-même de "vol" s'est déroulé de manière parfaitement planifiée, et sans aucune autorisation officielle.
Pour la première fois, cette méthode a été rendue publique à l'occasion du témoignage d'un habitant de la colonie de Kedoumim, Michael Lesence, lors d'une audience d'appel contre un ordre de l'Administration civile d'évacuer 3,5 ha de terres près d'un quartier de Kedoumim. Les registres officiels montrent que ces terres appartiennent à des Palestiniens du village de Kafr Qaddum.
L'avocat de Lesence a admis à l'audience que les terres en question étaient des biens palestiniens privés. Toutefois, Lesence en revendique la propriété au motif qu'il les cultive depuis plus de dix ans, après les avoir reçues en bonne et due forme, forme assortie d'un accord écrit, de la part des chefs du conseil municipal de Kedoumim.
Des représentants de l'Administration civile déclarent en revanche que Lesence n'a commencé à cultiver ces terres que depuis six mois. Les avocats Michael Sfard et Shlomi Zecharia, qui représentent les propriétaires palestiniens au nom de Yesh Din - Volontaires pour les droits de l'homme, soulignent que leurs clients ont continué à cultiver leurs terres, et que l'armée et les colons de Kedoumim leur en ont interdit l'accès.
Les habitants de Kedoumim ont affirmé devant le jury que les Palestiniens n'avaient aucun problème à accéder à leurs terres. Mais une visite de la zone révèle une situation bien différente : le garde posté près de la zone en question annonce « qu'il est interdit de laisser les Arabes » pénétrer sur les terres proches de ce quartier de Kedoumim. Quand les Palestiniens se sont approchés de ces terres à pied, une patrouille de l'armée est arrivée sur les lieux et les a évacués. Averti de l'existence de documents prouvant que les Palestiniens étaient bien propriétaires, l'officier a répondu : « Les documents ne m'intéressent pas. »
Cette méthode d'appropriation de terres s'est développée à Kedoumim et dans les colonies environnantes vers le milieu des années 90, après les accords d'Oslo, et continue jusqu'à ce jour.
Zeev Mushinsky, "coordinateur des terres" au conseil municipal de Kedoumim, a témoigné de la manière de faire : les employés du conseil municipal, Mushinsky dans ce cas précis, relevaient sur une carte les "terres abandonnée" autour des colonies, même si elles se situaient hors de leur juridiction, avec pour objectif de s'en emparer. Le conseil municipal "allouait" lesdites terres à des colons, qui signaient un document officiel selon lequel ils déclaraient n'avoir aucun droit de propriété, et que le conseil pouvait les évincer quand il le jugeait bon, avec à la clé des indemnités correspondant uniquement aux investissements effectués pour la culture de la terre.
Michael Bar-Neder, ancien responsable de la sécurité à Kedoumim, a reconnu sous serment que cette "allocation" de terre était suivie d'un effort d'agrandissement de la colonie. Selon lui, une fois que les colons s'étaient saisis des terres, une demande était envoyée au commandement militaire pour que la terre soit déclarée terre d'Etat, car selon cette loi, qui s'applique en Cisjordanie, quiconque ne cultive pas sa terre pendant trois ans renonce de fait à son droit de propriété [1].
Ha'aretz, 17 mars 2008
http://www.haaretz.com/hasen/spages...
Traduction : Gérard Eizenberg pour La Paix Maintenant
[1] Pour comprendre plus précisément ce mécanisme, qui utilise le droit ottoman, et plus généralement sur ce sujet, voir « Les terres volées aux Palestiniens : rapport de Shalom Arshav sur la construction des colonies sur des terres privées palestiniennes »
Après cinq ans de lutte acharnée pour dénoncer les effets désastreux de la répression du racolage et le sort qui est réservé aux prostituéEs migrantEs sans papiers en particulier étrangères, les conditions d'exercice de notre activité ne cessent de se dégrader, nous causant des préjudices matériels et physiques considérables.
La répression du racolage mène à l'invisibilité de la prostitution et les prostituéEs ayant cherché des endroits plus discrets où se prostituer se sont éloignées des structures de prévention. Cette nouvelle situation a rendu plus difficile la négociation du préservatif avec les clients dont les demandes pour des rapports non protégés se sont faites de plus en plus fréquentes.
Pour les prostituéEs étrangèrEs, le délit de racolage a essentiellement permis de contrôler la régularité de leur séjour et d'entraîner leur jugement et/ou leur éloignement. En outre, depuis 2003, certaines des prostituéEs étrangèrEs peuvent être éloignées du territoire alors même qu'elles sont en situation régulière.
La répression du racolage a en plus donné lieu à des comportements inacceptables de la part de certains fonctionnaires de police en portant atteinte aux droits des prostituéEs .
Face à une telle situation, qu'apporterait la pénalisation renforcée du client comme cela est actuellement envisagé par de nombreux partis politiques européens ?
Par cette position, ils entendent substituer à la sanction des « victimes » que seraient les prostituéEs celle des clients.
Les conséquences n'en seraient pas pour autant différentes.
L'exemple de la Suède montre bien que la pénalisation des clients, en interdisant indirectement la prostitution, a pour premières et principales victimes les prostituéEs, qui, certes dissimuléEs au regard des riverains, sont néanmoins exposéEs à de multiples dangers.
Ces assises permettront de donner la parole aux prostituéEs qui exercent leur activité en France mais aussi dans d'autres pays d'Europe.
Elles seront l'occasion de confronter les différentes façons d'appréhender la prostitution et leurs conséquences pour les prostituéEs, notamment étrangèrEs.
Un accent particulier sera mis sur l'accès aux droits des prostituéEs face aux effets néfastes actuels et prévisibles de la répression de la prostitution.
Rendez vous :
Vendredi 21 mars 2008 : Assises de la prostitution
9h30-16h ateliers et programmatique ; pour les prostitutéEs et leurs alliéEs Bourse du Travail - salle Léon Jouault - 67 rue de Turbigo Paris 3ème
17h conférence de presse à l'Assemblée Nationale Salle n°1 - 3 rue Aristide Briant 75007 Paris
Samedi 22 mars 2008 : 3ème marche de fierté - rassemblement à 13h place Pigalle à Paris
contact presse : Thierry Schaffauser 0669644673
Le 14 mars 2008. Un navire en provenance de République Démocratique du Congo (RDC), le Safmarine Aberdeen, vient de finir de décharger au port à bois de La Rochelle-La Pallice plusieurs centaines de grumes issues d'exploitations industrielles destructrices. Samedi denier, Greenpeace avait intercepté et marqué en pleine mer au large de Ouistreham le Huatuo également en provenance de RDC. Chaque semaine, une demi-douzaine de navires arrivent à La Rochelle, Caen, Nantes, Bordeaux ou Sète d'Afrique centrale, d'Amérique du sud ou d'Asie chargés de bois issus d'exploitations illégales ou non durables. Greenpeace appelle la France et l'Europe à adopter une législation qui interdise la commercialisation de bois issu de la destruction des forêts tropicales.
« La France continue d'accepter le bois issu du pillage des forêts. Le prix à payer pour le climat, la biodiversité et les hommes est considérable, déclare Grégoire Lejonc, chargé de campagne forêt à Greenpeace France. A cause de l'apathie des autorités françaises, tous les consommateurs européens sont ainsi rendus complices de crimes forestiers. C'est tout simplement inacceptable ! »
Le Safmarine Aberdeen transporte notamment du bois des sociétés forestières SIFORCO et SODEFOR qui font partie intégrante des multinationales européennes Danzer et Nordsüdtimber. En avril 2007, Greenpeace a publié un rapport accablant, détaillant la façon dont ces sociétés pillent les forêts africaines et dont les opérations forestières destructrices provoquent des conflits sociaux, des dommages environnementaux massifs et d'importantes pertes de revenus pour l'Etat congolais.
560 millions de m3 de produits bois (équivalent bois rond) sont importés par l'UE tous les ans. Près du quart des produits importés - y compris le papier – sont issus de zones où les activités forestières illégales sont largement répandues. Or, en matière d'importations de bois tropicaux, il n'existe aujourd'hui pas de législation qui permette à l'Europe de refuser la mise sur le marché de bois issu de la destruction des forêts tropicales.
Les gouvernements européens aiment à s'afficher à la pointe de la lutte contre les changements climatiques. Or, la déforestation est responsable de 20% du total mondial des émissions de gaz à effet de serre. Et l'exploitation non durable du bois est l'un des principaux vecteurs de la déforestation. L'Europe doit absolument participer avec les autres grands pays forestiers d'Afrique centrale et d'Amérique du Sud à la lutte contre ce fléau en adoptant une législation rigoureuse.
Chaque citoyen ou organisme attaché aux Droits humains est invité à interpeller directement les sponsors et partenaires français des JO à Pékin.
Selon l'appréciation qui vous semblera la plus efficace, vous pouvez leur demander :
de s'associer à une demande d'annulation pure et simple des JO de Pékin,
de cesser immédiatement leurs financements, fournitures et partenariats,
d'intervenir réellement pour les respects des Droits humains en Chine et au Tibet.
…en précisant que vous considérez que tout partenaire institutionnel ou privé de Jeux olympiques tenus dans une dictature totalitaire peut être considéré comme complice moral et même juridique de celle-ci, comme à l'époque des jeux olympiques de Berlin en 1936. (Une date symbolique à retenir : 24 mars 2008, allumage de la flamme olympique à Olympie, en Grèce, en vue de ces Jeux programmés à Pékin du 8 au 24 août.)
En raison de l'implantation de ces entreprises et sponsors dans chaque ville et région (Mac Donalds, EDF, Orange, groupe hôtelier Accor, Française des jeux…), il est possible d'y tenir spontanément des piquets d'interpellation. En cliquant sur le site du Comité national olympique français, [www.franceolympique.com] au lien “Partenariats”, on obtient la liste détaillée des sponsors et fournisseurs officiels, chaque logo renvoyant à leurs sites internet respectifs c'est à dire :
Partenaires internationaux
Coca Cola
Atos origin
General electric
Kodak
Lenovo
Manulife
MacDonalds
Omega
Panasonic
Samsung
Visa
Partenaires nationaux (France)
Adidas
EDF
Française des jeux
Publicis
Orange
Tarkett
Accor (c'est à dire entre autres : Sofitel, Pullman, Novotel, Mercure, Adagio, Ibis, Formule 1, Tickets restaurants, Club Med, groupe Lucien Barrière, Wagons lits..)
Fournisseurs officiels
Aristeia
Brossard
Elis
Haribo
Mennen
Prestataire officiel
DPPI
La situation des communautés zapatistes au Chiapas est de plus en plus difficile. En effet, l'offensive actuelle du gouvernement mexicain est, aux dires de nombreux observateurs, "sans précédent depuis 1995". Cette féroce répression menée contre les communautés zapatistes et leurs autorités autonomes laisse augurer un avenir sombre.
Le 16 décembre 2007, le sous-commandant insurgé Marcos déclarait : "Les signes annonciateurs de la guerre sont clairs. La guerre comme la peur a son odeur. Et aujourd'hui, on commence à respirer son odeur fétide sur nos terres."
Le jeudi 20 mars de 19 h 30 à 23 heures un menu avec entrée, plat et dessert - avec ou sans viande - sera proposé au prix de 8€La solidarité est plus que jamais nécessaire, venez nombreux à La Rôtisserie
4, rue Sainte-Marthe 75010 Paris M° Goncourt ou Belleville
Pour la huitième année consécutive, l'initiative Libre en Fête est relancée par l'April, et pour la première fois en partenariat avec la DUI (Délégation aux Usages de l'Internet). Autour du 21 mars, plus d'une centaine d'évènements auront lieu partout en France pour permettre au grand public de découvrir les Logiciels Libres, dans une dynamique conviviale et festive.
Depuis 2001, l'April invite les groupes d'utilisateurs de Logiciels Libres et associations de promotion de ces logiciels à organiser pour l'arrivée du printemps, des évènements de découverte à destination du grand public. Pour 2008, l'initiative est relancée pour la huitième année consécutive et pour la première fois organisée en partenariat avec la Délégation aux Usages de l'Internet.
« La Délégation aux Usages de l'Internet s'associe avec plaisir à Libre en Fête 2008. Les logiciels libres sont en effet à l'origine des créations majeures de l'Internet et contribuent aujourd'hui à la démocratisation de la culture numérique. Grâce aux outils de travail collaboratif, ils favorisent la création et le partage de ressources sur Internet. La Délégation invite l'ensemble des lieux d'accès public à l'Internet à participer à cet événement », a déclaré Bernard Benhamou, délégué aux usages de l'Internet auprès du Cabinet de la ministre de la Recherche et de l'Enseignement Supérieur. Grâce à ce partenariat, de nombreux espaces publics multimédias se sont joints aux groupes d'utilisateurs locaux pour l'organisation des évènements.
Les Logiciels Libres sont des logiciels que tout un chacun peut utiliser, étudier, copier, modifier et redistribuer. Au travers des évènements du Libre en Fête, le grand public est invité à découvrir tous les avantages de ces logiciels : des valeurs d'entraide et de coopération, un bien commun accessible à tous favorisant le partage des connaissances, une communauté vivante prête à aider les nouveaux venus.
Autour du 21 mars, plus d'une centaine d'évènements auront donc lieu dans 50 villes différentes de 14 régions françaises : ateliers de découverte, conférences, débats, install parties, projections, rencontres, etc. Le public découvrira ainsi des applications comme la suite bureautique OpenOffice.org, le navigateur Web Mozilla Firefox, le système d'exploitation GNU/Linux ou des projets tels que l'encyclopédie libre et collaborative Wikipédia.
« Avec la place toujours plus importante que prennent les technologies numériques dans nos vies quotidiennes, les Logiciels Libres sont devenus un véritable enjeu de société que Libre en Fête a pour objet d'amener à la portée de tous », précise Thomas Petazzoni, membre du conseil d'administration de l'April et de l'équipe de coordination de Libre en Fête 2008.
Référence
Site officiel du Libre en Fête 2008, [www.libre-en-fete.net]
Liste des évènements organisés dans le cadre du Libre en Fête 2008, [www.libre-en-fete.net]
Par exemple, la cyber-base de Pau propose au public plus de vingt ateliers sur des thèmes variés, tandis qu'à Alençon, l'association Ornix et le Bureau Information et Jeunesse organisent un samedi de découverte des Logiciels Libres, illustration de la coopération entre groupe d'utilisateurs et espaces publics numériques.
Annonce de la DUI invitant les espaces publics numériques à participer au Libre en Fête, [delegation.internet.gouv.fr]
Dès son arrivée au Ministère de la Justice, Rachida Dati a entendu mettre les moyens institutionnels de communication au service de sa propre image.
Le site intranet du ministère de la justice est à cet égard emblématique. Il est en effet difficile d'échapper aux multiples photographies de Madame Rachida Dati qui sont parfois mises en ligne de manière hâtive : c'est ainsi que ses services ont dû expurger un reportage-photo effectué à l'établissement pénitentiaire de Mézieu juste après le suicide d'un adolescent, car sur certains clichés la ministre apparaissait très souriante.
Le recrutement par la ministre d'une conseillère en communication, journaliste de formation, qui vient d'ailleurs de quitter son cabinet, illustre parfaitement la priorité donnée par Madame Dati à son image médiatique.
Le dernier exemple de cette dérive est l'organisation le jeudi 13 mars, en vue de célébrer la journée internationale des femmes du 8 mars, d'un déjeuner à la Chancellerie regroupant quelques 300 femmes ayant des fonctions hiérarchiques au sein de l'institution judiciaire. Il s'agit d'une invitation sans aucun motif professionnel, effectuée aux frais de l'Etat (comprenant évidemment les frais de transport), par un ministère qui n'est pourtant pas réputé pour ses moyens pléthoriques.
Nul ne doute que les photos seront belles...
Le Syndicat de la magistrature dénonce l'utilisation des moyens de l'Etat au service de l'image médiatique de la ministre de la Justice. Il demande que le site intranet du ministère retrouve sa fonction d'information institutionnelle.
Les ouvriers migrants du bâtiment qui construisent le « nouveau Pékin » sont régulièrement exploités : ils se voient refuser des salaires corrects et travaillent dans des conditions dangereuses, sans assurance contre les accidents ni accès à des services médicaux ou autres services sociaux, a déclaré Human Rights Watch dans un nouveau rapport publié aujourd'hui.
Le rapport de 61 pages, « One Year of My Blood » (« Un an de mon sang »), documente le non respect de la part du gouvernement chinois de ses multiples promesses de protéger les droits des ouvriers migrants du bâtiment, et aussi de mettre fin aux privations entraînées par la nature discriminatoire du système chinois d'enregistrement de résidence (« hukou »). Environ 1 million d'ouvriers migrants du bâtiment, venus d'autres régions de la Chine, représentent près de 90 pour cent de la main d'œuvre du bâtiment à Pékin. Ces travailleurs sont les bras qui permettent la réalisation des infrastructures et des installations sportives liées aux Jeux Olympiques. Les Jeux Olympiques de Pékin débuteront le 8 août 2008.
« Le gouvernement chinois se contente de parler mais ne fait rien quand il s'agit d'offrir une protection et des services sociaux convenables aux ouvriers migrants du bâtiment », a déclaré Sophie Richardson, Directrice plaidoyer pour l'Asie à Human Rights Watch. « Malgré des années de discours de la part du gouvernement, les employeurs continuent à tromper les ouvriers migrants du bâtiment sur leurs salaires durement gagnés. Et pour ce qui est des services sociaux élémentaires, le gouvernement fait encore de la discrimination à l'encontre des migrants ».
Le rapport de Human Rights Watch décrit en détail la façon dont les employeurs contraignent de façon systématique les migrants à travailler, les font attendre pour leur salaire parfois jusqu'à une année, puis leur offrent un paiement forfaitaire qui est considérablement inférieur au salaire convenu et au salaire minimumà Pékin. Certains employeurs refusent même de payer quoi que ce soit.
Un ouvrier a déclaré à Human Rights Watch :
« Depuis que je suis arrivé sur le chantier, j'ai travaillé tous les jours, je n'ai pas du tout d'argent et je n'ai jamais quitté [le chantier] pour me reposer ».
Un autre ouvrier migrant a expliqué qu'il ne recevait aucun salaire, en dépit d'un accord oral selon lequel ses sept mois de salaire lui seraient réglés entièrement à la fin du projet. L'ouvrier a déclaré à Human Rights Watch : « (Le représentant de la société) a dit l'argent n'est pas encore arrivé (ou) le patron n'est pas là, et ainsi de suite, des prétextes pour le retard ».
Le système chinois enregistrant les personnes à leur lieu de résidence, dit du hukou, conçu pour empêcher et contrôler l'afflux massif de populations rurales vers les villes chinoises, exclut les ouvriers migrants du bâtiment de Pékin d'avantages sociaux tels que les soins médicaux, qui sont seulement accessibles aux résidents urbains déclarés légalement.
Un travailleur migrant s'est vu exiger de présenter des copies d'une carte hukou de Pékin pour pouvoir remplir une demande d'indemnité pour des frais médicaux liés à un accident du travail. Il n'avait jamais eu de carte hukou de Pékin. Le travailleur a dit à Human Rights Watch : « Je me suis dit encore une fois, pour la protection légale on me claque la porte au nez ». De la même façon, d'autres travailleurs interrogés par Human Rights Watch ont expliqué qu'ils ne pouvaient pas déposer plainte contre leurs employeurs en cas d'infractions relatives aux salaires, parce qu'ils n'avaient pas de permis de résidence de Pékin.
Human Rights Watch a déclaré que les employeurs continuent à ignorer le droit du travail en toute impunité, et que les appels lancés par les dirigeants chinois pour protéger les travailleurs migrants sont contrecarrés par le système du hukou qui discrimine contre les travailleurs migrants. Au lieu d'abolir le système d'enregistrement de la résidence, le gouvernement a commencé à accorder aux ouvriers migrants des permis de résidence « temporaires », perpétuant ainsi un système discriminatoire.
« Si le gouvernement chinois veut réellement protéger les droits des travailleurs migrants, il devrait commencer par abandonner le système du hukou », a affirmé Richardson. « Cela permettrait déjà plus facilement aux travailleurs de déposer plainte et aux autorités de poursuivre les employeurs qui violent le droit du travail. »
La Chine est un Etat partie au Pacte international relatif aux droits sociaux, économiques et culturels, et à ce titre elle s'est engagée à garantir à ses travailleurs des conditions de travail justes et favorables, y compris un salaire équitable, la sécurité et l'hygiène du travail et une limitation raisonnable de la durée du travail. En dépit de ces obligations et de règles similaires dans le droit chinois, l'enquête de Human Rights Watch a révélé de nombreux abus, tels que :
Refus d'un paiement mensuel régulier de salaire. Les employeurs méprisent systématiquement l'Article 50 du Droit du travail, qui stipule que les salaires doivent être payés mensuellement, en offrant des paiements forfaitaires annuels, privant gravement les travailleurs migrants et leurs familles d'une sécurité tout au long de l'année.
Non-paiement de salaires ou salaires incomplets. Les employeurs paient fréquemment les travailleurs au-dessous du salaire minimum, et certains employeurs ne paient pas du tout leurs ouvriers. Un groupe de travailleurs a dit à Human Rights Watch que leur employeur refusait de les payer pour un travail effectué entre avril 2006 et novembre 2006. En mars 2007, les travailleurs n'avaient toujours pas été payés.
Les employeurs refusent aussi systématiquement aux ouvriers migrants du bâtiment des contrats établis en bonne et due forme, une assurance accident du travail et médicale, et ils exposent les travailleurs aux maladies et aux dommages corporels du fait de conditions de travail dangereuses.
Et comme si cela ne suffisait pas, un système gouvernemental dysfonctionnel de dédommagement empêche les travailleurs de revendiquer leurs droits protégés légalement, et ceux qui protestent s'exposent à des menaces de violences parfois mortelles. En juillet 2007, des malfaiteurs recrutés comme briseurs de grève ont assassiné un ouvrier migrant du bâtiment sur un chantier dans la province de Guangdong où les ouvriers en grève n'avaient pas été payés depuis des mois.
« Il est inacceptable que des travailleurs risquent leur vie ou bien d'être blessés simplement pour avoir fait valoir leur droit à des salaires équitables payés avec ponctualité et intégralement », a affirmé Richardson. « De nouveaux discours creux du gouvernement ne pourraient que susciter davantage de risques, de blessures et de morts », a insisté Richardson.
Les Jeux Olympiques 2008 ont certainement contribué à stimuler l'essor de la construction dans la ville. Le Comité International Olympique (CIO), qui a sélectionné Pékin pour accueillir les Jeux, devrait obtenir l'assurance écrite et de source indépendante que tous les ouvriers employés sur les chantiers de construction des sites olympiques sont payés convenablement et en accord avec la loi, dans un environnement de travail sûr, et qu'ils sont protégés contre d'autres abus liés au travail. La nécessité de cette assurance écrite est particulièrement urgente depuis qu'en janvier 2008 le gouvernement chinois a reconnu que six ouvriers avaient trouvé la mort dans des accidents du travail sur les installations olympiques au cours des trois dernières années.
En janvier 2006, les autorités de la ville de Pékin ont annoncé qu'elles avaient sanctionné pour refus de paiement de salaires 12 entreprises non identifiées engagées pour la construction de projets liés aux Jeux Olympiques. Si Human Rights Watch n'a obtenu aucune information spécifique au sujet des sites olympiques, les abus constants dont il est fait état dans d'autres chantiers de construction à Pékin devraient soulever des inquiétudes relatives à l'exploitation sur tous les chantiers de construction, dont ceux des installations olympiques.
« Si le mouvement olympique est réellement fier de son dévouement aux principes éthiques universels fondamentaux, alors le Comité International Olympique doit garantir que les ouvriers qui aident à construire les sites olympiques de Pékin sont au moins traités équitablement et en accord avec le droit chinois, ainsi qu'avec les règles internationales des droits humains fondamentaux que la Chine a adoptées et promis à ses citoyens de respecter », a ajouté Richardson.
Sélection de témoignages de travailleurs migrants chinois interrogés pour le rapport« Cela fait plus de 10 ans que je suis un ouvrier migrant, et aucun de mes employeurs ne nous a jamais fourni une assurance ». —Un ouvrier migrant du bâtiment basé à Pékin et interrogé par Human Rights Watch (identité non divulguée), janvier - mars 2007.
« Chaque jour [l'horaire de travail] était différent, il n'y avait pas [d'horaire] de travail fixe, que ce soit le jour ou tard le soir, c'était toujours l'heure de travailler, [et] parfois au milieu de la nuit quand on dormait, il fallait se lever [et travailler] ». —Un second ouvrier migrant du bâtiment basé à Pékin et interrogé par Human Rights Watch (identité non divulguée), janvier - mars 2007.
« [Nous] les ouvriers on se retrouvait avec moins de 20 Yuan (2,67 US$) par jour, et en plus de ça on nous enlevait huit Yuan (1,07 US$) par jour pour les frais de séjour ; comment les ouvriers sont-ils censés survivre [avec des salaires si bas] ? » —Un troisième ouvrier migrant du bâtiment basé à Pékin et interrogé par Human Rights Watch (identité non divulguée), janvier - mars 2007.
Ce mardi 11 mars, Arte diffusait à 21 heures, le documentaire "Le monde selon Monsanto" de Marie-Monique Robin. A l'heure ou l'on débat du projet de loi sur les OGM en France, ce documentaire apporte un éclairage instructif sur les pratiques douteuses de la firme. Pour Greenpeace, nous pouvons tous contribuer à construire un monde libéré de la mainmise de Monsanto.
Monsanto n'est autre que l'entreprise associée à la production du tristement célèbre Agent Orange, arme chimique utilisée pendant la guerre du Vietnam. Monsanto est aussi impliquée dans la production des redoutables substances toxiques, dénommées PCB. Le documentaire de Marie-Monique Robin démontre que la firme n'ignorait rien des effets toxiques de ce type de produits mais a choisi de « ne pas perdre un dollar » en les révélant.
Qu'il s'agisse de l'alimentation, de l'alimentation des animaux d'élevage ou encore de la fabrication des semences, on retrouve Monsanto à tous les niveaux de pouvoir. A la Maison Blanche, un ancien avocat de Monsanto est passé par la US Food and Drug Administration (FDA). Bon nombre de décisions cruciales pour autoriser des aliments et des plantes transgéniques ont alors été prises. Après quoi, Monsanto a tout bonnement récupéré son homme de loi...
Aux Etats-Unis, la collusion entre Monsanto et le pouvoir a permis de faire adopter les organismes génétiquement modifiés (OGM) sans la mise en place de contrôles adéquats, sans prévoir d'étiquetage à l'intention des consommateurs et ce, en dépit des doutes quant à leur inoccuité. Monsanto a le bras si long qu'elle est parvenue dans les années 1990 à pousser la Food & Drug Administration à négliger les avertissements de ses propres scientifiques.
Monsanto a récemment consolidé sa mauvaise réputation en assurant la promotion d'hormones de croissance produites via des manipulations génétiques, les rBGH, vendues aux Etats-Unis sous la dénomination de Posilac. Monsanto prétend que ce produit, utilisé pour « améliorer » la production laitière bénéficie aux consommateurs. Les rBGH sont pourtant interdites en Europe et au Canada où leur nocivité a été officiellement établie. Plutôt que d'informer les consommateurs US, Monsanto attaque les marques de lait étiquetant leurs produits comme rBGH free !
Monsanto n'a certainement pas le monopole de ces pratiques douteuses mais ce qui la distingue des autres multinationales, c'est sa détermination à contrôler toute la chaîne alimentaire. Ces dix dernières années, Monsanto a racheté 50 producteurs de semences. Le contrôle de Monsanto est total et s'exerce entre autres par le biais des brevets. Une fois entrés dans le système Monsanto, les agriculteurs ne sont plus autorisés à produire des semences après une culture OGM. Monsanto a créé pour cela une police des gènes pour s'assurer qu'aucun agriculteur ne la double. Son culot étant sans limite, des agriculteurs ont été traînés devant les tribunaux après avoir vu leurs champs fortuitement contaminés par des OGM.
Dans son documentaire, Marie-Domique Robin démontre à quel point l'influence de Monsanto dépasse les Etats-Unis. Des cultivateurs de coton en Inde croulent sous les dettes après avoir opté pour du coton Bt de Monsanto. Au Paraguay, une famille d'agriculteurs vit un enfer depuis que toutes les exploitations environnantes sont passées à la culture de soja transgénique Monsanto.
Très instructif est sans doute le refus de Monsanto de s'entretenir avec la réalisatrice indépendante se retranchant derrière un document (NDLR : Une promesse faite au monde), publié sur leur site et vantant les « mérites » de ses produits. Greenpeace a publié un document démontrant qu'il s'agit plutôt de « pêchés capitaux ». Consultez ce rapport : Monsanto's 7 Deadly Sins
Pour Greenpeace, ce documentaire plaide en faveur d'un monde libéré de la mainmise de Monsanto sur la chaîne alimentaire. Nous pouvons tous contribuer à cet objectif.
A voir sur ARTE le 11 Mars 2008, à 21 heures
Le DVD (en français, anglais ou espagnol) sur www.arte-boutique.fr.
Le livre Le Monde selon Monsanto est édité aux Editions de la Découverte.
Un site interassociatif afin que le monde de Monsanto ne devienne jamais le notre : www.combat-monsanto.org
La section française de l'OIP informe des faits suivants :
M.G. est en détention provisoire depuis décembre 2006. Cette situation a entraîné le placement de ses deux filles, âgées de 11 et 16 ans dans une famille d'accueil, ainsi que la perte des droits sociaux et du logement dont bénéficiait la famille, faute d'avoir pu renouveler son titre de séjour. Gravement malade, elle vient, en février, de se voir refuser pour la troisième fois une remise en liberté pour raison médicale.
Le 21 décembre 2006, M.G., sénégalaise de 45 ans, mère de deux enfants mineurs, est incarcérée en détention provisoire à la maison d'arrêt des femmes de Fleury-Mérogis (Essonne) puis à Fresnes (Val-de-Marne). Elle est soupçonnée d'être mêlée à une affaire de stupéfiants, délit pour lequel elle a déjà été condamnée en 2002. Après cette première incarcération, la famille s'était stabilisée. M.G. bénéficiait d'une autorisation de séjour pour soins, de l'aide au logement, des allocations familiales et de l'allocation adulte handicapé. Ses deux filles, âgées de 11 et 16 ans, étaient scolarisées et l'aînée avait décroché une bourse au mérite pour être interne, au vu de ses résultats scolaires brillants.
Suite à l'incarcération de leur mère, les deux filles ont pu rester chez elles dans un premier temps, prises en charge par une personne de leur famille, puis par « un tiers digne de confiance ». En décembre 2007, elles ont cependant dû être placées dans une famille d'accueil, car le loyer du logement ne pouvait plus être réglé, faute d'allocations. Celles-ci dépendaient en effet du titre de séjour de la mère. Or, il était arrivé à expiration au tout début de son incarcération et les demandes d'autorisation de sortie sous escorte pour que M.G. puisse se rendre à la préfecture afin de le faire renouveler étaient refusées par le juge. Celui-ci a finalement accepté en juillet 2007 qu'elle dépêche un mandataire.
Il a fallu encore deux mois pour que la préfecture accepte de remettre le titre de séjour et qu'une procédure de renouvellement soit lancée. Entre-temps, sans titre de séjour valable, M.G a vu les aides sociales dont bénéficiait la famille suspendues les unes après les autres. Le 14 décembre 2007, lorsqu'elle apprend que le juge des enfants a décidé le placement de ses filles, M.G. tente de se suicider. Elle est emmenée à l'hôpital pénitentiaire de Fresnes où elle fait une seconde tentative. Les enfants ont également de plus en plus de mal à supporter cette situation, et notamment la fille aînée. Ses résultats scolaires baissent, le proviseur doit mettre en place un soutien scolaire. Les contraintes liées au placement des enfants rendent en outre les visites à la prison plus difficiles : la famille d'accueil doit assurer l'accompagnement hebdomadaire au parloir, alors qu'ils habitent à 30 km de Fresnes et qu'ils gardent d'autres enfants.
Au fil des mois, l'état de santé de M.G. s'est en outre dégradé, au point de nécessiter plusieurs hospitalisations à l'hôpital pénitentiaire de Fresnes, puis en septembre 2007 en urgence à l'hôpital du Kremlin-Bicêtre pour une dizaine de jours, en proie à de violentes douleurs. En janvier 2008, la maladie redevient active. Une médication agressive lui est administrée. Elle est à nouveau hospitalisée au début du mois de février.
Trois demandes de remise en liberté ont été refusées au motif qu'il existe un « risque de réitération du délit ». L'instruction est close depuis le mois de décembre. Selon l'avocat de M.G, il n'y a aucun élément nouveau depuis la confrontation du mois de juin 2007. La date du procès n'est toujours pas connue.
L'OIP rappelle :
l'article 137 du Code de procédure pénale : « La personne mise en examen, présumée innocente, reste libre. Toutefois, en raison des nécessités de l'instruction ou à titre de mesure de sûreté, elle peut être astreinte à une ou plusieurs obligations du contrôle judiciaire. Lorsque celles-ci se révèlent insuffisantes au regard de ces objectifs, elle peut, à titre exceptionnel, être placée en détention provisoire ».
la Recommandation R (80) 11 relative à la détention provisoire » du Conseil des ministres du Conseil de l'Europe de 1980, en particulier en ce qui concerne les principes généraux suivants : « Étant présumé innocent tant que la preuve de sa culpabilité n'a pas été établie, aucun prévenu ne doit être placé en détention provisoire, à moins que les circonstances ne rendent cette détention strictement nécessaire. La détention provisoire doit ainsi être considérée comme une mesure exceptionnelle et ne jamais être obligatoire ni utilisée à des fins punitives ».
le rapport du Comité européen de prévention de la torture (CPT), suite à sa visite en France en 2003, qui en appelle « aux autorités françaises pour qu'elles s'inspirent [...] de la Recommandation R(80) ».
Le samedi 15 mars sera la 12e Journée Internationale Contre les Violences Policières. À cette occasion, le CAR (Collectif Anti Répression) organise tout au long de la semaine différents événements : projections, débats, concerts. La semaine se terminera par une manifestation contre la répression le samedi 15.
Face aux nouvelles formes de répression et de contrôle social, le Collectif Anti Répression s'est donner 3 objectifs :
réfléchir aux nouvelles techniques ( vidéo-surveillance, fichiers ADN, peines plancher, drone, tazers, justice expéditive axée sur la délinquance, criminalisation des mouvements sociaux.....)
informer au travers de projections débats conférences
soutenir les victimes de la répression des mouvements sociaux
Parce que connaître et contrôler les forces répressives est l'affaire de tous. Un système qui se prétend légitime n'a pas besoin des moyens des pires régimes pour se faire accepter.
LUNDI 10 MARS Projection de " Hidden Agenda" sur le conflit en Irlande du nord, 18H AMPHI G FAC DE DROIT
MARDI 11 MARS Projection-débat sur l'idéologie sécuritaire, "Braves gens, n'ayez plus peur", 18H AMPHI G FAC DE DROIT
MERCREDI 12 MARS Discussion-projection sur les violences policières du 27/11/2008 au rectorat de Nantes, 18H AMPHI G FAC DE DROIT
JEUDI 13 MARS Bouffe de soutien au C.A.R. à prix libre dés 19h30 puis concert de Vents d'ale à B17 (17 rue Paul Bellamy seconde cour à gauche)
VENDREDI 14 MARS Expo-photo l'après-midi sur la place du Commerce et le soir projection sur l'enfermement en soutien à un journal anti-carcéral à B17
SAMEDI 15 MARS MANIFESTATION ANTI RÉPRESSION RDV 14H30 PLACE ROYALE
"Le conflit se poursuit dans l'Oaxaca", conclut de manière accablante la Commission internationale d'observation (CCIODH) qui s'est rendue récemment dans cet État du sud du Mexique. Il est évident pour tout le monde que le conflit continue d'exister dans l'Oaxaca et qu'il est toujours aussi aigu, comme le montre le fait que pas une semaine ne s'écoule sans que les rues d'une ville quelconque de cet État ne soient occupées par des groupes nombreux de manifestants. Bien sûr qu'il est aigu, comme le montre le fait que pas une semaine ne s'écoule sans que n'aient lieu des affrontements portant sur le contrôle d'établissements scolaires. Et bien évidemment que ce conflit persiste, comme le montrent les manifestations publiques de rejet d'Ulises Ruiz et des fonctionnaires de son gouvernement, manifestations de rejet total qui sont constantes en divers lieux de l'État d'Oaxaca.
Cependant, si ce conflit reste aigu, c'est aussi parce que la répression brutale et systématique qui continue de plonger dans le deuil les familles oaxaquègnes est incessante. L'Oaxaca est aux prises avec une guerre sourde, silencieuse, souterraine, livrée contre les peuples et les organisations qui poursuivent leur lutte pour réclamer leurs droits. La mission d'observation de la CCIODH constate que la violation des droits humains fondamentaux y atteint des proportions extrêmement graves et que la responsabilité d'une telle situation échoit aussi bien au gouvernement de l'État d'Oaxaca qu'au régime présidé par Felipe Calderón.
Au cours des derniers mois, on a pu constater une recrudescence des actes de violence exercés contre des opposants du mouvement social. À San Pedro Yosotatu, en pleine célébration des fêtes de Noël, le représentant mixtèque Plácido López a été assassiné ; dans la région chatina, c'est le dirigeant indigène Lauro Juárez qui a été enlevé et qui a disparu, tandis que dans le village zapotèque de San Blas Atempa c'est l'opposant Rosalino Díaz qui a été enlevé, son cadavre découvert le lendemain avec d'évidents signes de torture. Dans les derniers jours, on assiste également à une augmentation de l'acharnement contre la commune autonome de San Juan Copala, tandis que la mort "dans d'étranges circonstances" de dissidents ne cesse de se répéter, comme c'est le cas pour le maire de Huayapan, membre du Front de la cordillère nord, ou pour cinq professeurs de Salina Cruz, parmi lesquels on trouvait le fils du célèbre dirigeant enseignant d'Oaxaca Erangelio Mendoza.
On a pu aussi constater dans les derniers jours une augmentation des arrestations d'opposants, comme celle du mandataire chinantèque Pedro Sánchez Antonio, emprisonné sous l'accusation de délits qu'il n'a pas commis. Remarquons cependant que cette vague répressive n'est pas uniquement le fait des caciques du PRI et de diverses polices de l'Oaxaca. Le 7 février dernier, plusieurs membres de l'AFI ont arrêté Luis Fernando Canseco, dirigeant enseignant bien connu, ainsi que Dora Ávila, activiste réputée qui a longuement combattu pour la défense des droits de la femme indigène. Accusés tous deux d'attaques de voies de communication générales, leur crime se réduit en réalité à avoir pris la parole dans un rassemblement de citoyens qui manifestaient contre les agissements criminels du gouverneur tyran.
Dans l'Oaxaca, l'exercice des droits inscrits dans la Constitution n'est qu'un délit pur et simple, "l'État de droit" ne constituant qu'une farce sanglante et coûteuse. Si le conflit en cours se poursuit dans l'Oaxaca, c'est parce que aucune solution n'a été apportée aux causes qui l'ont déclenché ; c'est parce que continue de régner l'impunité qui autorise les nervis et autres pistoleros à se promener tranquillement ou des chefs de la police à "s'exiler" sans encourir de châtiment à Cancún ou à Mexico. Le conflit persiste parce que des dizaines de prisonniers politiques continuent de pourrir en prison, qui font l'objet de jugements partiaux truffés d'irrégularités aberrantes. Le conflit persiste dans l'Oaxaca parce que la majorité de la population est plongée dans la misère et est la cible de violence tandis que quelques rares privilégiés, fonctionnaires du gouvernement et leurs associés chefs d'entreprise, font des affaires juteuses. Si le conflit existe dans l'Oaxaca et ne tarde jamais à ressurgir, c'est parce que tant de morts silencieuses, tant de guerre cachée, tant d'abus, de griefs et tant de crimes impunis ne peuvent demeurer indéfiniment. Ils ne doivent pas se perpétuer.
Carlos Beas Torres de l'Union des communautés indigènes de la zone nord de l'Isthme (UCIZONI)
Traduit par Ángel Caído.
Reporters sans frontières lance la première Journée internationale pour la liberté d'expression sur Internet sous le patronage de l'Unesco, le 12 mars prochain. A cette occasion, l'organisation renouvelle son opération “24h contre la censure”et appelle les internautes à se mobiliser sur le site www.rsf.org.
Actuellement, 63 cyberdissidents sont derrière les barreaux pour avoir usé de leur droit à la liberté d'expression sur le Web. La Chine reste la plus grande prison pour les journalistes en ligne et les blogueurs.
Pour dénoncer la censure exercée par les gouvernements et réclamer plus de libertés sur Internet, Reporters sans frontières appelle à manifester dans neuf pays ennemis du Net. Durant 24 heures, du mercredi 12 mars à 11h jusqu'au jeudi 13 mars à 11h (heure de Paris), les internautes pourront créer un avatar, choisir le message de leur banderole et prendre part à l'une des cybermanifestations qui auront lieu en Birmanie, Chine, Corée du Nord, Cuba, Egypte, Erythrée, Tunisie, Turkménistan et Viêt-nam.
L'organisation publiera également sa nouvelle liste des “ennemis d'Internet” et rendra publique une version mise à jour du Guide du cyberdissident.
Lors de la première édition des “24 heures contre la censure”, près de 40 000 internautes s'étaient mobilisés en faisant évoluer la carte des “trous noirs du Web”. Aujourd'hui, nous pouvons encore peser sur les autorités qui musellent ce qui devrait être un libre lieu d'échange, et faire à nouveau de cette opération un succès !
L'opération a été conçue et réalisée par l'agence Saatchi & Saatchi. Une campagne de promotion est déclinée pour le Web, appelant toute la communauté des Internautes à se mobiliser au cours de ces 24 heures. Tous les médias, les sites et les blogs qui souhaitent s'associer à cette opération sont invités à prendre contact avec Lilia Bouhdjar : 01 44 83 84 56 .
Nouveau numéro. Si vous ne le trouvez pas dans votre lavomatic préféré vous pouvez toujours le commander à rebetiko chez riseup.net.
Feu sur l'identité. Martinique. Hooligans. Masques. Avortement. Informatique. Libération.

Feu sur l'identité !
Imaginez quelqu'un qui, par souci maladif de définir qui il est, finirait par se confondre avec ses papiers d'identité. Sans que l'on puisse dire si cela prend plusieurs années ou un seul instant, son visage se fige dans une photographie normalisée où il n'a pas le droit de sourire, son histoire se réduit à quelques renseignements administratifs et à un numéro d'identification, le tout sous visa préfectoral. Et bien cet être aplati et plastifié pourrait se targuer d'avoir vraiment éprouvé ce que c'est que l'identité : une opération de cryogénisation, qui glace ce qui est vivant pour le maintenir identiqque pour toujours. L'identité ça se vend débitée en tranche sous emballage plastique.
Et pourtant, il y a au départ une belle promesse : on entrevoit quelque chose à partager dans le fait d'être Français, Occitan, anarchiste, hooligan, femme, ouvrier. De la communauté, un langage pour échanger, une place d'où penser le monde. Et puis, à mesure que cet élan s'enterre lui-même dans une posture identitaire, ce qu'il y aurait à échanger devient lamentablement creux. Un pedigree, des couleurs, une règle de droit, quelques idées tellement ânonnées qu'on en a perdu l'intelligence, des codes vestimentaires : voilà les misérables signes de ralliement des identités.
Une entité qui se fige, qui s'enferme dans ses propres frontières, et qui se vide elle-même de sa puissance, c'est l'objet rêvé de tout gouvernement. Identifier, circonscire, agencer des cases : le b.a.-ba de la gestion. Que les identités s'entremêlent et se décomposent, on a là le signe que la situation devient ingouvernable.
Parmi toutes, l'identité idéale, celle qui se place elle-même sous la férule des autorités, c'est l'identité nationale, qui ne dit souvent rien d'autre que "tous unis derrière le gouvernement". ce n'est pas pour rien si au moment même où il entend en finir avec le compromis historique de la Libération, Sarkozy fait appel à la même vieille rengaine qui avait servi à ficeler le pacte communisto-gaulliste.
L'identité est une crispation, un asssèchement qui menace partout où se fondent des attachements collectifs. Déjouer ce travers passe par une certaine disposition au jeu, à se remettre en jeu. Carnaval, travestissement : le masque renvoie les identités à leur bouffonerie, dégonfle leur fatuité en ne les prenant pas au sérieux. Métamorphose : disparaître-apparaître sous de nouveaux traits, pas seulement se dissimuler, mais investir vraiment plusieurs formes.
"Les invisibles ont repris leurs visages" déclarent depuis la Grèce insurgée de décembre 2009 les Koukouloforos - littéralement les encapuchonnés. Un visage est ce paradoxe entre la constance d'une image et ce qui sans arrêt la masque, l'affecte, la trouble - ses expressions. On est bien loin des figures taillées au scalpel pour que jamais elles ne changent. Un visage c'est, pour nous qui avons été ballotés entre la quiétude des figements et les irruptions nihilistes sans suites, la perspective d'un regard qui se projette plus loin que notre présent, d'un sens donné au monde et d'attachements partageables. Quelque chose qui engage plus qu'une cagoule que l'on pourrait mettre et enlever à loisir. Trouver nos visages, quitte à la façonner nous-mêmes, c'est déployer des imaginaires, c'est faire feu sur l'identité !
Le procès aura lieu vendredi 12 mars à 9h au TGI de Paris (chambre 13B).
Le collectif, fondé en 2005, a pour objectifs de faire modifier la loi de 1979 sur l'affichage publicitaire, d'imposer un format de 50X70 pour les publicités (format de l'affichage associatif) et de faire surgir un vrai débat national sur la place de la publicité dans la société.
Ils ont déjà eu douze procès en France (dont un pour refus de prélèvement d'ADN) ; le procès du 12 mars sera leur troisième à Paris et concernera une action de barbouillage qui a eu lieu en janvier 2008 sur les Champs-Elysées. Cinq panneaux furent alors neutralisés. Sur les huit participants, seuls deux ont été arrêtés. Les six autres se présenteront au procès comme comparants volontaires.
Ivan Gradis, après avoir rappelé que le procès n'était pas un objectif en soi, déclare : « les procureurs disent que nous instrumentalisons la justice ». Il ajoute que « grosso-modo les juges ont compris qui nous sommes et ce que nous voulons » et dit être « satisfait des décisions de justice ». En effet, celle-ci s'est jusqu'à présent montrée bien plus clémente avec les Déboulonneurs qu'avec d'autres mouvements de désobéissance civile. Il conclu : « la première relaxe sera un vrai signal de départ pour les politiques ». Gradis est celui qui risque le plus : à cause de la loi du 10 août 2007 instaurant les peines planchers, en tant que récidiviste, il risque deux ans de prison. Cinq des comparants volontaires sont dans le même cas, mais ces comparutions sont en général refusées par les tribunaux.
Le collectif a parfois été condamné à verser des dommages et intérêts aux afficheurs, mais ceux-ci ne les ont jamais exigés car, comme le dit Gradis « ce sont des délinquants ». En effet, les panneaux barbouillés étant le plus souvent illégaux [1], les entreprises préfèrent faire profil bas et, si elles se constituent partie civile, c'est uniquement pour que le nettoyage soit remboursé par les assurances. Nicolas Hervé ajoute qu'une fois Decaux a envoyé une facture de 7900 euros ... datée d'un mois avant l'action !
« Des banderilles dans le cuir du paysage »C'est ainsi que Gradis qualifie les pré-enseignes dérogatoires posées à l'entrée des villes. Elles sont autorisées par la loi de 1979, loi faite par et pour les afficheurs, que veulent faire modifier les Déboulonneurs. L'objectif, pour Nicolas Hervé, est de « s'adresser aux politiques qui ne jouent pas leur rôle dans ce débat de société, quelle que soit leur couleur politique et leur échelon. » Les questions liées au paysage, entre autres, n'ont pas été abordées lors du Grenelle. Le ministère a donc mis en place le Conseil national du paysage, dans le but de réformer la loi de 1979. Les associations ont fait des propositions, se sont impliquées dans ce processus ; mais le ministère avait un projet dans ses cartons depuis trois ans. La loi est adaptable localement grâce aux RLP (Règlement locaux de publicité). Ce dispositif permet en fait aux afficheurs de contourner la loi et ainsi de faire pire localement.
A Paris, s'il n'y avait pas de RLP, il y aurait beaucoup moins de publicités. Cela n'a pas empêché les afficheurs de l'attaquer sur la forme. Voté en 2007, ce règlement attend toujours la signature de Bertrand Delanoë. S'il le fait, les afficheurs attaquent à nouveau pour un autre vice de forme.
Les discussions ont été lancées en 2001 et ont été bloquées pendant deux ans pour négocier les Vélib'. Conclusion : la publicité payait les Vélib' et le RLP était soi-disant plus restrictif ; une merveilleuse campagne de communication pour l'Hôtel de ville à l'approche des élections.
JC Decaux, « l'afficheur qui rend le sourire à votre ville »... et à votre législation ?Le seul point positif des amendements votés au Sénat : la suppression des pré-enseignes dérogatoires à l'entrée des villes.
Jusqu'à présent les préfets et les maires ont le pouvoir de faire démonter les panneaux illégaux. Moins sensibles aux pressions et mieux connaisseurs de la chose juridique, c'étaient plutôt les premiers qui usaient de ce pouvoir. Le ministère veut le leur supprimer. Par contre, il va autoriser les énormes bâches sur les immeubles en rénovation (pour payer les travaux dans le cas des monuments historiques ?).
Pour la suppression de la pub dans une zone de cent mètres près des écoles, Jouanno a donné son feu vert. Le Sénat a décidé de laisser ce point à l'appréciation des maires (ce qui ne change rien à la loi actuellement en vigueur).
JC Decaux doit affronter une procédure judiciaire au sujet de panneaux implantés près de l'aéroport de Roissy (c'est illégal ainsi que près des gares). Quand on commet un acte illégal et qu'on respecte la République (au point d'être un proche du chef de l'Etat), l'idéal est de faire changer la loi. Decaux va être exaucé et la pub près des aéroports et des gares autorisée.
Au sujet des nouvelles technologies, les associations ont fait savoir qu'il serait bien d'en discuter avant leur implantation. Une concertation est promise depuis un an par le Ministère. Le Gouvernement refuse qu'une quelconque restriction soit votée par le Législateur parce qu'« une concertation est en cours ». Mais personne ne voit rien venir ...
Alexandre Baret, qui est un de ceux qui portent le mouvement anti-pub à bout de bras, déclare : « nous sommes légitimes, le contexte nous impose de désobéir ; à côté de la liberté d'expression, nous voulons faire reconnaître la liberté de (non) réception ».
Pour Arthur Lutz, un des deux prévenus, Jouanno est convoquée comme témoin en raison de toutes les promesses qu'elle a faites et qui sont restées lettre morte. Le Ministère n'aurait pas apprécié cette convocation et la ministre ne viendra probablement pas, « mais qu'elle vienne ou pas, il faudrait qu'elle réponde à la lettre ouverte » [2]. Les anti-pub n'excluent pas de convoquer la ministre lors d'un autre procès ou d'autres personnalités comme Delanoë. Parmi les autres témoins, on peut citer Edgar Morin, qui ne sera malheureusement pas présent. Les Déboulonneurs sont aussi soutenus par le professeur en sciences de l'éducation Philippe Meirieu (qui est aussi tête de liste Europe écologie en Rhône Alpes [3">[rhone-alpes.regions-europe-e...'>3] ]).
La conférence de presse se termine sur la constatation que le rôle de la justice est non-seulement de punir mais aussi de faire peur et qu'elle n'est qu'une question de rapport de forces à l'instant T. Gradis, qui risque la prison, cite HD Thoreau : « la place d'un militant peut être en prison à un moment donné ». Alors que nous sommes le lendemain de la journée des femmes, il répond au fait qu'il n'y a que des hommes à la tribune en disant que le mouvement est assez paritaire mais que la police refuse en général d'arrêter les femmes.
Gachet, HNS-info
[1] Selon l'association Paysages de France, entre un tiers et la moitié des panneaux publicitaires seraient illégaux
[2] Publiée sur Rue 89
Nous avons appris hier l'arrestation de Jamal Saberi, militant du Parti Communiste-Ouvrier d'Iran, par la police de l'immigration au Japon et les menaces d'une expulsion prochaine vers l'Iran. Il va sans dire que la liberté si ce n'est la vie de Jamal Saberi serait gravement en danger en cas d'expulsion vers l'Iran.
La Fédération Internationale des Réfugiés Iraniens (IFIR) a lancé une campagne de protestation à l'encontre des autorités japonaises. Des messages de protestations peuvent être envoyés depuis cette adresse (en anglais) :
Traduction du texte de l'IFIR :
Lettre du PCOI aux autorités japonaises :
Merci de faire circuler l'appel à soutenir Jamal Saberi et à protester auprès des autorités japonaises dans vos réseaux militants.
Rappellons aussi que l'iran collabore avec interpol et que 12 autres militants et réfugiés politiques iraniens et kurdes iraniens sont menacés d'extraditions et d'expulsion
[bataillesocialiste.wordpress.com] voir aussi la campagne de petition en solidarité avec nos amis et camarades iranien
Un bref premier point sur la campagne de pétition : Ne touchez pas aux militants iraniens ! lancée le 27 décembre dernier, qui demande que soient retirés de la liste des « notices rouges d'Interpol » douze militants communistes-ouvriers hekmatistes :
Premières signatures non-individuelles : Alternative libertaire, Association Solidarité Franco-Iranienne, Démocratie Communiste – luxemburgiste, Fédération syndicale étudiante, Fédération du Rhône de la Ligue des droits de l'homme, JCML du Rhône, Solidarité Irak, Union pour le Communisme. Revues Critique sociale et Ni patrie ni frontières. Avec le soutien et le relais des blogs Entdinglichung, Révolution en Iran et Socialiste de gauche.
Une pétition en anglais est ouverte à l'adresse
Trois Russes se sont suicidés à Glasgow, en se jetant par la fenêtre de leur appartement situé dans un gratte ciel de la cité de Peterhill.
Dimanche matin trois personnes ont décidé de se jeter par la fenêtre de leur appartement situé au 15e étage. On leur avait annoncé récemment qu'ils ne pourraient pas rester plus longtemps en Ecosse. Les autres demandeurs d'asile qui vivent dans le même bâtiment ont déclaré que : 1) le Home office avait frappé à la porte quand les gens ont décidé de mettre fin à leur jour 2)le vendredi avant l'incident (sic) la police leur avait ordonné de quitter leur logement, les faisant ainsi SDF 3) l'idée de retourner dans leur pays d'origine les terrifiaient 4) autour de leurs corps ont été retrouvés des lettres où était écrit :
NOUS VOULONS NOTRE LIBERTE
CROYEZ-NOUS
NOUS SOMMES MORTS POUR NOTRE LIBERTE
Le Home office a nié toute implication et déclaré qu'ils n'était pas présents ce matin-là. Le YMCA (association chrétienne qui louent les logements aux demandeurs d'asile) n'a toujours pas communiqué leurs noms et nationalités alors qu'il les connait nécessairement. Le rôle de cette association est des plus troubles dans cette affaire. Il n'est pas impossible que le Home office se soit déplacé sur demande du YMCA. Le personnel des tours de Peterhill a dit aux autres demandeurs d'asile qu'ils seraient expulsés s'ils parlaient à la presse.
Il y a eu lieu une manifestation hier devant le Home office. Et une trentaine de résidents ont déposé des fleurs et des bougies devant l'immeuble. Ils ont appellé les gens à venir à Peterhill avec des banderoles pour la liberté et la sécurité de tous les demandeurs d'asile.
Il y a des écrits, parfois, rarement même, qui réussissent à parler à toutes les parties de votre cerveau en même temps. Au centre du volcan, qui apparait ici pour la première fois en français est de ceux-là. Dans ce texte qui prend pour fil conducteur la critique du concept de Progrès, l'auteur examine de façon critique les révolutions des XIXe et XXe siècles à la lumière de la réalité des émeutes et des insurrections qui n'ont pas suivi les traces des quelques architectes politiques de la révolution (on y cite par exemple, l'avènement du socialisme). Il explore également, sur les traces de Bakounine et Coeurderoy, les relations généralement considérées comme dichotomiques, entre la raison et les passions, afin de se réapproprier les deux dans un souci d'émancipation totale. C'est de l'inconnu que tente de nous parler ce texte, de cette grande inconnue qu'est l'insurrection, qui arrête le temps et le démolit comme le Vésuve contre Pompéi. Comme la guerre sociale contre la routine du quotidien. Mais c'est aussi de la peur qu'elle inspire dont nous parle ce texte italien, lorsque le retour à la normale n'est plus possible. Nous vous invitons donc à le lire avec intérêt, à en diffuser le contenu, plus que le bout de papier que vos doigts triturent.
Ravage Éditions, février 2010.
Pour le boycott, le désinvestissement, les sanctions,
Contre l'Israël de l'occupation, de la colonisation et de l'apartheid.
L'UJFP qui réunit des Juifs/ves régulièrement accuséEs d'être des traîtres ayant la haine de soi, voire des antisémites, constate que :
Au Proche-Orient, il y a un occupant et un occupé. Il y a un Etat, Israël, qui viole quotidiennement le droit international et il y a le peuple palestinien dont la dignité et les droits sont niés.
Il y a le refus délibéré du gouvernement israélien d'évacuer les territoires conquis en 1967. Il y a une politique coloniale qui aboutit à l'annexion d'une grande partie de la Palestine, à l'emprisonnement de plus de 10000 Palestiniens, au massacre de Gaza, aux humiliations quotidiennes et aux crimes de guerre.
Il y a les discriminations croissantes, inscrites dans les lois dont sont victimes sur tous les plans les « Palestiniens de 48 » qui sont pourtant théoriquement citoyens israéliens. Ces lois fabriquent une société d'apartheid.
Permettre et justifier la perpétuation de cette politique d'occupation, de colonisation et d'apartheid en se servant de l'antisémitisme est indécent, faux et criminel. Plusieurs ministres françaisEs ont repris cette argumentation lors du récent dîner du CRIF pour pénaliser le boycott, avec un mensonge évident, assimilant les produits casher aux produits israéliens boycottés. Ils/Elles font allégeance au CRIF, outil servile de la politique israélienne en France. Ce sont eux qui assimilent juif, casher et israélien. Toutes celles et ceux qui sont investiEs dans la campagne BDS (boycott, désinvestissement, sanctions) font évidemment la différence.
Ça suffit ! L'antisémitisme, les déportations, le génocide font partie intimement de notre histoire. Mélanger sciemment juif et israélien ou boycott d'Israël et boycott des Juifs est une infamie qui relève de la diffamation pure et simple. Faire payer le peuple palestinien pour des crimes européens e st une monstruosité.
L'UJFP apporte son soutien total aux droits du peuple palestinien et à la campagne internationale de BDS (boycott, désinvestissement, sanctions contre l'Etat d'Israël tant que dureront l'occupation, la colonisation et l'apartheid), campagne initiée par la société civile palestinienne et soutenue par les anticolonialistes israéliens. Elle dénonce l'indécence de l'utilisation de l'antisémitisme pour justifier la négation d'un peuple.
L'UJFP se battra partout, y compris sur le terrain judiciaire, pour empêcher cette instrumentalisation. Elle se tiendra aux cotés de touTEs les militantEs poursuiviEs en justice pour leurs actions dans le cadre de la campagne de BDS. Elle appelle à participer et à amplifier le boycott, le désinvestissement et les sanctions contre Israël tant que cette politique criminelle pour les Palestiniens et suicidaire à terme pour les Israéliens se poursuivra. Bureau National de l'UJFP le 9 mars 2010
UTOPIONS ENSEMBLE ! Le monde et son système capitaliste nous ennuie ! Pire, il nous contraint à vivre dans des conditions de plus en plus difficiles. Le chômage, la précarité, la misère... renforcent l'insécurité sociale inhérente au capitalisme. De plus en plus de gens sont ainsi contraints de vivre au jour le jour. Les lendemains ne chantent vraiment pas ! Pire, nous sommes de plus en plus dépossédés de notre vie. Les contraintes du salariat, du conditionnement médiatique et publicitaire sont les seuls horizons que nous impose le capitalisme. La liberté est réduite à celle de consommer et d'organiser notre vie en fonction des besoins du capital. Ainsi, nous sommes « libres » de pouvoir choisir ce que les capitalistes nous proposent dans les rayons des supermarchés afin qu'ils augmentent leurs profits. L'exploitation dépasse la sphère du travail salarié. Il faut que nous soyons « employables » : chaque individu devient une entreprise la plus performante possible pour qu'il puisse trouver acquéreur de sa force de travail. Nos relations, notre subjectivité, nos désirs sont marchandisés pour « valoriser notre capital humain » et ainsi être le plus compétitif possible sur le marché du travail. Nous en avons assez d'être exploités, marchandisés. Nous ne sommes pas des « variables d'ajustement » à partir desquelles les capitalistes renforcent l'exploitation ! Comment peut-on accepter d'être sans papiers, précaires, chômeurs, SDF, mal logés, salariés, retraités... Il y en a assez de ces catégories définies et construites par l'Etat ! Nous sommes des êtres humains composant la classe des exploités et des dominés. Le collectif SOIF D'UTOPIES agit pour construire des convergences concrètes de luttes. Notre but est de favoriser la conscience et la lutte de classe des dominés et des exploités. Nous essayons donc de créer des transversalités entre différents groupes sociaux. Ainsi, nous luttons pour la régularisation de tous les sans papiers, l'accueil digne des demandeurs d'asile, des logements pour tous, l'égalité des droits... Bien souvent, ces luttes sont dissociées, restant dans leurs champs spécifiques. La régularisation des sans papiers passe inévitablement par l'ouverture des frontières, la fermeture et la disparition des camps de rétention... Remettre en cause l'existence des frontières contribue à la lutte contre le nationalisme qui a été cause de tant de guerres avec leurs ravages et leurs morts. C'est construire des solidarités transnationales porteuses d'internationalisme. Pour l'instant les camps de rétention n'enferment que des personnes d'origine étrangère. Mais qu'en sera-t-il demain ? On sait toujours où commence un outil de répression, on ne sait jamais où il se termine ! L'histoire des camps de Vichy est là pour nous le rappeler ! « Des logements pour tous » est une revendication concrète, remettant en cause la propriété privée qui concentre l'ensemble des moyens servant à exploiter autrui, par exemple en faisant payer des loyers ou en détenant des moyens de production pour imposer le travail salarié. On ne peut vivre sans un toit quelle que soit sa nationalité. De même un accueil digne et décent pour les demandeurs d'asile, par exemple, s'inscrit dans la lutte de classe portant sur un partage égalitaire des richesses, comme toutes les initiatives pour l'obtention de la gratuité de tous les services publics et un revenu décent. Le collectif SOIF D'UTOPIES a donc pour objectif de participer à ces luttes, en contribuant à la construction d'une conscience de classe. Nous sommes révolutionnaires dans la mesure où nous voulons contribuer à la mise en place d'utopies concrètes afin que les rapports sociaux et la mutidimentionnalité qui les sous-tend soient au centre des relations humaines et non plus la recherche sans fin de profits pour les seuls intérêts des capitalistes. Nous sommes anarchistes car l'Etat agit uniquement pour préserver la société capitaliste et selon les intérêts de classe de la bourgeoisie : maintenir son hégémonie. Comme il n y a jamais eu et il n'y aura jamais d'Etat émancipateur, il n'y aura jamais de capitalisme à visage humain, à moins d'admettre que l'exploitation, la domination, la misère et la barbarie puissent devenir un jour humaines !
Nous nous insurgeons contre ce monde qui nous arrache, jour après jour, à nos relations humaines, à leur chaleur et à leur densité, pour nous pulvériser en miettes dans l'univers de tous contre tous. Et ce monde de chaleur, d'enthousiasme et de solidarité, il n'est pas pour après le grand soir. C'est celui de la lutte, dès maintenant. LIBERTE, SOLIDARITE, EGALITE SOCIALE Ces valeurs sont au fondement de nos utopies afin de participer à la construction d'une nouvelle société où la domination, l'exploitation, le productivisme auront été éradiqués. Nous luttons pour une société dans laquelle les personnes, inscrites au sein de groupes sociaux (usines, quartiers, facs, lycées...), prendront leurs affaires en main et décideront de leur présent et de leur avenir.
Tours, le 10/03/10 COLLECTIF SOIF D'UTOPIES soifdutopies yahoo.fr 06 31 56 17 56
Les communiqués sont sur le site de la CGT depuis hier
plus précisément
et le texte de « l'approche commune »
si le mouvement avait été étendu à la province, et non limité à la région parisienne, on n'en serait peut-être pas à tenter « d'améliorer » une circulaire indigne, à ce que les syndicats eux-mêmes définissent de critères de régularisation et par effet miroir ceux de « déportation »
Il est paradoxal que des syndicats tels la CGT, FSU, Solidaires aient pu signer une « approche commune » qui stipule « C'est une occasion de lutter réellement contre le travail illégal » alors que plus faut, ils reconnaissent que ces « étrangers » ….« qui d'une façon ou d'une autre s'acquittent et se sont acquittés de leurs cotisations et impôts, de même que leurs employeurs » .
Suivant cette définition, il ne s‘agit aucunement de « travail illégal » !
Les Sans Papiers en sont d'ailleurs les seules victimes et les patrons les seuls maquereaux !
on est loin de la décision du congrès de la CGT « régularisation de tous les sans papiers »
Patrice, militant CGT auprès des Sans Pap' du CSP59
Le Parlement européen a massivement approuvé une résolution [1">[www.europarl.europa.eu] ] exprimant son opposition au processus de négociation de l'Accord Commercial Anti-contrefaçon, ou ACTA. Cette résolution constitue un appel important à la transparence et au respect des procédures démocratiques. Dans les semaines à venir, le Parlement aura l'occasion d'aller plus loin en se prononçant plus précisément sur le contenu de l'accord, notamment au travers de la déclaration écrite [2] 12/2010. [3]
La résolution, soutenue par les cinq groupes politiques principaux du Parlement européen, enjoint à la Commission de faire la lumière sur l'ACTA en rendant publics les documents de négociation. Elle rappelle le rôle du Parlement dans l'organisation institutionnelle de l'Union européenne et indique que le Parlement n'hésitera pas à saisir la Cour de Justice pour défendre ses prérogatives de co-législateur.
L'opposition du Parlement européen s'exprime également au travers d'une déclaration écrite [4] qui se concentre sur le contenu même du projet de l'ACTA. La déclaration écrite 12/2010 s'intéresse directement aux problèmes fondamentaux posés par l'ACTA, tels que la modification du régime de responsabilité des acteurs d'Internet. Une telle mesure mettrait gravement en cause la neutralité du Net et les libertés publiques en faisant des hébergeurs et des fournisseurs d'accès une police privée et des auxiliaires de justice sur les questions de droit d'auteur. La déclaration met aussi en garde contre les propositions visant à renforcer les sanctions civiles et pénales en matière de droit des brevets qui pourraient faire obstacle à l'accès aux savoirs et aux médicaments de par le monde.
« Le vote de la résolution par 633 voix contre 13 constitue un signal fort envoyé aux négociateurs de la Commission et aux États membres. Le Parlement européen déclare de manière écrasante qu'il ne tolérera pas le manque de transparence autour de l'ACTA. Cette résolution est un premier pas important, et le Parlement doit désormais indiquer quelles sont les lignes jaunes que les négociateurs européens ne doivent pas franchir au travers de la déclaration écrite 12/2010. Après cette étape décisive pour la transparence démocratique, les citoyens doivent appeler les eurodéputés à signer la déclaration écrite afin de s'opposer aux mesures de l'ACTA mettant en cause l'Internet libre et ouvert », conclut Jérémie Zimmermann, porte-parole de le Quadrature du Net.
[1] Résolution RC-B7-0154/2010 : [www.europarl.europa.eu] ?type=MOTION&reference=P7-RC-2010-0154&language=FR]
[2] Se référer aux règles de procédure du Parlement européen pour plus d'information concernant les déclarations écrites (règle 123), et les questions orales suivies d'une déclaration de la Commission et d'une résolution parlementaire (règles 115, 110 et 120) : http://www.europarl.europa.eu/sides...
[3] Contribuez à la collecte des signatures des eurodéputés sur la déclaration écrite grâce à la page de campagne suivante : http://www.laquadrature.net/wiki/Ai...
[4] Les déclarations écrites sont définies à l'article 123 des règles de procédures du Parlement : http://www.europarl.europa.eu/sides...
Troisième intervention de Greenpeace depuis le début de l'année pour intercepter un convoi de déchets nucléaires français et ainsi empêcher leur expédition en Russie. Jeudi 11 mars, vers 2h du matin, en gare de Valenton (Val de Marne), au sud est de Paris, une dizaine de militants ont bloqué un train de déchets nucléaires (94). Ils se sont notamment fixés sous les wagons, interdisant ainsi tout déplacement du convoi.
Ces containers de déchets sont destinés à être acheminés à Saint-Pétersbourg à bord d'un navire, le Kapitan Kuroptev. D'abord attendu au Havre ou à Cherbourg, ce navire a finalement été dérouté vers le port de Montoir-de-Bretagne (Loire Atlantique), vers lequel se dirige aussi l'Esperanza, le bateau de Greenpeace arrivé le 3 mars en France.
« Nous sommes plus que jamais mobilisés pour obtenir un moratoire sur ces exportations de déchets nucléaires, déclare Yannick Rousselet, chargé de campagne nucléaire de Greenpeace. Nicolas Sarkozy vient de passer deux jours à essayer de vendre le nucléaire français au monde entier. Ce convoi de déchets, que nous bloquons non loin de Paris, est un symbole fort des nombreux problèmes que pose cette industrie, notamment son manque total de transparence et son incapacité à gérer les déchets polluants pour des milliers d'années. »
Des pirouettes pour justifier ces exportationsComme ces convois ne seraient pas autorisés si les matières exportées étaient qualifiées de déchets, Areva et EDF jouent sur les mots et prétendent que ces matières expédiées en Russie ne sont pas des déchets car… elles seront peut-être réutilisables un jour ! Or il s'agit bien de déchets. La preuve : un rapport fourni en décembre dernier par le Haut fonctionnaire de Défense, montre que depuis 2006, 33 000 tonnes d'uranium ont été exportées vers la Russie alors que seules 3 090 tonnes d'uranium font le chemin inverse… Areva et EDF envoient donc en Russie des déchets dont ils ne font rien et pour qu'on les y oublie !
Le public se mobilise pour obtenir un moratoireDepuis la diffusion en octobre 2009, sur Arte, du documentaire de Laure Noualhat et Eric Guéret « Déchets, le cauchemar du nucléaire », le scandale des exportations de déchets nucléaires français en Russie, combattu par Greenpeace depuis longtemps, a été remis sur le devant de la scène. Ainsi, le Haut comité sur la transparence et l'information sur la sécurité nucléaire (HCTISN) a été officiellement saisi par le ministre de l'Écologie et de l'Énergie Jean-Louis Borloo et l'Office parlementaire des choix technologiques, afin de tenter de faire la lumière sur ce trafic d'Areva et EDF. Résultats attendus sous peu…
En attendant, Greenpeace mobilise. Depuis le début de l'année, c'est la troisième fois que Greenpeace intervient sur le terrain pour dénoncer un trafic scandaleux et demander à Jean-Louis Borloo un moratoire sur ces exportations. Le public se mobilise lui aussi en masse, plus de 26 000 lettres ont déjà été envoyées au ministre via la page www.greenpeace.fr/stop-nucleaire
Lundi 8 mars, à la tribune de l'OCDE, le Premier Ministre français a traité « d'irresponsables » certains antinucléaires, qui ont simplement rendu public un document interne à EDF. Ce document révèle que le réacteur nucléaire EPR peut créer une catastrophe de type Tchernobyl.
Mais alors, Monsieur Fillon, qu'est-ce qu'être « responsable », pour vous ? Prétendre que des frontières arrêtent un nuage radioactif ? Vendre à des pays politiquement instables une technologie mortelle ? Exporter et stocker en Russie des tonnes de déchets nucléaires, qui seront encore nocifs dans des milliers d'années ? Les faire circuler dans des trains qui traversent à heures fixes nos villes et nos campagnes ? Engranger d'énormes bénéfices sans se soucier de la santé, de la nature et de la vie future ? Faire croire que le nucléaire serait une "solution" au réchauffement climatique, contrairement à ce que démontrent toutes les études sérieuses ? Distinguer nucléaire civil et nucléaire militaire, alors même que ce sont les deux faces indissociables d'une même technologie ? Envoyer des intérimaires, sans formation adaptée, au coeur des centrales ? Faire des essais nucléaires dans des zones habitées ? Cacher pendant des décennies les dégâts de ces essais sur la santé et l'environnement ? Amasser assez de bombes pour faire exploser plusieurs fois la planète ? Imposer le chauffage électrique domestique pour justifier le choix français du tout nucléaire ? Construire des centrales dans des zones inondables ou sismiques ? Oublier des kilos de plutonium dans le recoin d'une installation nucléaire ? Importer du courant électrique en plein hiver, au prix fort, depuis des centrales thermiques au charbon, parce que vos réacteurs nucléaires sont inadaptés aux pics de consommation ? Soutenir des régimes autoritaires dans les pays exportateurs d'uranium ? Construire un réacteur qui ne résisterait pas au crash d'un avion de ligne ?
Monsieur Fillon, vous faites partie de ceux qui cherchent vainement à caricaturer, diviser et diaboliser les antinucléaires pour tenter de masquer les échecs cuisants du lobby de l'atome. Même si ses déchets resteront dangereux pour les petits-enfants des petits-enfants de nos petits-enfants, le nucléaire, civil ou militaire, appartient déjà au passé. C'est ce qu'ont compris de nombreux pays européens : le Danemark, la Grèce, le Portugal, l'Irlande, le Luxembourg, qui n'ont jamais développé de programme nucléaire ; l'Espagne et l'Allemagne, qui se sont engagées sur la voie de la sortie du nucléaire ; l'Autriche qui a déclaré anticonstitutionnel le recours à l'énergie nucléaire. Nos voisins européens sont-ils aussi des "irresponsables", M. Fillon ?
Nous serons nombreux le 26 avril prochain, jour anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl, pour vous dire que les irresponsables, aujourd'hui, sont ceux qui refusent de voir que l'avenir est à la sobriété énergétique et aux énergies renouvelables, pour un monde sans nucléaire. Quant à vos "responsabilités", elles sont en effet bien réelles : vous devrez en répondre devant les citoyens français et devant les générations futures.
Avec Pierre Musso, auteur de Télé-politique. Le sarkoberlusconisme à l'écran, Éditions de l'Aube. La Tour d'Aigues, novembre 2009.
- Débats à venir
Communiqué commun Resf, La Cimade
En CDI depuis juillet 2009 dans une entreprise de BTP à Ormeaux (77), Ibrahima, travailleur sans-papiers d'origine ivoirienne, est victime le 17 décembre 2009 d'un accident du travail. Son médecin lui fait un arrêt de travail d'1 mois. Dès le lendemain, son employeur l'informe qu'il n'a plus de « mission » pour lui et lui remet immédiatement les documents de son solde de tout compte, sous motif de fin de CDD !!! Il s'empresse d'ailleurs de lui faire signer un contrat CDD rétroactif à partir de juillet 2009 et exige qu'Ibrahima lui remette l'original du contrat CDI et les fiches de paie correspondantes … ce qu'Ibrahima se garde bien de faire ! Au contraire, celui-ci alerte lui-même la Sécurité Sociale sur son accident du travail, ce qui provoque une convocation de l'employeur pour la mi-mars. Mais ce dernier n'a pas dit son dernier mot !
Le 23 février, alors qu'Ibrahima est en entretien avec une organisation syndicale, son patron l'appelle sur son portable et lui donne rendez-vous en bas de chez lui pour, prétend-t-il, aplanir les différends. Ibrahima se rend en toute confiance au rendez-vous où ... il est cueilli par la PAF (Police de l'Air et des Frontières) et placé en centre de rétention au Mesnil-Amelot (77), où il se trouve encore à ce jour, après confirmation de l'APRF (Arrêté Préfectoral de Reconduite à la Frontière) par le tribunal administratif de Melun.
En tant que citoyens et travailleurs, nous ne pouvons que nous étonner de ces pratiques. La Police Nationale est-elle bien dans son rôle quand elle aide ainsi un « patron voyou » à se débarrasser d'un travailleur sans-papiers devenu encombrant, car moins rentable, à cause d'un accident du travail ? Est-elle dans son rôle quand elle coopère avec ce même patron pour traquer un sans-papiers ? Quelle loi fait-elle respecter alors ? La loi de la République ? Non ! Les Droits de l'Homme ? Certainement pas ! Juste la loi du plus fort !
C'est ce que nous ne pouvons tolérer. C'est pourquoi nous demandons la libération immédiate d'Ibrahima et sa régularisation, ainsi que le rétablissement de son CDI et de tous ses droits sociaux, y compris les droits à réparation. Permettons à Ibrahima de continuer à vivre de son travail, en France, avec sa compagne (elle-même salariée en situation régulière) et les quatre enfants de celle-ci.
Le 3 mars dernier, à Béziers, une lesbienne a été torturée et violée par deux hommes. Visiblement son homosexualité a pu être à l'origine de cet acte, ses agresseurs s'étant mis en tête de la « punir » pour cela.
La Coordination lesbienne en France et l'Inter-LGBT tiennent à exprimer à la victime de cette ignominie toute l'horreur que leur inspire ce qu'elle a eu à endurer et l'assurer de leur soutien dans cette épreuve, qui peut laisser des traces et des traumatismes irrémédiables.
Cet acte n'est pas isolé. Chaque année, des lesbiennes sont agressées, insultées, molestées, par des hommes, jeunes pour la plupart, qui dans ces actes expriment tout à la fois leur perception de ce qu'est une femme, et leur perception de l'homosexualité. Cette haine de la femme libre de ses choix et de son corps, libre des entraves mises en place par la domination masculine relève d'une pathologie sociale, où chacun s'efforce de ne pas voir que tout refus de voir mis en question les modèles archaïques de cette domination ne peut que produire, à terme, de tels crimes.
Il n'est que temps de combattre ces modèles, que temps d'agir avec détermination pour développer une éducation non-sexiste militante, que temps de refuser une bonne fois pour toutes que les femmes puissent être vues comme des objets sexuels au service des hommes, susceptibles d'être châtiées si elles ne se conforment pas à ce diktat.
La lutte contre les violences faites aux femmes passe par des mesures de police et de justice, elle passe aussi par des mesures éducatives, seules à même de modifier en profondeur les comportements. La CLF et l'Inter-LGBT en appellent aux pouvoirs publics pour qu'une politique volontariste soit menée dans cette direction.
Reporters sans frontières dénonce le traitement réservé à l'avocate et blogueuse Le Thi Cong Nhan qui a été interpellée le 9 mars 2010 pendant trois heures, trois jours seulement après sa libération de prison. Des policiers l'ont conduite dans un commissariat d'Hanoï car ils lui reprochaient de ne pas avoir respecté les termes de son assignation à résidence. Selon certaines sources, la police souhaitait ainsi l'empêcher de rencontrer une journaliste étrangère.
"Nous saluons la libération de Le Thi Cong Nhan qui n'est malheureusement intervenue qu'à la fin de sa peine. Il est inacceptable que cette avocate brillante et militante courageuse soit condamnée à purger une peine additionnelle de trois ans de résidence surveillée dans la capitale, alors même qu'elle vient de passer trois ans en prison. Nous considérons qu'elle n'est pas libre, mais emprisonnée chez elle pour la punir de son engagement en faveur des droits de l'homme ", a affirmé l'organisation.
Le Thi Cong Nhan a été libérée le 6 mars 2010 de la prison N° 5 dans la province de Thanh Hoa (Nord). Elle a été escortée jusque chez elle pour y purger une peine additionnelle de trois ans de résidence surveillée prononcée en 2007.
Interrogée par des radios internationales, Le Thi Cong Nhan a affirmé qu'elle allait continuer son engagement en faveur des droits de l'homme. Agée de 30 ans, l'avocate qui avait largement utilisé Internet pour promouvoir les droits de l'homme, est connue pour avoir défendu avec éloquence la liberté d'expression lors de son procès en 2007.
Reporters sans frontières appelle à la libération immédiate de son collègue, Nguyen Van Dai, condamné à quatre ans de prison en vertu de l'article 88 du code pénal vietnamien qui punit la "propagande hostile contre la République socialiste du Viêt-nam".
Informations sur leur condamnation en appel : http://www.rsf.org/spip.php?page=ar...
Informations et pétition en faveur de Nguyen Van Dai et Le Thi Cong Nhan : http://www.rsf.org/fr-petition27771...
Reporters sans frontières a demandé à l'Union européenne de suspendre le dialogue sur les droits de l'homme avec le Viêt-nam, pour protester contre la détention d'au moins 21 journalistes et net-citoyens au Viêt-nam.
Dans des assemblées générales ayant eu cours dans les derniers jours, les étudiant-e-s ont voté massivement pour une grève de 2 jours aux cégeps de Chicoutimi et de Jonquière. Seulement une dizaine de personnes se seraient opposées à la grève à Chicoutimi et 97% des étudiant-e-s ont voté pour la grève à Jonquière. Les étudiant-e-s dénoncent le détournement par Québec de 35 millions de $ d'Ottawa destinés au régime des prêts et bourses.
Ce matin, devant le Cégep de Chicoutimi, une soixantaine de personnes, en apparence assez motivé-e-s, étaient sur les lignes de piquetage. Plusieurs professeur-e-s sympathiques à la cause des étudiant-e-s étaient également sur les lignes en solidarité avec les élèves. Certain-e-s de ceux et celles-ci ont dénoncé le fait que certain-e-s de leurs camarades enseignant-e-s aient traversé les lignes de piquetage des étudiant-e-s pour aller travailler comme à l'habitude. Les profs auront eux et elles-mêmes à lancer des moyens de pression prochainement. Tôt dans la matinée, la directrice générale a annoncé la fermeture du cégep pour la journée voyant la manifestation à la porte principale du Cégep.
Plusieurs étudiant-e-s des cégeps de Chicoutimi et de Jonquière et de l'UQAC se dirigent aujourd'hui vers Montréal pour participer ce soir à un bed-in au Cégep de Rosemont et rejoindre demain une manifestation nationale des étudiant-e-s. Les étudiant-e-s du Cégep d'Alma se prononceront en assemblée générale sur la possibilité de faire la grève demain.
La Cour populaire intermédiaire de Kardze a condamné 3 Tibétains pour "incitation au séparatisme" et "perturbation de l'ordre social" à des peines allant de 16 ans de prison à la peine de mort.
Tous trois seraient originaires du township de Thangkyi, Comté de Nyarong, Préfecture autonome de Kardze, Province du Sichuan. Le procès s'est déroulé le 17 novembre 2009, mais l'information n'a été connue que ces derniers jours. Les défenseurs des Droits de l'Homme au Tibet expliquent que les autorités mènent des procès "en secret" afin d'éviter la diffusion de l'information, et les Tibétains eux-mêmes "font davantage attention" pour envoyer des nouvelles à l'extérieur, de peur des représailles.
Le 17 novembre, la Cour de Kardze a condamné Pema Yeshi, 28 ans, à la peine capitale avec mise à l'épreuve de 2 ans, Sonam Gonpo, 24 ans, à la prison à vie, Tsewang Gyatso (Tsok Tsok), 32 ans, à 16 ans de prison.
La nouvelle de leur arrestation le 11 mars 2009 était parue dans le journal "Ganzi Daily", le 18. Selon ce rapport, les 3 hommes ont distribué des tracts réclamant l'indépendance du Tibet et ont mis le feu aux bâtiments du gouvernement de Tangkyi, causant des dommages importants.
Pendant 5 mois, jusqu'en juillet 2009, les familles n'ont eu aucune nouvelle. Les 3 Tibétains étaient détenus dans une prison de Chengdu.
Le procès s'est tenu à huis clos et sans le moindre respect des Droits de l'Homme, dont le droit de l'accusé à être défendu. Le 10 décembre 2009, les fonctionnaires locaux ont averti les proches de la condamnation.
Les trois condamnés étaient très actifs dans le mouvement du "Boycott fermier" et celui du "No Losar" mis en place en 2009 en souvenir des Tibétains morts au cours des événements du printemps 2008 et en signe de solidarité avec les Tibétains emprisonnés.
Monique Dorizon
Le président par intérim du Nigeria Goodluck Jonathan devrait garantir l'ouverture dans les plus brefs délais d'une enquête exhaustive sur le massacre d'au moins 200 villageois chrétiens dans le centre du pays le 7 mars, ainsi que l'engagement de poursuites judiciaires contre toute personne responsable, a déclaré Human Rights Watch aujourd'hui. Le président par intérim devrait également s'assurer que les militaires et la police agiront promptement pour protéger les civils - quelle que soit leur ethnie - contre tout risque de nouvelles attaques ou de meurtres commis en représailles, notamment grâce à la mise en place de patrouilles régulières à travers toute cette région vulnérable.
Cette dernière flambée de violence meurtrière dans l'État du Plateau, région troublée du Nigeria, s'est déroulée dans les premières heures de la journée du 7 mars. Plusieurs groupes d'hommes armés brandissant des armes à feu, des machettes et des couteaux ont attaqué des résidents des villages de Dogo Nahawa, Zot, et Ratsat, à 10 kilomètres au sud de Jos, la capitale de l'État du Plateau. Plusieurs dizaines de femmes et d'enfants ont figuré parmi les victimes tuées par les assaillants.
« Ce type de violence terrible a déjà fait des milliers de morts dans l'État du Plateau au cours de la dernière décennie, mais à ce jour personne n'a été tenu pour responsable », a déploré Corinne Dufka, chercheuse senior sur l'Afrique de l'Ouest au sein de Human Rights Watch. « Il est temps de dire stop. Les autorités doivent protéger ces communautés, s'assurer que les attaquants rendront des comptes, et aborder les problèmes qui sont à l'origine de cette violence. »
Selon des témoins interrogés par Human Rights Watch, les attaques ont été perpétrées par des hommes musulmans parlant les langues Hausa et Fulani, à l'encontre de Chrétiens, pour la plupart de l'ethnie Berom. Des dirigeants de la société civile à Jos ont indiqué ces attaques ont semble-t-il été menées en guise de représailles pour de précédentes attaques aillant visé des communautés musulmanes dans la région, ainsi que pour le vol de bétail appartenant à des bergers de l'ethnie Fulani. Le 19 janvier, plus de 150 Musulmans ont été tués lors d'une attaque de la ville de Kuru Karama, située dans cette région.
Pèp Gwadloup,
En 3 ans, le Conseil Général a réussi à tuer plus de 400 entreprises de Transport de Voyageurs. 400 entreprises et donc 400 entrepreneurs et leur famille sont en train d'être mis à la rue et poussés à la mendicité, à l'occasion d'une soi-disante réorganisation du Transport Public de Voyageurs.
AN KI JAN SA PÉ FETEn effet, en mars 2007, sous prétexte de réorganisation du service public de Transport des Voyageurs, le Conseil Général demandait aux transporteurs individuels de se regrouper en société, pour continuer de travailler sur le réseau dont il a la charge (toute la Guadeloupe sauf le Sud Basse-Terre).
Près de 150 transporteurs acceptent ainsi de constituer 11 sociétés.
Certains vendent leur véhicule et arrêtent toute activité. D'autres vendent leur ligne à des Transporteurs mieux informés. Cela permettait à de nouveaux affairistes d'arriver en position majoritaire dans les nouvelles sociétés constituées, puisque ces sociétés sont créées sur la base d'une ligne égale une action.
Auparavant, près de 120, les plus âgés étaient incités à quitter totalement la profession. Ils obtenaient pour cela une ‘'aide au départ de 70.000 €'', censée indemniser leur dizaines d'années d'activités.
D'autres enfin refusent d'arrêter leur activité et continuent de rouler ‘'sans convention'' avec le Conseil Général, refusant ainsi d'être des actionnaires-salariés payés au SMIC, ou encore d'être des actionnaires minoritaires sans revenus. Ils réclament de continuer de travailler en sous-traitance.
YO TINI RÉZONWi, contrairement à certains petits actionnaires mal informés qui ont tout perdu : ligne, bus, activité, revenus... les ‘'clandestins'' ont compris très tôt l'arnaque qui se révèle aujourd'hui.
Mi foto'ay :
• la quasi-totalité de ces 11 groupements sont au bord du dépôt de bilan, • les lignes se chevauchent et certaines sont même réduites et sont en concurrence avec celles gérées par la Communauté du Sud Basse-Terre (CCSBT) et bientôt avec celles du Syndicat du Petit Cul de Sac Marin qui regroupe les communes de Pointe-à-Pitre, Abymes, Baie-Mahault, Gosier • certains actionnaires majoritaires contrôlent les groupements et accaparent les recettes gagnées collectivement avec leur société, qu'ils n'ont d'ailleurs jamais arrêtées • les rares clients se plaignent du manque de régularité du transport et des temps d'attente • les contrôleurs ne disposent d'aucun agrément pour la vérification des titres de transport des passagers • les sociétés continuent de se faire la course pour ‘'baré'' le client
C'est pour cela qu'avec le mouvement LKP nous avons obtenu un accord avec le Conseil Général, qui s'engageait à vérifier par audit les conditions d'organisation du Transport et les modalités d'attribution et d'exécution des Délégations de Service Public (DSP).
Nous avons également réclamé l'indemnisation des Transporteurs qui ont décidé de ne plus continuer de travailler devant l'opacité et le manque de rentabilité du système et revendiqué la possibilité pour ceux qui sont en règle de travailler en sous-traitance pour les titulaires des DSP.
Un premier rapport nous a été transmis le 06 mars dernier. Seulement, ce rapport administratif interne, appelé pompeusement audit, ne répond nullement à nos revendications.
KONSEY JÉNÉRAL MÉLÉWi le Conseil Général mélé davwa pour rendre rentable son organisation, il doit éliminer des sociétés de transport. Le marché étant réduit, moins il y aura des sociétés pour l'exécution du marché, plus celles qui travaillent pourraient être rentables.
Aujourd'hui, nous assistons donc à des regroupements de groupements.
Dans peu de temps 7 groupements disparaîtront, certainement avant la fin de leur convention fixée à 12 ans. Et bien évidemment, les derniers transporteurs qui ont cru à la réorganisation seront liquidés au profit bien évidemment de grosses sociétés transnationales (Transdev, Véolia, Kéodis).
Pèp Gwadloup, il n'est pas nécessaire d'être un énarque pour comprendre que nos élus au Conseil Général sont des fossoyeurs d'entreprises.
Ils savent que le Transport Public de Voyageurs n'est pas rentable en l'état. Ils savent que les sociétés constituées sont sous capitalisées et que jamais elles ne pourront faire face aux obligations de DSP (effectif salariés, bus quasiment neuf, 14 heures d'amplitude du service par jour, travail les week-ends et jours fériés).
Ils savent qu'ils vont devoir mizé dans ces sociétés s'ils veulent les protéger de la faillite, au mépris des règles relatives à la concurrence. Ils savent qu'ils doivent doter les circuits, en arrêts de bus sécurisés, en voies de dégagement, en couloirs de bus, en campagnes d'informations, en gare routière propre, pour inciter les usagers à laisser leur véhicule individuel et utiliser les transports collectifs.
Men yo pwi a fòs magouyé…Pour rendre les transporteurs responsables de leur mauvaise gestion et de leur politique mafieuse, ils organisent la liquidation des entreprises et répètent à longueur d'antenne que les transporteurs sont divisés ; gwadloupéyen pa solidèw…
NOU BON EVE SA SOLIDARITÉ AVEC LES TRANSPORTEURSNous avons été invités à discuter une nouvelle fois le Mercredi 10 Mars 2010 au Conseil Général.
Nous persistons à réclamer : • le droit au travail de tous les Transporteurs ; • l'indemnisation de tous les Transporteurs candidats au départ ; • le respect des Accords du 4 mars pris avec le LKP.
PARTICIPONS TOUS AU MEETING DU VENDREDI 12 MARS 2010 A 19 H DOUVAN BIK LA LAPWENT
Tan a mitan fini, tan a tanmi rivé JOU NOU KÉ MÉTÉ A JOUNOU PÉKÉ VWE JOU !
P-à-P, le 09/03/2010 UTV-UGTG
Pour marquer le 8 mars 2010, les membres du Groupe d'observation de la Tunisie organisé par l'IFEX (TMG) et du Groupe de travail de l'IFEX sur le genre lancent un appel à l'ONU pour que l'organisation se préoccupe davantage des violations constantes des droits des femmes :
« Madame Navanethem Pillay, Haut Commissaire des Nations Unies aux Droits de l'homme
Bureau du Haut Commissaire des Nations Unies aux Droits de l'homme
Palais des Nations, 1211 Genève 10, Suisse
Le 8 mars 2010
Madame,
Pour marquer le 8 mars 2010, Journée internationale des Femmes, les membres du Groupe d'observation de la Tunisie organisé par l'IFEX (TMG), une coalition de 20 groupes membres de l'Échange international de la Liberté d'expression (IFEX) et du Groupe de travail de l'IFEX sur le genre, souhaitent attirer votre attention sur les calomnies et les insultes que subissent les femmes journalistes et militantes en Tunisie.
Alors que la Tunisie compte une longue histoire de promotion des droits des femmes depuis qu'ils ont été enchâssés dans le Code du Statut des personnes de 1956 puis, plus tard, dans la Constitution de 1959, pendant le règne du Président Habib Bourguiba, ceux-ci ne sont plus pleinement défendus par le Président Zine El Abidine Ben Ali, qui s'est emparé du pouvoir dans un coup d'État sans effusion de sang en novembre 1987.
Nous nous inquiétons vivement des violations des droits des femmes à l'heure actuelle, comme le démontrent les exemples qui suivent. Depuis décembre 2008, les journaux et les sites web favorables au gouvernement visent de plus en plus les journalistes critiques bien connus, les défenseurs des droits de la personne et leurs proches au moyen de campagnes incessantes de diffamation et d'insultes, particulièrement dégradantes pour les femmes. Dans les journaux et sites web soutenus par le gouvernement, les campagnes de diffamation contiennent des attaques qui décrivent les femmes comme des "perverses sexuelles", des "prostituées" et comme des "traîtresses à la solde de gouvernements ou de groupes étrangers". Sont publiés des articles de calomnies, souvent de manière quotidienne, qui visent certaines femmes en particulier. Le gouvernement a en outre orchestré la distribution de vidéocassettes et de DVD fabriqués de toutes pièces qui visent à humilier ces femmes et les membres de leurs familles.
Les femmes ainsi visées par les médias favorables au gouvernement comprennent les journalistes Sihem Bensedrine et Naziha Réjiba (aussi connue sous le nom de Um Ziad) de l'Observatoire de la Liberté de la Presse, de L'Édition et de la Création (OLPEC), groupe membre de l'IFEX. Bensedrine est continuellement désignée dans les médias gouvernementaux comme une "prostituée" qui a amassé plus d'un million d'euros de donateurs pour son bénéfice personnel. Depuis le début de 2009, elle a été tabassée et fouillée à plusieurs reprises lorsqu'elle franchissait la frontière pour entrer en Tunisie, et elle a été torturée en prison en 2000 et 2001. Pour sa part, Réjiba est la cible d'attaques depuis plus de vingt ans, soit depuis qu'elle a commencé à publier des articles critiques sur Ben Ali. Ces deux femmes animent en outre le journal indépendant de nouvelles en ligne "Kalima", lequel est bloqué en Tunisie. Leurs domiciles et leurs lignes téléphoniques sont surveillés et elles sont constamment prises en filature par des policiers en civil.
Ces tactiques de diffamation s'inscrivent dans le cycle incessant de harcèlement qui s'est accentué depuis l'élection en octobre dernier du Président Zine El Abidine Ben Ali pour un cinquième mandat. Les insultes ont pris une tournure plus sinistre en décembre 2009, lorsque ces médias ont entrepris d'accuser les journalistes et les activistes d'être des "agents d'Israël", et de réclamer qu'on les lynche en public.
Beaucoup de celles qui sont constamment visées, notamment Bensedrine, Réjiba et Radhia Nasraoui, une avocate éminente des droits de la personne et présidente de l'Association tunisienne de lutte contre la torture en Tunisie, ont émis en juillet 2009 une déclaration publique dans laquelle elles accusent le Ministère de l'Intérieur d'être à l'origine de ces campagnes de diffamation. Dans de nombreux cas, des plaintes ont été portées contre ces médias, sans aucun résultat.
L'une des campagnes de diffamation les plus odieuses a été lancée en juin 2009 contre l'avocat champion des droits de la personne et ancien prisonnier politique Mohamed Abbou et son épouse Samia, elle aussi championne des droits de la personne. Pendant l'incarcération d'Abbou, de mars 2005 à juillet 2007, sa femme et ses enfants ont été harcelés par la police. Samia Abbou est suivie par des agents secrets depuis que son mari a été détenu, et elle a été tabassée et injuriée. Le domicile familial est sous étroite surveillance policière, même lorsque Mohamed Abbou est en voyage. Samia Abbou et une autre militante des droits, Fatma Ksila, ont été battues par la police en février 2008.
L'Agence tunisienne de communication extérieure, qui relève de l'État, participe à la diffamation en faisant paraître des publicités calomnieuses dans des journaux favorables au gouvernement comme "Al Hadath", "Kull Ennass", "Echourouq" et "Essarih", ainsi qu'en soutenant des sites web qui se spécialisent dans les insultes dirigées contre les critiques du gouvernement.
Les femmes qui s'expriment sont régulièrement soumises à des persécutions conçues pour les dissuader de faire leur travail. La journaliste Faten Hamdi, de Radio Kalima, a été frappée au visage par des officiers de police en février 2010, pendant qu'elle interviewait une étudiante. Hamdi a pu leur échapper, mais l'étudiante a été emmenée au poste de police avant d'être relâchée. Hamdi a aussi été agressée par la police en novembre 2008, et on a menacé de la jeter en prison lors du siège des bureaux de "Kalima" par la police, au début de 2009.
La blogueuse Fatma Riahi (qui tient un blogue sous le nom de Fatma Arabbica) a été arrêtée et visée par la police en novembre 2009. Son blogue, comme d'autres blogues critiques, a été censuré de manière répétée et son ordinateur portable lui a été confisqué.
Chez les avocates, Nasraoui est assujettie à des restrictions concernant ses déplacements et est constamment harcelée par la police qui, entre autres choses, encercle son domicile. D'autres avocates sont également maltraitées, comme Imen Triki, qui a été agressée physiquement et verbalement par la police tandis qu'elle défendait un client. Les femmes qui sont juges, y compris celles qui sont membres de l'Association des Magistrats Tunisiens, qui tentent d'agir de manière indépendante du gouvernement, sont étroitement contrôlées et mutées en des endroits éloignés, loin de leur famille, en guise de punition pour les faire taire.
Les femmes qui travaillent pour l'Association tunisienne des femmes démocrates (ATFD) sont elles aussi les cibles de mesures de harcèlement systématique, notamment sa présidente, Sana Ben Achour, qui essuie des insultes dans les médias depuis les élections d'octobre, lorsque l'ATFD a participé à la surveillance des médias. L'ATFD e l'OLPEC rapportent que, pendant les élections, les candidates ont été très mal représentées dans les médias dirigés par l'État – ayant bénéficié d'une visibilité inférieure à un pour cent dans la couverture médiatique.
Les universitaires sont visées elles aussi. La professeure Khedija Cherif, sociologue de l'Université de Tunis et championne éminente des droits des femmes, a fait l'objet récemment de campagnes de diffamation ainsi que de harcèlement physique et verbal. La militante des droits de la personne Zakia Dhifaoui a passé trois mois en prison après avoir été arrêtée en juillet 2008 au cours d'une manifestation non violente à Gafsa. On lui a refusé arbitrairement le droit de travailler comme enseignante – et elle a été harcelée et agressée de manière répétée par la police. Ghazela M'Hamdi, une championne des droits de Gafsa, a aussi été tabassée plus d'une fois par la police tandis qu'elle exerçait son droit de protester pacifiquement.
Afef Ben Nasser est régulièrement harcelée par la police de Gafsa, qui s'est aussi introduite dans son magasin en 2009. Ben Nasser est la femme du journaliste Fahem Boukaddous, qui risque à l'heure actuelle une peine de quatre ans de prison pour avoit couvert des manifestations à Gafsa. Les membres des familles d'autres journalistes condamnés à la prison ont aussi été ciblées par la police, dont Azza Zarrad, épouse du journaliste emprisonné Taoufik Ben Brik, gravement malade. Tandis qu'elle faisait des démarches pour obtenir sa libération en Tunisie, elle a été agressée verbalement par la police.
Maya Jribi, secrétaire générale du Parti démocratique progressiste (PDP), et des activistes de ce groupe politique sont souvent harcelées ou agressées par des policiers en civil. En juillet, Jribi s'est fait lancer des pierres et, en avril, elle a été agressée pendant une manifestation non violente de protestation contre les restrictions au droit à la liberté d'assemblée. En mai, Naima Hosni, du PDP, a été tabassée à Tunis par des policiers en civil tandis qu'elle vendait des exemplaires de l'hebdomadaire du PDP, "Al Maoukif".
Les membres du TMG ont fait part à plusieurs reprises de leur déception devant les tactiques exécrables utilisées contre les critiques du gouvernement, et notent en particulier que les attaques contre les femmes journalistes et les militantes font honte à un gouvernement qui se prétend aux premières lignes de la promotion des droits des femmes dans la région.
Nous sommes en outre préoccupés par les preuves de l'impunité qui entoure les auteurs des crimes commis contre les femmes en Tunisie, comme le démontre le cas de Khaled Ben Saïd, ancien Vice-Consul de Tunisie en France. En 2008, un tribunal de Strasbourg, en France, a condamné Ben Saïd à huit ans de prison pour son rôle dans les tortures infligées en 1996 à une femme dans une prison de Tunisie. La femme, qui par la suite vivait en exil en France, l'avait reconnu comme l'ancien chef de police à Jendouba. Ben Saïd s'est enfui en Tunisie lorsque l'affaire a éclaté et travaille maintenant pour le gouvernement. Les autorités tunisiennes ont rejeté la plainte portée contre lui, la qualifiant de "non fondée".
Nous appelons les Nations Unies à prendre des mesures concrètes pour s'occuper de ces questions avec les autorités tunisiennes, notamment en soulevant ces violations lors des visites officielles et en demandant aux missions organisées par les rapporteurs spéciaux pertinents de prendre en mains les affaires dans lesquelles les droits des femmes et la liberté d'expression en Tunisie sont violés.
Merci de l'attention que vous portez à cette question.
Nous vous prions d'accepter, Madame, l'expression de nos sentiments distingués.
Les 6 et 7 Mars 2010 à Paris, la Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR) a tenu son onzième congrès.
Durant deux jours, les militants de la fédération ont débattu des questions liées aux populations migrantes et issues de l'immigration. Cela dans un contexte de politiques gouvernementales ouvertement anti-immigrés, d'une montée de la xénophobie, du racisme et de l'islamophobie en France et en Europe.
Les attaques répétées aux droits fondamentaux des immigrés et des réfugiés en France et en Europe ont été au centre des débats du congrès. Une ferme volonté de développer les luttes pour l'égalité des droits, aux côtés de tous les partenaires partageant l'exigence de justice et d'égalité.
Le congrès a entendu et approuvé le rapport d'activité présenté par le conseil d'administration sortant, notamment le rapport sur l'action contre les discriminations et pour l'accès aux droits dont en particulier le volet accès à la santé. Il a également approuvé le rapport financier pour les années 2008 et 2009 ainsi que le budget 2010. Il a voté le quitus au conseil d'administration et au bureau sortant.
D'autre part, le 11ème congrès de la FTCR a tenu à manifester sa solidarité avec son ancien président Kamel Jendoubi, privé depuis plusieurs années par le gouvernement tunisien de son passeport. Le congrès a voté une motion le nommant président d'honneur de la Fédération.
Le congrès a aussi adopté une motion réaffirmant la volonté de la Fédération de se battre pour rendre justice à son président sortant Mouhieddine Cherbib. Mouhieddine est condamné en Tunisie à 2 ans et 15 jours de prison pour s'être acquitté d'une mission que lui a confié notre fédération : la solidarité active avec le mouvement social du Bassin minier de Gafsa en Tunisie et le soutien aux habitants et syndicalistes condamnés pour délits d'opinion. Le congrès a chaleureusement remercié M. Cherbib pour son action comme président de la FTCR et s'est félicité qu'il accepte de poursuivre son activité au sein du bureau en tant que secrétaire général adjoint.
Le congrès a réaffirmé l'engagement de la FTCR pour la défense des droits de l'Homme et de la démocratie en Tunisie, notamment en adoptant une motion de soutien aux acteurs de la société civile et aux étudiants de l'UGET en prison.
Les motions et résolutions du congrès seront publiées d'ici peu.
Le Président de la FTCR, Tarek Ben Hiba
Peu de temps après la mort de la dernière représentante de la tribu bo dans les îles Andaman, un tribunal indien a décidé de protéger la tribu voisine des Jarawa en suspendant l'activité d'un complexe hôtelier touristique controversé.
La Cour suprême indienne a ordonné lundi à la compagnie Barefoot India de fermer son complexe hôtelier construit à proximité de la réserve des Jarawa, jusqu'à sa prochaine délibération.
Malgré les graves dangers auxquels sont exposés les Jarawa, Barefoot a contesté la légalité d'une ‘zone tampon' créée autour de la réserve pour protéger les Jarawa du tourisme et autres activités commerciales. Le complexe touristique se situe en plein cœur de cette zone.
Cependant, la route qui traverse illégalement la réserve des Jarawa demeure une préoccupation majeure en amenant quotidiennement braconniers, touristes et autres étrangers à la région qui entrent directement en contact avec les “Jarawa”. Le gouvernement indien a ignoré la décision de la Cour suprême rendue en 2002 ordonnant la fermeture de la route.
La plupart des membres de la tribu bo, dont la dernière représentante s'est éteinte en janvier dernier, sont morts de maladies transmises par les colons britanniques au XIXe siècle. Les Jarawa, qui ont résisté au contact avec le monde extérieur jusqu'en 1998, ont très peu d'immunité contre les maladies exogènes et risquent d'être décimés par une épidémie.
La plupart des clients du complexe hôtelier de Barefoot s'y rendent en vols long-courriers. Des études récentes font ressortir qu'environ 20% des passagers aériens développent des rhumes et autres infections virales quelques jours après leur vol.
Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd'hui : ‘Personne ne voudrait voir les Jarawa subir le même sort que la tribu de Boa Sr. La récente décision de la Cour visant à suspendre les activités de Barefoot est une mesure positive. Mais si le gouvernement indien a réellement l'intention de protéger les Jarawa, il doit fermer la route et interdire à quiconque l'accès de la réserve'.
Une cour d'appel italienne a confirmé la déclaration de culpabilité de 15 policiers, gardiens de prison et médecins qui avaient été condamnés pour avoir infligé des mauvais traitements à des personnes incarcérées dans le centre de détention de Bolzaneto, à Gênes, en 2001, au cours de manifestations organisées pour protester contre le sommet du G8. La cour a également déclaré coupables de mauvais traitements 29 autres personnes qui avaient été mises hors de cause en première instance.
La cour d'appel de Gênes a confirmé la déclaration de culpabilité prononcée en juillet 2008 pour mauvais traitements. En première instance, les 15 accusés avaient été condamnés à des peines d'emprisonnement allant de cinq mois à cinq ans.
« Bien que les motifs du jugement ne soient pas encore connus, le fait que le juge qui a statué en appel ait largement validé les conclusions du procès précédent confirme que de graves violations des droits humains ont été commises il y a près de 10 ans, a déclaré Halya Gowan, directrice du Programme Europe et Asie centrale d'Amnesty International. Cette décision constitue une étape importante du chemin à parcourir pour amener les responsables de certaines des graves violations des droits humains perpétrées à Gênes en 2001 à rendre des comptes, et établit certaines des responsabilités pénales individuelles. »
Plus de 200 personnes ont été incarcérées dans le centre de détention temporaire de Bolzaneto pendant le sommet du G8 de 2001, à Gênes, au cours duquel la police a affronté les manifestants antimondialistes.
Les personnes placées en détention à Bolzaneto ont été contraintes à rester debout pendant des heures dans des positions douloureuses, battues, menacées, notamment de viol, et soumises à des fouilles corporelles délibérément effectuées de façon humiliante et à d'autres formes de vexations.
Toutefois, la torture ne constituant pas une infraction aux termes du code pénal italien, les juges n'ont pas été en mesure de prononcer contre les auteurs une sanction proportionnée à la gravité des faits qui leur étaient reprochés.
De plus, les infractions moins graves dont ils ont été déclarés coupables étant maintenant prescrites, aucun d'entre eux ne purgera de peine de prison.
Par ailleurs, les autorités n'ont pas cherché à remédier aux dysfonctionnements qui ont contribué aux violations commises à Bolzaneto. Amnesty International s'est dite préoccupée par le fait que les autorités italiennes, ces neuf dernières années, n'avaient pris aucune mesure pour empêcher que des brutalités policières de l'ampleur de celles perpétrées à Gênes en 2001 ne surviennent à nouveau.
« Bolzaneto risque de se reproduire, sauf si les autorités disent clairement que les violations des droits humains commises par les responsables de l'application des lois ne seront pas tolérées », a déclaré Halya Gowan.
Amnesty International a de nouveau appelé les autorités italiennes à ériger la torture en infraction, dans le respect des dispositions de la Convention contre la torture, à mettre sur pied un mécanisme indépendant de surveillance de la police et à suivre toutes les recommandations pertinentes formulées par les organisations internationales.
Amnesty International se félicite de la libération d'un blogueur égyptien, qui était passible d'une peine d'emprisonnement pour avoir mis en ligne un article dénonçant le népotisme au sein des forces armées.
L'organisation demeure toutefois préoccupée par le fait que la libération d'Ahmad Mostafa est assortie de certaines conditions : il doit présenter des excuses et retirer l'article posté en mars 2009 sur son blog intitulé Matha Assabaka ya Watan (Que t'est-il arrivé, oh nation ?).
Sommé de comparaître devant un tribunal militaire pour la deuxième fois dimanche 7 mars, il était passible d'une peine de neuf ans et demi d'emprisonnement.
Premier blogueur égyptien à être traduit devant un tribunal militaire pour ses activités présumées, Ahmad Mostafa a publié, à la suite de sa libération, un article sur son blog, dans lequel il conseillait aux autres blogueurs de vérifier leurs informations avant de les mettre en ligne.
Selon les avocats d'Ahmad Mostafa, le tribunal militaire n'a pas fourni d'explication quant à sa remise en liberté et les autorités ont conservé son dossier dans les archives, ce qui signifie qu'il pourra être rouvert.
Ahmed Mostafa, qui suit des études d'ingénieur à l'université de Kafr el Cheikh, a été accusé d'avoir mis en ligne des secrets militaires, publié de fausses informations sur l'armée et insulté les personnes chargées du recrutement dans une académie militaire.
Dans son article, il racontait l'histoire d'un étudiant qui aurait été contraint de démissionner d'une académie militaire afin de céder sa place à un autre postulant, sur fond d'accusations de favoritisme.
Selon les avocats du Réseau arabe pour l'information sur les droits de l'homme, il a été arrêté par des agents des services de renseignement militaire le 17 février et interrogé sur son blog.
Il a comparu pour la première fois devant un tribunal militaire le 1er mars. Or, ses avocats du Centre Hisham Mubarak pour le droit et de l'Association pour la liberté de pensée et d'expression ont révélé à Amnesty International que les autorités ne leur avaient fait parvenir son dossier que le 2 mars.
Ayant adopté Ahmed Mostafa en tant que prisonnier d'opinion, Amnesty International avait demandé sa libération.
D'autres blogueurs égyptiens ont été poursuivis pour leurs écrits.
Karim Amer, adopté par Amnesty International comme prisonnier d'opinion, a été condamné à une peine de quatre ans d'emprisonnement en février 2007 pour avoir critiqué sur son blog le président Hosni Moubarak et les autorités religieuses égyptiennes d'al Azhar.
Hani Nazeer, autre prisonnier d'opinion, est maintenu en détention administrative depuis octobre 2008 pour avoir mis en ligne sur son blog la couverture d'un livre considéré comme insultant pour les musulmans.
Il y a trois mois, la ministre américaine des Affaires étrangères Hillary Clinton a prononcé un discours proclamant l'engagement des États-Unis envers les droits humains. Lorsque l'injustice est ignorée quelque part, a-t-elle déclaré, la justice est bafouée partout.
Que la justice soit bafouée pendant un seul jour est déjà consternant.
Or, cela fait désormais plus de 400 jours que le président Barack Obama a demandé à son gouvernement de résoudre au cas par cas la situation des prisonniers incarcérés à la base navale américaine de Guantánamo Bay à Cuba et de fermer le centre de détention « dès que possible » et au plus tard dans un délai de 365 jours. Aujourd'hui, plus de 180 détenus sont toujours incarcérés à Guantánamo. Un examen interadministrations a semble-t-il conclu que près de 50 d'entre eux devraient être maintenus en détention pour une période indéterminée sans être jugés ni même inculpés.
Amnesty International demande une nouvelle fois que les détenus de Guantánamo soient immédiatement jugés dans le cadre de procès équitables – devant des tribunaux civils et non des commissions militaires – ou libérés. Si les détenus libérables ne peuvent pas rentrer dans leur pays d'origine, parce qu'ils risquent d'y subir des atteintes aux droits humains, et si aucun État ne propose de les accueillir immédiatement, ils doivent être remis en liberté aux États-Unis, au moins jusqu'à la mise en œuvre d'une solution durable.
Que la justice soit bafouée pendant un seul jour est déjà consternant.
Or, plus de 100 jours se sont écoulés depuis que le ministre américain de la Justice Eric Holder a annoncé que son ministère traduirait devant une cour fédérale cinq détenus de Guantánamo accusés d'être impliqués dans les attentats du 11 septembre 2001, revenant ainsi sur la décision politique du gouvernement de George Bush de les juger devant des commissions militaires. Toutefois, ces prisonniers se trouvent toujours à Guantánamo. Cette affaire semble s'enliser sur fond de politique intérieure, le Congrès s'efforçant notamment de faire en sorte qu'ils comparaissent devant des commissions militaires.
Aujourd'hui, les conseillers du président Obama seraient sur le point de préconiser la comparution de ces cinq détenus devant des commissions militaires, dans le cadre d'un marché politique – qui n'est pas une solution fondée sur les droits humains – visant à obtenir un financement du Congrès et un soutien législatif en vue de fermer Guantánamo. Le président Obama et le ministre de la Justice ne doivent pas prêter l'oreille à ces conseils.
Que la justice soit bafouée pendant un seul jour est déjà consternant.
Or, cela fait plus de 600 jours que le Comité des droits de l'enfant des Nations unies a exhorté les États-Unis, en cas de poursuites engagées contre des mineurs détenus dans le contexte d'un conflit armé, à appliquer dans les meilleurs délais une procédure pénale conforme aux normes minimales d'équité des procès, et à ne déférer aucun mineur devant des tribunaux militaires. Omar Khadr, ressortissant canadien incarcéré depuis huit ans à Guantánamo, risque toujours de comparaître devant une commission militaire pour des actes qu'il aurait commis alors qu'il était âgé de 15 ans, voire moins.
Cela fait plus de 600 jours que la Cour suprême des États-Unis a statué que les détenus de Guantánamo avaient droit à une audience « dans les meilleurs délais » en vertu de la procédure d'habeas corpus afin de contester la légalité de leur détention. La plupart des détenus qui ont sollicité cette audience n'en ont pas encore bénéficié.
Plus de 1 200 jours se sont écoulés depuis que le président George Bush a confirmé pour la première fois que les États-Unis avaient mené un programme de détentions secrètes pendant quatre ans et demi. Cependant, personne n'a eu à rendre des comptes pour avoir autorisé ou perpétré les disparitions forcées au cœur de ce programme qui, à l'instar de la torture, constituent des crimes relevant du droit international.
Plus de 400 jours après la promesse du président Obama de mettre en œuvre un niveau de transparence « sans précédent » afin de promouvoir la responsabilisation, son gouvernement continue de bloquer la diffusion d'informations sur les prisonniers, les sites, les techniques d'interrogatoire et les conditions de détention inhérentes à ce programme secret.
Quelque 500 jours se sont écoulés depuis que le directeur de l'Agence centrale du renseignement (CIA) a confirmé publiquement pour la première fois que la CIA avait eu recours au « waterboarding » (simulacre de noyade) contre trois prisonniers maintenus en détention secrète ; plus de 2 000 jours depuis que l'inspecteur général de la CIA a révélé que deux détenus avaient été soumis à cette pratique plus de 150 fois à eux deux.
Encore une fois, personne n'a été traduit en justice pour avoir autorisé ou pratiqué ces actes de torture et des méthodes d'interrogatoire et conditions carcérales mises en œuvre dans le cadre du programme de la CIA qui ont foulé aux pieds l'interdiction internationale de la torture et d'autres traitements cruels, inhumains ou dégradants. Cela est contraire à l'obligation explicite et absolue inscrite dans les traités internationaux tels que la Convention contre la torture de mener des enquêtes approfondies sur les violations des droits humains et d'établir les responsabilités, tout particulièrement en saisissant les tribunaux des affaires de torture dans lesquelles l'accusé n'est pas extradé.
Le gouvernement américain dans son ensemble rechigne à faire face à ces questions dans le cadre d'un système de défense des droits humains, ce qui ne permet pas aux États-Unis de s'acquitter de leurs obligations internationales.
Le président Obama a déclaré en recevant le prix Nobel de la paix le 10 décembre 2009, à l'occasion du 61e anniversaire de l'adoption de la Déclaration universelle des droits de l'homme (DUDH), que l'Amérique – pas plus qu'aucune autre nation – ne pouvait insister pour que les autres suivent les règles si elle-même ne s'y pliait pas, ses actions paraissant alors frappées au coin de l'arbitraire. Barack Obama a également noté que les rédacteurs de la DUDH avaient reconnu que si les droits humains n'étaient pas respectés, la paix était une promesse vide de sens. En effet, le respect des droits humains, loin de l'entraver, est garant de la sécurité.
Quatre jours plus tard, la secrétaire d'État Hillary Clinton a cité le discours du président Obama, affirmant que les valeurs des États-Unis ne faisaient qu'un avec les principes énoncés dans la DUDH. Mais au regard du fossé existant entre les promesses de la DUDH et la réalité, a-t-elle déclaré, « nous devons terminer le travail ». Il y a 60 ans, a-t-elle ajouté, « les dirigeants du monde ont promulgué un nouveau cadre de droits, de lois et d'institutions capables d'exaucer le vœu du " jamais plus ". Ils ont affirmé l'universalité des droits de l'homme dans la Déclaration universelle des droits de l'homme et des accords juridiques. »
Puis, le 1er mars 2010, lors du Conseil des droits de l'homme à Genève, les États-Unis ont réaffirmé leur volonté de « respecter indéfectiblement le droit international relatif aux droits humains dans tous les pays du monde, y compris sur notre sol. Nous nous efforçons de montrer l'exemple, en nous acquittant de nos obligations, au titre du droit tant national qu'international. » Quelque 300 jours auparavant, afin d'appuyer leur candidature à un siège au Conseil des droits de l'homme, les États-Unis s'étaient engagés, entre autres, à « s'acquitter de leurs obligations découlant des traités des Nations unies ».
Sur tous les fronts ou presque – procès équitable des auteurs présumés d'attentats contre des civils, libération immédiate des prisonniers de Guantánamo détenus sans justification selon les tribunaux américains, et obligation de rendre des comptes pour les agents américains soupçonnés d'avoir bafoué les droits humains et commis des crimes relevant du droit international –, les mesures promulguées par le Congrès ne font qu'ériger de nouveaux obstacles face aux tentatives même les plus modestes d'aligner les pratiques américaines sur les normes internationales.
Le 4 mars 2010, les sénateurs américains John Mc Cain et Joe Lieberman ont présenté un projet de loi au Sénat, la Loi de 2010 relative à l'interrogatoire, la détention et l'accusation des belligérants ennemis. Les États-Unis sont engagés dans un « conflit » contre le terrorisme, a souligné le sénateur Mc Cain, tout en évitant d'utiliser l'expression « guerre contre le terrorisme ». Il a expliqué que cette loi autoriserait la détention sans inculpation « pendant la durée des hostilités » de toute personne qualifiée de « belligérant ennemi non privilégié ». Elle interdirait à ces personnes de bénéficier des services d'un avocat après leur arrestation : « Nous ne devons pas fournir aux terroristes présumés » des avocats de la défense, a souligné le sénateur Mc Cain. S'il était finalement décidé d'engager des poursuites pénales, sa loi permettrait qu'elles le soient devant des commissions militaires. Les poursuites pénales « doivent être secondaires » dans ces affaires, a-t-il assuré – il aurait pu dire « de second rang », à l'image des commissions militaires. Le sénateur Mc Cain a exhorté ses collègues du Sénat à apporter leur appui à ce texte de loi.
Que la justice soit bafouée pendant un seul jour est déjà consternant.
Chaque jour qui passe sans obligation de rendre des comptes, recours ni solution pour les détenus, dans le respect des obligations qui incombent aux États-Unis en termes de droit humanitaire et relatif aux droits humains, écorne un peu plus la vision de la Déclaration universelle des droits de l'homme, déjà mise à mal par les mesures prises par les États-Unis au nom de la lutte contre le terrorisme ces dernières années. Il est plus que temps de mettre fin à l'injustice. Le gouvernement et le Congrès américains doivent faire ce qu'il faut pour y parvenir.
Tanya Reinhart, journaliste et linguiste, s'attaque ici aux mythes qu'Israël, depuis sa création, est obligé d'inventer et de peaufiner pour continuer de justifier l'injustifiable, d'excuser l'impardonnable.
En s'attachant à explorer la politique des faucons autant que des soi-disant colombes, elle dévoile une commune obsession : débarrasser le pays des Palestiniens.
Son objet d'étude est exclusif : les accords d'Oslo et le travail de propagande israélien, ses actions politiques pour mystifier son monde. L'objectif : faire capoter les accords (depuis le début !) en faisant porter le chapeau aux Palestiniennes et aux Palestiniens.
Elle examine bien sûr au passage l'histoire et les grands épisodes du conflit et des étapes du si mal nommé « processus de paix ». Mais le ton est passionné, scandalisé, et profondément digne.
Ce livre qui se lit presque comme un roman, se penche sur les aspects essentiels du conflit : la volonté farouche et paranoïaque des Israéliennes et des Israéliens de poursuivre la guerre entamée en 1948, le nettoyage ethnique et la finesse de sa technologie militaire, médiatique et politique. Il faut y ajouter une analyse profonde des motivations schizophrènes d'Israël : « où Israël veut-il en venir ? ».
C'est, en forme de point sur les i, la lecture à faire pour saisir les évolutions récentes du conflit.
Cuervo (AL 95)
Le samedi 13 mars 2010 à 14h30 à l'Atelier des Canulars se tiendra, avec le collectif Dissent ! Paris, une discution/echange autour des contres-sommet.
- Globalisation - capitalisme / Éducation - partage des savoirs, Globalisation - capitalisme, Résistances et solidarités internationales, En une
Des droits qui exigent la revalorisation
des salaires, de l'emploi industriel
Le 23 mars, massivement, partout, intervenons pour nos droits.
| Que de mensonges, de contrevérités, de manipulations ces derniers temps sur la question des retraites en France !! |
Tout est fait, orchestré, pour faire accepter l'inacceptable, au nom d'un « réalisme économique » inhérent à l'allongement de la durée de vie et au nombre grandissant d'ouvrants droit à la retraite.
Pour éviter d'affronter la réalité du financement des retraites, d'une meilleure répartition des richesses créées à l'entreprise, il est développé une propagande de culpabilisation des salariés avec toujours le même adage commercial, celui du coût en comparant le salarié français au salarié européen, prenant soin de comparer le pire et non le meilleur.
q Silence total sur la productivité du travail en France qui reste numéro un mondial ;
q Silence total aussi sur la souffrance au travail, le mal-être, l'explosion des suicides qui amènent les salariés à fuir l'entreprise où ils subissent une exploitation inhumaine pour augmenter les profits : là encore, la France est numéro 1, malheureusement.
|Sécurité Sociale Déficit de 11 milliards ? L'Etat a une dette de 16 milliards d'euros envers la Sécurité Sociale à qui il devrait reverser : A 7,8 milliards de taxes sur le tabac ; A 3,5 milliards de taxes sur l'alcool ; A 1,6 milliard de primes d'assurance ; A 1,2 milliard de taxes « industries polluantes » ; A 1,9 milliard de retard de cotisations patronales. |
L'Etat souverain, qui s'est empressé de sauver les intérêts des banquiers, des multinationales en mettant sur la table des centaines de milliards d'euros, refuse la même chose aux salariés, refuse d'imposer au patronat une autre répartition des richesses créées à l'entreprise pour maintenir, renforcer les droits des salariés et de la population : la banque BNP PARIBAS déclare 6 milliards de bénéfices en 2009, le double de 2008 et distribue 1 milliard d'euros aux traders.
Lorsque l'Etat décide un cadeau de plus de 12 milliards au patronat sur la taxe professionnelle, à comparer avec le déficit de moins de 11 milliards de la Sécurité Sociale, cela met en lumière les choix, mais aussi des possibilités qui existent pour d'autres solutions que celle de supprimer le droit à la retraite à 60 ans.
Les 20 plus grosses entreprises industrielles affichent 55 milliards d'euros de bénéfices nets
(+ 20 %), alors qu'elles réclament encore et toujours les aides, licencient et bloquent les salaires.
Crise, nous rabâche-t-on !
|+ 1 % sur la masse salariale (salaires), c'est + 2 milliards d'euros pour la Sécurité Sociale |
La crise financière a montré combien il serait dangereux de laisser nos retraites, nos droits, aller vers le système par capitalisation. Aux USA, les retraités se sont retrouvés, du jour au lendemain, avec des pertes de 50 à 70 % de leurs pensions. C'est ça la capitalisation !
Le système en France est le plus juste car il repose sur la solidarité, financée par les richesses produites à l'entreprise.
Défendons bec et ongles nos droits à une protection sociale, à la retraite à 60 ans.
Le bras de fer sur l'avenir des retraites qui s'ouvre ne doit pas être l'affaire de spécialistes au sommet ni de gestionnaires au service des employeurs :
C'est notre affaire à tous !
|Plus de 25 % des jeunes (1/4) de moins de 25 ans sont au chômage. Reculer l'âge de départ en retraite après 60 ans, c'est augmenter le chômage des jeunes dans le pays ! Il vaut mieux payer des retraités que des chômeurs ! |
Pourquoi devrait-on travailler 40, 41 années et plus pour pouvoir bénéficier d'une pension à « taux plein » alors qu'avant, pour un départ, à 65 ans, il n'en fallait que 37,5 ? Imposer plus d'années, c'est baisser le montant des retraites.
Pourquoi parler des retraites des seuls salariés et pas de celle du Président de la république, des patrons avec leurs parachutes dorés ?
Exemple : pourquoi un député aurait-il droit à une retraite de 4700 €/mois après 3 mandats (15 ans), alors que les ouvriers, techniciens et cadres devraient travailler plus de 40 ans pour une retraite au rabais ?
Pas touche à la retraite à 60 ans ! C'est un droit qu'il faut renforcer, améliorer avec la reconnaissance de la pénibilité. Pas question, pour la CGT, d'accepter un deal entre droit à la retraite à 60 ans et d'hypothétiques négociations sur la pénibilité. Ce n'est pas négociable !
Refusons que les futurs retraités soient envoyés à la soupe populaire pour pouvoir survivre ou dépendent de leurs enfants qui subissent, eux, la précarité.
|Une prime aux hauts revenus ! 8,2 milliards d'euros en 2007. C'est le poids du bouclier fiscal et les exemptions de cotisations sociales selon la Cour des Comptes dont ont profité les plus riches familles. |
La CGT appelle l'ensemble des salariés à s'organiser, se mobiliser, intervenir
le 23 mars avec grèves et manifestations partout dans le pays. |Créer 1 million d'emplois, c'est plus de 7 milliards d'euros pour notre protection sociale. Impossible, dîtes-vous ? Non : les 32,8 milliards d'exonérations de cotisations sociales, dont bénéficie le patronat chaque année permettraient de financer 1 million d'emplois à 2733 €/mois pour améliorer les conditions de vie au travail (Santé, Sécurité, etc…) |
Luttons ensemble pour nos droits, notre avenir et celui de nos enfants.
La France est un pays riche. Riche de par ses industries, ses services publics. Riche du travail des salariés qui produisent toujours plus, 4 fois plus par salarié qu'il y a 40 ans.
Les richesses, fruit de notre travail à tous, doivent servir l'intérêt général et non les actionnaires
Le 23 mars, massivement, engageons-nous partout
Rassemblement à 10 h 00 à la Chambre Patronale rue de Ferrière
Puis départ d'une caravane de voitures pour le siège de l'agglo
Départ du bus pour la manifestation à Lille
à 13 h 00 à l'UL CGT de Maubeuge
Des droits qui exigent la revalorisation
des salaires, de l'emploi industriel
Le 23 mars, massivement, partout, intervenons pour nos droits.
| Que de mensonges, de contrevérités, de manipulations ces derniers temps sur la question des retraites en France !! |
Tout est fait, orchestré, pour faire accepter l'inacceptable, au nom d'un « réalisme économique » inhérent à l'allo