Les lycéens sont dans la rue....
Qu'attendons-nous?
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Les lycéens sont dans la rue....
Qu'attendons-nous?
A l'initiative des
étudiants mobilisés de l'Université Paul Valéry à Montpellier une
pétition nationale contre la répression des mouvements sociaux a été
crée.
Voici le texte de la pétition :
PÉTITION NATIONALE CONTRE LA RÉPRESSION DES MOUVEMENTS SOCIAUX.
Nous,
étudiants, enseignants, personnels des universités, employés, chômeurs,
fonctionnaires et autres citoyens de la République Française refusons
le recours aux forces de l'ordre en réponse aux mouvements sociaux. De
plus en plus l'usage de la force devient l'unique réponse de toute
manifestation pacifique, nous refusons cet état de fait. La répression
n'est pas une réponse aux inquiétudes de la population. Nous demandons
l'arrêt immédiat de toute forme de répression envers les mouvements
sociaux. Nous demandons l'arrêt des poursuites contre les personnes
interpellées pendant les mouvements sociaux et la démission de
l'ensemble des présidents des universités ayant favorisé la répression
du mouvement social contre la loi LRU.
L'Etat est constitué par sa population, refusons d'être l'instrument d'un état répressif où la contestation est systématiquement condamnée.
Vous pouvez signer la pétition directement en envoyant vos coordonnées à cette adresse : [stop.repression@gmail.com]
Pour signer la pétition envoyez :
- Nom
- Prénom
- Domiciliation
- Statut (Emploi)
- Filière
Montpell
AG commune personnel/étudiant 12h00 Amphi 5 ce jeudi 24 janvier
suivie de la manifestation nationale de toute la fonction public (profitez-en tant qu'elle existe!) 14h30 Porte de Paris
AG commune personnels/étudiants MARDI 29 JANVIER à 12H00 Amphi A pour discuter des suites du mouvement
Manifestation de l'enseignement supérieur contre la mort de l'université SAMEDI 9 FÉVRIER
La lutte continue...
Aux questions:
Pour la suspension immédiate de la loi LRU
Pour l'application immédiate de la loi LRU
Le personnel de Lille3 (pôle de Villeneuve d'Ascq et de Tourcoing) à voté à 89,59% pour la suspension immédiate avec un taux de participation de 29,18%
C'est à nous tous de nous en servir pour que cette position claire de la communauté universitaire de Lille3 soit prise en compte!
La lutte continue...
- Parce qu’il incarne la dérive
sécuritaire (augmentation des
forces de
police et des moyens militaires), liberticide (utilisation de plus en
plus
systématique de la vidéo-surveillance et du fichage policier) et
autocratique (dictature du marché et inéluctabilité de la
mondialisation
économique) du système capitaliste libéral.
- Parce qu’il asservit les médias pour mettre en avant sa personne
(son
omniprésence dans les médias et sa collusion affichée avec les
magnats de
la presse), transformer la scène politique en scène people (ses
frasques
avec Cécilia et Carla Bruni) et faire accepter
l’hyperprésidentialisation
(son autoritarisme et son omniprésence aux dépens de ses ministres)
du
pouvoir.
- Parce qu’il prétend faire diminuer le chômage en radiant les
chômeurs de
l’ANPE (changement des critères, obligation d’accepter n’importe
quel
travail, fusion de l’ANPE avec les Assedic).
- Parce que son action au ministère de l’Intérieur a prouvé que
son credo
répressif "porte en lui la guerre comme les nuées portent l’orage"
(émeutes en banlieue)
- Parce qu’il incarne cette droite dure et décomplexée qui estime
que la
rue - c’est à dire le peuple - n’a pas droit de cité
(indifférence
vis-à-vis des milliers de manifestants contre sa politique).
- Parce qu’il ne respecte pas la volonté du peuple (adoption sans
référendum du traité européen qui avait été auparavant refusé
par une
majorité nette de la population française).
- Parce qu’il appartient à cette avant-garde ultra-libérale qui
pense
qu’il suffit de tout brader aux entreprises pour que l’Etat se
relève de
sa décrépitude (privatisation des secteurs publics).
- Parce qu’il porte en lui cette xénophobie bon-teint qui pousse à
fermer
les frontières, à expulser à tout-va les étrangers, à criminaliser
les
sans-papiers (lois sur l’immigration).
- Parce qu’il incarne ces eugénistes qui en d’autres temps plus
obscurs
justifiaient l’utilisation de la génétique au nom d’un "Bien
Commun"
teinté d’élitisme (tests ADN pour les candidats au regroupement
familial,
allusion à l’origine génétique de la délinquance ou de la
dépression).
- Parce qu’il soulève volontairement partout où il se rend la
polémique
dans des discours verbeux empreints de colonialisme (discours de Dakar,
d’Alger et du Caire).
- Parce qu’il met l’enseignement public au service de son idéal
mercantile
et consumériste (loi d’automie des universités et réforme des
lycées à
venir).
- Parce qu’il remet en cause la séparation des pouvoirs en mettant
le
pouvoir judiciaire (suppression des tribunaux et réforme de la carte
judiciaire) et le pouvoir législatif (intervention présidentielle au
Parlement) à sa botte.
- Parce qu’il porte gravement atteinte à l’image de la France à
travers le
monde (atteinte aux droits de l’homme et fermeture des frontières,
atlantisme/pro-américanisme notoire, discours néo-colonialistes,
credo
ultra-libéral...)
- Parce qu’il est temps qu’on dise clairement que la majorité des
gens qui
ont voté pour lui est largement inférieure à la majorité
mécontente de ses
politiques libérales : il a abusé le peuple et lui a menti sur ses
engagements !
POUR TOUTES CES RAISONS, NOUS APPELONS a un RASSEMBLEMENT
OSTENsIBLEMENT
HOSTILE ET BRUYANT à sa venue LE VENDREDI 11 JANVIER dès 10H PORTE DE
PARIS pour REJOINDRE ensuite LA PLACE DE LA REPUBLIQUE pour le huer
devant
la PREFECTURE
LE JEUDI 10 JANVIER – 17H – Amphi 1 Bât B
RENCONTRE–DÉBAT
présentée par Giorgio Passerone
POLITIQUE DE L’ACTE DE CRÉATION
une constellation de textes et d’images d’après l’Abécédaire
de Gilles Deleuze.
Le blocage est reconduit! (vous pouvez apporter des précisions quant au nombres de voix dans les commentaires)
A savoir que l'administration s'est engagé à ce que la semaine soit banalisée: elle assure que les examens (contrôle continus ou terminaux) n'auront pas lieux et que le calendrier sera aménagé en fonction (une semaine de plus + le calendrier décalé).
PROCHAINE AG LE JEUDI 20 DÉCEMBRE à 10h30
Source [slu.lille3.free.fr]
Communiqué du 14 décembre 2007 à midi.
Nous condamnons l'appel injustifié aux forces de l'ordre en violation de la tradition de franchise universitaire, appel qui ne peut qu'exacerber les tensions au sein de l'université.
Nous constatons que des violences gratuites ont été perpétrées sur des étudiants et des enseignants, hier et ce matin même.
Nous exigeons le départ immédiat et sans condition des forces de l'ordre présentes sur le campus.
Tant que les forces de l'ordre sont présentes, nous appelons les collègues à exercer leur droit de retrait (ce qui signifie en particulier pour les enseignants le droit de ne pas faire cours), compte tenu de l'impossibilité de remplir nos missions dans ces conditions.
Nous appelons à l'organisation d'un débat avec l'ensemble des personnels sur la loi LRU et la politique de l'enseignement supérieur en France, suivi d'un vote. Nous invitons tous les collègues conscients des dangers de la loi à mener avec nous des actions en concertation avec les mouvements nationaux, pour sensibiliser l'opinion publique et ouvrir ce débat.
Si vous voulez des renseignement sur ce qui s'est passé hier à Lille3, n'hésitez à vous rendre sur Indymédia.
A savoir, le conseil d'administration qui devait voter le budget s'est transformé en AG décisionnelle: vote à l'unanimité moins Mr Dupas qui ne s'est pas prononcé pour le renvoi des forces de l'ordre immédiatement et sans conditions!
Après nous avoir fait croire que les CRS allaient nous délogés, il les a finallement fait partir.
Une AG a eu lieu dans l'après-midi où nous avons appris que le président s'engagerait à respecter les décisions et le vote de la prochaine AG: Lundi 10H30 Amphi A et ne de pas faire tenir de cours si le blocage serait maintenu. Dans tout les cas, il s'engage à ce que les contrôle continus n'aient pas lieu la dernière semaine mais après les vacances en décalant le calendrier universitaire d'une semaine. Il s'engage enfin à faire revenir progressivement les étudiants et les professeurs sur une semaine afin qu'ils reprennent contact, en usant de tous les moyens dont il dispose mais pas dans la précipitation, afin que tous soient prévenus!
N'hésitez à lire ses communiqués très croustillants!
A savoir, les modifications du calendrier universitaire et des dates de rentrée des notes n'appartient qu'au bon vouloir de l'université! Vous en avez enfin la preuve...
Venez nombreux vous exprimez sur les moyens d'actions pour obtenir l'abrogation voire la non application de la LRU en toute connaissance de cause!
LUNDI 17 DECEMBRE 10h00 AMPHI EDF (A)
MARDI 18 DECEMBRE A 14H30 AMPHI A
grand débat de fond sur l'avenir de l'université et sur les enjeux de la LRU
Avec la participation d'enseignants-chercheurs, du collectif "Sauvons L'Université", du secrétaire général du SNESUP (le débat suivra sa conférence prévue à 12h00) et d'autres intervenants de la communauté universitaire
Venez vous faire votre opinion par vous même!!!
Alain Badiou
Né en 1937, Alain Badiou est l'un
des plus grands noms de la philosophie mondiale. Enseignant à l'ENS de
la rue d'Ulm, il est l'auteur de classiques comme «Théorie du sujet» ou
«l'Etre et l'Evénement».
Nouvel
Observateur. - Vous allez jusqu'à opérer une analogie entre sarkozysme
et pétainisme. Qu'est-ce qui permet, selon vous, ce rapprochement
historique pour le moins audacieux ?
A.
Badiou. - Il n'y a pas de ressemblance au sens strict, mais un esprit
commun. J'appelle «pétainisme» une forme particulière de la réaction
française, qui existe au fond depuis 1815. Premier trait : présenter une politique capitularde comme une régénération nationale.
La «rupture», c'est quoi ? Le démantèlement des acquis sociaux, le fait
que les riches paient moins d'impôts, qu'on privatise de façon rampante
l'université, qu'on donne les coudées franches aux affairistes. Cette façon de déguiser une soumission au capitalisme mondialisé en révolution nationale relève en soi du «pétainisme»,
au sens formel. Deuxième trait : une répression administrative très
dure, visant des groupes tenus pour étrangers à la société «normale».
Il ne faut tout de même pas oublier que la dernière élection s'est
gagnée sur la capacité à capter les électeurs du FN. Créer des
suspects, les Africains, ou les musulmans, ou les jeunes des banlieues,
figures nébuleuses à réprimer et à surveiller, est une activité
essentielle du nouveau pouvoir, loin d'être seulement son ornement
extérieur.
N. O. - Vous
évoquez aussi un retour à l'esprit du XIX«siècle, décrivant des
capitalistes décomplexés, animés par l'idée que les pauvres sont des
paresseux, les Africains, des arriérés....
A..
Badiou. - Il s'agit d'un phénomène mondial, pas simplement français..
La cause majeure, c'est bien sûr l'effondrement provisoire de
l'hypothèse communiste. Tant que celle-ci vivait, les dominants étaient
obligés de négocier âprement leur pouvoir, parce qu'une autre voie
existait, et qu'une conviction populaire et intellectuelle la soutenait
massivement. Maintenant, la bourgeoisie est dans le lâche soulagement :
l'«idée» est discréditée, les Etats communistes sont eux-mêmes devenus
capitalistes. Le capitalisme peut à nouveau se présenter comme la
solution indépassable, et l'argent être réintroduit comme valeur. Sarkozy est l'homme de tout
ça. L'«homme de la situation». Au fond, c'est le premier vrai poststalinien français. (Rires.)
N.
O. - Autre marqueur idéologique du sarkozysme : le ralliement à un
système américain pourtant lui-même largement décomposé... Comment
l'interprétez-vous ?
A.
Badiou. - Je pense qu'il était extrêmement important pour Sarkozy de
montrer rapidement que le gaullisme était mort. D'où son positionnement
rapide en chouchou de Bush. Mes amis américains sont horrifiés, à vrai
dire. La France reste un mythe là-bas. Ce que vous ne comprenez pas,
leur dis-je, c'est à quel point la France est profondément réactionnaire en ses tréfonds. Le Front populaire a tout de même débouché sur Pétain. Mai-68, sur une Chambre des Députés bleu horizon. Si vous la prenez dans sa masse, elle est assez horrible, la France. Attention, c'est un patriote français qui dit ça. Quelqu'un de très attaché a ce
pays.
N. O. - C'est-à-dire ?
A.
Badiou. - Deux choses m'y rattachent profondément. La grande tradition
du rationalisme français bien sûr, de Descartes à Lacan, en passant par
les Lumières.. Et puis, une poignée de gens, dont la Résistance offre
l'image absolue. Au bout du compte, la France a toujours été sauvée par les acrobaties d'un tout petit nombre. C'est sur celui-ci qu'on doit continuer à miser.
MARDI 18 DECEMBRE A 12H00 AMPHI A
grand débat de fond sur l'avenir de l'université et sur les enjeux de la LRU
Venez vous faire votre opinion par vous même!!!
Alice Verstraeten enseigne à l'université de Lyon II.
Bonjour à tous, Ma fac (Lyon II) s'enfonce tous les jours un peu plus
dans le mépris des étudiants et dans un logique policière qui
m'inquiète profondément., Les médias ne nous suivent pas, ne
relayent rien, s'auto censurent ou se font censurer., Tout a commencé avec la
Loi Pécresse de réforme des Universités, signée dans la précipitation
cet été par le président de la fac, Monsieur Journès.Certains
étudiants et enseignants s'opposent à cette loi., Les étudiants ont
choisi le blocage de l'Université comme mode d'action. On peut être
pour ou contre, je ne suis pas sûre que ce choix ai rendu service aux
manifestants et à leur image mais aujourd'hui, à la limite, peu
importe. On a, pour l'instant, dépassé ce débat., Depuis quelques
jours, le président de l'Université a fait appel aux "forces de
l'ordre": des vigiles privés, très jeunes, non asermentés,
arrogants et dépassés par les événements, patrouillent dans la fac avec au
bras un brassard orange marqué "sécurité". Ils apostrophent tout le monde,
tutoient tout le monde, et nous demandent de justifier de notre
présence dans l'Université en montrant notre carte "cumul" (une carte
magnétique d'étudiant ou d'enseignant qui sert aussi de carte de
bibliothèque et de carte... de paiement dans l'enceinte de la fac... ce
qui, en soit, ne me plaît déjà pas beaucoup)., Il semble bon de
rappeler qu'une Université est, selon la loi, un "établissement
public à vocation scientifique et culturelle"..., Les étudiants qui
manifestaient scandaient à l'encontre des vigiles, hier matin:
"Voyous, racailles." Car certains d'entre eux s'amusent à retenir les
étudiantes pour les draguer, d'autres en sont venus aux mains avec des
étudiants de leur âge, une étudiante a été "étranglée" avec son
écharpe pour qu'elle dégage un passage., A l'entrée principale du
campus de Bron, et rue Chevreul sur lle campus des quais du Rhône,
dès 7h30 le matin, tous les jours, les CRS arrivent pour déloger les
étudiants qui protestent. 9 cars de CRS devant le campus de Bron,
9cars de CRS devant le campus des quais de Rhône. Ils
sont, régulièrement, soutenus par la gendarmerie mobile. J'étais là, hier
matin. Deux de mes étudiantes m'avaient dit avoir été "molestées" par
les CRS la veille et voulaient que j'en sois témoin. Eh bien oui,
ils les plaquent au sol, les jettent plus loin, les matraquent dans le
ventre et sur la tête., Sur les quais, hier, deux leaders syndicaux
étudiants (un de Lyon 2, l'autre de Lyon 3) ont été désignés du doigt
par des policiers en civil avant d'être poursuivis dans une rue
adjacente par les CRS. Ce qui signifie, nous sommes d'accord, qu'un
travail préalable "d'information" a été effectué et que ces
arrestations sont ciblées pour détruire les mouvements syndicaux.
Les deux hommes sont en garde-à-vue et devraient être déférés à la Justice
aujourd'hui même (donc: il existe désormais des comparutions
immédiates pour les manifestants, vous serez prévenus). Dans un communiqué
odieux et mensonger, la présidence de la fac dit qu'ils sont "extérieurs à
l'Université" et que ces arrestations sont survenues après des
troubles. Il n'y a pas eu de troubles autres que la manifestation
pacifique, nous sommes plusieurs enseigants à en être témoins. Un
étudiant a été blessé et, une fois aux Urgences, a hérité de douze
points de suture sur le crâne. Des étudiants ont été mis en joue au
flashball. Des policiers en civils sont toujours là, dont un homme
sur mon campus: de "type méditerrannéen", il porte une grosse
doudoune noire, un talkie walkie dans une poche, un appareil photo dans
l'autre. Lui et ses camarades filment longuement les manifestants.
S'ils ont effectivement été convoqués par le président de l'Université
dans le seul but de permettre aux étudiants qui veulent suivre les
cours d'entrer dans la fac, pourquoi filment-ils? Doit-on ajouter la
DGSE à la liste des membres du personnel de l'université? De notre
côté, enseignants ou étudiants, ils nous empêchent un maximum de
filmer. Ce qui siginifie que les images disponibles sur youtube et sur
dailymotion ne sont pas à la hauteur de la réalité. Face à cette
situation, plusieurs enseignants, dont je suis, ont refusé de faire
cours. Je refuse d'entrer dans une fac investie de forces de police, de
gendarmerie et de vigiles privés non asermentés. Je refuse de
montrer des papiers d'identité pour me rendre sur mon lieu de travail.
Je refuse de me faire bousculer par des CRS. Je refuse de me faire
tutoyer avec mépris par des individus que je ne connais pas. Je refuse
d'entendre un vigile insulter un de mes collègues (pourtant munis du
sac en cuir typique de l'enseignant, pourtant plus honorable que moi
dans l'allure avec ses cheveux blancs) en lui disant "J'vais t'fumer
toi, j'vais t'fumer.", Nous ne sommes pas, que je sache, dans un
état policier. Ou alors il faut nous le dire clairement, parce que cela
signifie que les règles du jeu ont changé. Je croyais que l'on avait le
droit de grève dans notre pays. Je crois que ce qui m'inquiète le
plus, c'est de recevoir des communiqués de la Présidence affirmant que
la situation est désormais "normale".
SI CETTE SITUATION EST NORMALE, JE DÉMISSIONNE!
D'autre part, pour permettre l'action des ces policiers, militaires et vigiles,
toutes les sorties de sécurité sont bloquées. Certains enseignants et
étudiants s'obstinent à faire cours dans une ambiance délétère et dangereuse.
Ce qu'ils risquent purement et simplement, en cas d'incendie, c'est de
brûler vifs dans des locaux qui sont déjà vétustes. Je joins à ce message la "Lettre
ouverte à la présidence de Lyon 2" rédigée par des enseignants (datée
d'avant hier 5 décembre et déjà dépassée par les événements d'hier),
ainsi que le dernier message de la présidence elle-même (Nous n'avons pas pu le reproduire), pour que
vous puissiez juger vous-même de la mauvaise foi, du mépris et des ronds
de jambe du langage qui se banalisent dans notre environnement politique
et médiatique.
Ce message est, bien sûr, à faire passer si vous en ressentez le besoin.
Alice Verstraeten
Depuis l’origine du mouvement étudiant, le président de Lille3 monsieur Dupas s’est montré non seulement hostile à notre mobilisation, mais a également agi à de nombreuses reprises pour contrevenir à notre liberté d’expression. Remettant en cause les décisions de nos AG, même alors qu’elles recevaient l’aval de 1000 personnes, il a communiqué de façon unilatérale et autocratique à travers l’accueil du site de l’université. Ses communiqués non argumentés et médisants à l’égard d’un mouvement qu’il n’a pas jugé utile de comprendre, n’ont jamais donné lieu à un droit de réponse et n’ont jamais cédé la place aux démentis exprimés par des comités d’enseignants ou de personnels. Bien au delà, le vote de ces derniers, approuvé en AG, n’ont jamais été autorisés dans les faits. Sa seule intervention en AG a fait l’objet d’un discours pauvre en arguments dont la seule rhétorique à été d’insulter les étudiants mobilisés de menteurs, avant qu’il ne quitte la salle sans écouter les contradictions que sa prise de parole pouvaient susciter. Lui qui prétend résoudre une situation qu’il juge anormale et remet en cause la démocratie dans nos AG, fait appel à des CRS pour violer l’espace de notre université qui ne devrait être réservé qu’à la diffusion du savoir et à l’expression libre des opinions. Il contrevient ainsi, au même titre que nos gouvernements, aux articles 19, 20 et 26 de la déclaration universelle des droits de l’homme, abuse de sa situation pour s’ériger en potentat et provoque de ce fait une "situation qui démoralise et désoriente l’ensemble de la communauté universitaire". Son intolérance et son incompréhension, son mépris pour l’expression libre et pour la souveraineté du vote font de lui un individu associé au chaos social qui nous touche tous. De ce fait, il est légitime de faire pression pour demander sa démission.
Au cours de l’intervention policière qui a commencé à 17h et s’est poursuivi dans tous le quartier Pont-de-Bois les heures suivantes, il y a eu des arrestations et des contrôles, mais il a été aussi question de l’usage du taser. Si cette info s’avère véridique, il serait indispensable que les éventuels témoins ou la victime elle-même (ainsi que les proches des personnes arrêtées) prennent contact avec la commission juridique de notre mouvement. Actuellement, un camion de CRS stationne au niveau du PC Sécurité de la fac pour parer à un éventuel retour de nos militants. Demain la présence de tous ceux qui se veulent objecteurs de conscience est désirée dés les premières heures de la journée.
La vidéo du déblocage de Lille3 disponible ici
Au vu des récents événements il y aura certainement une AG demain...
De toute façon, la communauté universitaire de Lille3 ne se laissera pas faire par les agissements d'un président incompétent!
Venez nombreux montrer votre désaccord!
Demain au petit matin, à l'heure du déjeuner et du casse-croûte
RÉAGISSEZ!!!
[mjcf.pevele-melantois.over-blog.fr]
Le président a décidé le recours à la force pour déloger les grévistes, en profitant de leur absence à la manif cette après-midi pour envoyer les CRS. On compte déjà 3 arrestations. Les forces de l'ordre sont intervenues jusque dans la B.U. pour empêcher les gens de s'y réfugier. Recours à la lacrymo etc.
Quelques grévistes ont décidés de se rapatrier sur Lille 1 aux alentours de 19h pour échanger et discuter de comment réagir face au recours à la milice pour nous déloger. Je (le modérateur du blog) suis arrivé à la fin de la réunion réunissant environ 50 personnes. Les 3 personnes interpelées sont ressorties très rapidement, elles ont juste été emmenées pour "contrôle d'identité".
Apparemment il y avait bien une douzaine de cars au moment de l'intervention et assez de flics pour faire un cordon humain sur tout le forum obligeant au repli en dehors du campus. D'après pas mal de témoins c'était vraiment "la guerre" avec évacuation de force de la B.U., lacrymo et coups de matraques pour tout le monde.
Bref, la conclusion de la petite entrevue de début de soirée c'est {{un rendez-vous 7 heures demain pour le plus gros piquet de grève possible}}. Comme le campus sera à coup sûr une fourmilière de flics, l'objectif est d'interpeler les gens avec tracts, slogans, banderoles, tags (prends tes bombes de peinture et ta carte d'identité) pour qu'ils refusent de rentrer en cours et de cautionner l'état avancé de militarisation du campus (en effet Dupas annonce dès demain une reprise des cours... il a pas peur!).
Bref, matérialiser notre indignation avec les moyens dont on disposera étant donné qu'en face et dès cette nuit (infos vérifiée par l'envoie d'"éclaireurs") une douzaine de cars sont d'ors et déjà planqués dans le parking souterain pour (tenter de) casser la grève de manière définitive.
9h30: grand débat-table ronde sur le thème "l'université de demain" en présence d'étudiants et de personnels enseignants.
RDV dans l'amphi EDF.
14h30: la commission culture et la commission ciné, dans le cadre du cycle alternatif sur les médias proposent 3 films faits maison sur l'historique du mouvement à Lille 3 et un peu d'autodérision.
RDV dans le hall du Bat B.
GRAND DéBAT
VENDREDI 14 DéCEMBRE 9h30 AMPHI EDF (hall du bât B)
VENEZ NOMBREUX
N'HéSITEZ PAS à FAIRE CIRCULER L'INFORMATION!!!
Chers amis,
Ce blog a été crée pour permettre au plus grand nombre de s'informer sur la loi LRU et sur la mobilisation des étudiants à Lille3 et au niveau national.
Il se trouve qu'à l'heure actuelle Lille3 possède enfin un forum plus clair (dont l'adresse est mis ci-contre) qui pour des raisons logistiques et même pratique permet de se tenir au courant en temps réel.
Afin de permettre à se forum de s'émanciper et à l'information de continuer à circuler, je vous invite à le rejoindre. En effet, aujourd'hui nous disposons d'une large plateforme sur le Net, et il serait dommage que nous ne formions pas une unité...
C'est pour cela que Minilux décide de fermer ce blog!
Néanmoins, les grands rendez-vous, les résultats du vote et autres événements importants seront diffusés le plus rapidement; les messages seront laissés pour vous permettre de vous informer plus complètement.
A bientôt sur [antilru-lille.forum-actif.net]
Débat sur la LRU et la mobilisation actuelle
VENDREDI 14 décembre à 10H00
suivit d'une AG dans l'après-midi
Appel à tous ceux qui veulent intervenir à se manifester à l'AG du mercredi 12 décembre ou sur ce blog (commentaire)
Cher(e)s ami(e)s,
Depuis le début du mouvement étudiant contre la loi sur l’autonomie des
universités, et le blocage d’une quarantaine d’universités au plus fort du
mouvement fin Novembre, les médias vous mentent et encore plus aujourd’hui.
Mensonges par omission : chaque jour, des assemblées, générales, des
manifestations, des réunions, des conférences ont lieu. Pas un mot dans les
médias. Dans de nombreuses facs des enseignants et personnels sont soit en
grève, soit dans les assemblées générales, rédigent des motions, pas un mot dans
les médias dont la ligne officielle est : le corps enseignant est pour la
réforme (ceci n’est que la position de la conférence des présidents
d’université, dès le début acquise à la nouvelle loi, et d’une partie des
enseignants). Dans ma fac, plus de 80% des étudiants se sont prononcés à
plusieurs reprises pour l’abrogation de la loi, même s’ils n’adhèrent pas aux
méthodes du mouvement notamment le blocage. Pas un mot non plus dans les médias
locaux.
le 10 Décembre les AG de lille-3, Lille 1 et de nombreuses autres en france ont
reconduit les blocages pour une semaine.
Concernant la répression, réelle, les images télés (lorsqu'il y en laissent
entendre que lesbagarres de fin de manifs sont liées aux traditionnels «
débordements ». Or,avant même que des incidents se produisent (cela s’est passé
en tous les cas de cette façon plusieurs fois à Lille), les Crs utilisent le
matraquage, le gazage,la charge comme moyen « normal » de dispersion, dès
l'arrivée de la fin du cortège. Ceci peut également être suivi d’arrestations
ciblées (et de lourdescondamnations). A Nantes, un lycéen de 17 ans a perdu un
œil, suite à une décharge de flash ball.
Mensonges par déformation : les rares nouvelles qui sont données ne le sont que
pour faire était d’un « essoufflement », d’une « reprise », etc. Or, si le
mouvement, objectivement, peine à s’élargir depuis le début, il ne se résigne
pas non plus à mourir, loin de là (mais rappelez-vous, c’était le même
traitement pour les transports le mois dernier). Dans certaines villes comme
Amiens, où les cours avaient repris, de nouveaux votes ont re-bloqué, avant que
les autorités ne ferment les facs. Et il y a de nombreux cas identiques.
De même les interviews, radio-trottoirs etc. donnent systématiquement la parole
aux « non-bloqueurs » comme aux « usagers-otages » dans d’autres contextes, et
relaient les points de vue des ralliés à la ministre comme le syndicat dit «
majoritaire » étudiant, l’Unef.
Pour enrayer la désinformation médiatique, merci de faire suivre ce message au
maximum de gens autour de vous.
PS. Pour des infos sur la loi et l'évolution de l'enseignement supérieur voulue
par le pouvoir, on peut consulter entre autres : www.sauvonsluniversite.com
Résultats du vote d'aujourd'hui concernant la reconduite du blocage à Lille III :
Compte-rendu d'AG à venir très prochainement...
Afin de prendre part activement au mouvement, vous pouvez demander à recevoir les dates des prochaines réunions à cette adresse : crixus.nada [arobase] no-log.org
Le film documentaire, Universités : Le grand soir a été réalisé par Thomas Lacoste à l'initiative de Sauvons La Recherche et de L'Autre Campagne...
Il démontre point par point les risques que la LRU (entre autres... malheureusement) fait peser sur l'Université.
vous pouvez passer par dailymotion ou commander le dvd (12€) directement sur le site de l'Autre Campagne
Créé il y a peu dans le but d'informer autour de la loi et du mouvement, ce site vise surtout à permettre aux gens, grévistes ou non, de s'exprimer sur ces sujets...
Il semble qu'à la probable veille du déblocage il faut absolument se réunir, échanger afin que la fin du blocage ne signifie pas la fin du mouvement et que l'on puisse ensuite repartir... et pourquoi pas ré-envisager un blocage dans quelques temps...
Voilà donc je voulais vous demander de bien vouloir diffuser cette adresse et si possible de venir poster quelques trucs, parce que pour l'instant le forum est pour le moins désert!
Posté par RoM1
antilrulilleforum@no-log.org
http://antilru-lille.forum-actif.net
Nouvelle Action Contre la LRU
A Angers, une nouvelle action contre la LRU a été proposée, la motion a été votée jeudi 6 décembre, en AG.
Elle consiste en un blocage administratif du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche.
Cette action mobilise TOUS les étudiants de France.
Voici le lien du blog d’action : http://actionlru.canalblog.com
Plus vite l’information circulera, plus importante sera la mobilisation étudiante !
posté par etudiante angers
Quand enfin, on se bouge, on se mobilise,
on commence à y croire, parce qu'on se rend compte qu'on agit pas pour
notre seule petite personne mais au nom d'un nombre incalculable
d'étudiants, d'enseignants, de personnels, de lycéens, ... Quand on
remarque que le mouvement prend réellement de l'ampleur, contrairement
à ce qui est dit dans les médias.
Quand on commence à se dire que
chaque voix exprimées dans un vote peut faire pencher la balance, et
faire basculer le mouvement, ainsi que notre futur à tous, même si
certains ne veulent pas le croire.
On assiste presque impuissant, au
spectacle effrayant de la déjà toute puissance du président. Ce n'est
pas parce qu'il est hiérarchiquement mieux placé, qu'il prône la
vérité. Chacun doit prendre en considération les arguments "des pour"
et "des contre",avant de faire un choix, et non pas se laisser
gangréner par la rhétorique d'une autorité quelconque.
L'AG du 6 décembre a réunie trop de personnes pour qu'elle puisse se tenir dans l'amphi A. Elle s'est tenue dans le hall du Bat B, niveau sous-sol avec constamment plus de 1000 personnes assistant aux discussions. Des membres du personnel, majoritairement des enseignants y ont participé comme mardi dernier.
1° Quelle est la réelle situation à Lille 3?
L'A.G a reconduite la grève lundi avec un scrutin ayant réuni 350 personnes de plus que la consultation administrative. L'A.G a ainsi affirmé sa volonté de gérer ses affaires elle-même et d'échapper enfin à la tutelle administrative. Le président de l'université, au courant des diverses échéances n'a eut de cesse que de court-circuiter les rendez-vous lancés par l'assemblée en lutte: scrutin parallèle lundi après-midi et boycotté par un appel de l'A.G de lundi dernier / Ouverture unilatérale des portes (et instruction au personnel de la sécurité) mercredi sous le motif de rencontres par UFR (par ailleurs annoncées la veille au soir sur le site de l'université) que personne n'a eu le temps de préparer / Appel à la reprise des cours ce jeudi.
Pour l'administration, l'A.G a dépassé "la ligne rouge" comme nous a indiqué M. Maillard, enseignant et tête de liste syndicale pour le SNES-UP et souhaite introduire une reprise progressive des cours en excluant tout nouveau vote. La présidence a de ce fait rompu le dialogue avec la communauté universitaire en lutte, ne daignant toujours pas communiquer sa position pendant les A.G et ayant refusé hier la déléguation d'enseignants/étudiants venue le tenir au courant de la volonté de reconduire un nouveau scrutin reconnu par tou-te-s.
Pour l'A.G, la situation nécessite d'affirmer un véritable rapport de force et de tenir les piquets de grève au moins jusque lundi prochain.
2°/ Examens
Les enseignants présents venant d'UFR différents (lettres modernes, arts et culture, MSES...) ont affirmés la volonté des enseignant-e-s de ne pénaliser personne en vue des examens. Ils ont souhaité rappeler que la situation n'a rien à voir avec celle du CPE (8 semaines de grève et seulement un mois et demi avant les vacances de juillet) et qu'il reste, sinon janvier, tout le reste de l'année pour aménager rattrapages de cours et sessions d'examens. Il faut donc se débarrasser de la peur du chantage aux examens.
Cependant, quelques enseignants et quelques examens sont d'ors et déjà prévus, notamment pour la semaine prochaine. L'AG a voté une motion demandant explicitement le report des examens au mois de janvier et l'a concrétisé par l'envoi d'une déléguation à l'administration (que celle-ci n'a donc pas voulu recevoir). Une commission examen composée d'enseignants et d'étudiants statue par ailleurs sur des propositions concrètes d'aménagement des examens et veille à l'absence de sanction à l'encontre des grévistes impliqués dans la mobilisation.
En tout les cas, l'AG organisera des rencontres par UFR afin que dans le cadre de ces derniers se discutent les modalités d'évaluation de fin de semestre. 6 mandaté-e-s sont chargées de faire le tour de ces réunions et de communiquer systématiquement les positions de l'AG.
3°/ Modalité pour le vote de lundi
A la quasi unanimité le vote de lundi aura lieu à l'issue d'une AG qui débutera à 10h et organisée par l'AG elle-même avec toutes les dispositions prises pour la fluidité et l'impartialité du scrutin (partisans du blocage, partisans de la reprise des cours...). Le vote aura lieu par portail (3/4 de votant-e-s contre 1/4 pour un vote par urne).
Le vote se prolongera jusque tard dans l'après-midi.
4°/ Appel des commissions
Depuis 10 jours le débat sur Lille 3 se cantonne à la poursuite ou non du blocage. Les objectifs politiques, en l'occurrence l'abrogation de la LRU, sont petits à petits perdus de vue et les étudiants ont de plus en plus tendance à être montés les uns contre les autres.
Les commissions appellent chacun-e à profiter de la suspension des cours pour venir mettre son grain de sel dans les commissions qui peinent à fournir un travail de taille et tournent à vide avec des les mêmes grévistes depuis 4 semaines.
MERCI PRéSIDENT...
Votre désinformation a réussi!
A ceux qui se disent "mais non, tout pouvoir au président n'est pas dangereux!" Voyez-vous même et ça ne fera que s'accentuer...
"C'est la faute au bloqueurs!"... Et si on parlait des petites manigances de chacun, des discours politiques qui assurent une chose et découlent sur des actes contradictoires qui pourtant allaient dans ce sens selon le sophiste, des stratégies qui visent à avorter un mouvement à peine engendré (la mobilisation des professeurs, les réponses concrètes et concertées quant à une situation plus que particulière que nous allions trouver dans les plus brefs délais), à étouffer un mouvement qui ne s'essouffle de lui même (directive nationale: "s'ils ne s'entretuent pas, laissez-les se fatiguer! prônez la peur, n'importe laquelle du moment qu'ils arrêtent de brailler! Bon, et puis si vous en avez marre, fermez-la votre fac, vu à quoi elle sert _ formez les esprits? NON! le fric ça ne vient pas de là mais de l'absence de réflexion; Pensez au patron, la loi du marché, la croissance,la concurrence, la rentabilité, le pouvoir qu'il ne faut jamais céder...")
Et si on parlait des Examens? Eux Tout, Eux permettant Tout, permettant de gagner des sous... Et de fermer notre gueule!
Ah! réforme quand tu nous tiens...
LMD chérie, calendrier maudit!
ASSEMBLEE GENERALE COMMUNE
PERSONNEL ET ETUDIANT
JEUDI 6 DECEMBRE
10H00
AMPHI A
Une délégation s'est rendue chez le président Dupas pour lui demander de respecter les décisions de l'AG quant aux modalités du vote de lundi. Il a répondu "oui, d'accord!"
Il se trouve que l'AG (qui était moitié/moitié bloqueurs et antibloqueurs) a décidé de faire un vote par portail. Des bloqueurs et des antibloqueurs de chaque côté, avec vérification de cartes d'étudiants, et caetera, et caetera,et caetera...
Il se trouve que c'est l'AG qui lutte et qui organise sa lutte, c'est pour cela que nous avons tous décidé du boycott du vote organisé par l'administration!!
Aujourd'hui, Mardi 4 décembre, une AG réunissant les personnels (profs y compris) et étudiants a eu lieu à 12H30. Dirons-nous que les professeurs sont des anarchistes? la majorité d'entre eux pensait que le déblocage signait la mort du mouvement! Des dialogues se mettent en place, des réunions vont avoir lieu par UFR, on a même décidé d'organiser un grand débat sur la loi LRU avec des élus!
Ça bouge! et qu'apprenons-nous au sortir de cette grande Assemblée et lorsqu'un prochain rendez-vous est tenu pour Jeudi à 10H00? le président Dupas réclame que tout le monde se rende dans les UFR!!!
Une blague? Une prise en compte des discussions et des prises de positions engagées? QUOI? Franchement dîtes-moi, je ne comprend pas!
Les personnels s'investissent, veulent sortir de la crise et le président fait un coup de théâtre!!
Je réïtère:c'est une blague!
Président Dupas, comment après cela paraître crédible aux yeux des étudiants présents en AG et aux yeux des personnels ?
Ou alors que quelqu'un m'explique ce que signifie ce communiqué!
Oserais-je donner mon avis? Quoi qu'il en soit, ce communiqué intervient lorsque une très forte volonté de sortir de la crise des examens tout en restant mobilisé se fait entendre!
Vous vous rappelez sans doute qu’une motion (celle de “Sauvons l’Université“), appelant à suspendre immédiatement l’exécution de la loi LRU et à engager une concertation avec toute la communauté universitaire, a été votée par l’UFR de Lettres modernes (voir sur http://lille.indymedia.org/spip.php ?article11098) : elle devait être lue le lendemain au C.A. Elle ne l’a pas été.
Le Président, à une question posée en CA, à propos des deux votes étudiants qui ont eu lieu lundi dernier, a rappelé que le portail était le support d’informations officielles de l’Université et seulement concernant les organes de l’Université et les AG des conseils d’UFR n’étant pas des organes constitutifs de l’Université.
La motion n’a pas été lue, courcicuitée de fait par une motion demandant l’abrogation de la loi (une partie du SNESUP) issue de l’AG des personnels de l’Université, laquelle n’a pas été mise au voix (un pour, 3 refus de vote, le reste en contre)
Ceci pour que vous sachiez à quel point il est difficile aux enseignants d’agir de manière efficace et visible, et pour que vous mesuriez à quel point de censure on en est (censure ou auto-censure ou lâcheté ou autre…). Vous pouvez faire circuler…
Communiqué de presse de SUD étudiant-e Lille du 3 décembre 2007
Ce lundi 3 décembre, les universités lilloises étaient appelées à s’exprimer sur la question du blocage comme moyen d’action pour obtenir l’abrogation de la L.R.U. Malgré la chape de plomb des médias, le “hors sujet” de la ministre de l’enseignement supérieur, et les “départs” des organisations étudiantes et lycéennes dite représentatives, le mouvement continue à Lille. Les universités de Lille 1 et Lille 2 n’ont pas reconduit le blocage mais les votes ont été serrés (50 et 100 voix prés) montrant ainsi que le blocage n’est qu’un moyen d’action dans une lutte contre une loi imposée qui fait la quasi-unanimité contre elle. A Lille 1, les étudiants et les personnels restent en grève. A lille 2 malgré la fermeture administrative et les pressions des directions de Droit et de Sciences Po, les étudiants sont toujours en grève.
A l’université de Lille 3, l’Assemblée Générale a reconduit le blocage
à 1201 contre 812 tandis qu’un vote administratif boycotté par la
communauté universitaire mobilisée a rassemblé 1652 votants dont 1052
pour la fin du blocage et 596 contre. SUD étudiant-e Lille appelle les
étudiants et l’ensemble de la communauté universitaire à prendre part
aux A.G., qui reprèsentent les seuls cadres démocratiques et souverains
de la mobilisation, et à participer activement à la lutte contre la
L.R.U.
L’Assemblée générale et le seul cadre démocratique et souverain de la
mobilisation que nous reconnaissons de même que les décisions qui en
émanent.
SUD étudiant-e Lille dénoncent les pressions de la présidence de
l’université de Lille 3 qui continuent avec la non reconnaissance du
vote de l’Assemblée Générale et l’appel à la reprise des enseignements.
SUD étudiant-e Lille appelle l’ensemble de la communauté universitaire
de Lille 3 à participer à l’A.G. conjointe des étudiants et des
personnels mardi 4 décembre à 12H Amphi A.
SUD étudiant-e Lille soutient la grève des enseignants des 4, 5 et 6 décembre pour obtenir l’abrogation de la L.R.U Nous appelons à participer activement à la manifestation interprofessionnelle du mardi 4 décembre à 14H Porte de Paris
AG personnel/étudiant les mardi 4 décembre 12h30 dans l'amphi A.
N'hésitez pas à vous y rendre pour vous informer sur la mobilisation des profs et pour discuter avec eux des modalités d'examen!
Les enseignants sont en grève pour protester contre la loi les 4, 5 et 6 décembre!
L'A.G sera suivie par un départ en manif interprofessionnelle 14h30 porte de Paris.
A la question "êtes-vous favorable au blocage comme moyen d'action pour obtenir l'abrogation de la loi "LRU"
1201 pour
812 contre (et non 608)
Pour information, le vote administratif boycotté par la communauté universitaire mobilisée a rassemblé 1652 votants (soit 350 de moins) dont 1052 pour la fin du blocage et 596 contre.
Le blocage est reconduit jusqu'au prochain vote du lundi 10 décembre dont les modalités se décideront en AG.
Dossier LRU :
Une loi mal connue ?
Préinscription : dès la rentrée 08/09. 1er pas vers une sélection, sinon franche, du moins passive.
Classement : Le classement des universités est favorisé : Enseignement supérieur à 2 vitesses.
Jobs étudiants : Possibilité de recruter des étudiants (tuteur, bibliothèque). Avantage pour les étudiants mais signe d’une volonté de ne pas recruter des personnels qualifiés et titulaires : entraînera une baisse de la qualité du service rendu aux étudiants.
Frais d’inscription : Pas d’augmentation ?
La Conférence
des Présidents d’Université revendique une hausse des droits d’inscription depuis 4 ans : «La CPU
n'est pas hostile à une augmentation progressive modérée des droits d'inscription, modulée par année d'études […] Les diplômes professionnels et de troisième cycle peuvent justifier une augmentation plus significative » (avril 04). M. Gary-Bobo, enseignant–chercheur à Paris I en économie, a publié un article vantant les mérites d’une augmentation énorme des frais d’inscription (portés à 4500 € comme en Grande-Bretagne), assortie de prêts. Allemagne (plafonnés à 1 000 euros/semestre). Portugal (de 6 euros en 1992 à 850 euros aujourd’hui)….
SUPER PRESIDENT
Pouvoir : Vis-à-vis du C.A., liberté du Président jamais égalée dans les décisions budgétaires (il a voix prépondérante), son pouvoir s’apparente à celui d’un chef d’entreprise.
Droit de véto : Le Président peut refuser l’affectation d’un fonctionnaire dans son établissement.
Mandat : Le Président est élu pour 4 ans (renouvelable une fois) contre 5 ans auparavant (non renouvelable) : Danger de déconnexion du métier d’enseignant-chercheur.
Qui est-il ? : N’importe qui (Enseignant-Chercheur, chercheur ou assimilé) peut être Président de l’Université – français ou étranger – personnel de l’Université ou de l’extérieur, titulaire ou non. Ainsi, un PDG donnant des cours peut prétendre à cette fonction.
Baisse de représentation au CA : Pour les étudiants (Il ne s’agit plus d’étudiants mais de doctorants inscrits), mais aussi les personnels. Par contre, la part des personnalités extérieures passe de 20-30% à 35%. Les syndicats ne sont plus obligatoirement représentés. Par contre, le chef d’entreprise y est de droit.
La représentation des grands secteurs de formation est assurée au CS et au CEVU mais plus au CA.
Masse salariale : C’est la masse salariale des contractuels qui est fixée et pas seulement leur nombre.
Service : C’est le CA qui effectue la répartition des obligations de service à la place des enseignants, chercheurs (possibilité d’y inclure les charges administratives).
U.F.R. : La délibération du CA suffit à créer des U.F.R., jusque là ils étaient créées par arrêté ministériel : Accroissement de l’autonomie avec disparition de toute régulation nationale. Certaines filières pourraient être délaissées au profit d’autres plus « rentables ».
Mise à mort de
la Fonction Publique
: Le statut général dela Fonction Publique
prévoit que sur des emplois permanents sont recrutés des fonctionnaires.La LRU
prévoit que le Président peut y recruter des contractuels CDD et ensuite, éventuellement CDI. Ne peut que renforcer la précarité (« non-titulaires permanents »). C’est l’application de la loi sur les CDI qui peuvent être créés aujourd’hui dansla Fonction Publique.
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AVANT |
L.R.U. |
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Le CS et le CEVU avaient un pouvoir de proposition |
Ils ne proposent plus, ils n’émettent qu’un avis (pouvoir consultatif) et des voeux sur les questionnements du Président. |
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CA : de 30 à 60 membres |
De 20 à 30 membres |
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Majorité des 2/3 |
Majorité absolue (50 % + 1 voix). Ex : Cela permet que soit adoptée ou rejetée une mesure à 3 voix contre 2. |
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Président élu par tous les membres des 3 conseils (CA, CS et CEVU) soit 70 à 140 personnes |
Président élu par les membres élus du seul CA (effectif réduit) |
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Règle du quorum (Nombre minimum de membres présents exigé dans une assemblée pour que le vote soit valable) |
Cette règle n’existe plus. |
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Commission de spécialistes (recrutement par les pairs) |
Commission supprimée au 11 août 2008. |
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Président élu pour 5 ans non renouvelables |
4 ans renouvelables une fois |
CA : Conseil d’Administration
CS : Conseil Scientifique
CEVU : Conseil des Etudes et de
la Vie Universitaire
Pétition,
Appel des Cordeliers, pour l’abrogation de la LRU :
[www.universite-recherche-democratie.fr]
Contacts: commission-culture@no-log.org
Rdv dans le hall du BAT B pour les manifestations culturelles.
La plupart de ces RDVs sont conditionnés par la reconduite du blocage ce lundi.
11h30 : A.G. À l'amphi A du bâtiment B
18h : Chorale Acoustique de Chants de lutte. Concert.
Mardi 4 décembre
6h30 : Rendez vous Action à Pont de Bois ou 7h à Porte des Postes
12h30 : A.G. étudiants-personnel
14h30 : Manifestation Interprofessionnelle
19h : Projection du film l'An 01 ! (fiction -1973)
Mercredi 5 décembre
11h : D. VIDAL. « Réformes et Réformisme dans le Brésil de Lula ». Conférence.
14h30 : « Qu'est que l'anarchisme ? » atelier débat en présence de militants du Centre culturel libertaire.
Jeudi 6 décembre
11h : A.G. de lutte
17h 30 : F. ASSO. « Enseigner la littérature ? ». Conférence.
19h : « Antifascisme radical ? » et rapport à la violence. Atelier-débat en présence de militants antifascistes.
22h : Manif de nuit- Rdv métro Wazemmes/
Vendredi 7 décembre
11h : Projection-débat. « Le rapport Lugano » (pièce de théâtre). Les dérives de la mondialisation.
Point info LRU
°Prise de position contre Bruno Julliard et les médias qui ne diffusent pas les bonnes informations
°C'est plutôt l'AG qui ment sur la loi, par exemple sur les frais d'inscription
°Lecture d'une lettre du candidat Sarkozy aux CPU où il dit clairement qu'il faut mettre en place la concurrence des facs
°Evocation de ce qu'il se passe déjà dans d'autres pays qui ont adopté la loi LRU; on constate une hausse des prix d'inscription au Canada, en Allemagne et en Grèce. Des pays de l'UE sont d'ailleurs en grève contre cette loi!
°Les plans nationaux sont en fait d'attendre avant d'augmenter les frais d'inscription. Le désengagement de l'Etat se fera petit à petit et il arrivera de fait car il s'inscrit dans la logique de la réforme!
Les modalités du vote
Vote sur les questions:
prop.1: 1/ Etes-vous favorable à l'abrogation de la loi LRU?
2/ Etes-vous pou la reconduite du blocage comme moyen d'action afin d'obtenir l'abrogation de la LRU jusqu'à l' AG du 3 décembre?
prop.2: 1/ Etes-vous favorable à la loi LRU?
2/ Etes-vous pour un blocage de l'université jusqu'au 3 décembre?
La première proposition sera adopté à 292 voix contre 56 pour la seconde
Point sur la coordination nationale de Lille
Etat de la mobilisation
(je tiens à préciser que la manif s'est passé sans incident!)
UNE DÉLÉGATION DE L'AG DE LILLE3 S'EST RENDU CE JOUR DANS LE BUREAU DU PRÉSIDENT POUR FAIRE INSCRIRE SUR LE SITE DE L'UNIVERSITé LE COMMUNIQUé QUE VOUS TROUVEREZ PLUS BAS
OR, APRES MAINTES NEGOTIATIONS AFIN QU'IL APPARAISSE TEL QUEL SUR LE FORUM, ET APRèS SON ACCORD, VOUS CONSTATEREZ PAR VOUS MÊME QU'IL N'A PAS RESPECTé SA PAROLE ET N'A DIFFUSé NOTRE COMMUNIQUé QUE SOUS UN LIEN EN FORMAT PDF ALORS QUE C'éTAIT CE QUE NOUS REFUSIONS!!!
NOUS DéPLORONS CE FAIT ET ET LE DéNONçONS
IL EN TIENT A CHACUN DE S'EN FAIRE SA PROPRE OPINION...
Nous, Assemblée Générale des grévistes de Lille 3 en lutte, tenons à rappeler quelques fondamentaux concernant notre rapport à l'administration.
Le blocage, reconduit démocratiquement et régulièrement en AG, est un moyen de se réapproprier nos lieux d'études et de créer un rapport de force qui rende audible nos revendications politiques. Il appartient donc exclusivement aux grévistes d'avoir la maîtrise de leur mouvement. Nous tenons de ce fait à dénoncer la tentative de mise sous tutelle de la lutte via les annonces unilatérales d'échéances de vote annoncées par la présidence, nous dépossédant ainsi de notre lutte. Seule l'A.G. décide des votes et des modalités de la reconduite du blocage.
L'administration n'est pas en grève!
Dès lors, nous tenons à rappeler que par définition
elle continue à jouer son rôle : assumer le plus
rapidemment possible le retour à la « normale »
sur le campus. Par quelle hypocrisie peut-elle encore tenter de nous
persuader de sa prétendue neutralité?
Plus spécifiquement, nous tenons à pointer du doigt la politique de la présidence :
A aucun moment celle-ci ne communique sur les contenus des débats en C.A. et masque le fait que plusieurs motions contre la L.R.U. y ont été proposé et adopté (de source syndicale).
Elle n'hésite pas à jouer de sa position hiérarchique (et de l'autorité morale qui en découle), pour affirmer publiquement son opposition au mouvement en cours (osant même remettre en cause la véracité des informations discutées en A.G.). A aucun moment elle n'admet la moindre contestation dans les différentes tribunes que lui confère son autorité : sur le portail de l'université, face au caméra et divers médias que la présidence va jusqu'à convoquer. Ces derniers sont d'ailleurs particulièrement prompt à venir recueillir l'avis de la présidence.
Ainsi, si le « communiqué des directeurs d'U.F.R. » (qu'il aurait d'ailleurs mieux valu nommé « communiqué de certains directeurs d'U.F.R ») a eu droit de cité sur le site de l'université, parce qu'il exprimait une hostilité marquée envers le mouvement en cours et allant même jusqu'à soutenir la réforme, il n'en a pas été autant pour les différents démentis de professeurs qui suivirent, dénonçant cette initiative comme non-représentative du corps enseignant.
Lorsqu'elle daigne communiquer ses positions à l'assemblée en lutte, elle ne recourt qu'à des personnes qu'elle désigne elle-même comme des « interlocuteurs valables » et qui ne sont en aucun cas mandatés par l'A.G. Pour preuve les ultimatums répétés par interlocuteurs interposés afin de faire cesser les occupations de Lille 3.
De même les diverses informations des grévistes (appel aux A.G., annonces des actions et du planning culturel...) n'apparaissent nulle part. Plus grave l'abstraction faite des résultats du vote de lundi 26 novembre 2007 sur la question du principe d'abrogation de la loi L.R.U. (2363 étudiants pour, 666 contre) prouve une fois encore le filtrage politique de l'information opéré par la présidence.
Prenant note de l'ensemble des faits cités, nous proposons à l'ensemble des étudiants de relever l'imposture de la neutralité administrative et à aller chercher par eux-même et ailleurs les informations qu'ils cherchent autant sur la loi que sur la vie du mouvement. Le meilleur moyen de s'informer reste de venir en A.G. et de rencontrer les grévistes. Diverses informations sont toujours disponibles dans le hall du bâtiment B.
Rappelons pour la cause quelques
adresses :
http://lille.indymedia.org
http://antilru.canalblog.com
PROCHAINE ASSEMBLEE GENERALE DE LUTTE LUNDI 3 DECEMBRE
11h30 DANS LE HALL DU BAT B
l'Assemblée Générale de Lille 3 en lutte.
Communiqué de l’Assemblée générale de Lille III réunie le 28 no
<!-- @page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm } P { margin-bottom: 0.21cm } -->L’Assemblée
générale des étudiant e s de Lille 3, réunie
ce mercredi 28 novembre 2007 tient à réagir aux
tractations menées par Bruno Julliard, président de
l’UNEF avec la ministre Valérie Pécresse hier, mardi
27 novembre. Selon une dépêche AFP, Mr
Julliard, aurait estimé que Valérie Pécresse
avait fait "des avancées importantes" sur
l'accompagnement de la loi sur l'autonomie des universités et
a demandé que les assemblées générales
d'étudiants les prennent "en compte".
Nous ne
pouvons que dénoncer l’imposture tant sur la forme que sur
le fond de ces discutions et ce, à plusieurs égards :
1°
Nous réaffirmons une énième fois que les seuls
représentants aptes à s’exprimer légitimement
au nom de lutte étudiante sont les portes-paroles mandatés
par la coordination nationale étudiante. Bruno Julliard et la
section majoritaire de l’UNEF font la guerre à cet organe
démocratique d’organisation de la lutte issu des assemblées
générales, car il leur renvoi au visage leur imposture.
2° Comment un interlocuteur auto-désigné,
qui s’est à plusieurs reprises prononcé contre
l’abrogation de la loi pourrait-il allait négocier « des
aménagements » à une réforme que
l’ensemble des Assemblées générales de France
refusent dans sa globalité ? Comme, de surcroît,
tolérer que ces négociations soient présentées
comme "des réponses qui permettent une sortie de
crise" ?
3° De quel droit et par quel mépris,
des individus extérieurs à la lutte, déjà
consultés à l’été dernier sur le fond
de la réforme, se retrouvent-ils en cabinet ministériel
quatre mois plus tard en s’imposant « tête
pensante » du mouvement de contestation ? Qui sont-ils
pour lancer un appel aux assemblées générales à
prendre en compte ce que tous le monde rejette en bloc : négocier
une reculade?
Cette position hégémonique et
fantoche des bureaucraties syndicales est renforcée par
la tendance des médias à désigner des leaders
sans se soucier des réalités du mouvement en cours. Du
côté du gouvernement, désigner des interlocuteurs
valables et dociles est la meilleur des tactiques pour avoir prise
sur un mouvement qui leur échappe. Qu’on se le dise, les
assemblées générales ne se laisseront dicter
leur conduite par personne, le mouvement étudiant n’a pas de
chef.
Ce que nous condamnons fermement,
c’est le rôle de courroie de transmission joué par
les bureaucraties syndicales, lorsqu’il s’agit, à chaque
attaque gouvernementale, de faire « avaler la pilule »
aux assemblées générales en lutte. Cette
observation ne s’applique pas exclusivement au mouvement
étudiant.
Fort de notre expérience malheureuse
au terme de la lutte contre la loi sur l’égalité des
chances d’il y a deux ans, nous déclarons ne pas être
dupes, et ne pas nous contenter des miettes que l’on tente de nous
jeter. La loi LRU est une réforme structurelle, qui engage une
conception libérale de l’université de demain,
sélective et assujettie aux besoins du marché. Elle
s'inscrit de plus, à l'échelle européenne dans
le processus de marchandisation progressive des services publics
(éducation, transports, énergie...). Cela, nou