Projection du film La Haine à l'Université Lyon 2 sur le campus Bron, jeudi 4 décembre à 11h30. 20387 items (0 unread) in 29 feeds
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Projection du film La Haine à l'Université Lyon 2 sur le campus Bron, jeudi 4 décembre à 11h30.
Le nouveau collectif Tout Se Paiera - X-Rousse présente samedi 6 décembre au Tostaki les groupes Los Foiros et Protocole Rebel.
Le nouveau collectif Tout Se Paiera - X-Rousse présente samedi 6 décembre au Tostaki les groupes Los Foiros et Protocole Rebel.
Depuis les émeutes de Novembre 2005, les étincelles de rage et de révolte viennent toujours plus troubler le bon ordre de l'exploitation démocratique.
Depuis les émeutes de Novembre 2005, les étincelles de rage et de révolte viennent toujours plus troubler le bon ordre de l'exploitation démocratique.
CERTAINS LECTEURS me disent : « Tu écris souvent sur des mecs de la CGT, jamais sur des militants d'autres syndicats. Il n'y a que la CGT dans ta boîte ? » Effectivement, il existe d'autres syndicats dans mon usine, mais la CGT y est tellement majoritaire que les autres font figure de marginaux. La CFTC n'est constituée que d'un seul militant, représentant dans tout un tas d'instances et donc quasiment jamais au boulot (quoique, avec la loi sur la représentativité syndicale, il va devoir remettre ses bleus de temps à autre). Il y a la CGC dont les réunions sont encore convoquées directement par la direction. Reste, pour ma boîte, la CFDT, et là, j'ai vraiment du mal avec.
La CFDT de l'usine est une ancienne section de FO qui a préféré se tourner vers Edmond Maire dans les années 70. Pendant une période, ce syndicat a fait illusion auprès d'ouvriers de la chimie qui se prenaient plus pour des techniciens que pour des prolos. Surtout, elle pouvait proposer une alternative face à une CGT téléguidée, à l'époque, par le PC et à ses pratiques d'éviction des éléments les plus ouverts. Dans les années 80, la CFDT a été majoritaire un moment et a contrôlé le Comité d'établissement pendant deux mandats. Ça s'est traduit par un certain clientélisme, l'aide à quelques structures proches du PS, ainsi que par l'emprise de pseudo-militants qui se servaient du CE pour en tirer des avantages personnels. Cela s'ajoutait à un changement de personnel dans la CFDT où il ne restait plus que des contremaîtres, et quelques mecs qui imaginaient se servir du passeport CFDT pour le devenir. Bref, l'embellie CFDT ne dura guère, d'autant que ce syndicat signait (et signe toujours) tous les accords de merde et que ça ne plaisait pas. D'ailleurs, il fallait voir comment ils justifiaient leurs signatures : que c'était pour la survie de la boîte, que de toute façon, ça ne changerait rien et, surtout, que la CFDT resterait « vigilante ».

L'autre aspect qui a été rédhibitoire, c'est la gestion des conflits. La CFDT a toujours tout fait pour arrêter le mouvement dès la première heure de grève. À croire qu'ils voulaient la grève mais qu'ils avaient peur, peur de fermer la boîte (leitmotiv), ou qu'ils pensaient que les choses pourraient s'arranger dès qu'ils seraient reçus par le patron. Les interventions de la CFDT dans les assemblées générales ont toujours été de faire peur et de casser le mouvement. Au point de se demander si, petit à petit, le ver que ce syndicat a mis dans le fruit ne prend pas toute la place quand on voit le manque de combativité actuel. Une autre spécialité des militants de la CFDT, c'est la rumeur. Se targuant d'être toujours dans les bureaux de la direction, ils sortent les plans de restructuration avant qu'ils n'aient lieu.
Et les mesures catastrophiques annoncées désamorcent les réactions possibles, car, apprendre qu'il n'y a « que » cent suppressions d'emplois plutôt que les deux cents diffusées par la rumeur, ça peut paraître une victoire. Voilà où en est la CFDT, syndicat déclinant doucement, mais qui, par les fonctions d'encadrement de ses quelques adhérents, garde une grande capacité de nuisance. Je suis dans leur collimateur depuis la sortie de Putain d'usine, pour laquelle ils ont engagé une vraie cabale contre moi,comme quoi je disais du mal des ouvriers. Ce qui a été dur à vivre dans un premier temps, c'est à- dire avant que les collègues n'achètent et ne lisent mon bouquin. Parce que la CFDT n'aime pas qu'on dise à l'extérieur ce qui ne devrait pas sortir de l'enceinte de l'usine. Tout comme ils n'avaient pas supporté que la CGT de la boîte, après la catastrophe d'AZF, dénonce, par voie de presse, les mauvaises conditions de sécurité dans l'usine. Voilà. Je pourrais encore écrire des pages sur les méfaits de ce syndicat, mais il y a d'autres choses à faire. Quand le secrétaire de la CGT dit qu'il faut travailler de concert avec la CFDT, je ne vous dis pas comment on reçoit ce message dans la boîte.
Auteur : Jean-Pierre Levaray
Article publié dans CQFD n°60, octobre 2008.
Après plus de 20 ans de prison, libérable déjà depuis 3 ans, Georges Cipriani déposait il y a plus d'un an une nouvelle demande de libération conditionnelle.
La décision aurait dû lui être signifiée dans les six mois, soit au plus tard en mai dernier, mais la loi Dati sur la rétention de sûreté lui fut appliquée rétroactivement, avant même la publication des décrets d'application d'une loi adoptée dans la précipitation. Ainsi, en juin-juillet, il a été placé pendant six semaines au Centre national d'observation de Fresnes et soumis aux examens multiples d'« experts » prétendant juger de sa « dangerosité ».
La Commission pluridisciplinaire des mesures de sûreté avait soi-disant deux mois pour rendre son rapport. Son dossier aurait dû être examiné le 5 septembre ; il ne l'a pas été. Ne doutant pas de sa toute-puissance, le pouvoir en place n'hésite pas à bloquer ou à retarder illégalement la procédure et Georges Cipriani ne sait toujours pas quelle sera la date de l'audience.
Les effets de la vengeance d'État vont à l'encontre de l'esprit de la loi, en fragilisant les projets de réinsertion des prisonniers : le logement trouvé par Georges Cipriani est-il toujours disponible ? L'employeur qui était prêt à l'embaucher l'est-il encore, plus d'un an après que le dossier a été monté ?
En attendant, Georges Cipriani aura quand même passé une année supplémentaire en prison...
Régis Schleicher se trouve dans la même situation, après, lui, plus de 25 ans de prison !
Pour dénoncer cet acharnement, soyons nombreux au rassemblement de solidarité
Jeudi 4 décembre, de 18 h à 19 hEn face de la direction de l'Administration pénitentiaire, carrefour rue de la Verrerie - rue du Renard
Paris 4e
(métro L1-L11 Hôtel-de-Ville).
Si les Assemblées générales réunies cette semaine n'ont pas reconduit la grève, les initiatives se sont multipliées. A Paris, un millier de manifestants se sont rassemblés porte de Versailles à l'occasion de l'ouverture du Salon de l'éducation, jeudi 27 novembre. A Marseille, dans le primaire mais aussi dans quelques établissements du secondaire, la grève a été votée les mardi 25 et jeudi 27 novembre. A Dijon, Lyon,... plusieurs manifestations ont regroupé enseignants, lycéens et parents d'élèves. A Montreuil, Créteil, Athis-Mons... des écoles ont été occupées administrativement par des parents d'élèves...
D'autres rendez-vous sont prévus les jours prochains : "nouvelles nuits des écoles", réunions publiques, manifestes (contre les heures de soutien), envois collectifs de lettres de résistance, proposition de mise en place de caisses de grève... A Vaulx-en-Velin, la grève a été décidée « tous les jeudis » jusqu'à Noël... A Villeurbanne, le primaire et le secondaire seront à nouveau en grève le mardi 9 décembre...
L'urgence d'une grève nationale reconductible est dans les têtes mais pas encore dans les faits. La grève reconductible reste pourtant notre arme principale face à un gouvernement arrogant décidé à ignorer nos revendications légitimes. Pour la construire les assemblées générales locales doivent se multiplier. L'autogestion de la grève et sa reconduction seront les seuls moyens de gagner.
Trois policiers qui sonnent au domicile d'un journaliste à 6h 40 du matin, l'interpellent, le traitent de « racaille » devant ses enfants, avant de le conduire au commissariat pour le déférer, menotté, après deux fouilles au corps intégrales, devant un juge. Cela s'est produit en France, en 2008, le vendredi 28 novembre.
Le journaliste s'appelle Vittorio de Filippis. Il travaille à Libération. Quel est donc le supposé gravissime délit de presse qui lui a valu ce « traitement de faveur » de la part de la justice ? Il n'a pas répondu à une convocation - qu'il dit n'avoir jamais reçue - dans le cadre d'une plainte en diffamation déposée par Xavier Niel, fondateur de Free, mécontent d'un article publié par Libération en 2006. A l'époque, Vittorio de Filippis était PDG et directeur de la publication du quotidien. Gérant de la société des personnels de Libération (SCPL), il venait en effet de succéder à Serge July.
Au printemps 2008, Xavier Niel a été débouté et condamné à des dommages et intérêts pour procédure abusive. Mais il s'acharne et a déposé une nouvelle plainte, cette fois à propos du commentaire d'un internaute sur l'article le concernant, et que Liberation.fr avait laissé en ligne.
Vittorio de Filippis travaille toujours à Libération, où la juge d'instruction pouvait à tout moment le contacter. Mais dans une société qui veut mettre en prison les enfants de douze ans, et où le chef de l'État porte plainte contre n'importe quel citoyen qui ose le brocarder, interpeller à son domicile un journaliste, l'insulter devant ses enfants, le faire déshabiller et le menotter pour un simple soupçon de diffamation semble une procédure « normale » !
Le Syndicat National des Journalistes, première organisation de la profession, ne peut accepter que de telles pratiques se banalisent. Il dénonce fermement la démesure avec laquelle sont désormais instruits certains délits de presse, et y voit une manœuvre de plus visant à intimider un secteur professionnel, déjà victime d'un climat de dénigrement quasi-systématique de la part de certains milieux politiques et économiques.
Le SNJ apporte son entier soutien à Vittorio de Filippis et à la rédaction de Libération.
Alors que le « plan de relance » de l'économie proposé hier par la Commission européenne préconise une augmentation des prêts de la Banque européenne d'investissement (BEI) de plusieurs milliards d'euros, trois représentants de la société civile du Tchad, du Nigeria et de République démocratique du Congo (RDC) viennent justement dénoncer, à Paris et Bruxelles, les impacts désastreux des projets financés par la banque dans leurs pays. Avec la campagne « Banque européenne d'investissement (BEI) : L'Europe mine l'Afrique », les Amis de la Terre demandent à la BEI de tirer les leçons des échecs et de ne pas s'impliquer dans de nouveaux oléoducs et méga projets miniers. Ils s'associent aux représentants africains pour demander aux gouvernements de contrôler les conséquences des investissements de la Banque avant d'augmenter ses capacités d'action.
A l'heure où les crises climatiques, environnementales et sociales s'amplifient et que les modes de consommation basés sur les énergies fossiles sont pointés du doigt, la BEI, banque de l'Union européenne, finance d'énormes projets fossiles et miniers en Afrique, aggravant les dérèglements climatiques, les pollutions et les inégalités.
Prince Kumwamba, défenseur des droits humains de RDC, Thérèse Mékombe, présidente de l'association des femmes juristes du Tchad, et Osayande Omokaro, des Amis de la Terre Nigeria rencontreront du 26 novembre au 5 décembre des responsables politiques en France et en Europe pour témoigner des conséquences du projet Tenke-Fungurume en RDC (mine de cuivre), de l'oléoduc Tchad-Cameroun et du gazoduc Ouest Africain, tous trois soutenus par la BEI.
Ces projets sont à l'origine de graves violations des droits humains, de déplacements de communautés, et de pollutions des sols, de l'eau et de l'air. S'ajoutent parfois des conflits et des cas de corruption.
Anne-Sophie Simpere, chargée de campagne Responsabilité des acteurs financiers aux Amis de la Terre, explique : « La BEI est méconnue du grand public, mais c'est une institution financière majeure, et le premier financeur public des industries extractives. Outre leurs impacts désastreux en Afrique, ces investissements sont en contradiction flagrante avec les engagements de la France en matière de lutte contre les changements climatiques, ou avec la nécessité de diminuer en France les consommations en ressources naturelles réaffirmée dans la loi Grenelle 1. La BEI doit cesser d'investir l'argent public dans les industries extractives et s'impliquer dans des projets contribuant réellement au développement soutenable. »
Prince Kumwamba poursuit : « Il est d'autant plus urgent de se mobiliser que sous couvert de « sécurité énergétique », les bailleurs publics s'apprêtent à justifier les prochains gros investissements dans des mégas oléoducs pour ramener pétrole et gaz en Europe. Alors que les conflits au Tchad, au Darfour, dans le delta du Niger, sont tous liés à l'exploitation de ces énergies fossiles, comment peut-on parler de « sécurité » ? La surconsommation des pays riches génère des situations insupportables dans les pays pauvres. La situation est la même dans le secteur minier où la guerre en RDC est liée à l'appropriation des ressources minérales. L'Europe doit réduire radicalement ses consommations pour réduire le pillage des ressources au Sud. Les fonds publics ne doivent plus alimenter ce type de d'investissement et de commerce scandaleux. »
Après une table ronde à l'Assemblée nationale et un rendez-vous au Ministère des Affaires étrangères, les intervenants rencontrent les journalistes français ce jeudi, avant de partir pour Bruxelles.
A la veille de la conférence sur le Climat de Poznan (1er au 12 décembre 2008), la fédération internationale des Amis de la Terre attire l'attention des négociateurs sur les risques à inclure les forêts dans le marché du carbone avec la publication d'un nouveau rapport « Les mythes au sujet du REDD ». Ce rapport analyse de façon critique le nouveau mécanisme – connu sous l'acronyme REDD – de réduction des émissions liées à la déforestation et à la dégradation des forêts qui sera une composante majeure du futur accord international sur le climat après 2012.
La déforestation représente environ 20 % des émissions mondiales de dioxyde de carbone, l'un des principaux gaz à effet de serre. Il est donc indispensable non seulement de ralentir, mais surtout de stopper la déforestation d'ici 2050 pour espérer atténuer l'ampleur des changements climatiques.
L'existence de plus de 1,6 milliards de personnes dans le monde dépend des forêts, mais elles n'ont bien souvent pas de droits fonciers reconnus. « Des sociétés spécialisées sont en train de se créer pour acheter des morceaux de forêts dans les pays du Sud et les revendre dans les pays du Nord à des entreprises qui souhaitent compenser leurs émissions de gaz à effet de serre » explique Sylvain Angerand, chargé de campagne forêt pour les Amis de la Terre France.
En mettant les forêts sous cloche, le risque est d'en exclure les communautés et en particulier les peuples autochtones, alors que ces populations en sont peut-être le meilleur gardien : en Amazonie, par exemple, ce sont dans les zones où les droits des peuples autochtones ont été reconnus que la déforestation a été stoppée. « Trop souvent, on ne montre du doigt que les petits paysans accusés de détruire les forêts. A l'inverse, on ne remet pas en cause l'expansion des agrocarburants, la surconsommation de viande, de bois précieux, de papier ou de minerais par les pays du Nord qui exercent une pression insoutenable sur les forêts du Sud » ajoute Sylvain Angerand.
Par ailleurs, les Amis de la Terre France ont démontré dans une étude pour le Réseau Action Climat, avec l'appui de la Fondation Nicolas Hulot, que ces crédits REDD constituent une monnaie de singe : il pourrait déstabiliser fortement le marché du carbone mais surtout constituer une échappatoire illusoire aux efforts de réduction des émissions de gaz à effet de serre des pays développés.
Plutôt que d'inclure les forêts dans le marché du carbone, les Amis de la Terre France proposent la création d'un fonds international de lutte contre la déforestation. Ce fond pourrait être alimenté de façon stable et importante par une taxe carbone sur les émissions liées au transport aérien ou maritime. Il pourrait bénéficier en priorité aux communautés locales et permettre de prendre en compte les autres bénéfices apportés par la forêt, notamment la préservation de la biodiversité.
Le ciel est tombé sur la tête de la ministre du logement...
Mercredi 26 novembre, la ministre du logement déclarait à la sortie du Conseil des ministres « Il y a eu un débat sur le problème particulier du froid, je vais donc lancer une réflexion pour voir si on ne pourrait pas rendre obligatoire l'hébergement des personnes sans abri quand la température devient trop froide en France » . Obliger les SDF à se loger...mais c'est sans aucun doute la solution ! Finie la chasse aux sangliers, amis chasseurs sortez vos chiens de chasse, tayauuuut, organisons une battue au SDF au bois de Vincennes.
En même temps, une autre information tombait : la condamnation du DAL -Droit Au Logement- à payer 12 000 euros d'amendes pour "embarras" sur la voie publique. L'an dernier, le DAL avait installé 374 familles mal-logées dans des tentes devant le Ministère de la crise du logement -face à la Bourse de Paris- pour réclamer des logements décents. Il y a un an, c'est notre bien-aimée ministre, Madame Boutin, qui devait être plongée dans "l'embarras" jusqu'au cou.
Qu'on se le dise, les 12 000 euros devraient à la rigueur aller directement dans les poches du DAL et de Jeudi Noir pour le dérangement (sic) - les deux associations occupent en effet les locaux du Ministère de la crise du logement-, et non pas créer une sanction applicable à chaque sans-abri. Ce jugement crée une nouvelle sanction applicable non seulement au DAL, mais à n'importe quel sans-abri "embarrassant" la voie publique. Ce n'est plus les inscriptions "Don Quichotte",ou "SDF" que l'on pourra voir bientôt fleurir sur les tentes des sans abris, mais d'aimables PV adressés à leurs occupants qui auront eu l'indélicatesse de commettre ce délit "d'embarassement".
Pourtant, il y a un an, c'est avec espoir que nous avons entendu de notre gauloise de ministre qu'elle n'avait peur de rien et déclarer : « Si la situation le nécessite, je ferai appel aux réquisitions ».Le Figaro, 8/11/2007
Depuis Jeudi Noir a pris ces mots pour Évangile. Le 1er mai, puis six mois plus tard, le 1er novembre , Jeudi Noir a réquisitionné des immeubles vides de Paris. Mais la gauloise a la sourde oreille, elle ne nous a pas entendu et a laissé filer l'occasion. Face à ce mauvais sort, Jeudi Noir s'est pris pour le druide Panoramix, et faute de super pouvoir à distribuer lui a donné des solutions clé en main :
10 mesures gratuites pour ministre sans budget et sans potions magiques. Applicables dans la seconde, certaines mesures, comme augmenter la taxe sur les logements vacants, qui ne rapporte que 20 millions d'euros par an pour 2 millions de logements vacants selon l'INSEE -soit 10 euros par logement- pourraient même venir renflouer les caisses de l'Etat. Autre mesure gratuite mais importante pour nous : ne pas remettre en cause la loi SRU, 20% de logements sociaux par ville, car à l'heure de la crise économique il ne faut pas défendre l'endettement des français... pardon "la france des propriétaires", mais "un toit pour chacun".
"Un toit pour chacun", beau slogan. Ou quand la ministre veut forcer "charitablement" les SDF mais sanctionner les associations de défense des mal-logés. Cherchez l'erreur.
"Si la situation le nécessite, je ferai appel aux réquisitions", une phrase à déguster lentement.
Combien de morts de SDF faut-il pour que la situation "le nécessite" ?? Aujourd'hui Emmaus, le DAL, les Don Quichottes, Jeudi Noir et beaucoup d'autres se retrouvent d'accord : la situation le nécessite, alors passons aux réquisitions... pourtant il ne se passe rien. Notre gauloise ne serait pas seulement sourde, mais aussi aveugle ?
Jeudi 27, le collectif panoramixal : Jeudi Noir est allé marquer quelques bâtiments vides de la Capitale.

Nous n'en sommes pas peu fiers, ces panneaux jaunes avec l'inscription "bâtiment vide à réquisitionner" siglés Jeudi Noir vont fleurir partout en France. Boutin n'aura plus qu'à lever la tête et agir. Pour ce faire pas besoin de potion magique. Espérons juste que le ciel ne lui tombe pas sur la tête.
SCM.
Le 28 novembre 2008 à 6h30 du matin, la police sonne au domicile d'un journaliste de Libération. Il est, devant ses jeunes enfants, menotté, humilié, traité de manière insultante. En garde à vue, il sera contraint de se déshabiller entièrement et soumis à deux fouilles intégrales. Motif : 2 ans plus tôt, un commentaire avait été laissé sur le site de Libération par un internaute à propos d'une procédure judiciaire ; la personne visée par cette procédure avait porté plainte pour diffamation contre le journaliste qui était à l'époque directeur de publication. Affaire banale, la justice de la République en a traité des centaines.
Quelques jours plus tôt, la police recherche en Limousin les auteurs de plusieurs sabotages, dont la ministre de l'Intérieur elle-même reconnaît qu'il n'ont mis aucune vie en danger. Là encore, intrusion violente en pleine nuit dans les domiciles ; fouilles et arrestations d'une brutalité qui a provoqué l'indignation dans toute la région. Les personnes arrêtées, pourtant présumées innocentes, sont présentées à l'opinion comme de dangereux terroristes, en violation délibérée du secret de l'instruction.
Une semaine auparavant, le 17 novembre 2008, 4 gendarmes et un maître-chien font irruption à l'improviste dans dix classes du collège de Marciac, dans le Gers. Sans un mot, le chien est lancé à travers les classes. Les enseignants ne peuvent obtenir aucune explication. Trente jeunes « suspects » sont regroupés dans une salle, fouillés, parfois déshabillés ; leurs témoignages relatent des propos humiliants, menaçants et agressifs face à ces élèves tous traités comme des dealers présumés. En sortant, les gendarmes, qui n'ont rien trouvés, félicitent tous les élèves pour avoir « caché leur came et abusé leur chien ».
Point commun entre ces trois affaires : un journaliste à Paris, quelques villageois en Limousin, quelques dizaines de collégiens dans le Gers, sont présumés être de dangereux malfaiteurs et traités de manière brutale, humiliante et pour le moins disproportionnée par rapport aux missions de la police judiciaire.
Liberté de la presse, présomption d'innocence, droit des justiciables, et simple respect en toute circonstance de la dignité des personnes : qu'est ce qui, dans l'attitude des autorités politiques, laisse croire à des magistrats, à des gendarmes, à des policiers qu'ils peuvent impunément ignorer toutes ces règles constitutionnelles et internationales de production des droits de l'Homme ?
La LDH considère qu'il est urgent de réagir contre des dérives de plus en plus inacceptables de pratiques judiciaires et policières qui deviennent incompatibles avec l'Etat de droit.
Hier, mardi 25 novembre se tenait à Paris la deuxième conférence interministérielle euro-africaine sur la migration et le développement. Alors que les délégations ministérielles en charge des questions migratoires des 27 Etats membres de l'UE ainsi que de 27 pays africains se retrouvaient dans un hôtel huppé du quartier de Grenelle, la délégation du collectif « des ponts pas des murs », qui rassemble 330 organisations du Sud et du Nord s'est vue refuser l'accès à la conférence, même en tant qu'observateur.
Ce refus s'inscrit dans une attitude de mépris absolu des sociétés civiles qui n'ont été à aucun moment associées à la réflexion, malgré nos demandes réitérées de discussion sur le fond auprès des organisateurs à Paris. Face à l'absence de tout interlocuteur côté gouvernemental et l'interdiction qui nous a été faite d'accéder à la conférence, nous n'avons pu remettre aux délégations présentes les 70 recommandations issues du sommet citoyen sur les migrations, qui avait regroupé les 17 et 18 octobre dernier des milliers de participants.
Nous ne nous laisserons pas décourager par cette fin de non recevoir catégorique. Notre rassemblement aura été l'occasion de rendre un hommage aux victimes des politiques sécuritaires d'immigration : des roses blanches ont été jetées dans la Seine et une gerbe de fleurs a été déposée sur le pont de Grenelle.
Ce mépris et cette arrogance procèdent de la même logique qui rend le dialogue euro-africain particulièrement déséquilibré. L'Union européenne, elle, est arrivée à cette conférence en rangs serrés avec son pacte européen sur l'immigration et l'asile qui définit de manière unilatérale sa ligne en matière de politique migratoire. Ce dernier n'a d'ailleurs fait l'objet d'aucune concertation préalable avec les pays d'origine et de transit des migrants, et encore moins avec les sociétés civiles.
Il s'agissait bien hier de contraindre par le chantage les pays africains dans une parodie de dialogue dans laquelle les pays européens mènent la danse. Sous couvert d' « approche globale des migrations », le « dialogue » consistait à mieux faire passer des mesures sécuritaires et répressives en faisant miroiter des possibilités limitées de migration légale et d'aide au développement.
Il est regrettable que la question des droits des migrants que nous portions comme fil conducteur de nos revendications, et en particulier la ratification de la Convention des Nations Unies sur la protection des droits des travailleurs migrants et des membres de leurs familles, ait été écartée d'un revers de la main au moment même où au niveau international, cette question était l'un des thèmes centraux du Forum Mondial sur la Migration et le Développement de Manille fin octobre. Forum où, par ailleurs, la société civile a largement pu faire entendre sa voix, ce qui n'a nullement été le cas à Paris.
Une fois encore, il y a un décalage extrême entre les discours de l'UE, notamment à Manille, qui rappellent l'importance du « respect des droits de l'Homme et de la dignité humaine de tous les migrants » et la nécessité de travailler de concert avec la société civile et la manière dont nous, sociétés civiles d'Europe et d'Afrique, sommes délibérément écartées des débats.
Il est également regrettable qu'au moment où on célèbre à Paris le 60ème anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, la France qui préside l'Union européenne affiche un tel mépris pour les droits des migrants et pour leurs défenseurs.
Environ 120 personnes se sont encore rassemblées ce soir 30 novembre à METZ pour le 8e Cercle de Silence.
120 personnes solidaires de ce qui se passe dans leur ville, dans leur pays,
120 personnes qui ne sont pas décidées à accepter qu'on brise ainsi la vie d'hommes, de femmes, d'enfants, de familles,
120 personnes qui refusent cette violence devenue quasi quotidienne à côté de nous ...
Ce soir, la femme de Mr Kitemoko était présente avec nous : très choquée de l'expulsion de Mr dont nous n'avons plus de nouvelles sinon le fait qu'il était inscrit sur une liste à destination de Kinshasa et a dû y atterir samedi soir.
Les participants ont décidé de se retrouver demain à 12 h 30 devant la Préfecture pour manifester leur solidarité envers cette famille, et tenter de comprendre les mobiles qui ont poussé les Autorités à prendre une telle décision.
Pour protester contre l' expulsion de Mr Kitemoko à Kinshasa alors qu'il avait une carte de résident en Hollande, et qu'il laisse à Forbach, sa concubine et 5 enfants dont leur dernier de 1 an 1/2,
Rassemblement lundi 1er décembre à 12 h 30 devant la Préfecture de la Moselle à Metz. RappelMr KITEMOKO, 50 ans, d'origine congolaise, est résident en Hollande depuis 20 ans. Auparavant il est resté 10 ans en Belgique en tant qu'étudiant. Donc 30 ans en Europe.
Depuis 2 ans, il a fait une déclaration officielle de concubinage avec sa compagne d'origine congolaise. Cette dernière est mère de 4 enfants dont le père est décédé tragiquement. Elle est résidente en France et vit à Forbach où elle a une petite boutique africaine.
Mr Kitemoko et sa compagne Odée ont eu un fils, Ephraïm , âgé aujourd'hui d'1 an 1/2 : toutes leurs démarches pour obtenir le droit de vivre ensemble ont échoué. Les multiples conseils que leur ont donné les autorités se sont avérés l'un après l'autre sans issue pour pouvoir mener une vie familiale commune.
En attendant, Mr Kitemoko n'avait d'autre solution que de faire des aller-retours entre la France et la Hollande pour vivre avec sa femme et les 5 enfants. Malgré ces contraintes matérielles, il était malgré tout très présent, faisant régulièrement des visites de 2-3 semaines à Forbach pour aider sa concubine dans l'éducation des enfants et son commerce. Il accordait un soin tout particulier aux deux plus jeunes dont le petit Ephraïm, seul fils qu'il eut avec Odée pour sa plus grande joie.
Lors de sa dernière visite, ils sont encore allés une ènième fois faire des démarches à Metz mais le lendemain, la PAF arrêtait Mr Kitemoko dans la boutique de sa concubine.
Placé au CRA de Metz, Mr Kitemoko est resté 18 jours, attendant un retour vers la Hollande, pays dans lequel il avait une carte de résident valable jusqu'en 2012 . Pourtant, la Préfecture de la Moselle avait indiqué 2 pays de destination en cas de renvoi : la Hollande, et le Congo.
Le vendredi 28 novembre au soir, les gendarmes du CRA sont venus lui dire qu'il partirait à 4 h du matin, sans savoir vers quelle destination.
De fait, il a bien a été expulsé... mais vers Kinshasa selon l'information qu' a eu sa femme en appelant elle même à l'aéroport.
Depuis, elle n'a plus aucune nouvelle de lui.
Hier (le 29 novembre) s'est produit un fait très grave à l'école du Jardin de Ville, à Grenoble. A 15h45, un père de quatre enfants (un moins de trois ans, deux scolarisés en maternelle et un en CE1 à l'école du Jardin de Ville) est venu, accompagné de deux policiers en civil, chercher ses enfants, pour "un rendez-vous en préfecture", ont compris les enseignants. A 19h, on apprenait que la famille au complet était au centre de rétention de Lyon.
Ils y ont dormi. Ils étaient injoignables hier soir. On a réussi à les joindre tôt ce matin aux cabines téléphoniques du centre de rétention (qui, rappelons-le, est une prison). Ils étaient paniqués. On a prévenu le centre que la CIMADE, seule association ayant le droit d'entrer dans les centres de rétention, irait voir la famille ce matin. Arrivés au centre, les militants de la CIMADE les ont cherchés, sans succès : la famille était en route pour l'aéroport, leur avion décollant une demi-heure plus tard.
Nous n'avons rien pu faire, nous attendions que les militants des la Cimade comprennent la situation de la famille, afin de pouvoir les aider en connaissance de cause. Ils ont été expulsés ce matin. Leurs chaises d'école resteront vides. C'est une première en Isère : la traque des étranger-e-s pénètre dans les écoles.
Les seuls enfants en situation irrégulière sont ceux qui ne sont pas à l'école.Nous vous demandons de bien vouloir faire circuler cette information le plus largement possible. Personne ne doit pouvoir dire "on ne savait pas".
Emmanuelle, pour le Réseau Education Sans Frontières 38
Nous sommes tous des mauvais chômeurs !
C'est « la crise ». On nous dit que les banques font faillite, les cours de la Bourse dégringolent, les investisseurs n'investissent plus, le moral des ménages est au plus bas. Les dirigeants économiques, feignant d'oublier les bénéfices record, se plaignent de la récession et s'excusent d'être contraint de virer les « petites gens ». Les dirigeants politiques tentent un grossier volte face, appelant à « moraliser » le capitalisme tout en redistribuant des milliards aux banques qu'ils accusent être des voyous de la finance.
Le capitalisme, tant vanté il y a quelques mois encore, serait soudainement devenu malade. Chaque jour, nous constatons que l'être humain est au service d'une croissance dont on ne saisit pas l'intérêt : on nous dit qu'il faut de la croissance pour créer des emplois… et qu'il faut des emplois pour avoir de la croissance ! Devant cette manière d'évacuer constamment le pourquoi, voila ce qu'il faut bien s'avouer : chacun est devenu un « agent économique », variable d'ajustement sur le marché du travail. Il se pourrait bien que ce soit le capitalisme qui soit la maladie même…
Bien que la crise d'aujourd'hui fragilise le système capitaliste, les classes dominantes cherchent encore et toujours à en tirer avantage : la crise étend le champ de la précarité et permet ainsi d'avoir une main d'œuvre plus soumise aux employeurs. Tous les beaux discours sur « l'insertion sociale » et « l'aide aux plus démunis » de la classe politique ne font pas avaler l'amère pilule de la dure loi du marché qu'ils ont eux même mis en place. La duplicité de cette politique capitaliste se concentre dans la figure du chômeur : elle est en même temps celle dont le système capitaliste a besoin, et celle qu'il vomit. Le chômeur est l'archétype de l'agent économique qui doit s'adapter aux variations de l'économie de marché : prendre un boulot pourri et mal payé, s'il a la « chance » d'en trouver un…
On nous promet une arrivée massive de chômeurs à l'ANPE (les ex-Rmistes dorénavant tous obligés de s'inscrire dans le cadre du RSA, les salariés âgés qui ne seront plus dispensés de recherche d'emploi, les actuels travailleurs précaires futurs « bénéficiaires » du RSA, sans parler de tous les licenciements…) et on prétend ramener le chômage à 5%... Préfèreront-ils échouer lamentablement, ou ne reculeront-ils pas devant des mesures « audacieuses » : sous-traiter aux cabinets privés pour faire baisser les chiffres, étendre de force le sous-emploi précaire à des millions de personnes, radier massivement, trafiquer une nouvelle fois les statistiques ?
D'un côté, avec le RSA, on dit vouloir aider les pauvres en leur permettant l'accès à l'emploi, on dit vouloir faire un suivi personnalisé pour tous : mais nos dirigeants savent bien qu'il y a de moins en moins d'emplois stables en France (75% des offres à l'ANPE sont des emplois précaires). Ils savent également que chaque conseiller a à sa charge 120 chômeurs environ : ils prévoient tranquillement de ramener ce nombre à 60, mais il n'y a pas de postes supplémentaires prévus… En permettant aux « bénéficiaires » de combiner de manière permanente petits boulots et RMI, on encourage les entreprises à multiplier les emplois précaires, on crée une catégorie de travailleurs de seconde zone mise sous tutelle, disponible et docile. De plus, les bénéficiaires du RSA seront soumis au Projet Personnalisé d'Accès à l'Emploi (PPAE) qui prévoit la radiation après deux refus d'offres jugées « raisonnables », et la dégressivité progressive du salaire auquel le chômeur peut prétendre pour accepter ou refuser une offre.
De la même manière, avec la fusion ANPE-Unedic, on dit vouloir rendre les choses plus simples pour le demandeur d'emploi (un seul interlocuteur, un meilleur suivi), alors que les conseillers n'ont matériellement plus le temps d'aider les chômeurs, situation incitant l'agence à recourir de plus en plus à la sous-traitance. L'ANPE cherche également à mettre en place des plates-formes téléphoniques qui sont sensées diminuer le nombre d'entretiens, et vont avoir pour effet d'automatiser et de déshumaniser l'activité des conseillers. Par ailleurs, on prétend vouloir faire travailler agents de l'ANPE et Assedic ensemble, sans augmenter les salaires des premiers (qui gagnent jusqu'à 1.000 € de moins que leurs collègues).
Enfin, la création de Pôle Emploi (passage au droit privé) signifie le démantèlement du service public de l'emploi, régi par certains principes, comme le droit à un travail stable et librement choisi, et facilitera les licenciements des conseillers récalcitrants à accepter la transformation de l'ANPE en agence d'intérim d'Etat.
Nous exigeons le retrait du projet personnalisé d'accès à l'emploi (PPAE), parce que :
• il n'y a eu aucune consultation des chômeurs dans sa mise en œuvre ni aucune information diffusée auprès d'eux pour en expliquer les tenants et les aboutissants,
• le PPAE n'est qu'un moyen de renforcer le contrôle des chômeurs : c'est une « négociation » entre un conseiller pas forcément bienveillant et un chômeur souvent pas ou peu informé,
• en acceptant de s'engager sur certains « objectifs », le demandeur d'emploi reconnaît implicitement, en cas d'échec, être responsable de sa situation.
Nous exigeons le retrait de l'offre raisonnable d'emploi (ORE), parce que :
• elle prévoit la réduction de leurs prétentions salariales, et ses modalités ont pour but de leur faire accepter n'importe quel emploi sous-qualifié, précaire et mal payé,
• le refus de deux offres « raisonnables » d'emploi entraîne la suspension de l'allocation pendant deux mois.
Nous exigeons le retrait du RSA, parce que :
• il généralise la précarité,
• il crée une catégorie de travailleurs abonnés aux petits boulots et suivis en permanence par les services sociaux,
• il engendre une perte de revenu (aides sociales déduites contrairement au RMI) quoi qu'en disent les discours officiels,
• son mode de calcul est totalement opaque,
• il entérine la fin du principe de solidarité envers ceux qui sont sans emploi.
Nous exigeons l'abrogation du décret concernant l'attribution du RMI, parce que :
• cette attribution dépend des éléments du train de vie : mobilier, voiture , compte bancaire, etc. Si, par exemple, vous avez travaillé 3 ans et économisé quelques milliers d'euros, 2,5% sont déduits de l'allocation.
Parce que nous sommes solidaires des conseillers en grève aujourd'hui, nous exigeons avec eux :
• l'augmentation des salaires et des effectifs,
• le maintien de l'ANPE dans le service public de l'emploi,
• l'abandon des plates-formes téléphoniques.
Nous voulons que chacun puisse travailler librement, selon ses aspirations, en accord avec une collectivité qui s'affranchisse de l'économie et de ses crises.
Le Mouvement des chômeurs et précaires en lutte de Rennes
Rendez vous est donné dès 10 heures, LUNDI 1er DÉCEMBRE, à l'ANPE de Rennes-Sud pour participer à l'assemblée générale des agents ANPE, pour se retrouver, discuter et agir contre la politique du gouvernement.
Puis nous vous invitons le soir-même à 18 heures à une apéro-discussion au local du MOUVEMENT DES CHÔMEURS - 22 rue de Bellevue (bus 3, arrêt Jeanne d'Arc) 35700 RENNES
M. T., de nationalité algérienne est arrivé en France en 2001 avec un visa court séjour. En 2004, il fait la rencontre de Mme S., de nationalité française, en instance de divorce. Ils habitent ensemble depuis 3 ans et ils avaient le projet de se marier le plus rapidement possible. Une fois le mariage célébré, M. T aurait pu demander sa régularisation auprès de la préfecture. Seul obstacle à leur mariage, la procédure de divorce de Mme S. Le divorce a été prononcé en juin 2008 et le couple attendait l'inscription dans l'état civil de la nouvelle situation de Mme S. (formalité indispensable pour la publication de ban). Tout allait se régler dans peu de temps.
M. T. a été arrêté en septembre 2008. Il a fait l'objet d'un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière (APRF) et a été placé en rétention au centre de rétention administrative (CRA) du Dépôt à Paris. Le tribunal administratif de Paris n'a pas annulé la décision d'éloignement vers l'Algérie, malgré les nombreux témoignages des amis et de la compagne de M. T., attestant de leur vie commune.
M. T. ne peut pas envisager quitter celle avec qui il vit depuis plusieurs années. Il ne peut pas envisager de la quitter au moment où elle a le plus besoin de lui. En effet, Mme S., suite à une maladie professionnelle, a perdu partiellement l'usage de ses mains. Malgré les nombreuses opérations qu'elle a subies, elle n'en a pas retrouvé l'usage. Elle a besoin d'un soutien constant pour accomplir les actes de la vie courante.
La Cimade a essayé à plusieurs reprises de prendre contact auprès de la préfecture de police de Paris pour faire connaître et expliquer la situation de M. T et Mme S. aux fonctionnaires. Silence de l'Administration, alors que M. T. pourrait être régularisé une fois toutes les démarches administratives accomplies.
M. T. a pris le vol pour l'Algérie au 32e et dernier jour de sa période de rétention. Tout au long de son enfermement et de la procédure d'expulsion, M. T. a coopéré avec les policiers. Il n'a pas refusé l'embarquement par peur d'être condamné à une interdiction du territoire français, qui l'empêcherait de venir rejoindre sa compagne en France. Malgré sa coopération, cinq fonctionnaires de police l'ont accompagné, menotté, dans l'avion… Il n'a pas pu échanger un dernier mot avec sa compagne, présente dans l'aérogare, et qui a suivi le « départ » de M. T. jusqu'à son entrée dans l'avion.
Alors que M. T. a vocation à vivre en France, l'Administration, dans son acharnement à faire du chiffre, n'a porté qu'un regard dénué d'humanité sur sa situation, en prenant une décision absurde.
RENDEZ VOUS LUNDI 1er decembre à 10h devant le TA rue de Jouy 75004 Paris
Le CAL va accompagner une trentaine de ménages mal-logés au Tribunal Administratif de Paris le lundi 1er décembre 2008 à 10h pour déposer plainte contre la Préfecture pour défaut de relogement.
En effet, une trentaine de familles particulièrement mal-logées qui ont déposé un dossier auprès de la commission Droit Au Logement Opposable et ont reçu, il y a plus de 6 mois, un avis favorable pour un relogement en urgence, n'ont toujours pas, à ce jour, été relogées. Il s'agit de familles dépourvues de logement et vivant à l'hôtel depuis de nombreuses années, de familles locataires de logement trop petits, indécent, voire insalubre ayant des enfants ou une personne handicapée à charge. Deux familles sont également concernées par une procédure d'expulsion pour congé-vente.
Sur les 250 familles ayant déposé une demande de recours auprès de la commission DALO et défendues par l'association, 90% ont reçu un avis favorable. 10% ont vu leur dossier rejeté, et après un recours, la moitié a finalement été validée avec un avis favorable. Mais, seule une dizaine a été effectivement relogée. Près d'une trentaine ont reçu une proposition de relogement, on visité et déposé leur dossier auprès du bailleur, mais ont été retenu en position 2 ou 3... Il s'agit d'une réelle mise en concurrence des mal-logés.
Nous souhaitons que le tribunal se penche sur la situation de ces familles particulièrement mal-logées, qui par ailleurs, ont déposé une demande de logement social depuis plus de 5 ans pour la majorité d'entre elles. Nous souhaitons que le tribunal ordonne à la Préfecture de Paris le relogement immédiat de ces familles dans le parc social, sous astreinte et avec une forte amende.
Aujourd'hui plus de 4 500 familles ont reçu un avis favorable par la Commission Droit Au Logement Opposable à Paris, et seules 87 d'entre elles ont été relogées à ce jour ! Les chiffres parlent d'eux même : sans une offre de relogement suffisante, la Loi ne peut être appliquée.
Par ailleurs, nous constatons des délais de traitement très longs :
Plus de 5 mois pour obtenir un accusé réception à partir du dépôt du dossier en préfecture.
Plus 3 mois pour une prise en compte en structure d'hébergement pour un célibataire, et pour une famille... les structures existantes sont saturées. Enfin, l'aberration de la multi-proposition (la même offre de logement proposée à trois familles DALO) entraine des désillusions fortes chez les mal-logés, et contribuent à embouteiller le système d'attribution de logement (multiplication de tous les dossiers administratifs par trois).
C'est pourquoi, nous exigeons dans une période d'urgence et de crise du logement :
L'arrêt des expulsions sans relogement,
Le développement d'offre alternative au logement social (location dans le parc privé, application du droit de préemption, mobilisation du parc des domaines, application de la loi Réquisition,
La construction massive de logements sociaux,
La fin de la remise en cause de la loi SRU sur les 20% de logements sociaux
L'Inter-LGBT appelle à participer à la Marche interassociative contre le sida, qui partira le lundi 1er décembre à 18h30 de la place de la Bastille, et invite également les associations à poursuivre jusqu'à la place de l'Opéra pour une action symbolique.
Le fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme a annoncé le 8 novembre dernier d'importantes coupes budgétaires dans leurs possibilités de soutien aux pays pauvres aidés. Les acteurs de la lutte contre le sida se sont indignés de la baisse des efforts de financement dans la lutte contre le sida sur le plan international par les pays donateurs (Etats-Unis, France, Allemagne en tête). Certes, la crise économique frappe les pays du Nord, mais elle touche et se répercute encore plus brutalement dans les pays du Sud.
Cette baisse des financements risque de réduire l'accès aux soins des personnes séropositives dans les trois prochaines années. La solidarité avec les pays aidés par le fonds mondial doit demeurer une priorité pour les pays les plus riches. L'Inter-LGBT n'oublie pas que "vivre sa sexualité" et "vivre sa séropositivité" restent des revendications fortes dans de nombreux pays où l'invisibilité et l'indicibilité de l'homosexualité et de la maladie sont encore la règle sociale.
Engagée dans la lutte contre les discriminations, l'inter-LGBT invite les associations LGBT à marcher aux cotés des associations de lutte contre le sida. Elle met en place une délégation chargée de réfléchir aux questions de santé et de vih pour les personnes LGBT. Elle poursuit son dialogue avec les associations de lutte contre le sida pour continuer à mobiliser en France l'une des populations les plus touchées par l'épidémie et pour agir en solidarité en faveur de tou-te-s les malades dans le monde.
Des policiers, des gendarmes avec un chien pénètrent soudainement dans votre classe. Ils interrompent brutalement les cours, ils intimident les personnes présentes, ils ne répondant pas aux questions légitimes devant une telle intrusion, leur faisant craindre une morsure de l'animal. Le chien est lâché dans la classe, il sent sacs et élèves terrorisés, mord dans des sacs, les élèves propriétaires des sacs concernés sont obligés de sortir, leurs sacs sont vidés sans ménagement et les poches, trousses, stylos, doublures, chaussures, etc., sont inventoriés comme pour des criminels sans aucun respect pour l'intimité de chacun, les élèves eux mêmes sont fouillés sans pudeur.
Ces pratiques d'une terrible violence psychologique se multiplient dans des lycées, des CFA, des collèges même.
La plupart des élèves victimes sont mineurs.
Leurs parents n'ont pas été mis au courant de cette « stupéfiante » intrusion.
Les jeunes élèves en ressortent humiliés, traumatisés, diminués par la peur subie. Quelle confiance pourront-ils désormais avoir dans les adultes, dans l'école ?
Il est très inquiétant que des chefs d'établissement oubliant tous leurs devoirs éducatifs se laissent aller à collaborer à de telles pratiques répressives.
Après l'irruption policière dans les établissements scolaires à la poursuite d'enfants sans papiers, l'intrusion dans les classes à la recherche du moindre gramme de haschisch, jusqu'où iront les destructeurs de l'éducation nationale pour déstabiliser l'école et briser les efforts éducatifs quotidiens du plus grand nombre des enseignants ?
La fédération des syndicats SUD éducation condamne avec fermeté la violence répressive traumatisante exercée sur des jeunes dans le cadre scolaire en les faisant passer pour des délinquants potentiels.
La fédération rappelle que l'école doit être un lieu où les élèves doivent se sentir en sécurité pour pouvoir étudier, et que, face aux questions sociales auxquelles sont confrontés les jeunes, l'éducation, le respect et la confiance peuvent seuls permettre à des jeunes de se construire et de devenir responsables.
Fichage général des élèves (et de la population), violences contre les élèves et les adultes (parents et professeurs) dans les mouvements sociaux, intimidation permanente contre les jeunes (en particulier issus de l'immigration), maintenant intimidation des élèves jusqu'en ce lieu très intime qu'est la classe !
Jour après jour se poursuit la fabrication de la peur et de la méfiance. Toute société cohérente, où chacun puisse trouver sa place, en est détruite. C'est le projet éducatif et socialement constructif même de l'Éducation nationale qui est visé.
À nous, personnels de l'Éducation nationale, élèves, parents, citoyens responsables, de nous rassembler pour dénoncer, refuser toute intrusion violente des forces de police dans les établissements scolaires.
Demain les chiens ?
Reporters sans frontières et la Burma Media Association sont indignées par le verdict prononcé le 28 novembre 2008 à l'encontre de Thet Zin et Sein Win Maung, respectivement directeur et manager de l'hebdomadaire privé aujourd'hui disparu Myanmar Nation. Ils ont été condamnés par une cour de Thingangyu (près de Rangoon) à sept ans de prison en vertu de la loi sur la presse (Printers and Publishers Registration Act), pour avoir possédé des documents jugés subversifs, notamment un texte rédigé par un rapporteur spécial des Nations unies.
"Les tribunaux birmans, bras judiciaire d'un pouvoir militaire intolérant, continuent à distribuer des peines de prison très lourdes à l'issu de parodies de procès. Dans le cas de Thet Zin et Sein Win Maung, les juges ont choisi la peine maximale prévue par la loi sur la presse. Le plus choquant est qu'aucun des journalistes, blogueurs, poètes, militants ou moines récemment condamnés n'a commis de délit défini comme tel par la loi birmane. Leur seul crime est de s'opposer pacifiquement à la junte", ont affirmé les deux organisations.
Le même jour, treize membres du groupe des Etudiants de la génération 88 ont été condamnés à six ans de prison.
Thet Zin et U Sein Win Maung ont été arrêtés le 15 février 2008 par des agents de la police et du renseignement, qui ont également fouillé les locaux du Myanmar Nation. Ils ont confisqué de nombreux documents, dont un texte du rapporteur spécial des Nations unies sur les droits de l'homme en Birmanie, Paulo Sergio Pinheiro, des vidéos des manifestations populaires d'octobre dernier et des poèmes. Les deux responsables ont été placés en détention dans les locaux du ministère de l'Intérieur, avant d'être transférés dans la prison d'Insein.
Agé de 42 ans, Thet Zin a déjà passé plusieurs années en prison. Il a crée Myanmar Nation en 2006. Depuis leur arrestation, le journal a été fermé et tous les employés se trouvent au chômage.
Min Zin, frère de Thet Zin et journaliste birman en exil, a déclaré aux deux organisations : « La plus triste des ironies est que les membres de la famille et ses amis sont finalement soulagés de savoir qu'il a été condamné à sept ans de prison par ce tribunal arbitraire de la junte, car beaucoup des autres dissidents ont reçu des peines entre 20 et 65 ans de prison au cours des dernières semaines. Notre préoccupation maintenant est le possible transfert de Thet Zin et Sein Win Maung vers des prisons éloignées où les prisonniers politiques qui ont déjà des problèmes de santé risquent de mourir derrières les barreaux en raison des conditions de détention bien pires. »
Le Printers and Publishers Registration Act de 1962 est un héritage de la dictature socialiste du général Ne Win. Il est devenu le principal instrument de censure utilisé par la junte militaire. Toutes les publications (livres, journaux, recueils de poésie, etc.) doivent être contrôlées par la censure militaire qui a le pouvoir d'interdire tout contenu "nuisible à l'idéologie de l'Etat, à la solidarité nationale et à l'ordre public". Les peines prévues vont jusqu'à sept ans de prison et l'équivalent de 5 000 euros d'amende.
Le 28 novembre 2008, le journaliste Vittorio de Filippis, ancien directeur de la publication de Libération de mai à décembre 2006, a été interpellé au petit matin, à son domicile, conduit dans un centre de détention, soumis à des fouilles au corps, avant d'être présenté à un juge du tribunal de grande instance de Paris. La raison de l'usage de méthodes aussi coercitives ? Une plainte pour diffamation contre le journal, dans laquelle la responsabilité de Vittorio de Filippis est engagée.
"Nous sommes indignés par le caractère intolérable des méthodes employées contre Vittorio de Filippis et leur nature humiliante. C'est du jamais vu en France ! Traiter un journaliste comme un criminel, et recourir à des procédés tels que la fouille au corps, est non seulement choquant mais est indigne de la justice française. Nous réclamons des excuses concernant ces procédés employés dans une affaire de diffamation, où la sanction encourue ne prévoit pas de peine de prison", a déclaré Reporters sans frontières.
"Depuis plusieurs années la situation de la liberté de la presse se dégrade en France, ce dont témoigne la 35e place occupée par l'Hexagone dans notre dernier classement mondial. La France détient le triste record européen du nombre de convocations judiciaires, mises en examen et placements en garde à vue de journalistes", a poursuivi l'organisation.
"Le 24 novembre dernier, avec Mediapart, nous avons tiré la sonnette d'alarme en organisant le "Off" des Etats généraux de la presse qui se déroulent actuellement. Ce qui vient de se passer alimente nos inquiétudes. Les journalistes sont trop souvent assimilés à des gêneurs, voire à des criminels, et le rôle essentiel joué par la presse est négligé", a conclu Reporters sans frontières.
Le 28 novembre 2008, à 6h40, le journaliste économique Vittorio de Filippis a été réveillé à son domicile par des policiers. Ceux-ci lui ont fait savoir qu'ils étaient en possession d'un mandat d'amener délivré par le tribunal de grande instance (TGI) de Paris contre lui. Il a été interpellé devant ses enfants, qui se trouvaient sous sa surveillance ce jour-là. A 7h10, le journaliste est arrivé au commissariat du Raincy, où les motifs de son interpellation lui ont été communiqués : une des nombreuses plaintes pour diffamation déposées contre le quotidien Libération par le fondateur de la société Free, Xavier Niel, après la publication d'articles de Renaud Lecadre dans les colonnes du quotidien, ainsi que dans son édition numérique.
Directeur de la publication du quotidien lors de la parution de ces textes, Vittorio de Filippis est considéré comme leur auteur principal, en vertu de l'article 42 de la loi sur la presse de 1881. A 8h30, il a été transféré au TGI de Paris, où il a été, par deux fois, soumis à une fouille au corps avant d'être présenté, à 10h40, à un juge, Muriel Josié, vice-présidente du TGI. En l'absence des avocats de Libération, le journaliste a refusé de répondre aux questions de la magistrate, qui lui a signifié sa mise en examen et a ordonné sa remise en liberté, à 11h30.
Notre camarade, Maud Bourgeais, présente dans tous les combats notamment celui des sans papiers, passe devant le juge pour avoir de nouveau refusé le prélèvement ADN.
La première fois elle avait écopé de deux mois avec sursis.
Autant dire que c'est chaud ; défendre sa liberté la conduira-t-elle en
prison ?
Jusqu'où iront ces tentatives de contrôle sur nos vies ?
Jusqu'où le supporterons nous ?
A nous d'y répondre en la soutenant par une présence massive devant le Palais d'(in)justice d'ANGERS ce lundi à partir de 13h30.
J'appelle les hommes et femmes, les parents d'élèves, les enseignants, les élus, les représentants d'associations, les responsables syndicaux d'enseignants et d'associations de parents d'élèves, toutes les personnes qui souhaitent dénoncer que la "terrorisation" et l'intimidation sont à l'opposé de toutes actions de prévention constructive en direction des collégiens.
J'appelle toutes les personnes sensibles aux questions de respect des enfants dans les établissements scolaires à se mobiliser ce vendredi 5 décembre 2008.
Cette mobilisation pour un oui à la prévention, mais pour un non à la "terrorisation" se veut dans le respect de chacun, comme une mobilisation bienveillante afin que plus jamais des enfants puissent être victimes de tels actes.
NB : Si vous ne pouvez être physiquement présent mais que vous souhaitez apporter vos réactions ou témoignages, je vous invite à les envoyer à mon adresse internet,fredspirale@yahoo.fr, mais aussi au collège à viescolairemarciac@yahoo.fr
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Lire à ce sujet, le témoignage de Zoé :
Prévention musclée au collège de Marciac
http://www.hns-info.net/spip.php ?article16278
La haute cour de Kuala-Lumpur a acquitté lundi une défenseure des droits des travailleurs migrants bien connue. Cette décision, qui intervient après plus de douze ans de procédure, a mis fin à l'une des affaires les plus longues de l'histoire judiciaire en Malaisie.
Irene Fernandez, fondatrice et directrice de l'organisation de défense des droits humains Tenaganita, a été arrêtée en 1996 pour avoir signalé dans un rapport que des migrants illégaux placés en détention souffraient de malnutrition et étaient soumis à des actes de torture.
Un tribunal de première instance a alors considéré qu'il s'agissait d'un cas de « publication malveillante de fausses nouvelles » aux termes de la Loi relative à la presse et aux publications, très restrictive.
Amnesty International a longuement fait campagne pour obtenir la libération d'Irene Fernandez, estimant qu'elle avait été prise pour cible en raison de ses activités pourtant légitimes de défenseure des droits humains.
Sept ans après son arrestation elle a été condamnée à une année d'emprisonnement, mais elle a fait appel et a obtenu une mise en liberté sous caution. Ses droits civils ont cependant été restreints. Du fait de sa condamnation, elle n'a pas été autorisée à se présenter aux élections législatives de 2004, ni à se rendre librement à l'étranger.
Irene Fernandez et son association Tenaganita ont continué d'œuvrer pour les droits des travailleurs migrants malgré les restrictions apportées aux droits civils de cette militante. Lors d'une entrevue avec des représentants d'Amnesty International à Kuala-Lumpur en août 2008, elle a parlé de l'aide à apporter aux travailleurs migrants dupés par des recruteurs ou employeurs et victimes du trafic de main d'œuvre.
En 2005, Irene Fernandez a fait partie des quatre lauréats du prestigieux prix Right Livelihood, également appelé « prix Nobel alternatif ». Durant le discours qu'elle a prononcé lors de la remise du prix en Suède, elle a déclaré :
« Dans un contexte où il n'existe pas de médias libres, de système judiciaire indépendant, de contrôle indépendant de la police et où l'État ne rend pas compte de ses actes, j'ai été déclarée coupable d'avoir publié de fausses nouvelles [...] Je suis sortie du tribunal avec le sourire car je savais que j'avais dit la vérité ; nous n'avions pas transigé sur les droits fondamentaux et la dignité des personnes. Ma condamnation a […] réveillé les consciences en Malaisie et dans le reste du monde. »
Le 24 novembre, le parquet a levé son opposition à l'appel interjeté par Irene Fernandez en raison de la découverte d'« erreurs systématiques » apparues dans les comptes rendus d'audiences.
D'après les estimations, on dénombre actuellement en Malaisie 2,6 millions de migrants, et la majorité des travailleurs immigrés sont, selon les termes du gouvernement malaisien, « des immigrés illégaux ». Au début de l'année, le vice-Premier ministre malaisien, Najib Razak, a annoncé de vastes mesures de répression pour expulser de Malaisie les migrants sans papiers, ces mesures visant les centaines de milliers de travailleurs migrants en situation irrégulière.
Au Nicaragua, on a assisté à la suite des élections municipales à un déchaînement incontrôlé de la violence entre les sympathisants de partis adverses.
Le 18 novembre, des centaines de sympathisants du Front sandiniste de libération nationale (FSLN) et du Parti libéral constitutionnaliste (PLC), dans l'opposition, se sont affrontés dans les rues de Managua. Ils ont utilisé des bâtons, des pierres, des mortiers artisanaux, des fusils et des machettes. De nombreuses personnes ont été blessées, mais on ne dispose pas de chiffres officiels concernant le nombre de victimes.
Le PLC a refusé d'accepter les résultats publiés jusqu'à maintenant, qui attribuent la majorité des sièges municipaux au FSLN, y compris le poste de maire de Managua. Les affrontements ont été attisés par des accusations de fraude électorale.
« Les partis politiques doivent condamner plus fermement les actes de violence de leurs sympathisants et chercher une solution négociée aux différends électoraux, a déclaré Kerrie Howard, directrice adjointe du programme Amériques d'Amnesty International. Le parti du gouvernement, du fait qu'il se doit de protéger ses citoyens, a une responsabilité particulière : il faut qu'il lance un appel au calme, notamment auprès de ses propres sympathisants. »
Au cours des jours qui ont précédé les élections du 9 novembre, des actes de violence sporadiques impliquant des sympathisants des deux principaux partis politiques du pays ont secoué la capitale, Managua, ainsi que d'autres villes.
Les tensions étaient déjà très vives avant les élections, en partie en raison du refus du gouvernement d'autoriser la présence d'observateurs locaux et internationaux pour ce scrutin.
Des journalistes ayant couvert ces événements ont également été pris pour cibles. Selon des informations transmises par les médias, au moins 20 journalistes ont été agressés, et cinq stations de radio indépendantes ont été attaquées.
« La presse devrait pouvoir rendre compte des élections sans craindre de représailles. Elle ne doit pas être prise pour cible dans ce contexte difficile de violence politique, a ajouté Kerrie Howard.
« La crédibilité du gouvernement est en jeu : les personnes au pouvoir et ceux qui les soutiennent doivent garder présente à l'esprit l'obligation qu'ils ont de respecter le principe de primauté de la loi et les droits humains, et faire en conséquence le nécessaire pour éviter toute escalade de la violence. »
La cour d'appel d'Alger a confirmé le 25 novembre la condamnation d'un avocat bien connu spécialisé dans la défense des droits humains. Amine Sidhoum a été déclaré coupable en avril 2008 d'avoir jeté le discrédit sur la justice algérienne.
La cour d'appel a confirmé la peine de six mois d'emprisonnement avec sursis et l'amende de 20 000 dinars (230 euros environ) qui lui avaient été imposées en première instance.
La condamnation est liée à un article de journal paru en 2004, selon lequel Amine Sidhoum avait déclaré que l'un de ses clients avait passé trente mois en détention sans jugement à la suite d'une « décision arbitraire ». Amine Sidhoum affirme qu'il a en réalité parlé d'une « détention arbitraire ».
Amnesty International a condamné la décision de la cour d'appel et exprimé la crainte que le procès intenté à l'avocat ne soit motivé par des considérations politiques.
« La décision de la cour d'appel est un obstacle à la poursuite des activités professionnelles d'Amine Sidhoum en tant qu'avocat impliqué dans la protection des droits humains et la lutte contre l'impunité, a déclaré Diana Eltahawy, chercheuse sur l'Afrique du Nord à Amnesty International. Pour l'organisation, cette affaire s'inscrit dans un vaste ensemble de manœuvres de harcèlement exercées par les autorités algériennes contre les défenseurs des droits humains. »
Amine Sidhoum a assuré la défense de plusieurs personnes poursuivies dans des affaires liées au terrorisme. Il a dénoncé les violations des droits humains dont font l'objet les suspects dans ces affaires, soulignant en particulier le fait qu'ils étaient systématiquement détenus au secret dans des lieux non révélés, qu'ils étaient soumis à la torture et à d'autres mauvais traitements, qu'ils étaient privés des droits qui auraient dû être les leurs dans le cadre d'un procès équitable, et que les autorités judiciaires n'enquêtaient jamais sur les allégations de torture et de mauvais traitements.
L'avocat a conseillé des militants qui œuvrent en faveur du droit à la vérité et à la justice des proches des milliers de personnes victimes d'une disparition forcée aux mains des forces de sécurité pendant le conflit interne des années 1990, dont on ignore toujours le sort.
Ce n'est pas la première fois qu'Amine Sidhoum fait l'objet de harcèlement judiciaire. En août 2006, lui et sa consœur Hassiba Boumerdesi avaient été accusés, au titre de lois régissant l'organisation et la sécurité carcérales, d'avoir remis des objets interdits à des détenus. Il était reproché en particulier à Amine Sidhoum d'avoir donné plusieurs de ses cartes de visite à l'un de ses clients placé en détention. Les deux avocats avaient été acquittés par un tribunal d'Alger en mars 2007.
Après la décision de la cour d'appel, Amine Sidhoum a réaffirmé à Amnesty International qu'il était déterminé à poursuivre son travail de défense des droits humains malgré les persécutions dont il fait l'objet. Lors de l'audience du 12 novembre, le bâtonnier du barreau d'Alger a souligné qu'Amine Sidhoum n'avait pas commis de faute professionnelle et qu'il pourrait continuer à exercer sa profession même s'il était condamné. Amnesty International craint cependant que cette condamnation n'ait des conséquences négatives sur les activités professionnelles de l'avocat, qui pourrait se voir interdire de voyager.
« La décision de la cour porte le message que les avocats et les autres personnes qui dénoncent les violations des droits humains seront sanctionnés, et Amnesty International le déplore, a déclaré Diana Eltahawy. Un climat dans lequel peut s'instaurer le débat public est nécessaire, en particulier dans les mois qui vont précéder l'élection présidentielle d'avril 2009, durant lesquels la situation des droits humains en Algérie et les engagements du pays dans ce domaine doivent pouvoir être débattus sans crainte de persécution », a-t-elle ajouté.
Ces dernières années, le gouvernement algérien a durci les lois sur la liberté d'expression. Les modifications apportées au Code pénal depuis 2001 ont rendu plus difficile le travail des journalistes et des défenseurs des droits humains. Par ailleurs, des mesures d'amnistie ont été adoptées qui rendent passibles de poursuites pénales les personnes qui critiquent publiquement la conduite d'agents de l'État responsables de violations des droits humains durant le conflit interne des années 1990.
Amnesty International a fait part à de multiples reprises de sa préoccupation quant à l'utilisation des procès en diffamation contre ceux qui critiquent les autorités ou leur politique, tels que les avocats spécialisés dans les droits humains, comme Amine Sidhoum, et les journalistes travaillant pour les médias privés.
Des modifications à la Constitution adoptées le 13 novembre ont supprimé la limite de deux mandats présidentiels, ce qui va permettre à Abdelaziz Bouteflika, au pouvoir depuis 1999, de se représenter une nouvelle fois.
Aventures et mésaventures du droit, médiatiquement rentable, à l'ignorance.
- Les journalismes
Les pressions actuelles pour nous faire rentrer dans le rang sont énormes.
Depuis l'annonce de notre mouvement nous avons tout entendu « Quelle honte ! » « des médecins qui comptent leurs heures ! » « Les docteurs ne sont pas des OS » « les urgentistes sont des privilégies et ne sont jamais contents » etc. Certains chefs de service font actuellement pression sur les urgentistes pour qu'ils restent de « bon petit soldat » et qu'ils ne participent pas au mouvement : « compter ses heures c'est mal !! ».
Dernière "menace" à peine voilée la lettre adressée le 24 novembre par la DHOS aux établissements. Ce qui est pathétique dans cette lettre c'est qu'elle signée par la conseillere DHOS (Mme D'AUTUME) qui avait justement en charge de mettre en application le protocole d'accord de février 2008 (protocole qui est resté lettre morte !)
Pourtant notre démarche n'a pour but que de clarifier cette problématique. Sur le terrain la cacophonie règne ! 48 heures Max pour certains, 48 heures minimum pour d'autres, demi-journée = 60 heures pour les autres, demi-journée à concurrence de 48 heures pour quelques-uns, demande de reprise sur salaire pour service "non fait" quand l'urgentissime n'a fait « que » 44 heures par semaine temps additionnel , fait , puis finalement non payé, CET rémunéré partiellement etc. ...
Mais le plus grave est à venir. S'engouffrant dans cette brèche les administrations, étranglées financièrement, voient dans ce flou une opportunité pour proposer de nouvelles mesures d'économie.
La MEAH donne ainsi un outil aux directions montrant qu'en basculant une structure d'urgence d'un décompte continu en demi-journée l'hôpital gagne 26%. C'est donc bien le projet 10 demi-journées= 60 heures qui nous attend ! (Et à venir le temps inactif de garde)
Nous sommes donc retournés voir la DHOS il y a 1 semaine (Patrick pelloux, Regis garrigue, Bruno faggianelli).
Malgré 6 semaines de grève en début d'année, la DHOS nous a demandé "pourquoi on venait !!!"
Nous avons réaffirmé que si rien n'est fait rapidement l'avenir des urgentistes sera 60 heures minimum sur le terrain, des effectifs sur place réduit par le biais des mutualisations (1+1=1), et malgré cette dégradation des conditions de travail pas de possibilité de refus des patients et ce quelque soit le taux de remplissage de la structure hospitalière ( n'importe quel autre service de l'hôpital qui a rempli ses lits ferme ses portes).
Quel avenir alors pour les 4 ou 5000 urgentistes français ?
Comment imaginer un système pérenne dans de telles conditions de travail. Pourtant nous constituons le dernier socle de sécurité pour les patients et chaque jour nous voyons les risque réels pour la population de cette logique de réduction de moyens.
Nous avons pris acte de la tétanisation de la DHOS qui pour chaque mot doit demander l'autorisation du directeur de cabinet du ministre