3 jours de conférences-débats les 18-19-20 mars pour développer « l'arme de la critique » nous permettant ainsi de comprendre le sort que nous réserve le système actuel et trouver les pistes pour le combattre.
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3 jours de conférences-débats les 18-19-20 mars pour développer « l'arme de la critique » nous permettant ainsi de comprendre le sort que nous réserve le système actuel et trouver les pistes pour le combattre.
- Globalisation - capitalisme
Les tentatives de reconstitutions de la première Internationale et les débuts du mouvement anarchiste à Lyon (1871-1881). Contribution du Centre de Documentation Libertaire de Lyon
- Mémoire / En une
ou le temps de la révolution… de l'agriculture
pour une vraie nourriture et pour la santé !
Mercredi 17 mars au Ciné Duchère, à 19h30 : dégustation, à 20h : projection suivie d'une rencontre avec Jacques Grosman, ingénieur agronome, et l'association Arbralegumes.
Manifestation intersyndicale le 15 mars : rassemblement 10h30 place Guichard en protestation contre le remaniement de la Convention Collective de l'enfance inadaptée, jusque là relativement avantageuse.
- Salariat - précariat / En une
Ce Jeudi 11 Mars aura vu pour la quatrième journée une très forte mobilisation au collège Barbusse. 80 personnes étaient présentes devant l'Inspecteur d'Académie adjoint qui était venu rencontrer les personnels. Les enseignants ont déploré l'absence du représentant du Rectorat qui avait été promis par Mme L'Inspectrice d'Académie. Vaux-en-Velin, jeudi 11 mars
- Education - partage des savoirs
"Bruxelles-Caracas", Un documentaire sur le Vénézuela de Vanessa Stojilkovic suivi d'un débat sur la politique de Chavez
- Résistances et solidarités internationales
"Bruxelles-Caracas", Un documentaire sur le Vénézuela de Vanessa Stojilkovic suivi d'un débat sur la politique de Chavez
- Résistances et solidarités internationales
Projection du film "Les seigneurs de la mer" de Rob Stewart réalisé en collaboration avec Sea Shepherd. Suivi d'un débat sur le film et présentation de l'association Sea shepherd et de ses actions
- Ecologie - nucléaire - Alternatives
Projection du film "Les seigneurs de la mer" de Rob Stewart réalisé en collaboration avec Sea Shepherd. Suivi d'un débat sur le film et présentation de l'association Sea shepherd et de ses actions
- Ecologie - nucléaire - Alternatives
Compte-rendu de l'action de barbouillage du samedi 6 mars 2010 par le Collectif lyonnais des déboulonneurs
- Aliénation - Publicité / Aliénation - Publicité
Compte-rendu de l'action de barbouillage du samedi 6 mars 2010 par le Collectif lyonnais des déboulonneurs
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Ce lundi 9 Mars 2010 aura vu la continuation d'une très forte mobilisation au collège Henri Barbusse avec 90% de grévistes : les cours n'ont donc toujours pas repris et le principal a encore une fois renvoyé les élèves dans leur foyer.
- Education - partage des savoirs
Le procès aura lieu vendredi 12 mars à 9h au TGI de Paris (chambre 13B).
Le collectif, fondé en 2005, a pour objectifs de faire modifier la loi de 1979 sur l'affichage publicitaire, d'imposer un format de 50X70 pour les publicités (format de l'affichage associatif) et de faire surgir un vrai débat national sur la place de la publicité dans la société.
Ils ont déjà eu douze procès en France (dont un pour refus de prélèvement d'ADN) ; le procès du 12 mars sera leur troisième à Paris et concernera une action de barbouillage qui a eu lieu en janvier 2008 sur les Champs-Elysées. Cinq panneaux furent alors neutralisés. Sur les huit participants, seuls deux ont été arrêtés. Les six autres se présenteront au procès comme comparants volontaires.
Ivan Gradis, après avoir rappelé que le procès n'était pas un objectif en soi, déclare : « les procureurs disent que nous instrumentalisons la justice ». Il ajoute que « grosso-modo les juges ont compris qui nous sommes et ce que nous voulons » et dit être « satisfait des décisions de justice ». En effet, celle-ci s'est jusqu'à présent montrée bien plus clémente avec les Déboulonneurs qu'avec d'autres mouvements de désobéissance civile. Il conclu : « la première relaxe sera un vrai signal de départ pour les politiques ». Gradis est celui qui risque le plus : à cause de la loi du 10 août 2007 instaurant les peines planchers, en tant que récidiviste, il risque deux ans de prison. Cinq des comparants volontaires sont dans le même cas, mais ces comparutions sont en général refusées par les tribunaux.
Le collectif a parfois été condamné à verser des dommages et intérêts aux afficheurs, mais ceux-ci ne les ont jamais exigés car, comme le dit Gradis « ce sont des délinquants ». En effet, les panneaux barbouillés étant le plus souvent illégaux [1], les entreprises préfèrent faire profil bas et, si elles se constituent partie civile, c'est uniquement pour que le nettoyage soit remboursé par les assurances. Nicolas Hervé ajoute qu'une fois Decaux a envoyé une facture de 7900 euros ... datée d'un mois avant l'action !
« Des banderilles dans le cuir du paysage »C'est ainsi que Gradis qualifie les pré-enseignes dérogatoires posées à l'entrée des villes. Elles sont autorisées par la loi de 1979, loi faite par et pour les afficheurs, que veulent faire modifier les Déboulonneurs. L'objectif, pour Nicolas Hervé, est de « s'adresser aux politiques qui ne jouent pas leur rôle dans ce débat de société, quelle que soit leur couleur politique et leur échelon. » Les questions liées au paysage, entre autres, n'ont pas été abordées lors du Grenelle. Le ministère a donc mis en place le Conseil national du paysage, dans le but de réformer la loi de 1979. Les associations ont fait des propositions, se sont impliquées dans ce processus ; mais le ministère avait un projet dans ses cartons depuis trois ans. La loi est adaptable localement grâce aux RLP (Règlement locaux de publicité). Ce dispositif permet en fait aux afficheurs de contourner la loi et ainsi de faire pire localement.
A Paris, s'il n'y avait pas de RLP, il y aurait beaucoup moins de publicités. Cela n'a pas empêché les afficheurs de l'attaquer sur la forme. Voté en 2007, ce règlement attend toujours la signature de Bertrand Delanoë. S'il le fait, les afficheurs attaquent à nouveau pour un autre vice de forme.
Les discussions ont été lancées en 2001 et ont été bloquées pendant deux ans pour négocier les Vélib'. Conclusion : la publicité payait les Vélib' et le RLP était soi-disant plus restrictif ; une merveilleuse campagne de communication pour l'Hôtel de ville à l'approche des élections.
JC Decaux, « l'afficheur qui rend le sourire à votre ville »... et à votre législation ?Le seul point positif des amendements votés au Sénat : la suppression des pré-enseignes dérogatoires à l'entrée des villes.
Jusqu'à présent les préfets et les maires ont le pouvoir de faire démonter les panneaux illégaux. Moins sensibles aux pressions et mieux connaisseurs de la chose juridique, c'étaient plutôt les premiers qui usaient de ce pouvoir. Le ministère veut le leur supprimer. Par contre, il va autoriser les énormes bâches sur les immeubles en rénovation (pour payer les travaux dans le cas des monuments historiques ?).
Pour la suppression de la pub dans une zone de cent mètres près des écoles, Jouanno a donné son feu vert. Le Sénat a décidé de laisser ce point à l'appréciation des maires (ce qui ne change rien à la loi actuellement en vigueur).
JC Decaux doit affronter une procédure judiciaire au sujet de panneaux implantés près de l'aéroport de Roissy (c'est illégal ainsi que près des gares). Quand on commet un acte illégal et qu'on respecte la République (au point d'être un proche du chef de l'Etat), l'idéal est de faire changer la loi. Decaux va être exaucé et la pub près des aéroports et des gares autorisée.
Au sujet des nouvelles technologies, les associations ont fait savoir qu'il serait bien d'en discuter avant leur implantation. Une concertation est promise depuis un an par le Ministère. Le Gouvernement refuse qu'une quelconque restriction soit votée par le Législateur parce qu'« une concertation est en cours ». Mais personne ne voit rien venir ...
Alexandre Baret, qui est un de ceux qui portent le mouvement anti-pub à bout de bras, déclare : « nous sommes légitimes, le contexte nous impose de désobéir ; à côté de la liberté d'expression, nous voulons faire reconnaître la liberté de (non) réception ».
Pour Arthur Lutz, un des deux prévenus, Jouanno est convoquée comme témoin en raison de toutes les promesses qu'elle a faites et qui sont restées lettre morte. Le Ministère n'aurait pas apprécié cette convocation et la ministre ne viendra probablement pas, « mais qu'elle vienne ou pas, il faudrait qu'elle réponde à la lettre ouverte » [2]. Les anti-pub n'excluent pas de convoquer la ministre lors d'un autre procès ou d'autres personnalités comme Delanoë. Parmi les autres témoins, on peut citer Edgar Morin, qui ne sera malheureusement pas présent. Les Déboulonneurs sont aussi soutenus par le professeur en sciences de l'éducation Philippe Meirieu (qui est aussi tête de liste Europe écologie en Rhône Alpes [3">[rhone-alpes.regions-europe-e...'>3] ]).
La conférence de presse se termine sur la constatation que le rôle de la justice est non-seulement de punir mais aussi de faire peur et qu'elle n'est qu'une question de rapport de forces à l'instant T. Gradis, qui risque la prison, cite HD Thoreau : « la place d'un militant peut être en prison à un moment donné ». Alors que nous sommes le lendemain de la journée des femmes, il répond au fait qu'il n'y a que des hommes à la tribune en disant que le mouvement est assez paritaire mais que la police refuse en général d'arrêter les femmes.
Gachet, HNS-info
[1] Selon l'association Paysages de France, entre un tiers et la moitié des panneaux publicitaires seraient illégaux
[2] Publiée sur Rue 89
Le Parlement européen a massivement approuvé une résolution [1">[www.europarl.europa.eu] ] exprimant son opposition au processus de négociation de l'Accord Commercial Anti-contrefaçon, ou ACTA. Cette résolution constitue un appel important à la transparence et au respect des procédures démocratiques. Dans les semaines à venir, le Parlement aura l'occasion d'aller plus loin en se prononçant plus précisément sur le contenu de l'accord, notamment au travers de la déclaration écrite [2] 12/2010. [3]
La résolution, soutenue par les cinq groupes politiques principaux du Parlement européen, enjoint à la Commission de faire la lumière sur l'ACTA en rendant publics les documents de négociation. Elle rappelle le rôle du Parlement dans l'organisation institutionnelle de l'Union européenne et indique que le Parlement n'hésitera pas à saisir la Cour de Justice pour défendre ses prérogatives de co-législateur.
L'opposition du Parlement européen s'exprime également au travers d'une déclaration écrite [4] qui se concentre sur le contenu même du projet de l'ACTA. La déclaration écrite 12/2010 s'intéresse directement aux problèmes fondamentaux posés par l'ACTA, tels que la modification du régime de responsabilité des acteurs d'Internet. Une telle mesure mettrait gravement en cause la neutralité du Net et les libertés publiques en faisant des hébergeurs et des fournisseurs d'accès une police privée et des auxiliaires de justice sur les questions de droit d'auteur. La déclaration met aussi en garde contre les propositions visant à renforcer les sanctions civiles et pénales en matière de droit des brevets qui pourraient faire obstacle à l'accès aux savoirs et aux médicaments de par le monde.
« Le vote de la résolution par 633 voix contre 13 constitue un signal fort envoyé aux négociateurs de la Commission et aux États membres. Le Parlement européen déclare de manière écrasante qu'il ne tolérera pas le manque de transparence autour de l'ACTA. Cette résolution est un premier pas important, et le Parlement doit désormais indiquer quelles sont les lignes jaunes que les négociateurs européens ne doivent pas franchir au travers de la déclaration écrite 12/2010. Après cette étape décisive pour la transparence démocratique, les citoyens doivent appeler les eurodéputés à signer la déclaration écrite afin de s'opposer aux mesures de l'ACTA mettant en cause l'Internet libre et ouvert », conclut Jérémie Zimmermann, porte-parole de le Quadrature du Net.
[1] Résolution RC-B7-0154/2010 : [www.europarl.europa.eu] ?type=MOTION&reference=P7-RC-2010-0154&language=FR]
[2] Se référer aux règles de procédure du Parlement européen pour plus d'information concernant les déclarations écrites (règle 123), et les questions orales suivies d'une déclaration de la Commission et d'une résolution parlementaire (règles 115, 110 et 120) : http://www.europarl.europa.eu/sides...
[3] Contribuez à la collecte des signatures des eurodéputés sur la déclaration écrite grâce à la page de campagne suivante : http://www.laquadrature.net/wiki/Ai...
[4] Les déclarations écrites sont définies à l'article 123 des règles de procédures du Parlement : http://www.europarl.europa.eu/sides...
Troisième intervention de Greenpeace depuis le début de l'année pour intercepter un convoi de déchets nucléaires français et ainsi empêcher leur expédition en Russie. Jeudi 11 mars, vers 2h du matin, en gare de Valenton (Val de Marne), au sud est de Paris, une dizaine de militants ont bloqué un train de déchets nucléaires (94). Ils se sont notamment fixés sous les wagons, interdisant ainsi tout déplacement du convoi.
Ces containers de déchets sont destinés à être acheminés à Saint-Pétersbourg à bord d'un navire, le Kapitan Kuroptev. D'abord attendu au Havre ou à Cherbourg, ce navire a finalement été dérouté vers le port de Montoir-de-Bretagne (Loire Atlantique), vers lequel se dirige aussi l'Esperanza, le bateau de Greenpeace arrivé le 3 mars en France.
« Nous sommes plus que jamais mobilisés pour obtenir un moratoire sur ces exportations de déchets nucléaires, déclare Yannick Rousselet, chargé de campagne nucléaire de Greenpeace. Nicolas Sarkozy vient de passer deux jours à essayer de vendre le nucléaire français au monde entier. Ce convoi de déchets, que nous bloquons non loin de Paris, est un symbole fort des nombreux problèmes que pose cette industrie, notamment son manque total de transparence et son incapacité à gérer les déchets polluants pour des milliers d'années. »
Des pirouettes pour justifier ces exportationsComme ces convois ne seraient pas autorisés si les matières exportées étaient qualifiées de déchets, Areva et EDF jouent sur les mots et prétendent que ces matières expédiées en Russie ne sont pas des déchets car… elles seront peut-être réutilisables un jour ! Or il s'agit bien de déchets. La preuve : un rapport fourni en décembre dernier par le Haut fonctionnaire de Défense, montre que depuis 2006, 33 000 tonnes d'uranium ont été exportées vers la Russie alors que seules 3 090 tonnes d'uranium font le chemin inverse… Areva et EDF envoient donc en Russie des déchets dont ils ne font rien et pour qu'on les y oublie !
Le public se mobilise pour obtenir un moratoireDepuis la diffusion en octobre 2009, sur Arte, du documentaire de Laure Noualhat et Eric Guéret « Déchets, le cauchemar du nucléaire », le scandale des exportations de déchets nucléaires français en Russie, combattu par Greenpeace depuis longtemps, a été remis sur le devant de la scène. Ainsi, le Haut comité sur la transparence et l'information sur la sécurité nucléaire (HCTISN) a été officiellement saisi par le ministre de l'Écologie et de l'Énergie Jean-Louis Borloo et l'Office parlementaire des choix technologiques, afin de tenter de faire la lumière sur ce trafic d'Areva et EDF. Résultats attendus sous peu…
En attendant, Greenpeace mobilise. Depuis le début de l'année, c'est la troisième fois que Greenpeace intervient sur le terrain pour dénoncer un trafic scandaleux et demander à Jean-Louis Borloo un moratoire sur ces exportations. Le public se mobilise lui aussi en masse, plus de 26 000 lettres ont déjà été envoyées au ministre via la page www.greenpeace.fr/stop-nucleaire
Lundi 8 mars, à la tribune de l'OCDE, le Premier Ministre français a traité « d'irresponsables » certains antinucléaires, qui ont simplement rendu public un document interne à EDF. Ce document révèle que le réacteur nucléaire EPR peut créer une catastrophe de type Tchernobyl.
Mais alors, Monsieur Fillon, qu'est-ce qu'être « responsable », pour vous ? Prétendre que des frontières arrêtent un nuage radioactif ? Vendre à des pays politiquement instables une technologie mortelle ? Exporter et stocker en Russie des tonnes de déchets nucléaires, qui seront encore nocifs dans des milliers d'années ? Les faire circuler dans des trains qui traversent à heures fixes nos villes et nos campagnes ? Engranger d'énormes bénéfices sans se soucier de la santé, de la nature et de la vie future ? Faire croire que le nucléaire serait une "solution" au réchauffement climatique, contrairement à ce que démontrent toutes les études sérieuses ? Distinguer nucléaire civil et nucléaire militaire, alors même que ce sont les deux faces indissociables d'une même technologie ? Envoyer des intérimaires, sans formation adaptée, au coeur des centrales ? Faire des essais nucléaires dans des zones habitées ? Cacher pendant des décennies les dégâts de ces essais sur la santé et l'environnement ? Amasser assez de bombes pour faire exploser plusieurs fois la planète ? Imposer le chauffage électrique domestique pour justifier le choix français du tout nucléaire ? Construire des centrales dans des zones inondables ou sismiques ? Oublier des kilos de plutonium dans le recoin d'une installation nucléaire ? Importer du courant électrique en plein hiver, au prix fort, depuis des centrales thermiques au charbon, parce que vos réacteurs nucléaires sont inadaptés aux pics de consommation ? Soutenir des régimes autoritaires dans les pays exportateurs d'uranium ? Construire un réacteur qui ne résisterait pas au crash d'un avion de ligne ?
Monsieur Fillon, vous faites partie de ceux qui cherchent vainement à caricaturer, diviser et diaboliser les antinucléaires pour tenter de masquer les échecs cuisants du lobby de l'atome. Même si ses déchets resteront dangereux pour les petits-enfants des petits-enfants de nos petits-enfants, le nucléaire, civil ou militaire, appartient déjà au passé. C'est ce qu'ont compris de nombreux pays européens : le Danemark, la Grèce, le Portugal, l'Irlande, le Luxembourg, qui n'ont jamais développé de programme nucléaire ; l'Espagne et l'Allemagne, qui se sont engagées sur la voie de la sortie du nucléaire ; l'Autriche qui a déclaré anticonstitutionnel le recours à l'énergie nucléaire. Nos voisins européens sont-ils aussi des "irresponsables", M. Fillon ?
Nous serons nombreux le 26 avril prochain, jour anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl, pour vous dire que les irresponsables, aujourd'hui, sont ceux qui refusent de voir que l'avenir est à la sobriété énergétique et aux énergies renouvelables, pour un monde sans nucléaire. Quant à vos "responsabilités", elles sont en effet bien réelles : vous devrez en répondre devant les citoyens français et devant les générations futures.
Avec Pierre Musso, auteur de Télé-politique. Le sarkoberlusconisme à l'écran, Éditions de l'Aube. La Tour d'Aigues, novembre 2009.
- Débats à venir
Communiqué commun Resf, La Cimade
En CDI depuis juillet 2009 dans une entreprise de BTP à Ormeaux (77), Ibrahima, travailleur sans-papiers d'origine ivoirienne, est victime le 17 décembre 2009 d'un accident du travail. Son médecin lui fait un arrêt de travail d'1 mois. Dès le lendemain, son employeur l'informe qu'il n'a plus de « mission » pour lui et lui remet immédiatement les documents de son solde de tout compte, sous motif de fin de CDD !!! Il s'empresse d'ailleurs de lui faire signer un contrat CDD rétroactif à partir de juillet 2009 et exige qu'Ibrahima lui remette l'original du contrat CDI et les fiches de paie correspondantes … ce qu'Ibrahima se garde bien de faire ! Au contraire, celui-ci alerte lui-même la Sécurité Sociale sur son accident du travail, ce qui provoque une convocation de l'employeur pour la mi-mars. Mais ce dernier n'a pas dit son dernier mot !
Le 23 février, alors qu'Ibrahima est en entretien avec une organisation syndicale, son patron l'appelle sur son portable et lui donne rendez-vous en bas de chez lui pour, prétend-t-il, aplanir les différends. Ibrahima se rend en toute confiance au rendez-vous où ... il est cueilli par la PAF (Police de l'Air et des Frontières) et placé en centre de rétention au Mesnil-Amelot (77), où il se trouve encore à ce jour, après confirmation de l'APRF (Arrêté Préfectoral de Reconduite à la Frontière) par le tribunal administratif de Melun.
En tant que citoyens et travailleurs, nous ne pouvons que nous étonner de ces pratiques. La Police Nationale est-elle bien dans son rôle quand elle aide ainsi un « patron voyou » à se débarrasser d'un travailleur sans-papiers devenu encombrant, car moins rentable, à cause d'un accident du travail ? Est-elle dans son rôle quand elle coopère avec ce même patron pour traquer un sans-papiers ? Quelle loi fait-elle respecter alors ? La loi de la République ? Non ! Les Droits de l'Homme ? Certainement pas ! Juste la loi du plus fort !
C'est ce que nous ne pouvons tolérer. C'est pourquoi nous demandons la libération immédiate d'Ibrahima et sa régularisation, ainsi que le rétablissement de son CDI et de tous ses droits sociaux, y compris les droits à réparation. Permettons à Ibrahima de continuer à vivre de son travail, en France, avec sa compagne (elle-même salariée en situation régulière) et les quatre enfants de celle-ci.
Le 3 mars dernier, à Béziers, une lesbienne a été torturée et violée par deux hommes. Visiblement son homosexualité a pu être à l'origine de cet acte, ses agresseurs s'étant mis en tête de la « punir » pour cela.
La Coordination lesbienne en France et l'Inter-LGBT tiennent à exprimer à la victime de cette ignominie toute l'horreur que leur inspire ce qu'elle a eu à endurer et l'assurer de leur soutien dans cette épreuve, qui peut laisser des traces et des traumatismes irrémédiables.
Cet acte n'est pas isolé. Chaque année, des lesbiennes sont agressées, insultées, molestées, par des hommes, jeunes pour la plupart, qui dans ces actes expriment tout à la fois leur perception de ce qu'est une femme, et leur perception de l'homosexualité. Cette haine de la femme libre de ses choix et de son corps, libre des entraves mises en place par la domination masculine relève d'une pathologie sociale, où chacun s'efforce de ne pas voir que tout refus de voir mis en question les modèles archaïques de cette domination ne peut que produire, à terme, de tels crimes.
Il n'est que temps de combattre ces modèles, que temps d'agir avec détermination pour développer une éducation non-sexiste militante, que temps de refuser une bonne fois pour toutes que les femmes puissent être vues comme des objets sexuels au service des hommes, susceptibles d'être châtiées si elles ne se conforment pas à ce diktat.
La lutte contre les violences faites aux femmes passe par des mesures de police et de justice, elle passe aussi par des mesures éducatives, seules à même de modifier en profondeur les comportements. La CLF et l'Inter-LGBT en appellent aux pouvoirs publics pour qu'une politique volontariste soit menée dans cette direction.
Reporters sans frontières dénonce le traitement réservé à l'avocate et blogueuse Le Thi Cong Nhan qui a été interpellée le 9 mars 2010 pendant trois heures, trois jours seulement après sa libération de prison. Des policiers l'ont conduite dans un commissariat d'Hanoï car ils lui reprochaient de ne pas avoir respecté les termes de son assignation à résidence. Selon certaines sources, la police souhaitait ainsi l'empêcher de rencontrer une journaliste étrangère.
"Nous saluons la libération de Le Thi Cong Nhan qui n'est malheureusement intervenue qu'à la fin de sa peine. Il est inacceptable que cette avocate brillante et militante courageuse soit condamnée à purger une peine additionnelle de trois ans de résidence surveillée dans la capitale, alors même qu'elle vient de passer trois ans en prison. Nous considérons qu'elle n'est pas libre, mais emprisonnée chez elle pour la punir de son engagement en faveur des droits de l'homme ", a affirmé l'organisation.
Le Thi Cong Nhan a été libérée le 6 mars 2010 de la prison N° 5 dans la province de Thanh Hoa (Nord). Elle a été escortée jusque chez elle pour y purger une peine additionnelle de trois ans de résidence surveillée prononcée en 2007.
Interrogée par des radios internationales, Le Thi Cong Nhan a affirmé qu'elle allait continuer son engagement en faveur des droits de l'homme. Agée de 30 ans, l'avocate qui avait largement utilisé Internet pour promouvoir les droits de l'homme, est connue pour avoir défendu avec éloquence la liberté d'expression lors de son procès en 2007.
Reporters sans frontières appelle à la libération immédiate de son collègue, Nguyen Van Dai, condamné à quatre ans de prison en vertu de l'article 88 du code pénal vietnamien qui punit la "propagande hostile contre la République socialiste du Viêt-nam".
Informations sur leur condamnation en appel : http://www.rsf.org/spip.php?page=ar...
Informations et pétition en faveur de Nguyen Van Dai et Le Thi Cong Nhan : http://www.rsf.org/fr-petition27771...
Reporters sans frontières a demandé à l'Union européenne de suspendre le dialogue sur les droits de l'homme avec le Viêt-nam, pour protester contre la détention d'au moins 21 journalistes et net-citoyens au Viêt-nam.
Dans des assemblées générales ayant eu cours dans les derniers jours, les étudiant-e-s ont voté massivement pour une grève de 2 jours aux cégeps de Chicoutimi et de Jonquière. Seulement une dizaine de personnes se seraient opposées à la grève à Chicoutimi et 97% des étudiant-e-s ont voté pour la grève à Jonquière. Les étudiant-e-s dénoncent le détournement par Québec de 35 millions de $ d'Ottawa destinés au régime des prêts et bourses.
Ce matin, devant le Cégep de Chicoutimi, une soixantaine de personnes, en apparence assez motivé-e-s, étaient sur les lignes de piquetage. Plusieurs professeur-e-s sympathiques à la cause des étudiant-e-s étaient également sur les lignes en solidarité avec les élèves. Certain-e-s de ceux et celles-ci ont dénoncé le fait que certain-e-s de leurs camarades enseignant-e-s aient traversé les lignes de piquetage des étudiant-e-s pour aller travailler comme à l'habitude. Les profs auront eux et elles-mêmes à lancer des moyens de pression prochainement. Tôt dans la matinée, la directrice générale a annoncé la fermeture du cégep pour la journée voyant la manifestation à la porte principale du Cégep.
Plusieurs étudiant-e-s des cégeps de Chicoutimi et de Jonquière et de l'UQAC se dirigent aujourd'hui vers Montréal pour participer ce soir à un bed-in au Cégep de Rosemont et rejoindre demain une manifestation nationale des étudiant-e-s. Les étudiant-e-s du Cégep d'Alma se prononceront en assemblée générale sur la possibilité de faire la grève demain.
La Cour populaire intermédiaire de Kardze a condamné 3 Tibétains pour "incitation au séparatisme" et "perturbation de l'ordre social" à des peines allant de 16 ans de prison à la peine de mort.
Tous trois seraient originaires du township de Thangkyi, Comté de Nyarong, Préfecture autonome de Kardze, Province du Sichuan. Le procès s'est déroulé le 17 novembre 2009, mais l'information n'a été connue que ces derniers jours. Les défenseurs des Droits de l'Homme au Tibet expliquent que les autorités mènent des procès "en secret" afin d'éviter la diffusion de l'information, et les Tibétains eux-mêmes "font davantage attention" pour envoyer des nouvelles à l'extérieur, de peur des représailles.
Le 17 novembre, la Cour de Kardze a condamné Pema Yeshi, 28 ans, à la peine capitale avec mise à l'épreuve de 2 ans, Sonam Gonpo, 24 ans, à la prison à vie, Tsewang Gyatso (Tsok Tsok), 32 ans, à 16 ans de prison.
La nouvelle de leur arrestation le 11 mars 2009 était parue dans le journal "Ganzi Daily", le 18. Selon ce rapport, les 3 hommes ont distribué des tracts réclamant l'indépendance du Tibet et ont mis le feu aux bâtiments du gouvernement de Tangkyi, causant des dommages importants.
Pendant 5 mois, jusqu'en juillet 2009, les familles n'ont eu aucune nouvelle. Les 3 Tibétains étaient détenus dans une prison de Chengdu.
Le procès s'est tenu à huis clos et sans le moindre respect des Droits de l'Homme, dont le droit de l'accusé à être défendu. Le 10 décembre 2009, les fonctionnaires locaux ont averti les proches de la condamnation.
Les trois condamnés étaient très actifs dans le mouvement du "Boycott fermier" et celui du "No Losar" mis en place en 2009 en souvenir des Tibétains morts au cours des événements du printemps 2008 et en signe de solidarité avec les Tibétains emprisonnés.
Monique Dorizon
Le président par intérim du Nigeria Goodluck Jonathan devrait garantir l'ouverture dans les plus brefs délais d'une enquête exhaustive sur le massacre d'au moins 200 villageois chrétiens dans le centre du pays le 7 mars, ainsi que l'engagement de poursuites judiciaires contre toute personne responsable, a déclaré Human Rights Watch aujourd'hui. Le président par intérim devrait également s'assurer que les militaires et la police agiront promptement pour protéger les civils - quelle que soit leur ethnie - contre tout risque de nouvelles attaques ou de meurtres commis en représailles, notamment grâce à la mise en place de patrouilles régulières à travers toute cette région vulnérable.
Cette dernière flambée de violence meurtrière dans l'État du Plateau, région troublée du Nigeria, s'est déroulée dans les premières heures de la journée du 7 mars. Plusieurs groupes d'hommes armés brandissant des armes à feu, des machettes et des couteaux ont attaqué des résidents des villages de Dogo Nahawa, Zot, et Ratsat, à 10 kilomètres au sud de Jos, la capitale de l'État du Plateau. Plusieurs dizaines de femmes et d'enfants ont figuré parmi les victimes tuées par les assaillants.
« Ce type de violence terrible a déjà fait des milliers de morts dans l'État du Plateau au cours de la dernière décennie, mais à ce jour personne n'a été tenu pour responsable », a déploré Corinne Dufka, chercheuse senior sur l'Afrique de l'Ouest au sein de Human Rights Watch. « Il est temps de dire stop. Les autorités doivent protéger ces communautés, s'assurer que les attaquants rendront des comptes, et aborder les problèmes qui sont à l'origine de cette violence. »
Selon des témoins interrogés par Human Rights Watch, les attaques ont été perpétrées par des hommes musulmans parlant les langues Hausa et Fulani, à l'encontre de Chrétiens, pour la plupart de l'ethnie Berom. Des dirigeants de la société civile à Jos ont indiqué ces attaques ont semble-t-il été menées en guise de représailles pour de précédentes attaques aillant visé des communautés musulmanes dans la région, ainsi que pour le vol de bétail appartenant à des bergers de l'ethnie Fulani. Le 19 janvier, plus de 150 Musulmans ont été tués lors d'une attaque de la ville de Kuru Karama, située dans cette région.
Pèp Gwadloup,
En 3 ans, le Conseil Général a réussi à tuer plus de 400 entreprises de Transport de Voyageurs. 400 entreprises et donc 400 entrepreneurs et leur famille sont en train d'être mis à la rue et poussés à la mendicité, à l'occasion d'une soi-disante réorganisation du Transport Public de Voyageurs.
AN KI JAN SA PÉ FETEn effet, en mars 2007, sous prétexte de réorganisation du service public de Transport des Voyageurs, le Conseil Général demandait aux transporteurs individuels de se regrouper en société, pour continuer de travailler sur le réseau dont il a la charge (toute la Guadeloupe sauf le Sud Basse-Terre).
Près de 150 transporteurs acceptent ainsi de constituer 11 sociétés.
Certains vendent leur véhicule et arrêtent toute activité. D'autres vendent leur ligne à des Transporteurs mieux informés. Cela permettait à de nouveaux affairistes d'arriver en position majoritaire dans les nouvelles sociétés constituées, puisque ces sociétés sont créées sur la base d'une ligne égale une action.
Auparavant, près de 120, les plus âgés étaient incités à quitter totalement la profession. Ils obtenaient pour cela une ‘'aide au départ de 70.000 €'', censée indemniser leur dizaines d'années d'activités.
D'autres enfin refusent d'arrêter leur activité et continuent de rouler ‘'sans convention'' avec le Conseil Général, refusant ainsi d'être des actionnaires-salariés payés au SMIC, ou encore d'être des actionnaires minoritaires sans revenus. Ils réclament de continuer de travailler en sous-traitance.
YO TINI RÉZONWi, contrairement à certains petits actionnaires mal informés qui ont tout perdu : ligne, bus, activité, revenus... les ‘'clandestins'' ont compris très tôt l'arnaque qui se révèle aujourd'hui.
Mi foto'ay :
• la quasi-totalité de ces 11 groupements sont au bord du dépôt de bilan, • les lignes se chevauchent et certaines sont même réduites et sont en concurrence avec celles gérées par la Communauté du Sud Basse-Terre (CCSBT) et bientôt avec celles du Syndicat du Petit Cul de Sac Marin qui regroupe les communes de Pointe-à-Pitre, Abymes, Baie-Mahault, Gosier • certains actionnaires majoritaires contrôlent les groupements et accaparent les recettes gagnées collectivement avec leur société, qu'ils n'ont d'ailleurs jamais arrêtées • les rares clients se plaignent du manque de régularité du transport et des temps d'attente • les contrôleurs ne disposent d'aucun agrément pour la vérification des titres de transport des passagers • les sociétés continuent de se faire la course pour ‘'baré'' le client
C'est pour cela qu'avec le mouvement LKP nous avons obtenu un accord avec le Conseil Général, qui s'engageait à vérifier par audit les conditions d'organisation du Transport et les modalités d'attribution et d'exécution des Délégations de Service Public (DSP).
Nous avons également réclamé l'indemnisation des Transporteurs qui ont décidé de ne plus continuer de travailler devant l'opacité et le manque de rentabilité du système et revendiqué la possibilité pour ceux qui sont en règle de travailler en sous-traitance pour les titulaires des DSP.
Un premier rapport nous a été transmis le 06 mars dernier. Seulement, ce rapport administratif interne, appelé pompeusement audit, ne répond nullement à nos revendications.
KONSEY JÉNÉRAL MÉLÉWi le Conseil Général mélé davwa pour rendre rentable son organisation, il doit éliminer des sociétés de transport. Le marché étant réduit, moins il y aura des sociétés pour l'exécution du marché, plus celles qui travaillent pourraient être rentables.
Aujourd'hui, nous assistons donc à des regroupements de groupements.
Dans peu de temps 7 groupements disparaîtront, certainement avant la fin de leur convention fixée à 12 ans. Et bien évidemment, les derniers transporteurs qui ont cru à la réorganisation seront liquidés au profit bien évidemment de grosses sociétés transnationales (Transdev, Véolia, Kéodis).
Pèp Gwadloup, il n'est pas nécessaire d'être un énarque pour comprendre que nos élus au Conseil Général sont des fossoyeurs d'entreprises.
Ils savent que le Transport Public de Voyageurs n'est pas rentable en l'état. Ils savent que les sociétés constituées sont sous capitalisées et que jamais elles ne pourront faire face aux obligations de DSP (effectif salariés, bus quasiment neuf, 14 heures d'amplitude du service par jour, travail les week-ends et jours fériés).
Ils savent qu'ils vont devoir mizé dans ces sociétés s'ils veulent les protéger de la faillite, au mépris des règles relatives à la concurrence. Ils savent qu'ils doivent doter les circuits, en arrêts de bus sécurisés, en voies de dégagement, en couloirs de bus, en campagnes d'informations, en gare routière propre, pour inciter les usagers à laisser leur véhicule individuel et utiliser les transports collectifs.
Men yo pwi a fòs magouyé…Pour rendre les transporteurs responsables de leur mauvaise gestion et de leur politique mafieuse, ils organisent la liquidation des entreprises et répètent à longueur d'antenne que les transporteurs sont divisés ; gwadloupéyen pa solidèw…
NOU BON EVE SA SOLIDARITÉ AVEC LES TRANSPORTEURSNous avons été invités à discuter une nouvelle fois le Mercredi 10 Mars 2010 au Conseil Général.
Nous persistons à réclamer : • le droit au travail de tous les Transporteurs ; • l'indemnisation de tous les Transporteurs candidats au départ ; • le respect des Accords du 4 mars pris avec le LKP.
PARTICIPONS TOUS AU MEETING DU VENDREDI 12 MARS 2010 A 19 H DOUVAN BIK LA LAPWENT
Tan a mitan fini, tan a tanmi rivé JOU NOU KÉ MÉTÉ A JOUNOU PÉKÉ VWE JOU !
P-à-P, le 09/03/2010 UTV-UGTG
Pour marquer le 8 mars 2010, les membres du Groupe d'observation de la Tunisie organisé par l'IFEX (TMG) et du Groupe de travail de l'IFEX sur le genre lancent un appel à l'ONU pour que l'organisation se préoccupe davantage des violations constantes des droits des femmes :
« Madame Navanethem Pillay, Haut Commissaire des Nations Unies aux Droits de l'homme
Bureau du Haut Commissaire des Nations Unies aux Droits de l'homme
Palais des Nations, 1211 Genève 10, Suisse
Le 8 mars 2010
Madame,
Pour marquer le 8 mars 2010, Journée internationale des Femmes, les membres du Groupe d'observation de la Tunisie organisé par l'IFEX (TMG), une coalition de 20 groupes membres de l'Échange international de la Liberté d'expression (IFEX) et du Groupe de travail de l'IFEX sur le genre, souhaitent attirer votre attention sur les calomnies et les insultes que subissent les femmes journalistes et militantes en Tunisie.
Alors que la Tunisie compte une longue histoire de promotion des droits des femmes depuis qu'ils ont été enchâssés dans le Code du Statut des personnes de 1956 puis, plus tard, dans la Constitution de 1959, pendant le règne du Président Habib Bourguiba, ceux-ci ne sont plus pleinement défendus par le Président Zine El Abidine Ben Ali, qui s'est emparé du pouvoir dans un coup d'État sans effusion de sang en novembre 1987.
Nous nous inquiétons vivement des violations des droits des femmes à l'heure actuelle, comme le démontrent les exemples qui suivent. Depuis décembre 2008, les journaux et les sites web favorables au gouvernement visent de plus en plus les journalistes critiques bien connus, les défenseurs des droits de la personne et leurs proches au moyen de campagnes incessantes de diffamation et d'insultes, particulièrement dégradantes pour les femmes. Dans les journaux et sites web soutenus par le gouvernement, les campagnes de diffamation contiennent des attaques qui décrivent les femmes comme des "perverses sexuelles", des "prostituées" et comme des "traîtresses à la solde de gouvernements ou de groupes étrangers". Sont publiés des articles de calomnies, souvent de manière quotidienne, qui visent certaines femmes en particulier. Le gouvernement a en outre orchestré la distribution de vidéocassettes et de DVD fabriqués de toutes pièces qui visent à humilier ces femmes et les membres de leurs familles.
Les femmes ainsi visées par les médias favorables au gouvernement comprennent les journalistes Sihem Bensedrine et Naziha Réjiba (aussi connue sous le nom de Um Ziad) de l'Observatoire de la Liberté de la Presse, de L'Édition et de la Création (OLPEC), groupe membre de l'IFEX. Bensedrine est continuellement désignée dans les médias gouvernementaux comme une "prostituée" qui a amassé plus d'un million d'euros de donateurs pour son bénéfice personnel. Depuis le début de 2009, elle a été tabassée et fouillée à plusieurs reprises lorsqu'elle franchissait la frontière pour entrer en Tunisie, et elle a été torturée en prison en 2000 et 2001. Pour sa part, Réjiba est la cible d'attaques depuis plus de vingt ans, soit depuis qu'elle a commencé à publier des articles critiques sur Ben Ali. Ces deux femmes animent en outre le journal indépendant de nouvelles en ligne "Kalima", lequel est bloqué en Tunisie. Leurs domiciles et leurs lignes téléphoniques sont surveillés et elles sont constamment prises en filature par des policiers en civil.
Ces tactiques de diffamation s'inscrivent dans le cycle incessant de harcèlement qui s'est accentué depuis l'élection en octobre dernier du Président Zine El Abidine Ben Ali pour un cinquième mandat. Les insultes ont pris une tournure plus sinistre en décembre 2009, lorsque ces médias ont entrepris d'accuser les journalistes et les activistes d'être des "agents d'Israël", et de réclamer qu'on les lynche en public.
Beaucoup de celles qui sont constamment visées, notamment Bensedrine, Réjiba et Radhia Nasraoui, une avocate éminente des droits de la personne et présidente de l'Association tunisienne de lutte contre la torture en Tunisie, ont émis en juillet 2009 une déclaration publique dans laquelle elles accusent le Ministère de l'Intérieur d'être à l'origine de ces campagnes de diffamation. Dans de nombreux cas, des plaintes ont été portées contre ces médias, sans aucun résultat.
L'une des campagnes de diffamation les plus odieuses a été lancée en juin 2009 contre l'avocat champion des droits de la personne et ancien prisonnier politique Mohamed Abbou et son épouse Samia, elle aussi championne des droits de la personne. Pendant l'incarcération d'Abbou, de mars 2005 à juillet 2007, sa femme et ses enfants ont été harcelés par la police. Samia Abbou est suivie par des agents secrets depuis que son mari a été détenu, et elle a été tabassée et injuriée. Le domicile familial est sous étroite surveillance policière, même lorsque Mohamed Abbou est en voyage. Samia Abbou et une autre militante des droits, Fatma Ksila, ont été battues par la police en février 2008.
L'Agence tunisienne de communication extérieure, qui relève de l'État, participe à la diffamation en faisant paraître des publicités calomnieuses dans des journaux favorables au gouvernement comme "Al Hadath", "Kull Ennass", "Echourouq" et "Essarih", ainsi qu'en soutenant des sites web qui se spécialisent dans les insultes dirigées contre les critiques du gouvernement.
Les femmes qui s'expriment sont régulièrement soumises à des persécutions conçues pour les dissuader de faire leur travail. La journaliste Faten Hamdi, de Radio Kalima, a été frappée au visage par des officiers de police en février 2010, pendant qu'elle interviewait une étudiante. Hamdi a pu leur échapper, mais l'étudiante a été emmenée au poste de police avant d'être relâchée. Hamdi a aussi été agressée par la police en novembre 2008, et on a menacé de la jeter en prison lors du siège des bureaux de "Kalima" par la police, au début de 2009.
La blogueuse Fatma Riahi (qui tient un blogue sous le nom de Fatma Arabbica) a été arrêtée et visée par la police en novembre 2009. Son blogue, comme d'autres blogues critiques, a été censuré de manière répétée et son ordinateur portable lui a été confisqué.
Chez les avocates, Nasraoui est assujettie à des restrictions concernant ses déplacements et est constamment harcelée par la police qui, entre autres choses, encercle son domicile. D'autres avocates sont également maltraitées, comme Imen Triki, qui a été agressée physiquement et verbalement par la police tandis qu'elle défendait un client. Les femmes qui sont juges, y compris celles qui sont membres de l'Association des Magistrats Tunisiens, qui tentent d'agir de manière indépendante du gouvernement, sont étroitement contrôlées et mutées en des endroits éloignés, loin de leur famille, en guise de punition pour les faire taire.
Les femmes qui travaillent pour l'Association tunisienne des femmes démocrates (ATFD) sont elles aussi les cibles de mesures de harcèlement systématique, notamment sa présidente, Sana Ben Achour, qui essuie des insultes dans les médias depuis les élections d'octobre, lorsque l'ATFD a participé à la surveillance des médias. L'ATFD e l'OLPEC rapportent que, pendant les élections, les candidates ont été très mal représentées dans les médias dirigés par l'État – ayant bénéficié d'une visibilité inférieure à un pour cent dans la couverture médiatique.
Les universitaires sont visées elles aussi. La professeure Khedija Cherif, sociologue de l'Université de Tunis et championne éminente des droits des femmes, a fait l'objet récemment de campagnes de diffamation ainsi que de harcèlement physique et verbal. La militante des droits de la personne Zakia Dhifaoui a passé trois mois en prison après avoir été arrêtée en juillet 2008 au cours d'une manifestation non violente à Gafsa. On lui a refusé arbitrairement le droit de travailler comme enseignante – et elle a été harcelée et agressée de manière répétée par la police. Ghazela M'Hamdi, une championne des droits de Gafsa, a aussi été tabassée plus d'une fois par la police tandis qu'elle exerçait son droit de protester pacifiquement.
Afef Ben Nasser est régulièrement harcelée par la police de Gafsa, qui s'est aussi introduite dans son magasin en 2009. Ben Nasser est la femme du journaliste Fahem Boukaddous, qui risque à l'heure actuelle une peine de quatre ans de prison pour avoit couvert des manifestations à Gafsa. Les membres des familles d'autres journalistes condamnés à la prison ont aussi été ciblées par la police, dont Azza Zarrad, épouse du journaliste emprisonné Taoufik Ben Brik, gravement malade. Tandis qu'elle faisait des démarches pour obtenir sa libération en Tunisie, elle a été agressée verbalement par la police.
Maya Jribi, secrétaire générale du Parti démocratique progressiste (PDP), et des activistes de ce groupe politique sont souvent harcelées ou agressées par des policiers en civil. En juillet, Jribi s'est fait lancer des pierres et, en avril, elle a été agressée pendant une manifestation non violente de protestation contre les restrictions au droit à la liberté d'assemblée. En mai, Naima Hosni, du PDP, a été tabassée à Tunis par des policiers en civil tandis qu'elle vendait des exemplaires de l'hebdomadaire du PDP, "Al Maoukif".
Les membres du TMG ont fait part à plusieurs reprises de leur déception devant les tactiques exécrables utilisées contre les critiques du gouvernement, et notent en particulier que les attaques contre les femmes journalistes et les militantes font honte à un gouvernement qui se prétend aux premières lignes de la promotion des droits des femmes dans la région.
Nous sommes en outre préoccupés par les preuves de l'impunité qui entoure les auteurs des crimes commis contre les femmes en Tunisie, comme le démontre le cas de Khaled Ben Saïd, ancien Vice-Consul de Tunisie en France. En 2008, un tribunal de Strasbourg, en France, a condamné Ben Saïd à huit ans de prison pour son rôle dans les tortures infligées en 1996 à une femme dans une prison de Tunisie. La femme, qui par la suite vivait en exil en France, l'avait reconnu comme l'ancien chef de police à Jendouba. Ben Saïd s'est enfui en Tunisie lorsque l'affaire a éclaté et travaille maintenant pour le gouvernement. Les autorités tunisiennes ont rejeté la plainte portée contre lui, la qualifiant de "non fondée".
Nous appelons les Nations Unies à prendre des mesures concrètes pour s'occuper de ces questions avec les autorités tunisiennes, notamment en soulevant ces violations lors des visites officielles et en demandant aux missions organisées par les rapporteurs spéciaux pertinents de prendre en mains les affaires dans lesquelles les droits des femmes et la liberté d'expression en Tunisie sont violés.
Merci de l'attention que vous portez à cette question.
Nous vous prions d'accepter, Madame, l'expression de nos sentiments distingués.
Les 6 et 7 Mars 2010 à Paris, la Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR) a tenu son onzième congrès.
Durant deux jours, les militants de la fédération ont débattu des questions liées aux populations migrantes et issues de l'immigration. Cela dans un contexte de politiques gouvernementales ouvertement anti-immigrés, d'une montée de la xénophobie, du racisme et de l'islamophobie en France et en Europe.
Les attaques répétées aux droits fondamentaux des immigrés et des réfugiés en France et en Europe ont été au centre des débats du congrès. Une ferme volonté de développer les luttes pour l'égalité des droits, aux côtés de tous les partenaires partageant l'exigence de justice et d'égalité.
Le congrès a entendu et approuvé le rapport d'activité présenté par le conseil d'administration sortant, notamment le rapport sur l'action contre les discriminations et pour l'accès aux droits dont en particulier le volet accès à la santé. Il a également approuvé le rapport financier pour les années 2008 et 2009 ainsi que le budget 2010. Il a voté le quitus au conseil d'administration et au bureau sortant.
D'autre part, le 11ème congrès de la FTCR a tenu à manifester sa solidarité avec son ancien président Kamel Jendoubi, privé depuis plusieurs années par le gouvernement tunisien de son passeport. Le congrès a voté une motion le nommant président d'honneur de la Fédération.
Le congrès a aussi adopté une motion réaffirmant la volonté de la Fédération de se battre pour rendre justice à son président sortant Mouhieddine Cherbib. Mouhieddine est condamné en Tunisie à 2 ans et 15 jours de prison pour s'être acquitté d'une mission que lui a confié notre fédération : la solidarité active avec le mouvement social du Bassin minier de Gafsa en Tunisie et le soutien aux habitants et syndicalistes condamnés pour délits d'opinion. Le congrès a chaleureusement remercié M. Cherbib pour son action comme président de la FTCR et s'est félicité qu'il accepte de poursuivre son activité au sein du bureau en tant que secrétaire général adjoint.
Le congrès a réaffirmé l'engagement de la FTCR pour la défense des droits de l'Homme et de la démocratie en Tunisie, notamment en adoptant une motion de soutien aux acteurs de la société civile et aux étudiants de l'UGET en prison.
Les motions et résolutions du congrès seront publiées d'ici peu.
Le Président de la FTCR, Tarek Ben Hiba
Peu de temps après la mort de la dernière représentante de la tribu bo dans les îles Andaman, un tribunal indien a décidé de protéger la tribu voisine des Jarawa en suspendant l'activité d'un complexe hôtelier touristique controversé.
La Cour suprême indienne a ordonné lundi à la compagnie Barefoot India de fermer son complexe hôtelier construit à proximité de la réserve des Jarawa, jusqu'à sa prochaine délibération.
Malgré les graves dangers auxquels sont exposés les Jarawa, Barefoot a contesté la légalité d'une ‘zone tampon' créée autour de la réserve pour protéger les Jarawa du tourisme et autres activités commerciales. Le complexe touristique se situe en plein cœur de cette zone.
Cependant, la route qui traverse illégalement la réserve des Jarawa demeure une préoccupation majeure en amenant quotidiennement braconniers, touristes et autres étrangers à la région qui entrent directement en contact avec les “Jarawa”. Le gouvernement indien a ignoré la décision de la Cour suprême rendue en 2002 ordonnant la fermeture de la route.
La plupart des membres de la tribu bo, dont la dernière représentante s'est éteinte en janvier dernier, sont morts de maladies transmises par les colons britanniques au XIXe siècle. Les Jarawa, qui ont résisté au contact avec le monde extérieur jusqu'en 1998, ont très peu d'immunité contre les maladies exogènes et risquent d'être décimés par une épidémie.
La plupart des clients du complexe hôtelier de Barefoot s'y rendent en vols long-courriers. Des études récentes font ressortir qu'environ 20% des passagers aériens développent des rhumes et autres infections virales quelques jours après leur vol.
Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd'hui : ‘Personne ne voudrait voir les Jarawa subir le même sort que la tribu de Boa Sr. La récente décision de la Cour visant à suspendre les activités de Barefoot est une mesure positive. Mais si le gouvernement indien a réellement l'intention de protéger les Jarawa, il doit fermer la route et interdire à quiconque l'accès de la réserve'.
Une cour d'appel italienne a confirmé la déclaration de culpabilité de 15 policiers, gardiens de prison et médecins qui avaient été condamnés pour avoir infligé des mauvais traitements à des personnes incarcérées dans le centre de détention de Bolzaneto, à Gênes, en 2001, au cours de manifestations organisées pour protester contre le sommet du G8. La cour a également déclaré coupables de mauvais traitements 29 autres personnes qui avaient été mises hors de cause en première instance.
La cour d'appel de Gênes a confirmé la déclaration de culpabilité prononcée en juillet 2008 pour mauvais traitements. En première instance, les 15 accusés avaient été condamnés à des peines d'emprisonnement allant de cinq mois à cinq ans.
« Bien que les motifs du jugement ne soient pas encore connus, le fait que le juge qui a statué en appel ait largement validé les conclusions du procès précédent confirme que de graves violations des droits humains ont été commises il y a près de 10 ans, a déclaré Halya Gowan, directrice du Programme Europe et Asie centrale d'Amnesty International. Cette décision constitue une étape importante du chemin à parcourir pour amener les responsables de certaines des graves violations des droits humains perpétrées à Gênes en 2001 à rendre des comptes, et établit certaines des responsabilités pénales individuelles. »
Plus de 200 personnes ont été incarcérées dans le centre de détention temporaire de Bolzaneto pendant le sommet du G8 de 2001, à Gênes, au cours duquel la police a affronté les manifestants antimondialistes.
Les personnes placées en détention à Bolzaneto ont été contraintes à rester debout pendant des heures dans des positions douloureuses, battues, menacées, notamment de viol, et soumises à des fouilles corporelles délibérément effectuées de façon humiliante et à d'autres formes de vexations.
Toutefois, la torture ne constituant pas une infraction aux termes du code pénal italien, les juges n'ont pas été en mesure de prononcer contre les auteurs une sanction proportionnée à la gravité des faits qui leur étaient reprochés.
De plus, les infractions moins graves dont ils ont été déclarés coupables étant maintenant prescrites, aucun d'entre eux ne purgera de peine de prison.
Par ailleurs, les autorités n'ont pas cherché à remédier aux dysfonctionnements qui ont contribué aux violations commises à Bolzaneto. Amnesty International s'est dite préoccupée par le fait que les autorités italiennes, ces neuf dernières années, n'avaient pris aucune mesure pour empêcher que des brutalités policières de l'ampleur de celles perpétrées à Gênes en 2001 ne surviennent à nouveau.
« Bolzaneto risque de se reproduire, sauf si les autorités disent clairement que les violations des droits humains commises par les responsables de l'application des lois ne seront pas tolérées », a déclaré Halya Gowan.
Amnesty International a de nouveau appelé les autorités italiennes à ériger la torture en infraction, dans le respect des dispositions de la Convention contre la torture, à mettre sur pied un mécanisme indépendant de surveillance de la police et à suivre toutes les recommandations pertinentes formulées par les organisations internationales.
Amnesty International se félicite de la libération d'un blogueur égyptien, qui était passible d'une peine d'emprisonnement pour avoir mis en ligne un article dénonçant le népotisme au sein des forces armées.
L'organisation demeure toutefois préoccupée par le fait que la libération d'Ahmad Mostafa est assortie de certaines conditions : il doit présenter des excuses et retirer l'article posté en mars 2009 sur son blog intitulé Matha Assabaka ya Watan (Que t'est-il arrivé, oh nation ?).
Sommé de comparaître devant un tribunal militaire pour la deuxième fois dimanche 7 mars, il était passible d'une peine de neuf ans et demi d'emprisonnement.
Premier blogueur égyptien à être traduit devant un tribunal militaire pour ses activités présumées, Ahmad Mostafa a publié, à la suite de sa libération, un article sur son blog, dans lequel il conseillait aux autres blogueurs de vérifier leurs informations avant de les mettre en ligne.
Selon les avocats d'Ahmad Mostafa, le tribunal militaire n'a pas fourni d'explication quant à sa remise en liberté et les autorités ont conservé son dossier dans les archives, ce qui signifie qu'il pourra être rouvert.
Ahmed Mostafa, qui suit des études d'ingénieur à l'université de Kafr el Cheikh, a été accusé d'avoir mis en ligne des secrets militaires, publié de fausses informations sur l'armée et insulté les personnes chargées du recrutement dans une académie militaire.
Dans son article, il racontait l'histoire d'un étudiant qui aurait été contraint de démissionner d'une académie militaire afin de céder sa place à un autre postulant, sur fond d'accusations de favoritisme.
Selon les avocats du Réseau arabe pour l'information sur les droits de l'homme, il a été arrêté par des agents des services de renseignement militaire le 17 février et interrogé sur son blog.
Il a comparu pour la première fois devant un tribunal militaire le 1er mars. Or, ses avocats du Centre Hisham Mubarak pour le droit et de l'Association pour la liberté de pensée et d'expression ont révélé à Amnesty International que les autorités ne leur avaient fait parvenir son dossier que le 2 mars.
Ayant adopté Ahmed Mostafa en tant que prisonnier d'opinion, Amnesty International avait demandé sa libération.
D'autres blogueurs égyptiens ont été poursuivis pour leurs écrits.
Karim Amer, adopté par Amnesty International comme prisonnier d'opinion, a été condamné à une peine de quatre ans d'emprisonnement en février 2007 pour avoir critiqué sur son blog le président Hosni Moubarak et les autorités religieuses égyptiennes d'al Azhar.
Hani Nazeer, autre prisonnier d'opinion, est maintenu en détention administrative depuis octobre 2008 pour avoir mis en ligne sur son blog la couverture d'un livre considéré comme insultant pour les musulmans.
Nous avons appris hier le 9 mars 2010 l'arrestation de Jamal Saberi, militant du Parti Communiste-Ouvrier d'Iran, par la police de l'immigration au Japon et les menaces d'une expulsion prochaine vers l'Iran. Il va sans dire que la liberté si ce n'est la vie de Jamal Saberi serait gravement en danger en cas d'expulsion vers l'Iran.
La Fédération Internationale des Réfugiés Iraniens (IFIR) a lancé une campagne de protestation à l'encontre des autorités japonaises. Des messages de protestations peuvent être envoyés depuis cette adresse (en anglais) : http://hambastegi.ruzeroshan.com/ja....
Traduction du texte de l'IFIR :
Campagne d'envoi de messages de protestations aux autorités japonaises pour empêcher l'expulsion de Jamal Saberi, par la Fédération Internationale des Réfugiés Iraniens (IFIR)Monsieur Jamal Saberi est un opposant politique connu de la République Islamique d'Iran qui est arrivé au Japon en 1990. Depuis 1992, il est membre du Parti Communiste-Ouvrier d'Iran (PCOI). Monsieur Saberi a été actif politiquement avec le PCOI au Japon ces dix dernières années, en particulier en imprimant et diffusant la littérature du PCOI, ainsi qu'en écrivant plusieurs articles critiques contre le régime islamique d'Iran qui ont été publiés en persan et en japonais dans des magazines et des sites internet. Sa grande activité politique avec le PCOI et contre le régime islamique d'Iran est arrivé aux oreilles des autorités iraniennes. Il a demandé le statut de réfugié au Ministère Japonais de la Justice le 10 mai 2001.
Monsieur Saberi a des craintes tout à fait fondées de persécutions à cause de ses opinions politiques. Il mérite une protection en tant que réfugié politique et d'être protégé par la convention et le protocole relatifs au statut de réfugié. Sa vie et sa liberté seront en danger s'il était renvoyé en Iran.
La situation politique et des droits humains en Iran
Sur la base des informations récoltées par la Fédération Internationale des Réfugiés Iraniens (IFIR) de première main et de celles de célèbres organisations des droits humains, le gouvernement iranien continue d'être un des majeurs agresseurs des droits humains sans qu'il n'y ait le moindre signe d'amélioration. Ces abus systématiques incluent les assassinats extra-judiciaires et les exécutions sommaires, la généralisation de l'utilisation de la torture et d'autres traitements dégradants, les arrestations et détentions, l'absence de procès équitables, et de terribles conditions carcérales.
L'activité politique des organisations interdites est illicite dans la République Islamique d'Iran et si des militants politiques sont identifiés ils sont torturés et condamnés à de lourdes peines. Les membres des partis politiques et les individus, en particulier ceux qui réclament le renversement du gouvernement, font face à des peines dures et maximales. Le gouvernement islamique d'Iran ne tolère pas les partis d'opposition comme le Parti Communiste-Ouvrier d'Iran (PCOI) qui milite activement et organise pour un Etat égalitaire, non religieux et humain en Iran.
Monsieur Saberi remplit clairement les critères pour être reconnu comme réfugié selon les critères internationaux. Sa vie et sa liberté sont menacées s'il est refoulé en Iran.
Retour forcé de demandeurs d'asile iraniens
Un célèbre exemple de persécutions suite à un retour forcé en Iran a été rapporté dans un récent rapport d'Amnesty International sur un retour forcé d'un demandeur d'asile depuis le Japon en octobre 2003. Selon le communiqué de presse d'Amnesty International, un homme iranien de 58 ans, résident sans-papier qui s'est converti au christianisme au Japon, a été renvoyé en Iran en octobre 2003 et a été arrêté quelques jours plus tard. Cinq autres résidents iraniens sans-papiers avec lesquels Amnesty International était en contact, ont été expulsé depuis début 2004, mais un seul d'entre eux est rentré de façon sûre.
Dans un autre exemple, tiré du journal australien « The Age » (29 avril 2002), deux hommes iraniens à qui le statut de réfugié a été refusé par l'Australie après qu'ils aient passés deux années de détention à Woomera ont été arrêtés par la police de sécurité lors de leur retour en Iran qui leur a ordonné de passer devant un tribunal révolutionnaire.
Karim Tuzhali aussi, un ancien demandeur d'asile reconnu comme réfugié par le Haut Comité des Nations Unies pour les Réfugiés (UNHCR) est un autre exemple célèbre. Les autorités turques l'ont renvoyé de force en Iran le 20 juin 1998. Il a été condamné à mort le 16 septembre 1998 pour son ancienne appartenance au Parti Démocratique du Kurdistan d'Iran (PDKI), groupe interdit d'opposition armée. Karim Tuzhali a été exécuté le 24 javier 2002 à la prison de Mahabad, à l'ouest de l'Iran. Il avait été emprisonné pendant trois ans, probablement à la prison d'Orumieh, dans la province d'Azerbaïdjan Occidental. On rapporte qu'il a été torturé en détention et son corps a été rendu avec retard à sa famille.
Dans d'autres exemples, Khaled Shoghi, 50 ans, a été renvoyé depuis la Turquie et arrêté en 1997, il a été torturé en Iran. Kheder Viesi, un autre demandeur d'asile renvoyé, a été condamné à mort en 1998 ainsi que Saleh Goudarzi, condamné à mort en 1999 et actuellement emprisonné à la prison de Sanandaj.
L'IFIR considère que le retour forcé de militants politiques iraniens est une violation du principe de non-refoulement. Ce principe interdit le retour forcé d'une personne vers un pays où sa vie ou sa liberté peuvent être menacées. C'est un principe du droit coutumier international qui lie tous les Etats. Le Japon est membre de la Convention Internationale des Droits Civils et Politiques (ICCPR) qui interdit la torture, les traitements ou peines cruels, inhumains ou dégradants.
Lettre du PCOI aux autorités japonaises :
Parti Communiste-Ouvrier d'Iran
à : Ministère de la Justice du Japon
Objet : Protestation contre l'arrestation et la possible expulsion de Monsieur Jalal Ahmadzadeh-Nouei, alias Jamal Saberi.
8 mars 2010
Madame, Monsieur,
Nous avons reçu des informations indiquant l'arrestation de Monsieur Jalal Ahmadzadeh-Nouei (Jamal Saberi), membre du Parti Communiste-Ouvrier d'Iran et militant connu pour les droits du peuple d'Iran, par le Bureau Japonais de l'Immigration dans l'intention de l'expulser vers l'Iran. Nous voudrions par la présente vous informer que si une telle expulsion avait lieu, nous n'avons aucun doute que ce qui attend monsieur Jamal Saberi est l'emprisonnement, d'horribles tortures et une possible exécution. Aussi, nous vous écrivons pour protester fortement contre cet acte tout à fait inacceptable de la part des autorités japonaises.
Le gouvernement japonais et son ministère de la justice sont certainement conscients des risques qui menacent la vie de Monsieur Saberi si il devait être expulsé vers l'Iran. Nous, ainsi que les organisations des droits humains, les avons dans le passé informé de ces risques. Pourtant, les autorités japonaises ont décidé de mettre en danger la vie d'un opposant actif et célèbre du régime iranien à un moment où le régime iranien décide des verdicts bestiaux de condamnations pour « inimitié avec Dieu » à l'encontre de citoyens ordinaires qui manifestaient dans les rues, ce qui, inutile de le dire, est passible de la peine de mort dans une théocratie tyrannique comme celle qui dirige l'Iran.
Nous sommes profondément affligés de voir le gouvernement japonais se mettre clairement du côté du régime islamiste inhumain de Téhéran. Aussi, le peuple iranien ainsi que l'opinion publique mondiale auraient raison de considérer le gouvernement japonais comme un complice des crimes atroces commis contre des citoyens ordinaires en Iran, crimes qui, dans ce cas, attendront sans aucun doute un opposant connu et organisé du régime iranien. Aussi, nous demandons au gouvernement japonais de libérer immédiatement Monsieur Jamal Saberi et de révoquer son ordre d'expulsion.
Sincèrement,
Pour le Parti Communiste-Ouvrier d'Iran,
Asqar Karimi
Copies à : ONU ; Amnesty International ; Human Rights Watch ; médias
Merci de faire circuler l'appel à soutenir Jamal Saberi et à protester auprès des autorités japonaises dans vos réseaux militants.
Rappellons aussi que l'iran collabore avec interpol et que 12 autres militants et réfugiés politiques iraniens et kurdes iraniens sont menacés d'extraditions et d'expulsions. [1">[bataillesocialiste.wordpress...'>1] ]
Un bref premier point sur la campagne de pétition : Ne touchez pas aux militants iraniens ! lancée le 27 décembre dernier, qui demande que soient retirés de la liste des « notices rouges d'Interpol » douze militants communistes-ouvriers hekmatistes :
Premières signatures non-individuelles : Alternative libertaire, Association Solidarité Franco-Iranienne, Démocratie Communiste – luxemburgiste, Fédération syndicale étudiante, Fédération du Rhône de la Ligue des droits de l'homme, JCML du Rhône, Solidarité Irak, Union pour le Communisme. Revues Critique sociale et Ni patrie ni frontières. Avec le soutien et le relais des blogs Entdinglichung, Révolution en Iran et Socialiste de gauche.
Une pétition en anglais est ouverte à l'adresse : http://stopterrorism.org/english/si...
Il y a trois mois, la ministre américaine des Affaires étrangères Hillary Clinton a prononcé un discours proclamant l'engagement des États-Unis envers les droits humains. Lorsque l'injustice est ignorée quelque part, a-t-elle déclaré, la justice est bafouée partout.
Que la justice soit bafouée pendant un seul jour est déjà consternant.
Or, cela fait désormais plus de 400 jours que le président Barack Obama a demandé à son gouvernement de résoudre au cas par cas la situation des prisonniers incarcérés à la base navale américaine de Guantánamo Bay à Cuba et de fermer le centre de détention « dès que possible » et au plus tard dans un délai de 365 jours. Aujourd'hui, plus de 180 détenus sont toujours incarcérés à Guantánamo. Un examen interadministrations a semble-t-il conclu que près de 50 d'entre eux devraient être maintenus en détention pour une période indéterminée sans être jugés ni même inculpés.
Amnesty International demande une nouvelle fois que les détenus de Guantánamo soient immédiatement jugés dans le cadre de procès équitables – devant des tribunaux civils et non des commissions militaires – ou libérés. Si les détenus libérables ne peuvent pas rentrer dans leur pays d'origine, parce qu'ils risquent d'y subir des atteintes aux droits humains, et si aucun État ne propose de les accueillir immédiatement, ils doivent être remis en liberté aux États-Unis, au moins jusqu'à la mise en œuvre d'une solution durable.
Que la justice soit bafouée pendant un seul jour est déjà consternant.
Or, plus de 100 jours se sont écoulés depuis que le ministre américain de la Justice Eric Holder a annoncé que son ministère traduirait devant une cour fédérale cinq détenus de Guantánamo accusés d'être impliqués dans les attentats du 11 septembre 2001, revenant ainsi sur la décision politique du gouvernement de George Bush de les juger devant des commissions militaires. Toutefois, ces prisonniers se trouvent toujours à Guantánamo. Cette affaire semble s'enliser sur fond de politique intérieure, le Congrès s'efforçant notamment de faire en sorte qu'ils comparaissent devant des commissions militaires.
Aujourd'hui, les conseillers du président Obama seraient sur le point de préconiser la comparution de ces cinq détenus devant des commissions militaires, dans le cadre d'un marché politique – qui n'est pas une solution fondée sur les droits humains – visant à obtenir un financement du Congrès et un soutien législatif en vue de fermer Guantánamo. Le président Obama et le ministre de la Justice ne doivent pas prêter l'oreille à ces conseils.
Que la justice soit bafouée pendant un seul jour est déjà consternant.
Or, cela fait plus de 600 jours que le Comité des droits de l'enfant des Nations unies a exhorté les États-Unis, en cas de poursuites engagées contre des mineurs détenus dans le contexte d'un conflit armé, à appliquer dans les meilleurs délais une procédure pénale conforme aux normes minimales d'équité des procès, et à ne déférer aucun mineur devant des tribunaux militaires. Omar Khadr, ressortissant canadien incarcéré depuis huit ans à Guantánamo, risque toujours de comparaître devant une commission militaire pour des actes qu'il aurait commis alors qu'il était âgé de 15 ans, voire moins.
Cela fait plus de 600 jours que la Cour suprême des États-Unis a statué que les détenus de Guantánamo avaient droit à une audience « dans les meilleurs délais » en vertu de la procédure d'habeas corpus afin de contester la légalité de leur détention. La plupart des détenus qui ont sollicité cette audience n'en ont pas encore bénéficié.
Plus de 1 200 jours se sont écoulés depuis que le président George Bush a confirmé pour la première fois que les États-Unis avaient mené un programme de détentions secrètes pendant quatre ans et demi. Cependant, personne n'a eu à rendre des comptes pour avoir autorisé ou perpétré les disparitions forcées au cœur de ce programme qui, à l'instar de la torture, constituent des crimes relevant du droit international.
Plus de 400 jours après la promesse du président Obama de mettre en œuvre un niveau de transparence « sans précédent » afin de promouvoir la responsabilisation, son gouvernement continue de bloquer la diffusion d'informations sur les prisonniers, les sites, les techniques d'interrogatoire et les conditions de détention inhérentes à ce programme secret.
Quelque 500 jours se sont écoulés depuis que le directeur de l'Agence centrale du renseignement (CIA) a confirmé publiquement pour la première fois que la CIA avait eu recours au « waterboarding » (simulacre de noyade) contre trois prisonniers maintenus en détention secrète ; plus de 2 000 jours depuis que l'inspecteur général de la CIA a révélé que deux détenus avaient été soumis à cette pratique plus de 150 fois à eux deux.
Encore une fois, personne n'a été traduit en justice pour avoir autorisé ou pratiqué ces actes de torture et des méthodes d'interrogatoire et conditions carcérales mises en œuvre dans le cadre du programme de la CIA qui ont foulé aux pieds l'interdiction internationale de la torture et d'autres traitements cruels, inhumains ou dégradants. Cela est contraire à l'obligation explicite et absolue inscrite dans les traités internationaux tels que la Convention contre la torture de mener des enquêtes approfondies sur les violations des droits humains et d'établir les responsabilités, tout particulièrement en saisissant les tribunaux des affaires de torture dans lesquelles l'accusé n'est pas extradé.
Le gouvernement américain dans son ensemble rechigne à faire face à ces questions dans le cadre d'un système de défense des droits humains, ce qui ne permet pas aux États-Unis de s'acquitter de leurs obligations internationales.
Le président Obama a déclaré en recevant le prix Nobel de la paix le 10 décembre 2009, à l'occasion du 61e anniversaire de l'adoption de la Déclaration universelle des droits de l'homme (DUDH), que l'Amérique – pas plus qu'aucune autre nation – ne pouvait insister pour que les autres suivent les règles si elle-même ne s'y pliait pas, ses actions paraissant alors frappées au coin de l'arbitraire. Barack Obama a également noté que les rédacteurs de la DUDH avaient reconnu que si les droits humains n'étaient pas respectés, la paix était une promesse vide de sens. En effet, le respect des droits humains, loin de l'entraver, est garant de la sécurité.
Quatre jours plus tard, la secrétaire d'État Hillary Clinton a cité le discours du président Obama, affirmant que les valeurs des États-Unis ne faisaient qu'un avec les principes énoncés dans la DUDH. Mais au regard du fossé existant entre les promesses de la DUDH et la réalité, a-t-elle déclaré, « nous devons terminer le travail ». Il y a 60 ans, a-t-elle ajouté, « les dirigeants du monde ont promulgué un nouveau cadre de droits, de lois et d'institutions capables d'exaucer le vœu du " jamais plus ". Ils ont affirmé l'universalité des droits de l'homme dans la Déclaration universelle des droits de l'homme et des accords juridiques. »
Puis, le 1er mars 2010, lors du Conseil des droits de l'homme à Genève, les États-Unis ont réaffirmé leur volonté de « respecter indéfectiblement le droit international relatif aux droits humains dans tous les pays du monde, y compris sur notre sol. Nous nous efforçons de montrer l'exemple, en nous acquittant de nos obligations, au titre du droit tant national qu'international. » Quelque 300 jours auparavant, afin d'appuyer leur candidature à un siège au Conseil des droits de l'homme, les États-Unis s'étaient engagés, entre autres, à « s'acquitter de leurs obligations découlant des traités des Nations unies ».
Sur tous les fronts ou presque – procès équitable des auteurs présumés d'attentats contre des civils, libération immédiate des prisonniers de Guantánamo détenus sans justification selon les tribunaux américains, et obligation de rendre des comptes pour les agents américains soupçonnés d'avoir bafoué les droits humains et commis des crimes relevant du droit international –, les mesures promulguées par le Congrès ne font qu'ériger de nouveaux obstacles face aux tentatives même les plus modestes d'aligner les pratiques américaines sur les normes internationales.
Le 4 mars 2010, les sénateurs américains John Mc Cain et Joe Lieberman ont présenté un projet de loi au Sénat, la Loi de 2010 relative à l'interrogatoire, la détention et l'accusation des belligérants ennemis. Les États-Unis sont engagés dans un « conflit » contre le terrorisme, a souligné le sénateur Mc Cain, tout en évitant d'utiliser l'expression « guerre contre le terrorisme ». Il a expliqué que cette loi autoriserait la détention sans inculpation « pendant la durée des hostilités » de toute personne qualifiée de « belligérant ennemi non privilégié ». Elle interdirait à ces personnes de bénéficier des services d'un avocat après leur arrestation : « Nous ne devons pas fournir aux terroristes présumés » des avocats de la défense, a souligné le sénateur Mc Cain. S'il était finalement décidé d'engager des poursuites pénales, sa loi permettrait qu'elles le soient devant des commissions militaires. Les poursuites pénales « doivent être secondaires » dans ces affaires, a-t-il assuré – il aurait pu dire « de second rang », à l'image des commissions militaires. Le sénateur Mc Cain a exhorté ses collègues du Sénat à apporter leur appui à ce texte de loi.
Que la justice soit bafouée pendant un seul jour est déjà consternant.
Chaque jour qui passe sans obligation de rendre des comptes, recours ni solution pour les détenus, dans le respect des obligations qui incombent aux États-Unis en termes de droit humanitaire et relatif aux droits humains, écorne un peu plus la vision de la Déclaration universelle des droits de l'homme, déjà mise à mal par les mesures prises par les États-Unis au nom de la lutte contre le terrorisme ces dernières années. Il est plus que temps de mettre fin à l'injustice. Le gouvernement et le Congrès américains doivent faire ce qu'il faut pour y parvenir.
Le samedi 13 mars 2010 à 14h30 à l'Atelier des Canulars se tiendra, avec le collectif Dissent ! Paris, une discution/echange autour des contres-sommet.
- Globalisation - capitalisme / Éducation - partage des savoirs, Globalisation - capitalisme, Résistances et solidarités internationales
Le samedi 13 mars 2010 à 14h30 à l'Atelier des Canulars se tiendra, avec le collectif Dissent ! Paris, une discution/echange autour des contres-sommet.
- Globalisation - capitalisme / Éducation - partage des savoirs, Globalisation - capitalisme, Résistances et solidarités internationales, En une
Festival alternatif, ponctué de conférences-débats, projections, défilé avec les enfants de villeurbanne, soirée Marmite (scène ouverte spectacle vivant) et trois soirs de Koncerts (musique africaine/ électro/ festif/ reggae). Tous ceci du 15 au 20 mars.
- Fêtes - Festivals - Vie du mouvement / Fêtes - Festivals - Vie du mouvement
Préavis de grève reconductible à la SNCF à compter du 23 mars, pour un vrai service public et stopper le démantèlement de l'entreprise. Lors des conciliations des 11 et 19 février 2010 la direction n'a apporté aucune réponse aux attentes et inquiétudes des salariés de la SNCF.
La direction SNCF a refusé d'entendre le message adressé par les grévistes le 3 février 2010 dernier. Conformément à l'engagement pris par plusieurs fédérations de donner une suite plus forte que 24 heures à cet ultimatum du 3 février, la fédération SUD-Rail appelle les cheminots à une grève reconductible à compter du 23 mars 2010.
* SUD-Rail exige l'arrêt de toutes les suppressions d'emploi qui nuisent au service public, à sa sécurité, aux conditions de travail des cheminots.
* SUD-Rail exige de mettre des cheminots en nombre suffisant pour assurer la sécurité des circulations et la sûreté des cheminots et des usagers.
* SUD-Rail affirme qu'il y a urgence à cesser l'éclatement de l'entreprise : en intégrant RFF au sein de la SNCF, en stoppant les découpages en cours (Fret, Infra/Circulation, Gares et connexions, ECT, Traction, Matériel, Territoires de production, etc.)
* SUD-Rail exige une revalorisation générale des salaires et pension, la transformation de la prime de fin d'année en véritable 13ème mois.
* SUD-Rail est pour une retraite décente pour tous les salariés-es, avec une pension au minimum au SMIC, payée par une meilleure répartition des richesses. Pas de report de l'âge de départ à la retraite, taux plein avec 37,5 annuités, annulation des décotes …. Tout cela est "finançable" sans problème !
Aujourd'hui, des mobilisations s'amplifient dans toute l'Europe face à la marchandisation du savoir. Un sommet alternatif sera organisé à Bruxelles à l'occasion du conseil européen des 25 et 26 mars qui fera le bilan de la stratégie de Lisbonne. Et, alors que les Etats vont célébrer à Vienne, les 11 et 12 mars, les dix ans du processus de Bologne, des réseaux étudiants et universitaires dans différents pays européens agissent, préparent un contresommet militant, et appellent ensemble à une grève européenne.
Ces mouvements sociaux percent l'épaisse couche de consensus qui prévaut dans les institutions : sous prétexte d' « harmoniser » les systèmes d'enseignement supérieur, le processus de Bologne prépare leur mise en concurrence et privatisation rampante. Il s'inscrit dans la stratégie de Lisbonne, dite pour « l'économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du monde », et qui a guidé les politiques européennes depuis dix ans. Celle-ci prévoit entre autres choses l'édification d'un marché européen de l'enseignement supérieur et de la recherche. C'est dans ce cadre que s'inscrivent les récentes réformes mises en oeuvre au niveau national dans les différents pays européens. Au nom de la « compétitivité », ces réformes obligent les Universités à recourir à des financements privés et à augmenter les droits de scolarité. Elles creusent les inégalités en contraignant de plus en plus d'étudiants à un endettement massif qui décourage les plus démuniEs de la poursuite des études. Le service public est sacrifié à la rentabilité : sur le « marché du savoir », les étudiantEs sont sélectionnéEs en fonction de leurs ressources. Avec la mise en place de méthodes de gestion managériales, la précarisation des personnels, l'accroissement du pouvoir des entreprises, le savoir tend à être mis entièrement au service des intérêts économiques, au détriment de ses fonctions sociétales, et les filières jugées « peu rentables » sont le plus souvent promises à la disparition…
L'éducation est l'une des plaques tournantes du système, sa transformation traduit et détermine des rapports de forces nouveaux dans la société, qui pèsent sur les droits sociaux des (futurs) travailleurs/chômeurs. C'est en effet tout un modèle social que la stratégie de Lisbonne entreprend plus largement de déconstruire, en poursuivant un objectif général de déréglementation et dérégulation. Ce n'est pas seulement le monde de la connaissance qui est attaqué mais aussi celui du travail, flexibilisé et précarisé, les grands services publics, tels que l'énergie ou les transports, qui sont soumis à la concurrence, désorganisés et privatisés, les systèmes de solidarités et de redistribution grignotés par le dumping social et fiscal, l'environnement ravagé par les logiques productivistes d'une pseudo « croissance économique durable » ... Par la nécessaire « adaptation à la mondialisation », on justifie ainsi toutes les régressions sociales et catastrophes écologiques, alors même que c'est la Commission européenne de concert avec les gouvernements qui a développé le libre-échange comme moyen de faire peser une contrainte sur les choix publics. L'objectif de ces politiques est d'augmenter toujours plus les profits et revenus des classes dominantes, et d'asseoir leur pouvoir à la fois économiquement et culturellement. Quand la Commission européenne ambitionne de « diffuser dès les petites classes l'esprit d'entreprise », ce n'est pas seulement le savoir, mais aussi la pensée et la société entière au service d'une minorité détenant le pouvoir économique.
Les résistances et mobilisations doivent converger, ici et en Europe, contre toutes ces attaques, contre la précarité, le chômage, la casse des solidarités et des services publics, le pillage de l'environnement, la marchandisation du savoir... Nous devons mettre en réseau et solidariser les luttes en Europe, initier un nouveau processus militant, amorcer les premiers contours d'un contre-système éducatif qui irait de pair avec une nouvelle définition des priorité économiques et sociales. Aussi appelons-nous à participer au contre-sommet de Vienne et nous inscrivons-nous pleinement dans l'appel aujourd'hui lancé à la grève européenne. Solidaires des actions menées dans ce cadre dans toute l'Europe, nous appelons à faire grève sur nos universités lors de la journée d'action du 12 mars pour faire de celle-ci un temps fort de la mobilisation européenne. Nous appelons aussi à deux semaines d'actions locales du 11 au 26 mars, faisant la jonction entre le contre-sommet de Vienne et le Sommet alternatif de Bruxelles, entre les luttes contre la marchandisation du savoir et les enjeux plus larges de la stratégie de Lisbonne qui au nom de la compétitivité détruit les droits sociaux. Il faut nous réapproprier l'espace public, par le débat et l'action militante, dans les amphis et les cafés, dans la rue et le métro, pour montrer et faire entendre qu'une autre Europe existe, une Europe résistante et en mouvement…
Signataires : Attac Campus, Fédération Sud Etudiant, Fac Verte, Jeunes Alternatifs, Jeunes de l'Union démocratique bretonne, Jeunes Verts, Jeunes Laïcs et Solidaires, NPA Jeunes, SUD Lycéen Manche, Front de lutte pour l'éducation.
Avec les soutiens de : ATTAC France, Alternatifs, Marches Européennes, AC ! (Agir ensemble contre le chômage), Stop Précarité
Réseau Europe - [reseau-europe.eu] -
reseau.europe@gmail.com
Les Islandais ont décidé à plus de 90 % de rejeter la loi qui prévoyait que l'Islande devait rembourser 3,8 milliards d'euros au Royaume-Uni et aux Pays-bas pour indemniser les clients fortunés britanniques et néerlandais de la banque islandaise Icesave qui avaient perdu leurs avoirs lors de la crise financière.
Ainsi ces clients qui avaient joué sur les marchés financiers pour avoir des rémunérations mirobolantes de leurs investissements, et qui sont donc coresponsables de la débâcle financière, auraient dû être remboursés par le peuple islandais !
Ce vote du peuple islandais prend une signification particulière alors que le peuple grec essaie de résister à la violente purge que le gouvernement grec et l'Union européenne veulent lui imposer pour, là aussi, lui faire payer le prix d'une crise dont il n'est nullement responsable.
Une même politique d'austérité drastique touche, ou va toucher, tous les pays européens. Partout l'objectif des gouvernements et des institutions de l'Union européenne est de faire payer la crise aux populations, alors même que ce sont les marchés financiers qui sont les responsables de la crise actuelle.
Ce sont eux qui, par leur cupidité et leur aveuglement, ont plongé le monde dans la récession. Pour y remédier et pour les sauver de la faillite, les Etats ont dû emprunter auprès… de ces mêmes investisseurs internationaux qui maintenant leur reprochent un endettement dont ils sont les premiers responsables et dont ils profitent.
Mieux encore, les banques et autres institutions financières empruntent de l'argent à la Banque centrale européenne (BCE) à un taux extrêmement faible (de l'ordre de 1 %) pour ensuite prêter de l'argent aux Etats à un taux beaucoup plus élevé.
Mais le scandale ne s'arrête pas là. Prenant prétexte d'attaques spéculatives, les instances européennes et les gouvernements veulent prendre des mesures visant à réduire drastiquement les dépenses publiques, notamment celles relatives à la protection sociale et aux services publics. Injustes socialement, ces mesures sont stupides économiquement.
Réduire la dépense publique n'aura pour conséquence que de casser nette une activité économique qui peine à redémarrer.
Conséquences inévitables : hausse du chômage, baisse des recettes fiscales et donc … aggravation des déficits publics.
Il faut rompre avec cette logique absurde en commençant à briser les reins à la finance spéculative et arrêter de laisser le financement des Etats dans les mains des marchés financiers.
La BCE doit, soit directement, soit indirectement, pouvoir financer les Etats. Ensuite, plutôt que de réduire les dépenses publiques, il faut accroître les recettes de l'Etat.
En France, deux moyens simples existent pour cela : supprimer les niches fiscales qui profitent aux plus riches et dont le coût pour le budget de l'Etat est de 70 milliards d'euros ; supprimer les exonérations de cotisations sociales dont bénéficient le patronat et qui représentent un manque à gagner de 30 milliards d'euros pour l'Etat.
Au-delà, il faut imposer une réforme fiscale d'ampleur qui restaure la fonction de l'impôt en taxant fortement les hauts revenus et le capital financier.
Des solutions existent pour sortir du piège de la dette. Mais elles supposent un affrontement avec le patronat et les marchés financiers.
Tous les gouvernements européens sont aujourd'hui en train de préparer une politique d'austérité drastique pour faire payer la crise aux salariés et plus largement aux populations, le tout sous le contrôle étroit de la Commission européenne et de la BCE.
Il est aujourd'hui grand temps que les salariés européens se mobilisent pour imposer d'autres orientations.
Cela devrait être un objectif partagé par toutes les organisations syndicales à l'échelle européenne.
NE NOUS LAISSONS PAS EMPOISONNER LA VIE PAR LES PESTICIDES
Marche pour une terre sans pesticides, dimanche 28 mars 2010 - 15h00. Pointe de la Torche. PLOMEUR - FINISTÈRE.
LES PESTICIDES SONT PARTOUTDans l'air que nous respirons, dans l'eau des rivières où meurent poissons et batraciens, dans les pluies, dans la brume du matin, dans le brouillard qui nous enveloppe, dans les terres que nous cultivons, dans l'eau du robinet que nous buvons, dans la nourriture que nous mangeons. On en trouve jusque dans le sang du cordon ombilical et le liquide amniotique. Avant même de naître, nous baignons dans ces poisons.
LES PESTICIDES SONT DANGEREUXDe nombreuses études ont montré leur dangerosité pour la santé humaine : développement de cancers, stérilité, maladie de Parkinson, maladie d'Alzheimer et autres réjouissances. Ils détruisent la vie partout où ils sont utilisés — détruire la vie est d'ailleurs leur fonction — mettant en danger la biodiversité indispensable à notre espèce.
Derrière les chiffres, il y a les drames qu'engendrent les maladies, ces maladies qui entraînent toujours plus d'utilisation de médicaments qui, à leur tour, vont aggraver la situation écologique puisqu'on en trouve des résidus dans les rivières.
LES PESTICIDES NE SONT PAS UNE FATALITÉDes agriculteurs qui s'attaquent aux industriels de l'agrochimie et gagnent leurs procès, des victimes (agriculteurs et particuliers) qui s'organisent pour agir contre les pesticides, des apiculteurs qui entreprennent des actions contre ceux qui massacrent les abeilles,… Un peu partout les victimes se rebiffent. Et elles ne sont pas seules : malgré une politique agricole qui encourage les pratiques polluantes, de plus en plus d'agriculteurs conventionnels se tournent vers une autre agriculture, celle qui leur permet de reprendre contact avec la terre.
Nous sommes partie prenante de ce mouvement qui prend de l'ampleur.
Si vous aussi vous avez fait le choix de la vie contre la chimie, de la santé contre l'empoisonnement, faites-le savoir en venant à la
MARCHE POUR UNE TERRE SANS PESTICIDESdimanche 28 mars 2010 - 15h00 - Pointe de la Torche
PLOMEUR - FINISTÈRE
A l'appel de : AE2D - Alerte à l'Ouest - Bretagne vivante - Cap bio - Collectif eau pure - Eau et Rivières de Bretagne - GAB29 - Goyen environnement - L'eau et la terre - O.C.E - Réseau Cohérence - S-eau-S - Sauval - Syndicat des apiculteurs professionnels de Bretagne
La 27ème action du Collectif des Déboulonneurs de Lille s'est déroulée le 7 mars 2010 au marché de Wazemmes. Le rendez-vous était fixé à midi à l'intersection de la rue Léon Gambetta et de la rue Colbert. Du Collectif proprement dit, nous étions une vingtaine mais le nombre de personnes extérieures au groupe faisant leur marché a « noyé » le groupe dans la foule. Deux journalistes de la Voix du Nord et de Nord Eclair étaient présents, et une équipe de France 3, présente pour les élections régionales (jour de marché oblige...), nous a rejoint.
Aless a pris la parole avec le porte-voix pour expliquer aux passants le but du Collectif et l'action non-violente qui allait être entreprise.
Des policiers réglaient la circulation non loin de notre groupe, mais ne sont pas intervenus. Roberto, dont c'était le dépuce-barbouil-lage, inscrivit sur un premier panneau « Libérons l'espace public ». Nous nous sommes ensuite dirigés le long de la rue Léon Gambetta en entonnant la chanson du barbouilleur. Arrivés à l'intersection de la rue Léon Gambetta et de la rue Charles Quint, nous laissâmes Marion barbouiller le panneau du carrefour d'un limpide « Stop pub ». Dans ses bras, sa petite fille de 2 semaines et demi.
Aless reprit ensuite la parole pour nous fixer rendez-vous le 27 mars pour la prochaine action du Collectif. Les policiers qui gardaient l'entrée du marché à ce niveau ne sont pas davantage intervenus que leurs collègues « stationnés » à l'autre entrée du périmètre de vente. Nous nous sommes alors dispersés pour nous retrouver l'après-midi à la Maison de la Nature et de l'Environnement peindre des inscriptions sur des bâches qui serviront à couvrir des panneaux publicitaires.
Quand bébé rime avec business, le projet pédagogique n'est pas au cœur des préoccupations des entreprises, c'est plutôt la mise en place d'une organisation rentable au détriment de la qualité du travail.
Nous défendons des pédagogies "innovantes", centrées sur l'enfant et sa famille, la réflexion sur nos pratiques, la communication et l'autonomie. Cela gêne une pensée normative, associée à des pratiques managériales qui entravent les libertés de mouvements, le bien-être de l'enfant et l'accueil personnalisé des familles.
Quand une équipe dynamique et reconnue dans ses compétences a en plus le culot de se syndiquer, l'entreprise pique sa crise !!
Récemment 5 salariées d'une structure (qui en compte 9) ont fait l'objet de mises à pied conservatoires et ont été convoquées à des entretiens préalable au licenciement au lendemain d'une journée de grève suite aux pressions de la direction. Elles ont été sommées de quitter la crèche sous les yeux des enfants qui ont découvert une nouvelle équipe du jour au lendemain.
Imaginez le bouleversement des parents qui se voient ce jour-là confier leurs chérubins à des personnes inconnues des enfants !
Stop à la répression !Pour accueillir les jeunes enfants dans de meilleures conditions, nous continuons à revendiquer :
. la réintégration des salariées sanctionnées
. la liberté syndicale
. le rattachement à une convention collective choisie par les salarié-e-s
. le respect des projets pédagogiques tournés vers l'émancipation des enfants
. le refus des heures supplémentaires et l'embauche de personnel !
. une augmentation conséquente des salaires
. 8 semaines de congés pour tous et toutes !
. un droit à la formation et à l'information pour toutes les catégories de personnel !
La déclaration écrite 12/2010 [1">[www.laquadrature.net] ] concernant l'Accord Commercial Anti-contrefaçon (ou ACTA, son acronyme anglais) est désormais ouverte à signature. Elle doit être signée dans les trois mois par plus de la moitié des eurodéputés pour être adoptée. Le Parlement européen doit saisir cette occasion de démontrer son engagement à protéger les droits et libertés. Les citoyens européens soucieux de l'ACTA et souhaitant préserver un Internet ouvert peuvent participer [2">[www.laquadrature.net] ] en contactant [3] les eurodéputés et en les appelant à signer la déclaration écrite.
La déclaration écrite 12/2010 a été déposée par Françoise Castex (FR, S&D), Alexander Alvaro (DE, ALDE), Stavros Lambrinidis (GR, S&D) and Zuzana Roithova (CZ, PPE). Elle exprime la crainte de voir les négociations en cours sur ACTA mettre en cause la liberté d'expression, la neutralité du Net, le droit à un procès équitable, ainsi que le droit au respect à la vie privée et l'accès aux médicaments dans les pays en développement.
La déclaration écrite définit des lignes rouges à ne pas franchir pour les négociateurs de l'ACTA, soulignant que les acteurs d'Internet ne doivent pas être tenus pour responsables des actions entreprises par leurs utilisateurs, ni être contraints de surveiller et de filtrer les réseaux. Le texte est en accord avec les recommandations du Contrôleur européen de protection des données qui, dans un avis récent, se montre extrêmement critique des dispositions actuellement négociées dans le cadre de l'ACTA.
Une page de campagne dédiée [4">[www.laquadrature.net] ] a été mise en place pour permettre à tout citoyen de participer à la collecte des signatures d'une majorité d'eurodéputés. Du lundi 8 au jeudi 11 mars, ces derniers se retrouveront à Strasbourg pour une séance plénière. À partir d'aujourd'hui et jusqu'à la mi-juin, les sessions plénières [5] constitueront un moment idéal pour procéder à la collecte de signatures.
« En signant la déclaration écrite 12/2010, les eurodéputés feraient la preuve de leur détermination à protéger les citoyens. L'adoption de la déclaration écrite enverra un signal fort en direction de la Commission et des États membres en indiquant que le Parlement ne laissera pas les libertés des citoyens européens être balayées par d'opaques tractations diplomatiques. Tout citoyen ou organisation inquiet des conséquences possibles de l'ACTA peut participer en appelant les eurodéputés à signer la déclaration », conclut Jérémie Zimmermann, porte-parole de La Quadrature du Net.
0012/2010
Déclaration écrite sur l'absence d'un processus transparent et la présence d'un contenu potentiellement controversé concernant l'accord commercial anti-contrefaçon (ACAC)
Le Parlement européen,– vu l'article 123 de son règlement,
A. considérant les négociations en cours concernant l'accord commercial anti-contrefaçon (ACAC),
B. considérant que le rôle de codécision du Parlement européen en matière commerciale et son accès aux documents de négociation sont garantis par le traité de Lisbonne,
1. considère que l'accord proposé ne doit pas imposer indirectement l'harmonisation de la législation européenne sur le droit d'auteur, les brevets ou les marques et qu'il convient de respecter le principe de subsidiarité ;
2. déclare que la Commission devrait immédiatement mettre à la disposition du public tous les documents relatifs aux négociations en cours ;
3. estime que l'accord proposé ne doit pas imposer de restrictions à la procédure judiciaire ni affaiblir les droits fondamentaux tels que la liberté d'expression et le droit au respect de la vie privée ;
4. souligne qu'une évaluation des risques économiques et d'innovation doit précéder l'introduction de sanctions pénales dans les cas où des mesures civiles sont déjà instaurées ;
5. considère que les fournisseurs de services internet ne doivent pas être tenus responsables des données qu'ils transmettent ou hébergent par l'intermédiaire de leurs services dans une mesure qui impliquerait une surveillance préalable ou le filtrage de ces données ;
6. signale que toute mesure visant à renforcer les compétences en termes de contrôle transfrontalier et de saisies de marchandises ne peut porter atteinte à l'accès à des médicaments légaux, abordables et sûrs à l'échelle mondiale ;
7. charge son Président de transmettre la présente déclaration, accompagnée du nom des signataires, au Conseil et à la Commission, ainsi qu'aux parlements des États membres.
Les traductions de la déclaration écrite, qui seront bientôt en ligne sur le site du Parlement européen, sont disponibles sur notre wiki.
[1] http://www.laquadrature.net/wiki/De...
[2] Une page de campagne est prévue à cet effet : http://www.laquadrature.net/wiki/Ai...
[3] L'outil "Mémoire Politique" permet de contacter facilement les eurodéputés : http://www.laquadrature.net/wiki/Me...
[4] Page de campagne : http://www.laquadrature.net/wiki/Ai...
[5] Les sessions plénières se tiendront : - du 8 au 11 mars ; - du 19 au 22 avril ; - du 17 au 20 mai ; - du 14 juin au 17 juin.
Deux "mini-plénières" se tiendront également à Bruxelles les 24 et 25 mars ainsi que les 5 et 6 mai.
Rendez-nous visite aujourd'hui mardi 9 mars 2010 à partir de 14H et tous les après-midi suivants, au 43, rue du 8 mai 1945, rez-de-chaussée, à Saint-Martin d'Hères.
Groupe Femme de Défends-toit
defdends-toit at boum.org
06 87 02 58 44 / 06 33 72 79 31
Depuis un an et demi, des femmes de St Martin d'Hères se battent pour obtenir un logement pour chacun et chacune d'entre nous ; des logements dignes, choisis, adaptés à nos besoins, à nos réalités. Parmi nous, baladées de bureau en bureau, de dossiers en dossiers, es femmes, des mères de famille, nombreuse ou pas, des grands-mères avec leurs petites retraites attendent, depuis longtemps, des solutions adaptées à leurs besoins, leurs revenus. Aujourd'hui elles se rebellent et nous nous sommes installées depuis samedi 6 mars dans un logement vide à Renaudi (OPAC 38). Nous avons décidé de les soutenir et nous vous appelons à nous rejoindre.
Aujourd'hui 9 mars 2010, nous sommes des femmes en lutte pour construire et améliorer nos vies et celles de nos familles. Nous rendons hommage à tous les combats menés par les femmes à travers l'Histoire, à travers le monde pour obtenir le respect des droits pour toutes et tous.
Luttant au quotidien pour élever leurs enfants, pour soutenir leurs maris, elles ont pris leurs parts dans l'accroissement de nos richesses. Aujourd'hui, elles ont décidé de rester, seules, près de leurs enfants. Elles se battent pour les recevoir et garder leurs petits-enfants dans des conditions dignes. Aujourd'hui, elles donnent encore leurs parts à l'amélioration de nos quotidiens et à notre richesse commune. Elles ont travaillé toute leur vie, pour tout ce travail doubles journées, soutiens aux conjoints, prises en charge des anciens –la société répond : une petite retraite, un petit RSA, un petit logement non adapté. Elles demandent des T3 ou des T4 : elles hébergent leur enfants en recherche d'emploi ou étudiants à la maison, elles gardent leurs petits-enfants. Avec elles, noius exigeons des logements adaptés à nos situations de santé, à nos revenus, à nos situations familiales.
Lors de notre rencontre, Mr Gaillard, directeur général de l'OPAC 38 s'était engagé à organiser une réunion avec tous les autres bailleurs sociaux et publics pour mettre à plat la situation de l'offre et de la vacance des logements sur toute l'agglomération, sur l'Isère et de trouver des solutions pour ces femmes. Nous exigeons que cette promesse soit tenue !
Depuis un an et demi, nous avons participé à des initiatives ; ensemble, nous avons construit des revendications.
Des demandes de logement, de mutations locatives sont en souffrance depuis de nombreuses années – 4 ans, 8 ans, 10 ans ! Des logements et bâtiments vides, il y en a. Regardons autour de nous ! Nous demandons qu'une étude sérieuse, exhaustive soit faite s'agissant des logements et bâtiments vides sur le parc privé, public et social dans l'Isère. Nous demandons que soient réquisitionnés les logements vides ! Près de 80% des demandes de logement concernent des personnes aux revenus modestes. Nous demandons la construction et la rénovation en économie d'énergie isolation et énergies renouvelables massives de logements en PLAI. Nous exigeons l'augmentation des minima sociaux et des salaires. Nous exigeons la création d'un service-bureau-guichet unique dans l'Isère pour faire suite au numéro de dossier unique « étoile.org » initié par le Conseil général et pour permettre à chacun, chacune d'avoir accès aux informations sur leurs droits au logement, sur le disponibilités et vacances de logements inter-bailleurs, inter-institutions publiques ainsi que les demandes – offres de mutations.
La trève hivernale va prendre fin le 15 mars 2010 ! Nous demandons l'arrêt des menaces, des assignations par les huissiers et des décision d'expulsion prises dans le cadre du tribunal, mettant la pauvreté, les difficultés financière, au rang de la judiciarisation plutôt qu'au rang social, pourtant, la responsabilité en incombe aux pouvoirs publics qui augmentent les loyers et les charges de façon irresponsable. Nous exigeons un moratoire sur toutes les expulsions prononcées par le tribunal ! En augmentant les facture – loyers, énergies, chauffage, eau, prestation diverses – dans ce contexte de crise économique – les pouvoirs publics ont pris la responsabilité d'aggraver les conditions de vie des locataires. Nous demandons la construction et l'ouverture de lieux d'hébergement permanents et adaptés !
Nous demandons l'application de la loi DALO !
NOUS REAFFIRMONS QUE LE LOGEMENT EST UN BESOIN FONDAMENTAL SERVANT A CONSTRUIRE NOS VIES ET CELLES DE NOS FAMILLES ET NOUS ENTENDONS OBTENIR L'APPLICATION DE CE DROIT FONFAMENTAL !
NOUS VOUS APPELONS A NOUS SIGNALER LES LOGEMENTS VIDES PORTES A VOTRE CONNAISSANCE.
VENEZ NOUS RENDRE VISITE, NOUS SOUTENIR, PARLER DE VOS COLERES, NOUS APPORTER DE QUOI AMENAGER L'APPARTEMENT...
Anna, Aude, Florika, Claire, Nadia, Mimouna, Mimount, Elif, Fatoumata, Fofana, Mathilde, Laurence, Fatima, Stéphanie, Hélène, Martine, Keira, Laura, Maria, Incarnatione, Maryam, Madeleine, Chrystelle, Noémie, Nazia, rachida, Sonia, Sabrina, catherine, Yamina et les autres, soutenues par des copines et des copains, nous nous sommes mobilisées pour gagner des logements la tête haute.
10 femmes du groupe ont déjà obtenu des logements dans lesquelles elles ont dû, pour faire vivre leur famille dignement, engager des travaux important au milieu des biberons, des repas à préparer, des lessives à étendre, etc. Tout cela avec leurs petits moyens, qu'elles soient seules ou en couple.
Rendez-nous visite aujourd'hui mardi 9 mars à partir de 14H et tous les après-midi suivants, au 43, rue du 8 mai 1945, rez-de-chaussée, à Saint-Martin d'Hères.
Groupe Femme de Défends-toit
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L'environnement, « ça commence à bien faire ». Ces propos de Nicolas Sarkozy prononcés samedi au Salon de l'agriculture provoquent la colère de France Nature Environnement. Explications.
L'environnement, un atout pour l'économie agricoleA l'issue d'un Salon de l'agriculture placé sous le signe de la crise, le Président de la République a annoncé une évaluation de l'impact économique des mesures environnementales en agriculture, face à la concurrence des pays européens.
Pour Jean-Claude Bévillard, chargé des questions agricoles à FNE : « Cédant à la pression de certains syndicats agricoles, le Chef de l'Etat propose des mesures de court terme et laisse entendre que l'environnement nuit à la compétitivité de notre agriculture… alors que c'est bien l'agriculture productiviste qui est aujourd'hui en faillite ! »
FNE rappelle que la protection de l'eau, des sols, de la biodiversité est une condition de base de la production agricole. Demain, elle constituera la principale justification des subventions, qui représentent 90% du revenu des exploitations agricoles (source Inra). Loin d'aider les agriculteurs, opposer agriculture et environnement revient tout simplement à condamner notre agriculture.
Un discours contraire à l'esprit du GrenelleLe Grenelle de l'environnement l'avait montré, l'étude Ecophyto R&D l'a confirmé : il était possible de concilier production agricole et respect de l'environnement.
Jean-Claude Bévillard, chargé des questions agricoles à FNE, explique : « Réduire l'utilisation des pesticides est avant tout dans l'intérêt des agriculteurs qui en sont les premières victimes. Développer notre agriculture biologique, alors que nous importons 70% des produits bio que nous consommons, relève du bon sens économique. Développer les infrastructures agro-écologiques (haies, bandes enherbées), qui améliorent l'auto-régulation des espaces agricoles face aux ravageurs, est un atout pour la production. Comment peut-on encore en douter ? »
FNE rappelle enfin qu'il n'est plus possible de faire marche arrière sur le Grenelle : l'ensemble des acteurs de la négociation se sont engagés et ces engagements sont traduits dans la loi.
A quelques jours du Salon de l'agriculture, FNE avait déjà sonné l'alerte en pointant 7 dossiers clés.
Contrairement aux annonces du Président de la République, lors d'une conférence sur le nucléaire civil qui se déroulait ce matin à Paris, l'énergie nucléaire n'est pas une solution réaliste. Aujourd'hui, le nucléaire couvre 2% de l'énergie mondiale consommée. Doubler cette quantité et arriver ainsi péniblement à 4% reviendrait à lancer une nouvelle centrale nucléaire chaque semaine pendant 20 ans. Explications de FNE.
Un raisonnement simpleEn 2006, 442 réacteurs fonctionnent dans 31 pays différents dans le monde, soit un total de 370 GW produisant environ 17% de l'électricité mondiale, soit un peu plus de 6% de l'énergie mondiale, ce qui représente autour de 2,5% de l'énergie consommée au monde (à cause des pertes en ligne notamment).
On peut donc arrondir à 500 sites existants sans exagération.
Partant de l'idée (large) que les sites existants ont aujourd'hui un âge moyen de 20 ans, et que la durée de vie d'un réacteur est de 40 années au mieux (30 ans prévus initialement en France mais que l'on essaye d'allonger à 40, cf. Fessenheim), se projeter sur les 20 prochaines années appelle nécessairement au renouvellement du parc existant, donc approximativement 500. Doubler le parc revient à créer 500 réacteurs supplémentaires pour arriver à 1000 réacteurs nouveaux ou renouvelés dans 20 ans.
1000 réacteurs sur 20 ans, c'est 500 sur 10 ans, soit 50 par an, c'est à dire un par semaine pendant 20 ans !
Le nucléaire n'est pas une énergie propre, sans CO²« Affirmer l'inverse, c'est faire l'impasse sur l'amont de la filière, l'extraction et le transport de l'uranium en provenance d'Afrique ou d'ailleurs, la construction des centrales, les pics de consommation (qui appellent les centrales au charbon à la rescousse) et les risques présentés par l'aval et les déchets, explique Marc Sénant, chargé de mission risques industriels à France Nature Environnement. Evidemment, une telle partialité présente d'un coup de baguette magique le nucléaire comme la solution à nos problèmes climatiques. »
Concrètement, au Niger, il faut manipuler 1 tonne de minerai pour extraire... 3 kg d'uranium, soit un rendement de 0,3%. Or pour extraire une tonne de minerai, les machines déployées rejettent des quantités considérables de CO² ! On ne peut pas faire un bilan du nucléaire en occultant cette partie de la filière sous prétexte qu'elle n'est pas en France.
Le nucléaire n'est ni viable ni propreMarc Sénant conclut : « Sans parler de la ressource en uranium qui est elle aussi limitée, de la question de la gestion des déchets radioactifs, du risque inhérent de la technologie, entre autres, cela démontre une fois de plus qu'une politique énergétique ne pourrait se reposer sur le nucléaire. »
Source : International Energy Agency 2009, "Key world energy statistics 2009".
210 m³ de goudrons sur un ancien site d'Arcelor Mittal, 10 ans après l'arrêt de l'exploitation. Une centaine de tonnes de résidus solides de benzols sur un site auparavant géré par Total Petrochemicals. Loin des engagements des anciens exploitants, certains sites industriels hors d'usage de Lorraine sont laissés à l'abandon. FNE et l'Adelp sonnent l'alerte.
Les déchets d'Arcelor MittalPlus de 10 ans après la cessation d'activités de l'ancienne Cokerie de Moyeuvre Grande, le représentant du dernier exploitant, la société Arcelor Mittal n'a toujours pas évacué 210 m³ de goudrons encore présents sur le site, enfouis sous le sol et une partie dans une cuve. La présence de ces déchets et les activités passées ont par ailleurs conduit à une pollution des sols et de la nappe alluviale de l'Orne. France Nature Environnement porte plainte pour ces faits.
Quelle crédibilité accorder alors aux engagements des anciens exploitants lorsqu'il est constaté l'absence de mise en sécurité environnementale et sanitaire des anciens sites industriels ?
Pour Raymond Léost, administrateur de France Nature Environnement, « il est nécessaire de procéder à une vérification des déclarations de sécurisation des anciens sites d'exploitation effectuées par les industriels sur le terrain. On ne peut pas se limiter à les enregistrer. Il faut procéder à un inventaire précis des déchets actuellement à l'abandon sur ces terrains ».
Pour Marc Sénant, Chargé de mission « Risques industriels » de FNE : "Cette situation inadmissible est l'illustration même de la limite du système français qui repose sur l'auto-déclaration effectuée par les industriels eux-mêmes. Il faut bien comprendre qu'a priori, le respect des réglementations environnementales en France se vérifie au travers de...ce que déclarent ceux à qui elles s'imposent. Tout est fondé sur un rapport de confiance. Des faits comme ceux d'aujourd'hui doivent remettre structurellement en cause ce système. »
Une situation malheureusement facilitée par le manque cruel de moyens humains des inspecteurs des installations classées, les "gendarmes de l'industrie", qui atteignent péniblement le nombre de 1200 pour...un demi-million d'usines à contrôler en France ! Comment, partant de tels constats, être serein quant à l'avenir environnemental et industriel de nos territoires ? Une des solutions proposées par FNE serait par exemple de créer un fonds particulier financé par les industriels mais géré par la puissance publique et dont le but serait de financer des contre analyses, des tierces expertises."
Les tonnes de benzols de Total Petrochemicals FranceSur le site pétrochimique de Carling Saint-Avold, plus de 5 ans après la cessation d'activités de l'atelier benzols/cyclohexane, la société Total Petrochemicals France n'avait pas évacué une centaine de tonnes de résidus solides de benzols présents dans un ancien bac de stockage.
Total Petrochemicals France aura à répondre de ces faits le 7 septembre 2010 devant le tribunal de police de Saint-Avold à la demande de France Nature Environnement et de l'Association de défense de l'environnement en Moselle Est (ADELP), comme nous l'avons annoncé la semaine dernière.
En janvier dernier était déposé au Sénat le projet de Loi de Modernisation Agricole [1">[www.senat.fr] ] qui sera débattu au printemps. En l'état, ce texte aurait des conséquences importantes sur la gestion des forêts françaises. Analyse de FNE.
La création des Plans Pluriannuels Régionaux de Développement ForestierCes plans viseraient à coordonner régionalement les efforts de mobilisation des bois, en définissant des actions prioritaires à court terme pour y parvenir. Leurs objectifs seraient :
identifier les massifs, en raison de leur insuffisante exploitation, où des actions prioritaires sont à mettre en œuvre pour mobiliser le bois
assurer une meilleure valorisation économique du bois ;
définir les investissements à réaliser pour mobiliser la ressource ;
coordonner localement le développement forestier.
Les PPRDF seraient élaborés sous autorité du préfet par les représentants de l'amont forestier (CNPF, ONF, Communes Forestières, etc.) et par les Chambres d'Agriculture. Le projet de plan serait mis à disposition du public pendant une durée minimale d'un mois et arrêté après avis de la Commission Régionale de la Forêt et des Produits Forestiers.
Avis de FNE. FNE déplore que les membres de la société civile, notamment les associations de protection de la nature, ne soient pas impliquées dans l'élaboration des PPRDF. Centrés exclusivement sur la mobilisation des bois, FNE craint des conséquences néfastes de ces plans à court, moyen ou long terme sur une biodiversité déjà menacée bien que garante du bon fonctionnement de nos forêts. En effet, c'est bien sur les forêts actuellement peu exploitées que les enjeux de préservation de la biodiversité sont les plus importants. Restreindre l'implication des associations environnementales à un avis parmi d'autres lors de la consultation de la Commission Régionale de la Forêt et des Produits Forestiers est inacceptable en l'état.
La création des Stratégies Locales de Développement Forestier en remplacement des Chartes Forestières de TerritoireLes Chartes Forestières de Territoire (CFT) en cours d'application au moment de la publication de la loi seraient mises à jour dans un délai d'un an pour entrer en conformité avec les nouvelles Stratégies Locales de Développement Forestier (SLDF). Ces stratégies prévoiraient, comme c'était le cas pour les CFT, un état des lieux suivi d'un programme d'actions pluriannuel. Elaborées à l'initiative d'une ou plusieurs collectivités territoriales, de l'amont forestier ou des Chambres d'Agriculture, les SLDF viseraient à :
garantir la satisfaction de demandes environnementales ou sociales particulières concernant la gestion des forêts et des espaces naturels qui leur sont connexes ;
contribuer à l'emploi et à l'aménagement rural ;
favoriser le regroupement des propriétaires forestiers, la restructuration foncière ou la gestion groupée à l'échelle d'un massif forestier ;
renforcer la compétitivité de la filière de production, de récolte, de transformation et de valorisation des produits forestiers.
L'élaboration et la mise en œuvre des SLDF seraient conduites par un comité associant l'amont forestier, des établissements publics, des associations d'usagers de la forêt ou de protection de l'environnement et des collectivités territoriales. Elles définiraient les objectifs poursuivis, les indicateurs relatifs aux actions à mettre en œuvre et les indicateurs de résultats.
Avis de FNE. FNE salue la gouvernance élargie proposée pour l'élaboration de ces stratégies, en impliquant l'ensemble des acteurs concernés par le rôle et la place de la forêt dans les territoires. En revanche, associer la société civile uniquement à l'échelle locale des SLDF, alors même que ces stratégies doivent s'inscrire dans les PPRDF qui auront été définis sans elle et avec un objectif affiché de mobilisation du bois, risque d'aboutir à une faible implication du monde associatif dans les processus. De plus, cantonner les SLDF à répondre à des « demandes environnementales ou sociales particulières » n'est pas un objectif satisfaisant ; il devrait être élargi à la prise en compte systématique de l'environnement et à la préservation de la biodiversité ordinaire et remarquable.
Pour conclure, ce projet de loi répond bien au leitmotiv de l'Etat : mobiliser plus de bois. Ne détricotons pas la loi d'orientation forestière de Juillet 2001 en donnant plus de poids à la fonction économique de la forêt. La gestion durable n'apparait en effet qu'à la marge, alors même que la nécessité de mettre au même niveau les fonctions économiques, sociales et environnementales de la forêt a été reconnue internationalement depuis la conférence de Rio en 1992 et dans l'article 1er de la loi de 2001. Inscrire ces trois piliers dans les politiques forestières nationales et leurs déclinaisons territoriales devient un impératif et apparait d'autant plus crucial que le bois ne représente que 10% de la valeur économique de la forêt. Il serait donc temps que les ministères de l'agriculture, de l'espace rural et de l'environnement unissent leurs efforts et leurs moyens sur un sujet aussi transversal qu'est la forêt. Le texte du projet de LMA sera examiné par le Parlement au printemps 2010. L'occasion pour FNE de se mobiliser afin que ses demandes soient entendues.
A lire également : Article FNE - Implication associative dans les démarches forestières territoriales : état des lieux et perspectives
[1] Pour consulter le texte du projet de loi : [www.senat.fr]
Protection de la Nature, Développement Durable, Loi sur l'EAU, Natura 2000, Grenelle... C'est plus qu'il n'en faut ?
Un « dernier » événement se produit…autour du serpent de mer de l'autoroute RN 88, dans la Commune de Quins (12). Une petite bête, l'écrevisse à pattes blanches, gène le passage de l'autoroute RN 88. Ce petit animal « dérisoire » arrête les bulldozers. Emotions car il est protégé. Sa disparition se poursuit inexorablement. Finies les pêches miraculeuses d'il y a un demi siècle, et l'intérêt de la protection de cette « petite bête » ne fait aucun doute.
Plus grave à notre sens c'est l'incurie avec laquelle l'enquête et la décision du tracé a été prise : comment est-il possible de ne s'apercevoir qu'au moment de lancer les travaux, qu'il y a incompatibilité avec les lois de Protection de la Nature ? N'a-t-on pas eu tout loisir d'analyser l'impact sur l'environnement et les espèces ? incompréhensible !
Au delà de l'écrevisse à pattes blanches, pour la Fédération des Grands Causses, c'est la Ressource en EAU qui est en jeu. Cette écrevisse n'est-elle pas un témoin de la qualité de l'eau du ruisseau le LIEU ?
Fédération Vie et Sauvegarde du Pays des Grands Causses

*** Invitation*** à la 1ère soirée les freaks complottent !
__ Vendredi 19 mars à 19 heures à Saintétienne __
> pour les trans' pédés gouines et leurs allié-e-s féministes
Projection du filmNormal , USA, 2003
Après 25 ans de mariage avec Irma, Roy décide de devenir la femme qu'il a
toujours voulu être : Ruth. Sans jamais tomber dans le cliché, on va ainsi
suivre les difficultés et étapes auxquelles Ruth va être confrontée dans
sa transition. C'est une avancée par rapport à l'image des trans' souvent
véhiculée dans le cinéma.
Un groupe de trans' pédés gouines qui voudraient créer sur Saintétienne un espace-temps où on peut faire exister son propre genre hors des catégories homme-femme, sans être jugé-e et sans que personne décide à notre place quel est notre genre, même si c'est pour une soirée... Pour échanger, discuter, regarder des films... Tout en étant proches des réflexions féministes, anticapitalistes et antiracistes. Nouvelles personnes, idées, propositions bienvenues !
Plus d'infos/contact : les-freaks-complottent.eklablog.com
Amène quelque chose de végétalien à grignoter, et on partage !
soirée à prix libre
à la Dérive, 31 rue Basse des Rives, 42000 Saintétienn (arrêt de tram
Tréfilerie, puis derrière la fac)
La Confédération Paysanne s'associe le 8 mars 2010 aux différentes initiatives en faveur des droits des femmes.
Dans ce cadre, il apparait essentiel de rappeler la situation des femmes non salariées de l'agriculture qui, en ces temps de crise agricole très importante, risquent d'avoir de plus en plus de difficultés à obtenir la reconnaissance pleine et entière de leur activité économique et l'accès à tous leurs droits.
C'est pourquoi nous continuons de revendiquer :
* un statut unique d'actif agricole permettant un accès égalitaire aux droits économiques et sociaux pour tous les non salariés agricoles qui supportent également les risques de l'entreprise,
* la levée de l'interdiction du GAEC entre conjoints, pacsés ou concubins,
* une amélioration des retraites des conjointes d'exploitation qui, pour une carrière complète dans ce statut, ne peuvent être supérieures à 509 € / mois.
Plus globalement, après 100 ans de luttes pour les droits des femmes et 40 ans du mouvement de libération des femmes, nous pouvons nous réjouir d'avoir juridiquement obtenu des avancées en faveur de l'égalité des droits. Mais la mise en application reste très en dessous de ce qui est tolérable, et des régressions sont même parfois perceptibles.
C'est pourquoi la Confédération paysanne continue de porter les revendications de toutes les femmes sur :
* l'égalité, dans la vie politique, économique et sociale,
* le respect et la dignité des femmes, avec un premier pas significatif mais insuffisant grâce à la loi cadre contre toutes les violences faites aux femmes,
* l'effectivité de l'égalité dans le monde du travail permettant l'autonomie financière et impliquant le partage de la gestion de la famille,
* la solidarité dans la lutte pour les droits des femmes du monde entier et pour les femmes migrantes,
* la liberté des femmes à disposer de leur corps avec la garantie du droit à la contraception, à l'avortement (menacé par la fermeture de nombreux centres d'IVG) ainsi que le droit de choisir sa sexualité,
* le maintien et le développement du service public de la petite enfance (crèche, écoles maternelles) et aux personnes âgées.
La Confédération paysanne, adhérente de la Marche Mondiale des Femmes 2010, appelle donc tous les paysans et toutes les paysannes à y participer à travers les actions collectives qui seront organisées entre le 8 mars 2010 et le 17 octobre 2010.
Nicolas Sarkozy a reçu ce matin l'ensemble des organisations syndicales agricoles. La Confédération Paysanne a répondu présente à cette initiative.
Les mesures qu'il propose pour éviter « l'implosion du système » agricole sont cependant bien loin de donner une réponse à la hauteur de la situation et au désarroi des paysans :
* Des enveloppes d'emprunt élargies pour répondre à tous les dossiers déposés (50 millions de bonification d'emprunt s'ajoutent aux annonces antérieures).
* L'exonération des charges sociales patronales des saisonniers agricoles
* Un audit sur l'impact économique des mesures environnementales prises dans le cadre du Grenelle de l'environnement.
La Confédération Paysanne considère que ces mesures sont inadaptées pour les emprunts (qu'il faudra rembourser) et les charges sociales des saisonniers, et totalement déconcertantes sur la possible remise en cause des engagements du Grenelle.
Seules les assurances et la contractualisation prévues dans la loi de modernisation agricole devraient faire office de solutions politiques de moyen terme. Nicolas Sarkozy méprise les quotas laitiers comme un outil d'un autre temps.
Pourtant, s'ils doivent être améliorés, ils ne doivent pas être condamnés : la régulation des volumes de production est indispensable pour permettre des prix qui apportent un revenu aux paysans. Nicolas Sarkozy ne veut pas l'entendre : il se trompe !
Parlant plusieurs fois de la préférence communautaire, le Président de la République a souligné que « jamais il ne défendrait le protectionnisme ». Comment concilier l'inconciliable ? N. Sarkozy n'a aucunement exprimé la volonté de remettre en cause le libéralisme, il a préféré adopter un discours caricatural totalement décalé.
Les quelques bonnes nouvelles : la taxe sur le foncier qui change de destination, le maintien de la prime à l'herbe, la confirmation de la volonté d'une PAC plus juste et enfin une allusion à l'interdiction de la vente à perte pour les agriculteurs, ne masquent pas le manque de perspective politique.
La reconduction de cette table ronde proposée par N. Sarkozy est bien l'aveu que la situation ne sera pas résolue demain matin. Cette nouvelle forme de consultation ne pourra pas pour autant remplacer la mise en place d'un indispensable pluralisme dans tout le secteur agricole.
Dans le cadre du suivi du « Grenelle des ondes » un groupe de travail chargé de réfléchir à la définition d'un nouveau protocole de mesures des champs électromagnétiques se réunira le 8 mars. Priartèm et Agir pour l'Environnement s'inquiètent des principales orientations annoncées.
Jusqu'à présent, les mesures de champs électromagnétiques s'effectuaient selon un protocole mis en place par l'ANFr. L'Évolution des applications technologiques – développement du WiFi et du Wimax, notamment – nécessitait qu'y soient apportées un certain nombre de modifications. Mais sous prétexte de toilettage, le groupe de travail s'apprête à entériner des choix qui sont en rupture avec la logique de l'exposition maximale et qui constituent un véritable recul. A ce jour, les bureaux de contrôle effectuent une mesure reposant sur deux instruments : la sonde à large bande et un analyseur de spectre. Ces deux outils permettent de connaître l'exposition globale aux ondes Électromagnétiques à l'instant T et dans un second temps de connaître la contribution de la téléphonie mobile, extrapolée à son maximum.
Selon les orientations privilégiées au sein du groupe de travail, les bureaux de contrôle auront la possibilité d'effectuer des mesures simplifiées ne reposant plus que sur la mesure à l'instant T. Ces mesures seront effectuées avec une sonde à large bande, sans les extrapolations qui permettent de connaître l'exposition maximale. Pire, la contribution de la téléphonie mobile ne sera même plus connue avec précision. Seuls les lieux exposés à plus de 6 volts par mètre (représentant moins de 5% des mesures effectuées) pourraient faire l'objet d'une mesure approfondie.
Dans les faits, l'opérateur pourra ainsi procéder à des mesures simplifiées aux heures creuses, en espérant ainsi minorer les niveaux d'exposition des riverains d'antennes relais. Collatéralement, cette modification du protocole de mesures permettra aux opérateurs de réduire le coût des milliers de mesures effectuées chaque année, gain financier que les associations estiment, sur la base des programmes de mesures déjà réalisés, à environ 5 millions d'euros par an ! Une fois encore, une mesure technique va avoir pour double conséquence de limiter l'accès à une information sincère tout en permettant aux opérateurs de faire des économies substantielles.
Le seuil de 6 V/m retenu par le groupe de travail correspond au niveau qu'un certain Martin Bouygues avait suggéré il y a déjà quelques mois, comme nouvelle norme d'exposition. Si les opérateurs tiennent tant à cette valeur de 6 V/m, c'est qu'elle présente plusieurs avantages : elle est nettement inférieure aux 41, 58 et 61 V/m réglementaires actuels, laissant donc à penser que les opérateurs feraient preuve de bonne volonté… Or, cette valeur ne leur pose pas de problèmes technologiques puisqu'elle ne concernerait que moins de 5% des mesures actuelles ; elle peut être facilement confondue, pour qui n'est pas très informé, avec la valeur de 0,6 V /m que les associations revendiquent. Il présente un gros inconvénient pour les riverains : elle ne les protège pas des risques potentiels. Les opérateurs font ainsi d'une pierre trois coups : gains substantiels ; rupture avec la notion d'exposition maximale ; reconnaissance de la valeur de 6 V/m qui s'imposerait ainsi subrepticement comme nouvelle valeur normative.
Agir pour l'Environnement et Priartèm dénoncent ces orientations, fortement préjudiciables aux riverains, et s'inquiètent de voir qu'au fil des mois et de la multiplication des groupes de travail, le Grenelle des ondes, au-delà d'être une simple opération de communication, créée pour désamorcer la crise, s'apparente à un outil conçu pour mieux protéger les intérêts de la téléphonie mobile.
Janine LE CALVEZ - Priartèm : Tel. 01 42 47 81 54
Stéphen KERCKHOVE - Agir pour l'Environnement Tel. 01.40.31.02.99
Le 23 mars prochain, la Banque mondiale décidera d'approuver ou non un prêt de 3,75 milliards de dollars en faveur de la compagnie d'électricité Eskom (Afrique du Sud), qui servira principalement à financer la construction de la gigantesque centrale à charbon de Medupi. Le projet bénéficiera à un secteur industriel largement contrôlé par des multinationales occidentales, au détriment des Sud-Africains qui en paieront le coût environnemental et social. Alors que 65 organisations de la société civile sud-africaine et une centaine d'ONG dans le monde entier s'opposent aujourd'hui à ce projet [1], les Amis de la Terre demandent à la France de se montrer à la hauteur de ses engagements en matière climatique et de développement, et de voter contre le projet au sein de la Banque mondiale.
La Banque mondiale pourrait accepter de prêter 3,75 milliards de dollars à la compagnie d'électricité sud-africaine Eskom, dont 3 milliards iraient à la construction de la centrale de Medupi. Outre les diverses pollutions liées à son fonctionnement (contamination au soufre, mercure…), cette centrale géante de 4 800 MW émettra 25 millions de tonnes de CO2 par an (5% des émissions françaises totales), contribuant fortement aux changements climatiques.
Anne-Sophie Simpere, chargée de campagne Finance aux Amis de la Terre, explique : « L'Afrique du Sud a un potentiel énorme en matière d'énergies renouvelables et d'efficacité énergétique, et la société civile sud-africaine demande qu'il soit développé. Pourtant seuls 7 % du prêt de la Banque mondiale iraient aux renouvelables, et 13 % à l'efficacité énergétique. Allouer 80 % de ses fonds à un méga projet charbonnier est un choix aberrant. Il est d'autant plus scandaleux que la Banque mondiale essaie de se présenter comme une institution exemplaire dans la lutte contre les changements climatiques. »
La centrale de Medupi est principalement conçue pour de gros industriels, qui bénéficient de tarifs artificiellement bas pour l'électricité en raison d'accords inéquitables signés à la fin de l'apartheid, au début des années 90. Par conséquent, le coût de production de l'électricité pèse de façon disproportionnée sur la population.
Sébastien Godinot, coordinateur des campagnes aux Amis de la Terre, précise : « Eskom a déjà annoncé des augmentations de tarif de 35 % par an aux particuliers : l'énergie va devenir inabordable pour un grand nombre de ménages sud-africains. En parallèle, les industries, principalement contrôlées par de riches multinationales, bénéficient du prix de l'électricité le plus faible au monde. En soutenant Eskom, la Banque mondiale ne contribue donc pas à l'amélioration de l'accès à l'énergie de la population, et encore moins à la lutte contre la pauvreté, mais elle aggrave au contraire un système injuste à la botte de grandes entreprises occidentales. »
Les Amis de la Terre demandent à la France de ne pas approuver le prêt de la Banque mondiale à Eskom.
Anne-Sophie Simpere conclut : « La France a un conflit d'intérêt dans le projet, car Alstom fait partie des constructeurs de la centrale. En octobre dernier, Nicolas Sarkozy nous écrivait au sujet de la Banque mondiale que la France serait « particulièrement vigilante à ce que les financements publics soient désormais cohérents avec les objectifs nationaux et internationaux de lutte contre le changement climatique. » [2]. Nous attendons de voir s'il tiendra cet engagement ou s'il cèdera à la pression d'Alstom… »
[1] Voir la Déclaration de la société civile sud-africaine et africaine contre le projet Eskom
[2] Voir le courrier de Nicolas Sarkozy en date du 13 octobre 2009
Excisée alors qu'elle était enfant, Bintou a souffert de graves complications et a obtenu, de ce fait, une carte de séjour pour étranger malade depuis l'année 2003, carte délivrée aux étrangers qui souffrent d'une grave pathologie qui ne peut être prise en charge convenablement dans leur pays d'origine. Bintou S. a toutefois découvert qu'elle était également atteinte d'une hépatite B et d'un diabète ; elle a été prise en charge du fait des ces deux pathologies.
Malgré sa maladie et son isolement, Bintou a fait preuve d'un courage et d'une détermination exemplaires puisque, dès qu'elle a obtenu son titre de séjour, elle n'a cessé de travailler en tant qu'agent de nettoyage ; elle est employée par contrat à durée indéterminée depuis l'année 2005.
Ce travail lui permet de subvenir à ses besoins et ceux de sa fille âgée d'un an, née sur le territoire français, avec laquelle elle vit dans un appartement de deux pièces qu'elle loue dans le 18ème arrondissement de PARIS.
Bintou espérait ainsi pouvoir vivre, dans des conditions sereines et dignes, notamment en empêchant que sa fille subisse une excision, ce qui serait inévitable en cas de retour au Mali.
Tous ces espoirs ont été anéantis lorsque la préfecture de police a refusé, contre toute attente, le 25 novembre 2009, de renouveler le titre de séjour étranger malade de Bintou, estimant que celle-ci pouvait désormais être prise en charge convenablement au Mali.
Cette décision a été prise sans même que la commission départementale du titre de séjour ne soit saisie pour avis, ce qui est pourtant obligatoire s'agissant des étrangers qui résident en France depuis plus de 10 ans !
Bintou a alors tenté de déposer une demande d'asile pour protéger sa fille de ce risque de mutilation génitale en cas de retour, mais les services de la préfecture de police au lieu de lui remettre un formulaire de demande d'asile comme la procédure le prévoit, ont choisi de la convoquer au 8ème bureau le vendredi 12 mars, c'est-à-dire le bureau de l'éloignement.
Par ailleurs, le juge des référés du tribunal administratif de PARIS, saisi en urgence de ce refus de séjour a refusé de suspendre cette décision au motif que "aucun des moyens soulevés par l'intéressée n'est de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté contesté", ordonnance que Bintou a reçu ce 8 mars, ironiquement journée internationale de la femme.
Le préfet de police n'avait pourtant apporté aucun élément justifiant de ce que la situation des structures de santé se serait améliorée au Mali, classé au 163ème rang mondial pour son système de santé par l'OMS et que Bintou pourrait désormais y être soignée convenablement, ce qui n'était pas le cas en 2008. Ainsi, non seulement Bintou, après des années de travail en France, va perdre son emploi – et par conséquent, son logement – mais elle risque d'être éloignée vers le Mali, où elle ne pourra convenablement être soignée, avec sa fille née en France âgée d'à peine plus d'un an, laquelle sera alors certainement excisée, malgré tous les effort de sa mère en ce sens (9 femmes sur 10 subissent des mutilations génitales au Mali).
Bintou, représente pourtant un modèle en cette journée internationale de la femme, par le courage et la détermination qu'elle a montrés jusqu'à présent dans son combat contre sa maladie et contre l'excision de sa fille.
Le MRAP demande donc que la loi française soit appliquée et que le titre de séjour de Bintou soit renouvelé.
Le MRAP a pris connaissance, avec indignation, des derniers propos d'Eric Zemmour qui participent à la promotion des clichés et des stéréotypes racistes. L'éditorialiste a une fois de plus dénigré les populations immigrées et « minorités » vivant en France.
Samedi soir, Eric Zemmour a participé à l'émission « Salut les terriens » animé par Thierry Ardisson sur Canal+. Lors de cet émission, il a notamment déclaré :
« L'immigration se concentre dans certains quartiers, et les autochtones s'en vont. » « Quand on vit en France, on donne un prénom français » à son enfant. « La plupart des trafiquants sont noirs et arabes, c'est un fait. ».
Pour le MRAP, Eric Zemmour est aujourd'hui un porte-voix auprès du grand public d'un discours xénophobe et raciste qui stigmatise les banlieues. Le MRAP dénonce le fait que, sous prétexte de « lutte contre le Politiquement correct », on entretienne un populisme xénophobe et alimente les thèses du Front national.
Le MRAP demande au CSA qu'il rappelle aux chaines de radio et de télévision l'éthique des valeurs antiracistes qu'elles doivent respecter. Il demande également que le CSA veille à faire en sorte que les chaines de télévision ne favorisent pas la promotion des clichés et des stéréotypes racistes.
Nicolas Sarkozy se déclare prêt à accueillir en France « si elle le souhaite » Najlae Lhimer, la jeune marocaine de 19 ans arrêtée le 18 février et expulsée le lendemain par la gendarmerie française alors qu'elle venait porter plainte contre les violences infligées par son frère. Ce serait une décision personnelle de Monsieur Sarkozy. Il était temps ! Voilà quinze jours que l'affaire est sur la place publique, que des manifestations ont lieu à Orléans où Najlae est scolarisée et à Château-Renard où elle « est accueillie » par toute une communauté depuis des années : plus de 500 manifestants le 6 mars dans cette ville de 2000 habitants !
L'indignation provoquée par cette affaire a finalement conduit M. Sarkozy à se souvenir de sa promesse de campagne de 2007 : la « protection et la possibilité de devenir française » pour « chaque femme martyrisée dans le monde ». Le sort de Najlae, celui de Salima Boulhazar, l'une des jumelles de Clermont-Ferrand expulsée elle aussi de façon inhumaine puis autorisée à revenir disent ce qu'est la politique de M. Sarkozy à l'égard des femmes persécutées : grandes phrases et tremolos dans la voix à la télévision. Persécutions et expulsions sordides dans la réalité.
La décision de M. Sarkozy est, aussi, soit dit en passant, un désaveu cinglant de ses ministres à l'échine bien souple, Besson et Morano, qui, la veille encore, justifiaient l'expulsion.
Elle est aussi et surtout, l'illustration d'une certaine façon de gouverner, au bon plaisir du prince qui, selon ce qu'il estime son intérêt, expulse ou au contraire « accueille ».
Elle est aussi l'illustration d'une façon hypocrite de gouverner : devant les caméras les grandes et généreuses déclarations et dans les commissariats ou les préfectures les basses œuvres qu'on voudrait invisibles. Huit ans en France, une compagne en situation régulière, malade, et quatre jeunes enfants nés sur le territoire français, trois scolarisés et un en crèche n'empêchent pas l'arrestation et la tentative d'expulsion. Pire, Monsieur Guilherme HAUKA-AZANGA, qui a refusé de monter dans l'avion, a été condamné à deux mois de prison. La préfecture du Rhône veut l'expulser à sa sortie brisant délibérément une famille.
Najlae va donc revenir. C'est la victoire de tous ceux et de toutes celles qui se sont mobilisées pour ne pas laisser faire l'insupportable. De tous ceux et de toutes celles qui ont une certaine idée de la société.
C'est en même temps un formidable encouragement pour tous les jeunes que des lois injustes privent de papiers, condamnent à la clandestinité et menacent d'expulsion.
Les exemples de Mohamed Abourar expulsé le 23 janvier et revenu le 27 février, de Salima, expulsée le 4 février et revenue le 7 mars grâce à la mobilisation de leurs enseignants, de leurs camarades, des élus, de leurs villes tout entières, témoignent avec éclat que les habitants de ce pays ne sont pas prêts à laisser se commettre n'importe quoi en leur nom.
Pour la troisième fois en moins d'un mois, un jeune arraché à sa vie va revenir. C'est la victoire de la solidarité sur l'étroitesse de politiciens à la vue basse qui ne savent pas que le monde a bougé et que la population de ce pays est mélangée, métissée, et fière de l'être.
Pour la liberté de circulation et d'installation, contre les frontières et les lieux d'enfermements, manifestons le Samedi 20 MARS a 15H30 devant le Centre de rétention du Mesnil-Amelot.
Rendez-vous au CRA : Rue Périchet, 77 990 Le Mesnil-Amelot ( [cartedescra.infos.st] ).
RER : Aéroport Charles de Gaulle puis bus n°706 jusqu'au Mesnil Amelot, puis marche jusqu'au nouveau CRA.
POUR QUE LES DETENUS NOUS ENTENDENT AMENER DE QUOI FAIRE DU BRUIT EN SOLIDARITE AVEC LES DETENUS.
CONTRE LE NOUVEAUX CENTRE DE RETENTION
Là où même des enfants seront emprisonnés.
Ne cessons pas de revendiquer notre refus de leur politique honteuse de chasse aux migrant(e)s…
M.S. a été transféré au Centre de Rétention de Lesquin ce samedi 6 mars ; il passe devant le JLD au TGI, Avenue du peuple Belge ce LUNDI 8 MARS à 10 H à LILLE.
Communiqué des Flamands Roses
Nous, les Flamands Roses, venons d'apprendre l'arrestation de M.S, de nationalité sénégalaise, membre des Flamands Roses. Il a été arrêté ce vendredi 5 mars 2010 en début d'après-midi dans le quartier de Wazemmes à Lille et a été placé en garde à vue. Une mobilisation est urgente car M.S. risque d'être expulsé à tout moment : il sera présenté dans les prochaines heures devant le juge qui se prononcera sur son expulsion.
M.S. est arrivé en France en octobre 2009 car il a fui le Sénégal où il se trouvait en danger à cause de son homosexualité. Comme cela a été largement médiatisé en France et en Europe, le contexte social est très défavorable aux homosexuels au Sénégal : suite à la publication en février 2008 dans la presse sénégalaise d'un article accompagné de photos au sujet d'une fête lors de laquelle aurait été célébré un ‘mariage gay', de nombreux représentants politiques ou religieux avaient exprimé publiquement leur hostilité contre les homosexuels. Ceci avait conduit la population à se livrer à une véritable chasse aux homosexuels dans le pays, laquelle dure encore aujourd'hui.
Lorsqu'il était encore au Sénégal, M.S. a été l'objet de menaces et de persécutions : il a reçu des lettres de menaces, son appartement a été saccagé, et le 3 octobre 2009 il a été violemment agressé par un groupe de personnes en raison de son homosexualité.
Arrivé en France en octobre 2009, il a formulé une demande d'asile qui lui a malheureusement été refusée. Suite à une première arrestation par la police, il lui a été notifié un APRF (arrêté préfectoral de reconduite à la frontière). Suite à une seconde arrestation aujourd'hui vendredi 5 mars, il se trouve actuellement en garde à vue et doit passer devant le juge qui se prononcera sur son expulsion.
Nous, les Flamands Roses, exigeons la libération immmédiate de M.S. Nous, les Flamands Roses, exigeons que la France accorde le droit d'asile à M.S.
Nous appelons toutes les personnes et toutes les organisations à se mobiliser en faveur de M.S.
Ci-dessous un modèle de lettre à envoyer ou à faxer à la Préfecture du Nord et au Minstère de l'Immigration et de l'Identité Nationale.
Les Flamands Roses
03 20 52 28 68
lesflamandsroses@yahoo.fr
19 rue de condé 59000 Lille
Modèle de lettre :
Nous venons d'apprendre l'arrestation à Lille de M.S, de nationalité sénégalaise, membre des Flamands Roses. Il a été arrêté ce vendredi 5 mars 2010 en début d'après-midi dans le quartier de Wazemmes à Lille et a été placé en garde à vue. Une mobilisation est urgente car M.S. risque d'être expulsé à tout moment : il sera présenté dans les prochaines heures devant le juge qui se prononcera sur son expulsion.
M.S. est arrivé en France en octobre 2009 car il a fui le Sénégal où il se trouvait en danger à cause de son homosexualité. Comme cela a été largement médiatisé en France et en Europe, le contexte social est très défavorable aux homosexuels au Sénégal : suite à la publication en février 2008 dans la presse sénégalaise d'un article accompagné de photos au sujet d'une fête lors de laquelle aurait été célébré un ‘mariage gay', de nombreux représentants politiques ou religieux avaient exprimé publiquement leur hostilité contre les homosexuels. Ceci avait conduit la population à se livrer à une véritable chasse aux homosexuels dans le pays, laquelle dure encore aujourd'hui.
Lorsqu'il était encore au Sénégal, M.S. a été l'objet de menaces et de persécutions : il a reçu des lettres de menaces, son appartement a été saccagé, et le 3 octobre 2009 il a été violemment agressé par un groupe de personnes en raison de son homosexualité.
Arrivé en France en octobre 2009, il a formulé une demande d'asile qui lui a malheureusement été refusée. Suite à une première arrestation par la police, il lui a été notifié un APRF (arrêté préfectoral de reconduite à la frontière). Suite à une seconde arrestation aujourd'hui vendredi 5 mars, il se trouve actuellement en garde à vue et doit passer devant le juge qui se prononcera sur son expulsion.
Nous exigeons la libération immmédiate de M.S. et exigeons que la France accorde le droit d'asile à M.S. : conformément à l'article 6 de la directive 2004/83/CE, le statut de réfugié, au titre de l'asile conventionnel ou de la protection subsidiaire, doit être accordé aux personnes LGBT ayant été ou risquant d'être persécutées par les pouvoirs publics de leur pays d'origine, ou par quelque autre acteur non étatique.
Recevez, Monsieur le Préfet, l'assurance de notre considération militante.
à envoyer et à faxer à :
Préfecture du Nord :
Préfet du Nord-Pas-de-Calais : Jean Michel BERARD
Fax 03 20 30 52 52
prefecture.nord@nord.pref.gouv.fr
Directeur de cabinet du Préfet du Nord :
marc.chappuis@nord.pref.gouv.fr
Secrétaire général de la Préfecture du Nord :
salvador.perez@nord.pref.gouv.fr
Ministère de l'immigration et de l'Identité Nationale :
Fax ministère : 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00
Secrétaire général du Ministère :
secretariat.general@iminidco.gouv.fr
stephane.fratacci@iminidco.gouv.fr
fax : 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00
Ministre : eric.besson@iminidco.gouv.fr
Quelques nouvelles des luttes initiées il y a quelques jours dans les centres de rétention italiens (appelés là-bas, CIE = centres d'identification et d'expulsion) et puis des témoignages des grévistes de la faim du centre de rétention de la via Corelli à Milan.
Lien en italien : http://lombardia.indymedia.org/node...
À Corelli, après plusieurs jours de grève de la faim les détenu/es ont commencé à être affaiblis et fragilisés. Certaines filles du secteur des transsexuelles ont été mises sous perfusion et une a été transportée à l'hôpital. Les détenus ont demandé à être pesés et suivis en permanence par du personnel médical, comme c'est la pratique en cas de grève de la faim, mais, dans le centre de la via Corelli, ça ne se fait pas. Toutefois, malgré les difficultés, les détenus continuent avec détermination, soutenus également par la solidarité des anti-racistes qui amènent constamment de l'eau et du jus dans le centre et maintiennent des contacts continus.
À Rome aussi, vingt détenus continuent la grève. Les gestionnaires du centre apportent de la nourriture et eux la renvoient. Certains, qui avaient commencé la grève quelques jours avant les autres ne mangent plus depuis maintenant dix jours et sont très faibles. Contrairement aux détenus de Milan, à Rome ils semblent être pesés et contrôlés régulièrement, mais la nouvelle coopérative qui a pris la place de la Croix-Rouge (la Coopérative Auxilium vient de gagner l'appel pour la gestion du centre au détriment de la Croix Rouge) pour l'exploitation du centre ne permet pas que les personnes solidaires apportent des jus et des boissons de l'extérieur. Chaque détenu reçoit un seul litre d'eau par jour, divisée en deux bouteilles d'un demi litre, l'une le matin et l'autre dans la soirée. Et seulement avec ça ils poursuivent leur lutte.
À Turin, en attendant, et la grève est toujours relayée.
Bologne est un cas à part. Après deux jours, il n'y avait plus d'autres nouvelles de l'intérieur, les détenus ont répondu aux appels de solidarité. La grève a été interrompu après la première journée, sauf pour un retenu qui poursuit sa grève de la faim en solitaire, pour des raisons personnelles. La raison de cette difficulté est simple : il semble que dans ce CIE la nourriture des prisonniers soit droguée avec des tranquillisants, ce qui fait que chaque fois qu'ils se rencontrent, quels que soient l'heure et le jour ils sont complètement endormis et abrutis.
Voici quelques déclarations recueillies par les services de trans du CIE de Corelli.
« Nous sommes vingt personnes qui font la grève de la faim. Dans chaque chambre, nous sommes quatre personnes. Les murs sont pleins de moisissures, les draps sont changés une fois par semaine mais les couvertures ne sont jamais changées. Tous les quinze jours on nous donne un gel douche. Dans la soirée, nous devons nettoyer notre chambre avec le balai et le seau. Les fenêtres n'ont pas de rideaux comme ça le matin tôt, la lumière entre dans la chambre. Nous sommes obligés de mettre la couverture sur la fenêtre pour dormir. Les toilettes sont dégoûtantes. C'est très sale. Les évacuations sont toutes bouchées, nous sommes obligés de faire nos besoins debout. À huit heures et demie du matin, nous prenons un verre de lait et un croissant. Nous ne pouvons pas boire de choses chaudes si ce n'est avec la machine payante. La nourriture est très insuffisante, ils nous amènent souvent de la dinde. Nous qui avons des implants en silicone nous ne pouvons pas manger de la dinde. Pour cette raison, beaucoup d'entre nous ont eu des inflammations aux implants mammaires ou de hanches. Lorsque nous allons à la Croix-Rouge pour nos problèmes de santé, au lieu de nous donner des tranquillisants pour nos problèmes de santé ils nous donnent des tranquillisants pour supprimer la douleur, mais ces gouttes nous font dormir. Quand nous avons trop de douleur, ils nous donnent de l'aspirine (ou paracétamol). »
« Moi je m'appelle ... je suis ici depuis une semaine. J'ai immédiatement commencé une grève de la faim parce que nous ne pouvons pas rester ici six mois. Je suis également séropositive, je devais faire des tests sanguins pour savoir quels médicaments je devais prendre mais ils m'ont amenée ici, et m'ont fait sauter la visite. J'ai eu trois jours de forte fièvre. J'étais tellement mal qu'ils m'ont emmené à l'hôpital pour une occlusion intestinale. Après ils m'ont ramenée à Corelli toujours sans médicaments pour le VIH. Je suis en Italie depuis neuf ans, je suis tombé malade en Italie et je ne peux pas rester ici. Nous avons besoin de nous maintenir (gagner notre vie) et de maintenir notre famille dans le pays. Nous voulons notre liberté parce que nous n'avons rien fait et qu'on nous force à rester ici sans pouvoir rien faire. Il y a un psychologue qui vient une fois par semaine, mais à la fin, on nous donne toujours trente gouttes de Valium ou pour dormir et allez... À la fin nous devenons toutes dépendantes... »
« J'ai eu un très grave accident en dehors d'ici. J'étais toujours traitée en physiothérapie, mais il m'ont prise et emmené à la CIE. Je m'étais fracturé l'omoplate gauche, le fémur et le genou. Ici, souvent la blessure à ma jambe s'enflamme. Je vais à l'infirmerie, on me donne une crème hydratante c'est tout. Beaucoup d'entre nous ont été prises à Pise, et qui vient nous voir a droit à sept minutes de visite pour cinq heures de voyage.... Il y a plein de cafards et d'asticots dans les toilettes et la douche. La police nous maltraite, nous traite comme des chiens, nous insulte en disant que nous sommes tous des gays, fait des blagues sexistes contre nous. Quand nous disons des choses qui ne leur vont pas bien, ils nous donnent des gifles au visage, pour la moindre chose ils nous agressent et nous traitent comme si nous n'étions pas des êtres humains, avec un mépris total. Nous savons qu'une trans s'est suicidée ici à Noël... Il y a une fille qui est ici depuis quatre mois qui a vu ce qui s'est passé lorsque la jeune fille s'est suicidée et maintenant elle est folle, parce qu'une personne normale ne peut survivre ici à l'intérieur, et beaucoup la mort comme unique porte de sortie... Il y a des gens avec des problèmes psychiatriques, et nous devons tous vivre ensemble dans une situation de conflit, avec toutes les diverses pathologies tous ensemble et ici nous sommes forcés de côtoyer diverses maladies, même en prison ça n'est pas comme ça. »
Et un témoin, du secteur des femmes :
« Mon nom est ... je vous raconte mon histoire. Je suis arrivée en Italie en tant que touriste car j'aimais beaucoup ce pays. La dernière fois que la police m'a arrêtée, ils m'ont demandé le permis de séjour. J'avais seulement le visa touriste mais ils m'ont emmenée à la préfecture (police) où je suis restée trois jours et puis à Corelli. Ils m'ont prise le 26 Janvier et j'avais en poche le billet d'avion pour retourner au Brésil pour le 16 février... Eh bien je suis encore ici. Maintenant je dois quitter ce pays comme une criminelle, escortée par la police. Je n'imaginais pas qu'en Italie pouvait exister un endroit pareil. Je me sens inutile, je suis très mal. Ils nous traitent comme des animaux, et ce n'est qu'un début... nous avons à faire six mois dans cet enfer pour ensuite sortir d'ici avec une expulsion pour dix ans.
Nous demandons à tous ceux qui nous entendent que même si on nous appelle clandestins nous sommes aussi des gens qui avons un cœur. Nous sommes venus en quête d'une vie meilleure. Nous faisons la grève pour faire comprendre aux gens que nous sommes des êtres humains et nous avons le droit de vivre ici comme tout le monde et qu'ils ne peuvent pas nous ôter la liberté. Il devrait y avoir d'autres moyens pour obtenir ce bout de papier sans passer par cet enfer. C'est vraiment d'une loi injuste, je ne sais pas qui l'a inventée et nous ne voulons pas la respecter. Pour nous, la seule option que nous avons c'est de lutter. »
Témoignages du samedi 6 mars
Sinon, à noter également que de nombreuses initiatives de lutte et de solidarité sont menées :
le vendredi 5 mars un rassemblement a eu lieu devant le CIE de la via Corelli à Milan,
le samedi 6 mars à Modena un rassemblement et une diff se sont déroulés dans les rues de la ville. Ont été diffusées des informations sur les luttes en cours et sur la situation de Joy et Helen , qui ont osé dénoncer les tentatives de viol subies cet été dans le CIE de la via Corelli, et sur les autres rebelles de la via Corelli, réenfermé/es dans divers CIE après avoir effectué plusieurs mois de prison pour les révoltes d'aout.
le lundi 8 mars à Turin, un rassemblement aura lieu en solidarité avec les prisonniers des CIE en lutte et avec Luca, Fabio, Andrea, Maya, Marco , Paolo et Massimo, les camarades arrêtés et emprisonnés depuis le 23 février pour leur engagement dans la lutte pour la liberté de circulation et d'installation et contre les CIE. Le mardi 9 mars ils passeront au tribunal pour d'éventuelles remises en liberté.
le samedi 13 mars un rassemblement aura lieu devant le CIE de Ponte Galleria à Rome.
Pour rappel, voici un lien sur la lettre écrite par les retenus de la via Corelli pour annoncer le début de leur grève de la faim et sur la situation des camarades arrêtés le 23 février* :
En fançais : http://nantes.indymedia.org/article...
En italien : http://www.autistici.org/macerie/?p...
Liberté pour toutes et tous avec ou sans papiers !
*Pour rappel adresses des camarades italiens emprisonnés, deux transferts ayant eu lieu cette semaine, une des adresses vient de changer par rapport à celles diffusées vendredi :
Fabio Milan Casa circondariale strada vicinale del Rollone, 19 13100 Vercelli
Andrea Ventrella Casa circondariale via Roncata 75 12100 Cuneo
Luca Ghezzi, Via Pianezza 300, 10151 Torino
Alors que M. Louis Schweitzer achève son mandat à la tête de la Halde, la presse se fait l'écho d'une volonté de la majorité de la placer sous la tutelle du futur Défenseur des droits, institution qui regrouperait le médiateur de la République, le défenseur des enfants et la Commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS). SOS homophobie s'inquiète de ce regroupement et demande au gouvernement et à la majorité d'y renoncer. Pour Bartholomé Girard, président de SOS homophobie, "la Halde a besoin de voir ses moyens renforcés et non d'être rendue invisible".
Les risques du regroupement envisagé sont clairs : tout d'abord une perte de visibilité dans les médias et l'opinion de ces autorités indépendantes, alors que la Halde n'est aujourd'hui connue que de 54% des Français-e-s. Mais le risque majeur est qu'elles se voient dépouillées en douce de leurs moyens. En effet, lorsque le Parlement n'aura plus à s'exprimer que sur les crédits globaux du Défenseur des droits, le public n'aura plus aucune visibilité sur la répartition des moyens financiers entre ces autorités, dont on sait que les recommandations et rapports dérangent régulièrement le pouvoir. Certains députés (UMP) demandent déjà la disparition pure et simple de la Halde, alors que l'existence de cette autorité est une obligation européenne.
La Halde, le médiateur de la République, la CNDS et le défenseur des enfants ont fait la preuve de leur grande utilité au service des citoyen-ne-s, chacun dans son domaine. Ils doivent demeurer visibles et audibles, et il appartient au législateur d'en fixer les moyens en fonction des besoins. Les moyens dont dispose la Halde sont très faibles comparés à ceux de son homologue britannique.
SOS homophobie rend hommage à l'action conduite par la Halde depuis 5 ans, sous la présidence de M. Schweitzer. L'association a pu travailler avec la Halde de manière constructive sur nombre de discriminations liées à l'orientation sexuelle au sein de plusieurs groupes de travail, sur les discriminations à l'école ou au travail.
En décembre dernier, SOS homophobie et le Paris Foot Gay lui ont demandé d'étudier le refus discriminatoire du club Bébel Créteil de jouer un match contre le PFG, en octobre 2009.
A l'heure où la présidence de la HALDE doit être renouvelée, les organisations de lutte contre les discriminations s'inquiètent des rumeurs persistantes qui depuis de longs mois maintenant font état de menaces lourdes qui pèsent sur la HALDE.
Le projet de défenseur des droits, créé par la révision constitutionnelle de juillet 2008, dont les attributions doivent inclure celles du médiateur de la République, du défenseur des enfants et de la Commission nationale de déontologie de la sécurité pourrait maintenant aussi incorporer celles de l'institution indépendante en charge de la lutte contre les discriminations et pour l'égalité.
Et ce n'est pas la première attaque contre l'institution chargée de la lutte contre les discriminations, déjà en novembre, lors de l'examen du projet de loi de finance pour 2010, un amendement parlementaire avait envisagé une réduction de ses moyens pouvant aller jusqu'à 20% de son budget actuel, budget qui a finalement été effectivement réduit.
Le futur défenseur des droits aura des pouvoirs et des prérogatives importants, notamment un pouvoir d'injonction. Cependant tous les éléments nécessaires à la garantie de son indépendance ne sont pas réunis. Par ailleurs, et cela est extrêmement problématique, son caractère généraliste fait craindre une dilution des missions spécifiques assurées par chacune des autorités indépendantes qu'il remplacera.
La spécificité de la HALDE est nécessaire pour assurer que la lutte contre les discriminations soit menée sans faiblesse. Ces cinq années d'existence de la HALDE ont été récemment l'occasion pour l'autorité administrative indépendante de dresser un premier bilan, à savoir l'augmentation des réclamations qui est passée de 1500 à 10000 par an et une plus grande notoriété acquise. La qualité de ses délibérations, l'efficacité de son action et son expertise indéniable ont été saluées.
Pour le gouvernement, cette réalité agace et ce d'autant plus que la HALDE est venue plusieurs fois contredire des projets de loi comme par exemple le projet de loi sur l'immigration, avec l'affaire des tests ADN sur les candidats à l'immigration, ou encore celui sur les gens du voyage. Elle a, plusieurs fois, rappelé à l'ordre le gouvernement sur des dispositions qu'elle jugeait discriminatoires. Elle a aussi souvent et beaucoup mis la pression sur les employeurs, l'emploi restant, et de très loin, son premier domaine de saisine. En leur demandant de justifier leurs choix de recrutement, de lui fournir des documents attestant de leur parfaite équité dans les promotions et augmentations de salaire, la HALDE a fait progresser indéniablement la diffusion de la connaissance de l'interdit discriminatoire.
Nous, organisations de défense des droits de l'Homme, des salariés et de lutte contre toutes les discriminations, dénonçons tout projet qui ferait perdre à la HALDE sa spécificité, son expertise, son efficacité et son indépendance, nécessaires pour que les dossiers dont elle se saisit soient menés à leur terme, y compris quand les auteurs de discriminations sont des décideurs économiques ou politiques.
La lutte contre les discriminations nécessitant beaucoup de moyens financiers et humains, le gouvernement doit montrer sa détermination à faire progresser la lutte contre toutes les discriminations en augmentant les moyens qui y sont consacrés et en garantissant l'indépendance de l'institution qui les combat.
Signataires : AFIP ; Collectif Interassociatif Sur la Santé (CISS) ; Comité National pour la Promotion Sociale des Aveugles et Amblyopes (CNPSAA) ; Fédération LGBT ; FNATH ; Fédération Syndicale Unitaire ; Inter-LGBT ; Inter TRANS' ; Ligue des Droits de l'Homme ; Mix-Cité Paris ; MRAP ; ORTrans ; SOS Racisme ; Syndicat de la Magistrature ; Unapei ; Union Syndicale Solidaires
L'indépendance de la HALDE est nécessaire pour assurer que la lutte contre les discriminations soit menée sans faiblesse. Pourtant, après des attaques visant le budget de fonctionnement de cet organisme, le départ de son Président Louis Schweitzer semble donner lieu à des velléités de reprise en mains de la part du gouvernement et des élu-e-s de la majorité, à travers un projet législatif portant atteinte au fonctionnement actuel de cette institution et au poids de ses délibérations.
Au nom du principe républicain d'Égalité, l'article 225-1 du Code pénal énumère une liste précise de motifs de discrimination. Il s'agit là d'établir qu'aucun d'entre eux n'est susceptible de légitimer une différence de traitement entre les citoyen-ne-s. L'universalité des droits exige au contraire que les garanties des États démocratiques ne soient pas limitées par une liste incomplète des motifs de discrimination qu'ils reconnaissent. En matière de lutte contre les discriminations et d'un point de vue juridique, il n'y a plus aujourd'hui en France de hiérarchie, ce dont les associations de lutte contre les discriminations, et en particulier LGBT se réjouissent (en continuant à revendiquer la prise en compte de l'identité de genre en tant que telle dans la liste des motifs de discriminations condamnés par le code pénal).
Bien entendu, si toutes ces évolutions positives ont été saluées par les associations, elles mesurent encore le chemin qu'il reste à parcourir pour que la lutte contre les discriminations passe du niveau d'action juridique nécessaire à un mieux-être réel des individus dans leur quotidien.
Ces cinq années d'existence de la HALDE sont aujourd'hui l'occasion pour l'autorité administrative indépendante de dresser un premier bilan, à savoir l'augmentation de réclamations qui passent de 1500 à 10000 par an et une plus grande notoriété acquise. La presse salue la qualité des délibérations, et les associations constatent l'efficacité de l'action de la HALDE et son expertise indéniable. Pour ce qui concerne les associations LGBT, la HALDE a accompli un travail sérieux sur les questions d'éducation et de lutte contre l'homophobie par l'éducation et contribué à faire évoluer sensiblement les positions du ministère de l'éducation nationale sur ce dossier pourtant bien longtemps resté bloqué (même si nous voulons que, désormais, l'identité de genre soit elle aussi prise en compte). De même, elle a suivi de près la question de l'inégalité d'accès aux droits sociaux entre le PACS et le mariage, et défendu des personnes manifestement discriminées dans leur activité professionnelle en raison de leur homosexualité ou leur trans-identité (sur la base du motif de sexe, appliqué aux discriminations sexistes).
Pour le gouvernement, cette réalité agace et ce d'autant plus que la HALDE est venue plusieurs fois contredire des projets de loi comme par exemple le projet de loi sur l'immigration, avec l'affaire des tests ADN sur les candidats à l'immigration, ou encore celui sur les gens du voyage. Comme le rappelait le 5 mars dernier le quotidien le Monde, « L'institution a su également favoriser l'émergence d'une jurisprudence contre les discriminations - les tribunaux sont de plus en plus attentifs aux avis de la HALDE, qui sont suivis dans 80% des cas - et a, plusieurs fois, rappelé à l'ordre le gouvernement sur des dispositions qu'elle jugeait discriminatoires ».
Le flou entourant le contenu du débat sur la loi organique prévoyant l'instauration du « défenseur des droits » nous appelle à être particulièrement vigilants et réactifs. Une réflexion du gouvernement intégrerait la HALDE comme une institution rattachée au « défenseur des droits », qui rappelons-le sera nommé par le pouvoir exécutif. Sous couvert de logique et de rationalisation des sujets de défense des droits, la dé-construction de ce qu'est la HALDE aujourd'hui remettrait insidieusement en cause les libertés publiques fondamentales. Déjà avec la disparition de la spécificité de l'expertise de la défenseure des enfants la question s'est posée en ces termes.
Nous , organisations de lutte contre la lesbophobie, l'homophobie, la biphobie, la transphobie et pour l'égalité, dénonçons tout projet qui ferait perdre à la HALDE sa spécificité, son expertise, son efficacité et son indépendance, nécessaires pour que les dossiers dont elle se saisit soient menés à leur terme, y compris quand les auteurs de discriminations sont des décideurs économiques ou politiques.
La lutte contre les discriminations nécessitant beaucoup de moyens financiers et humains, le gouvernement doit montrer sa détermination à faire progresser la lutte contre toutes les discriminations en les augmentant et en garantissant l'indépendance des institutions qui les combattent.
ADHEOS ; Algo ; AMIHE ; ANGEL 91 ; APGL ; Caélif ; Centr'egaux ; Centre Gay Lesbien Bi et Trans de Rennes ; Centre LGBT Paris IdF ; Collectif contre l'homophobie de Montpellier ; Collectif Fier-e-s & Révolutionnaires (PCF) ; Collectif LGBT de Français du Monde-ADFE ; COMIN-G ; Commission LGBT des Verts ; Couleurs Gaies ; Estim' ; Fédération LGBT ; Fédération nationale de L'Autre Cercle ; FLAG ; Gare ! ; HBO ; HES ; Inter-LGBT ; Inter TRANS' ; Les enfants d'arc en ciel ; Mobilisnoo ; ORTrans ; Quazar ; Tjenbé Rèd ; Trans Aide
Salut de la CGT de l'État espagnol
Nous nous adressons à vous pour vous remettre l'appel international à la mobilisation qui arrive du Mexique, en solidarité avec les bases de soutien zapatistes.
Un bon nombre d'organisations et de collectifs va répondre favorablement à cet appel. La CGT réalisera des mobilisations dans différentes localités de l'État espagnol du 13 au 27 mars.
Nous vous encourageons à relayer cet appel international de la façon que vous jugerez la plus appropriée.
Halte au harcèlement des villages zapatistes !
Salut fraternel,
José Pascual Rubio Cano,
secrétaire aux relations internationales
20 mars, éclatement national et international de soutien et de solidarité aux BAZ
Aux compañeras et compañeros de l'Autre Campagne, Aux compañeras et compañeros de la Zezta internacional,
Depuis plusieurs mois les agressions et harcèlements contre les communautés et villages zapatistes se sont multipliés. Déclarations stupides du gouvernement de l'État du Chiapas prétendant que les Conseils de bon gouvernement avaient demandé leur reconnaissance par le Congrès du Chiapas, rendues publiques par les perroquets du mauvais gouvernement de l'État, agressions à Laguna de San Pedro, auxquelles ont participé les trois niveaux de gouvernement [1] contre la communauté zapatiste qui avait déjà été déplacée de son lieu d'origine, agressions du mauvais gouvernement au travers de ses forces paramilitaires de l'Opddic, soutenues par des policiers municipaux et de l'État, à Bolón Ajaw. C'est un endroit où avaient déjà eu lieu des agressions de ce groupe paramilitaire, comme l'ont établi divers observateurs et organisations nationales et internationales. Et à présent, dans le village de Santo Domingo (Casa Blanca), où l'Opddic a menacé les compañeras et compañeros de les expulser de leur communauté.
À ce climat de harcèlement physique de la part des mauvais gouvernements se sont jointes des personnes qui, sans le moindre scrupule, ont déclaré que les agressions provenaient des BAZ et de l'EZLN, aidant ainsi à fabriquer un scénario d'intervention militaire aux graves conséquences pour notre peuple. Tout cela pour servir fidèlement les diktats des maîtres de l'argent, qui regardent aujourd'hui les terres chiapanèques et leur richesse naturelle comme un butin, pour la construction de projets touristiques qui viendraient dépouiller et déplacer les véritables propriétaires de ces territoires : les peuples originaires.
Pour toutes ces raisons, et en accord avec vos formes et modes d'actions, nous vous appelons à unir nos forces, à élever nos voix en soutien et solidarité avec les bases de soutien zapatistes, avec les villages et communautés chiapanèques qui affrontent l'offensive paramilitaire des mauvais gouvernements et de la classe politique et économique du Mexique, en réalisant le 20 mars une action éclatée nationale et internationale pour qu'on entende bien fort :
LES ZAPATISTES NE SONT PAS SEULS !
Organise ton action et informe-nous en.
Halte au harcèlement des villages zapatistes !
Prisonnier-e-s politiques, liberté !
Fraternellement,
collectifs, organisations et individus de l'Autre Campagne, Campagne D'abord nos prisonnier-e-s, Réseau contre la répression et pour la solidarité (RvsR)
Courrier électronique : redcontralarepresion@gmail.com
Blog : [contralarepresion.wordpress.com]
Adresse : Dr Carmona y Valle # 32
colonia Doctores
Del. Cuauhtémoc
México D.F.
C.P. 06720
Traduit par el Viejo. [cspcl]
[1] fédéral, de l'État et municipal, NdT
A l'occasion du sommet entre le Maroc et l'Union européenne organisé à Grenade les 6 et 7 mars 2010, Reporters sans frontières a adressé, le 2 mars dernier, un courrier à Messieurs Herman Van Rompuy, Président du Conseil européen, José Manuel Barroso, Président de la Commission européenne et José Luis Rodriguez Zapatero, Président du gouvernement espagnol chargé de la présidence tournante de l'Union européenne, courrier dans lequel l'organisation leur a fait part de ses préoccupations relatives à la dégradation sérieuse de la situation de la liberté de la presse au Maroc au cours des derniers mois.
José Luis Rodriguez Zapatero,
Président du gouvernement espagnol chargé de la présidence tournante de l'Union européenne
Herman Van Rompuy,
Président du Conseil européen
José Manuel Barroso,
Président de la Commission européenne
Paris, le 2 mars 2010
Messieurs,
A l'occasion du sommet entre le Maroc et l'Union européenne organisé à Grenade les 6 et 7 mars prochain, Reporters sans frontières, organisation internationale de défense de la liberté de la presse, souhaite attirer votre attention sur la dégradation très inquiétante de la situation de la liberté de la presse au Maroc au cours des derniers mois.
En octobre 2008, l'Union européenne a accordé au Maroc un Statut avancé d'association, marquant ainsi l'ouverture d'une nouvelle étape dans le développement des relations entre les deux parties. En signant cet accord, le Maroc s'était engagé notamment à respecter les droits de l'homme, et par conséquent la liberté de la presse.
Or, après de réelles avancées au début de son règne, les reculs et crispations se sont multipliés, notamment depuis juillet 2009, dans le domaine de la liberté de la presse. Ainsi, depuis 1999, les journaux marocains ont été condamnés à plus de deux millions d'euros d'amende et les journalistes à des peines additionnées d'un total de près de vingt-huit ans de prison.
Alors que les « lignes rouges » semblaient avoir reculé au cours des dernières années grâce à la ténacité de la presse indépendante et à une volonté d'assouplissement de Mohammed VI, nous assistons depuis quelques mois à leur réaffirmation par le Palais, notamment sur la question de l'image du roi et de personnalités de la famille royale. Multiplication des poursuites judiciaires, amendes exorbitantes, et condamnations de journalistes à des peines de prison ferme, la justice marocaine déploie tout un arsenal visant à intimider et à asphyxier financièrement la presse indépendante.
Le 15 octobre 2009, à l'issue d'un procès ne respectant pas les droits de la défense, Driss Chahtane, du journal Al-Michaal, a été condamné à un an de prison ferme par le tribunal de Rabat pour un article sur la santé du roi. Les deux autres journalistes accusés dans cette même affaire, Rachid Mahamid et Mustapha Hayrane, ont écopé de trois mois de prison ferme. Tous les trois doivent payer des dommages et intérêts de plusieurs milliers de dirhams. Le soir même, Driss Chahtane a été arrêté et incarcéré à la prison de Salé.
Le 30 octobre, Taoufiq Bouachrine, directeur de publication d'Akhbar Al Youm, et Khalid Gueddar, caricaturiste, ont été condamnés en appel à une peine d'un an de prison avec sursis, assortie d'une amende de 9 000 euros, dans le procès pour “atteinte à l'emblème du royaume” intenté par le ministère de l'Intérieur, suite à la publication d'une caricature dans son édition du 26-27 septembre 2009. Jugés pour “non-respect dû à un membre de la famille royale“ suite à une plainte déposée par Moulay Ismaïl, sujet de cette même caricature, les deux journalistes avaient également été condamnés à trois ans de prison avec sursis et à environ 270 000 euros de dommages et intérêts à verser solidairement au prince, avant que le Moulay Ismaïl ne renonce, le 29 décembre 2009, à l'exécution du jugement.
Les bureaux de la rédaction à Casablanca sont toujours sous scellés et gardés par la police. Le 16 février 2010, Khalid Gueddar a été interdit de quitter le territoire marocain, alors même que rien dans les verdicts ne stipule une telle interdiction.
Le 28 décembre 2009, la cour d'appel de Rabat a confirmé la condamnation d'Ali Anouzla, directeur du quotidien Al-Jarida Al-Oula, à un an de prison avec sursis et à 10 000 dirhams d'amende (885 euros) pour “diffusion de fausses informations“, suite à la publication d'un article, le 27 août 2009, qui contredisait le bulletin de santé officiel du roi. La journaliste Bouchra Eddou, qui avait rédigé l'article incriminé a, quant à elle, été condamnée à trois mois de prison avec sursis, et 5 000 dirhams d'amende (440 euros).
Le 27 janvier 2010, à l'issue d'une politique d'asphyxie financière orchestrée par le Palais depuis des années, Le Journal hebdomadaire, premier journal indépendant du Maroc, a été contraint de mettre la clé sous la porte. Ali Amar, journaliste et un des co-fondateurs du journal, a été contraint de quitter le pays le 4 février.
En outre, depuis 2008, les autorités marocaines se sont lancées dans une politique de répression sévère à l'encontre des net-citoyens. Les blogueurs El Bachir Hazzam et Boubaker Al-Yadib ont été arrêtés pour avoir couvert des manifestations étudiantes du 1er décembre 2009 dans la ville de Taghjijte (200 km au sud d'Agadir), et avoir notamment commenté sur leurs blogs la manière dont les autorités avaient réprimé par la force ces manifestations. Accusé de « participation à un attroupement armé », El Bachir Hazzam a été libéré le 8 février 2010 à l'issue de son procès en appel après deux mois de détention. Abdullah Boukfou, propriétaire d'un cybercafé, a quant à lui été maintenu en détention. Le 2 février dernier, le tribunal de Guelmim a condamné le blogueur Boubaker Al-Yadib à six mois de prison ferme et 500 dirhams d'amende, pour "dégradation des biens de l'Etat", "atteinte à un agent de l'Etat", et "participation à une manifestation illégale".
Reporters sans frontières vous demande de saisir l'opportunité du sommet de Grenade, le 6 et 7 mars prochain, afin de rappeler aux autorités marocaines leurs engagements en matière de liberté de presse dans le cadre des négociations du Statut avancé.
Je vous remercie de l'attention que vous porterez à nos remarques, et je vous prie d'agréer, Messieurs, l'expression de ma très haute considération.
Jean-François Julliard
Secrétaire général
CARACOL III DE RESISTENCIA HACIA UN NUEVO AMANECER
Conseil de bon gouvernement El Camino del Futuro, Chiapas, Mexique.
Le 3 mars 2010
À la société nationale et internationale,
Aux compagnons et compagnes adhérents de l'Autre Campagne nationale et internationale,
Aux frères et sœurs des droits humains nationaux et internationaux,
Frères et sœurs,
Nous dénonçons le plan des trois niveaux [1] de gouvernement et des gens achetés du village de Santo Tomás, municipalité d'Ocosingo, Chiapas.
Les faits :
Les trois mauvais gouvernements continuent leur campagne de contre-insurrection. Ils sont préparés pour cela et veulent réussir pour garder tout sous contrôle.
Sous couvert d'un projet, le gouvernement continue à armer l'OPDDIC.
Les gens de Santo Tomas préparent leurs plans de façon sournoise avec le gouvernement. L'accord signé par le dirigeant de l'OPDDIC Manuel Hernandez Jiménez est arrivé entre nos mains. Dans cet accord, ils planifient l'expulsion de nos compagnons, bases d'appui de Santo Domingo, lieu connu sous le nom de Casa Blanca, où ils sont déjà venus provoquer le 1er septembre 2009. Cette terre a été récupérée et nous ne permettrons pas l'expulsion des bases d'appui zapatiste.
Ils ont confirmé être armés et avoir même des bombes.
Ils vont entrer, organisés en deux groupes, un groupe qui expulsera et un autre groupe qui prendra possession des terres. Les noms de ceux qui dirigent le groupe armé sont Juan Santiz Ruiz, Fausto Gomez Hernandez, Jose Cruz Mendez, Bartola Santiz Clara, Manuel Clara Cruz, Mario Ruiz Cruz. Ils ont été entraînés par Caralampio Albarez Gomez, Luis Lopez Hernandez, Benito Albarez Gomez, Vicente Albarez Gomez, Jose Cruz Mendez, Mariano Cruz Toledo.
Les plans du gouvernement, qui achète les gens pour qu'ils mettent en place des façons de détruire le peuple qui lutte contre le système, sont très clairs. Les gens sont divisés car le terrain a été récupéré et le mauvais gouvernement l'a donné à des personnes qui n'ont pas lutté pour ces terres.
C'est la raison des souffrances de nos compagnons bases d'appui de l'EZLN.
Nous défendrons nos terres coûte que coûte et quoi qu'il arrive. Ainsi, on voit clairement qui seront les responsables de ce qui va arriver.
Ils disent qu'ils nous donnent vingt jours à partir de la date de l'acte du 28 février 2010. Cela veut dire que le 20 mars, ils accompliront les ordres que leur a donné le mauvais gouvernement. Cependant la menace a été avancée au 5 mars. Nous voulons seulement dire ou mentionner aux dirigeants de l'ARIC historique, l'ARIC indépendante entre autres, qu'ils regardent s'il s'agit de gens qui font partie de leur organisation du village de Santo Tomas, eux qui disent qu'ils sont quatre organisations.
Nous voulons dire tout cela à vous et à personne d'autres, peuple du Mexique et autres peuples du monde, gens de l'Autre Campagne du Mexique et du monde qui luttent pour la justice.
Nous vous tiendrons informés de ce qui va se passer car nous allons défendre notre terre, nous ne leur permettrons pas d'expulser nos compagnons bases d'appui de Santo Domingo, connu sous le nom de Casa Blanca.
Cordialement,
Pedro Gutierrez Guzman, Lauro Hernandez Gutierrez, Edgar Gomez Albarez, Ayda Perez Nuñez, Marin Jimenez Perez, Rebeca Lorenzo Cruz, Lorenzo Lopez Gomez
Traduction : "Libérons-les"
[1] Niveaux fédéral, de l'État et de la municipalité - NdT.
Après l'annonce en 2009 par le président de l'Équateur, Rafael Correa, de la possibilité, à certaines conditions, de cesser la production de pétrole dans le pays « pour le bien de l'humanité », un autre pas, judiciaire celui-ci, va sans doute être franchi. L'Équateur est sur le point de connaître un moment sans précédent dans le combat écologique par l'imminence d'un verdict qui fera date. Les multinationale états-unienne Texaco et Chevron Corporation sont, en effet, conduites depuis 2003 devant les tribunaux par les organisations et populations indigènes de l'Amazonie équatoriale, pour avoir déversé des millions de tonnes de déchets toxiques dans la forêt Amazonienne entre 1964 et 1990. [1]
Texaco a opéré sur un territoire de 1.500.000 Ha où vivaient plusieurs communautés indigènes. Ces populations souffrent aujourd'hui d'un taux anormalement élevé de cancer, ont vu apparaître des malformations chez les nouveau-nés, ils ont donc été contraints de quitter leurs terre et d'abandonner leurs foyers traditionnels. La catastrophe engendrée par l'exploitation et la production de pétrole par Texaco jusqu'en 1992 est déjà surnommée le « Tchernobyl amazonien » par bon nombre d'ONG. Elle est accusée d'avoir utilisé des procédés expressément interdits par la législation en vigueur au Texas depuis 1919 et en Louisiane depuis 1953 considérant l'Équateur du Président de l'époque, Ramón Castro Jirón, comme une zone de non droit. Mais la multinationale a aussi violé la Loi équatorienne sur les hydrocarbures de 1971 qui prévoyait « l'adoption de toutes les mesures nécessaires pour la protection de la faune, de la flore et d'autres ressources naturelles et pour éviter la pollution de l'eau, de l'air et des sols ».
Pendant tout cette période, la transnationale a décidé que, pour optimiser ses bénéfices, elle n'utiliserait pas les techniques environnementales standards de l'époque qui consistaient à réinjecter dans les sous-sols les eaux de formation et les déchets toxiques qui remontent inévitablement lors du processus de perforation. En fait, Texaco a déversé l'eau de formation qui contient des produits chimiques toxiques et cancérigènes à la surface.
Ce comportement a parsemé la forêt de centaines de mares toxiques, sans aucun filtres ni système d'imperméabilisation, a pollué les rivières de plomb et autres métaux lourds sans se préoccuper des populations autochtones. La quantité totale de pétrole rejetée dans les eaux fluviales autant par négligence qu'inconscience est estimée à 64 millions de litres. [2">[www.ecologiablog.com] ]
Depuis la fusion puis le rachat par l'entreprise pétrolière Chevron, Texaco est devenue une des entreprises privées les plus puissantes du monde, la deuxième après Exxon Mobil dont l'influence sur le gouvernement états-unien s'est faite par l'entremise de l'ancienne conseillère à la sécurité nationale, Condoleezza Rice, qui avait fait partie du comité directeur de l'entreprise.
C'est en mai 2003, 10 ans après la première plainte déposée contre Texaco, que l'entreprise Chevron [3] a dû se soumettre à la justice équatorienne, à Lago Agrío, et en répondre à plus de 80 communautés touchés par cette catastrophe qui n'a rien de naturelle dont 30.000 victimes. Depuis lors, les parties civiles demandent la réparation de la zone affectée qui s'élèveraient selon des experts internationaux à plus de 6 milliards de dollars. Le géant pétrolier réplique qu'il a déjà procédé entre 1996 et 1998 à la réhabilitation de cette zone, ce qui a été démenti par des prélèvements effectués par la suite.
Les conséquences de ces agissements sont de plus en plus connues et les manœuvres dilatoires des accusés rendent leur défense grotesque. Le pouvoir, l'influence et la richesse de Texaco et de Chevron n'ont pas suffit à redorer leur blason, de fait, les impacts sur l'environnement et les témoignages de paysans et indigènes sont diffusés depuis quelques années sur des chaînes de télévision nationale et internationale, dans les médias alternatifs mais aussi officiels. [4">[chevrontoxico.com] ]
Voyant poindre la défaite à l'horizon, le géant pétrolier Chevron a lancé une ultime campagne de lobbying agressif pour faire échouer la procédure judiciaire et, accessoirement, pour éviter de payer les 27000 millions de dollars d'indemnisation. Le Président Rafael Correa a formellement dénoncé cette manœuvre :
« La multinationale Chevron, en désespoir de cause, a tenté récemment d'annuler le procès en diffusant des vidéos où l'on voit des représentants du gouvernement demander des pot-de-vin ». [5">[www.hoy.com.ec] ]
La multinationale dénonce, elle, un complot entre le juge chargé de l'affaire, Juan Nuñez, des représentants du gouvernement et des membres du parti Alianza País. Ces accusations sont monnaie courante en Amérique latine. Faute d'argument, la calomnie est le dernier recours des coupables et le nouveau PDG de Chevron semble vouloir reprendre le flambeau de ce déni de justice. Il répond par la fuite devant ses responsabilités dans cette catastrophe écologique et humaine.
Si la justice équatorienne venait à condamner Chevron, ce serait la preuve qu'une entreprise transnationale peut être conduite devant les tribunaux d'un autre pays que celui où elle réside, et l'Équateur deviendrait le premier pays d'Amérique latine à forcer une compagnie transnationale à comparaître devant ses tribunaux. [6">[www.texacotoxico.org] ]
S'il est indéniable que la Constitution de l'Équateur est l'une des plus écologistes au monde, elle défend plus généralement le droit à la vie et les droits du peuple à disposer de lui-même. Ce qui se joue dans ce procès est fondamental car c'est bien de la souveraineté populaire qu'il s'agit et la condamnation de Chevron Corporation pourrait bien en signer une victoire. La peur qui tenait les populations touchées par cette pollution semble avoir enfin changé de camp.
Guillaume Beaulande
[1] À l'origine de cette mobilisation se trouvent des Organisations de défense des droits environnementaux et humains, entre autres Amazon Watch, Rainforest, Action Network.
[3] La multinationale Chevron Corporation a racheté Texaco en 2001.
C'est déjà le centenaire de la journée internationale des femmes mais, les inégalités entre les hommes et les femmes demeurent, les violences dont de nombreuses femmes sont victimes persistent, et des acquis obtenus aux prix de luttes acharnées sont remis en cause...
L'association des travailleurs maghrébins de France affirme que tant que les femmes ne jouissent pas de l'ensemble de leurs droits, ce sont nos sociétés entières qui s'en trouvent amputées.
L'ATMF rappelle qu'en plus des inégalités qui touchent les femmes en général, s'ajoutent celles spécifiques aux femmes immigrées.
Dans une ambiance teintée de racisme et d'islamophobie, ce sont les femmes maghrébines qui se trouvent à la une des médias et au centre des discours, quand il s'agit d'évoquer les violences conjugales ou l'oppression dont les femmes sont victimes.
En matière d'emploi, les femmes immigrées, subissent l'exploitation et font figure de précaires parmi les plus précaires. Elles travaillent, pour beaucoup d'entre elles, dans les services à la personne et le nettoyage, cumulant CDD et temps partiels, avec des horaires contraignants.
En matière de droits, les maghrébines de France, subissent des discriminations institutionnalisées en raison de leur origine, avec la complicité de la France qui proclame haut et fort son attachement aux droits et aux libertés des femmes !
L'association des travailleurs maghrébins de France exige :
La révision des conventions bilatérales, qui instituent les discriminations envers les immigrées maghrébines
L'octroi d'un statut indépendant aux femmes immigrées, et non des droits dérivés de ceux de leurs conjoints
La protection effective des femmes immigrées victimes de violence, par l'abandon totale des expulsions de celles qui n'ont pas de papiers
La régularisation totale et inconditionnelle de toutes les sans papières
La protection des migrantes sub-sahariennes, le respect de leurs droits et de leur dignité pendant leur parcours migratoire
Enfin, les militantes et les militants de L'ATMF tiennent à rendre hommage aux combats des femmes immigrées pour le respect de leurs droits.
Aux femmes qui luttent au Maghreb pour les droits sociaux, économiques et pour le respect des droits humains, parfois au prix de leurs libertés et de leur intégrité physique.
Aux palestiniennes et à toutes les femmes qui résistent au quotidien face à l'occupation et la guerre.
Paris le 8 mars 2010
Pour l'ATMF,
Driss Elkherchi, président
Plusieurs leaders indigènes de Colombie effectuent actuellement une tournée européenne dans le but de lancer une campagne internationale pour la protection d'au moins dix-huit peuples ‘menacés d'extinction'.
La campagne de l'"Onic", l'organisation indigène nationale de Colombie, vise à dénoncer les ‘violations massives des droits de l'homme' dont sont victimes les Indiens dans leur pays. Ces violations sont principalement dues ‘au conflit armé interne que connait la Colombie, à l'absence de politiques sociales fondées sur la spécificité des sociétés indigènes et à l'imposition d'un modèle de développement dévastateur de leurs territoires'.
Juvenal Arrieta, délégué de la ONIC, interviendra à Paris, au Centre international de culture populaire (CICP), le 16 mars, tandis que deux autres délégués sont invités le même jour à Londres au siège d'Amnesty.
L'un des objectifs de cette campagne coordonnée par l'ONIC et d'autres organisations indigènes, est de ‘sensibiliser la société colombienne et la communauté internationale au grave risque d'extinction qui pèse sur les peuples indigènes… Parmi ces peuples, dix-huit comptent moins de 200 individus dont 10 moins de 100'.
L'ONIC ‘considère que la situation critique dans laquelle se trouvent les peuples indigènes de Colombie est sous la responsabilité de toute l'humanité. Lorsqu'un peuple disparaît, tout un monde disparait avec lui : une culture distincte, une vision particulière du monde, une langue unique, des connaissances ancestrales et des pratiques traditionnelles'.
Les Nukak, qui ont pour la plupart été expulsés de leur terre par la guerre civile colombienne, font partie de ces peuples en danger.
A Paris :
Mardi 16 mars à 19h
CICP
21 ter rue Voltaire
75011 Paris
(Métro : Rue des Boulets, Alexandre Dumas, Nation)
A Londres :
Mardi 16 mars à 18h 30
Amnesty International UK,
The Human Rights Action Centre
17-25 New Inn Yard
Londres EC2 3EA
Agissez maintenant pour soutenir les Nukak.
Les compagnies pétrolières et gazières ne pourront plus prospecter dans une réserve d'Amazonie péruvienne abritant des Indiens isolés.
Trois ans après la création de la réserve de Madre de Dios en 2002, la compagnie chinoise Sapet avait obtenu l'autorisation d'opérer dans la concession dite ‘Lot 113'. Le contrat de Sapet ayant maintenant expiré et, selon la carte des concessions établie par Perupetro et datée du 31 décembre 2009, cette réserve n'est pas inclue dans les prochaines ‘enchères' de concessions pétrolières prévues en mai prochain.
Des photos aériennes avaient révélé il y a deux ans la présence de vingt et un Indiens isolés vivant dans cette réserve.
‘L'annonce de la suppression définitive du ‘Lot 113' de la carte des champs pétrolifères de Perupetro est une décision importante, car elle permet non seulement de garantir l'intégrité des Indiens isolés du Madre de Dios, mais elle crée un excellent précédent pour la protection des Indiens isolés dans d'autres régions et pays dont les territoires sont inclus dans des concessions pétrolières', a déclaré l'organisation indigène locale, FENAMAD.
En 2006, Sapet avait accepté de ne plus travailler dans la réserve suite à la pression exercée par la FENAMAD et l'organisation indigène nationale AIDESEP. Mais sur les cartes de Perupetro la réserve restait ouverte à la prospection jusqu'à très récemment.
Dans d'autres régions du Pérou, le gouvernement continue d'autoriser les compagnies telles que Perenco, Repsol YPF et Petrobras à opérer dans les territoires des Indiens isolés.
Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd'hui : ‘La suppression de la réserve de Madre de Dios des lots pétroliers de Perupetro est une excellente nouvelle. Le Pérou doit maintenant appliquer cette même mesure dans d'autres régions du pays et garantir que les territoires où vivent des Indiens isolés ne soient pas envahis par les compagnies pétrolières et gazières – en particulier lors des enchères qui auront lieu en mai prochain.
Communiqué du Mécanisme de coordination des activités des organisations de la société civile
Oganisations membres :Commission Justice et Paix, GF2D, CACIT, GRAD, CTDDH, ATDPDH, CSTT, ALG, AJAAH, Regard sur l'Humanité, NDH-Togo, OADEL, Réseaux régionaux : FODES (Savanes), RESOKA (Kara), RESODERC(Centrale), COADEP (Plateaux), CONGREMA (Maritime)
Le 04 mars 2010, les Togolais se sont rendus aux urnes pour élire le président de la République. Les organisations membres du Mécanisme de coordination des activités de la société civile qui ont déployé des observateurs dans les centres de vote sur l'ensemble du territoire national aux fins de s'assurer de la régularité du scrutin et de collecter les résultats notent :
Que la campagne s'est déroulée de façon générale dans le calme et dans le respect mutuel ;
Qu'en dehors de quelques incidents, le scrutin a eu lieu dans un climat de sérénité ;
Que le soir du scrutin, le consensus ne s'est pas fait sur la méthode de publication des résultats des bureaux de vote par les CELI et de transmission desdits résultats des CELI vers la CENI.
Elles constatent toutefois que dès le lendemain du scrutin, avant même la proclamation officielle des résultats provisoires par la CENI, le FRAC et le RPT ont revendiqué la victoire pour leurs candidats respectifs à savoir Jean-Pierre FABRE et Faure Essossimna GNASSINGBE.
Après la proclamation des résultats provisoires par le CENI le 06 mars 2010, les organisations membres du Mécanisme encouragent les différentes parties prenantes à recourir aux voies légales pour introduire leurs éventuelles contestations des résultats.
Elles précisent que, pour leur part, elles sont en train de collecter et d'analyser les résultats issus du déploiement de leurs observateurs ; leurs conclusions seront communiquées dans les meilleurs délais.
Les organisations membres du Mécanisme s'inquiètent de la dégradation de l'environnement qui prévaut au lendemain de ce scrutin et qui est caractérisé par :
Des cas d'arrestations : selon les informations recueillies par le Mécanisme, quatorze (14) jeunes et sympathisants de l'opposition on été arrêtés et sont actuellement détenus dans les locaux de la gendarmerie ;
Des cas d'intimidation : dans la nuit du 6 mars 2010, une dizaine d'agents de la FOSEP se sont positionnés devant et autour du siège du CACIT alors que les membres du Mécanisme y étaient en séance de travail ;
Des entraves à la liberté de manifestation : le samedi 06 mars 2010, des partisans du Front Républicain pour l'Alternance ont été empêchés et dispersés à coup de gaz lacrymogène lors d'une marche organisée par le Front ;
Une psychose au niveau de la population : dans certaines villes notamment Lomé et Atakpamé, il prévaut un environnement de peur qui n'est pas de nature à rassurer les populations.
Au regard de tout ce qui précède, les organisations membres du Mécanisme :
interpellent les autorités togolaises sur leur responsabilité dans le respect des droits élémentaires des citoyens durant cette période post électorale ;
se réjouissent de la vigilance particulière dont fait preuve le Bureau du Togo du Haut Commissariat des Nations Unies aux Droits de l'Homme dans la gestion des questions des droits de l'homme durant cette période particulièrement sensible ; il l'exhorte à intervenir auprès des autorités pour que les personnes arrêtées soient libérées sans condition et que la liberté de manifestation pacifique soit garantie ;
demandent à l'Union Européenne, principale bailleur de fonds du Togo dans le cadre du processus électoral, de s'assurer que toutes les étapes du processus électoral qu'elle finance obéissent aux normes et standards internationaux ;
exhortent le système des Nation unies, l'Union Africaine, la CEDEAO et à toutes les institutions impliquées dans le processus d'accompagner les différents acteurs dans la recherche des solutions consensuelles et pacifiques aux différends nés du présent processus électoral.
Fait à Lomé le 07 mars 2010
Pour le Mécanisme,
Le Coordinateur
Rév-Père Eloi Damigu YOG LAMBON
Tél : + 228 924 21 20 /933 07 63/ 234 60 00/ 902 10 38
Email : coordinationosc@gmail.com
Amnesty International demande aux autorités égyptiennes de libérer immédiatement et sans condition un blogueur et prisonnier d'opinion passible d'une peine de neuf ans et demi d'emprisonnement pour avoir mis en ligne un article dénonçant le népotisme au sein des forces armées.
Ahmad Mostafa, 20 ans, doit être jugé devant un tribunal militaire au Caire le 7 mars pour avoir publié en mars 2009 un article sur son blog intitulé Matha Assabaka ya Watan (Que t'est-il arrivé, oh nation ?). Il est le premier blogueur égyptien à être jugé par un tribunal militaire pour ses activités présumées.
« Ahmed Mostafa fait l'objet de poursuites uniquement pour avoir exercé pacifiquement son droit à la liberté d'expression sur son blog, a déclaré Hassiba Hadj Sahraoui, directrice adjointe du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord d'Amnesty International.
« Il doit désormais répondre d'accusations forgées de toutes pièces qui témoignent de la détermination des autorités à contrôler la blogosphère égyptienne, devenue un espace de libre expression dans le pays. »
Dans son article, il racontait l'histoire d'un étudiant qui aurait été contraint de démissionner d'une académie militaire afin de céder sa place à un autre postulant, sur fond d'accusations de népotisme.
Ahmed Mostafa, qui fait des études d'ingénieur à l'université de Kafr El Sheikh, a été accusé d'avoir mis en ligne des secrets militaires, publié de fausses informations sur l'armée et insulté les officiers chargés du recrutement à l'académie militaire.
Selon les avocats du Réseau arabe pour l'information sur les droits de l'homme, il a été arrêté par des agents des services de renseignement militaire le 17 février 2010 et interrogé sur son blog.
Il a comparu pour la première fois devant un tribunal militaire lundi 1er mars. Or, ses avocats du Centre Hisham Mubarak pour le droit et de l'Association pour la liberté de pensée et d'expression ont révélé à Amnesty International que les autorités ne leur avaient fait parvenir son dossier que le mardi 2 mars.
« Il est consternant de constater que des blogueurs peuvent désormais comparaître devant une instance militaire. L'Égypte est régulièrement critiquée par les institutions des Nations unies chargées des droits humains pour son utilisation abusive de la justice militaire. Plutôt que de remédier à l'iniquité des procès de civils devant des instances militaires, les autorités égyptiennes préfèrent étendre leur champ d'application », a déploré Hassiba Hadj Sahraoui.
Ahmed Mostafa n'est pas le seul blogueur égyptien incarcéré pour ses écrits.
Karim Amer, adopté par Amnesty International comme prisonnier d'opinion, a été condamné à une peine de quatre ans d'emprisonnement en février 2007 pour avoir critiqué sur son blog le président Hosni Moubarak et les autorités religieuses égyptiennes d'al Azhar.
Hani Nazeer, autre prisonnier d'opinion, est maintenu en détention administrative depuis octobre 2008 pour avoir mis en ligne sur son blog la couverture d'un livre considéré comme insultant pour les musulmans.
Par ailleurs, Amnesty International a exhorté les autorités égyptiennes à accepter les principales recommandations de l'ONU sur la liberté d'expression et de dissidence pacifique.
Le 19 février 2010, lors d'un examen par l'ONU du bilan de l'Égypte en termes de droits humains, les autorités égyptiennes ont rejeté une recommandation les invitant à « libérer les blogueurs et les militants actuellement incarcérés aux termes de la Loi relative à l'état d'urgence et à mettre un terme aux arrestations et aux détentions de militants politiques », la qualifiant d'incorrecte et inexacte dans les faits.
Dans son attaque contre le STRASS, Christine Le Doaré mentionne ce qui serait l'échec des revendications pour la décriminalisation du travail du sexe : “Ils ne parlent jamais non plus de l'expérience des féministes australiennes qui se sont battues pour légaliser la prostitution et le regrettent aujourd'hui, le bilan étant désastreux.”
Si Christine Le Doaré s'appuie sur les propos de Janice Raymond, on pourrait comprendre d'où viennent ses fausses croyances. Or, Raymond n'est pas australienne, et les militants anti-prostitution qui se disent féministes ne se sont jamais battus pour légaliser la prostitution, bien au contraire, mais ont tout fait pour en faire échouer le principe par tous les moyens. Rien d'étonnant donc qu'ils continuent de condamner cette expérience. Expérience qui d'ailleurs n'est pas uniforme. Au lieu de “légalisation de la prostitution”, il s'agit plutot de différentes législations. Peut être que tout comme Janice Raymond, Christine LeDoaré semble oublier que l'Australie est un Etat fédéral, composé donc de plusieurs états, qui ont chacun des lois différentes, certaines de légalisation, d'autres de prohibition ou encore de décriminalisation.
Face à ces attaques, le STRASS s'est contenté de contacter nos collègues d'Australie qui ont dejà répondu à Janice Raymond à ce sujet. Voici donc leur réponse que nous avons simplement traduite en français.
La réponse venant d'Australie à “10 Raisons pour ne pas légaliser la prostitution”
Ce document est de Scarlet Alliance, au nom de nos membres et avec la contribution des travailleurs du sexe en Australie, et s'adresse en reponse au document de Janice Raymond “10 bonnes raisons pour ne pas légaliser la prostitution”.
Comme l'industrie du sexe en Australie, est réglementée par État et droit Territorial, chaque État dispose d'un modèle différent de réglementation, l'Australie peut être considérée comme une étude de cas sur l'impact des différents modèles des lois sur l'industrie du sexe. Scarlet Alliance, en tant qu'organisation d'envergure nationale des travailleurs du sexe en Australie, avec pour effectif des travailleurs individuels et des organisations de travailleurs du sexe, des réseaux, des projets et des groupes est bien placée pour parler de l'impact de ces modèles sur la vie personnelle et professionnelle de nos membres : les travailleurs du sexe en Australie.
La légalisation et la dépénalisation sont deux cadres réglementaires différents avec des résultats et des impacts différents sur les travailleurs du sexe.
Dans les États australiens que Raymond appelle réglementaristes, l'industrie est en effet régie par un cadre d'homologation. Le modèle de licence inclut le développement d'un organisme gouvernemental visant à réglementer les licences des entreprises de l'industrie du sexe, les opérateurs, les gestionnaires, et dans certains cas, les travailleurs du sexe. Il s'agit d'un modèle complexe qui se traduit par un faible pourcentage de l'industrie travaillant dans la légalité, avec dans certains cas, des conditions extrêmes et illogiques de régulation dans le fonctionnement quotidien. Dans deux Etats, la réglementation est définie par l'organisme de réglementation gouvernemental du système de licences qui a introduit les conditions les plus problématiques.
Tout impact négatif de ce modèle de réglementation ne signifie pas la preuve que la légalisation n'est pas efficace car il ya eu des résultats positifs pour les travailleurs du sexe opérant dans ce secteur juridique. Les résultats négatifs des cadres de licence portent sur les règlements et les conditions qui sont illogiques et non fondés sur des preuves. De nombreuses personnes n'ont d'autre choix que d'opérer en dehors du secteur juridique sous licence et par conséquent, lorsque les règlements sur-réglementent l'industrie. Il faut noter que les féministes anti- travail du sexe ont fait pression pour une réglementation lourde de l'industrie du sexe et ont joué un rôle dans le fait que la création de structures juridiques existantes soient irréalisables.
1. La légalisation / dépénalisation de la prostitution est un cadeau fait aux proxénètes, les trafiquants et l'industrie du sexe (Raymond, 2003).
Réponse Australienne : L'Australie ne dispose pas d'une culture notable de « souteneurs » impliqués dans l'industrie du sexe (AFAO, 2000).
L'industrie du sexe lorsque réglementée par la police est sensible à la corruption de la police. Le fait que la police exige de l'argent et / ou des services sexuels en échange de ne pas fermer les entreprises et d'arreter des travailleurs du sexe est bien documenté lorsque l'industrie du sexe est criminalisée.
L'une des principales raisons pour laquelle la Nouvelle Galles du Sud a dépénalisé l'industrie du sexe a été pour supprimer le role de la police comme régulatrice de l'industrie du sexe et pour diminuer la corruption policière. Beaucoup de travailleurs du sexe avant la dépénalisation voyaient la police comme l'équivalent australien de proxénètes.
La dépénalisation a été efficace pour réduire la corruption de la police de Nouvelle Galles du Sud.
Expérience de l'Australie - La dépénalisation de l'industrie du sexe a réduit la corruption de la police. Au sein d'une industrie du sexe dépénalisée, les entreprises de l'industrie du sexe sont réglementées comme les autres entreprises par exemple. Des inspections sont effectuées par l'administration locale et les autorités de sûreté de santé et du travail. Les entreprises sont autorisées et le zonage est réglementé par les conseils. Les travailleurs du sexe ne sont pas des criminels et leurs lieux de travail ne sont pas illégaux. En tant que tel, les travailleurs sexuels défendent et s'attendent à avoir, les mêmes droits que les autres travailleurs. La probabilité des actes criminels signalés à la police a augmenté.
Un mouvement solide et vocal pour les droits des travailleurs du sexe a donné une voix à la communauté des travailleurs du sexe en Australie pendant plus de vingt ans, en informant la politique du gouvernement, s'adressant aux mythes et stéréotypes dans les médias et en informant les autres travailleurs du sexe de leurs droits humains et civiques. La formation de collectifs et de groupes de pression et la syndicalisation des travailleurs du sexe a vu un groupe, autrefois d'individus isolés et séparés devenir une communauté et qui se sont retrouvés dans des réseaux locaux, nationaux et internationaux pour défendre leurs droits en tant que travailleurs et en tant que citoyens, indépendamment de l'environnement juridique dans lequel ils travaillent.
D'autres facteurs qui ont contribué à l'émancipation des travailleurs du sexe australien comprennent :
Des cadres juridiques qui éliminent les sanctions pénales contre les travailleurs du sexe et nos clients. Cela a permis aux travailleurs du sexe de discuter ouvertement et de négocier des rapports sexuels avec d'autres adultes consentants (nos clients) qui à son tour a réduit la possibilité de conflit et a accru notre capacité à introduire de manière efficace des pratiques sexuelles sécuritaires dans nos rencontres sexuelles avec les clients, ce qui réduit notre risque de transmission au VIH et IST.
Des organisations de travailleurs du sexe financées qui nous permettent de nous rassembler pour faire entendre notre voix sur les politiques, informer le gouvernement, se faire représenter devant les instances gouvernementales, participer librement, et déterminer les questions clés qui touchent les travailleurs du sexe, avec une participation de haut niveau des travailleurs du sexe, notamment dans la consultation des travailleurs du sexe qui sont dans l'incapacité de participer directement. Il convient de noter que les questions touchant les travailleurs du sexe en Australie, tel que définies par les travailleurs du sexe ne sont pas reflétées dans le document de Raymond. En fait, les travailleurs du sexe en Australie ont ouvertement remis en question l'agenda politique de Raymond et ses associés, et de la perpétuation d'une conception fausse et trompeuse des résultats de la réglementation de l'industrie du sexe en Australie.
La législation anti-discrimination dans trois Etats de l'Australie a créé un cadre juridique qui soutient les travailleurs du sexe pour lutter contre la discrimination en vertu de la loi anti-discrimination. L'intégration à la législation anti-discrimination a commencé à s'attaquer à la discrimination systémique en envoyant un message clair aux organismes gouvernementaux, aux fournisseurs de services, la police et la communauté générale.
Tandis que les membres de la CATW ont laissé entendre qu'ils sont favorables à la dépénalisation des travailleurs du sexe, le groupe n'a pas mené d'action publique en Australie, pour soutenir les appels lancés par les travailleurs du sexe en Australie pour la dépénalisation du travail sexuel. Cela a inclus une demande par les travailleurs du sexe a un membre de la CATW de signer une pétition en faveur de la dépénalisation des travailleurs du sexe en Australie occidentale, renversant les lois qui criminalisent les femmes lourdement. La demande a été refusée.
Scarlet Alliance estime que le soutien “pour la dépénalisation des femmes dans la prostitution” est une ligne publique tenue par la CATW pour gagner le soutien des femmes en général. Cependant, la CATW n'a pris aucune mesure active ou de soutien à la dépénalisation, bien que le CATW a exercé de fortes pressions pour des changements de loi sur l'industrie du sexe en Australie.
Les stéréotypes concernant des travailleurs du sexe qui seraient mineurs, les proxénètes et l'usage de drogues ont été utilisés pour justifier la criminalisation ou la réglementation de l'industrie. Souvent, ces problèmes sont examinés aux depens de la santé et de la sécurité. (AFAO, 2000)
2. La légalisation / dépénalisation de la prostitution et de l'industrie du sexe encourage la traite sexuelle (Raymond, 2003).
Réponse australienne : Il n'existe aucune preuve que le trafic du sexe ait augmenté dans des pays dotés d'une industrie du sexe soit légalisée ou dépénalisée. En fait, la Nouvelle-Zélande et l'Australie ont une faible incidence de trafic sexuel.
Que l'Australie a plusieurs différents cadres réglementaires de l'industrie du sexe, y compris la criminalisation des entreprises de l'industrie du sexe dans trois grands États, tout le trafic sexuel qui se produit ne peut être attribué à une légalisation ou la dépénalisation.
En fait, le rapport australien de Beijing +10 et de la CEDAW reconnaissent que la lutte contre la traite par des réponses inappropriées ont accru la vulnérabilité des travailleurs du sexe.
3. La légalisation / dépénalisation de la prostitution ne contrôle pas l'industrie du sexe. Elles l'élargissent (Raymond, 2003).
Réponse australienne : La taille de l'industrie du sexe australienne n'a pas augmenté dans les États et territoires qui ont légalisé ou dépénalisé l'industrie du sexe.
Une clarification doit être faite que la dépénalisation et la légalisation de l'industrie du sexe en tant que modèles de réglementation ne cherche pas à contrôler l'industrie, mais plutôt à réglementer l'industrie du sexe. Comme d'autres entreprises et lieux de travail, les entreprises de l'industrie du sexe doivent être réglementées. L'industrie du sexe n'a pas besoin ou ne requiert une réglementation supplémentaire. Lorsque l'industrie du sexe est signalée comme ayant besoin d'une réglementation supplémentaire sur les autres entreprises, c'est généralement parce que les régulateurs cherchent à influer vers l'interdiction plutôt que la légalisation. En effet, une réglementation supplémentaire souvent décrète tout simplement la discrimination systémique contre les travailleurs du sexe, et leurs lieux de travail.
Les travailleurs du sexe bénéficient d'un choix varié de lieux de travail. Les travailleurs du sexe ne sont pas un groupe homogène et comme toutes les autres professions, les travailleurs sexuels exercant seuls ont des besoins variés et d'arrangements de travail appropriés. L'Australie possède une culture de petites entreprises familiales qui fonctionnent avec peu ou pas d'impact sur le reste de la communauté et fournissent des lieux de travail de moindre taille contrôlés par les travailleurs du sexe. Les grandes entreprises de l'industrie du sexe ont souvent une plus grande rotation des clients (sont plus occupées) et peuvent convenir à des travailleurs du sexe qui préférent ne pas être responsable de la gestion de leur propre business (publicité, demandes de renseignements téléphoniques, les frais généraux, etc.)
4. La légalisation / dépénalisation de la prostitution augmente la prostitution clandestine, souterraine, illégale et de rue (Raymond, 2003).
Réponse australienne : La Nouvelle-Zélande a dépénalisé l'industrie du sexe en 2003. La Nouvelle-Zélande est le seul pays à dépénaliser l'ensemble du secteur, et crée un bon exemple pour une étude de cas des résultats de la dépénalisation. Une étude néo-zélandaise a, dans ses premiers stades trouvé “qu'il n'y a pas eu d'augmentation du nombre de travailleurs de sexe de rue depuis la dépénalisation de l'industrie du sexe.”
Il est également inexact de dire que la légalisation augmente le travail clandestin, illégal et la prostitution de rue dans le contexte australien. Le cadre de légalisation auquel Raymond se réfère est un cadre d'homologation. Un cadre de licences, par son intention, qui divise l'industrie dans des opérations illégales et légales. De cette façon, c'est le cadre de licence lui-même qui rend les opérations de l'industrie du sexe (y compris les travailleurs du sexe et de nombreuses personnes travaillant à titre privé) illégales.
Ce n'est pas un résultat de la légalisation, mais est le résultat d'un modèle de licence sur-restrictives.
Raymond affirme qu'”En Nouvelle-Galles du Sud, les maisons closes ont été dépénalisées en 1995. En 1999, le nombre de maisons closes à Sydney a augmenté de façon exponentielle jusqu'à 400-500. La grande majorité n'ont pas de licence d'exploitation. Pour mettre fin à la corruption endémique de la police, le contrôle de la prostitution illégale a été enlevé des mains de la police et placé dans les mains des conseils locaux et les autorités réglementaires de planification. Le conseil n'a ni les moyens ni le personnel suffisants pour enquêter dans les bordels afin de débusquer et poursuivre les opérateurs illégaux “.
La Nouvelle Galles du Sud ne dispose pas d'un système de maisons closes de licence ou d'individus. Elle a adopté une approche pragmatique qui a cherché à minimiser le futur potentiel de davantage de corruption par des agents gouvernementaux et d'une réglementation irréalisable. En 1995, les réformes législatives importantes ont été introduites à travers la Loi sur les Maisons de désordre. Ces réformes ont été le résultat direct de la Commission Wood Royal dans le travail du Service de police de Nouvelle Galles du Sud qui a identifié une corruption policière généralisée en ce qui concerne entre autres domaines, l'industrie du sexe. L'amendement à la Loi sur les maisons de désordre a aboli le délit de droit commun sur la tenue d'une maison close. Les conseils avaient le pouvoir de prendre des mesures auprès de la Cour Terre & Environnement afin de fermer une maison close en réponse à des plaintes de personnes résidant à proximité ou aux occupants d'autres lieux. Plus tard, la responsabilité réglementaire a été donnée au gouvernement local en vertu de la loi d'évaluation et d'aménagement du territoire de 1979.
La définition d'un bordel inclut le local d'une personne travaillant seule ce qui a conduit à des allégations sans fondement que le nombre de “maisons closes” en Galles du Sud a augmenté.
Les conseils ont des pouvoirs suffisants pour réglementer les entreprises de l'industrie du sexe - ils ont les mêmes pouvoirs que ceux qu'ils ont de réglementer toutes les industries en usage sur leur territoire.
5. La légalisation de la prostitution et la dépénalisation de l'industrie du sexe, augmente la prostitution des enfants (Raymond, 2003).
Raymond a dénaturé les conclusions de l'enquête nationale 1998 ECPAT « Jeunesse a vendre ».
Raymond affirme : « La prostitution des enfants a considérablement augmenté dans l'etat de Victoria par rapport aux autres Etats australiens dans lesquels la prostitution n'a pas été légalisée. De tous les pays et territoires d'Australie, le plus haut nombre de cas signalés de prostitution des enfants venaient de Victoria. Dans une étude de 1998 menée par ECPAT (End Child Prostitution et traite des personnes) qui a effectué la recherche au Centre national australien sur la prostitution enfantine, qui s'est sensiblement accrue de l'exploitation organisée du commerce des enfants ».
ECPAT a signalé que pour leur “enquête nationale” ils ” ont sondé 451 agences dont 258 étaient au courant de faits de jeunes s'engageant dans la norme CSA [commerce d'activité sexuelle].” Sur les 258 organismes, ils ont déclaré que 3100 jeunes ont été confirmés ou soupçonnés d'être participants à une “activité sexuelle commerciale ».
Cette enquête n'a pas, pour des raisons d'éthique et de ressources, pu parler ou interroger directement tous les jeunes.
Il est clair que cette méthode ne peut être invoquée pour fournir des chiffres fiables. Ce rapport ne fait non plus aucun lien entre le nombre de jeunes prestataires de services sexuels et la légalisation de l'industrie du sexe. En opposition aux allegations de Raymond, le rapport énumère une série de facteurs, dont le fait d'etre sans-abri, sans accès à un revenu, etc ; des raisons que les prestataires de services interrogés ont cru, expliquent davantage la participation des jeunes dans « l'activité sexuelle commerciale ».
Le rapport identifie les limites de l'enquête sur le manque de contact avec tous les jeunes, le recours à des prestataires de services qui ne tiennent pas de statistiques, des incohérences avec le questionnaire et que les données ont « un fondement statistique instable ».
7. La légalisation / dépénalisation de la prostitution accroît la demande de prostitution. Cela motive les hommes à acheter des femmes pour le sexe dans une gamme beaucoup plus large et plus admissible de paramètres socialement acceptable (Raymond, 2003).
Réponse australienne : Les résultats d'une étude représentative d'un grand nombre d'adultes en Australie, publiée en 2003 a révélé que 15,6% des hommes australien a deja payé pour du sexe, et que 1,9% l'avaient fait dans l'année précédente. Une précédente étude de 1986, date à laquelle l'industrie du sexe etait illégale dans tous les États, a trouvé que 19,2% avaient deja payé pour du sexe, avec 2,5% l'ayant fait dans l'année précédente. Cela se compare à des études dans des populations d'hommes européens, ou le cas de 6,6% à 39% des hommes avaient déjà payé pour du sexe, avec une moyenne européenne étant de l'ordre de 15%. Ces mêmes études ont constaté que de 1% à 11% des hommes avaient payé pour du sexe dans l'année précédente, une moyenne de 2-3%. De toute évidence, la légalisation ou la dépénalisation de la prostitution en Australie n'a pas créé une demande accrue.
La légalisation ne donne pas lieu à une publicité incontrôlée comme ce qui peut être compris de la prétention de Raymond selon laquelle “Les publicités en ligne sont des autoroutes vers la Victoria”. En fait, la publicité est très réglementée dans le cadre de licences à Victoria et seraient encore régis aussi par la dépénalisation. Les publicités pour les entreprises de l'industrie du sexe à Victoria sont peu nombreuses et leur représentation des femmes est beaucoup plus discrète que la publicité pour les voitures, chocolats, glaces, produits pour les cheveux, etc. Dans nos réseaux et communications avec les travailleurs du sexe de Suède, nous avons construit une prise de conscience croissante de l'impact négatif que la pénalisation des clients a eu sur les travailleurs du sexe. Plus particulièrement, le modèle a fait naître la peur des clients de visiter les travailleurs du sexe ayant des répercussions négatives pour les travailleurs du sexe. Comme les clients n'iraient pas dans un établissement en intérieur ou visiter une maison qui peut facilement être sous surveillance, les travailleurs du sexe doivent désormais s'organiser pour rencontrer des clients dans un lieu public ou une rue tranquille ou cachés dans des endroits déterminés par les clients. Pour les travailleurs du sexe en Australie, cela signifie que le contrôle habituel que les travailleurs du sexe ont à déterminer où et quand cette interaction a lieu serait supprimé et les clients plus exigeants de contrôler le lieu du service afin de se protéger contre les poursuites. De toute évidence ce résultat n'est pas un résultat positif pour les travailleurs du sexe. Ainsi, plutôt que de prouver qu'en « interdisant l'achat de services sexuels, la prostitution et ses effets nocifs peuvent être contrecarrés, ce que Raymond fait valoir, le modèle suédois a abouti à un changement culturel dans la facon, et où, le travail du sexe a lieu en Suède, et ces changements comprennent de nouveaux et dangereux résultats pour les travailleurs du sexe.
Les travailleurs du sexe se sont prononcés fermement contre le modèle suédois de législation de l'industrie du sexe depuis un certain nombre d'années maintenant. Le fait que Janice Raymond préconise la même chose est en opposition directe avec ce que les travailleurs du sexe en Suède affirment avoir besoin pour protéger leur sécurité.
Petra Ostregren dans son document « travailleurs du sexe Critique de la politique de prostitution suédoise” affirme que les travailleurs du sexe en Suède “ont fortement déconseillé d'autres pays d'adopter une législation similaire. La loi contre la violence contre les femmes en Suède, 1997/98 : 55, plutôt que d'avoir amélioré les conditions pour les travailleurs du sexe tel que décrit par Raymond, les travailleuses du sexe locales expliquent que ces lois contre l'achat de services sexuels ont augmenté les risques et la violence contre les travailleurs du sexe et que la loi contre le proxénétisme leur rend impossible le fait de travailler en toute sécurité ».
8. La légalisation / dépénalisation de la prostitution ne favorise pas la santé des femmes (Raymond, 2003).
De nombreuses études montrent que les travailleurs du sexe en Australie jouissent d'une santé sexuelle meilleure que la communauté en général et ont un faible taux de VIH / sida. Bien que cela seul ne prouve pas que la légalisation ou la dépénalisation de l'industrie du sexe encourage la santé des femmes, ou bien la santé sexuelle, il réfute toute allégation selon laquelle les travailleurs du sexe ne maîtrisent pas et ne seraient pas “en contrôle” suffisant pour négocier l'utilisation du préservatif. Les travailleurs du sexe en Australie font état de taux très élevé d'utilisation du préservatif.
Rien ne favorise la santé des femmes plus que d'avoir accès à la justice sociale et l'égalité. Comment les femmes peuvent elles sentir qu'elles ont des droits égaux pour quoique ce soit quand elles et leurs lieux de travail sont incriminés, sans aucun recours légal à la justice ?
9. La légalisation / dépénalisation de la prostitution n'augmente pas les choix des femmes (Raymond, 2003).
Beaucoup de travailleurs du sexe en Australie, ont décrit leur décision de travailler en tant que travailleur du sexe comme une décision prise après avoir examiné un éventail d'options. Pour beaucoup, le travail du sexe offre une plus grande flexibilité des horaires et la capacité d'obtenir de grandes quantités d'argent dans un temps plus réduit - ce qui permet aux parents célibataires et étudiants, par exemple, de consacrer plus de temps pour leurs enfants ou études sans pour autant sacrifier leurs revenus. Toutefois, comme les travailleurs du sexe ne sont pas un groupe homogène, nos motivations pour entrer dans l'industrie sont très divers et non uniques et individuelles.
Raymond dénature l'interaction entre les travailleurs du sexe et leurs clients par sa déclaration “Sa conformité est exigée par le fait même d'avoir à s'adapter à des conditions d'inégalité instaurées par le client qui paie pour qu'elle fasse ce qu'il veut d'elle.”
Dans une interaction entre une prostituée et un client le contenu du service est, dans la plupart des cas, négocié avant que le service commence et à d'autres occasions lorsque le service se passe. Dans un forum de discussion national des travailleurs du sexe en Australie, les travailleurs du sexe ont décrit la négociation initiale comme un temps pour fixer des limites avec un client, de déterminer le prix, d'introduire des discussions sur le sexe sans risque et de faire le choix d'accepter une réservation ou non.
L'affirmation de Raymond selon laquelle les travailleurs sexuels fourniraient des services sexuels non protégés, ou d'autres services, qu'ils ne veulent pas fournir, simplement parce qu'ils sont offerts un paiement supplémentaire, est une perpétuation du mythe selon lequel les travailleurs du sexe sont cupides ou des femmes “avides d'argent” sans normes professionnelles .
Les travailleurs du sexe déterminent régulièrement de ne pas faire certaines activités ou refusent des services dangereux, car, comme la plupart des gens, leur incitation à rester en santé est solide. Ceci est démontré par les taux élevés d'utilisation du préservatif parmi les travailleurs du sexe et les faibles taux d'IST.
Une caractéristique des écritures contemporaines anti- travail du sexe est l'utilisation d'une terminologie qui est à la fois répugnante et désobligeante envers les travailleurs du sexe. Raymond et les autres membres de la CATW, dont Sheila Jeffreys, utilisent le terme « femmes prostituées », même si les travailleurs du sexe ont souligné l'impact débilitant du terme, et déclarent sentir son utilisation comme très stigmatisante.
10. Les femmes dans les systèmes de la prostitution ne veulent pas la légalisation ou la dépénalisation de l'industrie du sexe. (Raymond, 2003)
Scarlet Alliance et nos adherents réfutent fermement la declaration de Raymond selon laquelle les travailleurs du sexe “ne veulent pas que l'industrie du sexe soit légalisée ou dépénalisée”. En Australie, les travailleurs du sexe ont appelé publiquement à ce que l'industrie du sexe soit dépénalisée et l'ont fait de façon systématique depuis le milieu des années 1980. Les travailleurs du sexe et nos organisations et réseaux régionaux et internationaux plaident en faveur de la dépénalisation de l'industrie du sexe.
Scarlet Alliance et l'Australian Sex Workers Association, tiennent un forum national de trois jours chaque année. Les délégués travailleurs sexuels de chaque État et Territoire participent tout comme les travailleurs du sexe locaux en tant qu'individus. Le comité exécutif de l'organisation est nommé et élu à l'assemblée générale annuelle joint à la réunion. Scarlet Alliance est informée et dirigée par ses membres travailleurs du sexe et les organisations de travailleurs du sexe / projets / réseaux et groupes. La décision de plaider en faveur de la dépénalisation de l'industrie du sexe en Australie a été mise au point à partir d'une représentation forte par les travailleurs du sexe exigeant qu'une dépénalisation soit introduite dans tous les États et Territoires australiens en Australie. Raymond a clairement décidé de ne pas représenter les vues d'appel publiquement exprimées en faveur de la dépénalisation de l'industrie du sexe par les travailleurs du sexe en Australie et dans de nombreux autres pays, dans une tentative d'induire en erreur les lecteurs.
L'expérience australienne est que les féministes anti-travail du sexe ont à maintes reprises une fausse représentation des points de vue des travailleurs du sexe afin de faire progresser leur propre agenda.
Conclusion :
Scarlet Alliance et nos adhérents recommandons fortement que la voix des travailleurs du sexe devrait être au premier plan de tout débat concernant les lois sur l'industrie du sexe. Ce sont souvent les lois faites pour notre “protection” à l'esprit, qui ont l'impact le plus dévastateur sur notre travail, sécurité et vie personnelle. Un exemple d'un tel modèle est le modèle suédois qui est promu par les féministes anti-travail du sexe dans le monde, bien que les travailleurs et travailleuses du sexe suédoises elles-mêmes experimentent qu'il contribue à des lieux de travail et des pratiques de travail dangereux et à une autonomie diminuée.
Des Afghanes défendant les droits humains ont décrit à Amnesty International les agressions et les manœuvres d'intimidation auxquelles elles sont confrontées lorsqu'elles essaient de remettre en cause la violence et la discrimination dans leur pays.
En Afghanistan, les violations à l'encontre des femmes et des jeunes filles, telles que les enlèvements, les viols et le trafic d'être humains, sont très répandues. Plus de 87 % des Afghanes font l'objet de violences familiales, selon les Nations unies, et entre 60 et 80 % des mariages sont des mariages forcés. Et ce, bien que le gouvernement afghan se soit engagé à protéger les droits des femmes et à promouvoir l'égalité entre les hommes et les femmes en Afghanistan.
Les femmes qui militent en faveur d'un plus grand respect des droits humains sont systématiquement agressées et menacées par les talibans et d'autres groupes antigouvernementaux, ainsi que par les milices et les chefs de guerre locaux. Le gouvernement ne soutient pas les femmes qui militent en faveur des droits humains et, parfois, les empêchent activement de mener leurs activités, portant ainsi un grand coup aux progrès réalisés à grand peine par les Afghanes depuis la chute des talibans.
Dans les zones sous l'influence des talibans, plusieurs personnalités féminines ayant été agressées et tuées les femmes ne peuvent tout simplement pas poursuivre leurs activités de défense des droits fondamentaux. Cependant, de nombreuses Afghanes engagées continuent de défendre courageusement le statut de la femme en Afghanistan. Pour marquer la Journée internationale de la femme, Amnesty International s'est entretenue avec plusieurs d'entre elles.
Masiha Faiz, 36 ans
Profession : avocate pour Medica Mondiale, ONG de défense des droits des femmes
Je travaille principalement sur des affaires concernant des femmes accusées de crimes moraux, par exemple des femmes qui se sont enfuies après avoir subi des violences, ou sur des problèmes de droit de garde, quand des femmes victimes de violences veulent libérer leurs enfants d'un père violent.
Ces cas sont nombreux, mais il nous est difficile d'entrer en contact avec les victimes. La police et les tribunaux ne veulent pas que nous les défendions. Ils cachent les affaires et essaient de renvoyer les femmes sans ouvrir d'enquête. Pour eux, la parole d'une femme ne vaut rien.
Les ONG sont les seules à défendre les femmes, car les avocats financés par les pouvoirs publics défendent principalement des hommes. Cette pratique, aujourd'hui largement acceptée, pose un réel problème.
Les juges et les policiers se moquent de ce qui arrive aux femmes et ne respectent pas les lois. Le système actuel n'aide pas les femmes, il leur fait du mal.
Comme nous travaillons sur des affaires de femmes, les tribunaux ne sont pas coopératifs avec nous. Ils ne nous informent même pas des dates d'audience, ce qui est particulièrement problématique car nous avons besoin de temps pour transférer une femme d'un centre d'accueil au tribunal.
Je reçois constamment des menaces à cause de mon travail, en particulier quand je travaille dans d'autres provinces que celle de Kaboul. Nous pouvons porter plainte auprès du gouvernement ou de la police, mais cela ne sert à rien.
Les avocats font régulièrement l'objet de pressions destinées à les inciter à abandonner certaines affaires, comme les enlèvements de jeunes filles, en particulier si le commanditaire est quelqu'un de puissant. Souvent, nous devons abandonner des affaires à cause des menaces.
J'ai défendu une jeune fille qui avait été enlevée par trois hommes ; tous trois ont été condamnés à 20 ans de prison. Après leur condamnation, la femme de l'un d'entre eux et le frère d'un autre ont menacé de m'attaquer. Je les ai vus dans ma rue et j'ai peur des représailles, mais ma mission est de servir les femmes. Les menaces ne m'arrêtent pas.
Noor Marjan, 34 ans
Profession : directrice par intérim du Centre afghan de développement des compétences des femmes, qui gère différents projets pour les femmes, dont des centres d'accueil.
Près de 600 femmes ont été accueillies dans nos centres depuis avril 2003. Il s'agit de victimes de violences familiales, de la traite, de mariages forcés ou d'autres violences. Le problème est de savoir que faire de ces femmes une fois qu'elles sont dans nos centres.
Il est très difficile de défendre les droits de ces victimes ; la police et les tribunaux considèrent toujours que c'est la femme qui est fautive et ne nous sont d'aucune aide.
La réintégration de ces femmes dans la société est extrêmement compliquée. Nos lois ne sont pas appliquées, et les tribunaux ne sont pas coopératifs. Personne ne se soucie de ce qui est bien pour les femmes ni de ce qui est requis par la loi. Les juges, les policiers et les autres représentants de l'État se forgent leur propre opinion et suivent un code moral.
Nous n'avons pas encore réussi à réintégrer une seule fille pachtoune dans la société. Soit elles ont été tuées, soit les procédures les concernant n'ont jamais abouti.
Nos centres d'accueil sont importants car, dans les postes de police, il n'y a pas d'endroits réservés aux femmes. Dans les cellules de garde à vue, les femmes se font frapper et violer par les policiers.
Je suis harcelée par les policiers, les juges et les familles des victimes. Il m'arrive d'avoir à sortir de chez moi en plein milieu de la nuit pour aller chercher une femme dans un poste de police. Je fais ce travail parce que notre action est très importante. Nous protégeons les victimes pour qu'elles ne subissent pas de nouvelles violences.
Récemment, nous avons ouvert un centre d'accueil pour les policières ayant reçu des menaces en raison de leur travail, en particulier parce qu'elles avaient aidé des femmes à porter plainte ou les avaient protégées dans des situations de violence.
Bien que le gouvernement essaie sans cesse de recruter des femmes dans la police, il ne fait rien pour les protéger. Dans ce pays, si vous aidez une femme, vous devenez un ennemi pour sa famille car la violence domestique est considérée comme une affaire privée, qu'il est honteux de faire sortir du cercle familial.
Kamila Faizyar, 54 ans
Profession : formatrice en droits humains pour la Women and Children Legal Research Foundation (WCLRF)
Lorsque je parle de violence conjugale, la plupart des hommes me répondent que le Coran dit que l'on peut battre une femme. La plupart des hommes qui citent le Coran en réaction à nos formations ne l'ont jamais lu, ils sont analphabètes. Ils ne font que répéter ce que disent leurs mollahs.
Nous allons souvent dans des villages où tout semble aller bien jusqu'à ce que nous découvrions, après avoir insisté, lors des sessions de formation, qu'il y a un grand nombre d'actes de violence et de mariages forcés.
J'ai été menacée et agressée verbalement, en particulier lorsque j'ai animé des formations dans des fiefs traditionalistes. Les villageois, surtout les hommes, n'aiment pas entendre les femmes parler de droits fondamentaux. Les mollahs que nous rencontrons se sentent menacés par nous. Les hommes nous disent que nous incitons les femmes à se retourner contre eux.
Dans la plupart des provinces, il n'existe aucun lieu sûr où les femmes peuvent porter plainte ou parler de leurs problèmes. Très peu de cas sont signalés.
Shinkai Karokhail, 36 ans
Profession : députée
Le seul moyen de faire entendre la voix des femmes au niveau de la prise de décisions politiques, c'est d'avoir plus de femmes ministres. Chaque ministre devrait également avoir une vice-ministre et nous avons besoin de plus de femmes responsables de district. J'ai été très contrariée quand le président Hamid Karzaï a annoncé la composition de son cabinet parce qu'il a nommé moins de femmes qu'auparavant.
Il y a un grave problème avec nos programmes scolaires, y compris avec le nouveau programme financé par USAID et d'autres donateurs. Nos manuels scolaires contiennent des propos discriminatoires et les filles et les femmes sont rarement mentionnées ou montrées comme des exemples positifs. On ne parle d'aucune femme dirigeante politique, policière ou exerçant une quelconque activité professionnelle.
Aucun engagement n'a été pris pour financer et mettre en œuvre le Plan d'action national pour les femmes afghanes (NAPWA), qui dresse une liste de points essentiels à modifier dans les stratégies et les programmes concernant les femmes et les filles. En dehors du ministère de la Condition féminine, aucun donateur, ministère ou organe gouvernemental n'a fait du NAPWA une priorité.
On ne peut pas être une femme active en Afghanistan sans se sentir menacée. Cela fait parti de mon quotidien. Je ne sais jamais ce qui va arriver. Au cours des cinq dernières années, de nombreuses Afghanes de premier plan ont été tuées parce qu'elles tentaient d'accroître la visibilité des femmes ou de défendre leurs droits fondamentaux. Je prends chaque jour comme il vient, tout en essayant d'œuvrer sur des questions qui auront des répercussions durables.
Au Cambodge, les victimes de viol n'ont qu'un accès limité à la justice ainsi qu'aux services de santé et d'accompagnement psychologique, a déclaré Amnesty International dans un rapport rendu public ce lundi 8 mars 2010, alors que les viols de femmes et de jeunes filles semblent en augmentation dans ce pays. Dans ce document intitulé Breaking the silence : Sexual violence in Cambodia, publié à l'occasion de la Journée internationale de la femme, Amnesty International montre que la corruption et la discrimination au sein des services de police et de l'appareil judiciaire empêchent les victimes de viol d'obtenir justice et de bénéficier de l'aide qui leur est nécessaire, tandis que la plupart des auteurs demeurent impunis.
« Des dizaines de victimes nous ont dit avoir été rackettées, ignorées ou avoir vu leur parole mise en doute par des fonctionnaires dont le rôle devrait être de les aider et de protéger leurs droits, a déclaré Donna Guest, directrice adjointe du programme Asie-Pacifique d'Amnesty International. Trop de femmes violées voient s'ajouter au traumatisme initial des violences subies l'épreuve que constituent les difficultés rencontrées dans leur quête de justice et de prise en charge médicale ».
Les recherches d'Amnesty International ont fait apparaître que les travailleuses du sexe et les femmes pauvres avaient le plus grand mal à obtenir justice et à bénéficier de soins médicaux. Elles ne sont pas en mesure de verser les pots-de-vin souvent exigés, entre autres, par la police, ni de payer les services d'un avocat ou d'un médecin.
Le rapport comprend 30 entretiens avec des femmes et des jeunes filles âgées de 10 à 40 ans. La famille de Mony, une adolescente de 19 ans présentant des difficultés d'apprentissage, a expliqué que la police avait refusé d'enregistrer sa plainte lorsque la jeune fille avait été violée, à la fin de l'année 2009.
« La police ne travaille que si on a de l'argent, si on peut payer. Avec environ 100 000 riels [environ 17 euros], on aurait peut-être pu obtenir une arrestation, mais nous n'avons pas cet argent », a déclaré son père.
Il a ajouté que Mony vivait constamment dans la peur de son violeur, toujours en liberté. La famille avait également des difficultés à payer les médicaments dont la jeune fille avait besoin, ainsi que les frais de transport pour se rendre au tribunal et au poste de police.
Au sein de la société cambodgienne, comme dans de nombreuses autres, la discrimination liée au genre est profondément enracinée. Les victimes d'agression sexuelle sont stigmatisées, tandis que les agresseurs restent le plus souvent en liberté. Lorsqu'ils font l'objet de sanctions, celles-ci restent limitées.
« Étant donné le manque de soutien de la société envers les victimes, il est essentiel que le gouvernement rompe le silence et condamne publiquement les violences sexuelles, pour montrer qu'il ne saurait tolérer des crimes aussi graves et qu'il reconnaît la souffrance des victimes », a déclaré Donna Guest.
Un nouveau Code pénal devant entrer en vigueur fin 2010, Amnesty International a demandé aux autorités cambodgiennes de prendre des dispositions pour lutter fermement contre le comportement inadapté des responsables de l'application des lois, les règlements extrajudiciaires, la faiblesse des poursuites et la corruption généralisée dans les affaires de violences sexuelles présumées.
Amnesty International a également exhorté les autorités à former et à équiper la police, à employer des femmes policiers et à allouer aux services de police des budgets suffisants pour qu'ils puissent enquêter sur les violences sexuelles présumées avec la rapidité, le professionnalisme et le tact requis.
D'après des statistiques émanant de la police et d'ONG, les viols sont en augmentation au Cambodge. Toutefois, l'ampleur du phénomène est masquée par le manque de suivi ainsi que la transmission et la coordination limitées des données.
Les autorités devraient être en mesure d'obtenir des chiffres précis sur lesquels fonder leur politique et leurs plans d'action.
« Le Cambodge a réalisé des avancées importantes dans la lutte contre la discrimination liée au genre, en mettant l'accent sur la violence au sein de la famille et la traite des êtres humains. Il est temps que le gouvernement ajoute la violence sexuelle à l'égard des femmes à ces catégories pour ne plus se soustraire aux obligations qui sont les siennes aux termes de la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes », a déclaré Donna Guest.
Ce rapport de 60 pages présente des recherches approfondies et des recommandations pour inverser la tendance à la hausse de la violence sexuelle à l'égard des femmes. Il s'inscrit dans le cadre de la campagne mondiale d'Amnesty International intitulée Halte à la violence contre les femmes.
Amnesty International estime que le fait de créer des internats pour les enfants roms et de « les détacher progressivement de leur mode de vie actuel dans les campements » serait discriminatoire et constituerait une atteinte flagrante au mode de vie des Roms.
Ce 8 mars 2010, le Premier ministre slovaque, Robert Fico, a annoncé que le gouvernement proposait un système dans lequel les enfants roms vivant dans des campements seraient placés dans des internats.
« L'idée que les enfants roms doivent être enlevés de leur famille et placés dans des internats, alors qu'ils pourraient être scolarisés dans des écoles classiques près de leur domicile, est de toute évidence contraire au principe de l'intérêt supérieur de l'enfant. C'est une atteinte à leur identité de les déraciner de leur environnement et de les enlever à leur famille », a déclaré Halya Gowan, directrice du programme Europe et Asie centrale d'Amnesty International.
Les difficultés que rencontrent certaines familles roms vivant dans des campements – comme d'autres familles en Slovaquie – pour assurer l'éducation de leurs enfants en raison de la pauvreté, des barrières linguistiques et d'autres facteurs mettent en évidence la nécessité que le gouvernement apporte à tous son soutien et son assistance pour surmonter ces obstacles.
« Isolés du monde extérieur, les enfants roms auront plus de mal à participer pleinement à la société slovaque. La proposition du gouvernement perpétuera la ségrégation qu'ils subissent actuellement. En fait, elle va même l'officialiser, a souligné Halya Gowan.
« La proposition du gouvernement est complètement inadaptée aux évolutions de l'Union européenne. Si elle est adoptée, elle sera absolument contraire au droit slovaque et aux engagements internationaux en matière de droits humains sur la non-discrimination auxquels la Slovaquie est tenue. »
Amnesty International a déjà fait part à plusieurs reprises de ses graves préoccupations face à la discrimination et la ségrégation que subissent les enfants roms dans les écoles slovaques, notamment par le biais de leur placement dans des établissements spéciaux et des classes destinées aux élèves atteints de handicap mental.
« Au lieu de créer un nouveau système parallèle d'éducation distincte pour les enfants en fonction de leur origine ethnique, il faut que le gouvernement slovaque concentre ses efforts sur l'objectif d'intégrer tous les enfants dans l'enseignement général, quelles que soient leur origine sociale, leur langue ou leurs aptitudes », a insisté Halya Gowan.
Amnesty International a engagé le gouvernement slovaque à traiter le fond du problème : la ségrégation persistante dont sont victimes les enfants roms dans l'éducation, qui devrait être vaincue par des réformes du système scolaire afin de garantir un enseignement réellement ouvert à tous les enfants. Le gouvernement doit apporter un soutien adapté aux familles et aux élèves qui en ont besoin, pour que ces enfants puissent s'intégrer pleinement dans les écoles élémentaires classiques et y développer au mieux leurs capacités.
Ce travail s'inscrit dans le cadre de la campagne mondiale d'Amnesty International Exigeons la dignité, qui vise à mettre fin aux atteintes aux droits humains qui font sombrer les gens dans la pauvreté et les y maintiennent. Elle encourage les gens dans le monde entier à exiger que les gouvernements, les grandes entreprises et les autres détenteurs du pouvoir écoutent la voix de ceux qui vivent dans la pauvreté, et reconnaissent et protègent leurs droits. Pour en savoir plus, consultez le site [www.amnesty.org] .
Une motion de défiance à l'égard de la direction.
- Nice Matin, Var Matin, Corse Matin : les triplés du sud-est
Lorsque l'islamophobie prend pour prétexte une prétendue discrimination…
- Facho / Migrations - sans-papierEs, Facho, Religions, Discriminations, En une
Soirée de projection-lecture, organisée par le Comité pour la libération d'Alexeï Sokolov, réalisateur de"La fabrique de la torture ou l'expérience pédagogique". Le 11 mars à 20h30 au Café L'Antre Autre (11, rue Terme, Lyon 1er)
- Répression - prisons
Nous venons d'apprendre que M. LABID Abdalla, 24 ans, né en Egypte, demeurant à Saint-Denis a été arrêté le 4 mars à Chelles. Il a été transféré le vendredi 5 mars après-midi au Centre de Rétention Administrative du Mesnil Amelot (77). Ce jeune homme est marié depuis le 26/09/2009 à une Française Aurélie RUBY MONTEIL. Il est arrivé en France en 2007. Aurélie et Abdalla sont ensemble depuis 2008.
Abdalla LABID et Aurélie RUBY construisent depuis 2 ans une vie commune. Leur but dans la vie est le même : s'aimer. Ne laissons pas l'administration briser cette vie de famille et cette belle histoire d'amour et exigeons, avec le Collectif RESF qui les soutient, qu'Abdalla reste en France auprès de son épouse.
Par notre signature, nous apportons notre soutien à Abdalla et Aurélie, et exigeons que la situation d'Abdalla soit régularisée le plus vite possible !
Manifestation à 12h30, Place des Terreaux !
- Education - partage des savoirs / anciennes manchettes
Depuis plusieurs années, des dispositifs d'aide aux élèves et de nombreux projets pédagogiques ont été mis en place au collège Barbusse. Grâce à cela, les résultats au brevet sont passés de 45% à 80 % de réussite en dix ans et l'ambiance de travail s'est améliorée.
Or l'inspection d'académie enlève chaque année un peu plus de moyens.
Cette année, la diminution est tellement forte que cela va entraîner à la rentrée prochaine la disparition pure et simple de certains de ces dispositifs d'aide aux élèves, ainsi que la suppression des groupes de sciences.
Les enseignants du collège ont décidé de ne pas accepter ces choix budgétaires qui vont priver les élèves de Vaulx-en-Velin des chances de réussite qui leur sont dues. C'est pourquoi ils ont décidé d'être en grève à partir de lundi 8 mars.
N'hésitez pas à venir au collège pour venir vous informer et soutenir les personnels qui veulent se battre pour l'avenir des élèves de leur collège.
A lire sur Rebellyon :
à venir : grève le 12 mars dans l'éducation nationale : rendez-vous à 10h30 place des Terreaux à Lyon
des nouvelles de la grèves le lundi 8 mars au soir (communiqué de presse des grévistes) : Collège Barbusse : faute de réponse, la grève continue !
une analyse de la situation du collège et le départ de la grève : Collège Barbusse ou la fin de l'hypocrisie sur l'ambition de réussir d'un Collège banlieue
A lire ailleurs :
sur le blog de la CNT69 : Moins de moyens pour les collèges
Que faut-il entendre quand les sopranos et les ténors du journalisme couvrent d'éloges une enquête sociale ?
- Travail , salaires, emploi, etc...
Le drapeau noir des canuts révoltés fait une apparition « remarquée » dans la manifestation des sans-travail aux Invalides à Paris, le 9 mars 1883, lors d'un meeting organisé par le syndicat des menuisiers. Louise Michel y arbore, pour la première fois, un drapeau improvisé, à partir d'un vieux jupon noir fixé sur un manche à balai. Voici la défense du drapeau noir qu'elle fit lors de son procès.
- Mémoire / En une
Le drapeau noir des canuts révoltés fait une apparition « remarquée » dans la manifestation des sans-travail aux Invalides à Paris, le 9 mars 1883, lors d'un meeting organisé par le syndicat des menuisiers. Louise Michel y arbore, pour la première fois, un drapeau improvisé, à partir d'un vieux jupon noir fixé sur un manche à balai. Voici la défense du drapeau noir qu'elle fit lors de son procès.
- Mémoire / En une
Mercredi 3 mars aux environs de 16 heures au squat du Grand Lyeu 3 flics se sont introduit dans la place.
Récit
Communiqué de presse des grévistes du collège Henri Barbusse à Vaux-en-Velin du 8 mars 2010
- Education - partage des savoirs / anciennes manchettes
Depuis plusieurs années, des dispositifs d'aide aux élèves et de nombreux projets pédagogiques ont été mis en place au collège Barbusse. Grâce à cela, les résultats au brevet sont passés de 45% à 80 % de réussite en dix ans et l'ambiance de travail s'est améliorée.
Or l'inspection d'académie enlève chaque année un peu plus de moyens.
Cette année, la diminution est tellement forte que cela va entraîner à la rentrée prochaine la disparition pure et simple de certains de ces dispositifs d'aide aux élèves, ainsi que la suppression des groupes de sciences.
Les enseignants du collège ont décidé de ne pas accepter ces choix budgétaires qui vont priver les élèves de Vaulx-en-Velin des chances de réussite qui leur sont dues. C'est pourquoi ils ont décidé d'être en grève à partir de lundi 8 mars.
N'hésitez pas à venir au collège pour venir vous informer et soutenir les personnels qui veulent se battre pour l'avenir des élèves de leur collège.
A lire sur Rebellyon :
à venir : grève le 12 mars dans l'éducation nationale : rendez-vous à 10h30 place des Terreaux à Lyon
communiqué des grévistes du mardi 9 mars : Collège Barbusse : en attendant que l'inspection académique se décide, la grève continue
des nouvelles de la grève le lundi 8 mars au soir (communiqué de presse des grévistes) : Collège Barbusse : faute de réponse, la grève continue !
une analyse de la situation du collège et le départ de la grève : Collège Barbusse ou la fin de l'hypocrisie sur l'ambition de réussir d'un Collège banlieue
A lire ailleurs :
sur le blog de la CNT69 : Moins de moyens pour les collèges
Pour écouter :
http://emissionsradio.rebellyon.info/lnz/20100311-LaScierieRoanne.mp3
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Un article récent du Numero Zero annoncait la création prochaine d'un atelier partagé dans une ancienne scierie, sur la commnue d'Ambierle, dans la Loire.
voir : La scierie, atelier partagé , 6 février 2010.
Samedi 6 mars, des membres de l'association "LaScierie" présentaient publiquement ce projet. Suivait une visite du lieu, dans une ambiance cordiale et chaleureuse.
Quel est ce projet ? Qui le composent et l'animent, quelles sont les idées qui structurent ce projet ? Comment se développeront les activités de la Scierie ?
Vous trouverez d'ores et déjà beaucoup de réponses sur leur blog : http://lascierie.eklablog.fr.
Ou alors, en écoutant Didier, Benoit, Joseph, Mathieu, Fred, Garpard et Félicien lors d'une rencontre fort sympatique autours d'un micro.
Nous écouterons également quelques extraits de la présentation publique de la Scierie.
Appel de la CGA à une manifestation contre les expulsions le samedi 20 mars à 15h place des Terreaux !
- Logement - Squat / En une, CGA - Coordination de Groupes Anarchistes

Les burkinabè nous racontent leur quotidien, sans langue de bois, pendant 56 minutes de paroles et musiques engagées. Radio Canut 102.2 FM, le 9 Mars à 20h.
- Résistances et solidarités internationales / Résistances et solidarités internationales

Les burkinabè nous racontent leur quotidien, sans langue de bois, pendant 56 minutes de paroles et musiques engagées. Radio Canut 102.2 FM, le 9 Mars à 20h.
- Résistances et solidarités internationales / Résistances et solidarités internationales
Afin d'accroitre un peu plus la rentabilité de l'entreprise, ses dirigeants intensifient les pressions sur le personnel : organisation du travail et restructurations, pressions commerciales, objectifs inaccessibles, ... sans se préoccuper des conséquences sur les vies personnelles.
Une telle politique occasionne une augmentation de la souffrance au travail. Souffrance bien réelle pointée par des assistants sociaux et des médecins de prévention avec un accroissement du nombre de dépressions, d'arrêts maladie, de prises de médicament.
Cette semaine, un collègue de Seine Maritime s'est suicidé, mettant en cause par courrier l'acharnement de sa hiérarchie, selon la presse. Un autre postier s'est suicidé dans la Meuse où pour ses collègues et sa famille, il ne fait aucun doute que son acte est lié à sa situation professionnelle de reclassement à La Poste. Si l'on y ajoute les tentatives (3 à Marseille, une dans l'Orne, une à Blois), la situation devient alarmante.
La fédération SUD-PTT demande l'arrêt des réorganisations et la convocation sans délai d'un Comité Nationale HSCT sur l'impact sur la santé des agents avec un véritable rapport des assistants sociaux et des médecins de prévention. La fédération SUD-PTT demande que ces suicides ainsi que les tentatives soient reconnus comme des accidents de travail, La Poste ne doit pas se dédouaner de ses responsabilités et faire comme si elle n'en avait pas
Ne rien faire nous rendrait complices de prochains drames à La Poste.
Tandis que nous aurions toutes et tous dû fêter ce mois-ci les 40 ans du MLF (Mouvement de Libération des Femmes) et de ses victoires, la fédération des syndicats sud étudiant ne peut que se rendre à l'évidence et admettre que cet anniversaire a un goût bien plus qu'amer.
En effet à l'heure où les thèses masculinistes de pseudos intellectuels réactionnaires (Eric Zemmour, Alain Finkelkraut, Elisabeth Badinter....) se voient reprises par de nombreux médias nationaux, nous assistons à de graves régressions dans toute la société.
Car si en effet, des institutions telles que le Planning Familial, encore menacé l'an dernier, furent un symbole de la lutte de nombreux militant-e-s pour la liberté de chacune et de chacun à disposer de son corps, le gouvernement dans sa volonté de détruire ce qu'il nomme l'héritage de mai 68 et de ré-instaurer l'« ordre moral », ont déjà commencé à le faire mourir en lui faisant subir de graves attaques telles que la suppression d'une grande partie de ses financement (des centres de planification ferment jour après jour).
Nous nous révoltons, en parallèle des nombreuses déclarations et reculs progressifs concernant le droit que nous considérions irréfragable à l'avortement et la contraception gratuite.
Tout ceci n'est malheureusement pas exhaustif et dans toutes les sphères de la société l'égalité hommes-femmes est loin d'être respectée et appliquée. Pour commencer, devant le salariat où les femmes sont encore écartées des postes à responsabilité, subissent harcèlement et violences et ne sont toujours pas les égales des hommes au niveau des salaires et sont toujours les premières victimes des temps partiels subis.
L'enseignement supérieur n'est pas non plus exempt de telles inégalités et l'on retrouve une forte répartition genrée dans les filières, nous faisons de plus un autre sombre constat : il y a 57% de bachelières pour seulement 16% de professeures des universités.
En outre, le prochain projet du gouvernement sur la question des retraites revient sur de nombreux acquis et pénalisera de nombreuses femmes sur le nombre d'années de cotisations qu'elles auront à effectuer.
Pour finir nous insistons sur le fait que quotidiennement, des femmes et des jeunes filles, de tous les âges et de tous les milieux, sont encore victimes de violences à caractère sexiste, de violences dues au seul fait que ce sont des femmes. Injures, coups, harcèlement sexuel, viols, prostitution, meurtres... dans la famille, le couple, la sphère publique, le travail.
Nous ne saurions tolérer que ces situations qui ont déjà trop durées se perpétuent encore, nous ne saurions tolérer de nouvelles attaques à caractère sexiste. La fédération des syndicats Sud étudiant appelle à faire de cette journée internationale des femmes du 8 mars un réel point de départ pour la conquête de l'égalité, qui n'a, ne nous mentons pas, jamais été réellement effective.
POUR L'ARRÊT DES EXPULSIONS, Le 15 mars, qui marque la fin de la trêve hivernale et le retour des expulsions, risque cette année d'être dramatique pour un nombre croissant de personnes. Avec la crise, la montée du chômage et les effets de la loi Boutin – qui a réduit par trois les délais d'expulsion – davantage de locataires sont menacés, alors que les loyers et les charges ont partout atteint des niveaux historiques. Demain l'huissier peut frapper à n'importe quelle porte, locataire, accédant, occupant précaire ...
La flambée des loyers, de l'immobilier, et des charges, y compris en HLM, conjuguées à la baisse des revenus, a rendu difficile voire impossible l'accès à un logement stable pour les familles populaires, les salariés modestes, les jeunes, les précaires, les personnes vulnérables.
La cherté du logement réduit le pouvoir d'achat des ménages, voire les précarise. L'offre de logements à loyer abordable est très nettement insuffisante. Les formes d'habitat précaire se développent, les marchands de sommeil s'enrichissent, la crise du logement s'étend.
En 2010, le budget de l'Etat en faveur du logement social est en baisse. Le gouvernement ne tient pas ses engagements. De nombreuses familles sont expulsées sur autorisation de certaines Préfectures, alors qu'elles doivent les reloger en vertu de la loi DALO (droit au logement opposable de 2007). La loi Boutin a encore restreint les droits des locataires (entorses au droit au maintien dans les lieux), tandis que les nouvelles « Conventions d'utilité sociale » organisent la marchandisation du parc HLM.
La nouvelle « Garantie des risques locatifs », vantée par le gouvernement, ne s'accompagne d'aucune mesure en faveur d'un encadrement des loyers et ne s'attaque donc pas au cœur du problème. Rien n'est fait pour encadrer le marché, décourager la spéculation et la vacance des logements, et faire reculer la crise du logement.
Dans ce contexte, nous exigeons :
· Un moratoire sur les expulsions locatives ;
· Le droit à un logement stable, au lieu de la précarisation des locataires ;
· L'encadrement des loyers et des charges, la taxation de la spéculation immobilière, pour rendre le logement accessible à tous ;
· La réalisation massive de vrais logements sociaux ;
· L'application de la loi de réquisition ;
· Le refus de la marchandisation du logement social et l'abrogation de la loi Boutin.
Signataires :
CNL, CSF, DAL, AC !, ACDL, ADVOCACY, AIH, AITEC, ANECR, APEIS, ATTAC, Bagagérue, CAL, FSU, Jeudi Noir, HIC, LDH, Union Syndicale Solidaires, SNES, Stop Précarité, Syndicat des avocats de France, Syndicat de la Magistrature…
Avec le soutien de :
Les Alternatifs, Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique, Nouveau Parti Anticapitaliste, Parti communiste Français, Parti de Gauche, Parti Socialiste, Les Verts…
Manif samedi 13 mars, 15h, République (Paris)
Le gouvernement l'a annoncé, une nouvelle réforme des retraites est en préparation avec des négociations nationales qui débuteront début avril dans la perspective d'un projet de Loi courant septembre.
A l'heure où les confédérations et unions syndicales ont décidé d'un premier rendez-vous social interprofessionnel sur la question des retraites, le 23 mars 2010, il est important de montrer la détermination des salariés, et tout particulièrement celle des agents de la RATP, contre tout nouveau recul concernant nos retraites, que ce soit vis-à-vis du gouvernement lui-même que vis-à-vis de certains négociateurs syndicaux coupés du terrain et de ses réalités.
SUD RATP prendra toute sa place dans cette première mobilisation, qui doit résonner comme un fort coup de semonce des salariés avant toute discussion ou proposition, tant de la part du gouvernement que de ses partenaires sociaux.
Un rendez-vous à ne pas manquer !Louper ce rendez-vous c'est louper l'occasion d'exprimer son rejet de toute nouvelle réforme des retraites, laissant ainsi le champs libre aux habitués des salons privés de l'Elysée pour négocier des conditions de départ à la retraite qu'eux mêmes ne subiront pas, à l'image des parcours dorés de certains hauts responsables politiques et syndicaux !
Un seul coup de semonce avant une vraie mobilisation !Pour autant, SUD RATP ne se fourvoiera pas dans l'organisation d'une multitude de journées d'action isolées et au but plus ou moins déterminé, et nous n'entrainerons pas les agents dans une dilution de la grève qui ne servirait que d'exonération syndicale, comme une action pédagogique d'avant réforme indispensable à son acceptation. Pour nous c'est clair, les lendemains du 23 mars 2010 n'auront lieu qu'à la prise de connaissance du projet de Loi, mais avec une détermination sans faille qui ne pourra qu'être celle d'une grève générale illimitée, seule à même de faire reculer le gouvernement s'il persiste dans ses intentions de casse de nos acquis sociaux.
Tous concernés !Le gouvernement projette une réforme de fond qui porterait tant sur la durée d'activité et l'âge légal de départ à la retraite, que sur le mode de calcul des pensions, dont celui des fonctionnaires et des agents de la SNCF & RATP. Public ou privé nous serons tous concernés, et ce quelques soient les catégories sociales professionnelles, Cadres comme Opérateurs. C'est pourquoi il est essentiel que tous les agents de l'entreprise affichent leur opposition à toute idée de nouvelle remise en cause de notre système de retraite, et pas seulement ceux qui ont un moyen d'action direct sur l'outil de transport.
Une vraie fausse solution !De réforme en réforme, les pouvoirs politiques successifs tentent de nous faire croire que l'allongement de la vie au travail est la seule solution face à un déséquilibre démographique entre actifs et retraités. A l'heure où le taux de chômage en France est le plus élevé de ces 10 dernières années, où les jeunes peinent à trouver un emploi et les plus anciens à le conserver, quelle cohérence à vouloir allonger les durées d'activités face à un déséquilibre lié à un trop faible taux d'emplois ?
Quelles sources de financement ?Aujourd'hui les inégalités s'accentuent au travers des salaires scandaleux de certains hauts dirigeants avec des profits jamais atteints pour les actionnaires de grands groupes ou sociétés. Il y a 20 ans, la masse salariale (salaires et cotisations sociales dont la retraite) représentait 70% de la richesse produite (PIB). Elle ne représente plus que 60% aujourd'hui ! Des taxations des profits et des produits et services issus d'une production en deçà de normes sociales supérieures doivent être envisagées en complément de la taxation du seul travail.
La retraite : un enjeu de société !Tout l'enjeu d'une société moderne, de la société d'aujourd'hui comme de celle de demain, est la réponse qui sera apportée à la question du progrès social et humain !
Travailler pour vivre ou Vivre pour travailler ?Bien vivre du fruit de son travail et pouvoir en profiter au travers d'acquis sociaux comme la réduction du temps de travail, les congés payés, la retraite dès 37,5 annuités avec prise en compte des pénibilités (tableaux S.A.B), c'est la vision que défend SUD RATP avant toute autre considération, comme celles de certaines primes liées à une production/productivité aussi éphémères qu'illusoires dans le contexte actuel. Travailler plus et plus longtemps, rogner les acquis sociaux, revenir sur les 35 heures, remettre en cause les congés payés et repousser l'âge de départ à la retraite, c'est la réponse du gouvernement, parfois relayée par certains syndicats de l'entreprise, fossoyeurs de nos acquis sociaux mais Chouchous d'une direction porteuse d'une politique aux funestes intentions.
Demain il sera trop tard !Ne pas réagir aujourd'hui, se défausser de toute responsabilité personnelle et individuelle face à une question qui nous concerne tous. C'est prendre le risque d'un nouveau recul qui sera douloureux pour l'avenir, un avenir plus proche que lointain à l'image de ce qui s'est passé fin 2007 où l'opposition sociale n'a pas été à la hauteur. La politique de l'autruche ne permet pas d'éviter les problèmes, elle évite juste de les voir arriver !
Le 6 mars 1980 est une des dates qui ont marqué la lutte de Plogoff et l'enquête publique de 6 semaines imposée par la force. C'est le procès des 9 interpellés du 29 février. 2000 manifestants. La charge des CRS dans le Tribunal de Quimper et la suspension de l'avocat de la défense Maître Choucq.
A quoi résistait Plogoff ? A l' « inoculation du nucléaire dans les falaises de Feunteun Aod ». Peur de cette intrusion et révolte contre un choix politique et administratif.
Depuis de longues années et plus particulièrement depuis 1974 (date de l'annonce du développement du programme électronucléaire pour la France) les membres des CRIN et CLIN (plateforme de Porsmoguer) :
recherchaient et diffusaient une information sur le nucléaire (mines d'uranium, centrales nucléaires, bombe atomique…) ;
s'élevaient contre des décisions politiques prises unilatéralement sans aucun débat public ;
dénonçaient le choix de société qui repose sur la surconsommation, l'intoxication publicitaire, le gaspillage industriel entraînant pollutions et choix du nucléaire ;
refusaient une société qui implique automatiquement la mise en place d'un dispositif policier et militaire pour la surveillance des centrales nucléaires ;
tournaient le dos au nucléaire en refusant une société hyper centralisée et figée pour des siècles.
Et pourtant le nucléaire était bien présent et le reste sur la terre bretonne :
à l'Ile Longue (développement de l'armement nucléaire, sous marins lanceurs d'engins, missiles et têtes nucléaires) ;
à Arzano (limite du Finistère et Morbihan) les 20 sites miniers d'Uranium qui produisaient du combustible jusqu'en 1987 et qui maintenant laissent à ciel ouvert traîner stériles radioactifs polluant l'environnement ;
à Brennilis, la « centrale qui ne veut pas s'éteindre » produisait un peu d'électricité, du combustible pour la bombe en polluant la rivière et l'environnement (démantèlement et devenir des déchets, enquête publique polémique).
6 mars 1980 – 6mars 2010 30 années, une actualité du nucléaire ici en Bretagne que nous nous proposons d'évoquer dans les mois à venir suivant un calendrier en lien avec l'actualité :
25 avril Commémoration de l'accident de Tchernobyl (26 avril 1986) à Brennilis et en lien avec les mines d'uranium ;
début mai à Brest et en direction de l'Ile Longue, en lien avec la Conférence de l'ONU à New York sur la révision du Traité de Non Prolifération Nucléaire ;
puis juin, juillet des événements festifs et/ou culturels sur le nucléaire et les luttes.
Date : samedi 6 mars 2010
Heure approximative de l'action elle-même : 14h30
Lieu l'action : Rue des terres de Borde
Nombre de panneaux touchés :1 panneau bâché
Propriétaire(s) des panneaux touchés : JC Decaux
Nombre d'activistes : 5
Nombre approximatif de sympathisants : 40
Nombre approximatif de journalistes présents : une journaliste de France Bleu, un journaliste et un photographe de sud ouest, une employée de Direct Bordeaux et un journaliste du journal tintinmarre (journal de la fac)
Nombre de policiers : 3.
Attitude de la police : ils nous attendaient au rendez vous, sont resté très courtois et ont encadré la manifestation sans même nous demander nos identités. Des poignées de mains ont été échangées entre forces de l'ordre et militants.

Faits particuliers : nous avions prévu de bâcher 3 panneaux publicitaires JC Decaux cours de la Marne (quartier proche de la gare), mais un "miracle" à fait que ces 3 panneaux déroulants ne déroulaient plus et affichaient un message d'utilité publique contre le gaspillage de l'eau et les sucettes alentours un message pour la sécurité routière. Ils nous a fallut marcher dans la direction opposée, mais pas trop loin, pour trouver un décor plus habituel. En revenant de notre action, nous avons pu constater que tout était rentré dans l'ordre cours de la marne, les panneaux étaient redevenus déroulant , les supermarchés et les voitures ayant repris leur droit sur les affiches d'utilité publique...
Les responsables de l'actions s'étaient munis de gilet de sécurité pour l'action, afin que la police et les passants sachent à qui s'adresser.
Le 12 mars, des milliers de personnels de l'éducation nationale seront en grève, principalement dans le secondaire mais pas seulement. Cette journée s'inscrit surtout dans le cadre du mouvement de grève reconductible qui touche plusieurs établissements dans les académies de Créteil, d'Aix-Marseille…
Quand le privé bouffe le publicL'entreprise de démolition programmée du service public d'éducation est aujourd'hui à un tournant décisif. La réforme de la formation des enseignants et enseignantes, gigantesque fabrique à précaires, couplée aux suppressions massives de postes (14 600 cette année, 50 000 en cinq ans) sont des signes clairs. En parallèle le nombre de postes aux concours du Privé augmente dans des proportions vertigineuses : + 121% pour le Capes privé, + 219% pour le CAFEP PLP ! La LRU permet le financement privé des universités et quelques « jardins d'enfants » payants sont appelés à remplacer les classes maternelles. En le finançant massivement, le gouvernement favorise clairement le secteur privé au détriment du public. Et ne soyons ni dupes ni naïfs : l'éducation est bel et bien privatisable. Des modèles alternatifs au service public existent (ailleurs dans le monde, embryonnaire ici dans les « boîtes à bac » qui pullulent…) et les capitalistes salivent à l'avance devant les futurs bénéfices du « marché » de l'éducation.
L'indécence des assises sécuritaires de ChâtelInutile de s'étonner des actes « d'incivilités », vu l'état de délabrement savamment orchestré par le gouvernement : en trois ans près de la moitié des effectifs de Vie scolaire ont disparus. Que Châtel tente d'entonner la ritournelle sécuritaire pour amadouer les personnels en annonçant des « assises de la sécurité » n'est pas surprenant. Mais toutes les vidéosurveillances, tous les portails électriques, toutes les équipes mobiles de sécurité n'empêcheront pas la violence sociale d'exister dans un système d'injustice et d'oppression. Non, l'école n'est pas un sanctuaire ! Aujourd'hui corsetée entre loi du fric et loi des flics, l'école doit se libérer en redevenant un bien public appartenant à toutes et tous.
On a toutes les raisons de se révolterFace à des conditions de travail dégradées pour les personnels de l'éducation nationale, il est légitime de se révolter. Dans la grève et dans l'action, les travailleurs et les travailleuses de l'éducation peuvent inverser la vapeur et apporter leur contribution à la construction d'un vaste mouvement d'ensemble. C'est la voie à suivre, celle que prennent les grévistes du 93 en reconduisant leur mouvement en assemblées générales souveraines. L'action et la démocratie directe sont nos seules garanties de victoire collective. Un mouvement massif pourrait aussi, comme dans le supérieur l'an passé, poser concrètement, par les personnels mobilisés eux et elles-mêmes, la question de l'alternative à l'école capitaliste. C'est ce à quoi veulent travailler les militants et militantes communistes libertaires de l'éducation.
Pas un euro pour l'enseignement privé, l'argent public à l'école publique !Créations massives d'emplois publics, titularisation immédiate de tous les précaires
Nationalisation du privé sans indemnités : vers un service public d'éducation socialisé
Manif à 14h, Luxembourg (Paris)
Les député-es unanimes s'apprêtent à voter une loi contre les violences faites aux femmes. La même semaine, une jeune marocaine de 18 ans est expulsée vers le Maroc après avoir tenté de porter plainte contre son frère qui la violentait.
L'État fait une campagne de pub inutile pour son grand emprunt illustrée par une Marianne habillée d'un blanc virginal et enceinte. Des centres IVG ferment dans le cadre du démantèlement de l'hopital public et ceux qui restent n'ont pas les moyens de fonctionner correctement. Les femmes de France recommencent à aller avorter en nombre à l'étranger.
Des député-es de tous les bords se prononcent pour une interdiction du port du voile intégral au nom du respect des femmes. Des membres du gouvernement parlent de rouvrir les maisons closes.
Le gouvernement milite pour qu'il y ait plus de femmes dans les conseils d'administration des entreprises du CAC40. Plus de 80 % des travailleurs pauvres sont des femmes.
Les discours appelant au respect et à l'extension des droits des femmes n'ont jamais été aussi nombreux. Et étrangement le recul de ces mêmes droits est constant et considérable. Ces discours ne sont que poudre aux yeux et instrumentalisation à visées électorales.
Les dirigeants et dirigeantes politiques et économiques se fichent des droits des femmes, seuls les profits les intéressent et les motivent. La croissance et la protection des entreprises priment surle sort des individus, en particulier des femmes.
Nous n'avons rien à attendre d'elles et eux. Refusons les débats électoraux, laissons les politiques à leurs jeux de pouvoir, foutons-nous d'eux comme ils se foutent de nous.
Bien sûr, il nous faut continuer à exiger le respect et l'extension de nos droits par le pouvoir mais également être lucides sur le fait que rien ne nous sera donné et que la régression n'est pas finie.
Alors organisons-nous pour prendre ce qui est à nous.
Cachons et protégeons les femmes sans-papiers !
Luttons pour l'égalité salariale et contre les discriminations dans les entreprises !
Défendons notre droit à disposer de notre corps et de notre liberté sexuelle !
Opposons-nous aux fermetures de centres IVG et revendiquons avortement et contraceptions libres, gratuits et réellement accessibles !
Boycottons les débats posés en des termes qui ne peuvent que desservir les femmes !
A Lille
Manifestation féministe contre le patriarcat et le sexisme à l'initiative de (par ordre alphabétique) : Chez Violette, Flamands Roses, GDALE-CGA, Idées à Coudre, Solidaires 59/62, UL-CNT de Lille. Rendez-vous à 18h, place de la République.
Info transmise par l'union locale des syndicats CNT de Lille : ul-lille@cnt-f.org
A LimogesIl y a quelques jours, le préfet du Loiret profitait du dépôt de plainte d'une jeune marocaine victime de violences familiales pour l'arrêter et la renvoyer dans son pays d'origine. Cela était fait en dépit des menaces familiales qui pèsent sur elle : maltraitances, mariage forcé.
Il y a un peu plus d'un siècle, en 1905, se déroulait à Limoges un mouvement ouvrier qui marqua durablement l'histoire sociale de cette ville. Le déclencheur à l'époque était le harcèlement sexuel, régulier et ordinaire, d'un contremaître de chez Havilland, une grande manufacture de porcelaine.
Parce qu'aujourd'hui comme hier, la lutte pour l'émancipation des femmes se doit de continuer, les syndicats CNT de Limoges, l'association féministe révolutionnaire Le Torchon Brûle, l'AGEL-FSE et le Scalp 87 appellent à une manifestation unitaire à Limoges le 8 mars prochain à 19h place de la Motte.
Si l'émancipation des femmes est dûe en partie à leur émancipation économique, et donc à leur accès au travail, n'oublions pas que là aussi elles ont subi et subissent encore : harcèlements, exploitations, précarité de manière plus forte encore que leurs homologues masculins dont la solidarité n'est souvent pas aussi forte qu'elle le devrait.
C'est pour cela que Clara Zetkin, militante allemande, fit adopter en 1910 à Copenhague par la conférence de la IIe Internationale socialiste l'idée d'une journée internationale des luttes des Femmes. Ce sera le 8 mars.
Le temps et la mémoire s'effaçant, cette journée n'est souvent plus présentée par les médias que comme une simple journée de la Femme, qui bientôt, si nous n'y prenons garde, ne comptera guère plus que la Fête des mères instaurée par Pétain ou la Journée des secrétaires. Même s'il est tentant de considérer qu'une journée unique de commémoration et de revendication des luttes des femmes peut paraître désuète et insuffisante ; il faut plus que jamais se la réapproprier pour ne pas que le mouvement féministe ne s'essouffle.
Depuis les combats et avancées gagnés par les mouvements féministes des années 70, les luttes des femmes et leurs militantes subissent opprobre et attaques diffamatoires. Aujourd'hui, si l'on écoute les médias et les tenants du pouvoir, nous serions tentés de croire que les dernières conquêtes féministes encore d'actualité seraient la parité parlementaire ou au sein des conseils d'administration des grandes entreprises.
Alors que le droit à la contraception et à l'avortement est toujours contraint économiquement et remis en cause par des commandos d'extrême droite ou par les pouvoirs législatifs et religieux (entrave à la contraception). Alors que l'égalité des salaires reste un vœu pieu. Alors que les femmes subissent toujours plus que leurs collègues, précarité et travail partiel. Alors que nombre de préceptes moraux et culturels réduisent encore les femmes à des tâches soi-disant naturelles, à une situation d'inférieures ou à de simples proies. Il nous paraît important de remettre le 8 mars à sa place parmi les journées importantes de lutte.
Communiqué transmis par les syndicat CNT interpro de la Haute-Vienne : cnt87@cnt-f.org
Le 27 février dernier, la fédération CNT des travailleurs de la santé, du social et des collectivités territoriales publiait un communiqué intitulé « People and baby veut jeter le bébé avec l'eau du bain » [1">[www.hns-info.net] ] qui dénonçait au sein de cette entreprise gestionnaire de crèches la discrimination syndicale qui y est pratiquée et l'entrave au droit syndical. Il annonçait également, pour ces raisons notamment, une journée de grève parmi les personnels de la halte garderie Giono située dans le 13ème arrondissement de Paris pour le 1er mars.
Le 2 mars, le lendemain du mouvement de grève donc, « People and baby » jette effectivement le bébé avec l'eau du bain en signifiant à 5 salariées grévistes des mises à pieds conservatoires devant théoriquement déboucher sur des procédures de licenciement. Le motif invoqué est purement fallacieux puisqu'il est reproché à ces salariées une « insubordination » concernant des directives portant sur l'hygiène et la sécurité qui n'avait pourtant jusqu'à lors jamais été évoqué et n'avait jamais donné lieu à une quelconque sanction de la part de la direction. Ce qui est réellement reproché à ces salariées, c'est tout simplement de s'être syndiquées, d'avoir osé revendiquer de meilleurs conditions de travail et d'accueil pour les enfants, d'avoir défendu des pratiques professionnelles tournées vers l'éveil et de s'être mis en grève.
Le motif justifiant ces mises à pied est donc parfaitement infondé et n'a d'autre objectif que de faire pression sur les salariées concernées pour qu'elles acceptent enfin les ruptures conventionnelles de contrat de travail que « people and baby » leur propose depuis quelques temps avec une insistance qui confine au harcèlement. En effet, la direction a tout à gagner à se débarrasser des éléments venus troubler son insouciance du droit su travail sans avoir à recourir à des licenciements qu'il faudrait arriver à justifier. Par ailleurs, cette entreprise si soucieuse de son image de marque qui lui permet de conquérir de nombreux marchés en mettant en avant ses couches biodégradables et son « attention portée à la personne humaine » [2], n'a pas forcement envie que ses méthodes de « management », particulièrement violentes et répressives, s'ébruitent et viennent ternir sa réputation.
Pour l'heure, la mairie du 13ème arrondissement de Paris, qui a délégué sa mission de service public à la société « People and baby » et a déjà été interpellée au sujet de la situation à la halte garderie Giono, ne semble pas réagir. Ce qui laisse à penser que, de fait, elle cautionne les pratiques en vigueur dans cette entreprise et accorde une confiance aveugle à son prestataire sans se préoccuper du sort des salariées et des parents de sa circonscription.
La violence patronale s'exerce parfois dans des secteurs où on ne s'attend pas forcement à la trouver, comme celui de la petite enfance dans le cas présent. Mais dans une société où les crèches sont gérées par des entreprises dont l'unique préoccupation est la course au profit, comment pourrait-il en être autrement ?
La fédération CNT des travailleurs de la santé, du social et des collectivités territoriales tient à rappeler que les personnels de crèche ne sont pas biodégradables et ne se jettent pas comme des couches usagées. Et elle fera le nécessaire pour le faire valoir. La lutte ne fait que commencer.
[1] http://www.hns-info.net/spip.php?ar...
[2] voir le site de « people and baby »
Ce jeudi 4 mars 2010, la cour de justice de l'union européenne a condamné une nouvelle fois la France pour n'avoir pas transposé correctement la directive européenne dite "Habitats". Cette fois la Cour a estimé que les listes des programmes et projets de travaux, d'ouvrages ou d'aménagements devant faire l'objet de l'évaluation de leurs incidences sont trop restrictives.
Un nouveau revers en ce début d'année internationale de la biodiversitéLa fédération France Nature Environnement (FNE) prend acte de la décision de la Cour de justice de l'Union européenne qui était attendue. Le Ministère de l'Écologie, de l'Énergie, du Développement Durable et de la Mer a lancé un groupe de travail auquel FNE participe, pour faire évoluer ces dispositions.
Un nouveau dispositif toujours trop restrictifFNE estime que le nouveau dispositif concernant l'évaluation d'incidences, préparé par la France pour répondre à la condamnation, continue à être trop restrictif. Pour Raymond LEOST, administrateur de FNE : "La France va maintenant devoir prouver à la Commission européenne et à la Cour de justice européenne que son dispositif correspond à l'esprit de la directive, sinon elle pourrait être condamnée à verser des astreintes financières !"
Un rapport du Parlement européen montre aussi une mauvaise applicationLes conclusions de ce rapport datant de fin 2009, établies à partir d'études de cas, notamment en France, montrent que les États membres doivent terminer de désigner et de protéger leurs sites Natura 2000 et faire réaliser des évaluations d'incidences plus rigoureuses. Ainsi les auteurs du rapport demandent que le principe de précaution soit appliqué et rappellent qu'il faut démontrer l'absence d'effets significatifs d'un projet sur les sites Natura 2000. Les études de cas montrent aussi que la recherche de solutions alternatives n'est pas souvent effectuée et que l'évaluation d'incidences n'est pas toujours réalisée avec indépendance.
FNE partage largement ces conclusionsPour Maxime PAQUIN, chargé de mission à FNE : ""compléter le réseau Natura 2000" et "développer la culture de l'évaluation d'incidences et privilégier la recherche des solutions alternatives" constituaient deux de nos 15 propositions pour redynamiser Natura 2000, comme nous l'avons mentionné en juillet 2007, dans notre dossier sur les 15 ans de la directive Habitats. Ce rapport vient confirmer les constats de FNE et ses associations membres concernant les dégradations que subissent les sites Natura 2000. Dans un rapport de 2008, nous estimions que plus de 10% des sites Natura 2000 avaient subi des dégradations".
Des cas de dégradations de sites Natura 2000 actuels et à venirFNE prépare actuellement un nouveau rapport sur les sites Natura 2000 dégradés. On peut citer un projet de carrières dans le massif de la Serre en Franche-Comté qui risque d'obtenir une autorisation malgré des impacts reconnus ou le projet de Ligne à Grande Vitesse dans le Sud-Ouest qui va impacter 6 sites en Poitou-Charentes et une dizaine de sites en Aquitaine, d'autant plus que les études sont mauvaises. Par ailleurs, les travaux actuels de l'autoroute A65 en Aquitaine sont très mal conduits et impacteront à terme 6 sites Natura 2000.
Serge URBANO, vice-président de FNE, conclut : "L'évaluation d'incidences est un bon outil pour étudier les impacts de projets d'aménagement sur la biodiversité mais, en France, le nouveau dispositif doit être complété pour être efficace. Devant ces enjeux, FNE ne peut qu'appeler à une instruction selon une procédure officielle normalisée, associant les préfectures et les autres acteurs officiels concernés. Surtout il faut changer les mentalités et les pratiques pour passer du "faire une évaluation d'incidences parce que le loi le demande" à "faire une évaluation d'incidences pour éviter les impacts sur la biodiversité". Dans ce domaine, tout reste à faire !"
Arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne :
http://curia.europa.eu/jurisp/cgi-b...
Rapport du Parlement européen :
http://www.fne.asso.fr/documents/te...
A la suite d'une citation directe de FNE et de l'ADELP (Association agréée pour la défense et la lutte contre la pollution de Moselle-Est), les sociétés Total Petrochemicals et Cokes de Carling (Moselle) ont été condamnées mardi par le tribunal d'instance de Saint-Avold. FNE se félicite de ce jugement qui réaffirme la responsabilité des industriels.
Les deux sociétés ont été condamnées respectivement à 7.200 et 1.500 euros d'amende, pour avoir méconnu la législation environnementale.
Plusieurs arrêtés préfectoraux leur avaient demandé de fournir des études, jamais rendues ou avec retard, sur l'analyse, le confinement et le traitement des pollutions, et ce après la cessation d'anciennes activités à l'origine de pollution des eaux par du benzène pour lesquelles des travaux de dépollution devaient débuter début 2008. Total Petrochemicals a en outre été condamnée pour ne pas avoir informé suffisamment tôt la Direction régionale de l'industrie, de la recherche et de l'environnement (DRIRE) d'une panne à l'origine d'une pluie d'hydrocarbures sur l'Europort de Saint-Avold le 6 novembre 2008.
Des réactions trop tardives des industrielsPour Raymond Léost, administrateur de FNE et pilote du réseau juridique de FNE, « il ne faut pas attendre une pollution des captages d'eau potable de la région pour enfin dépolluer les anciens sites d'exploitation, ce que les sociétés poursuivies ne semblent pas empressées d'entreprendre ». Pour Michel Kaspar, président de l'ADELP, « On trouve dans la nappe, en dehors de l'emprise du site, des concentrations 20.000 fois supérieures à la norme en benzène qui risquent d'atteindre des captages d'eau potable »
Un incroyable irrespect des législations préventivesPour les deux associations, il est en effet inadmissible que malgré plusieurs pollutions et plusieurs condamnations de grandes entreprises de la plate-forme de Carling (site classé SEVESO 2), ces sociétés peinent à respecter ces législations préventives permettant d'éviter des pollutions dangereuses pour l'environnement et la santé des riverains.
Une application stricte du principe pollueur / payeurPour Marc Sénant, chargé de mission sur les risques industriels à FNE : « Ce jugement est une très bonne nouvelle. C'est une traduction stricte et non équivoque du principe « pollueur-payeur ». En affirmant de la sorte la responsabilité des industriels face aux impacts qu'ils génèrent, le juge évite que la facture d'une dépollution soit supportée par les « pollués », qui payent déjà un prix fort en termes de santé et de qualité de vie. Ce type de décision amène nécessairement les industriels à reconsidérer l'intérêt et l'importance de la prévention. Et sur ce sujet, tout le monde a à y gagner. »
France Nature Environnement et ses associations continueront de veiller sur l'ensemble du territoire au respect du principe de prévention et du principe pollueur-payeur dont seule une application stricte permettra la responsabilisation de certains industriels, peu soucieux de l'environnement et de la santé publique.
Le plan "digues" annoncé lundi par Nicolas Sarkozy, au lendemain de la tempête Xynthia qui a balayé la Vendée et la Charente-Maritime, se traduira par "des travaux et un plan de financement sur cinq ans", a affirmé mercredi Chantal Jouanno, secrétaire d'Etat à l'Ecologie.
Combiner repli stratégique et consolidation des défensesL'enveloppe financière des travaux n'a pas encore été déterminée. Mais le coût de réfection des digues s'élèverait, selon Madame Jouanno, à « 1 million d'euros par kilomètre ». Sur 1350 km de digues, « un tiers pose problème » selon le Ministère. D'après Christian Garnier, vice-président de FNE « Si utile qu'il soit, ce plan ne masquera pas l'indispensable élaboration d'une stratégie d'adaptation du littoral au changement climatique. Forte de l'expérience des Pays Bas et de la Grande-Bretagne, il n'est pas normal que la France ne se soit pas déjà engagée dans une politique qui combine intelligemment repli stratégique et consolidation des défenses pour un coût acceptable. »
Les digues entretiennent un faux sentiment de sécurité.En protégeant des crues « ordinaires », les digues entretiennent un faux sentiment de sécurité. Elles participent à l'oubli qui nous frappe concernant les catastrophes s'étant produites il y a plus d'une génération.
Aucune digue ne sera assez haute pour assurer un risque zéroAucune digue ne sera assez haute pour garantir un risque zéro. « A l'image d‘une assurance, les digues doivent nous préserver des risques ordinaires, explique Benoit Hartmann, coordinateur du pôle aménagement durable du territoire à FNE, mais ne sauraient être dimensionnées de telle façon à nous protéger de tous les événements. Irait-on surélever à 15 m toutes les digues existantes et endiguer tout le littoral restant pour pouvoir faire face à un tsunami ? »
On ne pourra pas endiguer la France entièreFace à la remontée du niveau marin et à l'augmentation de l'exposition au risque de submersion deux attitudes devront être conduites conjointement : à la fois organiser la défense de certains espaces et activités qui seront jugés stratégiques (sans pour autant s'en remettre aux seules digues) et mettre en œuvre l'évacuation de certaines zones, engager le repli stratégique. On ne pourra ni ne voudra endiguer la France entière.
Un plan stratégique « adaptation du littoral aux changement climatique »Une fois la stratégie élaborée de façon participative, il faudra sans doute détruire certaines digues et ouvrages de défense contre la mer. « Nous ne pourrons faire l'économie de l'anticipation de la remontée inéluctable de la mer en ayant conscience que nous ne domestiquerons jamais les événements extrêmes », conclut Sébastien Genest, président de FNE.
Les délibérés du TGI de Marseille dans plusieurs affaires de pêches illégales de thon rouge sont intervenus ce matin : les deux pêcheurs poursuivis ont été condamnés. France Nature Environnement (FNE) et l'Union Régionale Vie et Nature PACA (URVN), parties civiles dans ces affaires sont satisfaites que le juge ait reconnu leur préjudice et la gravité des comportements.
La culpabilité des deux pêcheurs professionnels clairement admiseAu total dans ces deux affaires, plus d'une tonne de thon sous taille et sous poids avaient été pêchés avec des filets maillants dérivants ! Selon Nathalie de Stefano chargée de mission juriste à l'URVN « les peines d'amendes prononcées par le juge sont de 5000€ dont 3000€ avec sursis pour chacun des pêcheurs et la confiscation de la valeur des produits de cette pêche illégale. C'est une peine méritée au vu des circonstances » .
Le préjudice des associations de protection de l'environnement reconnuFNE et sa fédération régionale l'URVN ont vu leurs préjudices admis et réparés. Les associations rappellent que les stocks de thon rouge sont en nette diminution en Méditerranée à cause de diverses pratiques de pêches destructrices et qu'il revient aux associations de réagir en la matière.
Pour une pêche durable et non pas destructriceLe fait de pêcher des thons de moins de dix ans empêche la reconstitution des stocks. Ces stocks sont d'autant plus mis à mal que, dans cette affaire, les thons ont été pêchés avec un filet maillant dérivant. Or cet engin de pêche est interdit depuis 2002 pour cette espèce, en raison de son manque certain de sélectivité sur les thons et accessoirement pour sa responsabilité de mortalités importantes chez les dauphins.
« La pêche illégale est la première menace qui pèse sur la ressource nécessaire aux métiers de la pêche. Nos associations ne sont pas opposées aux pêcheurs mais se bat contre ceux qui, de manière irresponsable ne respectent pas les règles et mettent du coup en danger la possibilité d'une pêche durable ", rappelle Raymond Léost, pilote du réseau juridique de FNE.
« Il est regrettable que cette illégalité concerne aussi la pêche artisanale qu'il s'agit de maintenir et développer. Cela ne sera socialement acceptable, et défendable au niveau européen et international, notamment lors de la prochaine conférence de la CITES [1], que dans la mesure où tous accepteront de jouer le jeu », ajoute Christian Garnier, vice-présidnet de FNE.
FNE et URVN espèrent que donc que ces jugements serviront d'exemple pour permettre une pêche durable en Méditerranée et sur le long de toutes nos côtes !
[1] CITES : convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction. Elle aura lieu à Doha du 13 au 25 mars. Et examinera la proposition d'interdiction du commerce du thon rouge international, mais non du commerce national et intra- européen.
Le collectif NRV (Nous Restons Vigilant) est constitué de travailleurs sociaux salariés et en formation qui souhaitent apporter une réflexion critique dans leurs domaines d'interventions. Depuis quelques années le travail social subit de grandes mutations tant au niveau des dispositifs et des lois mises en place -comme la loi de la prévention de la délinquance- que nous estimons préoccupantes.
Dans ce contexte de contrôle social nous avons mené des réflexions et des actions communes avec la CIP-IDF. Notre secteur d'activité est aussi touché par le démantèlement organisé du travail social, du point de vue éducatif (les dernières mesures mises en place par le gouvernement actuel nous demandent d'avoir de plus en plus un rôle répressif), comme du point de vue de l'action sociale où une forte suspicion de vouloir contrôler les personnes que l'on reçoit se met en place.
Le fait de proposer certaines activités comme les permanences sociales, les universités ouvertes, des rencontres entre intervenants du social et « usagers » nous ont permis d'élargir notre réflexion en sortant de nos carcans habituels.
Ce rapprochement de certaines idées et le partage d'inquiétudes communes se sont concrétisés par l'organisation de 2 jours d'échanges/projections/débats en Juillet 2009 à la CIP-IDF quai de Charente (voir : Comment casser des oeufs, sans faire d'omelettes ? Travail social et engagement, 2éme édition).
Le relogement de la CIP-IDF nous parait indispensable pour maintenir la continuité de leurs activités et ainsi poursuivre les liens que nous avons déjà élaborés avec eux.
La CIP-IDF est un lieu unique à Paris où nous pouvons rencontrer, discuter, débattre avec des individus et des collectifs afin de poursuivre une certaine idée du militantisme de façon décloisonnée. Notre collectif considère comme étant indispensable des convergences avec des personnes concernées de près ou de loin avec le travail social au sens large.
Notre collectif est solidaire de la CIP-IDF dans sa demande d'un relogement par la ville de Paris et maintiendra son soutien dans le cadre d'actions communes.
Ce 8 mars a lieu, comme chaque année, la Journée internationale des femmes en lutte. Cette année, nous fêtons à la fois les 100 ans de cette journée revendiquée la première fois par Clara Zetkin, et les 40 ans du début du Mouvement de Libération des Femmes.
Nous devons nous rassembler afin de réaffirmer le caractère militant et revendicatif de cette journée contre l'ordre moral et la politique réactionnaire que mènent Sarkozy et Fillon, pour la libre disposition de son corps et de sa sexualité, pour l'égalité absolue des droits partout dans le monde. C'est pourquoi des associations militantes strasbourgeoises ont décidé d'investir l'espace public et la rue afin de rappeler que, loin d'être une journée de célébration de LA femme, de son sixième sens et de ses talents ménagers, le 8 mars est une journée de lutte et de mobilisation DES femmes.
Nous appelons donc toutes les femmes et personnes féministes à nous rejoindre à ce rassemblement.
Strasbourg, le 6 mars 2010
Les Poupées en Pantalon, Over the Rainbow, TaPaGeS, La Lune, Support Transgenre Strasbourg
Madame la ministre de la Justice vient de rendre public son avant-projet de loi de futur code de procédure pénale, soumis à la concertation avec les professionnels du monde judiciaire. Force est d'ores et déjà de constater que le SAF ne semble pas en faire partie, puisque c'est par la presse qu'il a été rendu destinataire dudit projet.
Bien que comportant quelques avancées marginales, ce texte présente de graves insuffisances. Tout d'abord, le ministère de la Justice ne semble pas avoir pris la mesure des prescriptions de la Cour européenne des droits de l'homme sur l'exercice effectif des droits de la défense en matière de garde à vue. En effet, le texte envisagé ne prévoit la communication à l'avocat que des seuls procès-verbaux d'auditions de la personne gardée à vue et l'assistance de l'avocat aux auditions qu'à partir de la 24ème heure, tout en maintenant les régimes dérogatoires en matière de criminalité organisée et de terrorisme. La notification du droit au silence, instaurée en 2001 et supprimée en 2003, n'est pas réintroduite. La création de « l'audition libre » pendant quatre heures est en réalité une nouvelle forme de garde à vue sans droits. Ensuite, le parquet devient directeur unique de toutes les enquêtes pénales, mais son indispensable indépendance n'est pas organisée ; au contraire, sa soumission à sa hiérarchie et au ministre de la justice est rappelée. Le juge d'instruction est supprimé, sans que des garanties supplémentaires essentielles ne soient données à la défense. La réforme attendue de la détention provisoire n'est pas réalisée. Si la création du tribunal de l'enquête et des libertés ne peut qu'être approuvée, de même que l'instauration de délais butoirs, bien qu'excessifs et largement supérieurs à ceux proposés par le rapport LÉGER, les critères ne sont pas modifiés, la décision initiale d'incarcération reste de la compétence d'un juge unique et le parquet dispose encore d'un référé détention lui permettant de s'opposer à une décision de mise en liberté, même émanant d'une juridiction collégiale...
Le juge de l'enquête et des libertés et le tribunal de l'enquête et des libertés, qui ne peut être saisi que par lui, ne sauraient constituer une garantie suffisante du contrôle effectif des enquêtes réalisées par le parquet.
La procédure de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité est étendue à tous les délits et même aux crimes.
Les règles et durées de prescription sont profondément modifiées, de telle sorte que les infractions économiques et financières seront bien souvent prescrites avant même d'être découvertes, tandis que la prescription est par contre substantiellement rallongée pour toutes les autres délinquances (de 10 à 15 ans en matière criminelle, de 3 à 6 ans en matière correctionnelle). Les nullités sont limitées aux seuls actes ultérieurs dont l'acte illégal constitue « le support exclusif et nécessaire », ce qui constitue une nouvelle régression par rapport à la jurisprudence actuelle, déjà très restrictive, de la Cour de cassation. En définitive, ce texte, particulièrement mal rédigé et manifestement écrit à la hâte pour satisfaire la commande présidentielle, dessine une nouvelle procédure pénale entièrement soumise au parquet dont la dépendance à l'égard du pouvoir exécutif est maintenue.
La concertation annoncée est d'emblée présentée comme à la marge ; le modèle procédural envisagé ne pourra qu'être combattu car il représente une régression des droits de nos concitoyens dans cette future procédure pénale. Le SAF s'oppose fermement à ce projet et appelle à la mobilisation de tous les citoyens contre un texte liberticide. La journée nationale d'action du 9 mars en sera la première étape. ( Manifestation à Paris ; départ du palais de justice à 14h30 en direction de la place Vendôme.)
Voilà enfin le programme du festival intersquat qui se tiendra à Grenoble du 20 au 28 mars 2010
+++ Samedi 20 mars +++
A partir de 12h, place St-Bruno
L'Intersquat-Grenoble, avec infokiosque et zone de gratuité, participe au "Printemps des Libertés" :
Pour dire NON à une politique autoritaire, répressive, discriminatoire, raciste, liberticide ... NON à la chasse et à l'enfermement des sans papiers. Pour défendre une autre société, sans camps d'internement, sans centre de rétention, sans prison, sans barbelés, sans fichage, sans frontières...
Toute la journée, des stands, des jeux, du théâtre, de la musique.
+++ Dimanche 21 mars +++
A partir de 14h, aux Mini-Tubes / Nulle-Part
Bal folk, initiation dégenrée aux danses folk (ateliers adaptés selon les besoins/envies de chacun-e). Venez partager une petite danse autour d'un boeuf musical (amenez donc vos instruments). Pour une réappropriation de la rue, de nos vies, et se rencontrer dans un moment convivial pour le début de ce festival.
+++ Lundi 22 mars +++
A 14h, Chez Paulette
Vidéo-projection du film de science-fiction féministe "La servante écarlate (The Handmaid's Tale)", de Volker Schlöndorff, 1990, VO en anglais sous-titrée en français. Ce film tiré du brillant roman de science-fiction de Margaret Atwood se passe dans un futur que l'on peut imaginer assez proche aux USA. Suite à un coup d'Etat, le pays est dirigé par des chrétiens de droite extrémistes. A cause de la pollution, peu de femmes sont fertiles. On suit le personnage de Kate, qui est nommée pour être une sorte de mère porteuse d'un homme haut placé. Cette société est extrêmement répressive et misogyne mais une résistance clandestine s'organise... Ce film sera également l'occasion d'inaugurer la bibliothèque de science-fiction de Chez Paulette (livres en anglais et en français, principalement écrits par des femmes). Il sera possible d'y emprunter des ouvrages, les dons et prêts de livres pour l'enrichir sont également bienvenus !