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Rassemblement, le mercredi 1er Juillet à 18 heures place Jean Jaurès à Tours
Le 21 juin, lors de la fête de la musique, un militant tourangeau bien connu, membre de la CGA et de la cause des sans papiers, a été violemment agressé en pleine rue par un groupe de militants d'extrême droite.
Cet événement illustre un retour en force de l'extrême droite radicale à Tours : le 18 avril dernier, un concert de rock néo nazi devant se tenir dans les environs avait été interdit ; dans le même temps, un groupuscule identitaire faisait son apparition sur Tours et organisait des conférences publiques sans trop soulever d'indignation. Aujourd'hui les fascistes prennent confiance en eux et s'attaquent physiquement aux militants.
Cette situation exige une réponse politique forte et unitaire. Il importe de ne pas laisser le fascisme se développer dans nos rues et de faire en sorte que chaque acteur du mouvement social soit en sécurité dans notre ville.
Nous appelons à un rassemblement pour dénoncer cette agression, afin de montrer aux fascistes notre unité et notre détermination à les empêcher de nuire.
Premiers signataires : Alternative Libertaire 37, les Amis de Demain le Grand Soir, la Coordination des Groupes Anarchistes (CGA), CSDSAP37 ( Comité de Soutien aux Demandeurs d'Asile et Sans- Papiers), le Collectif Anti-Répression, le Collectif Antifasciste, Le groupe anarchiste l'Electron Libre, Le collectif La Victoire, La LGP Région Centre, Nouveau Parti Anticapitaliste, Solidaires 37, …
Un retour en images du camp No Border est disponible sur le site de Contre-Faits. Manif du 27 ; http://www.contre-faits.org/spip.ph...
Journée du 26 : http://www.contre-faits.org/spip.ph...
et d'autres à venir...

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France — Paris, le 25 juin 2009 – Dans la perspective du Sommet pour le climat de décembre 2009, la France a proposé son « Mémorandum », à savoir, sa vision d'un accord de Copenhague ambitieux et équilibré. Pour le RAC-France et ses associations membres, la proposition française ne répond pas à la question clef qui bloque l'avancée de la négociation internationale, le soutien aux pays en développement. Par ailleurs, en s'abritant derrière l'injonction faite aux Etats-Unis et au Canada de renforcer leurs objectifs de réduction d'émissions de gaz à effet de serre, la France opère un recul net sur la question forestière, aux dépens de l'accord négocié à l'échelon européen.
* Forêts : la France remet en cause l'unité européenne
Le texte français contredit clairement la position exprimée par l'Union européenne sur la scène internationale et les conclusions du Conseil Environnement de décembre 2008 négociées par Jean-Louis Borloo à la fin de la présidence française du Conseil européen. Le mémorandum fait référence à « une approche de marché pour financer la réduction des émissions liées à la déforestation et à la dégradation, dès 2013 », et évoque un « système visant à maintenir et augmenter les stocks de carbone terrestre sur le long terme », plutôt qu'un système visant « à réduire de moitié au moins la déforestation tropicale d'ici à 2020 ».
Se faisant, la France propose de revenir sur le compromis européen qui exclut l'utilisation de crédits REDD dans les marchés carbone avant 2020 au plus tôt, compte tenu des incertitudes méthodologiques et des risques associés à cette approche. La France interdit également toute discussion sur la valeur écologique et sociale des forêts tropicales, autre que la séquestration de carbone, et ouvre la voie à des incitations perverses pour le secteur forestier susceptibles d'aggraver la crise de biodiversité. « Avec de telles propositions, la France de Chantal Jouanno et de Jean-Louis Borloo affaiblit la position européenne à 6 mois du sommet de Copenhague », commente Jérôme Frignet. « Nous demandons au gouvernement français de soutenir la création dans le cadre de la Convention des Nations-Unies sur le Climat, d'un fond international pour la protection des forêts tropicales, alimenté par un mécanisme de financement permanent garantissant la mise à disposition d'au moins 30 milliards d'euro par an d'ici à 2013 ».
* Soutien aux pays en développement : la France ne propose rien de nouveau
La question du soutien financier aux pays en développement forme le nœud de la négociation. Depuis le mois de décembre, l'Union européenne, sensée faire une proposition pour répondre aux attentes légitimes des pays les plus vulnérables face à la crise climatique, repousse sans cesse l'échéance. La proposition française reste sur la même ligne : déséquilibrée et sans proposition concrète.
Si le mémorandum mentionne une nécessaire limitation de la croissance des émissions des pays en développement de 15% à 30% d'ici à 2020, il demeure encore une fois très vague sur le soutien financier qui sera apporté aux pays en développement pour mettre en œuvre de telles actions.
Aucun mécanisme de financement n'est proposé pour lever les fonds nécessaires au soutien des pays en développement. Les pays sont libres de mettre en place les moyens de générer ces financements. « De quoi rassurer les pays en développement... las des promesses financières non tenues des pays riches. A titre d'exemple, la France n'a versé qu'un peu plus d'un quart de la somme promise pour la mise en œuvre des plans d'adaptation des pays les plus vulnérables, soit environ 3 millions d'euros sur les 11 promis. Comment exiger de nouvelles actions des pays les plus pauvres sans avoir soutenu leurs premiers pas ? », commente Morgane Créach du RAC.
Rien de plus en ce qui concerne les transferts de technologies, priorité des pays émergents. « Le mémorandum ne propose que des accords technologiques volontaires, alors que les transferts sont un élément clef pour éviter que les pays émergents se développent sur le modèle des pays industrialisés, un modèle énergivore, dépassé et intenable à l'échelle de la planète et au vu de l'ultimatum climatique ! », conclut Karine Gavand, chargée de campagne Climat.
Joseph Tual, grand reporter à la rédaction nationale de France 3, est convoqué par la police pour la seconde fois le 2 juillet prochain.
Notre confrère est mis en cause du fait de la plainte contre X déposée par France 3, son employeur !
France 3 veut identifier le, ou les, auteur(s) de la soi disant "fuite" des images de Nicolas Sarkozy, très irrité sur le plateau du 19/20, le 30 juin 2008.
Pour la seconde fois, les enquêteurs vont probablement exiger qu'il révèle des sources. Bien entendu, Joseph Tual, comme tout journaliste digne de ce nom, va refuser.
Le Syndicat National des Journalistes, première organisation de la profession, est aux côtés du journaliste depuis le début. Il appelle tous les journalistes de France Télévisions à cesser le travail, le jeudi 2 juillet, de 9h à 13h, pour accompagner Joseph Tual à sa convocation à la Préfecture de police, 122/126 rue du Château des Rentiers, 75013 Paris.
le 26 juin 2009
Publié le 25 juin 2009
La Cour suprême de Russie a annulé, le 25 juin 2009, l'acquittement de trois suspects prononcé le 19 février dernier dans le procès sur l'assassinat d'Anna Politkovskaïa. L'affaire devra donc être rejugée. Reporters sans frontières rappelle que cette décision ne fait pas encore justice.
“Nous prenons acte de cette décision. Toutefois l'essentiel du dossier est ailleurs. Il s'agit de l'identité du commanditaire et de l'exécutant de ce crime. L'affaire Politkovskaïa ne pourra être considérée comme élucidée que lorsque ceux-ci auront été identifiés, appréhendés et jugés”, a déclaré Reporters sans frontières.
“L'impunité des agresseurs et des assassins de journalistes est un problème central pour l'avenir de la liberté de la presse en Russie. Nous attendons toujours des autorités qu'elles prennent les engagements nécessaires pour mettre un terme à cet état de fait”, a poursuivi l'organisation.
Le 25 juin, la Cour suprême russe a examiné l'appel interjeté par le parquet de l‘acquittement de trois suspects par le tribunal militaire de Moscou, le 19 février dernier. Elle a donné raison au ministère public. La haute juridiction a estimé que les vices de procédure justifiaient l'annulation du verdict et a renvoyé le dossier devant un tribunal pour un nouveau procès. L'avocat des principaux suspects, Mourad Moussaïev, a déclaré qu'il “s'attendait à une telle décision” et a annoncé qu'il allait saisir la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH).
Djabraïl et Ibraguim Makhmoudov et Sergueï Khadjikourbanov avaient été acquittés par les jurés d'un tribunal de Moscou, au terme d'un procès entaché par de nombreuses irrégularités.
Agée de 48 ans et mère de deux enfants, Anna Politkovskaïa était connue pour son travail sur le Caucase russe où elle s'était rendue à de très nombreuses reprises. Elle était également une critique acerbe de la politique de Vladimir Poutine, alors chef de l'Etat. La journaliste du bihebdomadaire Novaïa Gazeta a été assassinée le 7 octobre 2006, dans l'ascenseur de l'immeuble où elle résidait, rue Lesnaïa, à Moscou.
Ce jeudi 25 juin à 16h05 sur l'avenue Lafayette de Calais, devant l'entrée du magasin Nevada, deux personnes (C.D. et T.J.) portant la banderole "No Borders, no Nations" ont été arrêtés par des agents de la BAC. Un article de la VDN est illustrée d'une photo de l'interpellation.
Après avoir été plaqués au sol et menottés, les deux personnes sont emmenées vers le milieu de la route. Alors qu'elles continuent à scander "Liberté de circuler, liberté de manifester", C.D. subit des pressions physiques pour se taire. L'agent de la BAC qui le maintient lui coince ses lunettes de soleil entre les dents et lui maintient la bouche fermée en agripant son visage par le menton et l'orbite de l'oeil droit. Il lui serre également le cou avec l'avant-bras.
Les deux personnes sont ensuite embarquées et emmenées au commissariat central. Le motif de leur interpellation est "rebellion", les policiers inscrivant sur le PV que les deux interpellés auraient résisté "violemment" à leur interpellation. Il n'y a pourtant eu aucune résistance physique de leur part, ils ont seulement continué de crier, ce qui ne constitue pas un motif de rebellion.
Ils sont relachés avant 21h avec une convocation à se présenter le lendemain à 10h. Le lendemain, leurs dépositions sont confrontées à celle de l'agent de police ayant fait preuve de violence. Chacun maintient sa déposition. L'agent de la BAC porte plainte contre C.D., estimant sans doute qu'il y a diffamation (concernant l'accusation de violences).
Nous avons absolument besoin que les personnes présentes au moment de l'interpellation apportent leurs témoignages sur les conditions de cette interpellation, afin d'acter des violences commises. Pour cela, contactez-nous sur CNNOBORDER @ RISEUP.NET
Les deux interpellés passeront devant le tribunal de Boulogne le 14 octobre 2009 à 8h30.
Merci de votre soutien,
Ce jeudi 25 juin à 16h05 sur l'avenue Lafayette de Calais, devant l'entrée du magasin Nevada, deux personnes (C.D. et T.J.) portant la banderole "No Borders, no Nations" ont été arrêtés par des agents de la BAC. Un article de la VDN est illustrée d'une photo de l'interpellation.
Après avoir été plaqués au sol et menottés, les deux personnes sont emmenées vers le milieu de la route. Alors qu'elles continuent à scander "Liberté de circuler, liberté de manifester", C.D. subit des pressions physiques pour se taire. L'agent de la BAC qui le maintient lui coince ses lunettes de soleil entre les dents et lui maintient la bouche fermée en agripant son visage par le menton et l'orbite de l'oeil droit. Il lui serre également le cou avec l'avant-bras.
Les deux personnes sont ensuite embarquées et emmenées au commissariat central. Le motif de leur interpellation est "rebellion", les policiers inscrivant sur le PV que les deux interpellés auraient résisté "violemment" à leur interpellation. Il n'y a pourtant eu aucune résistance physique de leur part, ils ont seulement continué de crier, ce qui ne constitue pas un motif de rebellion.
Ils sont relachés avant 21h avec une convocation à se présenter le lendemain à 10h. Le lendemain, leurs dépositions sont confrontées à celle de l'agent de police ayant fait preuve de violence. Chacun maintient sa déposition. L'agent de la BAC porte plainte contre C.D., estimant sans doute qu'il y a diffamation (concernant l'accusation de violences).
Nous avons absolument besoin que les personnes présentes au moment de l'interpellation apportent leurs témoignages sur les conditions de cette interpellation, afin d'acter des violences commises. Pour cela, contactez-nous sur CNNOBORDER @ RISEUP.NET
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Après avoir été plaqués au sol et menottés, les deux personnes sont emmenées vers le milieu de la route. Alors qu'elles continuent à scander "Liberté de circuler, liberté de manifester", C.D. subit des pressions physiques pour se taire. L'agent de la BAC qui le maintient lui coince ses lunettes de soleil entre les dents et lui maintient la bouche fermée en agripant son visage par le menton et l'orbite de l'oeil droit. Il lui serre également le cou avec l'avant-bras.
Les deux personnes sont ensuite embarquées et emmenées au commissariat central. Le motif de leur interpellation est "rebellion", les policiers inscrivant sur le PV que les deux interpellés auraient résisté "violemment" à leur interpellation. Il n'y a pourtant eu aucune résistance physique de leur part, ils ont seulement continué de crier, ce qui ne constitue pas un motif de rebellion.
Ils sont relachés avant 21h avec une convocation à se présenter le lendemain à 10h. Le lendemain, leurs dépositions sont confrontées à celle de l'agent de police ayant fait preuve de violence. Chacun maintient sa déposition. L'agent de la BAC porte plainte contre C.D., estimant sans doute qu'il y a diffamation (concernant l'accusation de violences).
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Les deux personnes sont ensuite embarquées et emmenées au commissariat central. Le motif de leur interpellation est "rebellion", les policiers inscrivant sur le PV que les deux interpellés auraient résisté "violemment" à leur interpellation. Il n'y a pourtant eu aucune résistance physique de leur part, ils ont seulement continué de crier, ce qui ne constitue pas un motif de rebellion.
Ils sont relachés avant 21h avec une convocation à se présenter le lendemain à 10h. Le lendemain, leurs dépositions sont confrontées à celle de l'agent de police ayant fait preuve de violence. Chacun maintient sa déposition. L'agent de la BAC porte plainte contre C.D., estimant sans doute qu'il y a diffamation (concernant l'accusation de violences).
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Ils sont relachés avant 21h avec une convocation à se présenter le lendemain à 10h. Le lendemain, leurs dépositions sont confrontées à celle de l'agent de police ayant fait preuve de violence. Chacun maintient sa déposition. L'agent de la BAC porte plainte contre C.D., estimant sans doute qu'il y a diffamation (concernant l'accusation de violences).
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Au terme d'une année riche en luttes et en rencontres nous proposons de travailler à partir d'un outil qui perdure au-delà des mouvements : une journée de l'Université Autogérée.
Contre un sentiment d'abattement qui en saisit beaucoup aujourd'hui, nous voulons au contraire parier sur une Université autogérée, afin de mettre en place une structure où la réflexion/action se mènerait ensemble sur le long terme...
Nous vous invitons le lundi 29 juin à partir de 9h30 au 4bis rue de l'université pour une présentation de notre projet et une journée d'échange ouverte.
Matin :
- Présentation du projet et du contexte de l'Université autogérée
Discussion générale :
- Quelle Université voulons-nous ? - Décalage organisations/luttes actuelles : à la recherche d'un « frisson nouveau »... - Esprit de Vincennes, le retour ! - Quel outil informatique pour l'Université autogérée ?
Définition collective des ateliers de l'après-midi et premières propositions d'ateliers pour la rentrée
Repas partagé
Après-midi : ateliers proposés :
- L'Université et les Lumières : sortir de la minorité...
A partir de Plinio Prado, Le principe d'Université comme droit inconditionnel à la critique > http://www.editions-lignes.com/LE-PRINCIPE-D-UNIVERSITE.html
- Université et mouvements sociaux
A partir de Charlotte Nordmann, Bourdieu, Rancière : la politique entre philosophie et sociologie
- Partage des savoirs et informatique... ...
En soirée (vers 20h) au 44 rue Burdeau (local CNT) :
- Projection de "Vincennes, le ghetto expérimental", de Jean-Michel Carré
plus de détails (extrait du film) à : http://www.cnt69.org/index.php/2009/06/27/94-universite-autogeree-le-29-juin
On s'accordera tous pour dire que le dispositif policier déployé à Calais durant cette semaine était des plus disproportionnés, au vu du nombre de militants présents. Et quand bien même nous aurions été plus nombreux, rien n'aurait pu justifier la psychose sécuritaire et les méthodes oppressives que nous avons constatés. Face à cela, nous avons eu beaucoup de plaisir à constater que de nombreux calaisiens et de nombreux migrants ont dépassé la peur ambiante pour nous rejoindre sur le campement et partager avec nous des moments de détente et de réflexion.
En ce qui concerne la logistique du camp, tout à fonctionné relativement bien. Les débats en plénière se sont déroulés dans le respect de chacun et la vie dans le camp était agréable pour tous. Beaucoup ont néanmoins regretté qu'il y ait une si grande inertie dans l'action revendicative. Certains ont d'ailleurs quitté le camp dés le jeudi, exaspérés par l'étau policier et l'apathie de nombreux participants au camp. Beaucoup auraient en effet apprécié qu'on se donne plus les moyens d'accéder au centre ville ou du moins aux lieux fréquentés par la population, en passant les contrôles de façon totalement dispersée pour se rejoindre après – comme ce fut le cas pour l'action du jeudi 25. On aurait pu peut-être envisager plus d'actions en centre ville, par petits groupes, voire de façon plus affinitaire. Le "brainstorming" pour échapper au contrôle des flics n'a sans doute pas été assez efficace.
La rencontre avec les migrants a été pour sa part bien réussie, certains ayant pu aller à leur contact dans les jungles et les inviter à se joindre à nous. Cependant, beaucoup de migrants, notamment afghans, pensaient nous voir tenter l'ouverture du port et ont régulièrement posé des questions en ce sens. Il est assez difficile d'évaluer s'ils ont été déçus ou non de notre présence, mais ceux qui étaient sur le camp semblaient heureux d'avoir un autre horizon pour quelques jours au moins. C'est déjà une petite victoire.
Ce qui a été nettement moins réussi, c'est sans doute la cohésion des participants au camp, car nombreux ont été ceux qui, sous prétexte de protéger les migrants et de ne pas mettre en danger le peux d'espace de revendication que nous avions, ont vivement critiqué les personnes investies dans des actions spontanées aux abords du camp. Bien qu'il n'y avait aucune volonté de leur part de créer l'affrontement, mais seulement de manifester leur sentiment d'humiliation et de colère vis-à-vis du cantonnement, voire de la quarantaine qui nous était imposée, des personnes ont créé la division en s'opposant à ces initiatives visant à briser l'apathie. Ce sont notamment les actions du vendredi qui ont suscité cette réaction : ne supportant plus de voir leur liberté de circuler bafouée et de devoir accepter le siège du camp, ainsi que les contrôles d'identité et fouilles au corps permanentes, des militants ont décidé de manifester leur mécontentement sur les routes bordant le camp. Il s'agissait de brandir une banderole et de faire face aux flics en faisant comprendre à tous – population et journalistes compris – que nous n'étions pas résignés face au tout-sécuritaire.
La première initiative s'est portée à l'avant du camp où se tenaient les blocus filtrants empêchant depuis deux heures les populations du quartier et les militants fraichement arrivés de rejoindre le camp. S'il n'y avait pas de volonté d'aller au contact, nous avons constaté que certains militants, peut-être eux aussi influencés par la psychose faite autour des radicaux, s'y sont opposés au lieu de manifester une quelconque forme de solidarité. La banderole est restée plus d'une heure en travers de la route et des photographes de presse et indépendants ont pu témoigner de notre sentiment d'humiliation, ce qui n'aurait pas pu être le cas si nous étions restés autour d'une bière à l'intérieur du camp. Quant à parler de mise en danger du camp, c'est une erreur, car le dialogue a pu être établi avec les policiers pour qu'ils lèvent le blocus et retirent le surplus de troupes qu'ils avaient déployés avant même l'arrivée de la banderole (pour fouiller les véhicules et les personnes arrivantes). C'est d'ailleurs le seul moment où il y a eu négociation.
L'autre contact avec la police, que beaucoup ont considéré comme une négociation, a eu lieu après la seconde initiative aux abords du camp. En début de soirée, au moment du repas, une trentaine de militants ont en effet tenté de bloquer la rocade d'accès au port, pour contester à la fois le blocus du camp et les conditions de circulation des personnes et des marchandises dans le monde : l'idée était de manifester notre opposition à la circulation des biens marchands et la fermeture des frontières aux êtres humains. Un bref communiqué avait été préparé en ce sens. La réaction policière a cette initiative a été violente. Très rapidement, des véhicules de police et des agents de la BAC armés de flash-balls et de lacrymogènes ont repoussés les militants vers le camp en leur tirant dessus alors même qu'ils étaient parmi les tentes (quelques tentes ont d'ailleurs été percées par les projectiles brûlants). Il est regrettable qu'à ce moment, les participants au camp se soient divisés et que nombreux se soient désolidarisés des militants de l'action en les accusant de mettre en danger les autres, alors même qu'il était impossible de faire aucune action hors du camp. Auraient-ils préféré qu'on se résigne tous, par mesure de précaution ?
Lorsque les officiers de police sont arrivés, une première personnes vêtue d'une casquette blanche s'est spontanément présentée, sans que nous sachions qui il est. Une seconde personne, que beaucoup savaient impliquée dans le camp, a été appelée par l'un des officiers (militants lillois, il était connu de ces officiers de Lille). Après hésitation, il est monté et s'est entretenu avec eux, faisant rapidement appel à une autre personne investie dans le camp pour que l'objet de la discussion ne reste pas cachée. Une autre personne s'est ensuite ajoutée et s'est entretenue en anglais avec les policiers. Il n'y a pas eu à ce moment de négociation : les personnes du camp ont seulement expliqué que la tension était due à l'étau policier et que nous souhaitions la levée de ces contrôles humiliants. Aucune proposition n'a été faite en contrepartie. Il était uniquement question de l'absurdité du dispositif policier, que l'officier a tenté de justifier tout en faisant mine de comprendre et de soutenir nos inquiétudes. Une fois notre message transmis, les personnes du camp sont redescendues et ont expliqué à ceux qui le souhaitaient l'objet de la discussion. Si les trois derniers montés étaient connus des participants aux camps, il serait bon de discuter avec le premier (casquette blanche) de son rôle dans le campement. Pourtant, on peut regretter le procès d'intention qui a été fait à l'un des autres, sous prétexte qu'il s'investissait trop dans les actions et qu'il "mettait en danger" le camp et les migrants. La police a sans doute atteint son objectif : diviser et déstabiliser les participants au camp.
Le jour suivant, cette division a sans doute joué un rôle, dans la mesure où l'acceptation des fouilles et confiscations par les plus modérés a contraint les radicaux à se plier eux-aussi à cette humiliation et au vol de leur objets personnels, puisqu'aucune volonté commune de refuser le blocus n'a émergé. Nous étions tous coincés entre le barrage filtrant et l'unité de flics en civils qui empêchaient le retour au camp sans contrôle. A ce stade là, et sachant la présence parmi nous de nombreuses personnes ayant eu affaire auparavant à la répression policière, ou à des condamnations pour leurs opinions, il aurait été plus respectueux de nos différences et de nos opinions de ne pas se laisser humilier en passant le contrôle. Nous aurions dû demander à ce moment-là une négociation pour passer sans contrôle ou de ne pas passer du tout. Question d'intégrité. Au lieu de cela, certains ont décidé pour tous les autres d'accepter la mascarade et de manifester nu, plutôt que de renoncer à jouer leur jeu. Il aurait été préférable de réfléchir à la rédaction d'un communiqué, de convoquer une conférence de presse et d'y expliquer notre opposition à se laisser écraser. Nous sommes plus d'un à considérer la manifestation du samedi comme une grotesque mise en boîte de nos revendications, comme une atteinte manifeste à nos libertés et comme une renonciation à la lutte. Comment pouvons nous prétendre à la destruction des centres de rétentions si nous acceptons systématiquement d'obéir aux moindres exigences des autorités ?
La division et la résignation sont sans doute deux choses que pas mal d'entre nous retiendrons de cette fin de semaine... Dommage.
On s'accordera tous pour dire que le dispositif policier déployé à Calais durant cette semaine était des plus disproportionnés, au vu du nombre de militants présents. Et quand bien même nous aurions été plus nombreux, rien n'aurait pu justifier la psychose sécuritaire et les méthodes oppressives que nous avons constatés. Face à cela, nous avons eu beaucoup de plaisir à constater que de nombreux calaisiens et de nombreux migrants ont dépassé la peur ambiante pour nous rejoindre sur le campement et partager avec nous des moments de détente et de réflexion.
En ce qui concerne la logistique du camp, tout à fonctionné relativement bien. Les débats en plénière se sont déroulés dans le respect de chacun et la vie dans le camp était agréable pour tous. Beaucoup ont néanmoins regretté qu'il y ait une si grande inertie dans l'action revendicative. Certains ont d'ailleurs quitté le camp dés le jeudi, exaspérés par l'étau policier et l'apathie de nombreux participants au camp. Beaucoup auraient en effet apprécié qu'on se donne plus les moyens d'accéder au centre ville ou du moins aux lieux fréquentés par la population, en passant les contrôles de façon totalement dispersée pour se rejoindre après – comme ce fut le cas pour l'action du jeudi 25. On aurait pu peut-être envisager plus d'actions en centre ville, par petits groupes, voire de façon plus affinitaire. Le "brainstorming" pour échapper au contrôle des flics n'a sans doute pas été assez efficace.
La rencontre avec les migrants a été pour sa part bien réussie, certains ayant pu aller à leur contact dans les jungles et les inviter à se joindre à nous. Cependant, beaucoup de migrants, notamment afghans, pensaient nous voir tenter l'ouverture du port et ont régulièrement posé des questions en ce sens. Il est assez difficile d'évaluer s'ils ont été déçus ou non de notre présence, mais ceux qui étaient sur le camp semblaient heureux d'avoir un autre horizon pour quelques jours au moins. C'est déjà une petite victoire.
Ce qui a été nettement moins réussi, c'est sans doute la cohésion des participants au camp, car nombreux ont été ceux qui, sous prétexte de protéger les migrants et de ne pas mettre en danger le peux d'espace de revendication que nous avions, ont vivement critiqué les personnes investies dans des actions spontanées aux abords du camp. Bien qu'il n'y avait aucune volonté de leur part de créer l'affrontement, mais seulement de manifester leur sentiment d'humiliation et de colère vis-à-vis du cantonnement, voire de la quarantaine qui nous était imposée, des personnes ont créé la division en s'opposant à ces initiatives visant à briser l'apathie. Ce sont notamment les actions du vendredi qui ont suscité cette réaction : ne supportant plus de voir leur liberté de circuler bafouée et de devoir accepter le siège du camp, ainsi que les contrôles d'identité et fouilles au corps permanentes, des militants ont décidé de manifester leur mécontentement sur les routes bordant le camp. Il s'agissait de brandir une banderole et de faire face aux flics en faisant comprendre à tous – population et journalistes compris – que nous n'étions pas résignés face au tout-sécuritaire.
La première initiative s'est portée à l'avant du camp où se tenaient les blocus filtrants empêchant depuis deux heures les populations du quartier et les militants fraichement arrivés de rejoindre le camp. S'il n'y avait pas de volonté d'aller au contact, nous avons constaté que certains militants, peut-être eux aussi influencés par la psychose faite autour des radicaux, s'y sont opposés au lieu de manifester une quelconque forme de solidarité. La banderole est restée plus d'une heure en travers de la route et des photographes de presse et indépendants ont pu témoigner de notre sentiment d'humiliation, ce qui n'aurait pas pu être le cas si nous étions restés autour d'une bière à l'intérieur du camp. Quant à parler de mise en danger du camp, c'est une erreur, car le dialogue a pu être établi avec les policiers pour qu'ils lèvent le blocus et retirent le surplus de troupes qu'ils avaient déployés avant même l'arrivée de la banderole (pour fouiller les véhicules et les personnes arrivantes). C'est d'ailleurs le seul moment où il y a eu négociation.
L'autre contact avec la police, que beaucoup ont considéré comme une négociation, a eu lieu après la seconde initiative aux abords du camp. En début de soirée, au moment du repas, une trentaine de militants ont en effet tenté de bloquer la rocade d'accès au port, pour contester à la fois le blocus du camp et les conditions de circulation des personnes et des marchandises dans le monde : l'idée était de manifester notre opposition à la circulation des biens marchands et la fermeture des frontières aux êtres humains. Un bref communiqué avait été préparé en ce sens. La réaction policière a cette initiative a été violente. Très rapidement, des véhicules de police et des agents de la BAC armés de flash-balls et de lacrymogènes ont repoussés les militants vers le camp en leur tirant dessus alors même qu'ils étaient parmi les tentes (quelques tentes ont d'ailleurs été percées par les projectiles brûlants). Il est regrettable qu'à ce moment, les participants au camp se soient divisés et que nombreux se soient désolidarisés des militants de l'action en les accusant de mettre en danger les autres, alors même qu'il était impossible de faire aucune action hors du camp. Auraient-ils préféré qu'on se résigne tous, par mesure de précaution ?
Lorsque les officiers de police sont arrivés, une première personnes vêtue d'une casquette blanche s'est spontanément présentée, sans que nous sachions qui il est. Une seconde personne, que beaucoup savaient impliquée dans le camp, a été appelée par l'un des officiers (militants lillois, il était connu de ces officiers de Lille). Après hésitation, il est monté et s'est entretenu avec eux, faisant rapidement appel à une autre personne investie dans le camp pour que l'objet de la discussion ne reste pas cachée. Une autre personne s'est ensuite ajoutée et s'est entretenue en anglais avec les policiers. Il n'y a pas eu à ce moment de négociation : les personnes du camp ont seulement expliqué que la tension était due à l'étau policier et que nous souhaitions la levée de ces contrôles humiliants. Aucune proposition n'a été faite en contrepartie. Il était uniquement question de l'absurdité du dispositif policier, que l'officier a tenté de justifier tout en faisant mine de comprendre et de soutenir nos inquiétudes. Une fois notre message transmis, les personnes du camp sont redescendues et ont expliqué à ceux qui le souhaitaient l'objet de la discussion. Si les trois derniers montés étaient connus des participants aux camps, il serait bon de discuter avec le premier (casquette blanche) de son rôle dans le campement. Pourtant, on peut regretter le procès d'intention qui a été fait à l'un des autres, sous prétexte qu'il s'investissait trop dans les actions et qu'il "mettait en danger" le camp et les migrants. La police a sans doute atteint son objectif : diviser et déstabiliser les participants au camp.
Le jour suivant, cette division a sans doute joué un rôle, dans la mesure où l'acceptation des fouilles et confiscations par les plus modérés a contraint les radicaux à se plier eux-aussi à cette humiliation et au vol de leur objets personnels, puisqu'aucune volonté commune de refuser le blocus n'a émergé. Nous étions tous coincés entre le barrage filtrant et l'unité de flics en civils qui empêchaient le retour au camp sans contrôle. A ce stade là, et sachant la présence parmi nous de nombreuses personnes ayant eu affaire auparavant à la répression policière, ou à des condamnations pour leurs opinions, il aurait été plus respectueux de nos différences et de nos opinions de ne pas se laisser humilier en passant le contrôle. Nous aurions dû demander à ce moment-là une négociation pour passer sans contrôle ou de ne pas passer du tout. Question d'intégrité. Au lieu de cela, certains ont décidé pour tous les autres d'accepter la mascarade et de manifester nu, plutôt que de renoncer à jouer leur jeu. Il aurait été préférable de réfléchir à la rédaction d'un communiqué, de convoquer une conférence de presse et d'y expliquer notre opposition à se laisser écraser. Nous sommes plus d'un à considérer la manifestation du samedi comme une grotesque mise en boîte de nos revendications, comme une atteinte manifeste à nos libertés et comme une renonciation à la lutte. Comment pouvons nous prétendre à la destruction des centres de rétentions si nous acceptons systématiquement d'obéir aux moindres exigences des autorités ?
La division et la résignation sont sans doute deux choses que pas mal d'entre nous retiendrons de cette fin de semaine... Dommage.
On s'accordera tous pour dire que le dispositif policier déployé à Calais durant cette semaine était des plus disproportionnés, au vu du nombre de militants présents. Et quand bien même nous aurions été plus nombreux, rien n'aurait pu justifier la psychose sécuritaire et les méthodes oppressives que nous avons constatés. Face à cela, nous avons eu beaucoup de plaisir à constater que de nombreux calaisiens et de nombreux migrants ont dépassé la peur ambiante pour nous rejoindre sur le campement et partager avec nous des moments de détente et de réflexion.
En ce qui concerne la logistique du camp, tout à fonctionné relativement bien. Les débats en plénière se sont déroulés dans le respect de chacun et la vie dans le camp était agréable pour tous. Beaucoup ont néanmoins regretté qu'il y ait une si grande inertie dans l'action revendicative. Certains ont d'ailleurs quitté le camp dés le jeudi, exaspérés par l'étau policier et l'apathie de nombreux participants au camp. Beaucoup auraient en effet apprécié qu'on se donne plus les moyens d'accéder au centre ville ou du moins aux lieux fréquentés par la population, en passant les contrôles de façon totalement dispersée pour se rejoindre après – comme ce fut le cas pour l'action du jeudi 25. On aurait pu peut-être envisager plus d'actions en centre ville, par petits groupes, voire de façon plus affinitaire. Le "brainstorming" pour échapper au contrôle des flics n'a sans doute pas été assez efficace.
La rencontre avec les migrants a été pour sa part bien réussie, certains ayant pu aller à leur contact dans les jungles et les inviter à se joindre à nous. Cependant, beaucoup de migrants, notamment afghans, pensaient nous voir tenter l'ouverture du port et ont régulièrement posé des questions en ce sens. Il est assez difficile d'évaluer s'ils ont été déçus ou non de notre présence, mais ceux qui étaient sur le camp semblaient heureux d'avoir un autre horizon pour quelques jours au moins. C'est déjà une petite victoire.
Ce qui a été nettement moins réussi, c'est sans doute la cohésion des participants au camp, car nombreux ont été ceux qui, sous prétexte de protéger les migrants et de ne pas mettre en danger le peux d'espace de revendication que nous avions, ont vivement critiqué les personnes investies dans des actions spontanées aux abords du camp. Bien qu'il n'y avait aucune volonté de leur part de créer l'affrontement, mais seulement de manifester leur sentiment d'humiliation et de colère vis-à-vis du cantonnement, voire de la quarantaine qui nous était imposée, des personnes ont créé la division en s'opposant à ces initiatives visant à briser l'apathie. Ce sont notamment les actions du vendredi qui ont suscité cette réaction : ne supportant plus de voir leur liberté de circuler bafouée et de devoir accepter le siège du camp, ainsi que les contrôles d'identité et fouilles au corps permanentes, des militants ont décidé de manifester leur mécontentement sur les routes bordant le camp. Il s'agissait de brandir une banderole et de faire face aux flics en faisant comprendre à tous – population et journalistes compris – que nous n'étions pas résignés face au tout-sécuritaire.
La première initiative s'est portée à l'avant du camp où se tenaient les blocus filtrants empêchant depuis deux heures les populations du quartier et les militants fraichement arrivés de rejoindre le camp. S'il n'y avait pas de volonté d'aller au contact, nous avons constaté que certains militants, peut-être eux aussi influencés par la psychose faite autour des radicaux, s'y sont opposés au lieu de manifester une quelconque forme de solidarité. La banderole est restée plus d'une heure en travers de la route et des photographes de presse et indépendants ont pu témoigner de notre sentiment d'humiliation, ce qui n'aurait pas pu être le cas si nous étions restés autour d'une bière à l'intérieur du camp. Quant à parler de mise en danger du camp, c'est une erreur, car le dialogue a pu être établi avec les policiers pour qu'ils lèvent le blocus et retirent le surplus de troupes qu'ils avaient déployés avant même l'arrivée de la banderole (pour fouiller les véhicules et les personnes arrivantes). C'est d'ailleurs le seul moment où il y a eu négociation.
L'autre contact avec la police, que beaucoup ont considéré comme une négociation, a eu lieu après la seconde initiative aux abords du camp. En début de soirée, au moment du repas, une trentaine de militants ont en effet tenté de bloquer la rocade d'accès au port, pour contester à la fois le blocus du camp et les conditions de circulation des personnes et des marchandises dans le monde : l'idée était de manifester notre opposition à la circulation des biens marchands et la fermeture des frontières aux êtres humains. Un bref communiqué avait été préparé en ce sens. La réaction policière a cette initiative a été violente. Très rapidement, des véhicules de police et des agents de la BAC armés de flash-balls et de lacrymogènes ont repoussés les militants vers le camp en leur tirant dessus alors même qu'ils étaient parmi les tentes (quelques tentes ont d'ailleurs été percées par les projectiles brûlants). Il est regrettable qu'à ce moment, les participants au camp se soient divisés et que nombreux se soient désolidarisés des militants de l'action en les accusant de mettre en danger les autres, alors même qu'il était impossible de faire aucune action hors du camp. Auraient-ils préféré qu'on se résigne tous, par mesure de précaution ?
Lorsque les officiers de police sont arrivés, une première personnes vêtue d'une casquette blanche s'est spontanément présentée, sans que nous sachions qui il est. Une seconde personne, que beaucoup savaient impliquée dans le camp, a été appelée par l'un des officiers (militants lillois, il était connu de ces officiers de Lille). Après hésitation, il est monté et s'est entretenu avec eux, faisant rapidement appel à une autre personne investie dans le camp pour que l'objet de la discussion ne reste pas cachée. Une autre personne s'est ensuite ajoutée et s'est entretenue en anglais avec les policiers. Il n'y a pas eu à ce moment de négociation : les personnes du camp ont seulement expliqué que la tension était due à l'étau policier et que nous souhaitions la levée de ces contrôles humiliants. Aucune proposition n'a été faite en contrepartie. Il était uniquement question de l'absurdité du dispositif policier, que l'officier a tenté de justifier tout en faisant mine de comprendre et de soutenir nos inquiétudes. Une fois notre message transmis, les personnes du camp sont redescendues et ont expliqué à ceux qui le souhaitaient l'objet de la discussion. Si les trois derniers montés étaient connus des participants aux camps, il serait bon de discuter avec le premier (casquette blanche) de son rôle dans le campement. Pourtant, on peut regretter le procès d'intention qui a été fait à l'un des autres, sous prétexte qu'il s'investissait trop dans les actions et qu'il "mettait en danger" le camp et les migrants. La police a sans doute atteint son objectif : diviser et déstabiliser les participants au camp.
Le jour suivant, cette division a sans doute joué un rôle, dans la mesure où l'acceptation des fouilles et confiscations par les plus modérés a contraint les radicaux à se plier eux-aussi à cette humiliation et au vol de leur objets personnels, puisqu'aucune volonté commune de refuser le blocus n'a émergé. Nous étions tous coincés entre le barrage filtrant et l'unité de flics en civils qui empêchaient le retour au camp sans contrôle. A ce stade là, et sachant la présence parmi nous de nombreuses personnes ayant eu affaire auparavant à la répression policière, ou à des condamnations pour leurs opinions, il aurait été plus respectueux de nos différences et de nos opinions de ne pas se laisser humilier en passant le contrôle. Nous aurions dû demander à ce moment-là une négociation pour passer sans contrôle ou de ne pas passer du tout. Question d'intégrité. Au lieu de cela, certains ont décidé pour tous les autres d'accepter la mascarade et de manifester nu, plutôt que de renoncer à jouer leur jeu. Il aurait été préférable de réfléchir à la rédaction d'un communiqué, de convoquer une conférence de presse et d'y expliquer notre opposition à se laisser écraser. Nous sommes plus d'un à considérer la manifestation du samedi comme une grotesque mise en boîte de nos revendications, comme une atteinte manifeste à nos libertés et comme une renonciation à la lutte. Comment pouvons nous prétendre à la destruction des centres de rétentions si nous acceptons systématiquement d'obéir aux moindres exigences des autorités ?
La division et la résignation sont sans doute deux choses que pas mal d'entre nous retiendrons de cette fin de semaine... Dommage.
On s'accordera tous pour dire que le dispositif policier déployé à Calais durant cette semaine était des plus disproportionnés, au vu du nombre de militants présents. Et quand bien même nous aurions été plus nombreux, rien n'aurait pu justifier la psychose sécuritaire et les méthodes oppressives que nous avons constatés. Face à cela, nous avons eu beaucoup de plaisir à constater que de nombreux calaisiens et de nombreux migrants ont dépassé la peur ambiante pour nous rejoindre sur le campement et partager avec nous des moments de détente et de réflexion.
En ce qui concerne la logistique du camp, tout à fonctionné relativement bien. Les débats en plénière se sont déroulés dans le respect de chacun et la vie dans le camp était agréable pour tous. Beaucoup ont néanmoins regretté qu'il y ait une si grande inertie dans l'action revendicative. Certains ont d'ailleurs quitté le camp dés le jeudi, exaspérés par l'étau policier et l'apathie de nombreux participants au camp. Beaucoup auraient en effet apprécié qu'on se donne plus les moyens d'accéder au centre ville ou du moins aux lieux fréquentés par la population, en passant les contrôles de façon totalement dispersée pour se rejoindre après – comme ce fut le cas pour l'action du jeudi 25. On aurait pu peut-être envisager plus d'actions en centre ville, par petits groupes, voire de façon plus affinitaire. Le "brainstorming" pour échapper au contrôle des flics n'a sans doute pas été assez efficace.
La rencontre avec les migrants a été pour sa part bien réussie, certains ayant pu aller à leur contact dans les jungles et les inviter à se joindre à nous. Cependant, beaucoup de migrants, notamment afghans, pensaient nous voir tenter l'ouverture du port et ont régulièrement posé des questions en ce sens. Il est assez difficile d'évaluer s'ils ont été déçus ou non de notre présence, mais ceux qui étaient sur le camp semblaient heureux d'avoir un autre horizon pour quelques jours au moins. C'est déjà une petite victoire.
Ce qui a été nettement moins réussi, c'est sans doute la cohésion des participants au camp, car nombreux ont été ceux qui, sous prétexte de protéger les migrants et de ne pas mettre en danger le peux d'espace de revendication que nous avions, ont vivement critiqué les personnes investies dans des actions spontanées aux abords du camp. Bien qu'il n'y avait aucune volonté de leur part de créer l'affrontement, mais seulement de manifester leur sentiment d'humiliation et de colère vis-à-vis du cantonnement, voire de la quarantaine qui nous était imposée, des personnes ont créé la division en s'opposant à ces initiatives visant à briser l'apathie. Ce sont notamment les actions du vendredi qui ont suscité cette réaction : ne supportant plus de voir leur liberté de circuler bafouée et de devoir accepter le siège du camp, ainsi que les contrôles d'identité et fouilles au corps permanentes, des militants ont décidé de manifester leur mécontentement sur les routes bordant le camp. Il s'agissait de brandir une banderole et de faire face aux flics en faisant comprendre à tous – population et journalistes compris – que nous n'étions pas résignés face au tout-sécuritaire.
La première initiative s'est portée à l'avant du camp où se tenaient les blocus filtrants empêchant depuis deux heures les populations du quartier et les militants fraichement arrivés de rejoindre le camp. S'il n'y avait pas de volonté d'aller au contact, nous avons constaté que certains militants, peut-être eux aussi influencés par la psychose faite autour des radicaux, s'y sont opposés au lieu de manifester une quelconque forme de solidarité. La banderole est restée plus d'une heure en travers de la route et des photographes de presse et indépendants ont pu témoigner de notre sentiment d'humiliation, ce qui n'aurait pas pu être le cas si nous étions restés autour d'une bière à l'intérieur du camp. Quant à parler de mise en danger du camp, c'est une erreur, car le dialogue a pu être établi avec les policiers pour qu'ils lèvent le blocus et retirent le surplus de troupes qu'ils avaient déployés avant même l'arrivée de la banderole (pour fouiller les véhicules et les personnes arrivantes). C'est d'ailleurs le seul moment où il y a eu négociation.
L'autre contact avec la police, que beaucoup ont considéré comme une négociation, a eu lieu après la seconde initiative aux abords du camp. En début de soirée, au moment du repas, une trentaine de militants ont en effet tenté de bloquer la rocade d'accès au port, pour contester à la fois le blocus du camp et les conditions de circulation des personnes et des marchandises dans le monde : l'idée était de manifester notre opposition à la circulation des biens marchands et la fermeture des frontières aux êtres humains. Un bref communiqué avait été préparé en ce sens. La réaction policière a cette initiative a été violente. Très rapidement, des véhicules de police et des agents de la BAC armés de flash-balls et de lacrymogènes ont repoussés les militants vers le camp en leur tirant dessus alors même qu'ils étaient parmi les tentes (quelques tentes ont d'ailleurs été percées par les projectiles brûlants). Il est regrettable qu'à ce moment, les participants au camp se soient divisés et que nombreux se soient désolidarisés des militants de l'action en les accusant de mettre en danger les autres, alors même qu'il était impossible de faire aucune action hors du camp. Auraient-ils préféré qu'on se résigne tous, par mesure de précaution ?
Lorsque les officiers de police sont arrivés, une première personnes vêtue d'une casquette blanche s'est spontanément présentée, sans que nous sachions qui il est. Une seconde personne, que beaucoup savaient impliquée dans le camp, a été appelée par l'un des officiers (militants lillois, il était connu de ces officiers de Lille). Après hésitation, il est monté et s'est entretenu avec eux, faisant rapidement appel à une autre personne investie dans le camp pour que l'objet de la discussion ne reste pas cachée. Une autre personne s'est ensuite ajoutée et s'est entretenue en anglais avec les policiers. Il n'y a pas eu à ce moment de négociation : les personnes du camp ont seulement expliqué que la tension était due à l'étau policier et que nous souhaitions la levée de ces contrôles humiliants. Aucune proposition n'a été faite en contrepartie. Il était uniquement question de l'absurdité du dispositif policier, que l'officier a tenté de justifier tout en faisant mine de comprendre et de soutenir nos inquiétudes. Une fois notre message transmis, les personnes du camp sont redescendues et ont expliqué à ceux qui le souhaitaient l'objet de la discussion. Si les trois derniers montés étaient connus des participants aux camps, il serait bon de discuter avec le premier (casquette blanche) de son rôle dans le campement. Pourtant, on peut regretter le procès d'intention qui a été fait à l'un des autres, sous prétexte qu'il s'investissait trop dans les actions et qu'il "mettait en danger" le camp et les migrants. La police a sans doute atteint son objectif : diviser et déstabiliser les participants au camp.
Le jour suivant, cette division a sans doute joué un rôle, dans la mesure où l'acceptation des fouilles et confiscations par les plus modérés a contraint les radicaux à se plier eux-aussi à cette humiliation et au vol de leur objets personnels, puisqu'aucune volonté commune de refuser le blocus n'a émergé. Nous étions tous coincés entre le barrage filtrant et l'unité de flics en civils qui empêchaient le retour au camp sans contrôle. A ce stade là, et sachant la présence parmi nous de nombreuses personnes ayant eu affaire auparavant à la répression policière, ou à des condamnations pour leurs opinions, il aurait été plus respectueux de nos différences et de nos opinions de ne pas se laisser humilier en passant le contrôle. Nous aurions dû demander à ce moment-là une négociation pour passer sans contrôle ou de ne pas passer du tout. Question d'intégrité. Au lieu de cela, certains ont décidé pour tous les autres d'accepter la mascarade et de manifester nu, plutôt que de renoncer à jouer leur jeu. Il aurait été préférable de réfléchir à la rédaction d'un communiqué, de convoquer une conférence de presse et d'y expliquer notre opposition à se laisser écraser. Nous sommes plus d'un à considérer la manifestation du samedi comme une grotesque mise en boîte de nos revendications, comme une atteinte manifeste à nos libertés et comme une renonciation à la lutte. Comment pouvons nous prétendre à la destruction des centres de rétentions si nous acceptons systématiquement d'obéir aux moindres exigences des autorités ?
La division et la résignation sont sans doute deux choses que pas mal d'entre nous retiendrons de cette fin de semaine... Dommage.
On s'accordera tous pour dire que le dispositif policier déployé à Calais durant cette semaine était des plus disproportionnés, au vu du nombre de militants présents. Et quand bien même nous aurions été plus nombreux, rien n'aurait pu justifier la psychose sécuritaire et les méthodes oppressives que nous avons constatés. Face à cela, nous avons eu beaucoup de plaisir à constater que de nombreux calaisiens et de nombreux migrants ont dépassé la peur ambiante pour nous rejoindre sur le campement et partager avec nous des moments de détente et de réflexion.
En ce qui concerne la logistique du camp, tout à fonctionné relativement bien. Les débats en plénière se sont déroulés dans le respect de chacun et la vie dans le camp était agréable pour tous. Beaucoup ont néanmoins regretté qu'il y ait une si grande inertie dans l'action revendicative. Certains ont d'ailleurs quitté le camp dés le jeudi, exaspérés par l'étau policier et l'apathie de nombreux participants au camp. Beaucoup auraient en effet apprécié qu'on se donne plus les moyens d'accéder au centre ville ou du moins aux lieux fréquentés par la population, en passant les contrôles de façon totalement dispersée pour se rejoindre après – comme ce fut le cas pour l'action du jeudi 25. On aurait pu peut-être envisager plus d'actions en centre ville, par petits groupes, voire de façon plus affinitaire. Le "brainstorming" pour échapper au contrôle des flics n'a sans doute pas été assez efficace.
La rencontre avec les migrants a été pour sa part bien réussie, certains ayant pu aller à leur contact dans les jungles et les inviter à se joindre à nous. Cependant, beaucoup de migrants, notamment afghans, pensaient nous voir tenter l'ouverture du port et ont régulièrement posé des questions en ce sens. Il est assez difficile d'évaluer s'ils ont été déçus ou non de notre présence, mais ceux qui étaient sur le camp semblaient heureux d'avoir un autre horizon pour quelques jours au moins. C'est déjà une petite victoire.
Ce qui a été nettement moins réussi, c'est sans doute la cohésion des participants au camp, car nombreux ont été ceux qui, sous prétexte de protéger les migrants et de ne pas mettre en danger le peux d'espace de revendication que nous avions, ont vivement critiqué les personnes investies dans des actions spontanées aux abords du camp. Bien qu'il n'y avait aucune volonté de leur part de créer l'affrontement, mais seulement de manifester leur sentiment d'humiliation et de colère vis-à-vis du cantonnement, voire de la quarantaine qui nous était imposée, des personnes ont créé la division en s'opposant à ces initiatives visant à briser l'apathie. Ce sont notamment les actions du vendredi qui ont suscité cette réaction : ne supportant plus de voir leur liberté de circuler bafouée et de devoir accepter le siège du camp, ainsi que les contrôles d'identité et fouilles au corps permanentes, des militants ont décidé de manifester leur mécontentement sur les routes bordant le camp. Il s'agissait de brandir une banderole et de faire face aux flics en faisant comprendre à tous – population et journalistes compris – que nous n'étions pas résignés face au tout-sécuritaire.
La première initiative s'est portée à l'avant du camp où se tenaient les blocus filtrants empêchant depuis deux heures les populations du quartier et les militants fraichement arrivés de rejoindre le camp. S'il n'y avait pas de volonté d'aller au contact, nous avons constaté que certains militants, peut-être eux aussi influencés par la psychose faite autour des radicaux, s'y sont opposés au lieu de manifester une quelconque forme de solidarité. La banderole est restée plus d'une heure en travers de la route et des photographes de presse et indépendants ont pu témoigner de notre sentiment d'humiliation, ce qui n'aurait pas pu être le cas si nous étions restés autour d'une bière à l'intérieur du camp. Quant à parler de mise en danger du camp, c'est une erreur, car le dialogue a pu être établi avec les policiers pour qu'ils lèvent le blocus et retirent le surplus de troupes qu'ils avaient déployés avant même l'arrivée de la banderole (pour fouiller les véhicules et les personnes arrivantes). C'est d'ailleurs le seul moment où il y a eu négociation.
L'autre contact avec la police, que beaucoup ont considéré comme une négociation, a eu lieu après la seconde initiative aux abords du camp. En début de soirée, au moment du repas, une trentaine de militants ont en effet tenté de bloquer la rocade d'accès au port, pour contester à la fois le blocus du camp et les conditions de circulation des personnes et des marchandises dans le monde : l'idée était de manifester notre opposition à la circulation des biens marchands et la fermeture des frontières aux êtres humains. Un bref communiqué avait été préparé en ce sens. La réaction policière a cette initiative a été violente. Très rapidement, des véhicules de police et des agents de la BAC armés de flash-balls et de lacrymogènes ont repoussés les militants vers le camp en leur tirant dessus alors même qu'ils étaient parmi les tentes (quelques tentes ont d'ailleurs été percées par les projectiles brûlants). Il est regrettable qu'à ce moment, les participants au camp se soient divisés et que nombreux se soient désolidarisés des militants de l'action en les accusant de mettre en danger les autres, alors même qu'il était impossible de faire aucune action hors du camp. Auraient-ils préféré qu'on se résigne tous, par mesure de précaution ?
Lorsque les officiers de police sont arrivés, une première personnes vêtue d'une casquette blanche s'est spontanément présentée, sans que nous sachions qui il est. Une seconde personne, que beaucoup savaient impliquée dans le camp, a été appelée par l'un des officiers (militants lillois, il était connu de ces officiers de Lille). Après hésitation, il est monté et s'est entretenu avec eux, faisant rapidement appel à une autre personne investie dans le camp pour que l'objet de la discussion ne reste pas cachée. Une autre personne s'est ensuite ajoutée et s'est entretenue en anglais avec les policiers. Il n'y a pas eu à ce moment de négociation : les personnes du camp ont seulement expliqué que la tension était due à l'étau policier et que nous souhaitions la levée de ces contrôles humiliants. Aucune proposition n'a été faite en contrepartie. Il était uniquement question de l'absurdité du dispositif policier, que l'officier a tenté de justifier tout en faisant mine de comprendre et de soutenir nos inquiétudes. Une fois notre message transmis, les personnes du camp sont redescendues et ont expliqué à ceux qui le souhaitaient l'objet de la discussion. Si les trois derniers montés étaient connus des participants aux camps, il serait bon de discuter avec le premier (casquette blanche) de son rôle dans le campement. Pourtant, on peut regretter le procès d'intention qui a été fait à l'un des autres, sous prétexte qu'il s'investissait trop dans les actions et qu'il "mettait en danger" le camp et les migrants. La police a sans doute atteint son objectif : diviser et déstabiliser les participants au camp.
Le jour suivant, cette division a sans doute joué un rôle, dans la mesure où l'acceptation des fouilles et confiscations par les plus modérés a contraint les radicaux à se plier eux-aussi à cette humiliation et au vol de leur objets personnels, puisqu'aucune volonté commune de refuser le blocus n'a émergé. Nous étions tous coincés entre le barrage filtrant et l'unité de flics en civils qui empêchaient le retour au camp sans contrôle. A ce stade là, et sachant la présence parmi nous de nombreuses personnes ayant eu affaire auparavant à la répression policière, ou à des condamnations pour leurs opinions, il aurait été plus respectueux de nos différences et de nos opinions de ne pas se laisser humilier en passant le contrôle. Nous aurions dû demander à ce moment-là une négociation pour passer sans contrôle ou de ne pas passer du tout. Question d'intégrité. Au lieu de cela, certains ont décidé pour tous les autres d'accepter la mascarade et de manifester nu, plutôt que de renoncer à jouer leur jeu. Il aurait été préférable de réfléchir à la rédaction d'un communiqué, de convoquer une conférence de presse et d'y expliquer notre opposition à se laisser écraser. Nous sommes plus d'un à considérer la manifestation du samedi comme une grotesque mise en boîte de nos revendications, comme une atteinte manifeste à nos libertés et comme une renonciation à la lutte. Comment pouvons nous prétendre à la destruction des centres de rétentions si nous acceptons systématiquement d'obéir aux moindres exigences des autorités ?
La division et la résignation sont sans doute deux choses que pas mal d'entre nous retiendrons de cette fin de semaine... Dommage.
En complément, sur Politis62.org :
Juin 2009 : Camp No Border à Calais
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[http:] alt="-" /> Juin 2009 : Camp No Border à Calais
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Juin 2009 : Camp No Border à Calais
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Les derniers articles en ligne sur le site du SI de la CNT : SKT sibérien, Congrès de la CGT (Espagne) et FAU (Allemagne), Pérou
http://www.cnt-f.org/international
Au sommaire :
Le SKT sibérien (anarcho-syndicaliste) : entretien avec Vasiliy Starostin
XVIème congrès de la CGT espagnole : Construire la grève générale !!!
Allemagne : Agitation anarcho-syndicaliste à Dörverden
Jacinto Ceacero (CGT espagnole) : “Il faut fuir le chant de sirène du
capitalisme”
1) La Voix du Nord - dimanche 28 juin - édition régionale
photos
http://photos.lavoix.com/main.php?g2_itemId=94482
2) Nord éclair - dimanche 28 juin - édition régionale http://www.nordeclair.fr/Actualite/2009/06/28/une-manif-tres-bordee-pour-les-no-border.shtml
3) France 3 Nord Pas-de-Calais (journal télévisé du samedi 27 juin à 19h) http://jt.france3.fr/player/regions/?id=b59a_1920
4) Nouvel Obs http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/societe/20090627.OBS2174/manifestation_de_soutien_aux_immigrants_a_calais.html
5) Compte rendu de la manif par le réseau "No border" http://lille.indymedia.org/article16878.html
La grande manifestation s'est plutôt bien passée, malgré un dispositif policier ahurissant et un parcours de manif qui nous a fait passé dans des zones désertiques du port de Calais et de la commune de Blériot. Pour tout dire, nous avions a peine fait 100 mètres en dehors du camp, que chacun-e d'entre nous était fouillé individuellement. Nous avons ainsi attendu au moins demi-heure, le temps que les policiers ouvrent tous les sacs et confisquent les sweat shirt et les batons de nos drapeaux et banderoles, avec des vagues promesses de restituer ça plus tard. C'est bien évidemment illégal (enfin, en temps normal).
Aujourd'hui nous avons vu : des centaines de CRS armés de leurs "bétaillères" à chaque carrefour, un hélicoptère bourdonnant en permanence au-dessus de notre tête, des gardes mobiles, des flics en civil dans notre cortège, la police montée, des flics en bateau, des flics postés aux fenêtres et sur le toit des immeubles HLM, et jusque dans les jardins des maisons etc. etc.
Ce fut ainsi quelque peu chaotique pour rejoindre le lieu de la manifestation : nous avons bien marché 1H30 jusqu'au phare, puisque ce sont des dizaines de CRS qui nous ont contraint, à chaque carrefour, à choisir les chemins qui évitaient le centre-ville, histoire que nous allions brayer avec les canards. Cela ne nous a cependant pas empêché de distribuer le journal du camp dès lors que notre route croisait celle de quelques maisons.
Arrivé-e-s au phare, nous formions bien entre 1500 et 2000 manifestant-es. Nous attendait notamment, un gros cortège CNT et une bonne mobilisation du NPA. Les quelques riverains qui nous regardaient défiler depuis leurs fenêtres s'affichaient sympathisant, certain-es d'entre eux nous filant de l'eau.
Mais l'impression dominante reste un constat d'impuissance face à un dispositif policier et médiatique qui, depuis le début du camp, invisibilise le contenu politique de nos actions pour ne focaliser les regards de l'opinion que sur un aspect sécuritaire monté de toutes pièces. Encore ce matin Nord Littoral titrait : "No Border, ça marche ou ça casse", avec en sous-titre "l'heure de vérité". Jamais telle opprobre n'aura à ce point été jetée apriori. Depuis mardi, les journalistes préparent médiatiquement les éventuelles interventions de flics. C'est bien simple : dès qu'il s'agit de mettre l'accent sur un supposé penchant prononcé pour la guerre de rue, nous sommes clairement des anarchistes, mais dès qu'il s'agit de décrire la réalité bon enfant du camp et sa dimension ouverte sur l'extérieure, nous redevenons d'innofensifs "altermondialistes".
En attendant, il y avait aujourd'hui autant de flics que de manifestant-es et une ville transformée en caserne... Pas d'arrestations et une prise de parole d'un Afghan à la fin de la manif. Avec la tension qui régnait hier soir sur le camp, c'est toujours ça de pris...
6) Photos du réseau "No border" http://lille.indymedia.org/article16879.html
7) Une vidéo de la manif est en cours de réalisation.
A voir bientôt sur http://www.cnt-f.org/59-62
Une Semaine Hip-Hop au CSA X Rousse :
Mercredi 1er Juillet :
Dès 20 h 00 :
Drowning Dog et Dj Malatesta (Anarchist Hip-Hop from San Fransisco)
Le tout précédé d'une petite bouffe.
Samedi 4 Juillet :
A partir de 20 h 00
Skalpel + E.One + Akye le 4 Juillet
Pour ceux qui ne connaise pas encore, ça se passe au CSA X Rousse, 18, rue des Tables Claudiennes - 69001 X Rousse
Les entrées sont à prix libre en soutient au groupes,
Les bénéfices du Bar sont en soutient au CSA X ROUSSE.
Come ON !!!


Plus d'info sur les activités du CSA : http://csaxrousse.info/
Une Semaine Hip-Hop au CSA X Rousse :
Mercredi 1er Juillet :
Dès 20 h 00 :
Drowning Dog et Dj Malatesta (Anarchist Hip-Hop from San Fransisco)
Le tout précédé d'une petite bouffe.
Samedi 4 Juillet :
A partir de 20 h 00
Skalpel + E.One + Akye le 4 Juillet
Pour ceux qui ne connaise pas encore, ça se passe au CSA X Rousse, 18, rue des Tables Claudiennes - 69001 X Rousse
Les entrées sont à prix libre en soutient au groupes,
Les bénéfices du Bar sont en soutient au CSA X ROUSSE.
Come ON !!!


Plus d'info sur les activités du CSA : http://csaxrousse.info/
3TA : la jeunesse européenne en Palestine
Comme chaque année, un voyage supporté par l'association Génération Palestine permet à 120 personnes issues des pays d'Europe occidentale de se rendre dans les territoires occupés dits de « Cisjordanie ». A l'origine de leur réunion : une conscience politique commune faite d'un désir de justice, d'un droit pour chacun(e) d'exister, d'être libre de penser et de circuler . . . tous ces élément capables de conditionner notre bonheur au quotidien.
Issus d'une jeunesse ayant, dès l'enfance, eu connaissance par les relais médiatiques de quelques récits de la première Intifada (1987), puis de tous les soulèvements qui suivront, nous avons été martelés par d'innombrables images et brèves sans connexions logiques entre elles et qui tendraient à laisser penser que le problème entre Palestiniens et Israéliens est un inextricable conflit religieux. Des réunions de politiques aboutissant à quelques accords velléitaires, des flashs infos rapportant des morts et des blessés dans une Bande de Gaza assiégée, des mots redondants tels que « Hamas » ou « Fatah », un Yasser Arafat à l'agonie transporté à Paris, des sentences à l'encontre d'Israël promulguées à la pelle par le dit « Conseil de Sécurité » des Nations Unies puis rendues caduques par le droit de veto américain, et jusqu'à ce lundi 15 juin 2009 où un certain Benyamin Netanyahu évoquait l'idée d'un possible « Etat palestinien » avec une liste pléthorique et insultante de conditions préalables . . . mais que sait-on vraiment de la situation du peuple palestinien derrière ce flot d'informations filtrées et orientées ?
Comprendre et agir en conséquence en faveur de l'autodétermination du peuple palestinien : tel est le but du collectif « Tous Témoins, Tous Acteurs » (3TA). Collectif dont, les revendications sont évidemment basées sur celles des Palestiniens rencontrés sur place, c'est-à-dire :
Un Etat palestinien viable et souverain, sur l'intégralité des territoires occupés en 1967, avec Jérusalem (Al Qods) comme capitale. (Résolution 242 de l'AG des Nations Unies)
Droit au retour des réfugiés palestiniens. (Résolution 194 de l'AG des Nations Unies). Ils sont 4,4 millions, le tiers vivant dans 59 camps de réfugiés.
Destruction du Mur. Construit par Israël dans les territoires occupés, (Avis de la Cour internationale de justice de la Haye et résolution ES 10/15 de l' AG des Nations Unies) ce mur de 703km sépare les paysans de leurs terres, les enfants de leurs écoles, et empêche, en divisant la Cisjordanie en ghettos, la création d'un Etat palestinien viable.
Démantèlement de toutes les colonies. Près d'un demi-million colons israéliens sont installés en Cisjordanie, dont 200 000 à Jérusalem-Est. Ces colonies continuent de s'étendre, confisquant chaque jour plus de terres palestiniennes.
Libération des 10 000 prisonniers politiques palestiniens.
Boycott, désinvestissement et sanctions contre Israël tant que le viol des droits du peuple palestinien perdurera. Après Martin Luther King, après l'Afrique du Sud, l'utilisation du boycott a démontré son efficacité !
Des poursuites contre les criminels de guerre.
Les groupes, d'environ vingt personnes, partiront successivement en juillet et août. Après un passage de 4 jours en Israël même, ils partiront durant 11 jours en « Cisjordanie » pour y rencontrer des interlocuteurs variés, autant dans les villes et villages que dans les camps de réfugiés. Créer puis renforcer un lien de solidarité avec les Palestiniens sera un enjeu primal, afin, par exemple, d'en rapporter une vérité acquise et personnalisée.
« On a conscience avant, on prend conscience après. » Oscar Wilde
Liens très utiles :
http://www.generation-palestine.org…
http://www.boycottisraelinternation…
Un membre du comité d'installation du centre social autogéré du quartier de Pointe-Saint-Charles à Montréal sera présent mercredi 1er juillet 2009 à 20h au Rad de la Guill' pour faire le récit des initiatives tentées autours du CSA depuis le début du projet en juin 2007 jusqu'à l'éviction par la police qui a eu lieu le mois dernier.
Depuis juin 2007, un collectif montréalais a travaillé à l'organisation du premier squat politique dans cette ville depuis 2001. le comité d'installation du Centre Social Autogéré de Pointe Saint-Charles a coordonné pendant ces deux années la mise sur pied de plusieurs projets autonomes (flotte et ateliers de vélos libres, cinéma itinérant, une salle bar et spectacle pour les artistes dela scène locale, des ateliers d'éducation populaire, des cuisines collectives utilisant de la nourriture récupérée, un centre de médias indépendant et ainsi de suite), mais aussi géré les relations avec les groupes et associations du quartier en vue d'obtenir leur soutien politique et pratique, développé une structure de prise de décision démocratique et organisé l'occupation comme telle.

Cette occupation a eu lieu le 29 mai dernier et n'aura duré que 20 heures avant qu'une intervention des forces policières montréalaises n'y mette un terme. La suite ne s'est toutefois pas faite attendre ; manifestations, assemblées, retours et bilans, la suite du projet et de la lutte est déjà en marche.
Ce mercredi (1er juillet) à 20h00, un membre du comité d'installation sera présent au Rad de la Guill pour présenter le processus d'organisation suivi et le déroulement de l'occupation comme telle. La présentation sera suivie d'une discussion. C'est un rendez-vous !
Le rad de la guill angle rue de la thibaudière - rue de la gryphe, 7ème
plus d'info sur : www.centresocialautogere.org
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