Un parent d'élève de l'école Gilbert Dru ( Lyon 7e) est en danger d'expulsion. Une manifestation est prévue pour le défendre devant l'école le jeudi 11 février à 17 heures
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Un parent d'élève de l'école Gilbert Dru ( Lyon 7e) est en danger d'expulsion. Une manifestation est prévue pour le défendre devant l'école le jeudi 11 février à 17 heures
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Un parent d'élève de l'école Gilbert Dru ( Lyon 7e) est en danger d'expulsion. Une manifestation est prévue pour le défendre devant l'école le jeudi 11 février à 17 heures
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ACTION URGENTE contre les déplacements forcés dans la réserve de Montes Azules.
La répression au Chiapas ne cesse d´augmenté, en quelques jours différentes communautés ont été expulsées, la résistance s´organise, appuyons les !
Espoir Chiapas se joint a :
Centro de derecho Humanos Fray Bartolomé de Las Casas Comité de Derechos Humanos Fray Pedro Lorenzo de la Nada Servicio y Asesoria para la Paz -SERAPAZ-
Et diffuse en Français l´action urgente émise par ces derniers.
MERCI A VOUS DE LIRE LE CONTEXTE CI-DESSOUS
MERCI A VOUS D´ENVOYER LA LETTRE AUX CONTACTS DONNÉS A LA FIN DU TEXTE
ACTION URGENTE
Déplacement forcé contre des communautés indigènes à Montes Azules, Chiapas, perpétrées par le gouvernement Fédéral et de l´Etat.
Menaces imminentes de nouveaux déplacements de communautés indigènes de la réserve de Montes Azules.
Les jours du 21 et 22 janvier 2010, se sont réalisées deux opérations dans les communautés la Laguna El Suspiro ou El Semental et Laguna San Pedro ou San Pedro Guanil dans la municipalité de Ocosingo, cette dernière est Base d´Appui de l´EZLN - Armée Zapatiste de Liberation Nationale-, qui ont été expulsées de la Biosphère de Montes Azules.
En accord avec les sources gouvernementales l´opération s´est faite en action coordonnée entre les éléments de la Police Spécialisée de la Procurature Générale de Justice de l´Etat du Chiapas, le Ministère de la Sécurité et protection Civile, la Procurature General de la République, la Procurature Fédérale de Protection de l´environnement, la Commission Nationale des Aires protégées, et des représentants des droits de l´homme de l´état.
Selon les témoignages des familles déplacées de la communauté Laguna El Suspiro, le jour du jeudi 21 janvier 2010 autour de 11 heures du matin sont venus plusieurs hélicoptères (entre 3 et 5) ou descendirent approximativement 60 policiers, vêtus avec des uniformes de couleur noire, et d´autres de camouflages. Les policiers ont sorti de leur maison de manière violente Mesdames Maria Cortes Perez et Magdalena Garcia Cortes, en les concentrant dans le centre de la ville pour ensuite les forcer à monter dans l´hélicoptère et les transférer dans le siège du comté municipal de Palenque. L´expulsion s´est réalisée sans préavis, sans leur montrer aucun document officiel, sans aucune explication, et sans leur permettre de prendre quelques uns de leurs biens.
Le jour suivant, vendredi 22 janvier 2010, autour de 10 heures du matin, 4 hélicoptères sont descendus à la Lagune San Pedro. La communauté Base d´Appui de l´EZLN a été entourée par approximativement 250 policiers, disant à la population que l´opération suivait un ordre Fédéral et en les intimidants et en emportant 12 personnes, parmi eux garçons, filles, femmes et hommes, jusqu´a l´hélicoptère.
Les familles déplacées nous rapportent qu´elles ont été déplacées a la ville de Palenque, ou quelques personnes ont été emmenées devant Marcos Minor Flores, Ministre publique de la Fiscalité du district de la Selva. Selon des témoignages de quelques personnes expulsées, ils ont demandé à la personne interrogée "Où était le petit morceau de terre avec des plants de drogue ?" A la fin de l´interrogatoire, ils leur ont fait signer un document sans connaitre le contenu de l´écrit, ils ne leur ont pas proposé de traducteur, ni avocat de la défense. Apres ils ont été déplacés a l´auberge du Système pour le Développement Intégral de la Famille de l´Etat du Chiapas (DIF régional) sans leur avoir donné une alternative de relogement jusqu´alors.
Dans le cas du déplacement forcés des témoins de la région ont informé que toutes les maisons et les appartenances de ces dits villages ont été brulés.
Le jour du 26 janvier 2010 en conférence de presse, les autorités de l´environnement de l´Etat, et fédérales ont informe qu´ils impulsent un régime de circuits touristiques de la route Maya qui inclura des sites certifiés comme tourisme de nature pour une stratégie de développement et de conservation de la Foret lacandon, de plus ils ont fait savoir que dans les prochains jours, seront délogés les communautés Nuevo San Gregorio, Nuevo Salvador Allende, Nuevo San Pedro, 6 de Octubre, Poblado Laguna El Suspiro, Ojo de Agua el Progresso et San Jacinto Lacanja.
ANTECEDENTS
Depuis plusieurs années les gouvernements Fédéral et de l´Etat ont annoncé publiquement l´exécution des expulsions et ont délogé de manière arbitraire, violant les droits de l´homme des Peuples Indigènes, qui depuis plusieurs décennies vivent dans la région de la Biosphère Montes Azules, cela comme part de la stratégie officielle de dépossession, exclusion et discrimination, sous l´argument de la "conservation" pour l´investissement d´intérêt nationaux et internationaux, dans la sphère touristique et de recherche.
DROIT VIOLES Dans l´expulsion forcées ont été violés les droits de l´homme suivants, consacrés comme instruments internationaux signés et ratifiés par l´ Etat Mexicain
Liberté Personnelle (Droit à la) : dans la Laguna Suspiro ou El Semental Maria et Magdalena ont été sorties de leur maison, concentrées au centre du village et transférer au DIF régional, Dans la lagune San Pedro les personnes ont été transférées en hélicoptère à la ville de Palenque et sans présenter aucun ordre, ont été mis a disposition du Ministère Public de la Fiscalité du Distrit de la Foret
Intégrité personnelle (Droit à) : Maria et Magdalena, ont été sorties de manière violente de leur maison et montées par la force dans un hélicoptère, ainsi les familles BAEZLN ont été poussées par la force dans l´hélicoptère et transférées dans la ville de Palenque, de plus avec une attitude menaçante et intimidante
Sécurité personnelle (Droit à) : Sans montrer aucun ordre d´expulsion les agents de l´état et fédéraux ont pénétrer agissant sans distinction comme contre Maria, Magdalena et les Familles BAEZLN
Un logement digne (Droit à)= Toutes personnes a le droit a un "niveau de vie adéquat pour soi et sa famille, incluent (...) un logement adéquat, et a l´amélioration continue des conditions de vie. "Avec le déplacement forcé ils leur ont nié ce droit"
Terre- territoire (Droit a) Le pacte des droits civiles et Politiques dans son art.47 dispose que "aucune disposition du présent pacte (incluant le droit à la propriété) devra s´interpréter comme atteinte au droit naturel de tous les peuples a profiter et a user pleinement et librement de leurs richesses et ressources naturelles.
De plus les gouvernement Fédéral et de l´état ont systématiquement omis leurs obligations générées a partir de la signature et la ratification de l´accord (No.169) de l´OIT et violent ses droits particulièrement dans l´article 6 "...les gouvernements devront(...)consulter les peuples intéressés, par des procédures appropriées, et en particulier a travers de ses institutions représentatives,... ;Art.14 Il devra se faire connaitre par les peuples intéressés le droit a la propriété et de possession sur les terres qu´ils occupent traditionnellement ; de la Déclaration des Nations Unies sur les Droits des Peuples Indigènes dans son art.10 "les peuples indigènes ne seront pas déplacés par la force de leurs terres ou territoires. Il ne se procédera aucun transfert sans le consentement libre, préalable et éclairé des peuples autochtones concernés, ni sans un accord préalable sur une indemnisation juste et équitable et, que l´option du retour sera toujours possible.
Pour tous ces faits antérieurs, il résulte faux que les délogements forcés et la politique de réarrangement territorial commencée dans la zone de Montes Azules, soient respectueux des droits de l´homme, au contraire, cela cache derrière tout ca, que l´état mexicain promeut le délogement, l´incertitude juridique et affecte sérieusement la possibilité des familles indigènes de pouvoir se forger une vie digne.
Pour les faits narrés précédemment, le Comité des Droits de l´Homme Fray Pedro Lorenzo de Nada, Servicio y Asesoria para la Paz (SERAPAZ) et le centre des Droits de l´Homme Fray Bartolomé de Las Casas (FrayBa) faisons un appel pour envoyer des cartes au gouvernement Mexicain, en exigeant :
1.- Indemniser et réparer les dommages occasionnés aux familles par le délogement forcés des communautés Laguna Suspiro ou El Semental et Laguna San Pedro ou San Pedro Guanil
2.- Que le gouvernement mexicain remplisse ces obligations établies dans l´article 11.1 du Pacte des Droits Economique, Sociaux et Culturels.
3.- Qu´il s´abstienne d´exécuter de nouveaux actes de délogement a Montes Azules, considérant les recommandations du Rapporteur Spécial sur la Situation des Droits de l´Homme et des Libertés Fondamentales des Autochtones des Nations Unies
4.- Modifier sa politique de régularisation dans les régions indigènes du Chiapas, en particulier dans celle de Montes Azules, afin de rechercher la justice et l´égalité des droits et des intérêts contradictoires entre les communautés et organisations, en s´efforçant à tout moment de trouver l´adhésion aux normes internationales relatives aux droits de l´Homme,
NOUS VOUS DEMANDONS D´ENVOYER LA LETTRE CI DESSOUS AUX DIFFERENTS ORGANISMES PUBLIQUE DU MEXIQUE - contacts sous la lettre modele -
Nom et adresse a qui vous envoyer cette lettre Lieu et Date
Sr. (Nom de la personne indiquée)
Por medio de la presente quiero (emos) manifestar mi (nuestra) preocupación por los actos Desplazamiento forzado a comunidades indígenas en Montes Azules, Chiapas, perpetradas por funcionarios de los gobiernos federal y estatal.
Ante esta situación considero (amos) que resulta falso que el desalojo forzoso y la política de reordenamiento territorial emprendido en la zona de Montes Azules, sea respetuoso de los derechos humanos, por el contrario, escudándose en ellos, el Estado mexicano promueve el despojo, la incertidumbre jurídica y afecta seriamente la posibilidad de las familias indígenas a poder forjarse un proyecto de vida digna.
Desde hace varios años los gobiernos federal y estatal han anunciando públicamente la ejecución de desalojos y han desplazado de manera arbitraria, violando derechos humanos a los Pueblos Indígenas que desde hace varias décadas han estado asentados en la región de la Biosfera Montes Azules, esto como parte de la estrategia oficial de despojo, exclusión y discriminación, bajo el argumento de ?conservación ? para la inversión de intereses nacionales e internacionales en la esfera turística y de investigación.
En este contexto me (nos) preocupa que el Estado mexicano anunció que en próximas fechas serán desalojas las comunidades Nuevo San Gregorio, Nuevo Salvador Allende, Nuevo San Pedro, 6 de Octubre, Poblado Laguna El Suspiro, Ojo de Agua el Progreso y San Jacinto Lacanjá.
Además los gobiernos federal y estatal omiten de manera sistemática sus obligaciones generadas a partir de la firma y ratificación : del Convenio (No.169) de la OIT y violan sus derechos particularmente en su Art. 6 ?? los gobiernos deberán ( ?) consultar a los pueblos interesados, mediante procedimientos apropiados y en particular a través de sus instituciones representativas
Ante los hechos, anteriormente narrados exijo (imos) :
1.- Indemnizar y reparar el daño ocasionado a las familias por el desalojo forzoso de las comunidades Laguna Suspiro o El Semental y Laguna San Pedro o San Pedro Guanil.
2.- Que el gobierno mexicano cumpla con sus obligaciones de lo establecido en el artículo 11.1 del Pacto de Derechos Económicos, Sociales y Culturales.
3.- Se abstenga de ejecutar nuevos actos de desalojo en Montes Azules, considerando las recomendaciones del Relator Especial sobre la Situación de Los Derechos Humanos y Las Libertades Fundamentales de Los Indígenas de Naciones Unidas.
4.- Modificar su política de regularización en las regiones indígenas de Chiapas, particularmente en las de Montes Azules, de tal manera que procure justicia e igualdad frente a derechos e intereses enfrentados entre comunidades y organizaciones, procurando en todo momento el apego a la normatividad internacional en materia de derechos humanos.
Atentamente,
Nom ou Organisation
LISTE DES CONTACTS
Lic. Felipe de Jesús Calderón Hinojosa Presidente de la República Residencia Oficial de los Pinos Casa Miguel Alemán Col. San Miguel Chapultepec, C.P. 11850, México DF Tel : (52.55) 2789.1100 Fax : (52.55 ) 5277.2376 Correo : felipe.calderon presidencia.gob.mx
Lic. Fernando Francisco Gómez Mont Secretario de Gobernación Bucareli 99, 1er. Piso, Col. Juárez, Del. Cuauhtémoc, C.P. 06600 México D.F. Fax : (52.55) 50933414 Correo : secretario segob.gob.mx, contacto segob.gob.mx
Lic. Juan José Sabines Guerrero Gobernador Constitucional del Estado de Chiapas Palacio de Gobierno del Estado de Chiapas Av. Central y Primera Oriente, Colonia Centro, C.P. 29009 Tuxtla Gutiérrez, Chiapas, México Fax : +52 961 61 88088 ? + 52 961 6188056 Correo : secparticular chiapas.gob.mx
Dr. Noé Castañón León Secretario General de Gobierno del Estado de Chiapas Palacio de Gobierno, 2o. piso, Colonia Centro, C.P. 29000 Tuxtla Gutiérrez, Chiapas, México Conmutador : + 52 (961) 61 2-90-47, 61 8-74-60 Correo:secretario secgobierno.chiapas.gob.mx
Lic. Raciel López Salazar Procuraduría General de Justicia de Chiapas Libramiento Norte Y Rosa Del Oriente, No. 2010, Col. El Bosque C.P. 29049 Tuxtla Gutiérrez, Chiapas Conmutador : 01 (961) 6-17-23-00. Teléfono : + 52 (961) 61 6-53-74, 61 6-53-76, 61 6-57-24, 61 6-34-50 Correo : raciel.lopez pgje.chiapas.gob.mx
Lic. Raúl Placencia Villanueva Presidente de la Comisión Nacional de Derechos Humanos Periférico sur #3469, Col. San Jerónimo Lídice, Delegación Magdalena Contreras, Mexico D.F. C.P. 10200 Tel +52 (55)56818125, 54907400 Correo : trasparencia cndh.org.mx
MERCI D´ENVOYER UNE COPIE A
Centro de Derechos Humanos Fray Bartolomé de Las Casas, AC. Calle Brasil 14, Barrio Méxicanos, 29240 San Cristóbal de Las Casas, Chiapas, México Tel : 967 6787395, 967 6787396, Fax : 967 6783548 Correo : accionurgente frayba.org.mx
Association Espoir Chiapas / Esperanza Chiapas 29 rue Laurence Savart, 75020 Paris Correo : espoirchiapas hotmail.com
ACTION URGENTE contre les déplacements forcés dans la réserve de Montes Azules.
La répression au Chiapas ne cesse d´augmenté, en quelques jours différentes communautés ont été expulsées, la résistance s´organise, appuyons les !
Espoir Chiapas se joint a :
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ACTION URGENTE
Déplacement forcé contre des communautés indigènes à Montes Azules, Chiapas, perpétrées par le gouvernement Fédéral et de l´Etat.
Menaces imminentes de nouveaux déplacements de communautés indigènes de la réserve de Montes Azules.
Les jours du 21 et 22 janvier 2010, se sont réalisées deux opérations dans les communautés la Laguna El Suspiro ou El Semental et Laguna San Pedro ou San Pedro Guanil dans la municipalité de Ocosingo, cette dernière est Base d´Appui de l´EZLN - Armée Zapatiste de Liberation Nationale-, qui ont été expulsées de la Biosphère de Montes Azules.
En accord avec les sources gouvernementales l´opération s´est faite en action coordonnée entre les éléments de la Police Spécialisée de la Procurature Générale de Justice de l´Etat du Chiapas, le Ministère de la Sécurité et protection Civile, la Procurature General de la République, la Procurature Fédérale de Protection de l´environnement, la Commission Nationale des Aires protégées, et des représentants des droits de l´homme de l´état.
Selon les témoignages des familles déplacées de la communauté Laguna El Suspiro, le jour du jeudi 21 janvier 2010 autour de 11 heures du matin sont venus plusieurs hélicoptères (entre 3 et 5) ou descendirent approximativement 60 policiers, vêtus avec des uniformes de couleur noire, et d´autres de camouflages. Les policiers ont sorti de leur maison de manière violente Mesdames Maria Cortes Perez et Magdalena Garcia Cortes, en les concentrant dans le centre de la ville pour ensuite les forcer à monter dans l´hélicoptère et les transférer dans le siège du comté municipal de Palenque. L´expulsion s´est réalisée sans préavis, sans leur montrer aucun document officiel, sans aucune explication, et sans leur permettre de prendre quelques uns de leurs biens.
Le jour suivant, vendredi 22 janvier 2010, autour de 10 heures du matin, 4 hélicoptères sont descendus à la Lagune San Pedro. La communauté Base d´Appui de l´EZLN a été entourée par approximativement 250 policiers, disant à la population que l´opération suivait un ordre Fédéral et en les intimidants et en emportant 12 personnes, parmi eux garçons, filles, femmes et hommes, jusqu´a l´hélicoptère.
Les familles déplacées nous rapportent qu´elles ont été déplacées a la ville de Palenque, ou quelques personnes ont été emmenées devant Marcos Minor Flores, Ministre publique de la Fiscalité du district de la Selva. Selon des témoignages de quelques personnes expulsées, ils ont demandé à la personne interrogée "Où était le petit morceau de terre avec des plants de drogue ?" A la fin de l´interrogatoire, ils leur ont fait signer un document sans connaitre le contenu de l´écrit, ils ne leur ont pas proposé de traducteur, ni avocat de la défense. Apres ils ont été déplacés a l´auberge du Système pour le Développement Intégral de la Famille de l´Etat du Chiapas (DIF régional) sans leur avoir donné une alternative de relogement jusqu´alors.
Dans le cas du déplacement forcés des témoins de la région ont informé que toutes les maisons et les appartenances de ces dits villages ont été brulés.
Le jour du 26 janvier 2010 en conférence de presse, les autorités de l´environnement de l´Etat, et fédérales ont informe qu´ils impulsent un régime de circuits touristiques de la route Maya qui inclura des sites certifiés comme tourisme de nature pour une stratégie de développement et de conservation de la Foret lacandon, de plus ils ont fait savoir que dans les prochains jours, seront délogés les communautés Nuevo San Gregorio, Nuevo Salvador Allende, Nuevo San Pedro, 6 de Octubre, Poblado Laguna El Suspiro, Ojo de Agua el Progresso et San Jacinto Lacanja.
ANTECEDENTS
Depuis plusieurs années les gouvernements Fédéral et de l´Etat ont annoncé publiquement l´exécution des expulsions et ont délogé de manière arbitraire, violant les droits de l´homme des Peuples Indigènes, qui depuis plusieurs décennies vivent dans la région de la Biosphère Montes Azules, cela comme part de la stratégie officielle de dépossession, exclusion et discrimination, sous l´argument de la "conservation" pour l´investissement d´intérêt nationaux et internationaux, dans la sphère touristique et de recherche.
DROIT VIOLES Dans l´expulsion forcées ont été violés les droits de l´homme suivants, consacrés comme instruments internationaux signés et ratifiés par l´ Etat Mexicain
Liberté Personnelle (Droit à la) : dans la Laguna Suspiro ou El Semental Maria et Magdalena ont été sorties de leur maison, concentrées au centre du village et transférer au DIF régional, Dans la lagune San Pedro les personnes ont été transférées en hélicoptère à la ville de Palenque et sans présenter aucun ordre, ont été mis a disposition du Ministère Public de la Fiscalité du Distrit de la Foret
Intégrité personnelle (Droit à) : Maria et Magdalena, ont été sorties de manière violente de leur maison et montées par la force dans un hélicoptère, ainsi les familles BAEZLN ont été poussées par la force dans l´hélicoptère et transférées dans la ville de Palenque, de plus avec une attitude menaçante et intimidante
Sécurité personnelle (Droit à) : Sans montrer aucun ordre d´expulsion les agents de l´état et fédéraux ont pénétrer agissant sans distinction comme contre Maria, Magdalena et les Familles BAEZLN
Un logement digne (Droit à)= Toutes personnes a le droit a un "niveau de vie adéquat pour soi et sa famille, incluent (...) un logement adéquat, et a l´amélioration continue des conditions de vie. "Avec le déplacement forcé ils leur ont nié ce droit"
Terre- territoire (Droit a) Le pacte des droits civiles et Politiques dans son art.47 dispose que "aucune disposition du présent pacte (incluant le droit à la propriété) devra s´interpréter comme atteinte au droit naturel de tous les peuples a profiter et a user pleinement et librement de leurs richesses et ressources naturelles.
De plus les gouvernement Fédéral et de l´état ont systématiquement omis leurs obligations générées a partir de la signature et la ratification de l´accord (No.169) de l´OIT et violent ses droits particulièrement dans l´article 6 "...les gouvernements devront(...)consulter les peuples intéressés, par des procédures appropriées, et en particulier a travers de ses institutions représentatives,... ;Art.14 Il devra se faire connaitre par les peuples intéressés le droit a la propriété et de possession sur les terres qu´ils occupent traditionnellement ; de la Déclaration des Nations Unies sur les Droits des Peuples Indigènes dans son art.10 "les peuples indigènes ne seront pas déplacés par la force de leurs terres ou territoires. Il ne se procédera aucun transfert sans le consentement libre, préalable et éclairé des peuples autochtones concernés, ni sans un accord préalable sur une indemnisation juste et équitable et, que l´option du retour sera toujours possible.
Pour tous ces faits antérieurs, il résulte faux que les délogements forcés et la politique de réarrangement territorial commencée dans la zone de Montes Azules, soient respectueux des droits de l´homme, au contraire, cela cache derrière tout ca, que l´état mexicain promeut le délogement, l´incertitude juridique et affecte sérieusement la possibilité des familles indigènes de pouvoir se forger une vie digne.
Pour les faits narrés précédemment, le Comité des Droits de l´Homme Fray Pedro Lorenzo de Nada, Servicio y Asesoria para la Paz (SERAPAZ) et le centre des Droits de l´Homme Fray Bartolomé de Las Casas (FrayBa) faisons un appel pour envoyer des cartes au gouvernement Mexicain, en exigeant :
1.- Indemniser et réparer les dommages occasionnés aux familles par le délogement forcés des communautés Laguna Suspiro ou El Semental et Laguna San Pedro ou San Pedro Guanil
2.- Que le gouvernement mexicain remplisse ces obligations établies dans l´article 11.1 du Pacte des Droits Economique, Sociaux et Culturels.
3.- Qu´il s´abstienne d´exécuter de nouveaux actes de délogement a Montes Azules, considérant les recommandations du Rapporteur Spécial sur la Situation des Droits de l´Homme et des Libertés Fondamentales des Autochtones des Nations Unies
4.- Modifier sa politique de régularisation dans les régions indigènes du Chiapas, en particulier dans celle de Montes Azules, afin de rechercher la justice et l´égalité des droits et des intérêts contradictoires entre les communautés et organisations, en s´efforçant à tout moment de trouver l´adhésion aux normes internationales relatives aux droits de l´Homme,
NOUS VOUS DEMANDONS D´ENVOYER LA LETTRE CI DESSOUS AUX DIFFERENTS ORGANISMES PUBLIQUE DU MEXIQUE - contacts sous la lettre modele -
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Sr. (Nom de la personne indiquée)
Por medio de la presente quiero (emos) manifestar mi (nuestra) preocupación por los actos Desplazamiento forzado a comunidades indígenas en Montes Azules, Chiapas, perpetradas por funcionarios de los gobiernos federal y estatal.
Ante esta situación considero (amos) que resulta falso que el desalojo forzoso y la política de reordenamiento territorial emprendido en la zona de Montes Azules, sea respetuoso de los derechos humanos, por el contrario, escudándose en ellos, el Estado mexicano promueve el despojo, la incertidumbre jurídica y afecta seriamente la posibilidad de las familias indígenas a poder forjarse un proyecto de vida digna.
Desde hace varios años los gobiernos federal y estatal han anunciando públicamente la ejecución de desalojos y han desplazado de manera arbitraria, violando derechos humanos a los Pueblos Indígenas que desde hace varias décadas han estado asentados en la región de la Biosfera Montes Azules, esto como parte de la estrategia oficial de despojo, exclusión y discriminación, bajo el argumento de ?conservación ? para la inversión de intereses nacionales e internacionales en la esfera turística y de investigación.
En este contexto me (nos) preocupa que el Estado mexicano anunció que en próximas fechas serán desalojas las comunidades Nuevo San Gregorio, Nuevo Salvador Allende, Nuevo San Pedro, 6 de Octubre, Poblado Laguna El Suspiro, Ojo de Agua el Progreso y San Jacinto Lacanjá.
Además los gobiernos federal y estatal omiten de manera sistemática sus obligaciones generadas a partir de la firma y ratificación : del Convenio (No.169) de la OIT y violan sus derechos particularmente en su Art. 6 ?? los gobiernos deberán ( ?) consultar a los pueblos interesados, mediante procedimientos apropiados y en particular a través de sus instituciones representativas
Ante los hechos, anteriormente narrados exijo (imos) :
1.- Indemnizar y reparar el daño ocasionado a las familias por el desalojo forzoso de las comunidades Laguna Suspiro o El Semental y Laguna San Pedro o San Pedro Guanil.
2.- Que el gobierno mexicano cumpla con sus obligaciones de lo establecido en el artículo 11.1 del Pacto de Derechos Económicos, Sociales y Culturales.
3.- Se abstenga de ejecutar nuevos actos de desalojo en Montes Azules, considerando las recomendaciones del Relator Especial sobre la Situación de Los Derechos Humanos y Las Libertades Fundamentales de Los Indígenas de Naciones Unidas.
4.- Modificar su política de regularización en las regiones indígenas de Chiapas, particularmente en las de Montes Azules, de tal manera que procure justicia e igualdad frente a derechos e intereses enfrentados entre comunidades y organizaciones, procurando en todo momento el apego a la normatividad internacional en materia de derechos humanos.
Atentamente,
Nom ou Organisation
LISTE DES CONTACTS
Lic. Felipe de Jesús Calderón Hinojosa Presidente de la República Residencia Oficial de los Pinos Casa Miguel Alemán Col. San Miguel Chapultepec, C.P. 11850, México DF Tel : (52.55) 2789.1100 Fax : (52.55 ) 5277.2376 Correo : felipe.calderon presidencia.gob.mx
Lic. Fernando Francisco Gómez Mont Secretario de Gobernación Bucareli 99, 1er. Piso, Col. Juárez, Del. Cuauhtémoc, C.P. 06600 México D.F. Fax : (52.55) 50933414 Correo : secretario segob.gob.mx, contacto segob.gob.mx
Lic. Juan José Sabines Guerrero Gobernador Constitucional del Estado de Chiapas Palacio de Gobierno del Estado de Chiapas Av. Central y Primera Oriente, Colonia Centro, C.P. 29009 Tuxtla Gutiérrez, Chiapas, México Fax : +52 961 61 88088 ? + 52 961 6188056 Correo : secparticular chiapas.gob.mx
Dr. Noé Castañón León Secretario General de Gobierno del Estado de Chiapas Palacio de Gobierno, 2o. piso, Colonia Centro, C.P. 29000 Tuxtla Gutiérrez, Chiapas, México Conmutador : + 52 (961) 61 2-90-47, 61 8-74-60 Correo:secretario secgobierno.chiapas.gob.mx
Lic. Raciel López Salazar Procuraduría General de Justicia de Chiapas Libramiento Norte Y Rosa Del Oriente, No. 2010, Col. El Bosque C.P. 29049 Tuxtla Gutiérrez, Chiapas Conmutador : 01 (961) 6-17-23-00. Teléfono : + 52 (961) 61 6-53-74, 61 6-53-76, 61 6-57-24, 61 6-34-50 Correo : raciel.lopez pgje.chiapas.gob.mx
Lic. Raúl Placencia Villanueva Presidente de la Comisión Nacional de Derechos Humanos Periférico sur #3469, Col. San Jerónimo Lídice, Delegación Magdalena Contreras, Mexico D.F. C.P. 10200 Tel +52 (55)56818125, 54907400 Correo : trasparencia cndh.org.mx
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Centro de Derechos Humanos Fray Bartolomé de Las Casas, AC. Calle Brasil 14, Barrio Méxicanos, 29240 San Cristóbal de Las Casas, Chiapas, México Tel : 967 6787395, 967 6787396, Fax : 967 6783548 Correo : accionurgente frayba.org.mx
Association Espoir Chiapas / Esperanza Chiapas 29 rue Laurence Savart, 75020 Paris Correo : espoirchiapas hotmail.com
ACTION URGENTE contre les déplacements forcés dans la réserve de Montes Azules.
La répression au Chiapas ne cesse d´augmenté, en quelques jours différentes communautés ont été expulsées, la résistance s´organise, appuyons les !
Espoir Chiapas se joint a :
Centro de derecho Humanos Fray Bartolomé de Las Casas Comité de Derechos Humanos Fray Pedro Lorenzo de la Nada Servicio y Asesoria para la Paz -SERAPAZ-
Et diffuse en Français l´action urgente émise par ces derniers.
MERCI A VOUS DE LIRE LE CONTEXTE CI-DESSOUS
MERCI A VOUS D´ENVOYER LA LETTRE AUX CONTACTS DONNÉS A LA FIN DU TEXTE
ACTION URGENTE
Déplacement forcé contre des communautés indigènes à Montes Azules, Chiapas, perpétrées par le gouvernement Fédéral et de l´Etat.
Menaces imminentes de nouveaux déplacements de communautés indigènes de la réserve de Montes Azules.
Les jours du 21 et 22 janvier 2010, se sont réalisées deux opérations dans les communautés la Laguna El Suspiro ou El Semental et Laguna San Pedro ou San Pedro Guanil dans la municipalité de Ocosingo, cette dernière est Base d´Appui de l´EZLN - Armée Zapatiste de Liberation Nationale-, qui ont été expulsées de la Biosphère de Montes Azules.
En accord avec les sources gouvernementales l´opération s´est faite en action coordonnée entre les éléments de la Police Spécialisée de la Procurature Générale de Justice de l´Etat du Chiapas, le Ministère de la Sécurité et protection Civile, la Procurature General de la République, la Procurature Fédérale de Protection de l´environnement, la Commission Nationale des Aires protégées, et des représentants des droits de l´homme de l´état.
Selon les témoignages des familles déplacées de la communauté Laguna El Suspiro, le jour du jeudi 21 janvier 2010 autour de 11 heures du matin sont venus plusieurs hélicoptères (entre 3 et 5) ou descendirent approximativement 60 policiers, vêtus avec des uniformes de couleur noire, et d´autres de camouflages. Les policiers ont sorti de leur maison de manière violente Mesdames Maria Cortes Perez et Magdalena Garcia Cortes, en les concentrant dans le centre de la ville pour ensuite les forcer à monter dans l´hélicoptère et les transférer dans le siège du comté municipal de Palenque. L´expulsion s´est réalisée sans préavis, sans leur montrer aucun document officiel, sans aucune explication, et sans leur permettre de prendre quelques uns de leurs biens.
Le jour suivant, vendredi 22 janvier 2010, autour de 10 heures du matin, 4 hélicoptères sont descendus à la Lagune San Pedro. La communauté Base d´Appui de l´EZLN a été entourée par approximativement 250 policiers, disant à la population que l´opération suivait un ordre Fédéral et en les intimidants et en emportant 12 personnes, parmi eux garçons, filles, femmes et hommes, jusqu´a l´hélicoptère.
Les familles déplacées nous rapportent qu´elles ont été déplacées a la ville de Palenque, ou quelques personnes ont été emmenées devant Marcos Minor Flores, Ministre publique de la Fiscalité du district de la Selva. Selon des témoignages de quelques personnes expulsées, ils ont demandé à la personne interrogée "Où était le petit morceau de terre avec des plants de drogue ?" A la fin de l´interrogatoire, ils leur ont fait signer un document sans connaitre le contenu de l´écrit, ils ne leur ont pas proposé de traducteur, ni avocat de la défense. Apres ils ont été déplacés a l´auberge du Système pour le Développement Intégral de la Famille de l´Etat du Chiapas (DIF régional) sans leur avoir donné une alternative de relogement jusqu´alors.
Dans le cas du déplacement forcés des témoins de la région ont informé que toutes les maisons et les appartenances de ces dits villages ont été brulés.
Le jour du 26 janvier 2010 en conférence de presse, les autorités de l´environnement de l´Etat, et fédérales ont informe qu´ils impulsent un régime de circuits touristiques de la route Maya qui inclura des sites certifiés comme tourisme de nature pour une stratégie de développement et de conservation de la Foret lacandon, de plus ils ont fait savoir que dans les prochains jours, seront délogés les communautés Nuevo San Gregorio, Nuevo Salvador Allende, Nuevo San Pedro, 6 de Octubre, Poblado Laguna El Suspiro, Ojo de Agua el Progresso et San Jacinto Lacanja.
ANTECEDENTS
Depuis plusieurs années les gouvernements Fédéral et de l´Etat ont annoncé publiquement l´exécution des expulsions et ont délogé de manière arbitraire, violant les droits de l´homme des Peuples Indigènes, qui depuis plusieurs décennies vivent dans la région de la Biosphère Montes Azules, cela comme part de la stratégie officielle de dépossession, exclusion et discrimination, sous l´argument de la "conservation" pour l´investissement d´intérêt nationaux et internationaux, dans la sphère touristique et de recherche.
DROIT VIOLES Dans l´expulsion forcées ont été violés les droits de l´homme suivants, consacrés comme instruments internationaux signés et ratifiés par l´ Etat Mexicain
Liberté Personnelle (Droit à la) : dans la Laguna Suspiro ou El Semental Maria et Magdalena ont été sorties de leur maison, concentrées au centre du village et transférer au DIF régional, Dans la lagune San Pedro les personnes ont été transférées en hélicoptère à la ville de Palenque et sans présenter aucun ordre, ont été mis a disposition du Ministère Public de la Fiscalité du Distrit de la Foret
Intégrité personnelle (Droit à) : Maria et Magdalena, ont été sorties de manière violente de leur maison et montées par la force dans un hélicoptère, ainsi les familles BAEZLN ont été poussées par la force dans l´hélicoptère et transférées dans la ville de Palenque, de plus avec une attitude menaçante et intimidante
Sécurité personnelle (Droit à) : Sans montrer aucun ordre d´expulsion les agents de l´état et fédéraux ont pénétrer agissant sans distinction comme contre Maria, Magdalena et les Familles BAEZLN
Un logement digne (Droit à)= Toutes personnes a le droit a un "niveau de vie adéquat pour soi et sa famille, incluent (...) un logement adéquat, et a l´amélioration continue des conditions de vie. "Avec le déplacement forcé ils leur ont nié ce droit"
Terre- territoire (Droit a) Le pacte des droits civiles et Politiques dans son art.47 dispose que "aucune disposition du présent pacte (incluant le droit à la propriété) devra s´interpréter comme atteinte au droit naturel de tous les peuples a profiter et a user pleinement et librement de leurs richesses et ressources naturelles.
De plus les gouvernement Fédéral et de l´état ont systématiquement omis leurs obligations générées a partir de la signature et la ratification de l´accord (No.169) de l´OIT et violent ses droits particulièrement dans l´article 6 "...les gouvernements devront(...)consulter les peuples intéressés, par des procédures appropriées, et en particulier a travers de ses institutions représentatives,... ;Art.14 Il devra se faire connaitre par les peuples intéressés le droit a la propriété et de possession sur les terres qu´ils occupent traditionnellement ; de la Déclaration des Nations Unies sur les Droits des Peuples Indigènes dans son art.10 "les peuples indigènes ne seront pas déplacés par la force de leurs terres ou territoires. Il ne se procédera aucun transfert sans le consentement libre, préalable et éclairé des peuples autochtones concernés, ni sans un accord préalable sur une indemnisation juste et équitable et, que l´option du retour sera toujours possible.
Pour tous ces faits antérieurs, il résulte faux que les délogements forcés et la politique de réarrangement territorial commencée dans la zone de Montes Azules, soient respectueux des droits de l´homme, au contraire, cela cache derrière tout ca, que l´état mexicain promeut le délogement, l´incertitude juridique et affecte sérieusement la possibilité des familles indigènes de pouvoir se forger une vie digne.
Pour les faits narrés précédemment, le Comité des Droits de l´Homme Fray Pedro Lorenzo de Nada, Servicio y Asesoria para la Paz (SERAPAZ) et le centre des Droits de l´Homme Fray Bartolomé de Las Casas (FrayBa) faisons un appel pour envoyer des cartes au gouvernement Mexicain, en exigeant :
1.- Indemniser et réparer les dommages occasionnés aux familles par le délogement forcés des communautés Laguna Suspiro ou El Semental et Laguna San Pedro ou San Pedro Guanil
2.- Que le gouvernement mexicain remplisse ces obligations établies dans l´article 11.1 du Pacte des Droits Economique, Sociaux et Culturels.
3.- Qu´il s´abstienne d´exécuter de nouveaux actes de délogement a Montes Azules, considérant les recommandations du Rapporteur Spécial sur la Situation des Droits de l´Homme et des Libertés Fondamentales des Autochtones des Nations Unies
4.- Modifier sa politique de régularisation dans les régions indigènes du Chiapas, en particulier dans celle de Montes Azules, afin de rechercher la justice et l´égalité des droits et des intérêts contradictoires entre les communautés et organisations, en s´efforçant à tout moment de trouver l´adhésion aux normes internationales relatives aux droits de l´Homme,
NOUS VOUS DEMANDONS D´ENVOYER LA LETTRE CI DESSOUS AUX DIFFERENTS ORGANISMES PUBLIQUE DU MEXIQUE - contacts sous la lettre modele -
Nom et adresse a qui vous envoyer cette lettre Lieu et Date
Sr. (Nom de la personne indiquée)
Por medio de la presente quiero (emos) manifestar mi (nuestra) preocupación por los actos Desplazamiento forzado a comunidades indígenas en Montes Azules, Chiapas, perpetradas por funcionarios de los gobiernos federal y estatal.
Ante esta situación considero (amos) que resulta falso que el desalojo forzoso y la política de reordenamiento territorial emprendido en la zona de Montes Azules, sea respetuoso de los derechos humanos, por el contrario, escudándose en ellos, el Estado mexicano promueve el despojo, la incertidumbre jurídica y afecta seriamente la posibilidad de las familias indígenas a poder forjarse un proyecto de vida digna.
Desde hace varios años los gobiernos federal y estatal han anunciando públicamente la ejecución de desalojos y han desplazado de manera arbitraria, violando derechos humanos a los Pueblos Indígenas que desde hace varias décadas han estado asentados en la región de la Biosfera Montes Azules, esto como parte de la estrategia oficial de despojo, exclusión y discriminación, bajo el argumento de ?conservación ? para la inversión de intereses nacionales e internacionales en la esfera turística y de investigación.
En este contexto me (nos) preocupa que el Estado mexicano anunció que en próximas fechas serán desalojas las comunidades Nuevo San Gregorio, Nuevo Salvador Allende, Nuevo San Pedro, 6 de Octubre, Poblado Laguna El Suspiro, Ojo de Agua el Progreso y San Jacinto Lacanjá.
Además los gobiernos federal y estatal omiten de manera sistemática sus obligaciones generadas a partir de la firma y ratificación : del Convenio (No.169) de la OIT y violan sus derechos particularmente en su Art. 6 ?? los gobiernos deberán ( ?) consultar a los pueblos interesados, mediante procedimientos apropiados y en particular a través de sus instituciones representativas
Ante los hechos, anteriormente narrados exijo (imos) :
1.- Indemnizar y reparar el daño ocasionado a las familias por el desalojo forzoso de las comunidades Laguna Suspiro o El Semental y Laguna San Pedro o San Pedro Guanil.
2.- Que el gobierno mexicano cumpla con sus obligaciones de lo establecido en el artículo 11.1 del Pacto de Derechos Económicos, Sociales y Culturales.
3.- Se abstenga de ejecutar nuevos actos de desalojo en Montes Azules, considerando las recomendaciones del Relator Especial sobre la Situación de Los Derechos Humanos y Las Libertades Fundamentales de Los Indígenas de Naciones Unidas.
4.- Modificar su política de regularización en las regiones indígenas de Chiapas, particularmente en las de Montes Azules, de tal manera que procure justicia e igualdad frente a derechos e intereses enfrentados entre comunidades y organizaciones, procurando en todo momento el apego a la normatividad internacional en materia de derechos humanos.
Atentamente,
Nom ou Organisation
LISTE DES CONTACTS
Lic. Felipe de Jesús Calderón Hinojosa Presidente de la República Residencia Oficial de los Pinos Casa Miguel Alemán Col. San Miguel Chapultepec, C.P. 11850, México DF Tel : (52.55) 2789.1100 Fax : (52.55 ) 5277.2376 Correo : felipe.calderon presidencia.gob.mx
Lic. Fernando Francisco Gómez Mont Secretario de Gobernación Bucareli 99, 1er. Piso, Col. Juárez, Del. Cuauhtémoc, C.P. 06600 México D.F. Fax : (52.55) 50933414 Correo : secretario segob.gob.mx, contacto segob.gob.mx
Lic. Juan José Sabines Guerrero Gobernador Constitucional del Estado de Chiapas Palacio de Gobierno del Estado de Chiapas Av. Central y Primera Oriente, Colonia Centro, C.P. 29009 Tuxtla Gutiérrez, Chiapas, México Fax : +52 961 61 88088 ? + 52 961 6188056 Correo : secparticular chiapas.gob.mx
Dr. Noé Castañón León Secretario General de Gobierno del Estado de Chiapas Palacio de Gobierno, 2o. piso, Colonia Centro, C.P. 29000 Tuxtla Gutiérrez, Chiapas, México Conmutador : + 52 (961) 61 2-90-47, 61 8-74-60 Correo:secretario secgobierno.chiapas.gob.mx
Lic. Raciel López Salazar Procuraduría General de Justicia de Chiapas Libramiento Norte Y Rosa Del Oriente, No. 2010, Col. El Bosque C.P. 29049 Tuxtla Gutiérrez, Chiapas Conmutador : 01 (961) 6-17-23-00. Teléfono : + 52 (961) 61 6-53-74, 61 6-53-76, 61 6-57-24, 61 6-34-50 Correo : raciel.lopez pgje.chiapas.gob.mx
Lic. Raúl Placencia Villanueva Presidente de la Comisión Nacional de Derechos Humanos Periférico sur #3469, Col. San Jerónimo Lídice, Delegación Magdalena Contreras, Mexico D.F. C.P. 10200 Tel +52 (55)56818125, 54907400 Correo : trasparencia cndh.org.mx
MERCI D´ENVOYER UNE COPIE A
Centro de Derechos Humanos Fray Bartolomé de Las Casas, AC. Calle Brasil 14, Barrio Méxicanos, 29240 San Cristóbal de Las Casas, Chiapas, México Tel : 967 6787395, 967 6787396, Fax : 967 6783548 Correo : accionurgente frayba.org.mx
Association Espoir Chiapas / Esperanza Chiapas 29 rue Laurence Savart, 75020 Paris Correo : espoirchiapas hotmail.com
ACTION URGENTE contre les déplacements forcés dans la réserve de Montes Azules.
La répression au Chiapas ne cesse d´augmenté, en quelques jours différentes communautés ont été expulsées, la résistance s´organise, appuyons les !
Espoir Chiapas se joint a :
Centro de derecho Humanos Fray Bartolomé de Las Casas Comité de Derechos Humanos Fray Pedro Lorenzo de la Nada Servicio y Asesoria para la Paz -SERAPAZ-
Et diffuse en Français l´action urgente émise par ces derniers.
MERCI A VOUS DE LIRE LE CONTEXTE CI-DESSOUS
MERCI A VOUS D´ENVOYER LA LETTRE AUX CONTACTS DONNÉS A LA FIN DU TEXTE
ACTION URGENTE
Déplacement forcé contre des communautés indigènes à Montes Azules, Chiapas, perpétrées par le gouvernement Fédéral et de l´Etat.
Menaces imminentes de nouveaux déplacements de communautés indigènes de la réserve de Montes Azules.
Les jours du 21 et 22 janvier 2010, se sont réalisées deux opérations dans les communautés la Laguna El Suspiro ou El Semental et Laguna San Pedro ou San Pedro Guanil dans la municipalité de Ocosingo, cette dernière est Base d´Appui de l´EZLN - Armée Zapatiste de Liberation Nationale-, qui ont été expulsées de la Biosphère de Montes Azules.
En accord avec les sources gouvernementales l´opération s´est faite en action coordonnée entre les éléments de la Police Spécialisée de la Procurature Générale de Justice de l´Etat du Chiapas, le Ministère de la Sécurité et protection Civile, la Procurature General de la République, la Procurature Fédérale de Protection de l´environnement, la Commission Nationale des Aires protégées, et des représentants des droits de l´homme de l´état.
Selon les témoignages des familles déplacées de la communauté Laguna El Suspiro, le jour du jeudi 21 janvier 2010 autour de 11 heures du matin sont venus plusieurs hélicoptères (entre 3 et 5) ou descendirent approximativement 60 policiers, vêtus avec des uniformes de couleur noire, et d´autres de camouflages. Les policiers ont sorti de leur maison de manière violente Mesdames Maria Cortes Perez et Magdalena Garcia Cortes, en les concentrant dans le centre de la ville pour ensuite les forcer à monter dans l´hélicoptère et les transférer dans le siège du comté municipal de Palenque. L´expulsion s´est réalisée sans préavis, sans leur montrer aucun document officiel, sans aucune explication, et sans leur permettre de prendre quelques uns de leurs biens.
Le jour suivant, vendredi 22 janvier 2010, autour de 10 heures du matin, 4 hélicoptères sont descendus à la Lagune San Pedro. La communauté Base d´Appui de l´EZLN a été entourée par approximativement 250 policiers, disant à la population que l´opération suivait un ordre Fédéral et en les intimidants et en emportant 12 personnes, parmi eux garçons, filles, femmes et hommes, jusqu´a l´hélicoptère.
Les familles déplacées nous rapportent qu´elles ont été déplacées a la ville de Palenque, ou quelques personnes ont été emmenées devant Marcos Minor Flores, Ministre publique de la Fiscalité du district de la Selva. Selon des témoignages de quelques personnes expulsées, ils ont demandé à la personne interrogée "Où était le petit morceau de terre avec des plants de drogue ?" A la fin de l´interrogatoire, ils leur ont fait signer un document sans connaitre le contenu de l´écrit, ils ne leur ont pas proposé de traducteur, ni avocat de la défense. Apres ils ont été déplacés a l´auberge du Système pour le Développement Intégral de la Famille de l´Etat du Chiapas (DIF régional) sans leur avoir donné une alternative de relogement jusqu´alors.
Dans le cas du déplacement forcés des témoins de la région ont informé que toutes les maisons et les appartenances de ces dits villages ont été brulés.
Le jour du 26 janvier 2010 en conférence de presse, les autorités de l´environnement de l´Etat, et fédérales ont informe qu´ils impulsent un régime de circuits touristiques de la route Maya qui inclura des sites certifiés comme tourisme de nature pour une stratégie de développement et de conservation de la Foret lacandon, de plus ils ont fait savoir que dans les prochains jours, seront délogés les communautés Nuevo San Gregorio, Nuevo Salvador Allende, Nuevo San Pedro, 6 de Octubre, Poblado Laguna El Suspiro, Ojo de Agua el Progresso et San Jacinto Lacanja.
ANTECEDENTS
Depuis plusieurs années les gouvernements Fédéral et de l´Etat ont annoncé publiquement l´exécution des expulsions et ont délogé de manière arbitraire, violant les droits de l´homme des Peuples Indigènes, qui depuis plusieurs décennies vivent dans la région de la Biosphère Montes Azules, cela comme part de la stratégie officielle de dépossession, exclusion et discrimination, sous l´argument de la "conservation" pour l´investissement d´intérêt nationaux et internationaux, dans la sphère touristique et de recherche.
DROIT VIOLES Dans l´expulsion forcées ont été violés les droits de l´homme suivants, consacrés comme instruments internationaux signés et ratifiés par l´ Etat Mexicain
[http:] alt="-" /> Liberté Personnelle (Droit à la) : dans la Laguna Suspiro ou El Semental Maria et Magdalena ont été sorties de leur maison, concentrées au centre du village et transférer au DIF régional, Dans la lagune San Pedro les personnes ont été transférées en hélicoptère à la ville de Palenque et sans présenter aucun ordre, ont été mis a disposition du Ministère Public de la Fiscalité du Distrit de la Foret
[http:] alt="-" /> Intégrité personnelle (Droit à) : Maria et Magdalena, ont été sorties de manière violente de leur maison et montées par la force dans un hélicoptère, ainsi les familles BAEZLN ont été poussées par la force dans l´hélicoptère et transférées dans la ville de Palenque, de plus avec une attitude menaçante et intimidante
[http:] alt="-" /> Sécurité personnelle (Droit à) : Sans montrer aucun ordre d´expulsion les agents de l´état et fédéraux ont pénétrer agissant sans distinction comme contre Maria, Magdalena et les Familles BAEZLN
[http:] alt="-" /> Un logement digne (Droit à)= Toutes personnes a le droit a un "niveau de vie adéquat pour soi et sa famille, incluent (...) un logement adéquat, et a l´amélioration continue des conditions de vie. "Avec le déplacement forcé ils leur ont nié ce droit"
[http:] alt="-" /> Terre- territoire (Droit a) Le pacte des droits civiles et Politiques dans son art.47 dispose que "aucune disposition du présent pacte (incluant le droit à la propriété) devra s´interpréter comme atteinte au droit naturel de tous les peuples a profiter et a user pleinement et librement de leurs richesses et ressources naturelles.
De plus les gouvernement Fédéral et de l´état ont systématiquement omis leurs obligations générées a partir de la signature et la ratification de l´accord (No.169) de l´OIT et violent ses droits particulièrement dans l´article 6 "...les gouvernements devront(...)consulter les peuples intéressés, par des procédures appropriées, et en particulier a travers de ses institutions représentatives,... ;Art.14 Il devra se faire connaitre par les peuples intéressés le droit a la propriété et de possession sur les terres qu´ils occupent traditionnellement ; de la Déclaration des Nations Unies sur les Droits des Peuples Indigènes dans son art.10 "les peuples indigènes ne seront pas déplacés par la force de leurs terres ou territoires. Il ne se procédera aucun transfert sans le consentement libre, préalable et éclairé des peuples autochtones concernés, ni sans un accord préalable sur une indemnisation juste et équitable et, que l´option du retour sera toujours possible.
Pour tous ces faits antérieurs, il résulte faux que les délogements forcés et la politique de réarrangement territorial commencée dans la zone de Montes Azules, soient respectueux des droits de l´homme, au contraire, cela cache derrière tout ca, que l´état mexicain promeut le délogement, l´incertitude juridique et affecte sérieusement la possibilité des familles indigènes de pouvoir se forger une vie digne.
Pour les faits narrés précédemment, le Comité des Droits de l´Homme Fray Pedro Lorenzo de Nada, Servicio y Asesoria para la Paz (SERAPAZ) et le centre des Droits de l´Homme Fray Bartolomé de Las Casas (FrayBa) faisons un appel pour envoyer des cartes au gouvernement Mexicain, en exigeant :
1.- Indemniser et réparer les dommages occasionnés aux familles par le délogement forcés des communautés Laguna Suspiro ou El Semental et Laguna San Pedro ou San Pedro Guanil
2.- Que le gouvernement mexicain remplisse ces obligations établies dans l´article 11.1 du Pacte des Droits Economique, Sociaux et Culturels.
3.- Qu´il s´abstienne d´exécuter de nouveaux actes de délogement a Montes Azules, considérant les recommandations du Rapporteur Spécial sur la Situation des Droits de l´Homme et des Libertés Fondamentales des Autochtones des Nations Unies
4.- Modifier sa politique de régularisation dans les régions indigènes du Chiapas, en particulier dans celle de Montes Azules, afin de rechercher la justice et l´égalité des droits et des intérêts contradictoires entre les communautés et organisations, en s´efforçant à tout moment de trouver l´adhésion aux normes internationales relatives aux droits de l´Homme,
NOUS VOUS DEMANDONS D´ENVOYER LA LETTRE CI DESSOUS AUX DIFFERENTS ORGANISMES PUBLIQUE DU MEXIQUE - contacts sous la lettre modele -
Nom et adresse a qui vous envoyer cette lettre Lieu et Date
Sr. (Nom de la personne indiquée)
Por medio de la presente quiero (emos) manifestar mi (nuestra) preocupación por los actos Desplazamiento forzado a comunidades indígenas en Montes Azules, Chiapas, perpetradas por funcionarios de los gobiernos federal y estatal.
Ante esta situación considero (amos) que resulta falso que el desalojo forzoso y la política de reordenamiento territorial emprendido en la zona de Montes Azules, sea respetuoso de los derechos humanos, por el contrario, escudándose en ellos, el Estado mexicano promueve el despojo, la incertidumbre jurídica y afecta seriamente la posibilidad de las familias indígenas a poder forjarse un proyecto de vida digna.
Desde hace varios años los gobiernos federal y estatal han anunciando públicamente la ejecución de desalojos y han desplazado de manera arbitraria, violando derechos humanos a los Pueblos Indígenas que desde hace varias décadas han estado asentados en la región de la Biosfera Montes Azules, esto como parte de la estrategia oficial de despojo, exclusión y discriminación, bajo el argumento de ?conservación ? para la inversión de intereses nacionales e internacionales en la esfera turística y de investigación.
En este contexto me (nos) preocupa que el Estado mexicano anunció que en próximas fechas serán desalojas las comunidades Nuevo San Gregorio, Nuevo Salvador Allende, Nuevo San Pedro, 6 de Octubre, Poblado Laguna El Suspiro, Ojo de Agua el Progreso y San Jacinto Lacanjá.
Además los gobiernos federal y estatal omiten de manera sistemática sus obligaciones generadas a partir de la firma y ratificación : del Convenio (No.169) de la OIT y violan sus derechos particularmente en su Art. 6 ?? los gobiernos deberán ( ?) consultar a los pueblos interesados, mediante procedimientos apropiados y en particular a través de sus instituciones representativas
Ante los hechos, anteriormente narrados exijo (imos) :
1.- Indemnizar y reparar el daño ocasionado a las familias por el desalojo forzoso de las comunidades Laguna Suspiro o El Semental y Laguna San Pedro o San Pedro Guanil.
2.- Que el gobierno mexicano cumpla con sus obligaciones de lo establecido en el artículo 11.1 del Pacto de Derechos Económicos, Sociales y Culturales.
3.- Se abstenga de ejecutar nuevos actos de desalojo en Montes Azules, considerando las recomendaciones del Relator Especial sobre la Situación de Los Derechos Humanos y Las Libertades Fundamentales de Los Indígenas de Naciones Unidas.
4.- Modificar su política de regularización en las regiones indígenas de Chiapas, particularmente en las de Montes Azules, de tal manera que procure justicia e igualdad frente a derechos e intereses enfrentados entre comunidades y organizaciones, procurando en todo momento el apego a la normatividad internacional en materia de derechos humanos.
Atentamente,
Nom ou Organisation
LISTE DES CONTACTS
Lic. Felipe de Jesús Calderón Hinojosa Presidente de la República Residencia Oficial de los Pinos Casa Miguel Alemán Col. San Miguel Chapultepec, C.P. 11850, México DF Tel : (52.55) 2789.1100 Fax : (52.55 ) 5277.2376 Correo : felipe.calderon presidencia.gob.mx
Lic. Fernando Francisco Gómez Mont Secretario de Gobernación Bucareli 99, 1er. Piso, Col. Juárez, Del. Cuauhtémoc, C.P. 06600 México D.F. Fax : (52.55) 50933414 Correo : secretario segob.gob.mx, contacto segob.gob.mx
Lic. Juan José Sabines Guerrero Gobernador Constitucional del Estado de Chiapas Palacio de Gobierno del Estado de Chiapas Av. Central y Primera Oriente, Colonia Centro, C.P. 29009 Tuxtla Gutiérrez, Chiapas, México Fax : +52 961 61 88088 ? + 52 961 6188056 Correo : secparticular chiapas.gob.mx
Dr. Noé Castañón León Secretario General de Gobierno del Estado de Chiapas Palacio de Gobierno, 2o. piso, Colonia Centro, C.P. 29000 Tuxtla Gutiérrez, Chiapas, México Conmutador : + 52 (961) 61 2-90-47, 61 8-74-60 Correo:secretario secgobierno.chiapas.gob.mx
Lic. Raciel López Salazar Procuraduría General de Justicia de Chiapas Libramiento Norte Y Rosa Del Oriente, No. 2010, Col. El Bosque C.P. 29049 Tuxtla Gutiérrez, Chiapas Conmutador : 01 (961) 6-17-23-00. Teléfono : + 52 (961) 61 6-53-74, 61 6-53-76, 61 6-57-24, 61 6-34-50 Correo : raciel.lopez pgje.chiapas.gob.mx
Lic. Raúl Placencia Villanueva Presidente de la Comisión Nacional de Derechos Humanos Periférico sur #3469, Col. San Jerónimo Lídice, Delegación Magdalena Contreras, Mexico D.F. C.P. 10200 Tel +52 (55)56818125, 54907400 Correo : trasparencia cndh.org.mx
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Centro de Derechos Humanos Fray Bartolomé de Las Casas, AC. Calle Brasil 14, Barrio Méxicanos, 29240 San Cristóbal de Las Casas, Chiapas, México Tel : 967 6787395, 967 6787396, Fax : 967 6783548 Correo : accionurgente frayba.org.mx
Association Espoir Chiapas / Esperanza Chiapas 29 rue Laurence Savart, 75020 Paris Correo : espoirchiapas hotmail.com
ACTION URGENTE contre les déplacements forcés dans la réserve de Montes Azules.
La répression au Chiapas ne cesse d´augmenté, en quelques jours différentes communautés ont été expulsées, la résistance s´organise, appuyons les !
Espoir Chiapas se joint a :
Centro de derecho Humanos Fray Bartolomé de Las Casas Comité de Derechos Humanos Fray Pedro Lorenzo de la Nada Servicio y Asesoria para la Paz -SERAPAZ-
Et diffuse en Français l´action urgente émise par ces derniers.
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ACTION URGENTE
Déplacement forcé contre des communautés indigènes à Montes Azules, Chiapas, perpétrées par le gouvernement Fédéral et de l´Etat.
Menaces imminentes de nouveaux déplacements de communautés indigènes de la réserve de Montes Azules.
Les jours du 21 et 22 janvier 2010, se sont réalisées deux opérations dans les communautés la Laguna El Suspiro ou El Semental et Laguna San Pedro ou San Pedro Guanil dans la municipalité de Ocosingo, cette dernière est Base d´Appui de l´EZLN - Armée Zapatiste de Liberation Nationale-, qui ont été expulsées de la Biosphère de Montes Azules.
En accord avec les sources gouvernementales l´opération s´est faite en action coordonnée entre les éléments de la Police Spécialisée de la Procurature Générale de Justice de l´Etat du Chiapas, le Ministère de la Sécurité et protection Civile, la Procurature General de la République, la Procurature Fédérale de Protection de l´environnement, la Commission Nationale des Aires protégées, et des représentants des droits de l´homme de l´état.
Selon les témoignages des familles déplacées de la communauté Laguna El Suspiro, le jour du jeudi 21 janvier 2010 autour de 11 heures du matin sont venus plusieurs hélicoptères (entre 3 et 5) ou descendirent approximativement 60 policiers, vêtus avec des uniformes de couleur noire, et d´autres de camouflages. Les policiers ont sorti de leur maison de manière violente Mesdames Maria Cortes Perez et Magdalena Garcia Cortes, en les concentrant dans le centre de la ville pour ensuite les forcer à monter dans l´hélicoptère et les transférer dans le siège du comté municipal de Palenque. L´expulsion s´est réalisée sans préavis, sans leur montrer aucun document officiel, sans aucune explication, et sans leur permettre de prendre quelques uns de leurs biens.
Le jour suivant, vendredi 22 janvier 2010, autour de 10 heures du matin, 4 hélicoptères sont descendus à la Lagune San Pedro. La communauté Base d´Appui de l´EZLN a été entourée par approximativement 250 policiers, disant à la population que l´opération suivait un ordre Fédéral et en les intimidants et en emportant 12 personnes, parmi eux garçons, filles, femmes et hommes, jusqu´a l´hélicoptère.
Les familles déplacées nous rapportent qu´elles ont été déplacées a la ville de Palenque, ou quelques personnes ont été emmenées devant Marcos Minor Flores, Ministre publique de la Fiscalité du district de la Selva. Selon des témoignages de quelques personnes expulsées, ils ont demandé à la personne interrogée "Où était le petit morceau de terre avec des plants de drogue ?" A la fin de l´interrogatoire, ils leur ont fait signer un document sans connaitre le contenu de l´écrit, ils ne leur ont pas proposé de traducteur, ni avocat de la défense. Apres ils ont été déplacés a l´auberge du Système pour le Développement Intégral de la Famille de l´Etat du Chiapas (DIF régional) sans leur avoir donné une alternative de relogement jusqu´alors.
Dans le cas du déplacement forcés des témoins de la région ont informé que toutes les maisons et les appartenances de ces dits villages ont été brulés.
Le jour du 26 janvier 2010 en conférence de presse, les autorités de l´environnement de l´Etat, et fédérales ont informe qu´ils impulsent un régime de circuits touristiques de la route Maya qui inclura des sites certifiés comme tourisme de nature pour une stratégie de développement et de conservation de la Foret lacandon, de plus ils ont fait savoir que dans les prochains jours, seront délogés les communautés Nuevo San Gregorio, Nuevo Salvador Allende, Nuevo San Pedro, 6 de Octubre, Poblado Laguna El Suspiro, Ojo de Agua el Progresso et San Jacinto Lacanja.
ANTECEDENTS
Depuis plusieurs années les gouvernements Fédéral et de l´Etat ont annoncé publiquement l´exécution des expulsions et ont délogé de manière arbitraire, violant les droits de l´homme des Peuples Indigènes, qui depuis plusieurs décennies vivent dans la région de la Biosphère Montes Azules, cela comme part de la stratégie officielle de dépossession, exclusion et discrimination, sous l´argument de la "conservation" pour l´investissement d´intérêt nationaux et internationaux, dans la sphère touristique et de recherche.
DROIT VIOLES Dans l´expulsion forcées ont été violés les droits de l´homme suivants, consacrés comme instruments internationaux signés et ratifiés par l´ Etat Mexicain
Liberté Personnelle (Droit à la) : dans la Laguna Suspiro ou El Semental Maria et Magdalena ont été sorties de leur maison, concentrées au centre du village et transférer au DIF régional, Dans la lagune San Pedro les personnes ont été transférées en hélicoptère à la ville de Palenque et sans présenter aucun ordre, ont été mis a disposition du Ministère Public de la Fiscalité du Distrit de la Foret
Intégrité personnelle (Droit à) : Maria et Magdalena, ont été sorties de manière violente de leur maison et montées par la force dans un hélicoptère, ainsi les familles BAEZLN ont été poussées par la force dans l´hélicoptère et transférées dans la ville de Palenque, de plus avec une attitude menaçante et intimidante
Sécurité personnelle (Droit à) : Sans montrer aucun ordre d´expulsion les agents de l´état et fédéraux ont pénétrer agissant sans distinction comme contre Maria, Magdalena et les Familles BAEZLN
Un logement digne (Droit à)= Toutes personnes a le droit a un "niveau de vie adéquat pour soi et sa famille, incluent (...) un logement adéquat, et a l´amélioration continue des conditions de vie. "Avec le déplacement forcé ils leur ont nié ce droit"
Terre- territoire (Droit a) Le pacte des droits civiles et Politiques dans son art.47 dispose que "aucune disposition du présent pacte (incluant le droit à la propriété) devra s´interpréter comme atteinte au droit naturel de tous les peuples a profiter et a user pleinement et librement de leurs richesses et ressources naturelles.
De plus les gouvernement Fédéral et de l´état ont systématiquement omis leurs obligations générées a partir de la signature et la ratification de l´accord (No.169) de l´OIT et violent ses droits particulièrement dans l´article 6 "...les gouvernements devront(...)consulter les peuples intéressés, par des procédures appropriées, et en particulier a travers de ses institutions représentatives,... ;Art.14 Il devra se faire connaitre par les peuples intéressés le droit a la propriété et de possession sur les terres qu´ils occupent traditionnellement ; de la Déclaration des Nations Unies sur les Droits des Peuples Indigènes dans son art.10 "les peuples indigènes ne seront pas déplacés par la force de leurs terres ou territoires. Il ne se procédera aucun transfert sans le consentement libre, préalable et éclairé des peuples autochtones concernés, ni sans un accord préalable sur une indemnisation juste et équitable et, que l´option du retour sera toujours possible.
Pour tous ces faits antérieurs, il résulte faux que les délogements forcés et la politique de réarrangement territorial commencée dans la zone de Montes Azules, soient respectueux des droits de l´homme, au contraire, cela cache derrière tout ca, que l´état mexicain promeut le délogement, l´incertitude juridique et affecte sérieusement la possibilité des familles indigènes de pouvoir se forger une vie digne.
Pour les faits narrés précédemment, le Comité des Droits de l´Homme Fray Pedro Lorenzo de Nada, Servicio y Asesoria para la Paz (SERAPAZ) et le centre des Droits de l´Homme Fray Bartolomé de Las Casas (FrayBa) faisons un appel pour envoyer des cartes au gouvernement Mexicain, en exigeant :
1.- Indemniser et réparer les dommages occasionnés aux familles par le délogement forcés des communautés Laguna Suspiro ou El Semental et Laguna San Pedro ou San Pedro Guanil
2.- Que le gouvernement mexicain remplisse ces obligations établies dans l´article 11.1 du Pacte des Droits Economique, Sociaux et Culturels.
3.- Qu´il s´abstienne d´exécuter de nouveaux actes de délogement a Montes Azules, considérant les recommandations du Rapporteur Spécial sur la Situation des Droits de l´Homme et des Libertés Fondamentales des Autochtones des Nations Unies
4.- Modifier sa politique de régularisation dans les régions indigènes du Chiapas, en particulier dans celle de Montes Azules, afin de rechercher la justice et l´égalité des droits et des intérêts contradictoires entre les communautés et organisations, en s´efforçant à tout moment de trouver l´adhésion aux normes internationales relatives aux droits de l´Homme,
NOUS VOUS DEMANDONS D´ENVOYER LA LETTRE CI DESSOUS AUX DIFFERENTS ORGANISMES PUBLIQUE DU MEXIQUE - contacts sous la lettre modele -
Nom et adresse a qui vous envoyer cette lettre Lieu et Date
Sr. (Nom de la personne indiquée)
Por medio de la presente quiero (emos) manifestar mi (nuestra) preocupación por los actos Desplazamiento forzado a comunidades indígenas en Montes Azules, Chiapas, perpetradas por funcionarios de los gobiernos federal y estatal.
Ante esta situación considero (amos) que resulta falso que el desalojo forzoso y la política de reordenamiento territorial emprendido en la zona de Montes Azules, sea respetuoso de los derechos humanos, por el contrario, escudándose en ellos, el Estado mexicano promueve el despojo, la incertidumbre jurídica y afecta seriamente la posibilidad de las familias indígenas a poder forjarse un proyecto de vida digna.
Desde hace varios años los gobiernos federal y estatal han anunciando públicamente la ejecución de desalojos y han desplazado de manera arbitraria, violando derechos humanos a los Pueblos Indígenas que desde hace varias décadas han estado asentados en la región de la Biosfera Montes Azules, esto como parte de la estrategia oficial de despojo, exclusión y discriminación, bajo el argumento de ?conservación ? para la inversión de intereses nacionales e internacionales en la esfera turística y de investigación.
En este contexto me (nos) preocupa que el Estado mexicano anunció que en próximas fechas serán desalojas las comunidades Nuevo San Gregorio, Nuevo Salvador Allende, Nuevo San Pedro, 6 de Octubre, Poblado Laguna El Suspiro, Ojo de Agua el Progreso y San Jacinto Lacanjá.
Además los gobiernos federal y estatal omiten de manera sistemática sus obligaciones generadas a partir de la firma y ratificación : del Convenio (No.169) de la OIT y violan sus derechos particularmente en su Art. 6 ?? los gobiernos deberán (?) consultar a los pueblos interesados, mediante procedimientos apropiados y en particular a través de sus instituciones representativas
Ante los hechos, anteriormente narrados exijo (imos) :
1.- Indemnizar y reparar el daño ocasionado a las familias por el desalojo forzoso de las comunidades Laguna Suspiro o El Semental y Laguna San Pedro o San Pedro Guanil.
2.- Que el gobierno mexicano cumpla con sus obligaciones de lo establecido en el artículo 11.1 del Pacto de Derechos Económicos, Sociales y Culturales.
3.- Se abstenga de ejecutar nuevos actos de desalojo en Montes Azules, considerando las recomendaciones del Relator Especial sobre la Situación de Los Derechos Humanos y Las Libertades Fundamentales de Los Indígenas de Naciones Unidas.
4.- Modificar su política de regularización en las regiones indígenas de Chiapas, particularmente en las de Montes Azules, de tal manera que procure justicia e igualdad frente a derechos e intereses enfrentados entre comunidades y organizaciones, procurando en todo momento el apego a la normatividad internacional en materia de derechos humanos.
Atentamente,
Nom ou Organisation
LISTE DES CONTACTS
Lic. Felipe de Jesús Calderón Hinojosa Presidente de la República Residencia Oficial de los Pinos Casa Miguel Alemán Col. San Miguel Chapultepec, C.P. 11850, México DF Tel : (52.55) 2789.1100 Fax : (52.55 ) 5277.2376 Correo : felipe.calderon presidencia.gob.mx
Lic. Fernando Francisco Gómez Mont Secretario de Gobernación Bucareli 99, 1er. Piso, Col. Juárez, Del. Cuauhtémoc, C.P. 06600 México D.F. Fax : (52.55) 50933414 Correo : secretario segob.gob.mx, contacto segob.gob.mx
Lic. Juan José Sabines Guerrero Gobernador Constitucional del Estado de Chiapas Palacio de Gobierno del Estado de Chiapas Av. Central y Primera Oriente, Colonia Centro, C.P. 29009 Tuxtla Gutiérrez, Chiapas, México Fax : +52 961 61 88088 ? + 52 961 6188056 Correo : secparticular chiapas.gob.mx
Dr. Noé Castañón León Secretario General de Gobierno del Estado de Chiapas Palacio de Gobierno, 2o. piso, Colonia Centro, C.P. 29000 Tuxtla Gutiérrez, Chiapas, México Conmutador : + 52 (961) 61 2-90-47, 61 8-74-60 Correo:secretario secgobierno.chiapas.gob.mx
Lic. Raciel López Salazar Procuraduría General de Justicia de Chiapas Libramiento Norte Y Rosa Del Oriente, No. 2010, Col. El Bosque C.P. 29049 Tuxtla Gutiérrez, Chiapas Conmutador : 01 (961) 6-17-23-00. Teléfono : + 52 (961) 61 6-53-74, 61 6-53-76, 61 6-57-24, 61 6-34-50 Correo : raciel.lopez pgje.chiapas.gob.mx
Lic. Raúl Placencia Villanueva Presidente de la Comisión Nacional de Derechos Humanos Periférico sur #3469, Col. San Jerónimo Lídice, Delegación Magdalena Contreras, Mexico D.F. C.P. 10200 Tel +52 (55)56818125, 54907400 Correo : trasparencia cndh.org.mx
MERCI D´ENVOYER UNE COPIE A
Centro de Derechos Humanos Fray Bartolomé de Las Casas, AC. Calle Brasil 14, Barrio Méxicanos, 29240 San Cristóbal de Las Casas, Chiapas, México Tel : 967 6787395, 967 6787396, Fax : 967 6783548 Correo : accionurgente frayba.org.mx
Association Espoir Chiapas / Esperanza Chiapas 29 rue Laurence Savart, 75020 Paris Correo : espoirchiapas hotmail.com
Repas de soutien à Batay Ouvriye syndicat haïtien vendredi 12 février à 20h au Centre Social Autogéré : 18 rue des Tables Claudiennes, Lyon Croix-Rousse
- Résistances et solidarités internationales / Résistances et solidarités internationales
RESISTONS ENSEMBLE / bulletin numéro 83 / février 2010
‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘
Même plus la peine de sauver les apparences !
« Les mandarines et les olives ne tombent pas du ciel »
Le mépris engendre la colère
[ S U R L E V I F ]
Visiblement la police n'aime pas les supporters de foot algériens
Ripostes dans les quartiers populaires
[ C H R O N I Q U E D E L ' A R B I T R A I R E ]
En plus des « miles », des primes pour les flics expulseurs
La cour d'appel de Lyon a encore frappé
« Base élève »…
Qui pille qui ?
Nanos : la voilà la démocratie
Pour télécharger ce bulletin mis en page au format pdf :
http://resistons.lautre.net/
Lors du procès des inculpés de l'incendie du centre de rétention de Vincennes, malgré la présence de la presse, d'un collectif d'avocats virulents et d'une mobilisation importante, l'appareil judiciaire ne s'est pas départi du mépris, du cynisme, de la suffisance dus à son pouvoir quasi divin.
Le cadre est imposé : savoir qui a mis le feu. Il faut des noms, des coupables, des peines pour que justice soit faite. Le tribunal préfère ignorer les causes des faits, trop politiques. Pourquoi le centre de rétention a brûlé ? Pourquoi alors que les retenus dénonçaient leur situation depuis des mois, l'Etat n'a fait que renforcer les dispositifs répressifs rendant toujours plus insupportables les conditions de rétention et nombreuses les expulsions ? Pourquoi Salem Souli un retenu tunisien est mort ? Ces questions resteront sans réponse dans le cadre du procès. D'ailleurs depuis lundi 1er février, la juge Nathalie Dutartre, ses assesseurs et le procureur Gilbert Flam visionnent en continu les 35h de vidéo surveillance, en la seule présence des flics, de leur avocat et de celui de l'Etat venu réclamer réparation. Les prévenus et leurs avocats ont décidé de quitter les lieux pour ne pas être contraints à assister « ficelés », sans pouvoir réagir à la mise en œuvre de cette justice d'abattage.
Mais lors des trois premiers jours du procès, le cadre implacable et stupide de la répression en exercice a tout de même été quelque peu malmené. C'est du banc des accusés qu'on en a eu la preuve par les faits : le premier jour, l'audience à peine commencée est suspendue car il faut attendre la libération d'Ekma en garde à vue à la gare du Nord suite à un contrôle papiers ; puis à peine reprise, elle sera à nouveau interrompue car Moïse et sa femme Anaïs reconnaissent en la personne de la juge Dutartre celle qui avait déjà brisé leur vie en mettant le premier en détention provisoire et la seconde sous contrôle judiciaire ( [www.migreurop.org] pour CR des audiences).
Dès le début l'intention de l'Etat était claire : condamner le droit à la révolte en jugeant comme « criminels » quelques boucs émissaires pris au hasard. Depuis juin 2008, la mobilisation a empêché que le pouvoir jette les accusés dans ses cachots dans le silence. Aujourd'hui les accusés doivent être relaxés mais quelle que soit l'issue du procès la colère et la solidarité avec les accusés ne tomberont pas.
« Les mandarines et les olives ne tombent pas du ciel »
Extrait du manifeste de l'assemblée des travailleurs africains de Rosarno à Rome.
« Nous sommes les travailleurs qui ont été contraints à quitter Rosarno, après avoir revendiqué leurs droits (…) Nous étions exploités le jour et pourchassés la nuit par les enfants de nos exploiteurs. Nous avons été tabassés, harcelés, braqués comme des bêtes, enlevés et certains d'entre nous ont disparu à jamais. On nous a tiré dessus, par jeu ou pour servir les intérêts de certains. Nous avons continué à travailler. Le temps passant, nous sommes devenus des cibles faciles. Nous n'en pouvions plus. Ceux qui n'ont pas été blessés par des projectiles, l'ont été dans leur dignité, dans leur fierté d'être humain. Nous n'en pouvions plus d'attendre une aide qui ne serait jamais arrivée parce que nous sommes invisibles, nous n'existons pas pour les autorités de ce pays. Nous nous sommes rendus visibles, nous sommes descendus dans la rue pour crier notre existence (…) Les gens de Rosarno se sont mis à nous prendre en chasse, à nous lyncher cette fois-ci organisés en véritables équipes de chasse à l'homme. Nous avons été enfermés dans des centres de détention pour immigrés. Beaucoup y sont encore, d'autres sont retournés en Afrique, les autres sont dispersés dans différentes villes du Sud. Nous, nous sommes à Rome.(…) Les mandarines, les olives et les oranges ne tombent pas du ciel. Ce sont des mains qui les cueillent. Nous étions parvenus à trouver un travail que nous avons perdu tout simplement parce que nous avons demandé d' être traité comme des êtres humains(…) » Intégralité du manifeste : [www.storiemigranti.org]
Le mépris engendre la colère
Alors que la loi sur les bandes (remake en pire de la loi anti-casseurs) risque d'être votée, les ouvriers de Continental inculpés dans le « saccage » de la sous préfecture en ont, préventivement, fait les frais. Le 5 février, en appel, leurs peines avec sursis ont été atténuées en amendes.
Leur cas n'est pas isolé, la répression s'abat sous différentes formes contre ceux qui osent se battre, puisque c'est entre 14 000 à 40 000 délégués syndicaux de base qui font l'objet d'une mesure de licenciement tous les ans.
Pourquoi la sous préfecture de Compiègne a t elle été endommagée ?
« Ca faisait plusieurs semaines que le médiateur de l'Etat refusait tout dialogue…On nous a répondu que la préfète n'était pas là, elle a même refusé de nous parler au téléphone… Après avoir été menés en bateau, méprisés, curieusement deux heures après le "saccage" tout s'est débloqué et une réunion est devenue possible entre les différentes parties ! Les médias ont diffusé largement les images du "saccage", ce qui a été cataclysmique pour nous c'est d'apprendre par téléphone que c'était fini, c'était mort… une décision du tribunal de Sarguemine venait de confirmer la fermeture de l'usine. En une seconde tu as tout un tas d'images qui te remontent ; ta famille, l'homme qui fait la manche au coin de la rue… On s'est battu, on a perdu… Notre victoire c'est d'avoir obtenu de quoi voir venir pendant au moins six ans (prime, congés formation…). C'est tellement facile de critiquer ou de vouloir juger des gens mais quand on les pousse, c'est trop facile de dire que c'est des voyous, des salauds. La provocation c'est trop facile… » Xavier Mathieux (délégué CGT, membre du comité de lutte, inculpé)
Visiblement la police n'aime pas les supporters de foot algériens
Toulouse. « Hier soir vers 10h15 je bois un verre à l'Autan… un match de foot opposant l'Algérie à l'Egypte qui se termine, une petite quarantaine de supporters algériens qui reste sur place…C'est le moment de grande joie collective propice qu'a choisi notre préfet pour occuper militairement la place : des CRS casqués, cagoulés, la vingtaine de mecs de la BAC déguisés en jeunes à capuches, le flashball qui les démangent… Un jeune un peu plus dégouté que les autres d'avoir perdu et en plus de se faire provoquer par tous ces flics jette une canette, qui tombe à 50 m des keufs. Une marée de civils l'entourent direct et l'embarquent menotté… C'est à se demander si la guerre d'Algérie est finie pour nos technocrates… »
Extraits d'un témoignage reçu.
Ripostes dans les quartiers populaires
Woippy (Moselle), dans la banlieue de Metz, mercredi 20 janvier 1h30 du matin, la police municipale à bord de leur 4x4 se lance à la poursuite de trois jeunes hommes à scooter, ils roulent sans casque, sans phares. Quelques 800 mètres plus loin, Malek, 19 ans, heurte le trottoir et meurt sur le coup. Ses deux amis, Nabil 19 ans et Joshua 20 ans, se trouvaient toujours dans un état critique au dernières nouvelles.
Un « accident » pour les autorités. Une sorte de roulette russe tout au moins mais qui a déjà coûté la vie : Mai 2002 à Dammarie-les-Lys (77), avril 05 à Aubervilliers (93), mai 2006 à Montpellier… Le soir même, environ 200 personnes se sont recueillies sur les lieux de l'accident. Dans la soirée, des gendarmes mobiles, en position devant un commissariat ont reçu des jets de pierres, plusieurs véhicules ont été incendiés. L'intervention policière dans un quartier plongé dans le noir, dispersant les attroupements à l'aide de chiens, donnera lieu à une interpellation. Environ 200 CRS étaient mobilisés à l'occasion des obsèques du jeune homme le samedi suivant.
Joué-lès-Tours (37), quartier de la Rabière, mercredi 13 janvier, contrôle d'un véhicule, papiers en règle. Excédés, les habitants présents interpellent verbalement les policiers. Un jeune mineur les aurait insulté… la police appelle en renfort les CRS présents dans la région : descente musclée au centre commercial où le jeune homme se serait réfugié. Pendant l'interpellation la police est prise à parti, elle essuie des jets de pierre.
En plus des « miles », des primes pour les flics expulseurs
On apprend que la PAF a réparti ses 1 025 400 euros de « primes Sarkozy » à ses unités affichant le plus grand « nombre d'étrangers en situation irrégulière interpellés d'initiative » rapporté au « nombre de personnels actifs du service ». Il paraît que « les caisses de l'Etat sont vides ». Mais pas pour la sale besogne.
La cour d'appel de Lyon a encore frappé
A Lyon, les 7 et 8 mai 2007, après l'élection de Sarkozy un mouvement spontané a éclaté dans les rues et les policiers se sont enragés en faisant des exactions graves. La Caisse de Solidarité est intervenue aussitôt parmi les inculpés qui sont passés en comparutions immédiates. Or, deux jeunes filles avaient été gazées, puis tabassées de façon très violente. Résultat pour l'une d'elles : luxation grave de la rotule (elle a du marcher plusieurs mois avec des béquilles), marques de strangulation, et hématomes sur l'ensemble du corps. Accusées de rébellion et d'outrages, elles n'ont été jugées que le 21 janvier 2008 et ont été relaxées toutes les deux. Et pourtant les policiers ont fait appel, sachant que la 4ème chambre de Cour d'appel de Lyon donne toujours raison aux flics même s'ils mentent. C'est ce qui s'est passé au procès du 11 décembre 2009 : la Cour d'appel de Lyon, dans son délibéré du 11 janvier 2010, condamne chacune d'elles à 1 120 euros, dont des dédommagements pour les flics frappeurs !
« Base élève »…
… nouveau coup de pression sur les directeurs d'école pour généraliser le fichage des enfants sur Base élève (notamment sur l'académie de Créteil où le refus actif ou passif de ficher est très élevé). Les orgas (syndicats enseignants ou FCPE) lancent une nouvelle campagne de dépôts de plaintes ce qui du coup déplace le débat devant les tribunaux et l'éloigne de là où il serait vraiment nécessaire : dans les écoles, entre tous les parents et enseignants, militants ou pas. Car la nouvelle version de base élève, épurée depuis 2004 de ses renseignements les plus clairement tendancieux (nationalité, signalements disciplinaires ou psy…), pose la question du fichage pour ce qu'elle est (comme en son temps l'institution du pass navigo) : acceptons nous d'être contrôlés par l'Etat au nom de la soi-disant sécurité ? Il est vrai que le débat à la base est difficile à mener tant il y a de monde pour penser n'avoir « rien à se reprocher », mais, avec le choix des orgas pour le combat judiciaire (qui donne à l'Etat un moyen de plus pour contrôler les récalcitrants), on n'est vraiment pas à la hauteur de l'enjeu : ce n'est pas encore la dictature policière, mais faute de résistance populaire, on y va pas à pas.
Qui pille qui ?
Dès le lendemain du séisme d'Haïti qui a fait 200 000 morts et 1 million de sinistrés sans abri, les médias occidentaux se sont inquiétés de l'évasion de 4 à 6 000 prisonniers et du danger qu'étaient sensés représenter les « pilleurs ».Cela semble absurde : pourquoi s'inquiéter des « pillages » et autres « saccages » alors que tant d'hommes sont morts, meurent encore ou ne pensent plus qu'à survivre ? C'est d'abord pour nous redonner le sens des priorités (qu'un tel désordre risquerait de nous faire perdre) : l'urgence n'est pas de secourir ces hommes mais bien d'ouvrir les postes de police et les banques, de reconstruire le palais présidentiel… Bref de rétablir l'ordre tel qu'il profite aux intérêts des dominants, de reconstruire leur monde à l'envers où les vrais pilleurs sont honorés comme des sauveurs (à l'image de ces missionnaires américains dont « l'intention était bonne » repartis avec des dizaines d'enfants volés) et les vrais pillés sont criminalisés. Il faut nous faire oublier que les puissances occidentales, USA en tête (avec 10 000 soldats et porte avions), qui débarquent aujourd'hui sur l'île sont responsables de la misère qui y règne et qui empêche ses habitants d'espérer se relever des dégâts d'un séisme qui brisent pour longtemps tous leur rêves d'indépendance… que chante pourtant encore l'hymne haïtien : « Du sol soyons seuls maîtres ».
Nanos : la voilà la démocratie
Et voilà, la Commission Nationale du Débat Public annule ses dernières réunions publiques sur les nanotechonologies à Montpellier, Nantes et Paris les 9, 16 et 23/02. Faire participer c'est faire accepter, et malgré les 2,5 millions d'euros fournis par le ministère de l'Écologie pour cette tournée publicitaire, des centaines de réfractaires ont fait annuler ou ridiculiser les « pseudo-débats » organisés à Grenoble, Lille, Rennes, Lyon, Marseille… C'est un échec sans précédent de cette commission gouvernementale pour faire gober les nanotechnologies. Car, à l'instar du nucléaire, la manipulation de la matière à l'échelle de l'atome (milliardième de mètre), ses implications et applications sont depuis longtemps décidées dans les salons, bureaux et autres labos des ministères, de l'Armée, des instituts de recherche, des entreprises fructifiant sur le marché de la Sécurité. Manipuler les gênes pour faire des surhommes, créer des combinaisons décuplant la force des soldats, des détecteurs invisibles de mouvements, bruits, température corporelle, rythme de la démarche, odeurs etc., des drones miniatures, des milliers de minuscules mouchards électroniques… Pour entre autres récolter des milliers d'infos sur nos relations, nos manières d'être et de vivre, pour la statistique étatique et capitaliste. Pour tendre vers une surveillance totale fardée du Progrès et du Bien-Être intégral.
RESISTONS ENSEMBLE / bulletin numéro 83 / février 2010
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Visiblement la police n'aime pas les supporters de foot algériens
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[http:] alt="-" /> [ C H R O N I Q U E D E L ' A R B I T R A I R E ]
En plus des « miles », des primes pour les flics expulseurs
La cour d'appel de Lyon a encore frappé
« Base élève »…
Qui pille qui ?
Nanos : la voilà la démocratie
Pour télécharger ce bulletin mis en page au format pdf :
http://resistons.lautre.net/
Lors du procès des inculpés de l'incendie du centre de rétention de Vincennes, malgré la présence de la presse, d'un collectif d'avocats virulents et d'une mobilisation importante, l'appareil judiciaire ne s'est pas départi du mépris, du cynisme, de la suffisance dus à son pouvoir quasi divin.
Le cadre est imposé : savoir qui a mis le feu. Il faut des noms, des coupables, des peines pour que justice soit faite. Le tribunal préfère ignorer les causes des faits, trop politiques. Pourquoi le centre de rétention a brûlé ? Pourquoi alors que les retenus dénonçaient leur situation depuis des mois, l'Etat n'a fait que renforcer les dispositifs répressifs rendant toujours plus insupportables les conditions de rétention et nombreuses les expulsions ? Pourquoi Salem Souli un retenu tunisien est mort ? Ces questions resteront sans réponse dans le cadre du procès. D'ailleurs depuis lundi 1er février, la juge Nathalie Dutartre, ses assesseurs et le procureur Gilbert Flam visionnent en continu les 35h de vidéo surveillance, en la seule présence des flics, de leur avocat et de celui de l'Etat venu réclamer réparation. Les prévenus et leurs avocats ont décidé de quitter les lieux pour ne pas être contraints à assister « ficelés », sans pouvoir réagir à la mise en œuvre de cette justice d'abattage.
Mais lors des trois premiers jours du procès, le cadre implacable et stupide de la répression en exercice a tout de même été quelque peu malmené. C'est du banc des accusés qu'on en a eu la preuve par les faits : le premier jour, l'audience à peine commencée est suspendue car il faut attendre la libération d'Ekma en garde à vue à la gare du Nord suite à un contrôle papiers ; puis à peine reprise, elle sera à nouveau interrompue car Moïse et sa femme Anaïs reconnaissent en la personne de la juge Dutartre celle qui avait déjà brisé leur vie en mettant le premier en détention provisoire et la seconde sous contrôle judiciaire ( [www.migreurop.org] pour CR des audiences).
Dès le début l'intention de l'Etat était claire : condamner le droit à la révolte en jugeant comme « criminels » quelques boucs émissaires pris au hasard. Depuis juin 2008, la mobilisation a empêché que le pouvoir jette les accusés dans ses cachots dans le silence. Aujourd'hui les accusés doivent être relaxés mais quelle que soit l'issue du procès la colère et la solidarité avec les accusés ne tomberont pas.
« Les mandarines et les olives ne tombent pas du ciel »
Extrait du manifeste de l'assemblée des travailleurs africains de Rosarno à Rome.
« Nous sommes les travailleurs qui ont été contraints à quitter Rosarno, après avoir revendiqué leurs droits (…) Nous étions exploités le jour et pourchassés la nuit par les enfants de nos exploiteurs. Nous avons été tabassés, harcelés, braqués comme des bêtes, enlevés et certains d'entre nous ont disparu à jamais. On nous a tiré dessus, par jeu ou pour servir les intérêts de certains. Nous avons continué à travailler. Le temps passant, nous sommes devenus des cibles faciles. Nous n'en pouvions plus. Ceux qui n'ont pas été blessés par des projectiles, l'ont été dans leur dignité, dans leur fierté d'être humain. Nous n'en pouvions plus d'attendre une aide qui ne serait jamais arrivée parce que nous sommes invisibles, nous n'existons pas pour les autorités de ce pays. Nous nous sommes rendus visibles, nous sommes descendus dans la rue pour crier notre existence (…) Les gens de Rosarno se sont mis à nous prendre en chasse, à nous lyncher cette fois-ci organisés en véritables équipes de chasse à l'homme. Nous avons été enfermés dans des centres de détention pour immigrés. Beaucoup y sont encore, d'autres sont retournés en Afrique, les autres sont dispersés dans différentes villes du Sud. Nous, nous sommes à Rome.(…) Les mandarines, les olives et les oranges ne tombent pas du ciel. Ce sont des mains qui les cueillent. Nous étions parvenus à trouver un travail que nous avons perdu tout simplement parce que nous avons demandé d' être traité comme des êtres humains(…) » Intégralité du manifeste : [www.storiemigranti.org]
Le mépris engendre la colère
Alors que la loi sur les bandes (remake en pire de la loi anti-casseurs) risque d'être votée, les ouvriers de Continental inculpés dans le « saccage » de la sous préfecture en ont, préventivement, fait les frais. Le 5 février, en appel, leurs peines avec sursis ont été atténuées en amendes.
Leur cas n'est pas isolé, la répression s'abat sous différentes formes contre ceux qui osent se battre, puisque c'est entre 14 000 à 40 000 délégués syndicaux de base qui font l'objet d'une mesure de licenciement tous les ans.
Pourquoi la sous préfecture de Compiègne a t elle été endommagée ?
« Ca faisait plusieurs semaines que le médiateur de l'Etat refusait tout dialogue…On nous a répondu que la préfète n'était pas là, elle a même refusé de nous parler au téléphone… Après avoir été menés en bateau, méprisés, curieusement deux heures après le "saccage" tout s'est débloqué et une réunion est devenue possible entre les différentes parties ! Les médias ont diffusé largement les images du "saccage", ce qui a été cataclysmique pour nous c'est d'apprendre par téléphone que c'était fini, c'était mort… une décision du tribunal de Sarguemine venait de confirmer la fermeture de l'usine. En une seconde tu as tout un tas d'images qui te remontent ; ta famille, l'homme qui fait la manche au coin de la rue… On s'est battu, on a perdu… Notre victoire c'est d'avoir obtenu de quoi voir venir pendant au moins six ans (prime, congés formation…). C'est tellement facile de critiquer ou de vouloir juger des gens mais quand on les pousse, c'est trop facile de dire que c'est des voyous, des salauds. La provocation c'est trop facile… » Xavier Mathieux (délégué CGT, membre du comité de lutte, inculpé)
Visiblement la police n'aime pas les supporters de foot algériens
Toulouse. « Hier soir vers 10h15 je bois un verre à l'Autan… un match de foot opposant l'Algérie à l'Egypte qui se termine, une petite quarantaine de supporters algériens qui reste sur place…C'est le moment de grande joie collective propice qu'a choisi notre préfet pour occuper militairement la place : des CRS casqués, cagoulés, la vingtaine de mecs de la BAC déguisés en jeunes à capuches, le flashball qui les démangent… Un jeune un peu plus dégouté que les autres d'avoir perdu et en plus de se faire provoquer par tous ces flics jette une canette, qui tombe à 50 m des keufs. Une marée de civils l'entourent direct et l'embarquent menotté… C'est à se demander si la guerre d'Algérie est finie pour nos technocrates… »
Extraits d'un témoignage reçu.
Ripostes dans les quartiers populaires
Woippy (Moselle), dans la banlieue de Metz, mercredi 20 janvier 1h30 du matin, la police municipale à bord de leur 4x4 se lance à la poursuite de trois jeunes hommes à scooter, ils roulent sans casque, sans phares. Quelques 800 mètres plus loin, Malek, 19 ans, heurte le trottoir et meurt sur le coup. Ses deux amis, Nabil 19 ans et Joshua 20 ans, se trouvaient toujours dans un état critique au dernières nouvelles.
Un « accident » pour les autorités. Une sorte de roulette russe tout au moins mais qui a déjà coûté la vie : Mai 2002 à Dammarie-les-Lys (77), avril 05 à Aubervilliers (93), mai 2006 à Montpellier… Le soir même, environ 200 personnes se sont recueillies sur les lieux de l'accident. Dans la soirée, des gendarmes mobiles, en position devant un commissariat ont reçu des jets de pierres, plusieurs véhicules ont été incendiés. L'intervention policière dans un quartier plongé dans le noir, dispersant les attroupements à l'aide de chiens, donnera lieu à une interpellation. Environ 200 CRS étaient mobilisés à l'occasion des obsèques du jeune homme le samedi suivant.
Joué-lès-Tours (37), quartier de la Rabière, mercredi 13 janvier, contrôle d'un véhicule, papiers en règle. Excédés, les habitants présents interpellent verbalement les policiers. Un jeune mineur les aurait insulté… la police appelle en renfort les CRS présents dans la région : descente musclée au centre commercial où le jeune homme se serait réfugié. Pendant l'interpellation la police est prise à parti, elle essuie des jets de pierre.
En plus des « miles », des primes pour les flics expulseurs
On apprend que la PAF a réparti ses 1 025 400 euros de « primes Sarkozy » à ses unités affichant le plus grand « nombre d'étrangers en situation irrégulière interpellés d'initiative » rapporté au « nombre de personnels actifs du service ». Il paraît que « les caisses de l'Etat sont vides ». Mais pas pour la sale besogne.
La cour d'appel de Lyon a encore frappé
A Lyon, les 7 et 8 mai 2007, après l'élection de Sarkozy un mouvement spontané a éclaté dans les rues et les policiers se sont enragés en faisant des exactions graves. La Caisse de Solidarité est intervenue aussitôt parmi les inculpés qui sont passés en comparutions immédiates. Or, deux jeunes filles avaient été gazées, puis tabassées de façon très violente. Résultat pour l'une d'elles : luxation grave de la rotule (elle a du marcher plusieurs mois avec des béquilles), marques de strangulation, et hématomes sur l'ensemble du corps. Accusées de rébellion et d'outrages, elles n'ont été jugées que le 21 janvier 2008 et ont été relaxées toutes les deux. Et pourtant les policiers ont fait appel, sachant que la 4ème chambre de Cour d'appel de Lyon donne toujours raison aux flics même s'ils mentent. C'est ce qui s'est passé au procès du 11 décembre 2009 : la Cour d'appel de Lyon, dans son délibéré du 11 janvier 2010, condamne chacune d'elles à 1 120 euros, dont des dédommagements pour les flics frappeurs !
« Base élève »…
… nouveau coup de pression sur les directeurs d'école pour généraliser le fichage des enfants sur Base élève (notamment sur l'académie de Créteil où le refus actif ou passif de ficher est très élevé). Les orgas (syndicats enseignants ou FCPE) lancent une nouvelle campagne de dépôts de plaintes ce qui du coup déplace le débat devant les tribunaux et l'éloigne de là où il serait vraiment nécessaire : dans les écoles, entre tous les parents et enseignants, militants ou pas. Car la nouvelle version de base élève, épurée depuis 2004 de ses renseignements les plus clairement tendancieux (nationalité, signalements disciplinaires ou psy…), pose la question du fichage pour ce qu'elle est (comme en son temps l'institution du pass navigo) : acceptons nous d'être contrôlés par l'Etat au nom de la soi-disant sécurité ? Il est vrai que le débat à la base est difficile à mener tant il y a de monde pour penser n'avoir « rien à se reprocher », mais, avec le choix des orgas pour le combat judiciaire (qui donne à l'Etat un moyen de plus pour contrôler les récalcitrants), on n'est vraiment pas à la hauteur de l'enjeu : ce n'est pas encore la dictature policière, mais faute de résistance populaire, on y va pas à pas.
Qui pille qui ?
Dès le lendemain du séisme d'Haïti qui a fait 200 000 morts et 1 million de sinistrés sans abri, les médias occidentaux se sont inquiétés de l'évasion de 4 à 6 000 prisonniers et du danger qu'étaient sensés représenter les « pilleurs ».Cela semble absurde : pourquoi s'inquiéter des « pillages » et autres « saccages » alors que tant d'hommes sont morts, meurent encore ou ne pensent plus qu'à survivre ? C'est d'abord pour nous redonner le sens des priorités (qu'un tel désordre risquerait de nous faire perdre) : l'urgence n'est pas de secourir ces hommes mais bien d'ouvrir les postes de police et les banques, de reconstruire le palais présidentiel… Bref de rétablir l'ordre tel qu'il profite aux intérêts des dominants, de reconstruire leur monde à l'envers où les vrais pilleurs sont honorés comme des sauveurs (à l'image de ces missionnaires américains dont « l'intention était bonne » repartis avec des dizaines d'enfants volés) et les vrais pillés sont criminalisés. Il faut nous faire oublier que les puissances occidentales, USA en tête (avec 10 000 soldats et porte avions), qui débarquent aujourd'hui sur l'île sont responsables de la misère qui y règne et qui empêche ses habitants d'espérer se relever des dégâts d'un séisme qui brisent pour longtemps tous leur rêves d'indépendance… que chante pourtant encore l'hymne haïtien : « Du sol soyons seuls maîtres ».
Nanos : la voilà la démocratie
Et voilà, la Commission Nationale du Débat Public annule ses dernières réunions publiques sur les nanotechonologies à Montpellier, Nantes et Paris les 9, 16 et 23/02. Faire participer c'est faire accepter, et malgré les 2,5 millions d'euros fournis par le ministère de l'Écologie pour cette tournée publicitaire, des centaines de réfractaires ont fait annuler ou ridiculiser les « pseudo-débats » organisés à Grenoble, Lille, Rennes, Lyon, Marseille… C'est un échec sans précédent de cette commission gouvernementale pour faire gober les nanotechnologies. Car, à l'instar du nucléaire, la manipulation de la matière à l'échelle de l'atome (milliardième de mètre), ses implications et applications sont depuis longtemps décidées dans les salons, bureaux et autres labos des ministères, de l'Armée, des instituts de recherche, des entreprises fructifiant sur le marché de la Sécurité. Manipuler les gênes pour faire des surhommes, créer des combinaisons décuplant la force des soldats, des détecteurs invisibles de mouvements, bruits, température corporelle, rythme de la démarche, odeurs etc., des drones miniatures, des milliers de minuscules mouchards électroniques… Pour entre autres récolter des milliers d'infos sur nos relations, nos manières d'être et de vivre, pour la statistique étatique et capitaliste. Pour tendre vers une surveillance totale fardée du Progrès et du Bien-Être intégral.
RESISTONS ENSEMBLE / bulletin numéro 83 / février 2010
‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘
Même plus la peine de sauver les apparences !
« Les mandarines et les olives ne tombent pas du ciel »
Le mépris engendre la colère
[ S U R L E V I F ]
Visiblement la police n'aime pas les supporters de foot algériens
Ripostes dans les quartiers populaires
[ C H R O N I Q U E D E L ' A R B I T R A I R E ]
En plus des « miles », des primes pour les flics expulseurs
La cour d'appel de Lyon a encore frappé
« Base élève »…
Qui pille qui ?
Nanos : la voilà la démocratie
Pour télécharger ce bulletin mis en page au format pdf :
http://resistons.lautre.net/
Lors du procès des inculpés de l'incendie du centre de rétention de Vincennes, malgré la présence de la presse, d'un collectif d'avocats virulents et d'une mobilisation importante, l'appareil judiciaire ne s'est pas départi du mépris, du cynisme, de la suffisance dus à son pouvoir quasi divin.
Le cadre est imposé : savoir qui a mis le feu. Il faut des noms, des coupables, des peines pour que justice soit faite. Le tribunal préfère ignorer les causes des faits, trop politiques. Pourquoi le centre de rétention a brûlé ? Pourquoi alors que les retenus dénonçaient leur situation depuis des mois, l'Etat n'a fait que renforcer les dispositifs répressifs rendant toujours plus insupportables les conditions de rétention et nombreuses les expulsions ? Pourquoi Salem Souli un retenu tunisien est mort ? Ces questions resteront sans réponse dans le cadre du procès. D'ailleurs depuis lundi 1er février, la juge Nathalie Dutartre, ses assesseurs et le procureur Gilbert Flam visionnent en continu les 35h de vidéo surveillance, en la seule présence des flics, de leur avocat et de celui de l'Etat venu réclamer réparation. Les prévenus et leurs avocats ont décidé de quitter les lieux pour ne pas être contraints à assister « ficelés », sans pouvoir réagir à la mise en œuvre de cette justice d'abattage.
Mais lors des trois premiers jours du procès, le cadre implacable et stupide de la répression en exercice a tout de même été quelque peu malmené. C'est du banc des accusés qu'on en a eu la preuve par les faits : le premier jour, l'audience à peine commencée est suspendue car il faut attendre la libération d'Ekma en garde à vue à la gare du Nord suite à un contrôle papiers ; puis à peine reprise, elle sera à nouveau interrompue car Moïse et sa femme Anaïs reconnaissent en la personne de la juge Dutartre celle qui avait déjà brisé leur vie en mettant le premier en détention provisoire et la seconde sous contrôle judiciaire (http://www.migreurop.org/ pour CR des audiences).
Dès le début l'intention de l'Etat était claire : condamner le droit à la révolte en jugeant comme « criminels » quelques boucs émissaires pris au hasard. Depuis juin 2008, la mobilisation a empêché que le pouvoir jette les accusés dans ses cachots dans le silence. Aujourd'hui les accusés doivent être relaxés mais quelle que soit l'issue du procès la colère et la solidarité avec les accusés ne tomberont pas.
« Les mandarines et les olives ne tombent pas du ciel »
Extrait du manifeste de l'assemblée des travailleurs africains de Rosarno à Rome.
« Nous sommes les travailleurs qui ont été contraints à quitter Rosarno, après avoir revendiqué leurs droits (…) Nous étions exploités le jour et pourchassés la nuit par les enfants de nos exploiteurs. Nous avons été tabassés, harcelés, braqués comme des bêtes, enlevés et certains d'entre nous ont disparu à jamais. On nous a tiré dessus, par jeu ou pour servir les intérêts de certains. Nous avons continué à travailler. Le temps passant, nous sommes devenus des cibles faciles. Nous n'en pouvions plus. Ceux qui n'ont pas été blessés par des projectiles, l'ont été dans leur dignité, dans leur fierté d'être humain. Nous n'en pouvions plus d'attendre une aide qui ne serait jamais arrivée parce que nous sommes invisibles, nous n'existons pas pour les autorités de ce pays. Nous nous sommes rendus visibles, nous sommes descendus dans la rue pour crier notre existence (…) Les gens de Rosarno se sont mis à nous prendre en chasse, à nous lyncher cette fois-ci organisés en véritables équipes de chasse à l'homme. Nous avons été enfermés dans des centres de détention pour immigrés. Beaucoup y sont encore, d'autres sont retournés en Afrique, les autres sont dispersés dans différentes villes du Sud. Nous, nous sommes à Rome.(…) Les mandarines, les olives et les oranges ne tombent pas du ciel. Ce sont des mains qui les cueillent. Nous étions parvenus à trouver un travail que nous avons perdu tout simplement parce que nous avons demandé d' être traité comme des êtres humains(…) » Intégralité du manifeste : http://www.storiemigranti.org/spip.php?article680
Le mépris engendre la colère
Alors que la loi sur les bandes (remake en pire de la loi anti-casseurs) risque d'être votée, les ouvriers de Continental inculpés dans le « saccage » de la sous préfecture en ont, préventivement, fait les frais. Le 5 février, en appel, leurs peines avec sursis ont été atténuées en amendes.
Leur cas n'est pas isolé, la répression s'abat sous différentes formes contre ceux qui osent se battre, puisque c'est entre 14 000 à 40 000 délégués syndicaux de base qui font l'objet d'une mesure de licenciement tous les ans.
Pourquoi la sous préfecture de Compiègne a t elle été endommagée ?
« Ca faisait plusieurs semaines que le médiateur de l'Etat refusait tout dialogue…On nous a répondu que la préfète n'était pas là, elle a même refusé de nous parler au téléphone… Après avoir été menés en bateau, méprisés, curieusement deux heures après le "saccage" tout s'est débloqué et une réunion est devenue possible entre les différentes parties ! Les médias ont diffusé largement les images du "saccage", ce qui a été cataclysmique pour nous c'est d'apprendre par téléphone que c'était fini, c'était mort… une décision du tribunal de Sarguemine venait de confirmer la fermeture de l'usine. En une seconde tu as tout un tas d'images qui te remontent ; ta famille, l'homme qui fait la manche au coin de la rue… On s'est battu, on a perdu… Notre victoire c'est d'avoir obtenu de quoi voir venir pendant au moins six ans (prime, congés formation…). C'est tellement facile de critiquer ou de vouloir juger des gens mais quand on les pousse, c'est trop facile de dire que c'est des voyous, des salauds. La provocation c'est trop facile… » Xavier Mathieux (délégué CGT, membre du comité de lutte, inculpé)
Visiblement la police n'aime pas les supporters de foot algériens
Toulouse. « Hier soir vers 10h15 je bois un verre à l'Autan… un match de foot opposant l'Algérie à l'Egypte qui se termine, une petite quarantaine de supporters algériens qui reste sur place…C'est le moment de grande joie collective propice qu'a choisi notre préfet pour occuper militairement la place : des CRS casqués, cagoulés, la vingtaine de mecs de la BAC déguisés en jeunes à capuches, le flashball qui les démangent… Un jeune un peu plus dégouté que les autres d'avoir perdu et en plus de se faire provoquer par tous ces flics jette une canette, qui tombe à 50 m des keufs. Une marée de civils l'entourent direct et l'embarquent menotté… C'est à se demander si la guerre d'Algérie est finie pour nos technocrates… »
Extraits d'un témoignage reçu.
Ripostes dans les quartiers populaires
Woippy (Moselle), dans la banlieue de Metz, mercredi 20 janvier 1h30 du matin, la police municipale à bord de leur 4x4 se lance à la poursuite de trois jeunes hommes à scooter, ils roulent sans casque, sans phares. Quelques 800 mètres plus loin, Malek, 19 ans, heurte le trottoir et meurt sur le coup. Ses deux amis, Nabil 19 ans et Joshua 20 ans, se trouvaient toujours dans un état critique au dernières nouvelles.
Un « accident » pour les autorités. Une sorte de roulette russe tout au moins mais qui a déjà coûté la vie : Mai 2002 à Dammarie-les-Lys (77), avril 05 à Aubervilliers (93), mai 2006 à Montpellier… Le soir même, environ 200 personnes se sont recueillies sur les lieux de l'accident. Dans la soirée, des gendarmes mobiles, en position devant un commissariat ont reçu des jets de pierres, plusieurs véhicules ont été incendiés. L'intervention policière dans un quartier plongé dans le noir, dispersant les attroupements à l'aide de chiens, donnera lieu à une interpellation. Environ 200 CRS étaient mobilisés à l'occasion des obsèques du jeune homme le samedi suivant.
Joué-lès-Tours (37), quartier de la Rabière, mercredi 13 janvier, contrôle d'un véhicule, papiers en règle. Excédés, les habitants présents interpellent verbalement les policiers. Un jeune mineur les aurait insulté… la police appelle en renfort les CRS présents dans la région : descente musclée au centre commercial où le jeune homme se serait réfugié. Pendant l'interpellation la police est prise à parti, elle essuie des jets de pierre.
En plus des « miles », des primes pour les flics expulseurs
On apprend que la PAF a réparti ses 1 025 400 euros de « primes Sarkozy » à ses unités affichant le plus grand « nombre d'étrangers en situation irrégulière interpellés d'initiative » rapporté au « nombre de personnels actifs du service ». Il paraît que « les caisses de l'Etat sont vides ». Mais pas pour la sale besogne.
La cour d'appel de Lyon a encore frappé
A Lyon, les 7 et 8 mai 2007, après l'élection de Sarkozy un mouvement spontané a éclaté dans les rues et les policiers se sont enragés en faisant des exactions graves. La Caisse de Solidarité est intervenue aussitôt parmi les inculpés qui sont passés en comparutions immédiates. Or, deux jeunes filles avaient été gazées, puis tabassées de façon très violente. Résultat pour l'une d'elles : luxation grave de la rotule (elle a du marcher plusieurs mois avec des béquilles), marques de strangulation, et hématomes sur l'ensemble du corps. Accusées de rébellion et d'outrages, elles n'ont été jugées que le 21 janvier 2008 et ont été relaxées toutes les deux. Et pourtant les policiers ont fait appel, sachant que la 4ème chambre de Cour d'appel de Lyon donne toujours raison aux flics même s'ils mentent. C'est ce qui s'est passé au procès du 11 décembre 2009 : la Cour d'appel de Lyon, dans son délibéré du 11 janvier 2010, condamne chacune d'elles à 1 120 euros, dont des dédommagements pour les flics frappeurs !
« Base élève »…
… nouveau coup de pression sur les directeurs d'école pour généraliser le fichage des enfants sur Base élève (notamment sur l'académie de Créteil où le refus actif ou passif de ficher est très élevé). Les orgas (syndicats enseignants ou FCPE) lancent une nouvelle campagne de dépôts de plaintes ce qui du coup déplace le débat devant les tribunaux et l'éloigne de là où il serait vraiment nécessaire : dans les écoles, entre tous les parents et enseignants, militants ou pas. Car la nouvelle version de base élève, épurée depuis 2004 de ses renseignements les plus clairement tendancieux (nationalité, signalements disciplinaires ou psy…), pose la question du fichage pour ce qu'elle est (comme en son temps l'institution du pass navigo) : acceptons nous d'être contrôlés par l'Etat au nom de la soi-disant sécurité ? Il est vrai que le débat à la base est difficile à mener tant il y a de monde pour penser n'avoir « rien à se reprocher », mais, avec le choix des orgas pour le combat judiciaire (qui donne à l'Etat un moyen de plus pour contrôler les récalcitrants), on n'est vraiment pas à la hauteur de l'enjeu : ce n'est pas encore la dictature policière, mais faute de résistance populaire, on y va pas à pas.
Qui pille qui ?
Dès le lendemain du séisme d'Haïti qui a fait 200 000 morts et 1 million de sinistrés sans abri, les médias occidentaux se sont inquiétés de l'évasion de 4 à 6 000 prisonniers et du danger qu'étaient sensés représenter les « pilleurs ».Cela semble absurde : pourquoi s'inquiéter des « pillages » et autres « saccages » alors que tant d'hommes sont morts, meurent encore ou ne pensent plus qu'à survivre ? C'est d'abord pour nous redonner le sens des priorités (qu'un tel désordre risquerait de nous faire perdre) : l'urgence n'est pas de secourir ces hommes mais bien d'ouvrir les postes de police et les banques, de reconstruire le palais présidentiel… Bref de rétablir l'ordre tel qu'il profite aux intérêts des dominants, de reconstruire leur monde à l'envers où les vrais pilleurs sont honorés comme des sauveurs (à l'image de ces missionnaires américains dont « l'intention était bonne » repartis avec des dizaines d'enfants volés) et les vrais pillés sont criminalisés. Il faut nous faire oublier que les puissances occidentales, USA en tête (avec 10 000 soldats et porte avions), qui débarquent aujourd'hui sur l'île sont responsables de la misère qui y règne et qui empêche ses habitants d'espérer se relever des dégâts d'un séisme qui brisent pour longtemps tous leur rêves d'indépendance… que chante pourtant encore l'hymne haïtien : « Du sol soyons seuls maîtres ».
Nanos : la voilà la démocratie
Et voilà, la Commission Nationale du Débat Public annule ses dernières réunions publiques sur les nanotechonologies à Montpellier, Nantes et Paris les 9, 16 et 23/02. Faire participer c'est faire accepter, et malgré les 2,5 millions d'euros fournis par le ministère de l'Écologie pour cette tournée publicitaire, des centaines de réfractaires ont fait annuler ou ridiculiser les « pseudo-débats » organisés à Grenoble, Lille, Rennes, Lyon, Marseille… C'est un échec sans précédent de cette commission gouvernementale pour faire gober les nanotechnologies. Car, à l'instar du nucléaire, la manipulation de la matière à l'échelle de l'atome (milliardième de mètre), ses implications et applications sont depuis longtemps décidées dans les salons, bureaux et autres labos des ministères, de l'Armée, des instituts de recherche, des entreprises fructifiant sur le marché de la Sécurité. Manipuler les gênes pour faire des surhommes, créer des combinaisons décuplant la force des soldats, des détecteurs invisibles de mouvements, bruits, température corporelle, rythme de la démarche, odeurs etc., des drones miniatures, des milliers de minuscules mouchards électroniques… Pour entre autres récolter des milliers d'infos sur nos relations, nos manières d'être et de vivre, pour la statistique étatique et capitaliste. Pour tendre vers une surveillance totale fardée du Progrès et du Bien-Être intégral.
RESISTONS ENSEMBLE / bulletin numéro 83 / février 2010
‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘
Même plus la peine de sauver les apparences !
« Les mandarines et les olives ne tombent pas du ciel »
Le mépris engendre la colère
[ S U R L E V I F ]
Visiblement la police n'aime pas les supporters de foot algériens
Ripostes dans les quartiers populaires
[ C H R O N I Q U E D E L ' A R B I T R A I R E ]
En plus des « miles », des primes pour les flics expulseurs
La cour d'appel de Lyon a encore frappé
« Base élève »…
Qui pille qui ?
Nanos : la voilà la démocratie
Pour télécharger ce bulletin mis en page au format pdf :
http://resistons.lautre.net/
Lors du procès des inculpés de l'incendie du centre de rétention de Vincennes, malgré la présence de la presse, d'un collectif d'avocats virulents et d'une mobilisation importante, l'appareil judiciaire ne s'est pas départi du mépris, du cynisme, de la suffisance dus à son pouvoir quasi divin.
Le cadre est imposé : savoir qui a mis le feu. Il faut des noms, des coupables, des peines pour que justice soit faite. Le tribunal préfère ignorer les causes des faits, trop politiques. Pourquoi le centre de rétention a brûlé ? Pourquoi alors que les retenus dénonçaient leur situation depuis des mois, l'Etat n'a fait que renforcer les dispositifs répressifs rendant toujours plus insupportables les conditions de rétention et nombreuses les expulsions ? Pourquoi Salem Souli un retenu tunisien est mort ? Ces questions resteront sans réponse dans le cadre du procès. D'ailleurs depuis lundi 1er février, la juge Nathalie Dutartre, ses assesseurs et le procureur Gilbert Flam visionnent en continu les 35h de vidéo surveillance, en la seule présence des flics, de leur avocat et de celui de l'Etat venu réclamer réparation. Les prévenus et leurs avocats ont décidé de quitter les lieux pour ne pas être contraints à assister « ficelés », sans pouvoir réagir à la mise en œuvre de cette justice d'abattage.
Mais lors des trois premiers jours du procès, le cadre implacable et stupide de la répression en exercice a tout de même été quelque peu malmené. C'est du banc des accusés qu'on en a eu la preuve par les faits : le premier jour, l'audience à peine commencée est suspendue car il faut attendre la libération d'Ekma en garde à vue à la gare du Nord suite à un contrôle papiers ; puis à peine reprise, elle sera à nouveau interrompue car Moïse et sa femme Anaïs reconnaissent en la personne de la juge Dutartre celle qui avait déjà brisé leur vie en mettant le premier en détention provisoire et la seconde sous contrôle judiciaire ( [www.migreurop.org] pour CR des audiences).
Dès le début l'intention de l'Etat était claire : condamner le droit à la révolte en jugeant comme « criminels » quelques boucs émissaires pris au hasard. Depuis juin 2008, la mobilisation a empêché que le pouvoir jette les accusés dans ses cachots dans le silence. Aujourd'hui les accusés doivent être relaxés mais quelle que soit l'issue du procès la colère et la solidarité avec les accusés ne tomberont pas.
« Les mandarines et les olives ne tombent pas du ciel »
Extrait du manifeste de l'assemblée des travailleurs africains de Rosarno à Rome.
« Nous sommes les travailleurs qui ont été contraints à quitter Rosarno, après avoir revendiqué leurs droits (…) Nous étions exploités le jour et pourchassés la nuit par les enfants de nos exploiteurs. Nous avons été tabassés, harcelés, braqués comme des bêtes, enlevés et certains d'entre nous ont disparu à jamais. On nous a tiré dessus, par jeu ou pour servir les intérêts de certains. Nous avons continué à travailler. Le temps passant, nous sommes devenus des cibles faciles. Nous n'en pouvions plus. Ceux qui n'ont pas été blessés par des projectiles, l'ont été dans leur dignité, dans leur fierté d'être humain. Nous n'en pouvions plus d'attendre une aide qui ne serait jamais arrivée parce que nous sommes invisibles, nous n'existons pas pour les autorités de ce pays. Nous nous sommes rendus visibles, nous sommes descendus dans la rue pour crier notre existence (…) Les gens de Rosarno se sont mis à nous prendre en chasse, à nous lyncher cette fois-ci organisés en véritables équipes de chasse à l'homme. Nous avons été enfermés dans des centres de détention pour immigrés. Beaucoup y sont encore, d'autres sont retournés en Afrique, les autres sont dispersés dans différentes villes du Sud. Nous, nous sommes à Rome.(…) Les mandarines, les olives et les oranges ne tombent pas du ciel. Ce sont des mains qui les cueillent. Nous étions parvenus à trouver un travail que nous avons perdu tout simplement parce que nous avons demandé d' être traité comme des êtres humains(…) » Intégralité du manifeste : [www.storiemigranti.org]
Le mépris engendre la colère
Alors que la loi sur les bandes (remake en pire de la loi anti-casseurs) risque d'être votée, les ouvriers de Continental inculpés dans le « saccage » de la sous préfecture en ont, préventivement, fait les frais. Le 5 février, en appel, leurs peines avec sursis ont été atténuées en amendes.
Leur cas n'est pas isolé, la répression s'abat sous différentes formes contre ceux qui osent se battre, puisque c'est entre 14 000 à 40 000 délégués syndicaux de base qui font l'objet d'une mesure de licenciement tous les ans.
Pourquoi la sous préfecture de Compiègne a t elle été endommagée ?
« Ca faisait plusieurs semaines que le médiateur de l'Etat refusait tout dialogue…On nous a répondu que la préfète n'était pas là, elle a même refusé de nous parler au téléphone… Après avoir été menés en bateau, méprisés, curieusement deux heures après le "saccage" tout s'est débloqué et une réunion est devenue possible entre les différentes parties ! Les médias ont diffusé largement les images du "saccage", ce qui a été cataclysmique pour nous c'est d'apprendre par téléphone que c'était fini, c'était mort… une décision du tribunal de Sarguemine venait de confirmer la fermeture de l'usine. En une seconde tu as tout un tas d'images qui te remontent ; ta famille, l'homme qui fait la manche au coin de la rue… On s'est battu, on a perdu… Notre victoire c'est d'avoir obtenu de quoi voir venir pendant au moins six ans (prime, congés formation…). C'est tellement facile de critiquer ou de vouloir juger des gens mais quand on les pousse, c'est trop facile de dire que c'est des voyous, des salauds. La provocation c'est trop facile… » Xavier Mathieux (délégué CGT, membre du comité de lutte, inculpé)
Visiblement la police n'aime pas les supporters de foot algériens
Toulouse. « Hier soir vers 10h15 je bois un verre à l'Autan… un match de foot opposant l'Algérie à l'Egypte qui se termine, une petite quarantaine de supporters algériens qui reste sur place…C'est le moment de grande joie collective propice qu'a choisi notre préfet pour occuper militairement la place : des CRS casqués, cagoulés, la vingtaine de mecs de la BAC déguisés en jeunes à capuches, le flashball qui les démangent… Un jeune un peu plus dégouté que les autres d'avoir perdu et en plus de se faire provoquer par tous ces flics jette une canette, qui tombe à 50 m des keufs. Une marée de civils l'entourent direct et l'embarquent menotté… C'est à se demander si la guerre d'Algérie est finie pour nos technocrates… »
Extraits d'un témoignage reçu.
Ripostes dans les quartiers populaires
Woippy (Moselle), dans la banlieue de Metz, mercredi 20 janvier 1h30 du matin, la police municipale à bord de leur 4x4 se lance à la poursuite de trois jeunes hommes à scooter, ils roulent sans casque, sans phares. Quelques 800 mètres plus loin, Malek, 19 ans, heurte le trottoir et meurt sur le coup. Ses deux amis, Nabil 19 ans et Joshua 20 ans, se trouvaient toujours dans un état critique au dernières nouvelles.
Un « accident » pour les autorités. Une sorte de roulette russe tout au moins mais qui a déjà coûté la vie : Mai 2002 à Dammarie-les-Lys (77), avril 05 à Aubervilliers (93), mai 2006 à Montpellier… Le soir même, environ 200 personnes se sont recueillies sur les lieux de l'accident. Dans la soirée, des gendarmes mobiles, en position devant un commissariat ont reçu des jets de pierres, plusieurs véhicules ont été incendiés. L'intervention policière dans un quartier plongé dans le noir, dispersant les attroupements à l'aide de chiens, donnera lieu à une interpellation. Environ 200 CRS étaient mobilisés à l'occasion des obsèques du jeune homme le samedi suivant.
Joué-lès-Tours (37), quartier de la Rabière, mercredi 13 janvier, contrôle d'un véhicule, papiers en règle. Excédés, les habitants présents interpellent verbalement les policiers. Un jeune mineur les aurait insulté… la police appelle en renfort les CRS présents dans la région : descente musclée au centre commercial où le jeune homme se serait réfugié. Pendant l'interpellation la police est prise à parti, elle essuie des jets de pierre.
En plus des « miles », des primes pour les flics expulseurs
On apprend que la PAF a réparti ses 1 025 400 euros de « primes Sarkozy » à ses unités affichant le plus grand « nombre d'étrangers en situation irrégulière interpellés d'initiative » rapporté au « nombre de personnels actifs du service ». Il paraît que « les caisses de l'Etat sont vides ». Mais pas pour la sale besogne.
La cour d'appel de Lyon a encore frappé
A Lyon, les 7 et 8 mai 2007, après l'élection de Sarkozy un mouvement spontané a éclaté dans les rues et les policiers se sont enragés en faisant des exactions graves. La Caisse de Solidarité est intervenue aussitôt parmi les inculpés qui sont passés en comparutions immédiates. Or, deux jeunes filles avaient été gazées, puis tabassées de façon très violente. Résultat pour l'une d'elles : luxation grave de la rotule (elle a du marcher plusieurs mois avec des béquilles), marques de strangulation, et hématomes sur l'ensemble du corps. Accusées de rébellion et d'outrages, elles n'ont été jugées que le 21 janvier 2008 et ont été relaxées toutes les deux. Et pourtant les policiers ont fait appel, sachant que la 4ème chambre de Cour d'appel de Lyon donne toujours raison aux flics même s'ils mentent. C'est ce qui s'est passé au procès du 11 décembre 2009 : la Cour d'appel de Lyon, dans son délibéré du 11 janvier 2010, condamne chacune d'elles à 1 120 euros, dont des dédommagements pour les flics frappeurs !
« Base élève »…
… nouveau coup de pression sur les directeurs d'école pour généraliser le fichage des enfants sur Base élève (notamment sur l'académie de Créteil où le refus actif ou passif de ficher est très élevé). Les orgas (syndicats enseignants ou FCPE) lancent une nouvelle campagne de dépôts de plaintes ce qui du coup déplace le débat devant les tribunaux et l'éloigne de là où il serait vraiment nécessaire : dans les écoles, entre tous les parents et enseignants, militants ou pas. Car la nouvelle version de base élève, épurée depuis 2004 de ses renseignements les plus clairement tendancieux (nationalité, signalements disciplinaires ou psy…), pose la question du fichage pour ce qu'elle est (comme en son temps l'institution du pass navigo) : acceptons nous d'être contrôlés par l'Etat au nom de la soi-disant sécurité ? Il est vrai que le débat à la base est difficile à mener tant il y a de monde pour penser n'avoir « rien à se reprocher », mais, avec le choix des orgas pour le combat judiciaire (qui donne à l'Etat un moyen de plus pour contrôler les récalcitrants), on n'est vraiment pas à la hauteur de l'enjeu : ce n'est pas encore la dictature policière, mais faute de résistance populaire, on y va pas à pas.
Qui pille qui ?
Dès le lendemain du séisme d'Haïti qui a fait 200 000 morts et 1 million de sinistrés sans abri, les médias occidentaux se sont inquiétés de l'évasion de 4 à 6 000 prisonniers et du danger qu'étaient sensés représenter les « pilleurs ».Cela semble absurde : pourquoi s'inquiéter des « pillages » et autres « saccages » alors que tant d'hommes sont morts, meurent encore ou ne pensent plus qu'à survivre ? C'est d'abord pour nous redonner le sens des priorités (qu'un tel désordre risquerait de nous faire perdre) : l'urgence n'est pas de secourir ces hommes mais bien d'ouvrir les postes de police et les banques, de reconstruire le palais présidentiel… Bref de rétablir l'ordre tel qu'il profite aux intérêts des dominants, de reconstruire leur monde à l'envers où les vrais pilleurs sont honorés comme des sauveurs (à l'image de ces missionnaires américains dont « l'intention était bonne » repartis avec des dizaines d'enfants volés) et les vrais pillés sont criminalisés. Il faut nous faire oublier que les puissances occidentales, USA en tête (avec 10 000 soldats et porte avions), qui débarquent aujourd'hui sur l'île sont responsables de la misère qui y règne et qui empêche ses habitants d'espérer se relever des dégâts d'un séisme qui brisent pour longtemps tous leur rêves d'indépendance… que chante pourtant encore l'hymne haïtien : « Du sol soyons seuls maîtres ».
Nanos : la voilà la démocratie
Et voilà, la Commission Nationale du Débat Public annule ses dernières réunions publiques sur les nanotechonologies à Montpellier, Nantes et Paris les 9, 16 et 23/02. Faire participer c'est faire accepter, et malgré les 2,5 millions d'euros fournis par le ministère de l'Écologie pour cette tournée publicitaire, des centaines de réfractaires ont fait annuler ou ridiculiser les « pseudo-débats » organisés à Grenoble, Lille, Rennes, Lyon, Marseille… C'est un échec sans précédent de cette commission gouvernementale pour faire gober les nanotechnologies. Car, à l'instar du nucléaire, la manipulation de la matière à l'échelle de l'atome (milliardième de mètre), ses implications et applications sont depuis longtemps décidées dans les salons, bureaux et autres labos des ministères, de l'Armée, des instituts de recherche, des entreprises fructifiant sur le marché de la Sécurité. Manipuler les gênes pour faire des surhommes, créer des combinaisons décuplant la force des soldats, des détecteurs invisibles de mouvements, bruits, température corporelle, rythme de la démarche, odeurs etc., des drones miniatures, des milliers de minuscules mouchards électroniques… Pour entre autres récolter des milliers d'infos sur nos relations, nos manières d'être et de vivre, pour la statistique étatique et capitaliste. Pour tendre vers une surveillance totale fardée du Progrès et du Bien-Être intégral.

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A quelques jours de l'anniversaire de la révolution islamique de 1979 - dont la célébration promet d'être chaude - la ville de Lâr, dans la province de Fârs, au sud de l'Iran, est (a été ?) paralysée depuis une dizaine de jours par une grève générale. Au cours de la semaine dernière, les habitants s'en sont pris à un poste de police, à des bâtiments publics, à des établissements bancaires, et ont affronté les flics.
Les moyens d'obtenir des informations fiables sur la situation iranienne, et notamment sur l'état des forces contestataires, sont rares (du moins pour les non-persanophone et non-arabophone) et je ne suis pas parvenu à trouver d'informations qui permettrait de préciser la situation et son évolution récente, ni a me renseigner sur les éventuelles influences de ces événements sur les autres provinces iraniennes. L'article qui suit est tiré du blog iranenlutte.wordpress.com , qui reprend lui-même celui de mediarabe.info qui tire ses informations de elaph.com, un site phare de l'information sur le monde arabe créé par un homme d'affaire saoudien. Les modérateurs comprendront certainement l'intérêt de valider un article issu de la presse marchande dans une situation où les sources manquent cruellement.
Iran : une "intifada" dans le sud du pays ?
Le site « Elaph.com » croit savoir qu'une véritable intifada populaire a éclaté avant l'heure, dans le sud de l'Iran. Selon des sources de l'opposition citées par « Elaph.com », les manifestations de l'opposition étaient attendues jeudi 11 février, à l'occasion du 31ème anniversaire de la Révolution de l'ayatollah Khomeiny. Mais une intifada a débuté de façon prématurée à Lâr, dans la province de Fârs, dans le sud (500.000 habitants). Depuis plusieurs jours, les habitants se sont révoltés contre le régime, incendiant des permanences des forces de l'ordre, des bâtiments administratifs et de agences bancaires. Les milices du régime (Bassidj) et les Gardiens de la révolution peinent à contenir la révolte. Les manifestations contre le régime débordent les forces répressives qui n'ont pas hésité à utiliser les armes, tirant à balles réelles sur des manifestants appelant à la démission des responsables du régime. La même source ajoute que durant les nuits de jeudi et vendredi derniers, les forces du régime ont attaqué les citoyens révoltés à l'arme automatique, faisant une quarantaine de blessés parmi les manifestants, admis à l'hôpital Al-Imam Al-Ridha (le seul de la ville).
Cette intifada spontanée est alimentée, selon cette source, par la colère de la population contre la corruption des responsables locaux et leurs tentatives de mettre la main sur des biens publics prétextant un nouveau découpage administratif. Les habitants ont alors attaqué une position de police, des bâtiments publiques, ainsi que des agences bancaires, avant que les choses ne dégénèrent en réaction à la violente répression qui s'est abattue sur les citoyens. Les autorités ont décrété l'état d'urgence dans la ville qui est paralysée par une grève générale. Pour éviter que ces événements ne se généralisent, les autorités ont imposé un blocus territorial et médiatique sur cette intifada. Plus de 130 personnes ont été arrêtées, dont 16 ont été transférées à Shirâz. Le ministre de l'Intérieur s'est rendu sur place pour ramener le calme, alors que près de 1000éléments des forces spéciales ont été dépêchés sur place, munis de matraques et de bombes lacrymogène. Des camions lanceurs d'eau ont également été positionnés dans la ville. Les manifestations se poursuivent notamment pour réclamer la libération des détenus, bravant la répression des autorités.
http://iranenlutte.wordpress.com/20...
http://www.elaph.com/Web/news/2010/...
Un autre site qui relate les événements :
A quelques jours de l'anniversaire de la révolution islamique de 1979 - dont la célébration promet d'être chaude - la ville de Lâr, dans la province de Fârs, au sud de l'Iran, est (a été ?) paralysée depuis une dizaine de jours par une grève générale. Au cours de la semaine dernière, les habitants s'en sont pris à un poste de police, à des bâtiments publics, à des établissements bancaires, et ont affronté les flics.
Les moyens d'obtenir des informations fiables sur la situation iranienne, et notamment sur l'état des forces contestataires, sont rares (du moins pour les non-persanophone et non-arabophone) et je ne suis pas parvenu à trouver d'informations qui permettrait de préciser la situation et son évolution récente, ni a me renseigner sur les éventuelles influences de ces événements sur les autres provinces iraniennes. L'article qui suit est tiré du blog iranenlutte.wordpress.com , qui reprend lui-même celui de mediarabe.info qui tire ses informations de elaph.com, un site phare de l'information sur le monde arabe créé par un homme d'affaire saoudien. Les modérateurs comprendront certainement l'intérêt de valider un article issu de la presse marchande dans une situation où les sources manquent cruellement.
Iran : une "intifada" dans le sud du pays ?
Le site « Elaph.com » croit savoir qu'une véritable intifada populaire a éclaté avant l'heure, dans le sud de l'Iran. Selon des sources de l'opposition citées par « Elaph.com », les manifestations de l'opposition étaient attendues jeudi 11 février, à l'occasion du 31ème anniversaire de la Révolution de l'ayatollah Khomeiny. Mais une intifada a débuté de façon prématurée à Lâr, dans la province de Fârs, dans le sud (500.000 habitants). Depuis plusieurs jours, les habitants se sont révoltés contre le régime, incendiant des permanences des forces de l'ordre, des bâtiments administratifs et de agences bancaires. Les milices du régime (Bassidj) et les Gardiens de la révolution peinent à contenir la révolte. Les manifestations contre le régime débordent les forces répressives qui n'ont pas hésité à utiliser les armes, tirant à balles réelles sur des manifestants appelant à la démission des responsables du régime. La même source ajoute que durant les nuits de jeudi et vendredi derniers, les forces du régime ont attaqué les citoyens révoltés à l'arme automatique, faisant une quarantaine de blessés parmi les manifestants, admis à l'hôpital Al-Imam Al-Ridha (le seul de la ville).
Cette intifada spontanée est alimentée, selon cette source, par la colère de la population contre la corruption des responsables locaux et leurs tentatives de mettre la main sur des biens publics prétextant un nouveau découpage administratif. Les habitants ont alors attaqué une position de police, des bâtiments publiques, ainsi que des agences bancaires, avant que les choses ne dégénèrent en réaction à la violente répression qui s'est abattue sur les citoyens. Les autorités ont décrété l'état d'urgence dans la ville qui est paralysée par une grève générale. Pour éviter que ces événements ne se généralisent, les autorités ont imposé un blocus territorial et médiatique sur cette intifada. Plus de 130 personnes ont été arrêtées, dont 16 ont été transférées à Shirâz. Le ministre de l'Intérieur s'est rendu sur place pour ramener le calme, alors que près de 1000éléments des forces spéciales ont été dépêchés sur place, munis de matraques et de bombes lacrymogène. Des camions lanceurs d'eau ont également été positionnés dans la ville. Les manifestations se poursuivent notamment pour réclamer la libération des détenus, bravant la répression des autorités.
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Un autre site qui relate les événements :
A quelques jours de l'anniversaire de la révolution islamique de 1979 - dont la célébration promet d'être chaude - la ville de Lâr, dans la province de Fârs, au sud de l'Iran, est (a été ?) paralysée depuis une dizaine de jours par une grève générale. Au cours de la semaine dernière, les habitants s'en sont pris à un poste de police, à des bâtiments publics, à des établissements bancaires, et ont affronté les flics.
Les moyens d'obtenir des informations fiables sur la situation iranienne, et notamment sur l'état des forces contestataires, sont rares (du moins pour les non-persanophone et non-arabophone) et je ne suis pas parvenu à trouver d'informations qui permettrait de préciser la situation et son évolution récente, ni a me renseigner sur les éventuelles influences de ces événements sur les autres provinces iraniennes. L'article qui suit est tiré du blog iranenlutte.wordpress.com , qui reprend lui-même celui de mediarabe.info qui tire ses informations de elaph.com, un site phare de l'information sur le monde arabe créé par un homme d'affaire saoudien. Les modérateurs comprendront certainement l'intérêt de valider un article issu de la presse marchande dans une situation où les sources manquent cruellement.
Iran : une "intifada" dans le sud du pays ?
Le site « Elaph.com » croit savoir qu'une véritable intifada populaire a éclaté avant l'heure, dans le sud de l'Iran. Selon des sources de l'opposition citées par « Elaph.com », les manifestations de l'opposition étaient attendues jeudi 11 février, à l'occasion du 31ème anniversaire de la Révolution de l'ayatollah Khomeiny. Mais une intifada a débuté de façon prématurée à Lâr, dans la province de Fârs, dans le sud (500.000 habitants). Depuis plusieurs jours, les habitants se sont révoltés contre le régime, incendiant des permanences des forces de l'ordre, des bâtiments administratifs et de agences bancaires. Les milices du régime (Bassidj) et les Gardiens de la révolution peinent à contenir la révolte. Les manifestations contre le régime débordent les forces répressives qui n'ont pas hésité à utiliser les armes, tirant à balles réelles sur des manifestants appelant à la démission des responsables du régime. La même source ajoute que durant les nuits de jeudi et vendredi derniers, les forces du régime ont attaqué les citoyens révoltés à l'arme automatique, faisant une quarantaine de blessés parmi les manifestants, admis à l'hôpital Al-Imam Al-Ridha (le seul de la ville).
Cette intifada spontanée est alimentée, selon cette source, par la colère de la population contre la corruption des responsables locaux et leurs tentatives de mettre la main sur des biens publics prétextant un nouveau découpage administratif. Les habitants ont alors attaqué une position de police, des bâtiments publiques, ainsi que des agences bancaires, avant que les choses ne dégénèrent en réaction à la violente répression qui s'est abattue sur les citoyens. Les autorités ont décrété l'état d'urgence dans la ville qui est paralysée par une grève générale. Pour éviter que ces événements ne se généralisent, les autorités ont imposé un blocus territorial et médiatique sur cette intifada. Plus de 130 personnes ont été arrêtées, dont 16 ont été transférées à Shirâz. Le ministre de l'Intérieur s'est rendu sur place pour ramener le calme, alors que près de 1000éléments des forces spéciales ont été dépêchés sur place, munis de matraques et de bombes lacrymogène. Des camions lanceurs d'eau ont également été positionnés dans la ville. Les manifestations se poursuivent notamment pour réclamer la libération des détenus, bravant la répression des autorités.
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A quelques jours de l'anniversaire de la révolution islamique de 1979 - dont la célébration promet d'être chaude - la ville de Lâr, dans la province de Fârs, au sud de l'Iran, est (a été ?) paralysée depuis une dizaine de jours par une grève générale. Au cours de la semaine dernière, les habitants s'en sont pris à un poste de police, à des bâtiments publics, à des établissements bancaires, et ont affronté les flics.
Les moyens d'obtenir des informations fiables sur la situation iranienne, et notamment sur l'état des forces contestataires, sont rares (du moins pour les non-persanophone et non-arabophone) et je ne suis pas parvenu à trouver d'informations qui permettrait de préciser la situation et son évolution récente, ni a me renseigner sur les éventuelles influences de ces événements sur les autres provinces iraniennes. L'article qui suit est tiré du blog iranenlutte.wordpress.com , qui reprend lui-même celui de mediarabe.info qui tire ses informations de elaph.com, un site phare de l'information sur le monde arabe créé par un homme d'affaire saoudien. Les modérateurs comprendront certainement l'intérêt de valider un article issu de la presse marchande dans une situation où les sources manquent cruellement.
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Le site « Elaph.com » croit savoir qu'une véritable intifada populaire a éclaté avant l'heure, dans le sud de l'Iran. Selon des sources de l'opposition citées par « Elaph.com », les manifestations de l'opposition étaient attendues jeudi 11 février, à l'occasion du 31ème anniversaire de la Révolution de l'ayatollah Khomeiny. Mais une intifada a débuté de façon prématurée à Lâr, dans la province de Fârs, dans le sud (500.000 habitants). Depuis plusieurs jours, les habitants se sont révoltés contre le régime, incendiant des permanences des forces de l'ordre, des bâtiments administratifs et de agences bancaires. Les milices du régime (Bassidj) et les Gardiens de la révolution peinent à contenir la révolte. Les manifestations contre le régime débordent les forces répressives qui n'ont pas hésité à utiliser les armes, tirant à balles réelles sur des manifestants appelant à la démission des responsables du régime. La même source ajoute que durant les nuits de jeudi et vendredi derniers, les forces du régime ont attaqué les citoyens révoltés à l'arme automatique, faisant une quarantaine de blessés parmi les manifestants, admis à l'hôpital Al-Imam Al-Ridha (le seul de la ville).
Cette intifada spontanée est alimentée, selon cette source, par la colère de la population contre la corruption des responsables locaux et leurs tentatives de mettre la main sur des biens publics prétextant un nouveau découpage administratif. Les habitants ont alors attaqué une position de police, des bâtiments publiques, ainsi que des agences bancaires, avant que les choses ne dégénèrent en réaction à la violente répression qui s'est abattue sur les citoyens. Les autorités ont décrété l'état d'urgence dans la ville qui est paralysée par une grève générale. Pour éviter que ces événements ne se généralisent, les autorités ont imposé un blocus territorial et médiatique sur cette intifada. Plus de 130 personnes ont été arrêtées, dont 16 ont été transférées à Shirâz. Le ministre de l'Intérieur s'est rendu sur place pour ramener le calme, alors que près de 1000éléments des forces spéciales ont été dépêchés sur place, munis de matraques et de bombes lacrymogène. Des camions lanceurs d'eau ont également été positionnés dans la ville. Les manifestations se poursuivent notamment pour réclamer la libération des détenus, bravant la répression des autorités.
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Les moyens d'obtenir des informations fiables sur la situation iranienne, et notamment sur l'état des forces contestataires, sont rares (du moins pour les non-persanophone et non-arabophone) et je ne suis pas parvenu à trouver d'informations qui permettrait de préciser la situation et son évolution récente, ni a me renseigner sur les éventuelles influences de ces événements sur les autres provinces iraniennes. L'article qui suit est tiré du blog iranenlutte.wordpress.com , qui reprend lui-même celui de mediarabe.info qui tire ses informations de elaph.com, un site phare de l'information sur le monde arabe créé par un homme d'affaire saoudien. Les modérateurs comprendront certainement l'intérêt de valider un article issu de la presse marchande dans une situation où les sources manquent cruellement.
Iran : une "intifada" dans le sud du pays ?
Le site « Elaph.com » croit savoir qu'une véritable intifada populaire a éclaté avant l'heure, dans le sud de l'Iran. Selon des sources de l'opposition citées par « Elaph.com », les manifestations de l'opposition étaient attendues jeudi 11 février, à l'occasion du 31ème anniversaire de la Révolution de l'ayatollah Khomeiny. Mais une intifada a débuté de façon prématurée à Lâr, dans la province de Fârs, dans le sud (500.000 habitants). Depuis plusieurs jours, les habitants se sont révoltés contre le régime, incendiant des permanences des forces de l'ordre, des bâtiments administratifs et de agences bancaires. Les milices du régime (Bassidj) et les Gardiens de la révolution peinent à contenir la révolte. Les manifestations contre le régime débordent les forces répressives qui n'ont pas hésité à utiliser les armes, tirant à balles réelles sur des manifestants appelant à la démission des responsables du régime. La même source ajoute que durant les nuits de jeudi et vendredi derniers, les forces du régime ont attaqué les citoyens révoltés à l'arme automatique, faisant une quarantaine de blessés parmi les manifestants, admis à l'hôpital Al-Imam Al-Ridha (le seul de la ville).
Cette intifada spontanée est alimentée, selon cette source, par la colère de la population contre la corruption des responsables locaux et leurs tentatives de mettre la main sur des biens publics prétextant un nouveau découpage administratif. Les habitants ont alors attaqué une position de police, des bâtiments publiques, ainsi que des agences bancaires, avant que les choses ne dégénèrent en réaction à la violente répression qui s'est abattue sur les citoyens. Les autorités ont décrété l'état d'urgence dans la ville qui est paralysée par une grève générale. Pour éviter que ces événements ne se généralisent, les autorités ont imposé un blocus territorial et médiatique sur cette intifada. Plus de 130 personnes ont été arrêtées, dont 16 ont été transférées à Shirâz. Le ministre de l'Intérieur s'est rendu sur place pour ramener le calme, alors que près de 1000éléments des forces spéciales ont été dépêchés sur place, munis de matraques et de bombes lacrymogène. Des camions lanceurs d'eau ont également été positionnés dans la ville. Les manifestations se poursuivent notamment pour réclamer la libération des détenus, bravant la répression des autorités.
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Un autre site qui relate les événements :
Cher(e)s camarades,
Nous nous approchons de l'anniversaire de la révolution iranienne de 1979. En Iran comme à l'étranger, les gens se préparent à des manifestations massives pour cette journée. C'est une nouvelle opportunité pour descendre dans les rues afin d'organiser des rassemblements de masse et des protestations dans le monde entier pour renverser les criminels islamiques qui dirigent l'Iran.
Manifestations et rassemblements en France, Belgique, Suisse et Canada francophone :
France, Paris
Jeudi 11 février, Ambassade de la République Islamique, Place Iéna (Paris
XVI), 15 heures.
Voir l'appel de
l'ADPPOI
http://iranenlutte.wordpress.com/20...
France, Lyon :*
Jeudi 11 février, Place Bellecourt, de 18 à 20 heures.
Voir
l'appel
http://iranenlutte.wordpress.com/20...
Belgique, Bruxelles :*
Ambassade de la république Islamique
Mercredi 10 février, de 17 à 19 heures.
Suisse, Berne :
Ambassade de la République Islamique
Jeudi 11 février, de 13 à 15 heures
Contact : 41 76 30 60 723
Canada, Montréal :
Place Philips
Jeudi 11 février, 17 heures
Quelques autres rendez vous dans le monde : en français
http://iranenlutte.wordpress.com/20...
en anglais
http://worker-communistpartyofiran....
Tous dans les rues le 11 février pour soutenir le peuple d'Iran
http://iranenlutte.wordpress.com/20...
Communiqué du Parti Communiste-Ouvrier d'Iran, Organisation à l'Etranger, 5 février 2010 :*
Aux peuples du monde
A tous les syndicats ouvriers, organisations des droits humains et individu-es
Tous dans les rues le 11 février pour soutenir le peuple d'Iran !*
La fin du régime islamique d'Iran est proche. Un régime qui s'est hissé au pouvoir il y a 31 ans par les exécutions, la torture et la répression est sur le point de disparaître. Nous vous appelons tous à soutenir la lutte du peuple d'Iran pour renverser ce régime et amener la liberté, l'égalité, le bien-être, la laïcité, la fin de l'apartheid sexiste, la liberté d'expression, la liberté d'organisation et de grève, et la fin de la peine de mort, de la torture, de la lapidation et de tous les brutaux châtiments islamiques.
Pour le jeudi 11 février, le peuple d'Iran se prépare à des manifestations de masse à travers l'Iran. Simultanément, à travers le monde, des manifestations auront lieu devant les ambassades et les consulats de la République Islamique pour soutenir le peuple d'Iran. Nous vous appelons à montrer votre solidarité en participant à ces manifestations.
Pour la solidarité internationale avec le peuple d'Iran ! Une révolution humaine pour un règne humain !
Khalil Keyvan Secrétaire du Parti Communiste-Ouvrier d'Iran – Organisation à l'Etranger 5 Février 2010
Cher(e)s camarades,
Nous nous approchons de l'anniversaire de la révolution iranienne de 1979. En Iran comme à l'étranger, les gens se préparent à des manifestations massives pour cette journée. C'est une nouvelle opportunité pour descendre dans les rues afin d'organiser des rassemblements de masse et des protestations dans le monde entier pour renverser les criminels islamiques qui dirigent l'Iran.
Manifestations et rassemblements en France, Belgique, Suisse et Canada francophone :
France, Paris
Jeudi 11 février, Ambassade de la République Islamique, Place Iéna (Paris
XVI), 15 heures.
Voir l'appel de
l'ADPPOI
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France, Lyon :*
Jeudi 11 février, Place Bellecourt, de 18 à 20 heures.
Voir
l'appel
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Ambassade de la république Islamique
Mercredi 10 février, de 17 à 19 heures.
Suisse, Berne :
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Contact : 41 76 30 60 723
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Communiqué du Parti Communiste-Ouvrier d'Iran, Organisation à l'Etranger, 5 février 2010 :*
Aux peuples du monde
A tous les syndicats ouvriers, organisations des droits humains et individu-es
Tous dans les rues le 11 février pour soutenir le peuple d'Iran !*
La fin du régime islamique d'Iran est proche. Un régime qui s'est hissé au pouvoir il y a 31 ans par les exécutions, la torture et la répression est sur le point de disparaître. Nous vous appelons tous à soutenir la lutte du peuple d'Iran pour renverser ce régime et amener la liberté, l'égalité, le bien-être, la laïcité, la fin de l'apartheid sexiste, la liberté d'expression, la liberté d'organisation et de grève, et la fin de la peine de mort, de la torture, de la lapidation et de tous les brutaux châtiments islamiques.
Pour le jeudi 11 février, le peuple d'Iran se prépare à des manifestations de masse à travers l'Iran. Simultanément, à travers le monde, des manifestations auront lieu devant les ambassades et les consulats de la République Islamique pour soutenir le peuple d'Iran. Nous vous appelons à montrer votre solidarité en participant à ces manifestations.
Pour la solidarité internationale avec le peuple d'Iran ! Une révolution humaine pour un règne humain !
Khalil Keyvan Secrétaire du Parti Communiste-Ouvrier d'Iran – Organisation à l'Etranger 5 Février 2010
Cher(e)s camarades,
Nous nous approchons de l'anniversaire de la révolution iranienne de 1979. En Iran comme à l'étranger, les gens se préparent à des manifestations massives pour cette journée. C'est une nouvelle opportunité pour descendre dans les rues afin d'organiser des rassemblements de masse et des protestations dans le monde entier pour renverser les criminels islamiques qui dirigent l'Iran.
Manifestations et rassemblements en France, Belgique, Suisse et Canada francophone :
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XVI), 15 heures.
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Belgique, Bruxelles :*
Ambassade de la république Islamique
Mercredi 10 février, de 17 à 19 heures.
Suisse, Berne :
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Jeudi 11 février, de 13 à 15 heures
Contact : 41 76 30 60 723
Canada, Montréal :
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Jeudi 11 février, 17 heures
Quelques autres rendez vous dans le monde : en français
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Tous dans les rues le 11 février pour soutenir le peuple d'Iran
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Communiqué du Parti Communiste-Ouvrier d'Iran, Organisation à l'Etranger, 5 février 2010 :*
Aux peuples du monde
A tous les syndicats ouvriers, organisations des droits humains et individu-es
Tous dans les rues le 11 février pour soutenir le peuple d'Iran !*
La fin du régime islamique d'Iran est proche. Un régime qui s'est hissé au pouvoir il y a 31 ans par les exécutions, la torture et la répression est sur le point de disparaître. Nous vous appelons tous à soutenir la lutte du peuple d'Iran pour renverser ce régime et amener la liberté, l'égalité, le bien-être, la laïcité, la fin de l'apartheid sexiste, la liberté d'expression, la liberté d'organisation et de grève, et la fin de la peine de mort, de la torture, de la lapidation et de tous les brutaux châtiments islamiques.
Pour le jeudi 11 février, le peuple d'Iran se prépare à des manifestations de masse à travers l'Iran. Simultanément, à travers le monde, des manifestations auront lieu devant les ambassades et les consulats de la République Islamique pour soutenir le peuple d'Iran. Nous vous appelons à montrer votre solidarité en participant à ces manifestations.
Pour la solidarité internationale avec le peuple d'Iran ! Une révolution humaine pour un règne humain !
Khalil Keyvan Secrétaire du Parti Communiste-Ouvrier d'Iran – Organisation à l'Etranger 5 Février 2010
Cher(e)s camarades,
Nous nous approchons de l'anniversaire de la révolution iranienne de 1979. En Iran comme à l'étranger, les gens se préparent à des manifestations massives pour cette journée. C'est une nouvelle opportunité pour descendre dans les rues afin d'organiser des rassemblements de masse et des protestations dans le monde entier pour renverser les criminels islamiques qui dirigent l'Iran.
Manifestations et rassemblements en France, Belgique, Suisse et Canada francophone :
[http:] alt="-" /> France, Paris
Jeudi 11 février, Ambassade de la République Islamique, Place Iéna (Paris
XVI), 15 heures.
Voir l'appel de
l'ADPPOI
http://iranenlutte.wordpress.com/20...
[http:] alt="-" /> France, Lyon :*
Jeudi 11 février, Place Bellecourt, de 18 à 20 heures.
Voir
l'appel
http://iranenlutte.wordpress.com/20...
[http:] alt="-" /> Belgique, Bruxelles :*
Ambassade de la république Islamique
Mercredi 10 février, de 17 à 19 heures.
[http:] alt="-" /> Suisse, Berne :
Ambassade de la République Islamique
Jeudi 11 février, de 13 à 15 heures
Contact : 41 76 30 60 723
[http:] alt="-" /> Canada, Montréal :
Place Philips
Jeudi 11 février, 17 heures
Quelques autres rendez vous dans le monde : en français
http://iranenlutte.wordpress.com/20...
en anglais
http://worker-communistpartyofiran....
Tous dans les rues le 11 février pour soutenir le peuple d'Iran
http://iranenlutte.wordpress.com/20...
Communiqué du Parti Communiste-Ouvrier d'Iran, Organisation à l'Etranger, 5 février 2010 :*
Aux peuples du monde
A tous les syndicats ouvriers, organisations des droits humains et individu-es
Tous dans les rues le 11 février pour soutenir le peuple d'Iran !*
La fin du régime islamique d'Iran est proche. Un régime qui s'est hissé au pouvoir il y a 31 ans par les exécutions, la torture et la répression est sur le point de disparaître. Nous vous appelons tous à soutenir la lutte du peuple d'Iran pour renverser ce régime et amener la liberté, l'égalité, le bien-être, la laïcité, la fin de l'apartheid sexiste, la liberté d'expression, la liberté d'organisation et de grève, et la fin de la peine de mort, de la torture, de la lapidation et de tous les brutaux châtiments islamiques.
Pour le jeudi 11 février, le peuple d'Iran se prépare à des manifestations de masse à travers l'Iran. Simultanément, à travers le monde, des manifestations auront lieu devant les ambassades et les consulats de la République Islamique pour soutenir le peuple d'Iran. Nous vous appelons à montrer votre solidarité en participant à ces manifestations.
Pour la solidarité internationale avec le peuple d'Iran ! Une révolution humaine pour un règne humain !
Khalil Keyvan Secrétaire du Parti Communiste-Ouvrier d'Iran – Organisation à l'Etranger 5 Février 2010
Cher(e)s camarades,
Nous nous approchons de l'anniversaire de la révolution iranienne de 1979. En Iran comme à l'étranger, les gens se préparent à des manifestations massives pour cette journée. C'est une nouvelle opportunité pour descendre dans les rues afin d'organiser des rassemblements de masse et des protestations dans le monde entier pour renverser les criminels islamiques qui dirigent l'Iran.
Manifestations et rassemblements en France, Belgique, Suisse et Canada francophone :
France, Paris
Jeudi 11 février, Ambassade de la République Islamique, Place Iéna (Paris
XVI), 15 heures.
Voir l'appel de
l'ADPPOI
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France, Lyon :*
Jeudi 11 février, Place Bellecourt, de 18 à 20 heures.
Voir
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Belgique, Bruxelles :*
Ambassade de la république Islamique
Mercredi 10 février, de 17 à 19 heures.
Suisse, Berne :
Ambassade de la République Islamique
Jeudi 11 février, de 13 à 15 heures
Contact : 41 76 30 60 723
Canada, Montréal :
Place Philips
Jeudi 11 février, 17 heures
Quelques autres rendez vous dans le monde : en français
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en anglais
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Communiqué du Parti Communiste-Ouvrier d'Iran, Organisation à l'Etranger, 5 février 2010 :*
Aux peuples du monde
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La fin du régime islamique d'Iran est proche. Un régime qui s'est hissé au pouvoir il y a 31 ans par les exécutions, la torture et la répression est sur le point de disparaître. Nous vous appelons tous à soutenir la lutte du peuple d'Iran pour renverser ce régime et amener la liberté, l'égalité, le bien-être, la laïcité, la fin de l'apartheid sexiste, la liberté d'expression, la liberté d'organisation et de grève, et la fin de la peine de mort, de la torture, de la lapidation et de tous les brutaux châtiments islamiques.
Pour le jeudi 11 février, le peuple d'Iran se prépare à des manifestations de masse à travers l'Iran. Simultanément, à travers le monde, des manifestations auront lieu devant les ambassades et les consulats de la République Islamique pour soutenir le peuple d'Iran. Nous vous appelons à montrer votre solidarité en participant à ces manifestations.
Pour la solidarité internationale avec le peuple d'Iran ! Une révolution humaine pour un règne humain !
Khalil Keyvan Secrétaire du Parti Communiste-Ouvrier d'Iran – Organisation à l'Etranger 5 Février 2010
DECLARATION du COMITE REGIONAL NORD PAS-DE-CALAIS DES UD du NORD et du PAS-de-CALAIS de l'UNION LOCALE de DUNKERQUE

Les décisions du groupe TOTAL quant à l'avenir du site de Dunkerque sont inadmissibles et doivent être abandonnées.
Salariés du groupe ou sous-traitants, quelques 800 emplois sont directement menacés. Les conséquences sur nombre d'activités économiques et sociales du dunkerquois seront dramatiques.
L'Etat va investir 46,35 millions d'Euros sur le Port de Dunkerque pour son redéploiement en infrastructure, dont 20 millions pour le démarrage de la première phase du terminal Méthanier (Source : la chronique du BTP du 5 février), alors que le groupe Total annonce des profits à hauteur de 14 milliards d'Euros pour 2008, dont 5 milliards répartis aux actionnaires.
Les salariés du groupe TOTAL ne sont d'ailleurs pas les seuls sur le littoral de notre région à être concernés par les menaces qui pèsent sur leur emploi et sur les activités de leur entreprise.
L'usine GPN de Mazingarbe (62), filiale du groupe Total, prévoit 63 suppressions de postes sur 238, rappelons les suppressions d'emploi à Filartois Douvrin, à la FM, à Hawker, etc…..
C'est la même logique que pour « Metaleurop » ou encore « Stora Enso »… :
Licencier pour augmenter les dividendes des actionnaires !!
Tout justifie les appels lancés par la CGT à se mobiliser pour l'emploi, les salaires et les retraites, pour défendre et promouvoir les activités, l'emploi dans l'industrie, le service public dans notre pays, notre région.
C'est ce qu'a porté la CGT lors des Etats Généraux de l'Industrie.
Comme annoncé le 4 février dernier à la manifestation de Dunkerque, le Comité Régional, les deux Unions Départementales du Nord et du Pas-de-Calais, apportent tout leur soutien aux actions engagées par les syndicats du dunkerquois et par l'Union Locale CGT de Dunkerque.
Dans le prolongement des actions menées pour une véritable politique industrielle des 22 octobre 2009 à Paris et 4 février 2010 dans notre région, ils appellent les syndicats du Nord et du Pas-de-Calais à contribuer au succès de la manifestation ce vendredi 12 février à 15H00 Place Jean Bart à Dunkerque.
DECLARATION du COMITE REGIONAL NORD PAS-DE-CALAIS DES UD du NORD et du PAS-de-CALAIS de l'UNION LOCALE de DUNKERQUE

Les décisions du groupe TOTAL quant à l'avenir du site de Dunkerque sont inadmissibles et doivent être abandonnées.
Salariés du groupe ou sous-traitants, quelques 800 emplois sont directement menacés. Les conséquences sur nombre d'activités économiques et sociales du dunkerquois seront dramatiques.
L'Etat va investir 46,35 millions d'Euros sur le Port de Dunkerque pour son redéploiement en infrastructure, dont 20 millions pour le démarrage de la première phase du terminal Méthanier (Source : la chronique du BTP du 5 février), alors que le groupe Total annonce des profits à hauteur de 14 milliards d'Euros pour 2008, dont 5 milliards répartis aux actionnaires.
Les salariés du groupe TOTAL ne sont d'ailleurs pas les seuls sur le littoral de notre région à être concernés par les menaces qui pèsent sur leur emploi et sur les activités de leur entreprise.
L'usine GPN de Mazingarbe (62), filiale du groupe Total, prévoit 63 suppressions de postes sur 238, rappelons les suppressions d'emploi à Filartois Douvrin, à la FM, à Hawker, etc…..
C'est la même logique que pour « Metaleurop » ou encore « Stora Enso »… :
Licencier pour augmenter les dividendes des actionnaires !!
Tout justifie les appels lancés par la CGT à se mobiliser pour l'emploi, les salaires et les retraites, pour défendre et promouvoir les activités, l'emploi dans l'industrie, le service public dans notre pays, notre région.
C'est ce qu'a porté la CGT lors des Etats Généraux de l'Industrie.
Comme annoncé le 4 février dernier à la manifestation de Dunkerque, le Comité Régional, les deux Unions Départementales du Nord et du Pas-de-Calais, apportent tout leur soutien aux actions engagées par les syndicats du dunkerquois et par l'Union Locale CGT de Dunkerque.
Dans le prolongement des actions menées pour une véritable politique industrielle des 22 octobre 2009 à Paris et 4 février 2010 dans notre région, ils appellent les syndicats du Nord et du Pas-de-Calais à contribuer au succès de la manifestation ce vendredi 12 février à 15H00 Place Jean Bart à Dunkerque.
DECLARATION du COMITE REGIONAL NORD PAS-DE-CALAIS DES UD du NORD et du PAS-de-CALAIS de l'UNION LOCALE de DUNKERQUE

Les décisions du groupe TOTAL quant à l'avenir du site de Dunkerque sont inadmissibles et doivent être abandonnées.
Salariés du groupe ou sous-traitants, quelques 800 emplois sont directement menacés. Les conséquences sur nombre d'activités économiques et sociales du dunkerquois seront dramatiques.
L'Etat va investir 46,35 millions d'Euros sur le Port de Dunkerque pour son redéploiement en infrastructure, dont 20 millions pour le démarrage de la première phase du terminal Méthanier (Source : la chronique du BTP du 5 février), alors que le groupe Total annonce des profits à hauteur de 14 milliards d'Euros pour 2008, dont 5 milliards répartis aux actionnaires.
Les salariés du groupe TOTAL ne sont d'ailleurs pas les seuls sur le littoral de notre région à être concernés par les menaces qui pèsent sur leur emploi et sur les activités de leur entreprise.
L'usine GPN de Mazingarbe (62), filiale du groupe Total, prévoit 63 suppressions de postes sur 238, rappelons les suppressions d'emploi à Filartois Douvrin, à la FM, à Hawker, etc…..
C'est la même logique que pour « Metaleurop » ou encore « Stora Enso »… :
Licencier pour augmenter les dividendes des actionnaires !!
Tout justifie les appels lancés par la CGT à se mobiliser pour l'emploi, les salaires et les retraites, pour défendre et promouvoir les activités, l'emploi dans l'industrie, le service public dans notre pays, notre région.
C'est ce qu'a porté la CGT lors des Etats Généraux de l'Industrie.
Comme annoncé le 4 février dernier à la manifestation de Dunkerque, le Comité Régional, les deux Unions Départementales du Nord et du Pas-de-Calais, apportent tout leur soutien aux actions engagées par les syndicats du dunkerquois et par l'Union Locale CGT de Dunkerque.
Dans le prolongement des actions menées pour une véritable politique industrielle des 22 octobre 2009 à Paris et 4 février 2010 dans notre région, ils appellent les syndicats du Nord et du Pas-de-Calais à contribuer au succès de la manifestation ce vendredi 12 février à 15H00 Place Jean Bart à Dunkerque.
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Les décisions du groupe TOTAL quant à l'avenir du site de Dunkerque sont inadmissibles et doivent être abandonnées.
Salariés du groupe ou sous-traitants, quelques 800 emplois sont directement menacés. Les conséquences sur nombre d'activités économiques et sociales du dunkerquois seront dramatiques.
L'Etat va investir 46,35 millions d'Euros sur le Port de Dunkerque pour son redéploiement en infrastructure, dont 20 millions pour le démarrage de la première phase du terminal Méthanier (Source : la chronique du BTP du 5 février), alors que le groupe Total annonce des profits à hauteur de 14 milliards d'Euros pour 2008, dont 5 milliards répartis aux actionnaires.
Les salariés du groupe TOTAL ne sont d'ailleurs pas les seuls sur le littoral de notre région à être concernés par les menaces qui pèsent sur leur emploi et sur les activités de leur entreprise.
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Comme annoncé le 4 février dernier à la manifestation de Dunkerque, le Comité Régional, les deux Unions Départementales du Nord et du Pas-de-Calais, apportent tout leur soutien aux actions engagées par les syndicats du dunkerquois et par l'Union Locale CGT de Dunkerque.
Dans le prolongement des actions menées pour une véritable politique industrielle des 22 octobre 2009 à Paris et 4 février 2010 dans notre région, ils appellent les syndicats du Nord et du Pas-de-Calais à contribuer au succès de la manifestation ce vendredi 12 février à 15H00 Place Jean Bart à Dunkerque.
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Salariés du groupe ou sous-traitants, quelques 800 emplois sont directement menacés. Les conséquences sur nombre d'activités économiques et sociales du dunkerquois seront dramatiques.
L'Etat va investir 46,35 millions d'Euros sur le Port de Dunkerque pour son redéploiement en infrastructure, dont 20 millions pour le démarrage de la première phase du terminal Méthanier (Source : la chronique du BTP du 5 février), alors que le groupe Total annonce des profits à hauteur de 14 milliards d'Euros pour 2008, dont 5 milliards répartis aux actionnaires.
Les salariés du groupe TOTAL ne sont d'ailleurs pas les seuls sur le littoral de notre région à être concernés par les menaces qui pèsent sur leur emploi et sur les activités de leur entreprise.
L'usine GPN de Mazingarbe (62), filiale du groupe Total, prévoit 63 suppressions de postes sur 238, rappelons les suppressions d'emploi à Filartois Douvrin, à la FM, à Hawker, etc…..
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Tout justifie les appels lancés par la CGT à se mobiliser pour l'emploi, les salaires et les retraites, pour défendre et promouvoir les activités, l'emploi dans l'industrie, le service public dans notre pays, notre région.
C'est ce qu'a porté la CGT lors des Etats Généraux de l'Industrie.
Comme annoncé le 4 février dernier à la manifestation de Dunkerque, le Comité Régional, les deux Unions Départementales du Nord et du Pas-de-Calais, apportent tout leur soutien aux actions engagées par les syndicats du dunkerquois et par l'Union Locale CGT de Dunkerque.
Dans le prolongement des actions menées pour une véritable politique industrielle des 22 octobre 2009 à Paris et 4 février 2010 dans notre région, ils appellent les syndicats du Nord et du Pas-de-Calais à contribuer au succès de la manifestation ce vendredi 12 février à 15H00 Place Jean Bart à Dunkerque.
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Les décisions du groupe TOTAL quant à l'avenir du site de Dunkerque sont inadmissibles et doivent être abandonnées.
Salariés du groupe ou sous-traitants, quelques 800 emplois sont directement menacés. Les conséquences sur nombre d'activités économiques et sociales du dunkerquois seront dramatiques.
L'Etat va investir 46,35 millions d'Euros sur le Port de Dunkerque pour son redéploiement en infrastructure, dont 20 millions pour le démarrage de la première phase du terminal Méthanier (Source : la chronique du BTP du 5 février), alors que le groupe Total annonce des profits à hauteur de 14 milliards d'Euros pour 2008, dont 5 milliards répartis aux actionnaires.
Les salariés du groupe TOTAL ne sont d'ailleurs pas les seuls sur le littoral de notre région à être concernés par les menaces qui pèsent sur leur emploi et sur les activités de leur entreprise.
L'usine GPN de Mazingarbe (62), filiale du groupe Total, prévoit 63 suppressions de postes sur 238, rappelons les suppressions d'emploi à Filartois Douvrin, à la FM, à Hawker, etc…..
C'est la même logique que pour « Metaleurop » ou encore « Stora Enso »… :
Licencier pour augmenter les dividendes des actionnaires !!
Tout justifie les appels lancés par la CGT à se mobiliser pour l'emploi, les salaires et les retraites, pour défendre et promouvoir les activités, l'emploi dans l'industrie, le service public dans notre pays, notre région.
C'est ce qu'a porté la CGT lors des Etats Généraux de l'Industrie.
Comme annoncé le 4 février dernier à la manifestation de Dunkerque, le Comité Régional, les deux Unions Départementales du Nord et du Pas-de-Calais, apportent tout leur soutien aux actions engagées par les syndicats du dunkerquois et par l'Union Locale CGT de Dunkerque.
Dans le prolongement des actions menées pour une véritable politique industrielle des 22 octobre 2009 à Paris et 4 février 2010 dans notre région, ils appellent les syndicats du Nord et du Pas-de-Calais à contribuer au succès de la manifestation ce vendredi 12 février à 15H00 Place Jean Bart à Dunkerque.
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Les décisions du groupe TOTAL quant à l'avenir du site de Dunkerque sont inadmissibles et doivent être abandonnées.
Salariés du groupe ou sous-traitants, quelques 800 emplois sont directement menacés. Les conséquences sur nombre d'activités économiques et sociales du dunkerquois seront dramatiques.
L'Etat va investir 46,35 millions d'Euros sur le Port de Dunkerque pour son redéploiement en infrastructure, dont 20 millions pour le démarrage de la première phase du terminal Méthanier (Source : la chronique du BTP du 5 février), alors que le groupe Total annonce des profits à hauteur de 14 milliards d'Euros pour 2008, dont 5 milliards répartis aux actionnaires.
Les salariés du groupe TOTAL ne sont d'ailleurs pas les seuls sur le littoral de notre région à être concernés par les menaces qui pèsent sur leur emploi et sur les activités de leur entreprise.
L'usine GPN de Mazingarbe (62), filiale du groupe Total, prévoit 63 suppressions de postes sur 238, rappelons les suppressions d'emploi à Filartois Douvrin, à la FM, à Hawker, etc…..
C'est la même logique que pour « Metaleurop » ou encore « Stora Enso »… :
Licencier pour augmenter les dividendes des actionnaires !!
Tout justifie les appels lancés par la CGT à se mobiliser pour l'emploi, les salaires et les retraites, pour défendre et promouvoir les activités, l'emploi dans l'industrie, le service public dans notre pays, notre région.
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Comme annoncé le 4 février dernier à la manifestation de Dunkerque, le Comité Régional, les deux Unions Départementales du Nord et du Pas-de-Calais, apportent tout leur soutien aux actions engagées par les syndicats du dunkerquois et par l'Union Locale CGT de Dunkerque.
Dans le prolongement des actions menées pour une véritable politique industrielle des 22 octobre 2009 à Paris et 4 février 2010 dans notre région, ils appellent les syndicats du Nord et du Pas-de-Calais à contribuer au succès de la manifestation ce vendredi 12 février à 15H00 Place Jean Bart à Dunkerque.
lundi 8 février 2010 par Marie Laure DUFRESNE-CASTETS
source sur le site de Chronique Ouvrière
Nous nous souvenons tous des conditions scandaleuses qui ont présidé à la fermeture de l'usine Continental de Clairoix, de la lutte qui a suivi et de la victoire de ce mouvement exemplaire.
Parmi ces péripéties et non des moindres il y eut, le 21 avril 2009, la nouvelle du rejet de la demande de suspension du plan de suppression d'emploi par le Tribunal de grande instance de Sarreguemines. A cette annonce et dans le silence des pouvoirs publics qui leur avaient promis leur appui, une terrible colère avait saisi les quelques centaines de personnes présentes à la sous-préfecture de Compiègne. Des dégâts, dont nul, encore à ce jour, ne connaît la nature ni le contenu, avaient été causés par les manifestants exaspérés par tant d'injustice et d'abandon. Dans les jours qui ont suivi, les mêmes, qui promettaient la veille de poursuivre Continental pour ses actes de délinquance sociale avérés oubliaient leurs engagements et exigeaient une répression exemplaire, mais à l'égard des salariés en lutte. Ainsi, dès le 22 avril, Madame Alliot-Marie, Ministre de l'intérieur déclarait à Compiègne « J'attends des interpellations et des déferrements devant les juges » (Le Courrier Picard 22 avril 2004) ou le même jour, Monsieur Fillon, Premier Ministre, vouait à la condamnation judiciaire : « une petite minorité de salariés (…) très agissante, très violente et pour laquelle je dis clairement qu'il y aura, s'agissant des violences commises hier, des poursuites judiciaires » (Le Monde 22 avril 2009).
Le Parquet suivait les directives du gouvernement. Sept personnes – toutes syndicalistes et membres du comité de lutte – étaient désignées à la police par la direction de l'entreprise Continental pour être citées dans des termes identiques pour avoir « détruit volontairement des biens (matériel informatique, mobilier, vitres) au préjudice de l'Etat représenté par Monsieur le Préfet de l'Oise, les dites destructions ayant été commises en réunion à l'encontre de biens destinés à l'utilité publique et appartenant à une personne publique ou chargée d'un service public, en l'espèce, les locaux de la sous préfecture ».
Le 1er septembre 2009 la chambre correctionnelle du Tribunal de Grande instance de Compiègne condamnait Nathalie Herbin, Gérard Kéromest, et Bruno Levert à des peines de trois mois, Franck Tourneux quatre mois, Saci Benyahia et Xavier Mathieu cinq mois d'emprisonnement, assorties du sursis, déclarant les prévenus civilement solidairement responsables des dommages causés dans la sous préfecture par les manifestants.
Le 4 février 2010, la chambre correctionnelle de la Cour d'appel d'Amiens a confirmé cette décision sur le principe de la culpabilité, mais l'a infirmée dans ses dispositions relatives aux pénalités, prononçant des peines de 2000 euros d'amende pour Nathalie Herbin, Saci Benyahia , Gérard Kéromest, Bruno Levert et Franck Tourneux et de 4000 euros pour Xavier Mathieu. Enfin, s'agissant des intérêts civils, la Cour confirme le principe d'une condamnation in solidum à des montants qui demeurent indéterminés dans la mesure où l'Etat n'a fourni qu'un chiffrage approximatif et provisoire de ses demandes et n'a produit aucun justificatif à l'appui de sa constitution de partie civile.
Cet arrêt suscite deux réflexions. Il sera évidemment regretté que la Cour d'appel ait manifesté si peu de sensibilité aux principes du droit pénal qu'elle n'a pas cru devoir caractériser, à la charge de chacun des prévenus, la réalisation de l'élément matériel de l'infraction de dégradation, détérioration ou destruction d'un bien appartenant à autrui, cette indifférence l'amenant à consacrer, à l'instar des premiers juges, un principe de responsabilité collective (I). C'est pourtant sans réserve que nous pouvons nous réjouir de la signification portée par le quantum des peines prononcées (II).
I . Sous couvert de la notion de « réunion », un principe de responsabilité pénale collectiveEn guise d'élément de preuve au soutien de la poursuite il était apporté un extrait des actualités télévisées de TF1 à partir duquel la direction de Continental a désigné les sept prévenus. Le film traduit une atmosphère de violence à la dimension de la colère collective née du sentiment d'injustice ressenti par les salariés lorsqu'ils ont compris que leur usine allait être fermée vingt huit jours plus tard, peu important que l'employeur n'ait respecté aucune règle légale.
En revanche, ni le Ministère public, ni la partie civile n'a, à quelque moment que ce soit apporté la preuve que des biens auraient été dégradés, détériorés ou détruits par les personnes poursuivies.
Pourtant, comme cela a déjà été rappelé dans cette revue [1">[www.chronique-ouvriere.fr] ]. , l'ensemble des auteurs souligne que « Le délit constitue [donc] une infraction de résultat qui aboutit soit à endommager le bien considéré (dégradation, détérioration), soit à son anéantissement (destruction). » [2">[www.chronique-ouvriere.fr] ] Et il n'est pas indifférent de relever que le texte précise même le caractère que doit revêtir le dommage causé : il doit être sérieux, sinon, il n'y a pas de délit, mais une simple contravention.
Ainsi, alors même que l'article 322-1 du Code pénal, fondement de la poursuite « n'envisage [plus] que le résultat et non le comportement qui y a conduit » [3">[www.chronique-ouvriere.fr] ] , la Cour, à qui n'était au demeurant fourni aucune démonstration d'un résultat quelconque constitué de la dégradation, détérioration ou destruction matérielle d'un bien, s'est contentée, en guise de caractérisation de l'élément matériel de l'infraction, de décrire des comportements, voire de simplement relever la présence des personnes en cause dans les locaux de la sous-préfecture dans lesquels des dégradations ont été commises au cours de la manifestation qui y avait lieu.
Pour échapper à la difficulté qui lui était posée par l'absence de résultat matériel à sa disposition, la Cour a préféré oublier qu'au sens de l'article 322-3 du Code pénal, la réunion est constituée par le fait que l'infraction est « commise par plusieurs personnes agissant en qualité d'auteur ou de complice ». Or, le coauteur est celui qui réunit en sa personne tous les éléments constitutifs de l'infraction commise et le complice, celui qui a accompli les actes d'instigation, d'aide ou d'assistance ayant facilité l'acte principal ou l'ayant provoqué [4">[www.chronique-ouvriere.fr] ] .
Ne recherchant pas d'abord si les prévenus avaient commis les faits comme coauteurs ou aidé à les commettre comme complices, la Cour a donc inversé le raisonnement et traité comme un élément constitutif de l'infraction la circonstance aggravante de la commission des faits en réunion.
Pour remettre le raisonnement à l'endroit, il ne suffisait pas à la Cour d'expliquer que « le délit n'exige pas pour être caractérisé qu'ils aient, en personne réalisé l'ensemble des dégradations constatées ». Pour caractériser le délit, les juges auraient dû vérifier qu'il était établi que chacun des prévenus avait, en personne, réalisé une dégradation, détérioration ou destruction d'un bien, ou bien qu'ils s'étaient rendus complices de tels faits.
La réunion des personnes, au sens de l'article 322-3 du Code pénal ne peut être constituée par la seule présence sur les lieux où se commettent des dégradations, ce qui reviendrait à admettre le principe d'une responsabilité collective refusée par notre droit ou à confondre la circonstance aggravante de la réunion avec celle de la commission en bande organisée ou avec le délit d'association de malfaiteurs, qui sont conçues de manière totalement différente.
L'on peut donc regretter fortement que, comme en première instance [5">[www.chronique-ouvriere.fr] ] , la règle de la personnalité de la responsabilité en matière pénale semble avoir été oubliée, ouvrant la voie à un principe de responsabilité pénale collective interdite en l'état présent du droit [6">[www.chronique-ouvriere.fr] ] .
Il sera cependant souligné que l'on ne peut confondre les deux décisions.
II. La Cour est restée dans le symboleNous venons de voir que la réalité des infractions commises ou non par les prévenus n'a été la préoccupation, ni des premiers juges, ni des magistrats d'appel.
La Cour se borne en effet à relever que « des dégradations ont bien été commises au sein de la sous-préfecture », sans préciser lesquelles, ni leur degré, ce qu'elle ne sait d'ailleurs aucunement.
Elle souligne ensuite que ces dégradations ont été commises « à la faveur de son envahissement par des salariés de l'usine de CLAIROIX, au nombre desquels les prévenus se trouvaient », pour en déduire sans plus de précision que « Chacun des prévenus a ainsi participé personnellement à ces dégradations dans le cadre d'une action commise en réunion, le délit n'exigeant pas pour être caractérisé qu'ils aient, en personne réalisé l'ensemble des dégradations constatées ». Certes, mais encore une fois, pour plus d'orthodoxie juridique, bienvenue en matière pénale, il eût été préférable que la Cour puisse caractériser l'existence d'une dégradation à la charge de chacun des prévenus ou bien des actes de complicité des dites dégradations.
Il aura donc suffi aux juges d'appel que les uns et les autres soient des salariés de Continental, qu'ils aient participé à la manifestation dans la sous-préfecture et aient été témoins des dégradations commises pour en déduire qu'ils en étaient coauteurs. Il a déjà été souligné qu'en jugeant, ils ont appliqué un droit qui a été abrogé [7">[www.chronique-ouvriere.fr] ] .
On pourrait encore reprocher à la Cour de s'être autorisée à sur-interpréter les images pour sacrifier à la figure idéologique du meneur afin de sanctionner plus lourdement Xavier Mathieu.
Cependant, bien qu'elle déclare les six salariés coupables d'infractions dont la constitution n'a jamais été établie, la Cour d'Amiens prononce des peines d'une nature différente et d'une gravité bien moindre que le Tribunal de Compiègne. La peine d'amende n'est en effet pas l'emprisonnement fut-il assorti du sursis. En outre, l'arrêt rappelle l'ensemble de l'histoire vécue par les prévenus, marquant ainsi un effort de compréhension qui n'est pas indifférent dans une décision pénale.
A la lecture de ce type de décision, l'on ne peut éviter de se souvenir de l'enseignement de Michel Foucault sur la conception moderne de l'économie du châtiment lorsqu'il relevait que « La peine doit prendre ses effets les plus intenses chez ceux qui n'ont pas commis la faute ; à la limite, si on pouvait être sûr que le coupable ne puisse pas recommencer, il suffirait de faire croire aux autres qu'il a été puni. Intensification centrifuge des effets qui conduit à ce paradoxe que, dans le calcul des peines, l'élément le moins intéressant, c'est encore le coupable » (Michel Foucault « Surveiller et punir », Ed. « Tel » Gallimard, II Punition, p. 112 et s. )
Dans le cas particulier des six « Conti », par l'effet amplificateur de la l'information télévisée, la colère des travailleurs s'était faite entendre et il est clairement apparu que le gouvernement avait cédé à cette colère en annonçant par la voix du Ministre Chatel, deux heures après les évènements, qu'une négociation aurait enfin lieu. Par ailleurs, une sous-préfecture, symbole de l'ordre républicain, avait été atteinte.
Il fallait donc rétablir l'ordre qui veut que la colère des travailleurs ne doit rien pouvoir produire et le trouble porté au symbole républicain permettait de fonder des poursuites judiciaires.
Il ne manquait plus que des coupables et des punitions.
Les coupables ne pouvaient être que des membres de cette « petite minorité de salariés (…) très agissante, très violente » montrée du doigt par le Premier Ministre Fillon. Il s'agissait évidemment de membres du comité de grève, dont il doit être précisé qu'ils n'avaient, en plus de trente manifestations, jamais commis la moindre violence.
Les punitions devaient être exemplaires.
Les magistrats du Tribunal de Compiègne ont rempli ce devoir d'ordre.
En revanche, si elle n'a pas fait preuve de beaucoup plus de rigueur juridique, la Cour d'appel d'Amiens a montré une grande intelligence politique. Sans négliger le « symbole républicain », elle a manifesté une forme d'indépendance et sa compréhension de la situation sociale en prononçant des peines qui n'atteindront pas réellement les six personnes en cause. En effet, les amendes de deux et quatre mille euros d'amendes ne seront pas réglées par les six personnes qui ont été prises en otage dans le champ symbolique des rapports sociaux, mais payées grâce à la solidarité ouvrière.
En déclarant les six salariés coupables, la Cour d'Amiens a appliqué l'économie du châtiment décrite par Michel Foucault.
Peu importait les coupables, dont tous savaient qu'ils n'étaient pas des casseurs. En revanche, il pouvait être annoncé qu'un Tribunal républicain avait prononcé une condamnation pour ce que la télévision avait présenté comme un « saccage » de la sous-préfecture. Toutefois, compte tenu de la totale incertitude qui demeurait sur la commission des infractions poursuivies, la Cour, par la nature et le quantum des peines prononcées, ne risquait pas de commettre une trop grande injustice.
Certes, en bonne orthodoxie pénale, le doute aurait dû profiter aux prévenus. Il faut néanmoins encore une fois saluer l'intelligence de cette décision qui, tout en voulant préserver un certain ordre républicain, a évité d'atteindre des personnes.
Enfin, la Cour a laissé à la partie civile, l'Etat, la responsabilité d'infliger ou non aux six salariés de Continental une autre sorte de peine, celle qui les toucherait durablement dans leur vie : une condamnation solidaire à payer au moins soixante mille euros à titre de dommages et intérêts.
Cependant, l'Etat peut encore retirer sa constitution de partie civile avant l'audience du 7 avril 2010.
[8">[www.chronique-ouvriere.fr] ] Chronique Ouvrière du 16 octobre 2009, Marie-Laure DUFRESNE-CASTETS, « Quand le juge cède à la tentation de s'arranger avec la loi ».
[9">[www.chronique-ouvriere.fr] ] Jean Pradel et Michel Danti-Juan, « Droit pénal spécial », n°1059 et s. ; voir encore à cet égard Michelle-Laure Rassat et Gabriel Roujou de Boubée, « Droit pénal spécial », n°814 ; Philippe Conte, « Droit pénal spécial », n°653 et s. ; Emmanuel Dreyer, « Droit pénal spécial », Ed. ELLIPSES, n°813 et s.
[10">[www.chronique-ouvriere.fr] ] Michelle-Laure Rassat, « Droit pénal spécial », Dalloz, 4ème ed. n°227
[11">[www.chronique-ouvriere.fr] ] Voir André Vitu JurisClasseur Pénal Code Articles 322-1 à 322-4, n°66 et s.
[12">[www.chronique-ouvriere.fr] ] Chronique Ouvrière du 16 octobre 2009, Marie-Laure DUFRESNE-CASTETS, « Quand le juge cède à la tentation de s'arranger avec la loi ».
[13">[www.chronique-ouvriere.fr] ] F. Desportes et F. Legunehec, « Droit pénal général », Economica, 15 ème ed. n°504 et s.
[14">[www.chronique-ouvriere.fr] ] Chronique Ouvrière du 16 octobre 2009, Marie-Laure DUFRESNE-CASTETS, « Quand le juge cède à la tentation de s'arranger avec la loi ».
le jugement de la cour d'appel (en pdf)
ci-dessous le commentaire de Xavier sur Bellaciao le 6/2 ( dans l'article Soulagement pour les six ouvriers de Continental (video)
quelques photos de la manifestation à Amiens le 13/1/2010 : 1500 en solidarité avec les camaradesSalut camarades c'est Xavier Mathieu
je tenais a répondre a ceux qui disent que nous crions victoire à tord et bien je confirme c'est une defaite considérable pour ce gouvernement qui par le biais d'haliot Marie avait demandé des peines lourdes et exemplaires et bien ce n'est pas le cas du tout !! Des peines de prison avec le risque de trace dans le casier juditiaire était reclammés transformé par la justice en vulgaires amendes
Meme si elle sont assez importantes , notre immense fierté et en même temps un doigt bien tendu a ce gouvernement c'est que les amendes serons payées avec les dons de la solidarité ouvrière developée dans tout le pays dont et nous les remercions encore les lecteurs de bellaciao et bien au delà des frontières
Tout n'est bien entendu pas terminé car la bagarre continue si le gouvernement persiste a se maintenir comme partie civil lors du jugement en intérêt civil craignant que les élections regionnales passées ils ne se venges de ce recul subit au pénal .
Bien sûr que nous ne méritions rien d'autre que la relaxe mais allez demander aux camarades du LKP de l'USTKE , des faucheurs volontaires, des militants de tarnac ,de poitier, de greepeace etc ... Je pourrais en siter des centaines allez leurs demander ce qu'ils pensent de nos peines car regardez en Martinique goudeloupe et en nouvelle caledonnie nos camarades ont pris de la prison ferme pour beaucoup moins de ça !!!!! Alors tant pis si vous ne partagez pas notre soulagement ....
Je tenais a dire un grand bravo au NPA pour son courage et son ouverture d'esprit a propos d'Ilam moussaï quand on pense que tout ceux qui veulent l'empecher de ce présenter n'ont jamais tenté d'empêcher de ce présenter aux élections ce parti raciste et zenophobe qu'est le front national arrangant le principe de la démocratie l !!! Honte a toute cette fausse gauche qui prône le droit a la différence et a la tolerence et qui se retrouve aujourd'hui dans le meme combat que le front national et de l'autre traitre asservi .... BESSON !!!

[1] 1->http://www.chronique-ouvriere.fr/sp...
[2] 2->http://www.chronique-ouvriere.fr/sp...
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[12] 5->http://www.chronique-ouvriere.fr/sp...
lundi 8 février 2010 par Marie Laure DUFRESNE-CASTETS
source sur le site de Chronique Ouvrière
Nous nous souvenons tous des conditions scandaleuses qui ont présidé à la fermeture de l'usine Continental de Clairoix, de la lutte qui a suivi et de la victoire de ce mouvement exemplaire.
Parmi ces péripéties et non des moindres il y eut, le 21 avril 2009, la nouvelle du rejet de la demande de suspension du plan de suppression d'emploi par le Tribunal de grande instance de Sarreguemines. A cette annonce et dans le silence des pouvoirs publics qui leur avaient promis leur appui, une terrible colère avait saisi les quelques centaines de personnes présentes à la sous-préfecture de Compiègne. Des dégâts, dont nul, encore à ce jour, ne connaît la nature ni le contenu, avaient été causés par les manifestants exaspérés par tant d'injustice et d'abandon. Dans les jours qui ont suivi, les mêmes, qui promettaient la veille de poursuivre Continental pour ses actes de délinquance sociale avérés oubliaient leurs engagements et exigeaient une répression exemplaire, mais à l'égard des salariés en lutte. Ainsi, dès le 22 avril, Madame Alliot-Marie, Ministre de l'intérieur déclarait à Compiègne « J'attends des interpellations et des déferrements devant les juges » (Le Courrier Picard 22 avril 2004) ou le même jour, Monsieur Fillon, Premier Ministre, vouait à la condamnation judiciaire : « une petite minorité de salariés (…) très agissante, très violente et pour laquelle je dis clairement qu'il y aura, s'agissant des violences commises hier, des poursuites judiciaires » (Le Monde 22 avril 2009).
Le Parquet suivait les directives du gouvernement. Sept personnes – toutes syndicalistes et membres du comité de lutte – étaient désignées à la police par la direction de l'entreprise Continental pour être citées dans des termes identiques pour avoir « détruit volontairement des biens (matériel informatique, mobilier, vitres) au préjudice de l'Etat représenté par Monsieur le Préfet de l'Oise, les dites destructions ayant été commises en réunion à l'encontre de biens destinés à l'utilité publique et appartenant à une personne publique ou chargée d'un service public, en l'espèce, les locaux de la sous préfecture ».
Le 1er septembre 2009 la chambre correctionnelle du Tribunal de Grande instance de Compiègne condamnait Nathalie Herbin, Gérard Kéromest, et Bruno Levert à des peines de trois mois, Franck Tourneux quatre mois, Saci Benyahia et Xavier Mathieu cinq mois d'emprisonnement, assorties du sursis, déclarant les prévenus civilement solidairement responsables des dommages causés dans la sous préfecture par les manifestants.
Le 4 février 2010, la chambre correctionnelle de la Cour d'appel d'Amiens a confirmé cette décision sur le principe de la culpabilité, mais l'a infirmée dans ses dispositions relatives aux pénalités, prononçant des peines de 2000 euros d'amende pour Nathalie Herbin, Saci Benyahia , Gérard Kéromest, Bruno Levert et Franck Tourneux et de 4000 euros pour Xavier Mathieu. Enfin, s'agissant des intérêts civils, la Cour confirme le principe d'une condamnation in solidum à des montants qui demeurent indéterminés dans la mesure où l'Etat n'a fourni qu'un chiffrage approximatif et provisoire de ses demandes et n'a produit aucun justificatif à l'appui de sa constitution de partie civile.
Cet arrêt suscite deux réflexions. Il sera évidemment regretté que la Cour d'appel ait manifesté si peu de sensibilité aux principes du droit pénal qu'elle n'a pas cru devoir caractériser, à la charge de chacun des prévenus, la réalisation de l'élément matériel de l'infraction de dégradation, détérioration ou destruction d'un bien appartenant à autrui, cette indifférence l'amenant à consacrer, à l'instar des premiers juges, un principe de responsabilité collective (I). C'est pourtant sans réserve que nous pouvons nous réjouir de la signification portée par le quantum des peines prononcées (II).
I . Sous couvert de la notion de « réunion », un principe de responsabilité pénale collectiveEn guise d'élément de preuve au soutien de la poursuite il était apporté un extrait des actualités télévisées de TF1 à partir duquel la direction de Continental a désigné les sept prévenus. Le film traduit une atmosphère de violence à la dimension de la colère collective née du sentiment d'injustice ressenti par les salariés lorsqu'ils ont compris que leur usine allait être fermée vingt huit jours plus tard, peu important que l'employeur n'ait respecté aucune règle légale.
En revanche, ni le Ministère public, ni la partie civile n'a, à quelque moment que ce soit apporté la preuve que des biens auraient été dégradés, détériorés ou détruits par les personnes poursuivies.
Pourtant, comme cela a déjà été rappelé dans cette revue [[http:] title='[1] 1-> [www.chronique-ouvriere.fr] ]. , l'ensemble des auteurs souligne que « Le délit constitue [donc] une infraction de résultat qui aboutit soit à endommager le bien considéré (dégradation, détérioration), soit à son anéantissement (destruction). » [[http:] title='[2] 2-> [www.chronique-ouvriere.fr] ] Et il n'est pas indifférent de relever que le texte précise même le caractère que doit revêtir le dommage causé : il doit être sérieux, sinon, il n'y a pas de délit, mais une simple contravention.
Ainsi, alors même que l'article 322-1 du Code pénal, fondement de la poursuite « n'envisage [plus] que le résultat et non le comportement qui y a conduit » [[http:] title='[3] 3-> [www.chronique-ouvriere.fr] ] , la Cour, à qui n'était au demeurant fourni aucune démonstration d'un résultat quelconque constitué de la dégradation, détérioration ou destruction matérielle d'un bien, s'est contentée, en guise de caractérisation de l'élément matériel de l'infraction, de décrire des comportements, voire de simplement relever la présence des personnes en cause dans les locaux de la sous-préfecture dans lesquels des dégradations ont été commises au cours de la manifestation qui y avait lieu.
Pour échapper à la difficulté qui lui était posée par l'absence de résultat matériel à sa disposition, la Cour a préféré oublier qu'au sens de l'article 322-3 du Code pénal, la réunion est constituée par le fait que l'infraction est « commise par plusieurs personnes agissant en qualité d'auteur ou de complice ». Or, le coauteur est celui qui réunit en sa personne tous les éléments constitutifs de l'infraction commise et le complice, celui qui a accompli les actes d'instigation, d'aide ou d'assistance ayant facilité l'acte principal ou l'ayant provoqué [[http:] title='[4] 4-> [www.chronique-ouvriere.fr] ] .
Ne recherchant pas d'abord si les prévenus avaient commis les faits comme coauteurs ou aidé à les commettre comme complices, la Cour a donc inversé le raisonnement et traité comme un élément constitutif de l'infraction la circonstance aggravante de la commission des faits en réunion.
Pour remettre le raisonnement à l'endroit, il ne suffisait pas à la Cour d'expliquer que « le délit n'exige pas pour être caractérisé qu'ils aient, en personne réalisé l'ensemble des dégradations constatées ». Pour caractériser le délit, les juges auraient dû vérifier qu'il était établi que chacun des prévenus avait, en personne, réalisé une dégradation, détérioration ou destruction d'un bien, ou bien qu'ils s'étaient rendus complices de tels faits.
La réunion des personnes, au sens de l'article 322-3 du Code pénal ne peut être constituée par la seule présence sur les lieux où se commettent des dégradations, ce qui reviendrait à admettre le principe d'une responsabilité collective refusée par notre droit ou à confondre la circonstance aggravante de la réunion avec celle de la commission en bande organisée ou avec le délit d'association de malfaiteurs, qui sont conçues de manière totalement différente.
L'on peut donc regretter fortement que, comme en première instance [[http:] title='[5] 5-> [www.chronique-ouvriere.fr] ] , la règle de la personnalité de la responsabilité en matière pénale semble avoir été oubliée, ouvrant la voie à un principe de responsabilité pénale collective interdite en l'état présent du droit [[http:] title='[6] 6-> [www.chronique-ouvriere.fr] ] .
Il sera cependant souligné que l'on ne peut confondre les deux décisions.
II. La Cour est restée dans le symboleNous venons de voir que la réalité des infractions commises ou non par les prévenus n'a été la préoccupation, ni des premiers juges, ni des magistrats d'appel.
La Cour se borne en effet à relever que « des dégradations ont bien été commises au sein de la sous-préfecture », sans préciser lesquelles, ni leur degré, ce qu'elle ne sait d'ailleurs aucunement.
Elle souligne ensuite que ces dégradations ont été commises « à la faveur de son envahissement par des salariés de l'usine de CLAIROIX, au nombre desquels les prévenus se trouvaient », pour en déduire sans plus de précision que « Chacun des prévenus a ainsi participé personnellement à ces dégradations dans le cadre d'une action commise en réunion, le délit n'exigeant pas pour être caractérisé qu'ils aient, en personne réalisé l'ensemble des dégradations constatées ». Certes, mais encore une fois, pour plus d'orthodoxie juridique, bienvenue en matière pénale, il eût été préférable que la Cour puisse caractériser l'existence d'une dégradation à la charge de chacun des prévenus ou bien des actes de complicité des dites dégradations.
Il aura donc suffi aux juges d'appel que les uns et les autres soient des salariés de Continental, qu'ils aient participé à la manifestation dans la sous-préfecture et aient été témoins des dégradations commises pour en déduire qu'ils en étaient coauteurs. Il a déjà été souligné qu'en jugeant, ils ont appliqué un droit qui a été abrogé [[http:] title='[7] 7-> [www.chronique-ouvriere.fr] ] .
On pourrait encore reprocher à la Cour de s'être autorisée à sur-interpréter les images pour sacrifier à la figure idéologique du meneur afin de sanctionner plus lourdement Xavier Mathieu.
Cependant, bien qu'elle déclare les six salariés coupables d'infractions dont la constitution n'a jamais été établie, la Cour d'Amiens prononce des peines d'une nature différente et d'une gravité bien moindre que le Tribunal de Compiègne. La peine d'amende n'est en effet pas l'emprisonnement fut-il assorti du sursis. En outre, l'arrêt rappelle l'ensemble de l'histoire vécue par les prévenus, marquant ainsi un effort de compréhension qui n'est pas indifférent dans une décision pénale.
A la lecture de ce type de décision, l'on ne peut éviter de se souvenir de l'enseignement de Michel Foucault sur la conception moderne de l'économie du châtiment lorsqu'il relevait que « La peine doit prendre ses effets les plus intenses chez ceux qui n'ont pas commis la faute ; à la limite, si on pouvait être sûr que le coupable ne puisse pas recommencer, il suffirait de faire croire aux autres qu'il a été puni. Intensification centrifuge des effets qui conduit à ce paradoxe que, dans le calcul des peines, l'élément le moins intéressant, c'est encore le coupable » (Michel Foucault « Surveiller et punir », Ed. « Tel » Gallimard, II Punition, p. 112 et s. )
Dans le cas particulier des six « Conti », par l'effet amplificateur de la l'information télévisée, la colère des travailleurs s'était faite entendre et il est clairement apparu que le gouvernement avait cédé à cette colère en annonçant par la voix du Ministre Chatel, deux heures après les évènements, qu'une négociation aurait enfin lieu. Par ailleurs, une sous-préfecture, symbole de l'ordre républicain, avait été atteinte.
Il fallait donc rétablir l'ordre qui veut que la colère des travailleurs ne doit rien pouvoir produire et le trouble porté au symbole républicain permettait de fonder des poursuites judiciaires.
Il ne manquait plus que des coupables et des punitions.
Les coupables ne pouvaient être que des membres de cette « petite minorité de salariés (…) très agissante, très violente » montrée du doigt par le Premier Ministre Fillon. Il s'agissait évidemment de membres du comité de grève, dont il doit être précisé qu'ils n'avaient, en plus de trente manifestations, jamais commis la moindre violence.
Les punitions devaient être exemplaires.
Les magistrats du Tribunal de Compiègne ont rempli ce devoir d'ordre.
En revanche, si elle n'a pas fait preuve de beaucoup plus de rigueur juridique, la Cour d'appel d'Amiens a montré une grande intelligence politique. Sans négliger le « symbole républicain », elle a manifesté une forme d'indépendance et sa compréhension de la situation sociale en prononçant des peines qui n'atteindront pas réellement les six personnes en cause. En effet, les amendes de deux et quatre mille euros d'amendes ne seront pas réglées par les six personnes qui ont été prises en otage dans le champ symbolique des rapports sociaux, mais payées grâce à la solidarité ouvrière.
En déclarant les six salariés coupables, la Cour d'Amiens a appliqué l'économie du châtiment décrite par Michel Foucault.
Peu importait les coupables, dont tous savaient qu'ils n'étaient pas des casseurs. En revanche, il pouvait être annoncé qu'un Tribunal républicain avait prononcé une condamnation pour ce que la télévision avait présenté comme un « saccage » de la sous-préfecture. Toutefois, compte tenu de la totale incertitude qui demeurait sur la commission des infractions poursuivies, la Cour, par la nature et le quantum des peines prononcées, ne risquait pas de commettre une trop grande injustice.
Certes, en bonne orthodoxie pénale, le doute aurait dû profiter aux prévenus. Il faut néanmoins encore une fois saluer l'intelligence de cette décision qui, tout en voulant préserver un certain ordre républicain, a évité d'atteindre des personnes.
Enfin, la Cour a laissé à la partie civile, l'Etat, la responsabilité d'infliger ou non aux six salariés de Continental une autre sorte de peine, celle qui les toucherait durablement dans leur vie : une condamnation solidaire à payer au moins soixante mille euros à titre de dommages et intérêts.
Cependant, l'Etat peut encore retirer sa constitution de partie civile avant l'audience du 7 avril 2010.
[[http:] title='[8] 1-> [www.chronique-ouvriere.fr] ] Chronique Ouvrière du 16 octobre 2009, Marie-Laure DUFRESNE-CASTETS, « Quand le juge cède à la tentation de s'arranger avec la loi ».
[[http:] title='[9] 2-> [www.chronique-ouvriere.fr] ] Jean Pradel et Michel Danti-Juan, « Droit pénal spécial », n°1059 et s. ; voir encore à cet égard Michelle-Laure Rassat et Gabriel Roujou de Boubée, « Droit pénal spécial », n°814 ; Philippe Conte, « Droit pénal spécial », n°653 et s. ; Emmanuel Dreyer, « Droit pénal spécial », Ed. ELLIPSES, n°813 et s.
[[http:] title='[10] 3-> [www.chronique-ouvriere.fr] ] Michelle-Laure Rassat, « Droit pénal spécial », Dalloz, 4ème ed. n°227
[[http:] title='[11] 4-> [www.chronique-ouvriere.fr] ] Voir André Vitu JurisClasseur Pénal Code Articles 322-1 à 322-4, n°66 et s.
[[http:] title='[12] 5-> [www.chronique-ouvriere.fr] ] Chronique Ouvrière du 16 octobre 2009, Marie-Laure DUFRESNE-CASTETS, « Quand le juge cède à la tentation de s'arranger avec la loi ».
[[http:] title='[13] 6-> [www.chronique-ouvriere.fr] ] F. Desportes et F. Legunehec, « Droit pénal général », Economica, 15 ème ed. n°504 et s.
[[http:] title='[14] 7-> [www.chronique-ouvriere.fr] ] Chronique Ouvrière du 16 octobre 2009, Marie-Laure DUFRESNE-CASTETS, « Quand le juge cède à la tentation de s'arranger avec la loi ».
le jugement de la cour d'appel (en pdf)
ci-dessous le commentaire de Xavier sur Bellaciao le 6/2 ( dans l'article Soulagement pour les six ouvriers de Continental (video)
quelques photos de la manifestation à Amiens le 13/1/2010 : 1500 en solidarité avec les camaradesSalut camarades c'est Xavier Mathieu
je tenais a répondre a ceux qui disent que nous crions victoire à tord et bien je confirme c'est une defaite considérable pour ce gouvernement qui par le biais d'haliot Marie avait demandé des peines lourdes et exemplaires et bien ce n'est pas le cas du tout !! Des peines de prison avec le risque de trace dans le casier juditiaire était reclammés transformé par la justice en vulgaires amendes
Meme si elle sont assez importantes , notre immense fierté et en même temps un doigt bien tendu a ce gouvernement c'est que les amendes serons payées avec les dons de la solidarité ouvrière developée dans tout le pays dont et nous les remercions encore les lecteurs de bellaciao et bien au delà des frontières
Tout n'est bien entendu pas terminé car la bagarre continue si le gouvernement persiste a se maintenir comme partie civil lors du jugement en intérêt civil craignant que les élections regionnales passées ils ne se venges de ce recul subit au pénal .
Bien sûr que nous ne méritions rien d'autre que la relaxe mais allez demander aux camarades du LKP de l'USTKE , des faucheurs volontaires, des militants de tarnac ,de poitier, de greepeace etc ... Je pourrais en siter des centaines allez leurs demander ce qu'ils pensent de nos peines car regardez en Martinique goudeloupe et en nouvelle caledonnie nos camarades ont pris de la prison ferme pour beaucoup moins de ça !!!!! Alors tant pis si vous ne partagez pas notre soulagement ....
Je tenais a dire un grand bravo au NPA pour son courage et son ouverture d'esprit a propos d'Ilam moussaï quand on pense que tout ceux qui veulent l'empecher de ce présenter n'ont jamais tenté d'empêcher de ce présenter aux élections ce parti raciste et zenophobe qu'est le front national arrangant le principe de la démocratie l !!! Honte a toute cette fausse gauche qui prône le droit a la différence et a la tolerence et qui se retrouve aujourd'hui dans le meme combat que le front national et de l'autre traitre asservi .... BESSON !!!
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lundi 8 février 2010 par Marie Laure DUFRESNE-CASTETS
source sur le site de Chronique Ouvrière
Nous nous souvenons tous des conditions scandaleuses qui ont présidé à la fermeture de l'usine Continental de Clairoix, de la lutte qui a suivi et de la victoire de ce mouvement exemplaire.
Parmi ces péripéties et non des moindres il y eut, le 21 avril 2009, la nouvelle du rejet de la demande de suspension du plan de suppression d'emploi par le Tribunal de grande instance de Sarreguemines. A cette annonce et dans le silence des pouvoirs publics qui leur avaient promis leur appui, une terrible colère avait saisi les quelques centaines de personnes présentes à la sous-préfecture de Compiègne. Des dégâts, dont nul, encore à ce jour, ne connaît la nature ni le contenu, avaient été causés par les manifestants exaspérés par tant d'injustice et d'abandon. Dans les jours qui ont suivi, les mêmes, qui promettaient la veille de poursuivre Continental pour ses actes de délinquance sociale avérés oubliaient leurs engagements et exigeaient une répression exemplaire, mais à l'égard des salariés en lutte. Ainsi, dès le 22 avril, Madame Alliot-Marie, Ministre de l'intérieur déclarait à Compiègne « J'attends des interpellations et des déferrements devant les juges » (Le Courrier Picard 22 avril 2004) ou le même jour, Monsieur Fillon, Premier Ministre, vouait à la condamnation judiciaire : « une petite minorité de salariés (…) très agissante, très violente et pour laquelle je dis clairement qu'il y aura, s'agissant des violences commises hier, des poursuites judiciaires » (Le Monde 22 avril 2009).
Le Parquet suivait les directives du gouvernement. Sept personnes – toutes syndicalistes et membres du comité de lutte – étaient désignées à la police par la direction de l'entreprise Continental pour être citées dans des termes identiques pour avoir « détruit volontairement des biens (matériel informatique, mobilier, vitres) au préjudice de l'Etat représenté par Monsieur le Préfet de l'Oise, les dites destructions ayant été commises en réunion à l'encontre de biens destinés à l'utilité publique et appartenant à une personne publique ou chargée d'un service public, en l'espèce, les locaux de la sous préfecture ».
Le 1er septembre 2009 la chambre correctionnelle du Tribunal de Grande instance de Compiègne condamnait Nathalie Herbin, Gérard Kéromest, et Bruno Levert à des peines de trois mois, Franck Tourneux quatre mois, Saci Benyahia et Xavier Mathieu cinq mois d'emprisonnement, assorties du sursis, déclarant les prévenus civilement solidairement responsables des dommages causés dans la sous préfecture par les manifestants.
Le 4 février 2010, la chambre correctionnelle de la Cour d'appel d'Amiens a confirmé cette décision sur le principe de la culpabilité, mais l'a infirmée dans ses dispositions relatives aux pénalités, prononçant des peines de 2000 euros d'amende pour Nathalie Herbin, Saci Benyahia , Gérard Kéromest, Bruno Levert et Franck Tourneux et de 4000 euros pour Xavier Mathieu. Enfin, s'agissant des intérêts civils, la Cour confirme le principe d'une condamnation in solidum à des montants qui demeurent indéterminés dans la mesure où l'Etat n'a fourni qu'un chiffrage approximatif et provisoire de ses demandes et n'a produit aucun justificatif à l'appui de sa constitution de partie civile.
Cet arrêt suscite deux réflexions. Il sera évidemment regretté que la Cour d'appel ait manifesté si peu de sensibilité aux principes du droit pénal qu'elle n'a pas cru devoir caractériser, à la charge de chacun des prévenus, la réalisation de l'élément matériel de l'infraction de dégradation, détérioration ou destruction d'un bien appartenant à autrui, cette indifférence l'amenant à consacrer, à l'instar des premiers juges, un principe de responsabilité collective (I). C'est pourtant sans réserve que nous pouvons nous réjouir de la signification portée par le quantum des peines prononcées (II).
I . Sous couvert de la notion de « réunion », un principe de responsabilité pénale collectiveEn guise d'élément de preuve au soutien de la poursuite il était apporté un extrait des actualités télévisées de TF1 à partir duquel la direction de Continental a désigné les sept prévenus. Le film traduit une atmosphère de violence à la dimension de la colère collective née du sentiment d'injustice ressenti par les salariés lorsqu'ils ont compris que leur usine allait être fermée vingt huit jours plus tard, peu important que l'employeur n'ait respecté aucune règle légale.
En revanche, ni le Ministère public, ni la partie civile n'a, à quelque moment que ce soit apporté la preuve que des biens auraient été dégradés, détériorés ou détruits par les personnes poursuivies.
Pourtant, comme cela a déjà été rappelé dans cette revue [1">[www.chronique-ouvriere.fr] ]. , l'ensemble des auteurs souligne que « Le délit constitue [donc] une infraction de résultat qui aboutit soit à endommager le bien considéré (dégradation, détérioration), soit à son anéantissement (destruction). » [2">[www.chronique-ouvriere.fr] ] Et il n'est pas indifférent de relever que le texte précise même le caractère que doit revêtir le dommage causé : il doit être sérieux, sinon, il n'y a pas de délit, mais une simple contravention.
Ainsi, alors même que l'article 322-1 du Code pénal, fondement de la poursuite « n'envisage [plus] que le résultat et non le comportement qui y a conduit » [3">[www.chronique-ouvriere.fr] ] , la Cour, à qui n'était au demeurant fourni aucune démonstration d'un résultat quelconque constitué de la dégradation, détérioration ou destruction matérielle d'un bien, s'est contentée, en guise de caractérisation de l'élément matériel de l'infraction, de décrire des comportements, voire de simplement relever la présence des personnes en cause dans les locaux de la sous-préfecture dans lesquels des dégradations ont été commises au cours de la manifestation qui y avait lieu.
Pour échapper à la difficulté qui lui était posée par l'absence de résultat matériel à sa disposition, la Cour a préféré oublier qu'au sens de l'article 322-3 du Code pénal, la réunion est constituée par le fait que l'infraction est « commise par plusieurs personnes agissant en qualité d'auteur ou de complice ». Or, le coauteur est celui qui réunit en sa personne tous les éléments constitutifs de l'infraction commise et le complice, celui qui a accompli les actes d'instigation, d'aide ou d'assistance ayant facilité l'acte principal ou l'ayant provoqué [4">[www.chronique-ouvriere.fr] ] .
Ne recherchant pas d'abord si les prévenus avaient commis les faits comme coauteurs ou aidé à les commettre comme complices, la Cour a donc inversé le raisonnement et traité comme un élément constitutif de l'infraction la circonstance aggravante de la commission des faits en réunion.
Pour remettre le raisonnement à l'endroit, il ne suffisait pas à la Cour d'expliquer que « le délit n'exige pas pour être caractérisé qu'ils aient, en personne réalisé l'ensemble des dégradations constatées ». Pour caractériser le délit, les juges auraient dû vérifier qu'il était établi que chacun des prévenus avait, en personne, réalisé une dégradation, détérioration ou destruction d'un bien, ou bien qu'ils s'étaient rendus complices de tels faits.
La réunion des personnes, au sens de l'article 322-3 du Code pénal ne peut être constituée par la seule présence sur les lieux où se commettent des dégradations, ce qui reviendrait à admettre le principe d'une responsabilité collective refusée par notre droit ou à confondre la circonstance aggravante de la réunion avec celle de la commission en bande organisée ou avec le délit d'association de malfaiteurs, qui sont conçues de manière totalement différente.
L'on peut donc regretter fortement que, comme en première instance [5">[www.chronique-ouvriere.fr] ] , la règle de la personnalité de la responsabilité en matière pénale semble avoir été oubliée, ouvrant la voie à un principe de responsabilité pénale collective interdite en l'état présent du droit [6">[www.chronique-ouvriere.fr] ] .
Il sera cependant souligné que l'on ne peut confondre les deux décisions.
II. La Cour est restée dans le symboleNous venons de voir que la réalité des infractions commises ou non par les prévenus n'a été la préoccupation, ni des premiers juges, ni des magistrats d'appel.
La Cour se borne en effet à relever que « des dégradations ont bien été commises au sein de la sous-préfecture », sans préciser lesquelles, ni leur degré, ce qu'elle ne sait d'ailleurs aucunement.
Elle souligne ensuite que ces dégradations ont été commises « à la faveur de son envahissement par des salariés de l'usine de CLAIROIX, au nombre desquels les prévenus se trouvaient », pour en déduire sans plus de précision que « Chacun des prévenus a ainsi participé personnellement à ces dégradations dans le cadre d'une action commise en réunion, le délit n'exigeant pas pour être caractérisé qu'ils aient, en personne réalisé l'ensemble des dégradations constatées ». Certes, mais encore une fois, pour plus d'orthodoxie juridique, bienvenue en matière pénale, il eût été préférable que la Cour puisse caractériser l'existence d'une dégradation à la charge de chacun des prévenus ou bien des actes de complicité des dites dégradations.
Il aura donc suffi aux juges d'appel que les uns et les autres soient des salariés de Continental, qu'ils aient participé à la manifestation dans la sous-préfecture et aient été témoins des dégradations commises pour en déduire qu'ils en étaient coauteurs. Il a déjà été souligné qu'en jugeant, ils ont appliqué un droit qui a été abrogé [7">[www.chronique-ouvriere.fr] ] .
On pourrait encore reprocher à la Cour de s'être autorisée à sur-interpréter les images pour sacrifier à la figure idéologique du meneur afin de sanctionner plus lourdement Xavier Mathieu.
Cependant, bien qu'elle déclare les six salariés coupables d'infractions dont la constitution n'a jamais été établie, la Cour d'Amiens prononce des peines d'une nature différente et d'une gravité bien moindre que le Tribunal de Compiègne. La peine d'amende n'est en effet pas l'emprisonnement fut-il assorti du sursis. En outre, l'arrêt rappelle l'ensemble de l'histoire vécue par les prévenus, marquant ainsi un effort de compréhension qui n'est pas indifférent dans une décision pénale.
A la lecture de ce type de décision, l'on ne peut éviter de se souvenir de l'enseignement de Michel Foucault sur la conception moderne de l'économie du châtiment lorsqu'il relevait que « La peine doit prendre ses effets les plus intenses chez ceux qui n'ont pas commis la faute ; à la limite, si on pouvait être sûr que le coupable ne puisse pas recommencer, il suffirait de faire croire aux autres qu'il a été puni. Intensification centrifuge des effets qui conduit à ce paradoxe que, dans le calcul des peines, l'élément le moins intéressant, c'est encore le coupable » (Michel Foucault « Surveiller et punir », Ed. « Tel » Gallimard, II Punition, p. 112 et s. )
Dans le cas particulier des six « Conti », par l'effet amplificateur de la l'information télévisée, la colère des travailleurs s'était faite entendre et il est clairement apparu que le gouvernement avait cédé à cette colère en annonçant par la voix du Ministre Chatel, deux heures après les évènements, qu'une négociation aurait enfin lieu. Par ailleurs, une sous-préfecture, symbole de l'ordre républicain, avait été atteinte.
Il fallait donc rétablir l'ordre qui veut que la colère des travailleurs ne doit rien pouvoir produire et le trouble porté au symbole républicain permettait de fonder des poursuites judiciaires.
Il ne manquait plus que des coupables et des punitions.
Les coupables ne pouvaient être que des membres de cette « petite minorité de salariés (…) très agissante, très violente » montrée du doigt par le Premier Ministre Fillon. Il s'agissait évidemment de membres du comité de grève, dont il doit être précisé qu'ils n'avaient, en plus de trente manifestations, jamais commis la moindre violence.
Les punitions devaient être exemplaires.
Les magistrats du Tribunal de Compiègne ont rempli ce devoir d'ordre.
En revanche, si elle n'a pas fait preuve de beaucoup plus de rigueur juridique, la Cour d'appel d'Amiens a montré une grande intelligence politique. Sans négliger le « symbole républicain », elle a manifesté une forme d'indépendance et sa compréhension de la situation sociale en prononçant des peines qui n'atteindront pas réellement les six personnes en cause. En effet, les amendes de deux et quatre mille euros d'amendes ne seront pas réglées par les six personnes qui ont été prises en otage dans le champ symbolique des rapports sociaux, mais payées grâce à la solidarité ouvrière.
En déclarant les six salariés coupables, la Cour d'Amiens a appliqué l'économie du châtiment décrite par Michel Foucault.
Peu importait les coupables, dont tous savaient qu'ils n'étaient pas des casseurs. En revanche, il pouvait être annoncé qu'un Tribunal républicain avait prononcé une condamnation pour ce que la télévision avait présenté comme un « saccage » de la sous-préfecture. Toutefois, compte tenu de la totale incertitude qui demeurait sur la commission des infractions poursuivies, la Cour, par la nature et le quantum des peines prononcées, ne risquait pas de commettre une trop grande injustice.
Certes, en bonne orthodoxie pénale, le doute aurait dû profiter aux prévenus. Il faut néanmoins encore une fois saluer l'intelligence de cette décision qui, tout en voulant préserver un certain ordre républicain, a évité d'atteindre des personnes.
Enfin, la Cour a laissé à la partie civile, l'Etat, la responsabilité d'infliger ou non aux six salariés de Continental une autre sorte de peine, celle qui les toucherait durablement dans leur vie : une condamnation solidaire à payer au moins soixante mille euros à titre de dommages et intérêts.
Cependant, l'Etat peut encore retirer sa constitution de partie civile avant l'audience du 7 avril 2010.
[8">[www.chronique-ouvriere.fr] ] Chronique Ouvrière du 16 octobre 2009, Marie-Laure DUFRESNE-CASTETS, « Quand le juge cède à la tentation de s'arranger avec la loi ».
[9">[www.chronique-ouvriere.fr] ] Jean Pradel et Michel Danti-Juan, « Droit pénal spécial », n°1059 et s. ; voir encore à cet égard Michelle-Laure Rassat et Gabriel Roujou de Boubée, « Droit pénal spécial », n°814 ; Philippe Conte, « Droit pénal spécial », n°653 et s. ; Emmanuel Dreyer, « Droit pénal spécial », Ed. ELLIPSES, n°813 et s.
[10">[www.chronique-ouvriere.fr] ] Michelle-Laure Rassat, « Droit pénal spécial », Dalloz, 4ème ed. n°227
[11">[www.chronique-ouvriere.fr] ] Voir André Vitu JurisClasseur Pénal Code Articles 322-1 à 322-4, n°66 et s.
[12">[www.chronique-ouvriere.fr] ] Chronique Ouvrière du 16 octobre 2009, Marie-Laure DUFRESNE-CASTETS, « Quand le juge cède à la tentation de s'arranger avec la loi ».
[13">[www.chronique-ouvriere.fr] ] F. Desportes et F. Legunehec, « Droit pénal général », Economica, 15 ème ed. n°504 et s.
[14">[www.chronique-ouvriere.fr] ] Chronique Ouvrière du 16 octobre 2009, Marie-Laure DUFRESNE-CASTETS, « Quand le juge cède à la tentation de s'arranger avec la loi ».
le jugement de la cour d'appel (en pdf)
ci-dessous le commentaire de Xavier sur Bellaciao le 6/2 ( dans l'article Soulagement pour les six ouvriers de Continental (video)
quelques photos de la manifestation à Amiens le 13/1/2010 : 1500 en solidarité avec les camaradesSalut camarades c'est Xavier Mathieu
je tenais a répondre a ceux qui disent que nous crions victoire à tord et bien je confirme c'est une defaite considérable pour ce gouvernement qui par le biais d'haliot Marie avait demandé des peines lourdes et exemplaires et bien ce n'est pas le cas du tout !! Des peines de prison avec le risque de trace dans le casier juditiaire était reclammés transformé par la justice en vulgaires amendes
Meme si elle sont assez importantes , notre immense fierté et en même temps un doigt bien tendu a ce gouvernement c'est que les amendes serons payées avec les dons de la solidarité ouvrière developée dans tout le pays dont et nous les remercions encore les lecteurs de bellaciao et bien au delà des frontières
Tout n'est bien entendu pas terminé car la bagarre continue si le gouvernement persiste a se maintenir comme partie civil lors du jugement en intérêt civil craignant que les élections regionnales passées ils ne se venges de ce recul subit au pénal .
Bien sûr que nous ne méritions rien d'autre que la relaxe mais allez demander aux camarades du LKP de l'USTKE , des faucheurs volontaires, des militants de tarnac ,de poitier, de greepeace etc ... Je pourrais en siter des centaines allez leurs demander ce qu'ils pensent de nos peines car regardez en Martinique goudeloupe et en nouvelle caledonnie nos camarades ont pris de la prison ferme pour beaucoup moins de ça !!!!! Alors tant pis si vous ne partagez pas notre soulagement ....
Je tenais a dire un grand bravo au NPA pour son courage et son ouverture d'esprit a propos d'Ilam moussaï quand on pense que tout ceux qui veulent l'empecher de ce présenter n'ont jamais tenté d'empêcher de ce présenter aux élections ce parti raciste et zenophobe qu'est le front national arrangant le principe de la démocratie l !!! Honte a toute cette fausse gauche qui prône le droit a la différence et a la tolerence et qui se retrouve aujourd'hui dans le meme combat que le front national et de l'autre traitre asservi .... BESSON !!!

[1] 1->http://www.chronique-ouvriere.fr/sp...
[2] 2->http://www.chronique-ouvriere.fr/sp...
[3] 3->http://www.chronique-ouvriere.fr/sp...
[4] 4->http://www.chronique-ouvriere.fr/sp...
[5] 5->http://www.chronique-ouvriere.fr/sp...
[6] 6->http://www.chronique-ouvriere.fr/sp...
[7] 7->http://www.chronique-ouvriere.fr/sp...
[8] 1->http://www.chronique-ouvriere.fr/sp...
[9] 2->http://www.chronique-ouvriere.fr/sp...
[10] 3->http://www.chronique-ouvriere.fr/sp...
[11] 4->http://www.chronique-ouvriere.fr/sp...
[12] 5->http://www.chronique-ouvriere.fr/sp...
Non, Nicolas Sarkozy n'est pas impopulaire, il est juste haï des français
à l'exclusion (peut-être, une vérification s'impose) des deux à trois cent milles bénéficiaires de ses largesses prébendières ou fiscales qui se superposent et s'emboîtent. Ceux-çi font risette tant qu'ils touchent : claque héliportée, conseilleurs dakarisants ; gros contribuables qui paient maigre. À qui le billet gagnant le gros lot ?
Ces plaies budgétaires représentent environ une personne sur trois mille, c'est-à-dire nettement moins, en proportion, que le nombre des privilégiés à la veille de la révolution. La colère n'est pas forcément une passion mauvaise si l'énergie sous-jacente vise un noble but au nombre desquels comptent le désir de comprendre, la justice et l'égalité, en bonne place à côté de la liberté.
Qu'en est-il de l'état général de la colère ambiante ? Malgré les sacrifices exigés de pauvres, malgré les mensonges des séïdes du pouvoir, rompus à la rhétorique des meilleures écoles financées par l'argent public mais trustées par eux, malgré les dulcifications sondagières qui veulent émasculer notre conscience de la réalité et, surtout, malgré cette réalité dont la violence têtue aurait seule la capacité de l'abattre tout à fait, la colère ambiante se porte bien. Et même très bien ! Elle est vive, saine, salutaire, y compris dans des compartiments inattendus de la société.
Pas une soirée en ville, y compris chez des cadres supérieurs, voire très supérieurs, employés par les meilleures multinationales aux postes de direction, où les postures du Président ne soient dénoncées et son agitation ridiculisée, où ses complices stipendiés ou bessonisés (forme contemporaine de mithridatisation de l'esprit) ne soient voués aux gémonies, pas une réunion où leurs mesurettes économiques oscillant, sans force, entre pseudo-libertarisme et néo-colbertisme ne soient moquées comme nuage de poudre aux yeux ; et côté poudre...
... en fait pas une réunion réellement amicale ne se tient sans que l'hypertrophie communicationnelle construite sur un story-telling à base de distorsions symboliques qui manipulent enfants juifs victimes de la Shoa, dix de Tarnac, Guy Mocquet, Jean-Marc Rouillan et Albert Camus - une terreur calibrée pour chaque effet escompté - ne soit combattue ; pas un pot entre collègues ou alumni où le pseudo-débat identitaro-crispationiste ne soit vomi. Honnir ne suffit plus à ce mal penser.
Champagne et bras d'honneur esquissé dans la bonne société, parole !! vin de pays et doigt partout ailleurs : c'est réconfortant ! Les français vont mieux. Pourquoi la presse reste-t-elle si allusive, si neutre, de manière aussi partisane ? Les journalistes encartés ne sortiraient-ils qu'entre-soi ? Fâcheux corporatisme ! Ils pourraient même rire.
...
Ne constatez-vous pas, privilégiés ou gueux que vos fils aiment des Djamila, des Karine, des Clothilde et des Sarah et que vos filles recherchent la compagnie d'Idriss, de Salomon, de Claudio et de Jonathan et qu'il se fichent de l'identité de l'amour tant que le français qu'ilLES parlent leur sert à le nommer par textos interposés ?
Ne reconnaissez-vous pas, puissants, que le mauvais sort fait à l'école, à l'hôpital et à l'hospice par des castes d'experts soudoyés n'illusionnent plus que vous ou vos émissaires tandis que les présentateurs de JT zyeutent les pendrillons de votre piteux théâtre d'ombre et d'argent pas bien propre ?
N'entendez-vous pas, puissants, les rires qui fusent à l'énoncé de vos noms et de vos titres, aussitôt suivis de serrements de poings et d'œillades entendues que les apprentis citoyens savent être les gestes qui échappent encore à l'état policier qui surveille et punit n'importe qui, n'importe comment de Marseille à Calais avec détour par Montreuil au besoin ?
Ne mesurez-vous pas, puissants, que tous ce qui vous protège de la colère des peuples ce sont les cordons de CRS que vous renvoyez comme des pantins si, par un surcroît de servilité insensée, ils ne se montraient pas, en prime, rentables à vos moments perdus ?
N'entendez-vous pas, puissants, monter dans la nuit torturante des comicos tandis les gardés-à-vue croupissent dans l'urine, l'angoisse des fonctionnaires de police que tenaillent la honte que vos télévisions prétendent pourtant avoir été bue, en son temps, et une fois pour toute par les fonctionnaires de l'état français, parce qu'ils doivent, sur ordre, mésuser de leur pouvoir, du flash-ball ou de la matraque ?
Ne décodez-vous pas, puissants, la crispation des magistrats qui condamnent sans conviction, comme des automates, toutes les victimes expiatoires de vos incompétences ou de vos ressentiments que vous déguisez en bêtes fauves du crime comme la gentry anglaise le faisait des vagabonds en les couvrant d'une toison odorante pour leurrer ses chiens et se donner l'illusion de chasser à cour un bestiaire terrible ?
Ne comprenez-vous pas, puissants, qu'il vous faut préparer votre retraite et qu'aucun d'entre-nous - en dehors de vos amis si vous pouvez compter dessus - ne vous empêchera de la prendre jeune et tout de suite, pourvu que le fissiez à vos frais. - Excuse-nous Martine, nous ne retiendrons personne jusqu'à soixante et plus !
Non, vous ne voyez rien ? 14 juillet, rien ?
D'accord.
Citez-nous un seul métier ou corps de l'état qui n'ait aucune plainte à faire entendre ?
Nous vous faisons grâce des enseignants qui sont réfractaires à toute réforme d'après leurs ministres successifs qui les soignent tant, nous vous faisons grâce aussi des gens de robe qui sont, par nature ( ?) conservateurs et partant irréformables - c'est dit - et, puisque nous y sommes, nous oublierons les pêcheurs parce qu'après tout on peut manger de la brioche, l'autrichienne le conseillait hier, qui sait si le panetone ne se sera pas à la mode demain, et nous passerons outre les producteurs de lait qui pourraient faire autre chose que des problèmes avec leurs vachettes grasses, comme organiser des rodéos pour les touristes canadiens, par exemple, ce qui aurait pour effet de montrer la voie de la reconversion rentable à tous les ouvriers empêtrés dans leur savoir-faire séculaire que la mondialisation convertit en variable d'ajustement ; justement nous passerons le tour de la police qu'on déshabille au profit de milices privées encore moins contrôlables et de l'armée, déjà professionnalisée, qu'on vend par appartement pour en faire les supplétifs du maintien de l'ordre généralisé, parce que leur statut leur interdit de récriminer, d'ailleurs on étendra avec à propos cette obligation de réserve aux gardiens de prison, sommés de trouver des beautés secrètes à la gestion de geôles moyenâgeuses, et puisque nous sommes en jambes, nous imposerons cette muette réserve si proche de la raison d'état, si en phase avec la tentante lettre de cachet, aux anciens footballeurs, spécialement domiens et aux prix Goncourt...
Quelqu'un d'autre ; autre chose ?
Ah oui, la popularité du Président : quel problème... un peu moins chaque jour qui passe.

Manifestation contre la montée du FN à Chauny, l'une des villes du Nord de la France la plus infectée par le fascisme et violente qui plus est !
Notre article “Les Etats capitalistes sont tous des charognards” a été écrit “à chaud”, seulement trois jours après le séisme. Si chaque ligne s'est entièrement vérifiée, l'horreur a dépassé l'imaginable. D'ores et déjà, 170 000 corps ont été retrouvés. La radio haïtienne Scoop FM affirme que près de 220 000 personnes sont encore portées disparues et potentiellement sous les décombres1. Parmi les 200 000 blessés, plus d'un millier ont été amputés. 1,5 millions de personnes se retrouvent aujourd'hui sans abri. 1 million d'enfants sont orphelins. Sur ces ruines et ces corps fumants, une trentaine de pays se sont livrés à une concurrence ignoble et honteuse. A chaque catastrophe, l'humanitaire est un alibi qui permet aux Etats de se livrer une guerre d'influence sans merci. Nous avions annoncé qu'il en serait une fois encore de même. Mais cette fois-ci, la curée a été si frénétique que le voile de l'humanitaire en a été violemment déchiré. Voici quelques faits édifiants. Un membre d'une ONG française faisait part de sa révolte à la radio France Info, à la mi-janvier, quand, dans l'urgence, à l'aéroport de Port au Prince, il a vu atterrir prioritairement une vingtaine d'avions gouvernementaux, devançant les secours. Il témoignait, choqué, de la course de diplomates chinois pour planter, en “vainqueur”, le drapeau national ! La presse chinoise s'est même vantée de cette première place. “Secours à Haïti : La Chine la plus rapide” peut on ainsi lire en titre d'un site sino-français2. La France, justement, n'est pas en reste ; elle a tenu, elle aussi, à figurer parmi les premiers rôles dans cette danse macabre. Le “pays des droits de l'Homme” a lutté et joué des coudes pour être celui qui reconstruira… le palais présidentiel ! Les 1,5 millions de sans-abri peuvent crever la bouche ouverte, la priorité est à la conquête du pouvoir. Evidemment, à ce petit jeu, ceux qui parviennent le mieux à s'imposer sont les Etats-Unis, la première puissance mondiale, l'ogre voisin d'Haïti. Ils ont pris officiellement le contrôle de l'aéroport et du principal port du pays. Leur armée a débarqué et s'est installée pour assurer le maintien de l'ordre. Cette présence de 3500 “boys” sur terre et 9000 en mer n'aide en rien à sauver des vies, les fusils, les grenades, les gilets-pare-balle étant de très peu d'utilité pour sortir une personne des décombres ou pour nourrir ceux qui meurent de faim. Sauver des vies humaines ne constitue nullement l'essentiel de la mission d'intervention massive américaine (et il en est de même pour toutes les autres nations). Il faut juste sortir des décombres et soigner devant les caméras quelques femmes et enfants pour justifier la présence des associations humanitaires et, surtout, de l'armée qui l'accompagne. Pour preuve de cette écœurante hypocrisie, les Etats-Unis ont déployé cinq navires de la Garde côtière pour refouler tous les Haïtiens qui tenteraient de fuir l'horreur et de survivre en Floride. La domination outrancière de l'Amérique fait grincer des dents plus d'une bourgeoisie nationale qui dénonce toutes cette “main mise”. “Les Etats-Unis en Haïti, une question de leadership”, pouvait-on ainsi lire dans le quotidien Le Monde du 19 janvier. Mais derrière ces protestations et jérémiades, il n'y a pas une once d'humanité, juste de la rivalité impérialiste. Il faut dire que pour parvenir à ses fins, l'Etat américain n'a reculé devant rien. A ce jour, cinq avions d'ONG françaises et un avion-hôpital n'ont pu atterrir sur le tarmac de Port-au-Prince !3 Des aides humanitaires venant de pays d'Amérique Centrale ou Latine ont connu, elles aussi, les pires difficultés à arriver. Les Etats-Unis savent très bien que cette “aide humanitaire” n'est rien d'autre que le cheval de Troie de leurs adversaires impérialistes.Le capitalisme est une société d'exploitation inhumaine où les mots paix, aide et solidarité ne sont là que pour justifier la guerre et la concurrence.
Pawell - Courant Communiste Internationaliste - www.internationalism.org
1) http://www.scoopfmhaiti.com/actuali...
2) http://french.peopledaily.com.cn/Ho...
3) http://www.metrofrance.com/info/hai... mjas !6dxN7Jb4I8pQ/ et http://www.20min.ch/ro/news/monde/s...
Notre article “Les Etats capitalistes sont tous des charognards” a été écrit “à chaud”, seulement trois jours après le séisme. Si chaque ligne s'est entièrement vérifiée, l'horreur a dépassé l'imaginable. D'ores et déjà, 170 000 corps ont été retrouvés. La radio haïtienne Scoop FM affirme que près de 220 000 personnes sont encore portées disparues et potentiellement sous les décombres1. Parmi les 200 000 blessés, plus d'un millier ont été amputés. 1,5 millions de personnes se retrouvent aujourd'hui sans abri. 1 million d'enfants sont orphelins. Sur ces ruines et ces corps fumants, une trentaine de pays se sont livrés à une concurrence ignoble et honteuse. A chaque catastrophe, l'humanitaire est un alibi qui permet aux Etats de se livrer une guerre d'influence sans merci. Nous avions annoncé qu'il en serait une fois encore de même. Mais cette fois-ci, la curée a été si frénétique que le voile de l'humanitaire en a été violemment déchiré. Voici quelques faits édifiants. Un membre d'une ONG française faisait part de sa révolte à la radio France Info, à la mi-janvier, quand, dans l'urgence, à l'aéroport de Port au Prince, il a vu atterrir prioritairement une vingtaine d'avions gouvernementaux, devançant les secours. Il témoignait, choqué, de la course de diplomates chinois pour planter, en “vainqueur”, le drapeau national ! La presse chinoise s'est même vantée de cette première place. “Secours à Haïti : La Chine la plus rapide” peut on ainsi lire en titre d'un site sino-français2. La France, justement, n'est pas en reste ; elle a tenu, elle aussi, à figurer parmi les premiers rôles dans cette danse macabre. Le “pays des droits de l'Homme” a lutté et joué des coudes pour être celui qui reconstruira… le palais présidentiel ! Les 1,5 millions de sans-abri peuvent crever la bouche ouverte, la priorité est à la conquête du pouvoir. Evidemment, à ce petit jeu, ceux qui parviennent le mieux à s'imposer sont les Etats-Unis, la première puissance mondiale, l'ogre voisin d'Haïti. Ils ont pris officiellement le contrôle de l'aéroport et du principal port du pays. Leur armée a débarqué et s'est installée pour assurer le maintien de l'ordre. Cette présence de 3500 “boys” sur terre et 9000 en mer n'aide en rien à sauver des vies, les fusils, les grenades, les gilets-pare-balle étant de très peu d'utilité pour sortir une personne des décombres ou pour nourrir ceux qui meurent de faim. Sauver des vies humaines ne constitue nullement l'essentiel de la mission d'intervention massive américaine (et il en est de même pour toutes les autres nations). Il faut juste sortir des décombres et soigner devant les caméras quelques femmes et enfants pour justifier la présence des associations humanitaires et, surtout, de l'armée qui l'accompagne. Pour preuve de cette écœurante hypocrisie, les Etats-Unis ont déployé cinq navires de la Garde côtière pour refouler tous les Haïtiens qui tenteraient de fuir l'horreur et de survivre en Floride. La domination outrancière de l'Amérique fait grincer des dents plus d'une bourgeoisie nationale qui dénonce toutes cette “main mise”. “Les Etats-Unis en Haïti, une question de leadership”, pouvait-on ainsi lire dans le quotidien Le Monde du 19 janvier. Mais derrière ces protestations et jérémiades, il n'y a pas une once d'humanité, juste de la rivalité impérialiste. Il faut dire que pour parvenir à ses fins, l'Etat américain n'a reculé devant rien. A ce jour, cinq avions d'ONG françaises et un avion-hôpital n'ont pu atterrir sur le tarmac de Port-au-Prince !3 Des aides humanitaires venant de pays d'Amérique Centrale ou Latine ont connu, elles aussi, les pires difficultés à arriver. Les Etats-Unis savent très bien que cette “aide humanitaire” n'est rien d'autre que le cheval de Troie de leurs adversaires impérialistes.Le capitalisme est une société d'exploitation inhumaine où les mots paix, aide et solidarité ne sont là que pour justifier la guerre et la concurrence.
Pawell - Courant Communiste Internationaliste - www.internationalism.org
1) http://www.scoopfmhaiti.com/actuali...
2) http://french.peopledaily.com.cn/Ho...
3) http://www.metrofrance.com/info/hai... mjas !6dxN7Jb4I8pQ/ et http://www.20min.ch/ro/news/monde/s...
Notre article “Les Etats capitalistes sont tous des charognards” a été écrit “à chaud”, seulement trois jours après le séisme. Si chaque ligne s'est entièrement vérifiée, l'horreur a dépassé l'imaginable. D'ores et déjà, 170 000 corps ont été retrouvés. La radio haïtienne Scoop FM affirme que près de 220 000 personnes sont encore portées disparues et potentiellement sous les décombres1. Parmi les 200 000 blessés, plus d'un millier ont été amputés. 1,5 millions de personnes se retrouvent aujourd'hui sans abri. 1 million d'enfants sont orphelins. Sur ces ruines et ces corps fumants, une trentaine de pays se sont livrés à une concurrence ignoble et honteuse. A chaque catastrophe, l'humanitaire est un alibi qui permet aux Etats de se livrer une guerre d'influence sans merci. Nous avions annoncé qu'il en serait une fois encore de même. Mais cette fois-ci, la curée a été si frénétique que le voile de l'humanitaire en a été violemment déchiré. Voici quelques faits édifiants. Un membre d'une ONG française faisait part de sa révolte à la radio France Info, à la mi-janvier, quand, dans l'urgence, à l'aéroport de Port au Prince, il a vu atterrir prioritairement une vingtaine d'avions gouvernementaux, devançant les secours. Il témoignait, choqué, de la course de diplomates chinois pour planter, en “vainqueur”, le drapeau national ! La presse chinoise s'est même vantée de cette première place. “Secours à Haïti : La Chine la plus rapide” peut on ainsi lire en titre d'un site sino-français2. La France, justement, n'est pas en reste ; elle a tenu, elle aussi, à figurer parmi les premiers rôles dans cette danse macabre. Le “pays des droits de l'Homme” a lutté et joué des coudes pour être celui qui reconstruira… le palais présidentiel ! Les 1,5 millions de sans-abri peuvent crever la bouche ouverte, la priorité est à la conquête du pouvoir. Evidemment, à ce petit jeu, ceux qui parviennent le mieux à s'imposer sont les Etats-Unis, la première puissance mondiale, l'ogre voisin d'Haïti. Ils ont pris officiellement le contrôle de l'aéroport et du principal port du pays. Leur armée a débarqué et s'est installée pour assurer le maintien de l'ordre. Cette présence de 3500 “boys” sur terre et 9000 en mer n'aide en rien à sauver des vies, les fusils, les grenades, les gilets-pare-balle étant de très peu d'utilité pour sortir une personne des décombres ou pour nourrir ceux qui meurent de faim. Sauver des vies humaines ne constitue nullement l'essentiel de la mission d'intervention massive américaine (et il en est de même pour toutes les autres nations). Il faut juste sortir des décombres et soigner devant les caméras quelques femmes et enfants pour justifier la présence des associations humanitaires et, surtout, de l'armée qui l'accompagne. Pour preuve de cette écœurante hypocrisie, les Etats-Unis ont déployé cinq navires de la Garde côtière pour refouler tous les Haïtiens qui tenteraient de fuir l'horreur et de survivre en Floride. La domination outrancière de l'Amérique fait grincer des dents plus d'une bourgeoisie nationale qui dénonce toutes cette “main mise”. “Les Etats-Unis en Haïti, une question de leadership”, pouvait-on ainsi lire dans le quotidien Le Monde du 19 janvier. Mais derrière ces protestations et jérémiades, il n'y a pas une once d'humanité, juste de la rivalité impérialiste. Il faut dire que pour parvenir à ses fins, l'Etat américain n'a reculé devant rien. A ce jour, cinq avions d'ONG françaises et un avion-hôpital n'ont pu atterrir sur le tarmac de Port-au-Prince !3 Des aides humanitaires venant de pays d'Amérique Centrale ou Latine ont connu, elles aussi, les pires difficultés à arriver. Les Etats-Unis savent très bien que cette “aide humanitaire” n'est rien d'autre que le cheval de Troie de leurs adversaires impérialistes.Le capitalisme est une société d'exploitation inhumaine où les mots paix, aide et solidarité ne sont là que pour justifier la guerre et la concurrence.
Pawell - Courant Communiste Internationaliste - www.internationalism.org
1) http://www.scoopfmhaiti.com/actuali...
2) http://french.peopledaily.com.cn/Ho...
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Depuis plusieurs mois, des autocollants des "Jeunesses identitaires", tags et affiches xénophobes pullulent dans le Tregor (nord Bretagne).

Salut ce dimanche c'est la première soirée des cine club du [sli:p].
C'est avec effroi et indignation que le MRAP a appris que, dans la nuit de dimanche à lundi, le chantier de la grande mosquée de Saint-Etienne a été profané.
Près d'une dizaine d'inscriptions racistes ont été peintes sur les murs de la mosquée en construction. A côté de croix gammées d'inspiration nazie et du salut hitlérien « Heil Hitler », on y trouve des slogans xénophobes tels que « La France aux Français » ou « Pas d'Arabes ici ». Le mobile raciste et fasciste des auteurs de cet acte ne fait ainsi aucun doute.
Cette profanation intervient après toute une série d'attaques similaires, contre la mosquée de Castres, en décembre dernier, celle de Béziers en janvier de cette année, ou encore celle de Crépy-en-Valois dans l'Oise, fin janvier. Elle intervient dans une atmosphère globale marquée par la stigmatisation de certaines populations immigrées, des musulmans en particulier ; ceci dans le contexte du « débat sur l'identité nationale » qui aura libéré au cours des trois derniers mois des pensées et des paroles xénophobes. Certaines petites phrases d'hommes et de femmes politiques, tels que Brice Hortefeux, Nadine Morano, Jean-Claude Gaudin ou Georges Frêche, y auront d'ailleurs contribué. Tout comme la phrase de Nicolas Sarkozy dans « Le Monde » après le fameux référendum suisse sur les minarets, qui avait de fait opposé « ceux qui accueillent » et « ceux qui arrivent ».
Le MRAP demande au gouvernement de mettre en œuvre immédiatement tous les moyens à sa disposition pour trouver et punir les responsables des actes criminels racistes, quelles qu'en soient les victimes. Il interpelle également le gouvernement pour qu'il fasse cesser tout discours qui stigmatise les étrangers, les immigrés ou les musulmans.
José Bové et Isabelle Ibarrondo, paysanne dans l'Hérault, comparaissaient vendredi à Béziers pour avoir participé, en août 2007, avec 150 autres personnes, à l'arrachage symbolique de 150 pieds de maïs Mon810.
Cette action, conclue par le dépôt des maïs en Préfecture de l'Hérault, appelait le gouvernement au moratoire sur les cultures OGM en France, une décision effectivement prise, 3 mois plus tard, au nom du principe de précaution.
Cette reconnaissance du bien fondé de leurs revendications aurait pu justifier l'arrêt des poursuites. Il n'en est rien, l'Etat persistant au contraire, en inculpant deux personnes, à nier la dimension, collective et profondément ancrée, du mouvement social de refus des OGM en France.
Malgré le moratoire, la menace « OGM » persiste et les procès se poursuivent : le combat continue donc !
La Confédération Paysanne appelle à soutenir deux militants en procès pour refus de prélèvement d'ADN suite à des
* Jean-Emile Sanchez, ce jeudi 11 février, à Montpellier.
* Et Benjamin Deceuninck, le vendredi 5 mars, à Alès.
Elle sera également présente lors du rendu du procès de José Bové et Isabelle Ibarrondo le 2 avril prochain.
Les 14 et 21 mars prochains nous allons élire nos conseillers régionaux. C'est le moment de demander aux candidats de s'engager sur les cinq points suivants :
1. Nous vous demandons de faire en sorte qu'il n'y ait aucune antenne sur les lycées de votre région, à l'image de ce qui a déjà été fait dans la région Auvergne ;
2. Nous vous demandons d'agir afin qu'aucune des installations situées sur le domaine régional n'expose un bâtiment sensible ;
3. Plus généralement, sur le domaine public régional, nous vous invitons à faire en sorte que les antennes qui pourraient y être implantées respectent les conditions de vie et de santé des riverains. Cela suppose d'exiger que les opérateurs s'engagent à veiller à ce qu'aucun riverain ne soit exposé à plus de 0,6 V/m ;
4. De soutenir, en tant que membre des conseils d'administration des lycées, des mesures d'interdiction du portable au sein des établissements en accompagnant cette demande d'une proposition d'information à destination des adolescents sur les risques liés à un usage irraisonné du portable et sur les bons gestes à connaître pour en limiter les effets ;
5. De ne pas installer le WiFi dans les établissements scolaires mais aussi plus généralement dans tous les lieux accueillant du public et, plus largement, dans tous les lieux où siègent, de façon prolongée, vos salariés. Les connexions filaires sont beaucoup plus neutres pour nos organismes et beaucoup plus efficaces. Nous vous invitons tous à personnaliser et à adresser ce courrier aux candidats de votre région.
Lettre-type à adresser à toutes les têtes de liste aux élections régionales (y compris les têtes de liste départementales)Madame, ou Monsieur X
Objet : engagement en faveur des 5 mesures de protection des populations exposées aux champs électromagnétiques de la téléphonie mobile et des applications connexes proposées par Priartem
Madame, Monsieur
Vous dirigez la liste xxxx, à l'occasion des élections régionales, dans la région xxxx ou le département xxxx. C'est à ce titre que nous nous adressons à vous et comptons d'avance sur l'intérêt que vous porterez à nos requêtes.
Notre association xxx ou notre collectif xxxx, affilié(e) à l'association nationale Priartem ou, pour les adhérents particuliers, notre association Priartem – Pour une réglementation de l'implantation des antennes-relais de téléphonie mobile - se bat, tant au niveau national que local pour que toutes les solutions soient mises en œuvre afin de réduire l'exposition de la population aux radiofréquences, lesquelles ont envahi nos environnements de vie et de travail en à peine plus de dix ans. Elle demande, tout particulièrement, que de nouvelles limites d'exposition nationales soient définies, notamment en ce qui concerne celle que subissent, le plus souvent contre leur gré, les riverains d'antennes. Elle peut aujourd'hui s'appuyer sur les recommandations, remises en octobre dernier, par l'Agence d'expertise spécialisée sur les questions de santé environnementales, l'AFSSET, à ses ministres de tutelle, ministre de la santé, ministre de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de la mer. L'agence d'expertise considère en effet que l'existence de signaux indéniables tendant à montrer que les ondes de la téléphonie mobile ont une incidence sur nos organismes, nécessite la mise en place de mesures immédiates. Elle propose ainsi l'application, au dossier de la téléphonie mobile du principe ALARA – as low as reasonably achievable - qui, défini à l'origine pour gérer les risques nucléaires, veut que soient toujours recherchés les niveaux d'exposition les plus faibles.
Même si les régions ne disposent pas de toutes les compétences, en la matière, elles ont cependant des moyens d'agir afin de favoriser un développement plus contrôlé de la téléphonie mobile sur leur territoire. C'est pourquoi, nous vous demandons de vous engager sur les cinq points suivants :
1. Nous vous demandons de faire en sorte qu'il n'y ait aucune antenne sur les lycées de votre région, à l'image de ce qui a déjà été fait dans la région Auvergne ;
2. Nous vous demandons d'agir afin qu'aucune des installations situées sur le domaine régional n'expose un bâtiment sensible ;
3. Plus généralement, sur le domaine public régional, nous vous invitons à faire en sorte que les antennes qui pourraient y être implantées respectent les conditions de vie et de santé des riverains. Cela suppose d'exiger que les opérateurs s'engagent à veiller à ce qu'aucun riverain ne soit exposé à plus de 0,6 V/m ;
4. De soutenir, en tant que membre des conseils d'administration des lycées, des mesures d'interdiction du portable au sein des établissements en accompagnant cette demande d'une proposition d'information à destination des adolescents sur les risques liés à un usage irraisonné du portable et sur les bons gestes à connaître pour en limiter les effets ;
5. De ne pas installer le WiFi dans les établissements scolaires mais aussi plus généralement dans tous les lieux accueillant du public et, plus largement, dans tous les lieux où siègent, de façon prolongée, vos salariés. Les connexions filaires sont beaucoup plus neutres pour nos organismes et beaucoup plus efficaces.
Dès réception de votre réponse, nous la publierons sur notre site Internet afin que chacun connaisse vos engagements.
Dans cette attente, nous vous prions de recevoir nos plus sincères salutations.
Le sénateur Louis Mermaz et le député Jean Lassalle dénoncent la situation
La prisonnière politique basque Lorentxa Guimon est en grève de la faim depuis 38 jours maintenant. Comme l'a expliqué sa famille lors de la conférence de presse de samedi matin à Bayonne, elle a perdu plus de 12 kg, elle est très affaiblie et commence à avoir des difficultés pour boire, mais elle reste déterminée à mener sa lutte à son terme. La direction de la prison, qui dans un premier temps l'avait menacée d'une hospitalisation de force au 30ème jour, lui dit maintenant qu'ils attendent le jour où elle ne pourra plus se lever. Par ailleurs, les persécutions continuent. Lorentxa a du subir une fouille de cellule en règle la semaine dernière, et les surveillantes l'obligent à rester debout pendant qu'elle appelle sa famille.
Lors de leur déclaration de samedi, Askatasuna et Etxerat ont désigné les premiers responsables de cette situation : Michelle Alliot-Marie, dont le sort des prisonniers politiques basques dépend directement, et la directrice de la prison Mme Chailloux, incapable de réagir autrement qu'en envenimant toujours plus la situation.
Des actions de soutien ont eu lieu au cours du week-end, à Ziburu, Baiona et Hendaia. Par ailleurs, des responsables politiques commencent également à réagir. Ainsi, M. Louis Mermaz, Sénateur socialiste de l'Isère a dès samedi tenté de joindre la Chancellerie par téléphone pour demander des explications sur le cas de Lorentxa et s'est engagé fermement à écrire aujourd'hui à Michelle Alliot-Marie dans ce sens. De même, M. Jean Lassalle, député MODEM des Pyrénées-Atlantiques, s'est également engagé à faire parvenir une lettre au Ministère de la Justice.
Askatasuna réitère son appel aux partis, élus et acteurs politiques et sociaux, à interpeller la Ministre de la „Justice“ et le gouvernement dont elle fait partie, sur la situation plus qu'inquiétante de Lorentxa, mais également sur la politique appliquée en général aux prisonniers politiques basques (dispersion, éloignement, isolement, violation systématique de tous les droits, condamnations de plus en plus longues), qui ne peut que mener à des décisions aussi extrêmes que celle que Lorentxa à prise.
RDV MERCREDI 10 FEVRIER à 13h30 Au TGI de Paris (16e chambre)
Le 25 janvier a commencé le procès de dix personnes sans-papiers accusées d'avoir participé, le 22 juin 2008, à la révolte collective qui a abouti à la destruction du centre de rétention administrative de Vincennes. Ils sont inculpés d'incendie volontaire, dégradation et violence en réunion.
Le procès mené par la juge Nathalie Dutartre et ses deux assesseurs est à l'image de l'instruction, menée exclusivement à charge pendant un an par le magistrat instructeur, Mr Alain N'guyen The. La quasi totalité des demandes de la défense (circonstance de la mort de Salem Souli la veille de la révolte, expertises techniques des matériaux des bâtiments, rapport des pompiers...) a été rejetée. Seule a été acceptée la demande de visionnage de la totalité des bandes de vidéosurveillance, mais en audience. Cette décision qui apparaissait comme une concession a en fait porté atteinte aux droits de la défense en imposant, sans concertation et du jour au lendemain, aux avocats et aux prévenus trois semaines d'audience consécutives.
Ainsi depuis le 1er février, le procès se poursuit entre personnes de connivence : les juges, le procureur Gilbert Flam, les avocats des parties civiles, à savoir l'Etat, qui vient de réclamer, à la veille du procès, l'argent perdu du fait de la destruction de sa prison, ainsi que les policiers du centre. Les inculpés et leurs avocats ont quitté le procès, ces derniers affirmant ne pas avoir les moyens de la défense et ne voulant pas être « la caution de cette comédie ».
Ces imbroglios juridiques qui sont détaillés dans des comptes rendus (sites migreurop, antimollusque, indymedia) montrent, on pouvait s'en douter, qu'un Etat ne peut pas laisser une de ses prisons partir en fumée sans chercher à fabriquer et punir des coupables. Des coupables pour l'exemple et pour dissuader quiconque de se révolter. Qu'elle soit rendue dans des apparences « équitables » ou pas, la justice est là pour maintenir la société telle qu'elle est, faire perdurer l'exploitation par le travail, protéger la propriété privée et réprimer d'autres moyens de survie, transformer des révoltes collectives en actes individuels isolés et décontextualisés, ce procès n'échappe pas à cette règle. C'est cette même justice qui, validant les mesures de reconduite à la frontière et l'enfermement dit administratif, cautionne et encadre les centres de rétention, les expulsions, et envoie en prison ceux qui se révoltent ou font échec à leur expulsion.
Nous n'avons donc pas d'illusion sur la justice, pour autant nous pensons qu'exprimer notre solidarité peut permettre aux inculpés de s'en sortir au mieux face à la machine judiciaire. Lors de ce procès où les inculpés de la révolte de Vincennes risquent dix ans de prison ferme, nous sommes solidaires de ces hommes, sans chercher à savoir s'ils sont coupables ou innocents. La seule responsabilité réside dans la politique de contrôle des flux migratoires qui décide où nous devons vivre, survivre ou mourir et qui fait que chaque année des milliers de personnes meurent en essayant de franchir les frontières.
Suite à un appel à une semaine de solidarité avec les inculpés de Vincennes du 16 au 24 janvier, partout en France et ailleurs, des personnes ont exprimé leur solidarité de diverses façons (cf. ci-dessous la liste des actions de solidarité) : soutien aux inculpés, dénonciation de l'existence des prisons pour étrangers, de la machine à expulser et des entreprises qui dénoncent les sans papiers.
Ces actions que chacun a organisées selon ses réalités et les moyens qui lui semblent appropriés ont précédé la semaine de solidarité pour certaines et elles ont bien évidemment continué tout au long du procès. Ne doutons pas qu'elles se poursuivent dans les semaines à venir, que ce soit pendant les dates imposées de ce procès ou plus largement tant que des milliers de personnes seront pourchassées, raflées, enfermées au prétexte qu'elles ne disposent pas de papiers administratifs que l'Etat nous impose d'avoir.
FERMETURE DES CENTRES DE RETENTION !LIBERTE DE CIRCULATION ET D'INSTALLATION !
Collectif de solidarité avec les inculpés de Vincennes
liberte-sans-retenue@riseup.net
Voici une liste non exhaustive des actions de solidarité :
*/Repas de solidarité/* : Reims
*/Banderoles accrochées/* : Trièves, Grenoble, Paris, Bordeaux, Marseille
*/Occupations/* : Air-France -Paris, Carlson-wagonlit travel- Paris
*/Soirées d'information et de débats autour des centres de rétention, projections de soutien/* : Paris, Marseille, Dijon, Milan, Saint-Etienne
*/Manifestations de rues et balades-diffusions de tracts, rassemblements/* : Paris, Bordeaux – aussi en soutien aux inculpés de l'incendie de Bordeaux, il y a un an -, Angers
*/Rassemblement devant les palais de justice/* : Paris à l'appel des collectifs de sans-papiers de la rue Baudelique, Marseille, Limoges
*/Rassemblements devant les centres de rétention/* : Marseille, camp zeist [Z ?] à côté de Utrecht en Hollande, Besançon – feux d'artifice devant la prison-, Turin
/*Inscriptions, collages divers et variés, sur les murs des villes, des camps, des palais de justice, des banques qui dénoncent les sans papiers* /(la Poste, le Crédit lyonnais, la BNP ...) , */des entreprises qui construisent les camps/* : Paris, Lyon, Turin, Bordeaux, Angers, Grenoble, Nîmes, Reims, Marseille
*/Actions de « sabotage »/ *(sur les distributeurs des banques qui dénoncent des sans papiers, entreprises qui participent à la machine à expulser) : à Paris
*/Communiqués de solidarité avec les inculpés/* : MRAP, LDH, Solidaires, Coordination nationale des sans papiers, RESF, SNES, GISTI, Sud Education.
Vous pouvez trouver plus d'infos sur les indymedia Nantes, Grenoble...
Ce soir, sur le terrain des familles roms d'Orly (Val de Marne), un enfant est mort brulé et sa petite soeur est entre la vie et la mort.
Dans les habitations précaires, le feu a pris dans une des cabanes, vers 20h30. Les pompiers n'ont pas réussi à éteindre le feu à temps. Stéfan, 3 ans, est mort brulé ; sa petite soeur, Francesca 15 mois est entre la vie et la mort à l'hopital de Sceaux. Francesca est née sur le terrain d'Orly. Les parents sont hospitalisés pour brûlures à Villeneuve Saint Georges. Stéfan ne sera pas à l'école maternelle qu'il fréquente depuis le mois de septembre.
Ses parents si fiers de le voir apprendre le français n'iront pas le chercher comme chaque soir. Deux habitations ont brulé. La police fait une enquête, mais il semble que l'incendie soit accidentel. Nous sommes allés voir les familles ce soir. Vingt personnes sont hébergées dans les vestiaires d'un gymnase muncipal. En attendant une autre solution d'hébergement et une rencontre demandée par la municipalité avec les services de l'état.
Notre collectif connait bien ces familles ; nous les accompagnerons tout au long de ces discussions.
Depuis septembre 2008, ces familles installées à Orly après de multiples expulsions, essayaient de construire des perpectives d'avenir. C'est l'horreur qui s'est installé, et un chagrin immense...
On se demande toujours comment se fait il que malgré ces drames réguliers, (Bobigny, Lyon, ...) les pouvoirs publics continuent d'expulser ces familles sans les reloger... les maintenant dans une précarité dangereuse et indigne.
En novembre 2009, la France comme beaucoup de pays ont célébré le 20ème anniversaire de la convention internationale des droits de l'enfant.
(Communiqué de Romeurope)
Reporters sans frontières a demandé aux autorités chinoises de fournir des preuves de vie au sujet de l'avocat défenseur des droits de l'homme Gao Zhisheng, dont on n'a plus de nouvelles depuis le 4 février 2009.
« Nous craignons le pire. Les autorités doivent fournir de véritables explications à ses proches en avançant des preuves qu'il est toujours en vie et en donnant des détails sur son lieu de détention, et en autorisant un contact direct avec sa femme. Si quoi que ce soit lui est arrivé au cours de sa détention, les autorités seront tenues pour responsables. Et les coupables doivent être identifés et condamnés. L'incertitude sur son sort a assez duré », a déclaré Reporters sans frontières.
Après une première condamnation à trois ans de prison en 2006, il avait été relâché, puis arrêté à nouveau à plusieurs reprises. Il a été interpellé à son domicile de Shaanxi le 4 février 2009 par des agents du Département de la sécurité publique. Interrogée par sa famille sur son sort, la police avait déclaré qu'il avait « disparu » en septembre 2009.
Reconnu en 2001 par le ministère chinois de la Justice comme « l'un des dix meilleurs avocat du pays », il s'est illustré notamment dans la défense de Zheng Yichun, un journaliste et ancien professeur condamné à sept ans de prison en 2005 pour ses écrits. Il a également défendu des membres du mouvement spirituel Falungong ainsi que le pasteur Cai Zhuohua, condamné à trois ans de prison pour avoir imprimé et distribué des exemplaires de la Bible. En 2006, Gao Zhisheng avait lancé avec d'autres militants, dont Hu Jia, une « grève de la faim rotative pour les droits de l'homme. Des individus, dans 29 provinces et à l'étranger, s'étaient joints au mouvement en s'abstenant de s'alimenter pendant 24 heures d'affilée. Plusieurs participants avaient été arrêtés.
Dans une lettre ouverte rédigée en novembre 2007 et rendue publique en février 2009, il avait décrit des séances de torture subie en détention : “Gao Zhisheng ! Fils de p*** ! Ton heure est arrivée ! Mes frères ! Montrons à ce salaud à quel point nous pouvons être brutal. Tuons ce salaud ! » Un leader du groupe a alors crié et quatre hommes avec des matraques électriques ont commencé à me frapper sur la tête et sur le corps avec férocité. On n'entendait plus rien dans la salle que le bruit des coups et de mes râles. J'ai été battu si sévèrement que tout mon corps a commencé à trembler de manière incontrolable.“
Reporters sans frontières dénonce la décision des magistrats d'une cour de Hanoi qui ont condamné, le 5 février 2010, à trois ans et demi de prison l'écrivaine et militante des droits de l'homme Tran Khai Thanh Thuy. Les accusations portées contre elle et son mari, Do Ba Tan, ont été montées de toutes pièces par la police, comme le démontre clairement une analyse des preuves utilisées par l'accusation. Tran Khai Thanh Thuy n'a agressé personne, au contraire, elle et son mari ont été victimes de violences de la part des forces de sécurité qui leur rendent la vie impossible depuis plusieurs années.
Le 5 février, une cour de Hanoi a jugé Tran Khai Thanh Thuy pour "coups et blessures" suite à une supposée agression en date du 8 octobre 2009. Ce jour-là, elle s'était rendue à Haïphong (est d'Hanoi) afin d'assister au procès de 6 militants démocrates. Mais la police l'a bloquée sur la route et l'a reconduite chez elle dans la capitale. Dans la soirée, deux individus, vraisemblablement des délinquants de mèche avec la police, sont entrés au domicile du couple et ont frappé l'écrivaine avec une brique. Blessés, Tran Khai Thanh Thuy et son époux se sont rendus à l'hôpital, où ils ont été interpellés par la police. Le lendemain, les médias d'Etat ont affirmé que Tran Khai Thanh Thuy et Do Ba Tan ont agressé des voisins.
Dans le dossier de la police, on trouve une photo présentée comme celle d'un des voisins blessés par le couple. Mais l'analyse informatique du cliché montre qu'il remonte à février 2005 et non pas à octobre 2009 comme la police le prétend. L'un des officiers en charge de cette enquête politique, le colonel Vu Cong Long, a monté de toutes pièces des accusations de violences à l'encontre de cette militante connue pour ses écrits. Au lieu de la juger en vertu de l'article 88 qui punit les activités dissidentes, la police a préféré l'accuser de violation de l'article 104 du code pénal.
"A travers ce procès et ce verdict grotesques, se cache l'intention des autorités policières de faire taire pendant un long moment une voix critique qui n'a jamais cessé de défendre pacifiquement les droits de l'homme. Face au courage de Tran Khai Thanh Thuy, on trouve le machiavélisme des services de sécurité", a affirmé Reporters sans frontières.
Reporters sans frontières vient d'adresser aux dirigeants de l'Union européenne, notamment Catherine Ashton et la présidence espagnole, un courrier leur demandant de suspendre le dialogue sur les droits de l'homme avec le Viêt-nam, pour protester contre cette série de détentions de démocrates. Au moins 21 journalistes et net-citoyens sont emprisonnés au Viêt-nam.
Tran Khai Thanh Thuy a été transférée le19 octobre 2009 dans la prison de Hoa Lu, près d'Hanoi. Tran Khai Thanh Thuy souffre de diabète et de tuberculose avancée, et s'est vu refuser des soins médicaux par les autorités pénitentiaires. En novembre 2009, Reporters sans frontières avait dénoncé l'attitude criminelle des autorités qui ne faisaient rien pour enrayer la dégradation de l'état de santé de Tran Khai Thanh Thuy.
Tran Khai Thanh Thuy a déjà été emprisonnée en 2007 pour avoir publié, via Internet et la presse dissidente, des articles critiques à l'encontre du gouvernement... Elle a été libérée en février 2008, mais la police politique n'a jamais cessé de la surveiller et de la harceler.
Il y a quelques semaines, une autre femme écrivain, Pham Thanh Nghien, a été condamnée à quatre ans de prison à Haïphong (Nord-Est). Elle a été reconnue coupable de "propagande" contre le régime, en vertu de l'article 88 du code pénal.
Une marche de protestation vers l'Ambassade de "la République populaire de Chine" ensuite faire un demi tour vers le Mur de la paix aux Champs de Mars.
Le Tibet marquera le 51ème anniversaire du soulèvement national contre l'occupation chinoise du Tibet et cette année correspond aussi les 60 ans de l'invasion chinoise sur le sol du territoire tibétain, suite à la guerre d'agression contre l'Etat tibétain libre et indépendant. Cet acte d'intrusion forcée a mis mal la souveraineté nationale et l'intégrité territoriale du Tibet.
Après 50 ans de domination coloniale de la Chine, en 2008 au Tibet, il y a eu un soulèvement populaire et pacifique à travers toutes les zones de peuplement tibétain pour rejeter la présence chinoise au Tibet. Depuis, le gouvernement chinois mène une compagne de terreur contre les Tibétains résistants, qui sont suspectés d'avoir participé aux manifestations anti-pouvoir colonial chinois.
La situation des Tibétains au Tibet en 2009, s'était aggravée par des arrestations, des condamnations expéditives à des peines capitales dont deux Tibétain sont déjà exécutés. Des détentions prolongées sans aucune procédure judiciaire, ni information des familles des détenus politiques.
Par ailleurs, Les militaires chinois sont toujours stationnés auprès des habitations tibétaines dans tous le pays et la vie quotidienne des Tibétains est soumise à la loi martiale qui ne dit pas son nom.
Malgré la mise en scène des pourparlers entre les émissaires de Sa Sainteté le Dalaï-Lama et les représentants du Parti Communiste de chine, aucun progrès n'est signalé sur le terrain, pour la population tibétaine dans leurs conditions sociales, économiques encore moins dans le domaine de la revendication politique.
le gouvernement chinois tient toujours la même rhétorique à l'égard du Dalaï Lama. La stratégie chinoise consiste à diviser les Tibétain-e-s en creusant des fossés afin de détruire l'unité nationale. La Chine cherche à boycotter toutes les activités de Sa Sainteté le Dalaï Lama sur la scène internationale pour que cela aboutisse un jour à un anéantissement escompté par le régime colonial.
A l'occasion du 10 mars 2010, tous les compatriotes tibétains de France avec les amis du Tibet, vont envoyer d'une voix retentissante à la Chine populaire le message suivant : que "nous ( le peuple tibétain) sommes toujours debout et déterminés à mener le combat pour la liberté du peuple tibétain avec toute notre dignité."
Nous vous sollicitons pour faire circuler cet appel autour de vous et venir vous même à la journée de mobilisation massive pour le Tibet.
N'oubliez pas vos drapeaux du Tibet, si vous n'en avez pas, la Communauté Tibétaine de France va en mettre à votre disposition.
Cet appel est lancé par Bureau de "la Communauté Tibétaine de France et ses Amis".
Les Nations unies doivent exhorter le Nicaragua à annuler son interdiction de l'avortement à l'occasion d'un examen relatif à la situation des droits humains dans le pays prévu le 8 février, a déclaré Amnesty International jeudi 4 février 2010.
Lors de l'examen périodique universel conduit par les Nations unies, les membres de l'ONU auront l'occasion de soulever des questions concernant l'interdiction absolue de l'avortement au Nicaragua.
Le Code pénal révisé, entré en vigueur au Nicaragua en juillet 2008, prévoit des peines d'emprisonnement pour les femmes et les jeunes filles qui sollicitent une interruption de grossesse et pour les professionnels de santé qui prodiguent des soins liés à l'avortement. L'interdiction de l'avortement s'applique également lorsque la vie de la femme est en danger ou lorsque la grossesse est le fruit d'un viol ou d'un inceste.
« L'interdiction de l'avortement au Nicaragua s'appuie sur une loi consternante et draconienne qui oblige les victimes de viol et d'inceste à mener leurs grossesses à terme et engendre une hausse de la mortalité maternelle, a déclaré Widney Brown, directrice générale chargée du droit international et de la stratégie politique à Amnesty International. Les États membres de l'ONU doivent saisir cette occasion d'amener le Nicaragua à s'expliquer sur une loi qui bafoue le droit des femmes à la vie, à la santé et à la dignité. »
En outre, Amnesty International demande une nouvelle fois aux autorités nicaraguayennes de dépénaliser l'avortement en toutes circonstances. Elles doivent garantir aux femmes et aux jeunes filles l'accès à des services d'avortement sûrs et légaux, lorsqu'une grossesse non désirée résulte d'un viol ou d'un inceste ou lorsqu'une grossesse menace la santé ou la vie de la mère.
Or, le nouveau Code pénal nicaraguayen prévoit des sanctions pénales pour les médecins ou le personnel soignant qui prodiguent des soins à une femme enceinte souffrant de maladies telles que le cancer ou de graves troubles cardiaques, si ce traitement risque de nuire à la santé de l'embryon ou du fœtus ou de causer sa mort.
Ce Code entre en conflit avec les règles et protocoles obstétriques définis par le ministère de la Santé, qui prescrivent l'avortement thérapeutique dans certains cas précis.
Les chercheurs d'Amnesty International ont révélé que l'interdiction absolue de l'avortement au Nicaragua touche particulièrement les jeunes filles victimes de viol ou d'inceste.
D'après une étude des articles parus dans la presse, entre 2005 et 2007, 1 247 jeunes filles auraient été victimes de viol ou d'inceste au Nicaragua. Sur ces crimes, 198 auraient entraîné des grossesses. L'écrasante majorité des jeunes filles enceintes à la suite d'un viol ou d'un inceste (172 sur les 198) avaient entre 10 et 14 ans.
Amnesty International a également constaté une augmentation de la mortalité maternelle depuis l'adoption de cette loi.
Au cours des 19 premières semaines de 2009, environ 16 % des cas de mortalité maternelle étaient dus à des complications survenues à la suite d'avortements pratiqués dans de mauvaises conditions, alors qu'aucune mort dans ces circonstances n'avait été enregistrée durant la même période en 2008.
Quatre comités d'experts des Nations unies chargés du suivi de l'application des traités, le Comité contre la torture, le Comité des droits économiques, sociaux et culturels, le Comité des droits de l'homme et le Comité pour l'élimination de la discrimination à l'égard des femmes, ont d'ores et déjà condamné cette loi et demandé sa révision, mais le gouvernement nicaraguayen demeure sourd à ces appels.
« La loi nicaraguayenne pénalisant l'avortement va à l'encontre des recommandations de quatre organes de suivi des traités de l'ONU et bafoue les obligations qui incombent au Nicaragua au titre des normes internationales relatives aux droits humains, a indiqué Widney Brown. Le Nicaragua se doit d'abroger cette loi immédiatement et de promulguer des lois et des politiques qui promeuvent les droits des femmes et des jeunes filles afin de garantir leurs droits à la santé et à la vie, et leur droit de ne pas être soumises à la violence, à la contrainte ni à la discrimination. »
L'interdiction de l'avortement au Nicaragua constitue un sujet de vive préoccupation au sein de la communauté internationale. Des dizaines de milliers de militants d'Amnesty International, indignés par les conséquences de cette interdiction sur les droits humains des femmes et des jeunes filles, ont signé des pétitions et contacté les autorités nicaraguayennes afin de demander l'abrogation de cette loi.
L'examen périodique universel est l'occasion pour le Conseil des droits de l'homme des Nations unies de passer en revue le bilan de tous les États membres en matière de droits humains. Chaque pays fait l'objet d'un examen tous les quatre ans dans le but de veiller à ce que les États membres s'acquittent de toutes leurs obligations en matière de droits humains.
En omettant de se prononcer à propos des enquêtes des autorités israéliennes et palestiniennes sur les violations du droit international commises pendant le conflit dans la bande de Gaza et dans le sud d'Israël, il y a un peu plus d'un an, le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a causé une grande déception et manqué l'occasion de contribuer à ce que les centaines de victimes du conflit obtiennent justice, a déclaré Amnesty International vendredi 5 février 2010.
Dans un rapport daté du 4 février, Ban Ki-moon notait qu'il était « impossible de porter un jugement » sur la mise en œuvre, par les autorités israéliennes et palestiniennes, de la résolution 64/10 de l'Assemblée générale en date du 5 novembre 2009. Le secrétaire général s'est contenté de transmettre les réponses des autorités israéliennes et palestiniennes aux membres de l'Assemblée générale, sans se prononcer sur le respect ou le non-respect, par les deux parties, des critères établis. La résolution priait instamment ces dernières d'entreprendre des enquêtes « indépendantes, crédibles et conformes aux normes internationales » ; elle demandait également au secrétaire général de rendre compte, dans un délai de trois mois, de l'application de cette résolution « afin de déterminer quelles nouvelles mesures » devaient être prises.
Le secrétaire général expliquait son inaction par le fait que les « démarches entreprises » par les autorités israéliennes et palestiniennes se poursuivaient. Cependant, Amnesty International est d'avis que les informations qu'il a reçues suffisent à démontrer que les actions menées par les deux parties n'étaient absolument pas satisfaisantes. Elle estime que tel est le message que le secrétaire général aurait dû transmettre aux parties dans son rapport.
Amnesty International enjoint le secrétaire général de l'ONU de remédier à la situation en lançant immédiatement une évaluation indépendante des mesures que les autorités israéliennes et palestiniennes ont prises pour que les responsables des violations commises soient tenus de rendre compte de leurs actes. Il devrait demander la participation de la haut-commissaire aux droits de l'homme des Nations unies et envisager de nommer d'autres experts indépendants en droit international humanitaire et en droit relatif aux droits humains afin qu'ils l'assistent dans cette tâche. Amnesty International a écrit à Ban Ki-moon le 20 novembre et lui a fait une recommandation similaire.
Il appartient à Ban Ki-moon de veiller à ce que cette évaluation sur le fond soit transmise à l'Assemblée générale et au Conseil de sécurité dans les mois à venir et qu'elle fournisse une base solide à partir de laquelle pourront être décidées les nouvelles mesures à prendre pour que les responsables des deux côtés aient à répondre de leurs actes. S'il s'avère que les parties ne peuvent pas ou ne veulent pas prendre les mesures exigées par l'Assemblée générale, le Conseil de sécurité pourrait être amené à porter la situation dans la bande de Gaza devant la Cour pénale internationale.
De l'avis d'Amnesty International, les rapports présentés au secrétaire général des Nations unies par les représentants israéliens et palestiniens montrent qu'aucune des parties n'a pris les mesures qui s'imposaient pour mener des enquêtes « indépendantes, crédibles et conformes aux normes internationales ».
L'organisation a décrit le rapport des autorités israéliennes comme n'étant « absolument pas satisfaisant », les enquêtes menées n'ayant pas répondu à ce jour « aux normes internationales en matière d'indépendance, d'impartialité, de transparence, de rapidité et d'efficacité ».
La réponse officielle des autorités palestiniennes à Ban Ki-moon a été transmise par la Mission permanente d'observation de la Palestine auprès de l'ONU ; elle contenait également le texte d'une lettre de Salam Fayyad, Premier ministre de l'Autorité palestinienne en Cisjordanie, dirigée par le Fatah. Cette lettre indique qu'une commission d'enquête a récemment été mise sur pied en Cisjordanie mais qu'il reste encore à enquêter sur des informations spécifiques faisant état de violations du droit international commises durant le conflit. Les documents que le ministère de la Justice du gouvernement de facto du Hamas à Gaza a rendus publics cette semaine, en réponse à la demande d'enquêtes de l'Assemblée générale, ne prouvent pas que des enquêtes conformes aux normes internationales ont été menées. Soit ces documents nient les violations dont les groupes armés palestiniens sont accusés, soit ils les justifient.
Le rapport du secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon (A/64/651), a été soumis en application de la résolution 64/10 de l'Assemblée générale en date du 5 novembre 2009. Le secrétaire général y indique avoir reçu, de la part des représentants israéliens et palestiniens à l'ONU, des documents contenant les réponses des deux parties quant aux mesures prises en application de la résolution.
Au lieu d'analyser ces documents sur le fond, le secrétaire général a simplement exprimé le souhait « que la résolution 64/10 de l'Assemblée générale [contribue] à encourager le Gouvernement israélien et la partie palestinienne à procéder à des investigations indépendantes, crédibles et conformes aux normes internationales ».
La résolution 64/10 de l'Assemblée générale a été adoptée à la suite du rapport de la mission d'établissement des faits de l'ONU sur le conflit à Gaza, dirigée par le juge Richard Goldstone. Ce rapport, publié le 25 septembre 2009, apportait des preuves que les parties au conflit s'étaient rendues coupables de crimes de guerre et d'autres violations graves du droit international. Les conclusions abondaient dans le même sens que celles d'une équipe d'Amnesty International qui avait enquêté sur les allégations de violations commises à Gaza et dans le sud d'Israël pendant et immédiatement après ce conflit ; celui-ci avait causé la mort de plusieurs centaines de civils palestiniens, dont quelque 300 enfants, et de trois civils israéliens.
« Aujourd'hui, alors que je marchais dans Grozny, je ne voyais pas les maisons et les magasins qui ont été reconstruits, je continuais de voir les morts et leurs visages. » Elvira Dombaeva, rescapée du massacre de Novye Aldi.
Dix ans après le massacre de dizaines de civils qui vivaient dans un village des faubourgs de Grozny, la capitale tchétchène, les proches des victimes n'ont toujours pas obtenu justice en Russie.
Dans la matinée du 5 février 2000, 56 hommes et femmes, au moins, ont été tués par les forces de sécurité russes à Novye Aldi.
En février 2000, le conflit armé qui avait débuté en Tchétchénie en octobre 1999 était déjà moins intense. Les habitants du village avaient commencé à sortir des caves et à retourner dans la rue quand les soldats sont arrivés.
Ils n'ont pas enterré leurs morts immédiatement car ils attendaient que les autorités viennent enquêter sur ces atrocités.
La Russie n'a pas, depuis dix ans, établi les responsabilités malgré les éléments de preuve liant ce crime aux membres de l'OMON, le détachement de la police russe chargé des opérations spéciales.
« Quand nous avons finalement pu récupérer les corps, au bout de deux jours, nous n'avons pas réussi à fermer les yeux des morts. C'était l'hiver et il nous a fallu verser de l'eau tiède sur leurs yeux pour pouvoir les fermer », a expliqué à Amnesty International Elvira Dombaeva, qui a survécu au massacre.
Dans les mois qui ont suivi, des militants tchétchènes des droits humains et des procureurs ont rassemblé des informations dignes de foi permettant d'identifier les responsables de ce crime. En 2006, le gouvernement russe a confirmé qu'une « opération spéciale » avait été menée dans le secteur le 5 février 2000 par une unité de l'OMON, et que plus de 50 personnes avaient été tuées à Novye Aldi le 5 février 2000.
Or, selon les informations dont dispose Amnesty International, les autorités n'ont rien entrepris de sérieux pour tenter d'identifier et sanctionner ceux qui ont participé au massacre. Les procureurs qui ont tenté d'enquêter sur cette affaire se sont heurtés à des mesures d'obstruction.
« L'affaire du massacre de Novye Aldi illustre l'inefficacité du système judiciaire russe et le fait que les autorités russes n'ont pas la volonté politique de mener une enquête et de déférer à la justice les personnes responsables de crimes commis contre la population civile en Tchétchénie », a déclaré David Diaz-Jogeix, directeur adjoint du programme Europe et Asie centrale d'Amnesty International.
En juillet 2007, la Cour européenne des droits de l'homme a estimé qu'il y avait eu violation du droit à la vie et de l'interdiction de la torture et des autres formes de mauvais traitements, et que la Russie était responsable de la mort de 13 habitants de Novye Aldi ; les proches de ces derniers avaient porté plainte auprès de la Cour car elles n'avaient pas pu obtenir justice en Russie. Or, personne n'a encore été déféré à la justice pour ces actes.
Amnesty International a appelé les autorités russes à rendre justice aux victimes du massacre de Novye Aldi. C'est uniquement en identifiant les responsables, en les arrêtant et en les déférant à la justice que les autorités pourront montrer qu'elles sont déterminées à respecter le droit à la vie et la législation.
Amnesty International a salué la libération du militant de l'opposition et musicien bélarussien Igor Koktych, qui était incarcéré depuis deux ans et demi dans un centre de détention provisoire en Ukraine.
Igor Koktych était détenu en Ukraine depuis juin 2007 car le Bélarus avait alors demandé son extradition en raison d'un meurtre qu'il est accusé d'avoir commis au Bélarus en janvier 2001 et ce, alors même qu'il a été acquitté en 2002. Il a été remis en liberté le 2 février.
Amnesty International pense qu'il a été inculpé par les autorités bélarussiennes en raison des ses activités militantes dans les domaines politique et social. L'organisation considérait Igor Koktych comme un prisonnier d'opinion.
Mardi, il a, depuis son domicile en Ukraine, remercié Amnesty International pour ce qu'elle a entrepris en sa faveur. Il a ajouté qu'il ne s'était pas encore réhabitué à la liberté et qu'il était surtout préoccupé par son état de santé.
La libération d'Igor Koktych est intervenue à la suite d'une décision de la Cour européenne des droits de l'homme, qui a statué en sa faveur le 10 décembre 2009. Il avait porté plainte auprès de la Cour en octobre 2007.
Les services du procureur général ukrainien avaient déclaré qu'il ne serait libéré qu'une fois la décision de la Cour européenne des droits de l'homme devenue définitive, en mars 2010, mais il a finalement été libéré le 2 février.
La Cour européenne des droits de l'homme avait indiqué dans son arrêt qu'Igor Koktych ne devait pas être extradé vers le Belarus car il risquait, s'il y retournait, d'être soumis à la torture ou à d'autres formes de mauvais traitements, de ne pas être jugé dans le respect des règles d'équité des procès, et d'être condamné à mort.
La Cour a indiqué qu'il devait être libéré immédiatement dans la mesure où sa détention en Ukraine ne reposait sur aucune base juridique, et estimé que ses conditions de détention en Ukraine constituaient un traitement inhumain et dégradant.
Igor Koktych est accusé de « meurtre aggravé » : il lui est reproché d'avoir tué avec préméditation un membre de la famille d'un ami proche en janvier 2001. Un tel crime est passible de la peine capitale au Bélarus aux termes de l'article 139 du Code pénal bélarussien.
Igor Koktych a été maintenu en détention au Bélarus de janvier 2001 jusqu'à son procès, en décembre de la même année. Durant cette période, il aurait subi des actes de torture et d'autres formes de mauvais traitements. Il aurait notamment été roué de coups, enfermé nu dans une cellule glaciale et privé des médicaments dont il a besoin pour son asthme, ces agissement étant destinés à le forcer à « avouer ».
Il a indiqué à Amnesty International que pendant sa détention au Bélarus, le responsable des enquêtes du district de Brest lui avait dit qu'il savait qu'il n'était pas coupable, mais qu'il subissait des pressions de la part de ses supérieurs. Ce fonctionnaire a refusé de répéter ces paroles devant le tribunal.
Igor Koktych a réussi à prouver qu'il se trouvait dans une autre ville au moment du meurtre, et il a été acquitté et libéré. Ce jugement a été confirmé par la Cour suprême du Bélarus le 1er février 2002.
Après sa libération, il est parti en Ukraine, où il a fait les démarches nécessaires pour pouvoir s'y installer et y travailler, et il y a rencontré celle qui allait devenir son épouse. En avril 2002, le procureur général de la Biélorussie a fait appel du jugement et un nouveau procès s'est ouvert.
Igor Koktych est actuellement en train de demander le statut de réfugié en Ukraine. Amnesty International va continuer de surveiller l'avancement de la situation en ce qui concerne sa demande d'asile et le versement de l'indemnité ordonnée par la Cour européenne des droits de l'homme.
Le président béninois Thomas Yayi Boni, invité au Congrès mondial de Genève, a demandé au parlement d'inscrire l'abolition de la peine de mort dans la constitution. Le ministre de la Justice, Victor Tokpanou, détaille le chemin du Bénin.
Quel sont les projets du Bénin concernant l'abolition de la peine de mort dans les mois à venir ?
Victor Tokpanou : Ce sujet a semblé important au président de la République dans le cadre de la promotion des droits de l'homme et de la dignité humaine. Un projet de loi a été envoyé à l'Assemblée nationale il y a trois mois à des fins de discussion et éventuellement d'adoption. Dans le cadre de cette révision constitutionnelle, en théorie, l'exécutif a fait ce qu'il avait à faire : l'étude préalable, la rédaction du texte et le dépôt sur le bureau de l'Assemblée nationale. Mais le gouvernement continue son lobbying auprès des parlementaires. Le texte sera examiné lors de la première session parlementaire de l'année en avril et nous espérons le voir adopté avant la fin du premier semestre.
La voie constitutionnelle permet d'enraciner solidement l'abolition dans le droit, mais comporte des difficultés liées à la modification de la loi fondamentale du pays. Pourquoi avoir choisi cette voie ?
Cette solution n'a que des avantages. Dans le cadre judiciaire qui est le nôtre, c'est la constitution qui est la norme supérieure. Une fois qu'une disposition est inscrite dans la constitution, c'est très difficile de revenir dessus. La révision constitutionnelle associe l'exécutif, le législatif et le judiciaire. Elle montre l'engagement de tous. La loi n'est plus une référence à laquelle on ne peut plus toucher. Elle n'est plus une garantie de stabilité.
Des projets d'abolition de la peine de mort ont échoué par le passé au Bénin. Pourquoi pensez-vous que la période actuelle se prête à un nouvel examen de la question ?
Il y a deux aspects : l'évolution sociologique d'une part, et la volonté politique d'autre part. Nous sommes dans le même cas de figure que quand la France a aboli la peine de mort avec le président Mitterrand et le ministre Badinter. Il y a des résistances. Mais de fait, la peine de mort n'existe plus. Elle est dans l'arsenal juridique mais personne ne l'a utilisée depuis 20 ans. Certains croient qu'elle est toujours utile comme épée de Damoclès. Mais le président et le gouvernement leur ont opposé leur volonté politique.
Souhaitez-vous adhérer à la dynamique régionale qui voit la peine de mort reculer en Afrique sub-saharienne et influencer d'autres Etats africains en faveur de l'abolition ?
Ce n'était pas cela au départ. Nous voulions régler un problème interne. Notre période de non-utilisation de la peine de mort est plus ancienne que l'abolition dans certains pays voisins. Mais il est aussi vrai que c'était une demande persistante de certains de nos partenaires. La participation du président Yayi Boni à un récent colloque sur l'abolition de la peine de mort à Madrid participait de sa volonté de porter sa démarche haut et fort. Nous sommes très fiers de faire partie de cette dynamique. En faisant partie du groupe de pays ayant déjà aboli, nous pouvons être non pas un modèle, mais de conseil pour les autres, à partir de notre expérience.
Thomas Hubert
Il y a tout juste un an, le journaliste franco-congolais Bruno Jacquet Ossebi disparaissait dans des circonstances à ce jour non élucidées.
En ce 2 février 2010, les associations signataires entendent commémorer la disparition de Bruno Jacquet Ossebi, journaliste franco-congolais qui avait fait de la lutte contre la corruption au Congo-Brazzaville un combat personnel.
Que s'est-il passé dans la nuit du 1er au 2 février 2009 ? Rapide retour en arrièreLe 21 janvier 2009 au petit matin, à Brazzaville, un incendie se déclenche dans la maison qu'occupe Bruno Jacquet Ossebi, avec sa compagne et les deux petites filles (11 et 9 ans) de cette dernière. Toutes trois périssent brûlées vives tandis que Bruno est transporté à l'hôpital militaire de Brazzaville. Alors même que son état semblait s'être stabilisé et que le ministère français des Affaires étrangères préparait son rapatriement vers la France, Bruno décède subitement dans la nuit du 1er au 2 février.
***
Bruno Jacquet Ossebi dénonçait de longue date la corruption au sein du régime de Denis Sassou Nguesso, en listant notamment ses « biens mal acquis » [1]. Il avait affiché une détermination sans faille à voir aboutir la plainte pour recel de détournement de fonds publics déposée en France le 2 décembre 2008 contre les familles dirigeantes de trois pays africains, dont celle de Denis Sassou Nguesso. Dès le lendemain du dépôt de cette plainte, Bruno avait sollicité Sherpa afin de savoir de quelle manière il lui serait possible de rejoindre la procédure.
Outre son soutien à l'action menée en France contre les Biens Mal Acquis, Bruno avait peu avant son décès mis en ligne un article sur le journal d'opposition congolais Mwinda.org. Selon cet article intitulé « Pétrole contre poignée de dollars », le Congo et le groupe français BNP Paribas s'apprêtaient à mettre au point un préfinancement pétrolier [2] pour un montant de 100 millions de dollars. Cette pratique est au cœur du pillage des ressources pétrolières congolaises depuis 25 ans [3">[www.dette2000.org] ], et les autorités congolaises se sont engagées à ne plus recourir à ce type de financement de manière à bénéficier de l'aide du Fonds monétaire international (FMI). Bruno avait d'ailleurs pris soin d'alerter la Banque Mondiale par un courrier électronique en date du 19 janvier 2009 (soit 2 jours avant l'incendie déclenché à son domicile).
Selon l'enquête menée par Reporters sans frontières [4], le domicile de Bruno a été rasé moins de quatorze heures après l'incendie alors même qu'aucune expertise n'avait été pratiquée sur les lieux du sinistre. Le corps de Bruno Ossebi n'a fait l'objet d'aucune autopsie. Tous les éléments qui auraient permis de comprendre ce qui s'est passé dans les nuits du 20 janvier et du 1er février ont donc été effacés. D'après le Comité pour la Protection des Journalistes (CPJ) [5], les autorités congolaises refusent de fournir la moindre information sur les résultats de l'enquête ouverte le 25 février 2009.
Les associations signataires restent extrêmement préoccupées par les circonstances de son décès, par l'inertie dont font preuve les autorités judiciaires congolaises, et par le silence des autorités françaises s'agissant d'un ressortissant français.
Elles dénoncent le contexte de répression qui sévit au Congo-Brazzaville à l'encontre des acteurs de la société civile.
Elles appellent Nicolas Sarkozy à s'engager personnellement pour que toute la lumière soit faite sur cette affaire, et ce, avant la venue programmée de son homologue congolais lors des festivités du cinquantenaire des indépendances africaines, le 14 juillet prochain.
Sherpa, Survie et le CCFD-Terre Solidaire s'inquiètent des modalités selon lesquelles le FMI et la Banque mondiale ont décidé, le 28 janvier 2010, de procéder à l'annulation de la dette congolaise, à hauteur de 1,9 milliard de dollars. Cette décision, véritable chèque en blanc à un régime toujours aussi opaque et autoritaire, sonne comme une insulte à la mémoire de Bruno Ossebi un an après sa mort.
Acat-France, CCFD, Sherpa, Survie
[1] Il animait le site congo-biensmalacquis.over-blog.com et avait eu des contacts avec le CCFD-Terre Solidaire qui élaborait alors son rapport sur les biens mal acquis ( [www.ccfd.asso.fr] ).
[2] Un préfinancement pétrolier consiste à accorder un prêt à un Etat moyennant un droit de gage sur la production de barils de pétrole brut à venir.
[3] Voir sur le sujet : http://www.dette2000.org/data/File/...
[4] Reporters Sans Frontières : République du Congo, Mort du journaliste franco-congolais Bruno Jacquet Ossebi : mystères et négligences, juillet 2009
[5] Comité pour la Protection des Journalistes : République du Congo : Un Incendie Mortel qui Suscite Beaucoup d'Interrogations, Avril 2009
Focus sur la scène politique togolaise et l'action de la France à l'approche de la présidentielle. Coopération bilatérale et « sécurisation électorale », les vieux démons de la Françafrique ne sont jamais très loin.
S'il y a un domaine où la communauté internationale dit souvent son mot, c'est bien l'élection présidentielle. Cet être éthéré qu'est la communauté internationale, dans le cas du Togo, a le visage bien concret de la France, de l'Allemagne, des États-Unis, de l'Union européenne (UE) et du PNUD. Les délégués et les représentants de ces pays et organisations internationales forment le Comité de pilotage, appelé aussi G5, qui se réunit régulièrement. Il a élaboré un document intitulé « Projet d'appui au processus électoral, PAPE » soumis à la signature du gouvernement togolais le 24 décembre 2009. C'est dans ce cadre que l'UE a accordé six milliards de francs CFA (neuf millions d'euros) pour soutenir la Commission électorale nationale indépendante (CENI) en vue d'organiser « des élections libres, équitables, transparentes et paisibles, conformément aux standards internationaux » selon le communiqué de Patrick Spirlet, chef de la délégation de la Commission de l'UE à Lomé. Principal bailleur de fonds, l'UE est aussi le catalyseur en principe des réformes dans les pays ACP (Afrique-Caraïbes-Pacifique) au titre des Accords de Cotonou de juin 2000 qui posent les conditionnalités de son aide, à savoir la bonne gouvernance, le respect des droits de l'homme, des principes démocratiques et de l'État de droit, la gestion transparente et responsable des ressources humaines, etc. : un volume de bons principes et de bons sentiments non exécutoires, surtout si l'Etat ACP dispose d'un parrain puissant et bienveillant en mesure de plaider sa cause devant les instances internationales. C'est le cas du Togo du général Eyadéma sous les présidents de la Ve République. Par le PAPE, l'UE s'engage à suivre de près la totalité du processus électoral du 28 février, ce qui englobe les activités préélectorales telles que la révision des listes électorales, le scrutin lui-même et les activités postélectorales avec le suivi des résultats et les éventuels contentieux. Patrick Spirlet a annoncé l'arrivée au Togo pour janvier de 120 à 130 observateurs électoraux de l'UE pour bien montrer « l'investissement d'ampleur de l'UE dans le cadre de l'élection présidentielle ». Chiffre assez dérisoire par rapport aux 5 930 bureaux de vote et probablement plus, réels ou fictifs, disséminés à travers le territoire. Mais le suivi européen de la présidentielle tarde à venir et reste pour le moment d'ordre purement intentionnel.
Dans son rapport adressé récemment à Pascal Bodjona, ministre de l'Administration territoriale, de la Décentralisation et des Collectivités locales, en somme ministre de l'Intérieur, la CENI relève plusieurs manquements. Elle émet de sérieux doutes sur la compétence de la société belge ZETES, fournisseur des kits électoraux et sa capacité à accompagner convenablement la CENI tout au long du processus électoral. Le rapport indique entre autres que « les travaux de reconditionnement ont révélé l'absence, sur les kits, de plusieurs composants ou matériels nécessaires au bon fonctionnement de plus de la moitié des kits ; les caractéristiques électriques des kits n'étaient pas aux normes, les diodes intervenant dans l'alimentation des kits fondent après un certain temps de fonctionnement ; les imprimantes connaissent également quelques difficultés ». Il met sur le compte de la ZETES, choisie par Bodjona, les ratés constatés lors de la révision des listes électorales dans les fiefs de l'opposition et note que sur les 1 275 kits plus de la moitié ne fonctionne pas [1]. En dépit de ces manquements graves qu'elle a elle-même soulevés et les protestations de l'opposition, la CENI continue ses travaux comme si de rien n'était pour ne pas déplaire aux autorités de tutelle. Pendant ce temps, les ambassadeurs des Etats-Unis, d'Allemagne et de France ainsi que le chef de la délégation de la Commission de l'UE au Togo se contentent d'exprimer uniquement leurs « vives préoccupations ». Il faut lire méticuleusement entre les lignes de ces « préoccupations » pour y repérer une once d'injonction de mieux faire.
La France qui en a vu des vertes (présidentielles) et des pas mûres en FrançafriqueLe Comité de pilotage permet à la France de multilatéraliser ses relations bilatérales avec le Togo, notamment au niveau du financement de sa politique africaine, caractérisée par son « informalisation » et ses doxas contradictoires en concurrence avec ses intérêts. Le Comité de pilotage lui permet de jouer sur plusieurs tableaux, et le cas échéant de s'en servir comme un paravent. Ici, elle s'est alignée sur les positions minimalistes de ses pairs occidentaux alors même qu'on peut s'attendre à la voir entraîner les autres membres du G5 à s'immiscer d'avantage, sur la base du PAPE, dans les préparatifs de la totalité du processus électoral. C'est que de l'assassinat du premier président togolais Sylvanus Olympio, en janvier 1963, dont la France serait le commanditaire présumé au soutien de la dictature quadragénaire des Gnassingbé en passant par la validation des fraudes électorales, le contentieux entre les deux pays est si lourd que la France donne l'impression d'être gênée aux entournures et préfère sur certains dossiers faire profil bas.
En revanche, la France retrouve son élément naturel en s'investissant dans le volet « sécurisation électorale » financée en partie par l'Agence française de développement. C'est à elle en effet que sont revenus, dans le partage du travail au sein du G5, la formation et l'entraînement de la « Force sécurité élection présidentielle (Fosep) » créée le 11 novembre dernier. Composée de 6 000 gendarmes et policiers, sa mission est de « garantir d'une part la sécurité avant, pendant et après l'élection et de préserver, d'autre part, un climat de paix et de sérénité sur l'ensemble du territoire national ». Elle est placée sous la supervision de la CENI, mais sous le commandement opérationnel du ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le colonel Atcha Titikpina, de sinistre réputation. C'est un autre tortionnaire reconnu, le lieutenant-colonel Yark Damehame, qui la dirige. La société France Coopération internationale a raflé le marché sous-traité à une autre, Protecop, pour équiper la Fosep en casques et boucliers de protection, treillis, Rangers et bâtons, tandis que radios fixes et portables sont fournies par la société toulousaine Soicex Electronique, et que la CFAO Motors la dote en véhicules 4x4, le tout pour la coquette somme de 500 000 euros (La Lettre du continent du 7 janvier 2010). Tous les observateurs prédisent une élection à l'opposé des proclamations officielles de présidentielle transparente et pacifique, mais Faure Gnassingbé, qui n'a rien à perdre, se prépare, lui, en conséquence.
Faure Gnassingbé : à la fois DAB et DAVComme son père chez qui il a appris, Faure Gnassingbé s'est métamorphosé en un véritable DAB (distributeur automatique de billets) ambulant crachant généreusement des billets de banque tout chauds à qui-veut-n'en-veut-pas, dotant le pays d'infrastructures et d'équipements lui manquaient cruellement. A l'allure où se déroule sa politique publique électorale, le Togo dépasserait sûrement les pays développés en moins d'une décennie si les élections devenaient mensuelles ou hebdomadaires. Mais Faure a aussi une autre identité en réserve : celle d'un DAV, un distributeur automatique de violence latent dont les ingrédients se mettent en place, au nez et à la barbe du PAPE européen, conformément à sa proclamation de foi où il se dit prêt à reconduire la violence d'avril 2005 : « Je le referais. Même si je déplore les violences qui, hélas, ont assombri le processus de transition de février à avril 2005. Si je n'avais pas répondu présent à l'appel que les forces armées, puis l'Assemblée nationale m'avaient lancé, le pire était presque sûr » (Jeune Afrique du 25 décembre 2006).
En effet, il est en train de réactiver les trois piliers de la violence politique. D'abord, à la suite de l'affaire Kpatcha en avril 2009 qui n'a toujours pas trouvé son épilogue, il a changé de chef d'état-major des armées et celui de l'armée de terre où des hommes plus fiables ont remplacé d'autres fidèles jugés tièdes. En juillet dernier, ce sont treize corps ou unités spécialisées qui ont changé de têtes. Il a néanmoins gardé son beau-frère, Félix Kadangah, à la direction de la redoutable FIR, l'unité anti-émeute urbaine de l'armée. Il se trouve que certains promus sont des auteurs présumés de crimes contre l'humanité et cités dans les rapports des organisations de défense des Droits de l'homme.
Des milices pro-FaureEnsuite au côté du Haut Conseil des associations et mouvements étudiants (HACAME), la plus connue des milices paramilitaires, qui a joué un rôle capitale dans toutes les violences électorales, d'autres structures similaires sont en train de sortir de leur hibernation ou en voie de se créer. Ainsi dans un communiqué du 11 septembre 2009, la Jeunesse de l'UFC accuse le major Bilizim Kouloum, gendarme à la retraite, pointé du doigt par différentes organisations de défense de droits de l'homme lors de l'élection d'avril 2005, d'installer dans les préfectures et les sous-préfectures des milices dénommées « Groupe de réflexion et d'appui au parti [RPT] »).
Il convient de rappeler que l'un des hommes forts du régime de Faure Gnassingbé se trouve être précisément Pascal Bodjona, ministre d'État, ministre de l'Administration territoriale, de la Décentralisation et des Collectivités locales, qui a été fondateur et responsable du HACAME au début des années 1990. Enfin, la chute en 2005 de Robert Montoya, ancien gendarme du GIGN (Groupe d'intervention de la gendarmerie nationale) pour trafics d'armes, et de son entreprise de gardiennage, la Société africaine de sécurité-Togo, qui équipait les forces sécuritaires (menottes, matraques, bombes lacrymogènes, gilets pare-balles, cagoules, etc.) a laissé le champ libre à l'Optimal Protection Services. Cette société appartient à Germain Meba, un quadragénaire mais déjà multimillionnaire, et ami personnel de Faure Gnassingbé à qui il doit en partie sa fortune rapide en rapport avec le trafic de drogue et d'or et dont il soutient avec force la candidature en créant l'Association des bénévoles pour la victoire du candidat Faure. Le clan Gnassingbé mobilisé pour sa survie
Militaires, miliciens et vigiles travaillent en symbiose lors des présidentielles ressenties comme des moments douloureux de remise en cause du pouvoir du clan Gnassingbé. C'est pour conjurer la perte du pouvoir et les conséquences désastreuses qu'elle induit que tous les membres du clan se mobilisent pour sa défense. Pendant qu'en face, le Mouvement citoyen pour l'alternance, association proche de l'UFC regroupant des jeunes, constamment harcelé et intimidé par la soldatesque du pouvoir, se dit déterminé à aller jusqu'au « sacrifice suprême » si la victoire du 28 février venait à être volée. Faut-il pour autant partager les inquiétudes et les craintes ambiantes exprimées par le journaliste Tino Kossi qui suggère « l'intervention d'une force militaire étrangère » afin d'anticiper l'explosion de la violence annoncée par tous les oracles ? Il est peut-être plus raisonnable, comme le réclament certains partis et organisations de la société civile, de reporter cette présidentielle pour la mieux préparer dans le calme et la sérénité avec une implication plus grande de l'UE conformément au PAPE.
Car la CENI, à l'image de toute l'administration publique, n'est pas techniquement armée pour mener à bien une telle opération électorale d'envergure qui la dépasse. Prétendre le contraire c'est pratiquer la politique de l'autruche en se voilant la face.
Comi M. Toulabor
Centre d'études de l'Afrique noire -
Sciences Po Bordeaux
[1] www.mo5-togo.com, Sophie Lawson
Manifestation le Samedi 13 février à 14h30 à Paris, de Montparnasse au siège du MEDEF
Le 13 février 2010, cela fera quatre mois que plus de mille travailleuses et travailleurs sans papiers se sont mis en grève pour obtenir du gouvernement une circulaire de régularisation administrative permettant le rétablissement de leurs droits en tant que travailleurs. Très vite ils ont été rejoints par des milliers d'autres pour, fin novembre, être au nombre de six mille ayant en poche leur carte de grève travaillant dans et pour 2093 entreprises réparties dans une quarantaine de départements.
Ce mouvement fait suite à celui de 2008 qui, s'il avait permis la régularisation de 2800 travailleuses et travailleurs, avait fini par buter sur l'arbitraire préfectoral le plus total faute de pouvoir maintenir un rapport de force constant et permanent. Conscients de cette situation de blocage, onze organisations syndicales et associations s'adressaient le 1er octobre 2009 au Premier ministre pour soutenir la revendication d'une circulaire de régularisation des travailleurs sans papiers définissant des critères simplifiés, améliorés, harmonisés et garantissant une égalité de traitement entre les salariés quels que soient leur entreprise et leur département.
Si le Ministère de l'Immigration a été chargé de tenir avec les organisations syndicales signataires de la lettre au Premier ministre, quatre réunions de travail sur le sujet, il a fini par « botter en touche » en promulguant une circulaire le 24 novembre 09 sans rapport avec les discussions engagées mais qui, en outre, renforce l'arbitraire préfectoral. Logique de la part d'un Ministère dont le « coeur de métier » n'a rien à voir avec le règlement de la situation sociale de salariés ! Logique qu'il ait du mal à intégrer une réalité incontournable : celle des métiers les plus pénibles et les plus mal payés puisque les contrats entre donneurs d'ordres et sous-traitants sont régis par la loi du moins-disant, celle des travailleurs des petites entreprises où les garanties sociales sont inférieures à ce qui prévaut dans les grands groupes, celle des intérimaires considérés comme la « dernière roue du carrosse », celle des femmes travaillant dans l'aide à la personne … Réalité économique et sociale de tous ces secteurs dits « non délocalisables » où sont embauchés de façon déclarée ou non les travailleurs sans papiers.
Assez de faux fuyants, de réponses dilatoires et de silences obstinés !
Nous ne voulons pas de salariés sans droits dans les entreprises de notre pays !
Il est maintenant urgent que les décideurs politiques reconnaissent une bonne fois pour toutes qu'il s'agit là d'un conflit du travail. Il est plus que temps que le patronat et les organisations syndicales de salariés puissent s'asseoir autour d'une table et reprennent le dossier là où le Ministère de l'Immigration l'a laissé.
C'est de la responsabilité du Ministère du Travail !
Paris, 6 février 2010
CGT, Union Régionale île de France CGT, Union Syndicale Solidaires, FSU, Ligue des Droits de l'Homme, RESF, Autremonde, Femmes Egalité, La Cimade…
Pour cadres sarkophiles, libéraux et franco-étatsuniens, avides de conseils et curieux d'histoire monarchique.
- Le Point
Le cadeau de Noël 1971 de l'usine Penarroya de Lyon aux ouvriers : la mort ! Du coup, le 9 février 1972, les ouvriers algériens, tunisiens, marocains de l'usine Penarroya de Gerland à Lyon se mettent en grève de façon exemplaire et montrent ainsi qu'il n'y a qu'une classe ouvrière.
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