
Le collectif anarchiste a-films a publié un nouveau film ("Deux années de siège"/10min) dans le camp de Nahr al-Bared au Nord du Liban.52791 items (149 unread) in 30 feeds
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Le collectif anarchiste a-films a publié un nouveau film ("Deux années de siège"/10min) dans le camp de Nahr al-Bared au Nord du Liban.
[http:] alt='PDF - 1 Mo' />
23h30
Plusieurs centaines de personnes sont toujours massées sur le boulevard du Temple à proximité de la bourse du travail dans le 3 ème arrondissement de Paris.
La police occupe avec des véhicules la chaussée de République à la rue Charlot. De temps à autre une manifestation s'improvise aux cris de "libérez les sans papiers".
Personne ne peut plus rejoindre les sans papiers et leurs soutiens. Sur le trottoir d'en face les habitants du quartier assistent consternés à cet événement.
À quelques encablures de là les terrasses affichent complets, le malaise est là...
La Princesse pour hns-info.net
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20h
Toujours autant de monde devant la bourse du travail expulsée en fin de matinée.
Alors que les anciens occupant continuent d'entasser leurs affaires pesonneles et collectives sur le trottoir, la présence policière est de plus en plus importante. Ainsi plusieurs dizaines de véhicules de police jalonnent les deux côtés du boulevard. Des barrières ont été également été déployées afin de contenir la foule.
Quelques journalistes interrogent les sans papiers et leurs soutiens. Les rares personnes qui entrent dans la Bourse du travail en sortent les bras chargés d'objets, finissant ainsi de vider les lieux. À cette heure difficile de dire ce qu'il adviendra pour cette nuit.
La suite plus tard ...
La princesse pour hns-info.net

Depuis plusieurs jours, les médias bourgeois nous présentent les soulèvements en Iran comme une confrontation au sujet des élections présidentielles, entre les méchants islamistes radicaux et les gentils « réformateurs » de Moussavi.
26 JUIN PARIS RASSEMBLEMENT INTERSYNDICAL POUR L'IRAN
Libérez les militants syndicaux iraniens
Face à l'arrestation de centaines de militants syndicaux lors du rassemblement du 1er mai à Téhéran et les dizaines de militants poursuivis, traînés devant les tribunaux et emprisonnés pour avoir milité afin de créer des organisations syndicales indépendantes, 4 organisations syndicales internationales (la CSI et les internationales de l'enseignement, des transports et de l'alimentation) ont décidé, avec le soutien d'Amnesty international, de faire du 26 juin une journée mondiale de solidarité pour les libertés et les droits syndicaux en Iran.
Les organisations syndicales françaises CFDT, CFTC, CGT et FO affiliées à la CSI ainsi que l'UNSA, la CGC, la FSU et Solidaires
afin d'exiger l'arrêt de la violence à l'encontre des travailleurs, la libération sans condition de tous les militants syndicaux emprisonnés et le respect des libertés démocratiques appellent à un rassemblement le 26 juin à 12 h 30 devant l'Ambassade d'Iran (place d'Iéna – métro Iéna -).
URGENT PARIS Des nouvelles de la bourse du travail occupée
Nos camarades sans papiers sont maintenant encerclé-es par les Crs boulevard des filles du calvaire ;devant les yeux hilares des gros bras du service d'ordre de la CGT manifestement content de leur sale boulot, il y a déjà eue une charge et un gazage lacrymo la situation est très tendue
MERCI DE VENIR LE PLUS NOMBREUX-SES POSSIBLE SOUTENIR NOS CAMARADES SANS PAPIERS
ET DE RELAYER LA NOUVELLE DANS TOUT VOS RESEAUX
26 JUIN PARIS RASSEMBLEMENT INTERSYNDICAL POUR L'IRAN
Libérez les militants syndicaux iraniens
Face à l'arrestation de centaines de militants syndicaux lors du rassemblement du 1er mai à Téhéran et les dizaines de militants poursuivis, traînés devant les tribunaux et emprisonnés pour avoir milité afin de créer des organisations syndicales indépendantes, 4 organisations syndicales internationales (la CSI et les internationales de l'enseignement, des transports et de l'alimentation) ont décidé, avec le soutien d'Amnesty international, de faire du 26 juin une journée mondiale de solidarité pour les libertés et les droits syndicaux en Iran.
Les organisations syndicales françaises CFDT, CFTC, CGT et FO affiliées à la CSI ainsi que l'UNSA, la CGC, la FSU et Solidaires
afin d'exiger l'arrêt de la violence à l'encontre des travailleurs, la libération sans condition de tous les militants syndicaux emprisonnés et le respect des libertés démocratiques appellent à un rassemblement le 26 juin à 12 h 30 devant l'Ambassade d'Iran (place d'Iéna – métro Iéna -).
URGENT PARIS Des nouvelles de la bourse du travail occupée
Nos camarades sans papiers sont maintenant encerclé-es par les Crs boulevard des filles du calvaire ;devant les yeux hilares des gros bras du service d'ordre de la CGT manifestement content de leur sale boulot, il y a déjà eue une charge et un gazage lacrymo la situation est très tendue
MERCI DE VENIR LE PLUS NOMBREUX-SES POSSIBLE SOUTENIR NOS CAMARADES SANS PAPIERS
ET DE RELAYER LA NOUVELLE DANS TOUT VOS RESEAUX
Urgent expulsion de la bourse du travail occupée a paris
la police et la cgt attaquent les sans papiers
APPEL AUX SOUTIEN ET A SE RENDRE TOUT DE SUITE A LA BOURSE DU TRAVAIL OCCUPEE PAR LES SANS PAPIERS GREVISTE AU 85 RUE CHARLOT METRO REPUBLIQUE OU FILLE DU CALVAIRE
La police aidée de gros bras de la cgt a profité de la manifestation de chaque mercredi de la Csp 75 pour les évacuer de manière musclée nos camarades sans papiuers qui occupaient la bourse du travail de la rue Charlot a paris depuis mai 2008 , des camarades sans papiers on reçus des coups certains de la lacrymo en plein visage
C'est une position politique claire de la CGT contre les sans papiers en luttes et les grévistes sans papiers isolés
La police aidée du SO de la Cgt est entrée dans la bourse du travail occupée à la faveur d'une manifestation de nos camarades policier La Cgt a clairement fait le choix de s'allier avec la police raciste de Hortefeux et Besson Contact des délégués et de nos camarades sans papier-es
dialo :
0699018159
sissoko:0626770402 0637608027
Urgent expulsion de la bourse du travail occupée a paris
la police et la cgt attaquent les sans papiers
APPEL AUX SOUTIEN ET A SE RENDRE TOUT DE SUITE A LA BOURSE DU TRAVAIL OCCUPEE PAR LES SANS PAPIERS GREVISTE AU 85 RUE CHARLOT METRO REPUBLIQUE OU FILLE DU CALVAIRE
La police aidée de gros bras de la cgt a profité de la manifestation de chaque mercredi de la Csp 75 pour les évacuer de manière musclée nos camarades sans papiuers qui occupaient la bourse du travail de la rue Charlot a paris depuis mai 2008 , des camarades sans papiers on reçus des coups certains de la lacrymo en plein visage
C'est une position politique claire de la CGT contre les sans papiers en luttes et les grévistes sans papiers isolés
La police aidée du SO de la Cgt est entrée dans la bourse du travail occupée à la faveur d'une manifestation de nos camarades policier La Cgt a clairement fait le choix de s'allier avec la police raciste de Hortefeux et Besson Contact des délégués et de nos camarades sans papier-es
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D'après une dépêche de l'Agence France Presse tombée en milieu d'après-midi et reprise par le site lefigaro.frl'UD CGT de Paris aurait ce matin mobilisée "plusieurs de dizaines de militants" en vue de déloger les occupants de la bourse du travail, qui serait, toujours selon UD CGT, devenu un squatt. L'opération n'ayant pas porté ces fruits, ce serait la commission administrative de la bourse du travail qui aurait demandé à la mairie de paris, propriétaire des locaux, de solliciter les forces de l'ordre.
Bref tout le monde se renvoi la balle, pendant ce temps là les occupants sont toujours sur le trottoir...
La suite plus tard
La princesse pour hns-info.net
SÖS SOUTIEN Ö SANS PAPIERS APPEL A CE RENDRE TOUT DE SUITE A LA BOURSE DU TRAVAIL 85 RUE CHARLOT LA POLICE EST ENTREE DANS LA BOURSE A LA FAVEUR D UNE MANIFESTATION ;LA CGT A OSE S ALLIER AVEC LA POLICE D HORTEFEUX ;TOUS A LA BOURSE NE LAISSONS PAS FAIRE !!!!!!!!!!
dialo:0699018159 sissoko:0626770402 sôs:0637608027
SÖS SOUTIEN Ö SANS PAPIERS APPEL A CE RENDRE TOUT DE SUITE A LA BOURSE DU TRAVAIL 85 RUE CHARLOT LA POLICE EST ENTREE DANS LA BOURSE A LA FAVEUR D UNE MANIFESTATION ;LA CGT A OSE S ALLIER AVEC LA POLICE D HORTEFEUX ;TOUS A LA BOURSE NE LAISSONS PAS FAIRE !!!!!!!!!!
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Les sans-papiers de la coordination 75 qui occupaient depuis environ 14 mois la bourse du travail rue Charlot à Paris ont été expulsés ce 24 juin en fin de matinée.
Il règne à l'heure actuelle une certaine confusion sur le boulevard qui mène à la place de la République où plusieurs centaines de personnes ont trouvées refuge. Matelas et affaires personnelles s'entassent sur le trottoir où se sont déployées les forces de l'ordre. Le dispositif policier massif interdit le passage de la rue Charlot et encadre les personnes expulsées, des hommes, des femmes et des enfants, ainsi que les quelques dizaines de soutient notamment pas mal de voisins qui cherchent à comprendre, piur l'instant en vain, comment et par qui l'expulsion a été ordonnée ?
Interrogé, un ancien occupant témoigne de son espoir car si cette lutte n'a pour l'instant pas été gagnante en terme d'obtention de papiers, elle a forgée des solidarités avec les habitantes et les habitants du quartier.
La suite plus tard
La princesse pour hns-info.net
Une trentaine de personnes ont été interpellées ce matin devant le CRA de Lesquin et toutes ont été mises en garde à vue au commissariat de Lille (le plus grand d'europe !). La Legal Team a eu comme information que toutes devraient sortir ce soir avant minuit sans poursuite judiciaire. Cette donnée sera confirmée uniquement à leur sortie !
Première image de l'action
Une trentaine de personnes ont été interpellées ce matin devant le CRA de Lesquin et toutes ont été mises en garde à vue au commissariat de Lille (le plus grand d'europe !). La Legal Team a eu comme information que toutes devraient sortir ce soir avant minuit sans poursuite judiciaire. Cette donnée sera confirmée uniquement à leur sortie !
[http:] alt="" /> Première image de l'action

mais pas pour tous...
« Le gouvernement du Sri Lanka continue de commettre des crimes de type nazi et des atrocités contre les tamouls et cela, même après que leurs prétendues excuses de mener une guerre contre le terrorisme aient été exposées comme étant un faux prétexte pour annihiler les tamouls, leur voler leurs terres et leurs ressources naturelles. C'est ce que Hitler et les nazis appelaient « lebensraum » — « espace vital » cinghalais au dépend des tamouls. Le nettoyage ethnique mené par le gouvernement du Sri Lanka dans les terres natales des tamouls au bénéfice des cinghalais, est désormais en cours », a averti Francis Boyle, professeur de droit international à l'université de l'Illinois.
« Avec les Nations Unies dans la ligne de mire pour avoir dissimulé et minimisé le nombre de victimes civiles au Sri Lanka, une autre controverse a surgi concernant le nombre de personnes déplacées internes détenues dans les camps de déplacées, dans le nord du Sri Lanka. Entre le 27 mai et le 30 mai, des rapports des bureaux des Nations Unies pour la Coordination des Affaires Humanitaires ont fait état de la disparition de plus de 13000 personnes déplacées qui étaient maintenues dans les camps », a rapporté « Inner City Press » qui couvre ces affaires aux Nations Unies à New York.
« Concernant ces plus de 13130 personnes disparues de la Zone de Sûreté, après avoir survécues au génocide, l'article 7(1)(i) du Statut de Rome du Tribunal Pénal International indique que la disparition forcée de personnes est un crime contre l'Humanité lorsqu'elle est commise comme faisant partie d'une attaque répandue ou systématique contre toute population civile avec la connaissance de la portée de l'attaque » a dit le professeur Boyle.
« Il est clair que les disparitions forcées de ces tamouls et des autres tamouls dans le passé, ont été menées par le gouvernement du Sri Lanka de manière répandue et systématique comme documentées, au fil des ans, dans les rapports des multiples organisations non-gouvernementales de droit humanitaire. Les disparitions forcées, répandues et systématiques, des tamouls, organisées au fil des ans par le gouvernement du Sri Lanka, constituent un crime contre l'Humanité. », a ajouté Pr. Boyle.
« Selon la Charte de Nuremberg (1945), le Jugement de Nuremberg (1946) et les Principes de Nuremberg (1950), l'exemple paradigmatique d'un crime contre l'Humanité est ce que Hitler et les nazis ont fait aux juifs. Historiquement, le crime contre l'Humanité de Nuremberg était le précurseur légal du Crime International de Génocide comme défini par la Convention de Génocide de 1948 », a dit Pr. Boyle.
Le lebensraum a servi de motivation majeure pour les agressions territoriales de l'Allemagne nazi. Adolf Hitler croyait que le peuple allemand avait besoin d'un lebensraum – pour un Großdeutschland, terres et matériaux bruts – et cela devait être pris à l'est. La politique des nazis était de tuer, de déporter, de germaniser ou d'asservir les polonais, et aussi plus tard les russes et les autres populations slaves, et de repeupler ces terres avec une population germanique « reinrassig » (racialement pure).
« Les crimes de type nazi commis par le gouvernement du Sri Lanka dans le Vanni semblent être motivés par la doctrine du lebenstraum et la future survie de la culture tamoule au Sri Lanka est en péril », a dit Pr. Boyle.

Avec RFI RIPOSTE et www.rfiengreve.info.
Depuis plus de six semaines, Rfi est quasi muette… A l'entrée dans la 7ème semaine de grève, les personnels de Rfi reprennent le micro pour créer la 1ère radio de salariés en lutte.
« RFI Riposte », radio éphémère et autonome, diffuse une émission spéciale exceptionnelle, mercredi 24 juin 2009, de 12h à 19 heures, en direct du parvis de l'Hôtel de Ville de Paris.
Pendant sept heures, journalistes, producteurs et techniciens se relaient sur « Rfi Riposte » pour expliquer, de manière festive et ludique, la spécificité de Radio France Internationale, son importance au niveau planétaire et les menaces qui pèsent sur son avenir depuis l'annonce en janvier d'un plan social qui prévoit la suppression de 206 postes et la disparition de 6 rédactions en langue étrangère.
De nombreuses personnalités françaises et étrangères exprimeront à cette occasion leur soutien à « la radio mondiale ». Pour incarner la diversité du monde dont elle est le symbole, « RFI Riposte » parlera dans les 19 langues de RFI.
Porte-voix des salariés, mobilisés derrière l'intersyndicale FO, SNJ, SNJ-CGT, SNRT-CGT, la radio « Rfi Riposte » sera diffusée sur le parvis de l'Hôtel de Ville de Paris et en direct sur le blog des salariés, « Rfi Riposte » et bien sur www.rfiengreve.info.
Du 23 au 29 juin, un camp No Border (« Pas de frontières ») sera organisé dans la région de Calais. L'occasion de mettre en lumière ce qui se passe dans l'ultime frontière de l'espace Schengen [1] et de renforcer la solidarité internationale face aux politiques migratoires européennes.
L'objectif est de créer « un camp de rencontre, de discussion et d'échanges autour de la question des frontières tout en prévoyant des actions symboliques contre les institutions responsables du fait que seuls les riches et les marchandises ont le droit de circuler librement. » En une phrase, Sylvain [2], qui participe à l'organisation du camp, résume ce que dénoncent et attendent depuis des années les personnes qui militent auprès des sans-papiers.
Le choix du lieu est marqué du sceau de l'évidence : « Calais est un point central des questions autour des frontières. D'une part pour l'intensité des marchandises qui y circulent, d‘autre part pour l'importance de son trafic touristique. Enfin, et surtout, car la ville est une frontière très surveillée qui entraîne le blocage de centaines de personnes depuis des années. »
Calais, miroir des politiques migratoiresLa ville symbolise les contradictions de l'UE, entre un Etat (la France) qui fait partie de l'espace Schengen et une entité (la Grande Bretagne) qui n'appartient qu'à l'UE. L'affaire du « charter d'Afghans », en novembre dernier, avait illustré cette contradiction, l'Angleterre faisant pression pour que la France renvoie des Afghans vers Kaboul alors que celle-ci n'expulse pas les ressortissants d'un pays en guerre [3]. Pour Sylvain, c'est une politique générale : « Les gouvernements britanniques ont tendance à externaliser leur frontière à Calais et faire pression sur leur vis-à-vis français et les autorités locales. Ainsi la fermeture de Sangatte en 2002 fut largement le résultat de pressions britanniques. Résultat : l'opinion britannique a tendance aujourd'hui à penser que le problème est réglé. »
Mobiliser les premiers concernésLa campagne d'information est intéressante à bien des égards. Le premier appel (avril 2009) est traduit dans les langues des pays adhérents à l'UE. Une tournée hexagonale aux mois de mai et juin doit permettre d'assurer une visibilité.
Néanmoins, le travail de terrain n'est pas aisé. À Calais, Sylvain reconnaît que « l'implication des migrants est difficile ». Ce n'est pas nouveau : la ville n'est qu'une étape sur leur parcours, le plus important étant la survie et le passage. Et la façon dont ils sont accueillis en France ne les incite guère à envisager d'y rester.
Afin qu'un contact se crée et qu'un échange devienne possible, un appel (« À tous les exilés bloqués à la frontière franco-anglaise »), traduit en arabe et en afghan, a été diffusé de main à main au moment des distributions de nourriture. Les militant-es y dénoncent « la politique d'exploitation maximale des humains au profit des plus riches » et accusent les gouvernements européens d'utiliser « une politique contre les étrangers pour se maintenir au pouvoir avec l'apport des voix des racistes. » Enfin, ils s'adressent aux migrant-es : « Nous dénoncerons votre situation de blocage à Calais, vos conditions de vie indignes, la répression policière que vous subissez [...]. »
Wesh, wesh, qu'est-ce qui se passe ? [4]Loin d'être dans l'incantation, les militant-es du No Border ont pour objectif de faire du camp « un moyen pour améliorer les conditions de vie des migrants », selon Sylvain. Il est ainsi prévu déjà des ateliers sur le droit d'asile ou encore l'éco-construction et l'autoconstruction. Les réfugié-es pourront « s'armer » pour mieux survivre dans ces jungles que Besson voudrait voir disparaître, reprenant là une vieille antienne sarkoziste [5]. Des documentaires (en VO et donc dans les langues des exilé-es) sur les migrations et leurs causes, ainsi que sur les pays d'origine seront selon Sylvain « un moyen de fraterniser ». Un outil aussi pour relativiser l'image de l'eldorado anglais sans tomber dans la caricature de l'Office des Migrations Internationales qui s'évertue à passer une vidéo décourageante aux exilé-es avec l'objectif clair de leur faire « choisir » l'aide au retour volontaire.
Le point d'orgue sera une manifestation allant du centre de Calais au centre de rétention de Coquelles le 27 juin. Ce sera aussi, espère Sylvain, le « point de départ d'un réseau transnational de l'Europe de l'Ouest, ce qui semble logique quand on lutte contre les frontières ! »
(*) Slogan.
Le site du camp No border Calais
No Bor-quoi ?
Réseau associatif européen fondé en 2000, le collectif No Border lutte pour la liberté de circulation et plus spécifiquement contre les politiques migratoires européennes au sein de l'espace Schengen (même si un camp a déjà été organisé à la frontière américano-mexicaine). Le camp de Calais est à l'initiative de plusieurs groupes britanniques qui avaient organisé en septembre 2007 le premier camp No Border en Grande Bretagne, à l'aéroport de Gatwick. Ces derniers se sont coordonnés, à travers plusieurs réunions et ateliers de travail, avec des militant-es français et belges.
Le réseau revendique la régularisation des étrangers en situation irrégulière et la fermeture des centres de rétention. Les camps No Border sont dans une optique offensive (créer de façon concrète le rapport de force autour des lieux symboliques) qui diffère sensiblement des logiques de contre-sommet.
Régulièrement, des camps à proximité des zones frontières ou des lieux cruciaux (telles des zones aéro-portuaires) sont donc organisés. Le seul précédent français date d'août 2002 à Strasbourg. En 2004, le réseau a organisé la première journée internationale d'action « Europe sans frontières » qui a été suivie dans 50 villes de 11 pays d'Europe. Après Calais, un prochain camp est prévu en Grèce au mois d'août.
Soutien
Lire l'appel ici.
Le camp No Border de Calais nécessite énormément d'énergies humaines et d'investissement financier. Le camp sera ouvert à tous et toutes. Votre soutien leur serait d'une grande utilité, que ce soit votre motivation pour filer un coup de main ou votre participation pour l'essence, la nourriture (dont le coup est estimé à 2000 euros), le gaz, l'eau, les transports, le financements des tracts et des affiches, l'installation de chapiteaux, tentes, etc. Afin d'accueillir un millier de personnes dans les meilleures conditions possibles, faites signe !
Chèques bancaires à l'ordre de ALDIR - 4 rue de Colmar - 59000 LILLE
Virements bancaires depuis la France : ALDIR - 13507 00147 47033571905 47
Contact : calaisnoborder.eu.org
Que faire face à la police ?
Si la France n'est pas la Tunisie, il n'en reste pas moins que Calais est une zone de non-droit pour les migrant-es et celles et ceux qui les soutiennent. La répression y est particulièrement forte depuis le début des années 2000 (procès d'humanitaires et d'activistes, garde à vue et violences s'additionnent). C'est pourquoi la participation de la Legal Team de Strasbourg ou encore les liens avec des membres du GISTI (Groupe d'information et de soutien des immigrés) sont primordiaux. Organiser un camp No border à Calais sera à coup sûr vécu comme une provocation par le pouvoir et sa bleusaille. Le 21 mai, Calais était déjà en état de siège (CRS, hélicoptère) pour la manifestation de SOS Soutien ô sans-papier (60 personnes). Le 23 mai, suite à une manifestation contre la répression d'Etat à Lille, des militant-es embastillés se seraient vus dire que la police empêcherait toute installation du camp. Pour l'instant les autorités ne donnent pas de terrain. Cela laisse imaginer ce que pourra être le contexte calaisien à partir du 23 juin.
Pour vous prémunir face aux condés, quelques infos ici.
[1] La convention de Schengen (1985) promulgue l'ouverture des frontières entre les pays signataires. « L'espace Schengen » a été modifié par plusieurs accords, tels les conventions de Dublin, mais aussi par le traité de Lisbonne, ratifié en 2008, qui modifie les règles juridiques en renforçant la notion d'un « espace de liberté, de sécurité et de justice ». En clair : une politique commune sur les visas et un renforcement des contrôles aux frontières de pays extérieurs à l'espace.
[2] Prénom modifié.
[3] Suite à la mobilisation militante et à une décision de la cour européenne de justice, la France fera marche arrière. Les Afghans seront expulsés d'Angleterre. Voir sur Indymedia Lille.
[4] « Wesh Wesh, qu'est-ce qui se passe ? », film de Rabah Ameur-Zaïmèche sur la double peine.
[5] Rappelons que la fermeture du camp de Sangatte devait régler le « problème » que posaient les migrant-es...
Après le succès du rassemblement « sifflets et casseroles » d'hier après-midi sur le parvis de Wolters Kluwer France (Liaisons, Lamy, AFL, Dalian, etc.), la mobilisation continue pour réclamer le retrait du projet de réorganisation assorti de 184 suppressions de postes, la levée du gel des embauches et un moratoire sur le remboursement d'un emprunt de 445 millions d'euros que la filiale française a contracté auprès de la maison mère à Amsterdam et qui a pour effet de siphonner la participation des salariés, de geler leur salaire pour 2009 et d'obérer toute capacité d'investissement.
Plusieurs titres ont d'ores et déjà débrayé : Infirmières magazine, le Moniteur des pharmacies, Actualités sociales hebdomadaires (ASH) ainsi que Liaisons sociales quotidien qui ne sortira pas jeudi 25 juin et vendredi 26 juin. Le service de documentation qui, selon le projet de la direction, doit être supprimé, a également débrayé mercredi 24 juin après-midi. Le service Web Online a fait grève mercredi matin 24 juin. D'autres titres devraient suivre tout au long de la semaine.
Parmi les actions entreprises par les représentants du personnel de WKF, les salariés ont été appelés aujourd'hui mercredi 24 juin à interpeller les pouvoirs publics. Ils sont invités à écrire une lettre à leur député de circonscription afin de l'alerter sur la situation de WKF. Un courrier a également été écrit à Patrick Ollier, député-maire de Rueil-Malmaison ainsi qu'à Patrick Strzoda, préfet des Hauts-de-Seine.
Nous vous invitons également à consulter le blog des salariés de Wolters Kluwer France contre le projet de licenciements de la direction : http://wkfdegraisse.wordpress.com.
Rueil-Malmaison, le 24 juin 2009
Mercredi 17 juin, le JT de France 2 ouvre à 8 heures par l'emprunt d'EDF. Le second titre est la suppression d'emplois que devrait annoncer Michelin, suppression de plus de mille emplois confirmée depuis.
La manière de traiter cette information est pour le moins curieuse. Après avoir rappelé que "il y a un mois devant leur colère la direction leur avait annoncé qu'aucun plan de restructuration n'était envisagé" le reportage indique que "Les syndicats dénoncent une certaine forme de malhonnêteté", suit une déclaration d'un syndicaliste, le journaliste adoptant une position neutre, semble-t-il, ne revenant même pas sur les contradictions des annonces de la direction.
Bien au contraire, le reportage enchaîne sur "les signes du malaise qui sont pourtant là", et précise "chaque journée de production non écoulée creuse la dette de Michelin de 35 millions d'euros.".
Ne pourrait-on attendre du service public un traitement plus équitable de l'information ?
D'un coté la dénonciation d'une certaine forme de malhonnêteté est explicitement attribuée au syndicat, de l'autre coté le chiffrage d'une journée de production non écoulée est annoncé sans en préciser la source. Les journalistes de France 2 auraient-ils examiné les comptes de Michelin ou se sont-ils contentés des données fournies par la direction ?
Et pourquoi ne pas avoir chiffré aussi le coût d'une journée de chômage pour un salarié du groupe ?
Le service public serait-il au service de la seule logique du marché ?
Le 23 juin 2009
Jean-Michel Arberet
Conseiller municipal d'Arcueil
Partenaire du groupe communiste
Samedi 27 juin 2009 à 16h00
Rendez-vous à la sortie de la gare Saint Lazare
Cours du Havre, devant la statue "l'heure de tous"
Les récentes prises de position du gouvernement sur la réforme de l'affichage publicitaire illustrent de façon dramatique le manque de volonté politique sur ce dossier [1], [2]. Nous sommes bien au delà de la simple divergence de points de vue sur cette question et assistons à un renoncement des pouvoirs politiques face aux exigences des afficheurs. Face à ce constat, nous n'avons malheureusement pas d'autre choix que de continuer les actions mensuelles de barbouillage de panneaux publicitaires, non-violentes, à visage découvert et en public.
Les revendications du Collectif des déboulonneurs restent inchangées :
des dispositifs n'excédant pas 2m² avec des affiches de 50 cm par 70 cm
une contrainte de densité stricte en fonction du nombre d'habitants
la suppression des dispositifs consommant de l'énergie (lumineux, déroulant, LCD, ...)
Collectif des déboulonneurs de Paris

Ce dimanche 21 06 2009, répondant à l'appel du comité de soutien aux inculpés de tarnac plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées, sous les plis de nombreux drapeaux noirs avant de s'élancer vers Beaubourg, au son d'une fanfare très artisanale.
Quelques images



















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Plusieurs associations de défense pour le droit à un logement décent ont été priées de déguerpir ce mardi 23 juin 2009 comme de vulgaires malpropres des locaux du CPAS de la ville de Bruxelles sous l´injonction du président du CPAS de la ville de Bruxelles Monsieur Yvan Mayeur dans le cadre d´une négociation de relogement des locataires de l´îlot Louvain à Bruxelles.
L´îlot Pavie-Louvain- Carrousel fait l´objet d´un projet de démolition/rénovation porté par la SABH et le CPAS de la Ville de Bruxelles, et financé par des subsides régionaux. Cette subvention publique oblige notamment le propriétaire à reloger les locataires, non à les expulser, comme cela a été tenté, en vain, par la SABH. Une récente décision (18 mai 2009) de justice de paix du 3ème canton de la ville de Bruxelles a en effet condamné le propriétaire à reloger une de ces familles sous le coup d´une expulsion. A la suite d´une interpellation publique du secteur associatif et des habitants de l´îlot au Conseil Communal de la Ville de Bruxelles, en date du 18 mai 2009 (qui avait pour objet de demander l´arrêt des expulsions et la garantie de relogement de chaque locataire actuel à des loyers conformes à leurs faibles revenus avec la possibilité de revenir habiter sur place), Monsieur Yvan Mayeur (CPAS) et Madame Halabi (Présidente de la SABH) proposèrent une rencontre à l´antenne du CPAS sise rue Van Campenhout, 16 ce mardi 23 juin à 10h00 du matin. La rencontre était organisée par une association de défense de locataires.
La réunion dérapa très rapidement sitôt les questions de fonds posées, tantôt par certains habitants, tantôt par une des associations présentes à la négociation. Echaudé par la pertinence des revendications et conforté par le silence de la présidente de la SABH, Madame Halabi, le Président du CPAS, Monsieur Mayeur, revendiqua qu´il était seul maître à bord et que ses positions ne souffraient aucune contestation. Il décréta subitement persona non grata toutes les associations présentes à la négociation et menaça ces dernières de les faire expulser par les forces de l´ordre si elles ne quittaient pas les lieux.
Le Syndicat des locataires, le Front Commun des SDF, l´Union des Locataires Marollienne, Inter Environnement Bruxelles et l´ONHU, dénoncent aujourd´hui l´attitude scandaleuse de Monsieur Yvan Mayeur et de Madame Halabi. Les propos tenus notamment par le Président du CPAS sont indignes d´un responsable politique ayant en charge l´aide aux personnes démunies.
Les associations étaient présentes à la demande des locataires et pour un dossier qu´elles suivent depuis maintenant deux ans. Le but des associations était de veiller à ce que les droits des locataires soient respectés :
Pas d´expulsion sans relogement ;
Pas d´augmentation de loyer (ou adaptation raisonnable compensée par les ADIL, comme promis lors de l´interpellation au conseil communal)
Proposition négociée de relogement pour chaque locataire (et non imposée).
Possibilité pour ceux qui le souhaitent de revenir habiter sur place.
Union des Locataires Marollienne asbl
van Ondergronds Vlaanderen Indymedia
nieuws : Via het legal team van het No Border Camp te Calais zijn we op de hoogte gebracht dat alle activisten vrijgelaten worden voor middernacht zonder juridische vervolgingen...
PERSBERICHT
Blokkade van het detentiecentrum van Lesquin in Frankrijk
Een vijftigtal individuen, voor de meesten uit Belgie, blokkeren sinds deze morgen 5uur 30 een detentiecentrum voor migranten in Frankrijk.
In de kader van de NOBORDER CAMP in CALAIS die de vrije beweging van allen eist, blokkeren zij het centrum met lock ons en willen zo beletten dat er gedurende die dag uitzettingen plaats vinden. Het is een aktie van niet gewelddadige, burgerlijke ongehoorzaamheid
Zij willen hiermee hun determinatie tonen tegen de repressieve migrantenpolitiek van Europa in t'algemeen en van Sarkozy meer bepaald
Zij willen aantonen dat hoe dan ook de staatsrepressie is, het mogelijk blijft zich te verzetten tegen de repressieve politiek tegen de migranten
AFSCHAFFING VAN ALLE GEVANGENISSEN VOOR VREEMDELINGEN
STOP DE UITZETTINGEN
ONVOORWAARDELIJKE REGULARISATIE VAN ALLE SANS PAPIERS
VRIJHEID VAN BEWEGING EN INSTALLATIE VAN ALLEN
Wij roepen allen op, om ons te komen bijzitten tijdens deze aktie
Persinfo :
0033(O)650896212
van Ondergronds Vlaanderen Indymedia
nieuws : Via het legal team van het No Border Camp te Calais zijn we op de hoogte gebracht dat alle activisten vrijgelaten worden voor middernacht zonder juridische vervolgingen...
PERSBERICHT
Blokkade van het detentiecentrum van Lesquin in Frankrijk
Een vijftigtal individuen, voor de meesten uit Belgie, blokkeren sinds deze morgen 5uur 30 een detentiecentrum voor migranten in Frankrijk.
In de kader van de NOBORDER CAMP in CALAIS die de vrije beweging van allen eist, blokkeren zij het centrum met lock ons en willen zo beletten dat er gedurende die dag uitzettingen plaats vinden. Het is een aktie van niet gewelddadige, burgerlijke ongehoorzaamheid
Zij willen hiermee hun determinatie tonen tegen de repressieve migrantenpolitiek van Europa in t'algemeen en van Sarkozy meer bepaald
Zij willen aantonen dat hoe dan ook de staatsrepressie is, het mogelijk blijft zich te verzetten tegen de repressieve politiek tegen de migranten
AFSCHAFFING VAN ALLE GEVANGENISSEN VOOR VREEMDELINGEN
STOP DE UITZETTINGEN
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Blokkade van het detentiecentrum van Lesquin in Frankrijk
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Zij willen hiermee hun determinatie tonen tegen de repressieve migrantenpolitiek van Europa in t'algemeen en van Sarkozy meer bepaald
Zij willen aantonen dat hoe dan ook de staatsrepressie is, het mogelijk blijft zich te verzetten tegen de repressieve politiek tegen de migranten
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Zij willen hiermee hun determinatie tonen tegen de repressieve migrantenpolitiek van Europa in t'algemeen en van Sarkozy meer bepaald
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Zij willen aantonen dat hoe dan ook de staatsrepressie is, het mogelijk blijft zich te verzetten tegen de repressieve politiek tegen de migranten
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Een vijftigtal individuen, voor de meesten uit Belgie, blokkeren sinds deze morgen 5uur 30 een detentiecentrum voor migranten in Frankrijk.
In de kader van de NOBORDER CAMP in CALAIS die de vrije beweging van allen eist, blokkeren zij het centrum met lock ons en willen zo beletten dat er gedurende die dag uitzettingen plaats vinden. Het is een aktie van niet gewelddadige, burgerlijke ongehoorzaamheid
Zij willen hiermee hun determinatie tonen tegen de repressieve migrantenpolitiek van Europa in t'algemeen en van Sarkozy meer bepaald
Zij willen aantonen dat hoe dan ook de staatsrepressie is, het mogelijk blijft zich te verzetten tegen de repressieve politiek tegen de migranten
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Sur le site Indymedia Lille,les quatre premières pages de Nomade, journal distribué mano mano ce matin sur Calais (en version française et anglaise). Format A3, donc imprimable. On essaiera d’en faire un chaque jour. Vous avez des infos, des témoignages, des trucs à dire à faire ?
L'une des plus belle manipulations de la propagande occidentale, qui nous révèle les pratiques néoconservatrices sionistes de nos réducteurs de tetes, c'est celle de la BBC , agence s'il en est de référence , qui diffuse une photo faisant passer une foule soutenant Ahmadinejad pour une foule soutenant Moussawi. Avec le commantaire suivant :
« 'Supporters of Mir Hossein Mousavi again defied a ban on protests'- ‘Les supporters de Mir Hossein Moussavi défient une fois encore l'interdiction de manifester «
Quand l'imposture est dénoncée par « What really Happened" la BBC s'excuse en disant que la meme a été diffusée par le Los Angeles Time et que c'est la faute de l'agence Getty qui leur avait envoyé la photo en éliminant le portrait d' Ahmadinejad de son champ. Staline avez vous dit !!!!
L'une des plus belle manipulations de la propagande occidentale, qui nous révèle les pratiques néoconservatrices sionistes de nos réducteurs de tetes, c'est celle de la BBC , agence s'il en est de référence , qui diffuse une photo faisant passer une foule soutenant Ahmadinejad pour une foule soutenant Moussawi. Avec le commantaire suivant :
« 'Supporters of Mir Hossein Mousavi again defied a ban on protests'- ‘Les supporters de Mir Hossein Moussavi défient une fois encore l'interdiction de manifester «
Quand l'imposture est dénoncée par « What really Happened" la BBC s'excuse en disant que la meme a été diffusée par le Los Angeles Time et que c'est la faute de l'agence Getty qui leur avait envoyé la photo en éliminant le portrait d' Ahmadinejad de son champ. Staline avez vous dit !!!!
Ce que l'on sait :
Le réseau Internet est éxtremement ralenti en Iran, du fait de manipulations de la censure mais aussi de l'ennorme quantité de connexion venue de l'étranger. C'est pour cela que les bloggeurs Iraniens mettent du temps à envoyer leurs vidéos sur YouTube, et qu'elles sont de mauvaise qualité.
Certaines ambassades Européennes (dont celle d'Italie et de Suède) ont décider d'ouvrir leurs portes aux manifestants bléssés, mais les milices Bassij campent devant les entrées et autour des ambassades, pour arretter les manifestants avant qu'il ne penetre dans l'enceinte diplomatique.
Moussavi à appeller ses partisants à ne pas s'habiller en vert pour ne pas attirer l'attention des forces de l'ordre, qui n'hésitent pas à arretter au hasard, par petits groupes, des personnes soupsonnés d'être des opposants.
Beaucoup de contacts et de sources en Iran ont été arrétés depuis le début des manifestations samedi dernier. Il est fait état de tortures mais cela n'est évidement pas confirmer car peu d'informations sortent d'Iran à propos des arrestations et des lieux de détentions. Ont sait par ailleurs que les personnes arretés ne sont pas dans la grande prison de Téhéran, certains disent qu'ils sont dans les sous-sols des batiments officiels, comme le quartier général des « gardiens de la révolution » ou des milices Bassij.
Aujourd'hui, les manifestants sont dans le Bazar de Téhéran pour convaincre les commerçants de fermer leur boutique et de faire grève. Leur couverture face à la police : « Nous faisons du Shopping ».
L'armée ainsi ques les « Gardiens de la révolution » sont venus soutenir la police anti-émeute et les milices Bassij dans les rues des principales villes d'Iran. La présence des forces à tous les carrefours et sur les principaux axes n'a semble-t-il jamais été aussi importante depuis le début du conflit.
Le correspondant de la BBC en Iran à quitter le pays suite à une éxpulsion. Par ailleurs, un journaliste grec est toujours détenu par la police locale, dans un lieu inconnu, depuis son arrestation samedi.
Les « gardiens de la révolution » ont envoyer via leur site internet, une menace directe à tous les manifestants qui braveraient l'interdiction de rassemblement dans les rues de Téhéran.
Ce que l'on ne sait pas :
Quel est le rôle des « gardiens de la révolution » et des militaires dans le maintien de l'ordre.
Ou sont rassemblés les 800 à 1000 interpelés (source Human Rights Watch & Amnesty International), et dans quels conditions.
Que va faire le leader de l'opposition (Moussavi) face à cet arsenal repressif mis en place dans les rues des principales villes du pays. Celui-ci à annoncer une grande grève générale qui pour l'instant semble avoir du mal à s'organiser.
Quel sort est reservé aux bloggeurs arrétés, qui ont fait sortir des informations et des vidéos du pays via des sites étrangers.
Combien de morts et de bléssés ont été signalés depuis le début des affrontements. On parle de 11 morts pour la journée et la nuit du mardi 16 Juin et probablement plus de 15 morts lors de la manifestation de ce samedi 20 Juin.
Quel est la veritable situation dans le pays : est-ce que la population continue à travailler, quelle est la situation en dehors de Téhéran et notament à Qom et Isfahan, comment réagissent les autorités religieuses face aux déclarations de l'Ayathollah, quel pays soutient militairement l'iran face à la crise, lui envoie des soldats (beaucoup de témoignages font état de soldats qui ne parlent pas le Persan), du materiel et lui fournit des instruments de communications visant à perturber la traffic internet ou à en prendre le controle...
Des vidéos sont également visible sur le site
Ce que l'on sait :
[http:] alt="-" /> Le réseau Internet est éxtremement ralenti en Iran, du fait de manipulations de la censure mais aussi de l'ennorme quantité de connexion venue de l'étranger. C'est pour cela que les bloggeurs Iraniens mettent du temps à envoyer leurs vidéos sur YouTube, et qu'elles sont de mauvaise qualité.
[http:] alt="-" /> Certaines ambassades Européennes (dont celle d'Italie et de Suède) ont décider d'ouvrir leurs portes aux manifestants bléssés, mais les milices Bassij campent devant les entrées et autour des ambassades, pour arretter les manifestants avant qu'il ne penetre dans l'enceinte diplomatique.
[http:] alt="-" /> Moussavi à appeller ses partisants à ne pas s'habiller en vert pour ne pas attirer l'attention des forces de l'ordre, qui n'hésitent pas à arretter au hasard, par petits groupes, des personnes soupsonnés d'être des opposants.
[http:] alt="-" /> Beaucoup de contacts et de sources en Iran ont été arrétés depuis le début des manifestations samedi dernier. Il est fait état de tortures mais cela n'est évidement pas confirmer car peu d'informations sortent d'Iran à propos des arrestations et des lieux de détentions. Ont sait par ailleurs que les personnes arretés ne sont pas dans la grande prison de Téhéran, certains disent qu'ils sont dans les sous-sols des batiments officiels, comme le quartier général des « gardiens de la révolution » ou des milices Bassij.
[http:] alt="-" /> Aujourd'hui, les manifestants sont dans le Bazar de Téhéran pour convaincre les commerçants de fermer leur boutique et de faire grève. Leur couverture face à la police : « Nous faisons du Shopping ».
[http:] alt="-" /> L'armée ainsi ques les « Gardiens de la révolution » sont venus soutenir la police anti-émeute et les milices Bassij dans les rues des principales villes d'Iran. La présence des forces à tous les carrefours et sur les principaux axes n'a semble-t-il jamais été aussi importante depuis le début du conflit.
[http:] alt="-" /> Le correspondant de la BBC en Iran à quitter le pays suite à une éxpulsion. Par ailleurs, un journaliste grec est toujours détenu par la police locale, dans un lieu inconnu, depuis son arrestation samedi.
[http:] alt="-" /> Les « gardiens de la révolution » ont envoyer via leur site internet, une menace directe à tous les manifestants qui braveraient l'interdiction de rassemblement dans les rues de Téhéran.
Ce que l'on ne sait pas :
[http:] alt="-" /> Quel est le rôle des « gardiens de la révolution » et des militaires dans le maintien de l'ordre.
[http:] alt="-" /> Ou sont rassemblés les 800 à 1000 interpelés (source Human Rights Watch & Amnesty International), et dans quels conditions.
[http:] alt="-" /> Que va faire le leader de l'opposition (Moussavi) face à cet arsenal repressif mis en place dans les rues des principales villes du pays. Celui-ci à annoncer une grande grève générale qui pour l'instant semble avoir du mal à s'organiser.
[http:] alt="-" /> Quel sort est reservé aux bloggeurs arrétés, qui ont fait sortir des informations et des vidéos du pays via des sites étrangers.
[http:] alt="-" /> Combien de morts et de bléssés ont été signalés depuis le début des affrontements. On parle de 11 morts pour la journée et la nuit du mardi 16 Juin et probablement plus de 15 morts lors de la manifestation de ce samedi 20 Juin.
[http:] alt="-" /> Quel est la veritable situation dans le pays : est-ce que la population continue à travailler, quelle est la situation en dehors de Téhéran et notament à Qom et Isfahan, comment réagissent les autorités religieuses face aux déclarations de l'Ayathollah, quel pays soutient militairement l'iran face à la crise, lui envoie des soldats (beaucoup de témoignages font état de soldats qui ne parlent pas le Persan), du materiel et lui fournit des instruments de communications visant à perturber la traffic internet ou à en prendre le controle...
Des vidéos sont également visible sur le site
Vous savez à quel moment ont eu lieu les premières élections démocratiques en Iran ? En 1953, Un Premier Ministre fut nommé par le Shah après des élections pluralistes, il s'appelait Mossadegh.
Mais, son mandat ne dura pas. Il voulait nationaliser l'industrie pétrolière de son pays tenue par des compagnies anglosaxonnes. Un coup d'état eut lieu, fomenté par les USA et la Grande-Bretagne, pour l'écarter du pouvoir. Ce fut l'opération Ajax qui se déroula avec l'accord du Shah d'Iran qui put faire ainsi de l'Iran une dictature. Celui-ci régna jusqu'en 1979 avec l'appui des occidentaux et de leurs compagnies pétrolières. Entre temps, il développa la police politique, répandit l'usage de la torture et mit ses opposants en prison quand ils ne choisissaient pas l'exil.
En 1979, une révolution chassa le Shah du pouvoir. L'ayatollah Khomeini prit le pouvoir et institua une forme de démocratie dans une république islamique. Bien entendu, étant donné le contentieux lié au soutien des occidentaux au Shah d'Iran, les relations avec l'occident ne pouvaient être que chaotiques. Le pétrole iranien fut peu à peu nationalisé.
En 1980, les occidentaux poussèrent l'Irak de Saddam Hussein à déclarer la guerre à L'Iran. Cette guerre dura huit ans et personne ne fut déclaré vainqueur. L'Iran était affaibli. La guerre lui avait coûté 300 milliards de dollars et 1 million de morts. C'était ça le plus important pour les occidentaux.
La seule chose qui intéresse les occidentaux, c'est de pouvoir contrôler ce pays car c'est le 4ème exportateur de pétrole. L'histoire de ces années terribles entraînent que, dans la tête de bien des iraniens, les occidentaux sont ceux qui cherchent à leur nuire.
Cela fait quatre ans qu'on agite l'épouvantail d'..une guerre avec l'Iran tant aux USA qu'en Israël. Ce qui est étrange est qu'on annonce une guerre sans jamais la faire. Si l'Allemagne avait annoncé qu'elle voulait faire la guerre à la France et avait attendu quatre ans la déclarer, la France aurait eu tout le temps de s'y préparer. Une bonne méthode en fait pour mettre un pays sous pression, l'obliger à s'armer et demander des sacrifices à son peuple.
C'est ainsi qu'une surenchère verbale se développa entre Ahmanidejad et les occidentaux à partir de 2005. Déclarée faisant partie de l'axe du mal, l'Iran a préféré développer un programme nucléaire, certainement pour s'équiper d'une arme nucléaire dissuasive. Cela inquiète Israël qui perdrait le monopole de la dissuasion nucléaire dans le Proche-Orient. Cette annonce permit de révéler au monde qu'Israël possédait l'arme atomique, ce qu'il réfutait jusqu'alors. Une autre surenchère est marquée par la façon dont les occidentaux ont déformé une déclaration du président iranien qui affirmait espérer la disparition du gouvernement d'Israël pour que les palestiniens se voient ainsi reconnus dans leurs droits. On affirma, et on affirme encore que la déclaration était qu'Israël doit être rayé de la carte.
De là, Ahmanidejad décida d'enfoncer le clou en pensant certainement s'attirer de la sympathie dans l'opinion publique arabe et même au-delà. Contrairement à ce qu'on croit en occident, l'antisionisme est très populaire dans le monde. C'est pour cela que le président iranien s'est permis de critiquer le totem de l'holocauste, une manière pour lui d'en faire le problème des occidentaux et non d'une bonne partie du reste du monde qui a eu à subir des formes d'holocauste lors des conquêtes occidentales et s'en souvient même si elles ont été soigneusement minorées en occident .
En devenant populaire dans le monde arabe, le président iranien contribue à ce que les chefs d'état arabes n'oublient pas les palestiniens. Ainsi l'Iran se pose en pays non compromis avec l'occident et peut prétendre au leadership d'un Proche-Orient qui aimerait peut-être bien se prendre en main tout seul. Mais il y a aussi toute une partie d'échecs très discrète avec des acteurs qui observent la situation avec attention : les russes et les chinois.
Ils ne laisseront jamais l'Iran être attaqué. Cela mettrait en péril les approvisionnements chinois en pétrole et ça amènerait un réflexe d'auto-défense de la Russie tout proche. La Russie tient à garder le contrôle des pays qui bordent ses frontières et de leurs ressources. D'ailleurs, le président iranien vient de faire sa première visite à l'étranger. Où d'après vous ?
En Russie. Et que va-t-il y faire ?
Rencontrer les chefs d'état du groupe de Shangaï : Russie, Chine, Inde, Ouzbékistan, Kazakhstan avec en plus, le président du Brésil pour faire un sommet des pays émergents entre la Russie, la Chine, le Brésil, l'Inde et l'Iran.
Vous savez à quel moment ont eu lieu les premières élections démocratiques en Iran ? En 1953, Un Premier Ministre fut nommé par le Shah après des élections pluralistes, il s'appelait Mossadegh.
Mais, son mandat ne dura pas. Il voulait nationaliser l'industrie pétrolière de son pays tenue par des compagnies anglosaxonnes. Un coup d'état eut lieu, fomenté par les USA et la Grande-Bretagne, pour l'écarter du pouvoir. Ce fut l'opération Ajax qui se déroula avec l'accord du Shah d'Iran qui put faire ainsi de l'Iran une dictature. Celui-ci régna jusqu'en 1979 avec l'appui des occidentaux et de leurs compagnies pétrolières. Entre temps, il développa la police politique, répandit l'usage de la torture et mit ses opposants en prison quand ils ne choisissaient pas l'exil.
En 1979, une révolution chassa le Shah du pouvoir. L'ayatollah Khomeini prit le pouvoir et institua une forme de démocratie dans une république islamique. Bien entendu, étant donné le contentieux lié au soutien des occidentaux au Shah d'Iran, les relations avec l'occident ne pouvaient être que chaotiques. Le pétrole iranien fut peu à peu nationalisé.
En 1980, les occidentaux poussèrent l'Irak de Saddam Hussein à déclarer la guerre à L'Iran. Cette guerre dura huit ans et personne ne fut déclaré vainqueur. L'Iran était affaibli. La guerre lui avait coûté 300 milliards de dollars et 1 million de morts. C'était ça le plus important pour les occidentaux.
La seule chose qui intéresse les occidentaux, c'est de pouvoir contrôler ce pays car c'est le 4ème exportateur de pétrole. L'histoire de ces années terribles entraînent que, dans la tête de bien des iraniens, les occidentaux sont ceux qui cherchent à leur nuire.
Cela fait quatre ans qu'on agite l'épouvantail d'..une guerre avec l'Iran tant aux USA qu'en Israël. Ce qui est étrange est qu'on annonce une guerre sans jamais la faire. Si l'Allemagne avait annoncé qu'elle voulait faire la guerre à la France et avait attendu quatre ans la déclarer, la France aurait eu tout le temps de s'y préparer. Une bonne méthode en fait pour mettre un pays sous pression, l'obliger à s'armer et demander des sacrifices à son peuple.
C'est ainsi qu'une surenchère verbale se développa entre Ahmanidejad et les occidentaux à partir de 2005. Déclarée faisant partie de l'axe du mal, l'Iran a préféré développer un programme nucléaire, certainement pour s'équiper d'une arme nucléaire dissuasive. Cela inquiète Israël qui perdrait le monopole de la dissuasion nucléaire dans le Proche-Orient. Cette annonce permit de révéler au monde qu'Israël possédait l'arme atomique, ce qu'il réfutait jusqu'alors. Une autre surenchère est marquée par la façon dont les occidentaux ont déformé une déclaration du président iranien qui affirmait espérer la disparition du gouvernement d'Israël pour que les palestiniens se voient ainsi reconnus dans leurs droits. On affirma, et on affirme encore que la déclaration était qu'Israël doit être rayé de la carte.
De là, Ahmanidejad décida d'enfoncer le clou en pensant certainement s'attirer de la sympathie dans l'opinion publique arabe et même au-delà. Contrairement à ce qu'on croit en occident, l'antisionisme est très populaire dans le monde. C'est pour cela que le président iranien s'est permis de critiquer le totem de l'holocauste, une manière pour lui d'en faire le problème des occidentaux et non d'une bonne partie du reste du monde qui a eu à subir des formes d'holocauste lors des conquêtes occidentales et s'en souvient même si elles ont été soigneusement minorées en occident .
En devenant populaire dans le monde arabe, le président iranien contribue à ce que les chefs d'état arabes n'oublient pas les palestiniens. Ainsi l'Iran se pose en pays non compromis avec l'occident et peut prétendre au leadership d'un Proche-Orient qui aimerait peut-être bien se prendre en main tout seul. Mais il y a aussi toute une partie d'échecs très discrète avec des acteurs qui observent la situation avec attention : les russes et les chinois.
Ils ne laisseront jamais l'Iran être attaqué. Cela mettrait en péril les approvisionnements chinois en pétrole et ça amènerait un réflexe d'auto-défense de la Russie tout proche. La Russie tient à garder le contrôle des pays qui bordent ses frontières et de leurs ressources. D'ailleurs, le président iranien vient de faire sa première visite à l'étranger. Où d'après vous ?
En Russie. Et que va-t-il y faire ?
Rencontrer les chefs d'état du groupe de Shangaï : Russie, Chine, Inde, Ouzbékistan, Kazakhstan avec en plus, le président du Brésil pour faire un sommet des pays émergents entre la Russie, la Chine, le Brésil, l'Inde et l'Iran.
"guide de la cyber guerre pour les elections iraniennes" "le but de ce guide est d'aider constructivement les protestataires des elections" : [www.boingboing.net]
La Revolution (la vraie) ne sera pas télévisée. On ne suivra pas minute par minute les émeutiers en train de "légitimement" bruler des voitures et s'affronter à la police. Les émeutiers sont des "casseurs nihilistes" à Strasbourg, ils sont tous des militants des droits de l'homme à Teheran.
Avec l'aide de l'Internationale Financière, gageons que le gouvernement qui sortira de ces émeutes signera les bons contrats pétroliers avec les bonnes compagnies...
Forum et site de la résistance des jeunes iraniens
Un nouveau site et forum (en anglais-farsi) collectant les nouvelles recues par tel mail d'Iran qui arrivent quand même a contourner la censure du régime fasciste de Ahmadinejab
On y trouve des informations en temps réel , le nombre des arrestations qui ne font hélas qu'augmenter des rapports accablants sur les exactions mais aussi maintenant les cas de tortures commis par les miliciens Basijs
La révolte des jeunes iraniens ce ne sera ni la chape de plomb de Tien An Men ni la répression féroce made in Total-Kouchner de la Birmanie
Que le dictateur Ahmadinejab s'en aille
"guide de la cyber guerre pour les elections iraniennes" "le but de ce guide est d'aider constructivement les protestataires des elections" : [www.boingboing.net]
La Revolution (la vraie) ne sera pas télévisée. On ne suivra pas minute par minute les émeutiers en train de "légitimement" bruler des voitures et s'affronter à la police. Les émeutiers sont des "casseurs nihilistes" à Strasbourg, ils sont tous des militants des droits de l'homme à Teheran.
Avec l'aide de l'Internationale Financière, gageons que le gouvernement qui sortira de ces émeutes signera les bons contrats pétroliers avec les bonnes compagnies...
Forum et site de la résistance des jeunes iraniens
Un nouveau site et forum (en anglais-farsi) collectant les nouvelles recues par tel mail d'Iran qui arrivent quand même a contourner la censure du régime fasciste de Ahmadinejab
On y trouve des informations en temps réel , le nombre des arrestations qui ne font hélas qu'augmenter des rapports accablants sur les exactions mais aussi maintenant les cas de tortures commis par les miliciens Basijs
La révolte des jeunes iraniens ce ne sera ni la chape de plomb de Tien An Men ni la répression féroce made in Total-Kouchner de la Birmanie
Que le dictateur Ahmadinejab s'en aille
Un court texte sur la lutte en ce moment même en Iran...
texte posté par un camarade grenoblois sur imc Grenoble et a relayer le plus largement possible
En effet depuis les évenements en Iran on voit sur les imc des tomberaux de « commentaires » haineux assimilant toute critiques du régime dictatorial iranien de Abhanimejad a du « sionisme »
toute critique de ce régime ferait carrément de nous qui osons le critiquer des « agents de la C.i.a » et autres fadaises , il y a décidément dans une certaine partie de la mouvance « altermondialiste » des gens qui ont bien décidément bien du mal a se séparer des chimères et des oripeaux du Stalinisme , des gens qui en arrivent au nom d'une conception complètement biaisée et falsifiée de la lutte anti impérialiste a faire d'un affairiste corrompu et fascisant comme Abhanimejad un « héros » de l'anti impérialisme avec pour prétexte que celui-ci serait un « ennemi » de l'impérialisme de l'occident et des états unis et pire a adopter la même vision qu'une partie de l'extrême droite française toujours prêtes a se faire l'avocat des pires régimes dictatoriaux
C'est la une vision dangereuse qui est la porte ouverte aux pires des dérives
Abhanimejad serait un « ennemi » des impérialismes occidentaux et américains, première nouvelle !!! et surtout une sacrée foutaise…
depuis les événements d'Iran on a vu les bourses chuter , c'est clair que pour les oligarchies financières et nos atroces banquiers responsables de la crise actuelle, le choix est déjà fait entre un Iran instable politiquement et celui dirigé d'une main de fer par Abhanimejad , comprenez donc « stable pour le marché » et le « business » ces messieurs dames on vite choisi avec qui ils préféraient traiter surement pas avec les jeunes iraniens qui se battent avec les flics un peu partout en Iran.
N'oublions pas que derriere les belles paroles d'un Sarkozy et d'un Obama les « affaires continuent » comme on dis , mais aussi que les diatribes anti « grand Satan » du régime iranien et d'Abhanimejad ne l'on jamais empêché bien au contraire de faire des « affaires » avec celui-ci, il suffit d'ailleurs de voir comment toute une classe politique et religieuse iranienne nage dans des affaires de corruption gigantesques, qui feraient presque passer un affairiste maffieux comme Berlusconi pour un enfant de cœur
Ne nous y trompons pas et ne soyons pas dupes , beaucoup d'entre nous ont bien remarqués, que nous n'avons pas vu beaucoup de nos très hyppocrites « démocrates » occidentaux ,américains ou français, monter au créneau pour condamner vigoureusement la terrible répression qui frappe la jeunesse Iranienne
On a eus tout juste le droit a quelques petits cris d'orfraies, quelques très prudentes petites condamnations, pour la forme de l'Onu , une très « grande prudence » également visible au sujet de la répression chez Obama, (on pourtant a connu les américains beaucoup plus loquaces dans la stigmatisation du peuple Iranien par le passé Quand a la palme de l'hypocrisie elle revient une fois de plus, au pourtant très atlantiste Bernard Kouchner qui a déclaré dans la plus parfaite langue de bois « qu'il fallait attendre et observer une certaine prudence avant de prendre position sur les manifestations qui on lieues en Iran ».
Et pendant ce temps la on assiste a des tirs a balles réelles sur la jeunesse Iranienne qui se révolte et n'en peut plus de l'étouffoir réactionnaire de ce régime, pendant ce temps la dans les commisariats de Téhéran la flicaille d' Abhanimejad tabasse, torture et peut être meme déjà fait disparaitres ceux et celles qui on osés se lever contre son ordre de mort.
La question est que : va-t-on laisser faire de nouveaux Tien An Men sur les boulevards des grandes villes Iraniennes
Pour tout cela nous devons donc d'êtres solidaires avec les insurgéEs et la jeunesse iranienne
Certes, ce n'est pas une info locale, mais en tant que Grenoblois je me permets de la publier. On dit qu'il y avait 2-3 millions de manifestants à Téhéran ce lundi 15.
Pour suivre les évènements en Iran vous avez ce blog :
(en anglais)
Il y a de nombreux sites, on peut visionner de nombreuses vidéos sur Youtube entre autres.
*Coup d'état en Iran* (14 juin 2009)
Cet article est adressé à la population française. Merci de bien vouloir le transmettre à tout organe de presse susceptible de le publier afin que les français prennent conscience de ce qui se passe en actuellement Iran./
Nous sommes au lendemain des élections présidentielles iraniennes et nous vivons des événements terribles sur lesquels la presse internationale reste silencieuse.
Durant les dernières semaines, une campagne présidentielle acharnée a opposé quatre candidats : deux conservateurs - Mahmoud Ahmadinejad et Mohsen Rezai et deux réformateurs - Mir Hossein Mousavi et Mehdi Karroubi.
Dans tout le pays et en particulier sur internet, les élections ont suscité des discussions passionnées, notamment lors des débats télévisés aux cours desquels, pour la première fois sur une chaîne publique iranienne, chacun des quatre candidats a débattu ses idées face à ses rivaux. Retransmis sur internet, ces débats ont été suivis et commentés dans le monde entier par des millions d'Iraniens. La campagne a alors pris un tournant décisif en soulevant l'espoir d'un véritable changement politique.
Que s'est-il passé durant ces douze jours de débats télévisés ?
Au cours de ces douze débats, l'affrontement entre les candidats fut direct et sans concessions. Les uns et les autres s'accusèrent de corruption financière, de gestion catastrophique du pays ou encore de mensonges publics. Pour la première fois sous la République islamique, des divisions internes au pouvoir furent révélées au grand jour, conférant parfois aux débats des allures de « règlement de compte ». A plusieurs reprises, Mahmoud Ahmadinejad s'en est pris violemment à des personnalités politiques importantes du régime, dont l'ex-président de la République, M. Rafsandjani. Ce dernier a immédiatement réagi en se défendant dans une lettre ouverte publiée dans la presse nationale et en le menaçant de l'attaquer en justice pour diffamation.
Retranché dans une posture de victime - qu'il revendique aussi au niveau international, Mahmoud Ahmadinejad a usé de tous les subterfuges pour défendre son bilan pourtant désastreux aux yeux du peuple iranien.
En effet, que ce soit à cause de sa politique étrangère et de ses provocations sur la Shoah et Israël, ou encore de sa politique intérieure, sa gestion du pays est sévèrement critiquée. En l'espace de quatre ans, les Iraniens ont été témoins du triplement du prix des produits alimentaires et de la forte inflation des loyers. La paupérisation de la population a entrainé avec elle l'augmentation de la violence, de la consommation de la drogue, etc.
Face aux critiques des trois autres candidats, Mahmoud Ahmadinejad a présenté, à la télévision, une série de graphiques et des statistiques démontrant, par exemple, la baisse du chômage et de l'inflation par rapport aux mandats des présidents précédents. Les chiffres avancés ont été immédiatement dénoncés par les autres candidats qui ont exprimé publiquement leur révolte et leur écœurement face aux méthodes malhônnetes utilisées par le président sortant pour décrédibiliser ses adversaires et légitimer son gouvernement.
L'attitude populiste et arrogante de Mahmoud Ahmadinejad lors des débats télévisés, a ravivé la peur que représente sa réélection pendant quatre ans et a entraîné un mouvement de mobilisation populaire sans précédent depuis la révolution de 1979.
Dans tout le pays, des partisans du candidat réformateur Mir Hossein Mousavi se sont appropriés la couleur verte pour exprimer leur soutien politique à ce dernier. Durant les dix derniers jours, on a vu apparaître dans toutes les villes iraniennes des gens entièrement habillés en vert, des femmes au foulard vert, des bandeaux verts accrochés aux bords des fenêtres des boutiques... La population affichait ainsi aux yeux du pouvoir sa volonté de changement. L'assise populaire du candidat Mousavi était visible et incontestable. Même dans les bazars de Téhéran et de province, lieux populaires réputés plus conservateurs, tout était vert. A Téhéran, des manifestants ont formé une chaîne humaine de vingt-cinq kilomètres. A l'étranger, les exilés Iraniens d'habitude réticents à participer aux élections, appelèrent à se rendre en masse dans les consulats pour voter. Un immense espoir était soulevé.
Et pourtant, des signes déjà inquiétants de manipulation des urnes étaient apparus.
En effet, il y a déjà quelques mois, le ministre de l'intérieur et toute son équipe avaient été changés par le président Ahmadinejad. Ainsi, les responsables des élections au sein du ministère, avaient été muté ailleurs et de nouveaux hommes avaient été mis en place.
Malgré cela, les Iraniens pensaient que la manifestation visible et ostentatoire de leur volonté de changement de pouvoir et leur participation massive allait limiter l'impact d'éventuelles triches aux élections.
C'était sans compter sur le chef de l'armée qui, juste avant la publication des résultats du vote samedi 13 juin, menaça de réprimer toute contestation du vote. Mahmoud Ahmadinejad fut alors annoncé comme le candidat gagnant dès le premier tour, avec 68% de vote en sa faveur.
Ceci est un coup d'état politique. Les évènements des dernières semaines et le taux de participation exceptionnel de 85% aux élections rendent un tel score absolument impossible. Les deux candidats réformateurs Mehdi Karoubi et Mir Hussein Moussavi ont publiquement dénoncé la manipulation des résultats ; des milliers d'Iraniens sont spontanément sortis dans les rues, dans tout le pays.
Les évènements qui suivirent la publication des résultats depuis hier prouvent que Mahmoud Ahmadinejad est en train, en ce moment-même, de réaliser un coup d'état politique avec l'aide de l'armée.
L'armée a instauré le couvre-feu dans la plupart des rues de Téhéran et des grandes villes de province. Le ministère de l'intérieur est fermé et des sacs de sables forment des barrricades à l'entrée, pour protéger la police contre d'éventuelles émeutes. Des fonctionnaires du ministère de l'intérieur ont démissionné et écrit des lettres ouvertes pour dénoncer des irrégularités dans le scrutin. Un des candidats réformateurs Karoubi est assigné à résidence. Les sièges des partis politiques sont encerclés par l'armée. Partout, ceux qui refusent que leur droit soit bafoué sont réprimés violemment. Des voitures brûlent. Plusieurs dizaine de religieux du Parti réformateur sont arrêtés. Même l'ancien président et homme fort du régime durant les trente dernières années, Hashemi Rafsanjani, est inquiété.
Un pouvoir, encore plus dur, plus extrémiste, plus violent est en train ( ou risque) de s'installer en Iran.
Un court texte sur la lutte en ce moment même en Iran...
texte posté par un camarade grenoblois sur imc Grenoble et a relayer le plus largement possible
En effet depuis les évenements en Iran on voit sur les imc des tomberaux de « commentaires » haineux assimilant toute critiques du régime dictatorial iranien de Abhanimejad a du « sionisme »
toute critique de ce régime ferait carrément de nous qui osons le critiquer des « agents de la C.i.a » et autres fadaises , il y a décidément dans une certaine partie de la mouvance « altermondialiste » des gens qui ont bien décidément bien du mal a se séparer des chimères et des oripeaux du Stalinisme , des gens qui en arrivent au nom d'une conception complètement biaisée et falsifiée de la lutte anti impérialiste a faire d'un affairiste corrompu et fascisant comme Abhanimejad un « héros » de l'anti impérialisme avec pour prétexte que celui-ci serait un « ennemi » de l'impérialisme de l'occident et des états unis et pire a adopter la même vision qu'une partie de l'extrême droite française toujours prêtes a se faire l'avocat des pires régimes dictatoriaux
C'est la une vision dangereuse qui est la porte ouverte aux pires des dérives
Abhanimejad serait un « ennemi » des impérialismes occidentaux et américains, première nouvelle !!! et surtout une sacrée foutaise…
depuis les événements d'Iran on a vu les bourses chuter , c'est clair que pour les oligarchies financières et nos atroces banquiers responsables de la crise actuelle, le choix est déjà fait entre un Iran instable politiquement et celui dirigé d'une main de fer par Abhanimejad , comprenez donc « stable pour le marché » et le « business » ces messieurs dames on vite choisi avec qui ils préféraient traiter surement pas avec les jeunes iraniens qui se battent avec les flics un peu partout en Iran.
N'oublions pas que derriere les belles paroles d'un Sarkozy et d'un Obama les « affaires continuent » comme on dis , mais aussi que les diatribes anti « grand Satan » du régime iranien et d'Abhanimejad ne l'on jamais empêché bien au contraire de faire des « affaires » avec celui-ci, il suffit d'ailleurs de voir comment toute une classe politique et religieuse iranienne nage dans des affaires de corruption gigantesques, qui feraient presque passer un affairiste maffieux comme Berlusconi pour un enfant de cœur
Ne nous y trompons pas et ne soyons pas dupes , beaucoup d'entre nous ont bien remarqués, que nous n'avons pas vu beaucoup de nos très hyppocrites « démocrates » occidentaux ,américains ou français, monter au créneau pour condamner vigoureusement la terrible répression qui frappe la jeunesse Iranienne
On a eus tout juste le droit a quelques petits cris d'orfraies, quelques très prudentes petites condamnations, pour la forme de l'Onu , une très « grande prudence » également visible au sujet de la répression chez Obama, (on pourtant a connu les américains beaucoup plus loquaces dans la stigmatisation du peuple Iranien par le passé Quand a la palme de l'hypocrisie elle revient une fois de plus, au pourtant très atlantiste Bernard Kouchner qui a déclaré dans la plus parfaite langue de bois « qu'il fallait attendre et observer une certaine prudence avant de prendre position sur les manifestations qui on lieues en Iran ».
Et pendant ce temps la on assiste a des tirs a balles réelles sur la jeunesse Iranienne qui se révolte et n'en peut plus de l'étouffoir réactionnaire de ce régime, pendant ce temps la dans les commisariats de Téhéran la flicaille d' Abhanimejad tabasse, torture et peut être meme déjà fait disparaitres ceux et celles qui on osés se lever contre son ordre de mort.
La question est que : va-t-on laisser faire de nouveaux Tien An Men sur les boulevards des grandes villes Iraniennes
Pour tout cela nous devons donc d'êtres solidaires avec les insurgéEs et la jeunesse iranienne
Certes, ce n'est pas une info locale, mais en tant que Grenoblois je me permets de la publier. On dit qu'il y avait 2-3 millions de manifestants à Téhéran ce lundi 15.
Pour suivre les évènements en Iran vous avez ce blog :
(en anglais)
Il y a de nombreux sites, on peut visionner de nombreuses vidéos sur Youtube entre autres.
*Coup d'état en Iran* (14 juin 2009)
Cet article est adressé à la population française. Merci de bien vouloir le transmettre à tout organe de presse susceptible de le publier afin que les français prennent conscience de ce qui se passe en actuellement Iran./
Nous sommes au lendemain des élections présidentielles iraniennes et nous vivons des événements terribles sur lesquels la presse internationale reste silencieuse.
Durant les dernières semaines, une campagne présidentielle acharnée a opposé quatre candidats : deux conservateurs - Mahmoud Ahmadinejad et Mohsen Rezai et deux réformateurs - Mir Hossein Mousavi et Mehdi Karroubi.
Dans tout le pays et en particulier sur internet, les élections ont suscité des discussions passionnées, notamment lors des débats télévisés aux cours desquels, pour la première fois sur une chaîne publique iranienne, chacun des quatre candidats a débattu ses idées face à ses rivaux. Retransmis sur internet, ces débats ont été suivis et commentés dans le monde entier par des millions d'Iraniens. La campagne a alors pris un tournant décisif en soulevant l'espoir d'un véritable changement politique.
Que s'est-il passé durant ces douze jours de débats télévisés ?
Au cours de ces douze débats, l'affrontement entre les candidats fut direct et sans concessions. Les uns et les autres s'accusèrent de corruption financière, de gestion catastrophique du pays ou encore de mensonges publics. Pour la première fois sous la République islamique, des divisions internes au pouvoir furent révélées au grand jour, conférant parfois aux débats des allures de « règlement de compte ». A plusieurs reprises, Mahmoud Ahmadinejad s'en est pris violemment à des personnalités politiques importantes du régime, dont l'ex-président de la République, M. Rafsandjani. Ce dernier a immédiatement réagi en se défendant dans une lettre ouverte publiée dans la presse nationale et en le menaçant de l'attaquer en justice pour diffamation.
Retranché dans une posture de victime - qu'il revendique aussi au niveau international, Mahmoud Ahmadinejad a usé de tous les subterfuges pour défendre son bilan pourtant désastreux aux yeux du peuple iranien.
En effet, que ce soit à cause de sa politique étrangère et de ses provocations sur la Shoah et Israël, ou encore de sa politique intérieure, sa gestion du pays est sévèrement critiquée. En l'espace de quatre ans, les Iraniens ont été témoins du triplement du prix des produits alimentaires et de la forte inflation des loyers. La paupérisation de la population a entrainé avec elle l'augmentation de la violence, de la consommation de la drogue, etc.
Face aux critiques des trois autres candidats, Mahmoud Ahmadinejad a présenté, à la télévision, une série de graphiques et des statistiques démontrant, par exemple, la baisse du chômage et de l'inflation par rapport aux mandats des présidents précédents. Les chiffres avancés ont été immédiatement dénoncés par les autres candidats qui ont exprimé publiquement leur révolte et leur écœurement face aux méthodes malhônnetes utilisées par le président sortant pour décrédibiliser ses adversaires et légitimer son gouvernement.
L'attitude populiste et arrogante de Mahmoud Ahmadinejad lors des débats télévisés, a ravivé la peur que représente sa réélection pendant quatre ans et a entraîné un mouvement de mobilisation populaire sans précédent depuis la révolution de 1979.
Dans tout le pays, des partisans du candidat réformateur Mir Hossein Mousavi se sont appropriés la couleur verte pour exprimer leur soutien politique à ce dernier. Durant les dix derniers jours, on a vu apparaître dans toutes les villes iraniennes des gens entièrement habillés en vert, des femmes au foulard vert, des bandeaux verts accrochés aux bords des fenêtres des boutiques... La population affichait ainsi aux yeux du pouvoir sa volonté de changement. L'assise populaire du candidat Mousavi était visible et incontestable. Même dans les bazars de Téhéran et de province, lieux populaires réputés plus conservateurs, tout était vert. A Téhéran, des manifestants ont formé une chaîne humaine de vingt-cinq kilomètres. A l'étranger, les exilés Iraniens d'habitude réticents à participer aux élections, appelèrent à se rendre en masse dans les consulats pour voter. Un immense espoir était soulevé.
Et pourtant, des signes déjà inquiétants de manipulation des urnes étaient apparus.
En effet, il y a déjà quelques mois, le ministre de l'intérieur et toute son équipe avaient été changés par le président Ahmadinejad. Ainsi, les responsables des élections au sein du ministère, avaient été muté ailleurs et de nouveaux hommes avaient été mis en place.
Malgré cela, les Iraniens pensaient que la manifestation visible et ostentatoire de leur volonté de changement de pouvoir et leur participation massive allait limiter l'impact d'éventuelles triches aux élections.
C'était sans compter sur le chef de l'armée qui, juste avant la publication des résultats du vote samedi 13 juin, menaça de réprimer toute contestation du vote. Mahmoud Ahmadinejad fut alors annoncé comme le candidat gagnant dès le premier tour, avec 68% de vote en sa faveur.
Ceci est un coup d'état politique. Les évènements des dernières semaines et le taux de participation exceptionnel de 85% aux élections rendent un tel score absolument impossible. Les deux candidats réformateurs Mehdi Karoubi et Mir Hussein Moussavi ont publiquement dénoncé la manipulation des résultats ; des milliers d'Iraniens sont spontanément sortis dans les rues, dans tout le pays.
Les évènements qui suivirent la publication des résultats depuis hier prouvent que Mahmoud Ahmadinejad est en train, en ce moment-même, de réaliser un coup d'état politique avec l'aide de l'armée.
L'armée a instauré le couvre-feu dans la plupart des rues de Téhéran et des grandes villes de province. Le ministère de l'intérieur est fermé et des sacs de sables forment des barrricades à l'entrée, pour protéger la police contre d'éventuelles émeutes. Des fonctionnaires du ministère de l'intérieur ont démissionné et écrit des lettres ouvertes pour dénoncer des irrégularités dans le scrutin. Un des candidats réformateurs Karoubi est assigné à résidence. Les sièges des partis politiques sont encerclés par l'armée. Partout, ceux qui refusent que leur droit soit bafoué sont réprimés violemment. Des voitures brûlent. Plusieurs dizaine de religieux du Parti réformateur sont arrêtés. Même l'ancien président et homme fort du régime durant les trente dernières années, Hashemi Rafsanjani, est inquiété.
Un pouvoir, encore plus dur, plus extrémiste, plus violent est en train ( ou risque) de s'installer en Iran.
Coups de feux a Téheran il y a eus un mort
Des centaines de milliers de manifestants 1 millions de personne selon les opposants on manifestés alors que la manifestation était interdite par Ahmanimejad en personne
Beaucoup d' iraniens en exils sont très inquiets des coups de feu auraient étés entendus a cette manif d'après certaine rumeurs il y aurait un mort ce serait des Bassidjis (la police politique) qui auraient ouvert le feu
de nombreuses manifestations ont également eues lieues a Tabriz, Shiraz, Isphahan malgré ce que disent les médias occidentaux qui cantonnent les manifestations a la seule ville de Téhéran
vidéo de la manifestation
http://www.youtube.com/watch?v=ey9K...
Solidarité avec la jeunesse iranienne
Coups de feux a Téheran il y a eus un mort
Des centaines de milliers de manifestants 1 millions de personne selon les opposants on manifestés alors que la manifestation était interdite par Ahmanimejad en personne
Beaucoup d' iraniens en exils sont très inquiets des coups de feu auraient étés entendus a cette manif d'après certaine rumeurs il y aurait un mort ce serait des Bassidjis (la police politique) qui auraient ouvert le feu
de nombreuses manifestations ont également eues lieues a Tabriz, Shiraz, Isphahan malgré ce que disent les médias occidentaux qui cantonnent les manifestations a la seule ville de Téhéran
vidéo de la manifestation
http://www.youtube.com/watch?v=ey9K...
Solidarité avec la jeunesse iranienne
Voici les quatre premières pages de Nomade, journal distribué mano mano ce matin sur Calais (en version française et anglaise). Format A3, donc imprimable. On essaiera d'en faire un chaque jour. Vous avez des infos, des témoignages, des trucs à dire à faire ? Voir ici
Page 3
Voici les quatre premières pages de Nomade, journal distribué mano mano ce matin sur Calais (en version française et anglaise). Format A3, donc imprimable. On essaiera d'en faire un chaque jour. Vous avez des infos, des témoignages, des trucs à dire à faire ? Voir ici
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Page 3
[http:] title='JPEG - 523.8 ko'>
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Attention ! les lignes de bus n°1, n°2, n°7 menant au camp (zup du Beau-Marais) sont surveillées par l'intermédiaire des chauffeurs.
Résister aux mensonges de la police : pas d'arrêté valable interdisant le tractage dans la rue
Les policiers, semble-t-il nationaux ont interdit une distribution du journal no border parce qu'il y aurait eu un arrêté municipal l'interdisant. Nous ne sommes pas en Iran, nous avons le droit de distribuer des tracts.
Positions des forces de l'Etat :
Les gardes mobiles au CRA vidé, les CRS à des endroits clé, la petite école privée Saint-Charles, surveillée par des policiers en tenue et à pied, commissariat bouclé, une partie du parking mairie encadrée de barrières, la bac pollue les abords de la gare tandis qu'on force à collaborer des salariés des transports publics, les bidets anglais passent dans la rue... etc, il manque juste l'hélicoptère qui a tournoyé au-dessus de Marck, commune collée à Calais, lundi.
Le petit aéroport de la commune est contrôlé par la gendarmerie.
Experts en rafle et en illégalités, à l'oeuvreLa police montre ses réquisitions du procureur, si on ne veut pas ouvrir son sac : il suffit juste d'avoir été repéré à discuter avec des gens tenant une pancarte no border.
Les alentours du camp sont un circuit automobile pour véhicules marqués police et les autres banalisés. Ceux provenant de Lille ont le crâne chauve. La PAF semble vouloir continuer sa chasse aux réfugiés sur l'autoroute bordant le camp.
Et pendant ce temps-là, les commerçants de Calais-Nord sont heureux de vous apprendre qu'ils ne sont pas dupes de la psychose créée par la préfecture, Nord Littoral et la mairie UMP.
Les casseurs d'entreprise qui font circuler librement leurs capitaux et leurs machines, s'appellent Noyon et autres dentelliers. Les amis de Bouchart, en fait.

zetkin
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Résister aux mensonges de la police : pas d'arrêté valable interdisant le tractage dans la rue
[http:] alt="" />Les policiers, semble-t-il nationaux ont interdit une distribution du journal no border parce qu'il y aurait eu un arrêté municipal l'interdisant. Nous ne sommes pas en Iran, nous avons le droit de distribuer des tracts.
Positions des forces de l'Etat :
Les gardes mobiles au CRA vidé, les CRS à des endroits clé, la petite école privée Saint-Charles, surveillée par des policiers en tenue et à pied, commissariat bouclé, une partie du parking mairie encadrée de barrières, la bac pollue les abords de la gare tandis qu'on force à collaborer des salariés des transports publics, les bidets anglais passent dans la rue... etc, il manque juste l'hélicoptère qui a tournoyé au-dessus de Marck, commune collée à Calais, lundi.
Le petit aéroport de la commune est contrôlé par la gendarmerie.
Experts en rafle et en illégalités, à l'oeuvreLa police montre ses réquisitions du procureur, si on ne veut pas ouvrir son sac : il suffit juste d'avoir été repéré à discuter avec des gens tenant une pancarte no border.
Les alentours du camp sont un circuit automobile pour véhicules marqués police et les autres banalisés. Ceux provenant de Lille ont le crâne chauve. La PAF semble vouloir continuer sa chasse aux réfugiés sur l'autoroute bordant le camp.
Et pendant ce temps-là, les commerçants de Calais-Nord sont heureux de vous apprendre qu'ils ne sont pas dupes de la psychose créée par la préfecture, Nord Littoral et la mairie UMP.
Les casseurs d'entreprise qui font circuler librement leurs capitaux et leurs machines, s'appellent Noyon et autres dentelliers. Les amis de Bouchart, en fait.
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zetkin
COMMUNIQUE DU CAMP NO BORDER DE CALAIS
[EN below]
Un rideau de fer ridicule a été abaissé sur Calais, et la vaste campagne de diabolisation de notre camp par les autorités locales se poursuit dans la presse.
Nous dénonçons avec la plus grande fermeté les tentatives de nous criminaliser et d'intimider la population locale pour la faire taire sur une question qui la touche directement. Nous dénonçons et appelons à l'arrêt de la violence extrême et de l'intimidation à l'encontre des migrants par la police, comme l'expulsion et les coups contre des Érythréens qui vivaient dans un immeuble squatté du centre de Calais lundi soir, ainsi que les destructions des abris de migrants dans la région de Calais au cours des derniers jours.
Nous, militantEs du camp No Border, insistons sur le caractère pacifique de la manifestation que nous allons essayer de tenir le samedi 27 Juin, et pour montrer notre bonne volonté nous sommes prêts à renégocier l'itinéraire de notre marche.
La police nous a demandé de changer la destination de notre manifestation qui devait aller vers le Centre de Rétention Administrative à Cité Europe à Coquelles.
Après des discussions avec les syndicats et les partis politiques ainsi que les associations co-signataires de l'appel à manifestation de samedi, nous avons décidé de changer le trajet et la destination de la manifestation, afin de moins gêner les activités des CalaisienNEs.
Nous tenons à inviter tous les gens du Calaisis à venir au camp et assister aux films et participer aux débats des prochains jours avec des associations locales, des groupes et des individus qui travaillent avec les migrants ici sur le terrain, ainsi que pour discuter de la répression croissante des migrants, ici et plus largement dans toute l'Europe ainsi que dans les pays qui bordent notre continent.
Nous voulons rassurer les CalaisienNEs quant à la nature de nos intentions et nous voulons inviter toutes les associations locales et les personnes qui aimeraient voir la situation s'améliorer pour les migrants et ceux qui les aident à nous rejoindre samedi à la manifestation dont le rendez-vous est toujours à 10 heures samedi, en face du phare. Nous appelons les habitantEs du Calaisis et les militantEs des organisations associatives, syndicales et politiques à ne pas se laisser intimider par le discours des autorités et à venir participer aux activités du camp et à la manifestation de samedi.
MANIFESTATION POUR LA LIBERTE DE CIRCULATION ET D'INSTALLATION SAMEDI 27 JUIN – 10H AU PHARE DE CALAIS
While a farcical curtain of steel has descended on Calais, and the massive campaign of demonization of our camp by the local authorities continues in the press.
We denounce in the strongest terms the attempts to criminalise us and to intimidate local people into silence on an issue that affects them directly. We denounce completely and call an end to the extreme violence and intimidation being directed towards migrants by the police, we refer to the eviction and beating of Eritreans living in a squatted building in the centre of Calais that took place on Monday evening as well as the destruction of migrants shelters in the Calais region over recent days.
We militants at the No Borders camp would like to continue to insist on the peaceful nature of the demonstrations that we will be trying to hold on Saturday the 27th of June and to show our goodwill we are willing to renegotiate the route of our march.
We were asked by the Police to change the destination of the route of our march which was to have been to the CRA in Coquelles at Cité Europe
Following discussions with the Trade Unions and political parties as well as associations that are co-signatories of the call for Saturday's demonstration we have decided on a new route and destination for our march so as to less inconvenience the activities of local people.
We wish to invite all local people from around Calais to come to the camp and to the debates we will be having over the coming days with local associations groups and individuals who are working with migrants here on the ground, as well as to discuss the ever-increasing repression of migrants both here and more widely throughout Europe as well as in the countries which border our continent.
We want to reassure local people as to the nature of our intentions and we want to invite all local associations and people who would like to see the situation improve for migrants and those that help them to join us on Saturday for our march which is still planned to gather at 10am on Saturday in front of the lighthouse. We call for the inhabitants of Calais and the activists of associations, trade unions and political parties and not to be intimidated by the discourse of the authorities and to come and participate in the activities of the camp and to the demonstration on Saturday.
THE DEMONSTRATION FOR FREEDOM OF MOVEMENT AND SETTLEMENT SATURDAY 27th JUNE 10am AT THE LIGHTHOUSE IN CALAIS
contacts presse : presse calaisnoborder.eu.org Tel : 06 66 48 61 04
COMMUNIQUE DU CAMP NO BORDER DE CALAIS
[EN below]
Un rideau de fer ridicule a été abaissé sur Calais, et la vaste campagne de diabolisation de notre camp par les autorités locales se poursuit dans la presse.
Nous dénonçons avec la plus grande fermeté les tentatives de nous criminaliser et d'intimider la population locale pour la faire taire sur une question qui la touche directement. Nous dénonçons et appelons à l'arrêt de la violence extrême et de l'intimidation à l'encontre des migrants par la police, comme l'expulsion et les coups contre des Érythréens qui vivaient dans un immeuble squatté du centre de Calais lundi soir, ainsi que les destructions des abris de migrants dans la région de Calais au cours des derniers jours.
Nous, militantEs du camp No Border, insistons sur le caractère pacifique de la manifestation que nous allons essayer de tenir le samedi 27 Juin, et pour montrer notre bonne volonté nous sommes prêts à renégocier l'itinéraire de notre marche.
La police nous a demandé de changer la destination de notre manifestation qui devait aller vers le Centre de Rétention Administrative à Cité Europe à Coquelles.
Après des discussions avec les syndicats et les partis politiques ainsi que les associations co-signataires de l'appel à manifestation de samedi, nous avons décidé de changer le trajet et la destination de la manifestation, afin de moins gêner les activités des CalaisienNEs.
Nous tenons à inviter tous les gens du Calaisis à venir au camp et assister aux films et participer aux débats des prochains jours avec des associations locales, des groupes et des individus qui travaillent avec les migrants ici sur le terrain, ainsi que pour discuter de la répression croissante des migrants, ici et plus largement dans toute l'Europe ainsi que dans les pays qui bordent notre continent.
Nous voulons rassurer les CalaisienNEs quant à la nature de nos intentions et nous voulons inviter toutes les associations locales et les personnes qui aimeraient voir la situation s'améliorer pour les migrants et ceux qui les aident à nous rejoindre samedi à la manifestation dont le rendez-vous est toujours à 10 heures samedi, en face du phare. Nous appelons les habitantEs du Calaisis et les militantEs des organisations associatives, syndicales et politiques à ne pas se laisser intimider par le discours des autorités et à venir participer aux activités du camp et à la manifestation de samedi.
MANIFESTATION POUR LA LIBERTE DE CIRCULATION ET D'INSTALLATION SAMEDI 27 JUIN – 10H AU PHARE DE CALAIS
While a farcical curtain of steel has descended on Calais, and the massive campaign of demonization of our camp by the local authorities continues in the press.
We denounce in the strongest terms the attempts to criminalise us and to intimidate local people into silence on an issue that affects them directly. We denounce completely and call an end to the extreme violence and intimidation being directed towards migrants by the police, we refer to the eviction and beating of Eritreans living in a squatted building in the centre of Calais that took place on Monday evening as well as the destruction of migrants shelters in the Calais region over recent days.
We militants at the No Borders camp would like to continue to insist on the peaceful nature of the demonstrations that we will be trying to hold on Saturday the 27th of June and to show our goodwill we are willing to renegotiate the route of our march.
We were asked by the Police to change the destination of the route of our march which was to have been to the CRA in Coquelles at Cité Europe
Following discussions with the Trade Unions and political parties as well as associations that are co-signatories of the call for Saturday's demonstration we have decided on a new route and destination for our march so as to less inconvenience the activities of local people.
We wish to invite all local people from around Calais to come to the camp and to the debates we will be having over the coming days with local associations groups and individuals who are working with migrants here on the ground, as well as to discuss the ever-increasing repression of migrants both here and more widely throughout Europe as well as in the countries which border our continent.
We want to reassure local people as to the nature of our intentions and we want to invite all local associations and people who would like to see the situation improve for migrants and those that help them to join us on Saturday for our march which is still planned to gather at 10am on Saturday in front of the lighthouse. We call for the inhabitants of Calais and the activists of associations, trade unions and political parties and not to be intimidated by the discourse of the authorities and to come and participate in the activities of the camp and to the demonstration on Saturday.
THE DEMONSTRATION FOR FREEDOM OF MOVEMENT AND SETTLEMENT SATURDAY 27th JUNE 10am AT THE LIGHTHOUSE IN CALAIS
contacts presse : presse calaisnoborder.eu.org Tel : 06 66 48 61 04
40 ans après les émeutes de Stonewall, presque 30 ans après la dépénalisation de l'homosexualité
en France, 11 ans après le Pacs … le compte n'y est toujours pas pour les lesbiennes, les
gays, les bi, les trans' et les intersexes ! Les personnes LGBTI sont toujours victimes de l'oppression
patriarcale : interdiction du mariage, de l'adoption, de la procréation assistée, du don du sang, pathologisation des trans', mutilation des intersexes …. La LGBTI-phobie est partout et l'égalité des droits piétine. Ainsi, le gouvernement UMP passe par pertes et profits ses promesses électorales, comme le statut du
beau-parent, et Roselyne Bachelot effectue des tours de passe-passe pour faire des économies
sur le dos des trans' : les trans' seront maintenant placé-es sous l'étiquette « trouble de
l'identité de genre » mais toujours soumis-es au suivi médical ; au passage cela pourrait permettre
de ne plus rembourser les traitements de transition à 100 %. Et pendant ce temps, les
membres de Gaylib (UMP) défilent librement au sein de la Marche des fiertés alors qu'ils et
elles sont complices de ces manoeuvres.
Si les luttes pour obtenir ces droits sont essentielles et que l'égalité en démocratie ne peut souffrir d'exception, cela ne suffit pas. En effet, l'égalité des droits ne mettra pas fin au patriarcat. Ce système consiste en l'exploitation matérielle et sexuelle des femmes par les hommes. Il est à la base de la séparation de l'humanité en deux genres construits comme hétérosexuels et complémentaires. L'oppression des personnes homosexuelles, bisexuelles, trans' ou intersexes découle directement de ce système. La binarité des genres et la contrainte à l'hétérosexualité reposent sur la naturalisation abusive du sexe et de la sexualité. Pourtant, on ne naît pas femme, homme ou hétérosexuelle, on le devient : c'est un système plurimillénaire qui institue les comportements hétéronormés à travers la famille, l'éducation et les institutions étatiques. L'État et la médecine s'érigent en défenseurs de l'ordre patriarcal en faisant des trans' des malades mentaux et en condamnant les enfants intersexes à des réassignations de sexes barbares. On ne sortira de ce système que par un combat fédérant tous les groupes opprimés par le patriarcat, que ce soient les femmes ou toutes les personnes qui ne suivent pas la norme de genre binaire et hétérosexuelle.
Comme le capitalisme, le patriarcat ne connaît pas de frontières. La Marche des fiertés est aussi l'occasion de manifester notre soutien aux personnes LGBTI du monde entier. Rappelons que cette marche commémore la première révolte LGBT de 1969, lorsque des gays et des trans' se levèrent face à une énième descente de police dans un bar new yorkais (le Stonewall Inn) et lancèrent une vague de protestations qui a, depuis, gagné le monde entier. Cette solidarité internationale doit aussi se manifester par notre soutien aux personnes sans papiers menacées d'expulsion, alors qu'elles ont quitté des pays où, souvent, leur vie était en jeu. Nous manifestons aussi pour celles et ceux qu'on empêche de vivre dignement à travers le monde. Aujourd'hui, aucun peuple ne peut malheureusement se prévaloir d'être sorti du système patriarcal et, en conséquence, la lutte pour les droits des femmes ou des personnes LGBTI ne peut en aucun cas servir l'impérialisme des pays dominants. Nous ne sommes pas dupes de cette instrumentalisation. Le combat contre le patriarcat se mène à la base par ceux et celles qu'il opprime, en s'appuyant sur des solidarités horizontales à travers le monde.
Enfin, la lutte contre le patriarcat doit s'articuler avec le combat contre le capitalisme et contre toutes les formes de domination. Le patriarcat est un système de domination qui implique à la fois l'exploitation matérielle des femmes et l'oppression sociale des femmes et des personnes LGBTI. Cela permet de maintenir un ordre social et moral où chacun doit rester dans le rang, être hétéro, avoir des enfants, travailler, accepter sa condition de salarié. Ainsi, le capitalisme s'appuie sur le patriarcat pour imposer aux femmes des temps partiels non choisis et les salaires de misère qui vont avec. Les capitalistes utilisent aussi le patriarcat pour étendre la marchandisation des corps et transformer la culture LGBTI en un marché lucratif. Les lesbiennes subissent ainsi une double oppression en tant que femmes (plus souvent à temps partiel, au chômage et moins bien payées que les hommes) et homosexuelles, ce qui participe à leur quasi invisibilité dans l'espace public. Les personnes trans', quant à elles, sont pour moitié RMIstes, parce qu'il leur est impossible de retrouver du travail sans avoir pu modifier leur nom et la mention de sexe sur les registres de l'État civil. L'articulation des luttes contre le patriarcat, le capitalisme et contre toutes les formes d'oppression est donc une nécessité si nous ne voulons pas favoriser une oppression en en combattant une autre.
Contre le patriarcat, aujourd'hui comme hier, nos désirs font désordre. C'est pourquoi, uni-es dans la Marche des fiertés, nous revendiquons :
l'égalité des droits (mariage, filiation) indépendamment du sexe et de l'orientation
sexuelle,
l'application du droit à l'asile et au séjour pour toutes les personnes LGBTI menacées
dans le monde,
la dépathologisation des trans' et l'arrêt des réassignations de genre des intersexes à la naissance,
la suppression des mentions de sexe sur les papiers d'identité et les documents d'État civil,
une éducation non sexiste et non genrée et une éducation à la sexualité débarrassée des
normes hétérosexuelles et de l'injonction à la reproduction, centrée sur le plaisir partagé et
le respect du consentement,
une meilleure répartition des richesses qui permette à chacun-e d'être indépendant-e de
sa famille,
un statut de l'individu et des droits sociaux et économiques détachés de l'appartenance à
un couple,
la reconnaissance de toutes les formes de vie commune librement consentie et d'éducation
partagée des enfants.
À Versailles, le 22 juin, Nicolas Sarkozy s'est davantage attaché à parader dans un show monarchique qu'à faire des annonces précises sur les « chantiers » que le gouvernement prépare pour les mois à venir. Cependant, de la crise économique à la burqa en passant par les prisons, la fiscalité ou les retraites, son tour d'horizon appelle un commentaire politique.
La burqa, pour commencer. Le débat a été initié depuis une semaine par le communiste André Gérin, et la secrétaire d'État Fadela Amara en a posé clairement les enjeux en déclarant être favorable à une interdiction de la burqa et du niqab. Ce vêtement est bien évidemment un symbole d'oppression patriarcale et d'aliénation religieuse, mais son interdiction, comme pour le foulard islamique en 2004, ne peut être que contre-productif. On ne libère pas « de force » d'une aliénation. D'autant qu'une mesure d'interdiction, ciblant une fois de plus exclusivement les musulman-e-s, ne peut être prise que comme une entreprise raciste.
La loi Hadopi, qui devait punir le téléchargement illégal sur Internet mais qui a été retoquée par le Conseil constitutionnel, sera remise sur le métier au nom de la « liberté ». Puisqu'il « n'y pas de liberté sans règles […] Comment peut-on accepter que les règles qui s'imposent à toute la société ne s'imposent pas sur Internet ? »
La gestion pénitentiaire de la crise sociale poursuit sa course : « Comment peut-on parler de justice quand il y a 80 000 peines non exécutées par manque de place dans les prisons ?« a estimé Sarkozy.. »L'état de nos prisons est une honte pour notre République. Nous construirons donc d'autres prisons ». La crise économique en effet, va continuer à jeter des milliers de salarié-e-s au chômage. Face à cela, Sarkozy assure « tout licencié économique doit pouvoir garder son salaire et suivre des formations pendant un an ». Il ne dit pas qui paiera. Les actionnaires qui continuent de percevoir des dividendes colossaux pendant la « crise » ? Ou l'État, c'est-à-dire les contribuables ?
Les exonérations fiscales au bénéfice du patronat en effet vont se poursuivre, au motif que « les délocalisations systématiques sont devenues insupportables aux Français. La fiscalité en est responsable. […] La taxe professionnelle doit être supprimée. »
Un emprunt national, qui sera lancé à l'autonome, est censé renflouer les caisses de l'État, à sec après une accumulation d'exonération en faveur des classes possédantes. Les particuliers, pourraient donc acheter des obligations d'État. Le précédent emprunt de ce genre avait été lancé par Balladur en 1993, avec un taux d'intérêt de 6 %, remboursable en quatre ans. Cette solution ruineuse avait surtout abouti à diriger un flux considérable d'argent public vers les établissements bancaires, et à encourager la spéculation financière. Cela confirme ce qu'AL dit depuis le début sur la gestion de la crise par le gouvernement : il ne cherche nullement une hypocrite « moralisation » des marchés, mais seulement à y réinjecter de l'argent pour que les classes possédantes puissent continuer leur orgie financière.
Les suppressions de postes dans la fonction publique continueront : « Nous ne reculerons pas sur la règle du non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux. Nous irons plus loin dans la maîtrise des dépenses de santé. »
Les annonces écologiques… restent au stade des annonces, alors que le Grenelle de l'environnement a été petit à petit vidé de sa substance.
La retraite à 67 ans : le Premier ministre François Fillon a eu la tâche ingrate de lancer le ballon d'essai. Sarkozy, lui s'est contenté d'annoncer que « le gouvernement prendra ses responsabilités » à la mi-2010. Nous connaissons donc la date de la prochaine bataille sur les retraites… à compter qu'elle ait lieu, tant les confédérations syndicales ont passé l'année 2009 à organiser l'inaction, allant jusqu'à se couvrir de ridicule avec la journée d'action-croupion du 13 juin. La retraite à 67 ans n'a rien d'un projet utopique. Elle correspond à un alignement sur la volonté du Medef et au « programme commun » Jospin-Chirac entériné lors du Conseil européen de Barcelone en mars 2002, qui prévoit pour l'ensemble de l'Union européenne un recul de cinq ans de l'âge de départ en retraite. C'est pour cette raison que le PS restera, comme en 2003, muet sur la question : il est d'accord avec l'UE et l'UMP. Le recul de l'âge légal de départ en retraite est le plus important recul social de ces vingt dernières années. Il va creuser les inégalités sociales. Les salarié-e-s les plus mal loti-e-s, usés avant l'âge, continueront d'être virés à 57 ans, et le montant de leur pension de retraite diminuera. Les salari-é-s les plus aisé-e-s, de leur côté, souscriront à des programmes de retraite par capitalisation auprès d'assurances privées qui s'en serviront pour spéculer en bourse. Pour financer la Sécurité sociale – dont le déficit est dérisoire comparé au gaspillage abyssal des spéculateurs sur les marchés financiers – la solution est pourtant simple : il faut augmenter les cotisations sociales, même si cela prive les capitalistes d'une microscopique partie de leurs immenses profits !
Le talon d'Achille de ce gouvernement, et du système capitaliste qu'il défend, c'est la crise sociale, et les dizaines de milliers de personne mises au chômage à cause de la spéculation financière. Comme le scrutin européen l'a montré, il ne faut rien attendre des « votes sanctions » et autres hochets institutionnels. Le bulldozer ultralibéral ne sera entravé que par un puissant mouvement social, qui lui disputera, dans la rue, le pouvoir politique.
Alternative libertaire le 23 juin 2009
Avec :
Machine Machine (rock'n'roll)
DJ N'Zeng (hip-hop)
DCA's Junior (rock'n'roll)
Atomic Ping Pong Project (Rock, ElectroPunk, Garage)
Grovsoper (not easy but listenable)
DJ Dom Molotov & Syl20 lfp & Dim(Soul Jah'Zz) (mix cheper land)
P.A.F : 5€
Le Gran Lux : 11 rue de l'égalerie - Saint-Etienne - Tramway : arrêt place Bellevue
http://www.coxaplana.com
http://www.avataria.org

Le concert aura lieu le vendredi 26 juin au squat 'le chant des sirènes' au 7 rue saint Agnan Lyon 8ème, à partir de 20h30.
Il sera à prix libre.
Les groupes suivant joueront :
SHORTLIVED (dropdead à la sauce kiwi, wellington, NZ) FACE UP TO IT (fast de bordeaux) KOENIGSTEIN YOUTH (hardcore ala DRI de saint etienne) TOBAIAS (crust de salon de bourg en bresse)On vous y attend de pied ferme !

Le concert aura lieu le vendredi 26 juin au squat 'le chant des sirènes' au 7 rue saint Agnan Lyon 8ème, à partir de 20h30.
Il sera à prix libre.
Les groupes suivant joueront :
SHORTLIVED (dropdead à la sauce kiwi, wellington, NZ) FACE UP TO IT (fast de bordeaux) KOENIGSTEIN YOUTH (hardcore ala DRI de saint etienne) TOBAIAS (crust de salon de bourg en bresse)On vous y attend de pied ferme !

Infos rapides sur action en cours : blocage du cra lesquin
Les personnes dans les locks-on bloquent a priori toujours le centre de Lesquin.
Par contre les personnes présentes devant le blocage ont toutes été arrêtées et emmenées dans un commissariat de Lille.
Infos rapides sur action">[http:] en cours : blocage du cra lesquin
Les personnes dans les locks-on bloquent a priori toujours le centre de Lesquin.
Par contre les personnes présentes devant le blocage ont toutes été arrêtées et emmenées dans un commissariat de Lille.
COMMUNIQUE DE PRESSE
Blocage du CRA de Lesquin
Depuis ce matin à 5h15, une trentaine de personnes bloquent le camp pour étranger-e-s de Lesquin. La grille d'accès du camp est bloquée à l'aide de lock-ons, c'est-à-dire des tubes en métal dans lesquels ces personnes ont introduit leurs bras.
Dans le cadre du camp noborder de cette semaine qui réclame la liberté de circulation pour tout-e-s, des individu-e-s ont voulu passer à une action de désobéissance en empêchant l'expulsion des migrant-e-s prévues cette journée du 24 juin.
Nous voulons montrer notre détermination contre les politiques française et européenne de déportation des sans-papiers. Par là nous démontrons que quelque soit la répression étatique et le nombre de forces de l'ordre mobilisées, il est possible de s'opposer effectivement aux politiques répressives en matière d'immigration, il est possible de mettre des grains de sable dans la machine à expulser.
FERMETURE DE TOUTES LES PRISONS POUR ETRANGER-E-S !
ARRÊT DES EXPULSIONS ET RETOUR DES EXPULSé-e-S !
RéGULARISATION INCONDITIONNELLE DE TOUS LES SANS-PAPIERS !
LIBERTé DE CIRCULATION ET D'INSTALLATION POUR TOUS !
Nous faisons un appel à tous à nous rejoindre devant cette prison de la honte.
Contacts presses : Passez sur place ! 0033 0 650896212
COMMUNIQUE DE PRESSE
Blocage du CRA de Lesquin
Depuis ce matin à 5h15, une trentaine de personnes bloquent le camp pour étranger-e-s de Lesquin. La grille d'accès du camp est bloquée à l'aide de lock-ons, c'est-à-dire des tubes en métal dans lesquels ces personnes ont introduit leurs bras.
Dans le cadre du camp noborder de cette semaine qui réclame la liberté de circulation pour tout-e-s, des individu-e-s ont voulu passer à une action de désobéissance en empêchant l'expulsion des migrant-e-s prévues cette journée du 24 juin.
Nous voulons montrer notre détermination contre les politiques française et européenne de déportation des sans-papiers. Par là nous démontrons que quelque soit la répression étatique et le nombre de forces de l'ordre mobilisées, il est possible de s'opposer effectivement aux politiques répressives en matière d'immigration, il est possible de mettre des grains de sable dans la machine à expulser.
FERMETURE DE TOUTES LES PRISONS POUR ETRANGER-E-S !
ARRÊT DES EXPULSIONS ET RETOUR DES EXPULSé-e-S !
RéGULARISATION INCONDITIONNELLE DE TOUS LES SANS-PAPIERS !
LIBERTé DE CIRCULATION ET D'INSTALLATION POUR TOUS !
Nous faisons un appel à tous à nous rejoindre devant cette prison de la honte.
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Une décision appelée à faire jurisprudence pour les journalistes reporters photographes comme pour les journalistes texte ou vidéo ?
- Les droits d'auteur des journalistes et créateurs
Le 24 juin 1894, le président de la République Sadi Carnot vient à Lyon visiter l'Exposition Internationale qui se tient au parc de la Tête d'Or et sur le "quai des Enfoirés". Le soir, après un banquet à la Bourse de Commerce qu'il préside, la foule, massée sur la rue de la Ré entre la place des Cordeliers et la place de la Bourse, attend sa sortie avant qu'il ne se dirige vers le Grand-Théâtre…
Santo Caserio, un commis boulanger à Sète, ayant pris depuis la veille plusieurs trains jusqu'à Vienne, puis ayant fait le voyage à pied de Vienne à Lyon, a réussi, une fois arrivé aux Cordeliers, à se faufiler dans la foule tout près d'un candélabre bec-de-gaz de la Bourse de Commerce…
A la barre, et pour l'Almanach de Myrelingue, il nous donne lui-même le récit de ce qu'il a fait à ce soir-là.
L'attentat« On venait de dire qu'il était 9 heures 5, tout le monde commençait à s'agiter. Il n'avait passé qu'une seule voiture fermée, arrivant au grand trot de l'Opéra à la Bourse pour repartir aussitôt en sens inverse. Enfin on a entendu la Marseillaise. Tout d'abord ont passé vite, pour assurer la liberté de la voie sur la rue de la République, quatre cavaliers de la garde républicaine. Puis il est venu à tout petits pas des militaires à cheval par peletons de cinq files de quatre ou à peu près. Après la première troupe, un cavalier tout seul tenait sa trompette sans en jouer. Puis un second peleton comme le premier. Enfin la calèche découverte du président de la République, dont les chevaux avaient leur tête à trois pas environ de l'arrière du dernier peleton.
Au moment où les derniers cavaliers de l'escorte passaient en face de moi, j'ai ouvert mon veston. Le poignard était, la poignée en haut, dans l'unique poche, du côté droit, à l'intérieur sur la poitrine. Je l'ai saisi de la main gauche et d'un seul mouvement, bousculant les deux jeunes gens placés devant moi, reprenant le manche de la main droite et faisant de la gauche glisser le fourreau qui est tombé à terre sur la chaussée, je me suis dirigé vivement mais sans bondir, tout droit au président, en suivant une ligne un peu oblique, en sens contraire du mouvement de la voiture.
J'ai sauté sur le marche-pieds et appuyé la main gauche sur le rebord de la voiture, et j'ai d'un seul coup porté légèrement de haut en bas, la paume de la main en arrière, les doigts en dessous, plongé mon poignard jusqu'à la garde dans la poitrine du président. J'ai laissé le poignard dans la plaie et il restait au manche un morceau de papier journal.
En portant le coup, j'ai crié, fort ou non, je ne puis le dire : “Vive la Révolution”. Le coup porté, je me suis d'abord rejeté vivement en arrière ; puis voyant qu'on ne m'arrêtait pas instantanément et que personne ne semblait avoir compris ce que j'avais fait, je me suis mis à courir en avant de la voiture et en passant à côté des chevaux du président, j'ai crié “vive l'anarchie”, cri que les gardiens de la paix ont bien entendu. Puis j'ai passé devant les chevaux du président, et derrière l'escorte, me dirigeant sur la gauche obliquement pour tâcher de pénétrer dans la foule et de disparaître. Des femmes et des hommes ont refusé de me laisser passer, puis on a crié derrière : “Arrêtez-le”. Un gendarme, du nom de Nicolas Pietri, m'a mis la main au collet par derrière, et j'ai été aussitôt saisi par une vingtaine d'autres. »

Le lendemain, la veuve de Sadi Carnot reçoit une photographie de Ravachol, expédiée par Caserio, avec ces simples mots : "Il est bien vengé".
En effet, Ravachol, de son vrai nom François Koenigstein, un teinturier de 33 ans, est guillotiné à Montbrison le 11 juillet 1892 à la suite d'une série de délits et de crimes. Ravachol déclare lors de son procès : « Voilà pourquoi j'ai commis les actes que l'on me reproche et qui ne sont que la conséquence logique de l'état barbare d'une société qui ne fait qu'augmenter le nombre de ses victimes par la rigueur de ses lois qui sévissent contre les effets sans jamais toucher aux causes. »
Avant son exil en France, Caserio avait fait de la prison en Italie simplement pour avoir distribué des tracts anti-militaristes. Le contexte du moment est important. En effet, peu de temps avant que Caserio poignarde au foie le président de la République française, les gouvernements successifs, afin d'effrayer le petit peuple, n'ont alors de cesse de "criminaliser" l'opposition sociale, les militants anti-autoritaires. Entre 1892 et 1894, ce sont plus de 400 anarchistes qui sont arrêtés par la police.
C'est la période où l'assemblée vote les « lois scélérates », destinées à réprimer l'activité anarchiste, après qu'Auguste Vaillant ait lancé une bombe, le 9 décembre 1893, dans la tribune politique de la chambre des députés, pour protester contre la politique répressive du gouvernement Casimir-Perier. Quelques députés sont blessés. Auguste Vaillant, enfant de la balle, qui exerça vingt métiers, fut condamné à mort et guillotiné le 3 février 1894. Sadi Carnot avait refusé de le grâcier, tout comme il avait refusé de grâcier Emile Henry, anarchiste aussi, guillotiné le 21 mai 1894. Avant de mourir, Vaillant s'écrie : "Vive l'Anarchie, ma mort sera vengée !"
La mort du présidentLe président Sadi Carnot, touché en plein foie, a rapidement été transporté agonisant à la préfecture du Rhône. Il y est mort trois heures plus tard, dans la nuit. C'est là que de nombreux mèdecins et spécialistes lyonnais se sont disputés l'honneur d'être présents lors de l'autopsie, pratiquée dans la fébrilité, pour sonder la plaie et constater le double sectionnement de la veine porte : Alexandre Lacassagne, Henry Coutagne, Antonin Poncet, Louis Ollier, Jean Lépine, Fleury Rebatel, Michel Gangolphe, Léon Fabre. Même Alexis Carrel, qui avait à peine 21 ans, a tout fait pour se faufiler et assister à l'agonie du président à la préfecture : on sait ce qu'il advint, un apologiste d'un racisme et d'un fascisme scientifique.
La mort de Sadi Carnot produisit une immense émotion dans le pays et fit la "une" de tous les suppléments illustrés. Cela donna lieu à un commerce important de portraits, reproductions, biographies, spectres du président défunt, et même de complaintes. A Lyon, des scènes de racisme vis à vis des Italiens se produisirent, Caserio étant Italien, et notamment le consulat d'Italie, rue de la Barre, ainsi que des commerces dont le nom avait une consonnance italienne ont été stupidement pris à partie. Le Maire de Lyon, le docteur Gailleton a dû intervenir pour les faire cesser.
Le corps fut ramené à Paris pour des funérailles solennelles à Notre-Dame. Le président fut inhumé au Panthéon le 1er juillet 1894 à côté de son grand-père Lazare Carnot.
A Lyon, dans le quartier des Cordeliers, une rue porte désormais le nom du président Carnot. Avant qu'elle ne soit déplacée dans les jardins de la préfecture, et comme on aime bien inverser les choses à Lyon, sa statue trônait sur la place de la République, tandis qu'on sait que la statue de la République se trouve sur la place Carnot, qui honore son grand-père…
Sadi CarnotFrançois Marie Sadi Carnot est né à Limoges le 11 août 1837, et mort à Lyon le 25 juin 1894. Il est le fils d'Hippolyte Carnot (ministre de l'instruction publique en 1848), le petit-fils de Lazare Carnot (le Grand Carnot,"organisateur de la victoire" en 1793), neveu de l'autre Sadi Carnot (le physicien, inventeur de la thermodynamique). Il fut Député, Ministre, et Président de la République française de 1887 à 1894.
Ancien élève de l'École Polytechnique, créée par son grand-père, il entra à l'École des Ponts et Chaussées dont il sortira major en 1863. D'abord secrétaire adjoint au Conseil supérieur des Ponts-et-Chaussées, puis il fut nommé ingénieur en chef de la Haute-Savoie, où il conçoit et fait construire vers 1874, le fameux système de régulation de la sortie des eaux du lac d'Annecy, communément appelé « les vannes du Thiou ». Joyau technique et architectural, elles ont permis de remonter le niveau du lac (2.759 hectares) de 20 cm afin d'assurer aux usines un débit constant toute l'année, et 16 jours supplémentaires de débit à l'étiage.
Préfet de la Seine-Inférieure après la chute du Second Empire et élu député de la Côte d'Or en 1871, sous-secrétaire d'État aux Travaux Publics puis Ministre des Travaux Publics, il devient Ministre des Finances en 1886.
Suite à la démission de Jules Grévy, mis en cause dans le scandale des décorations, Sadi Carnot fut élu Président de la République le 3 décembre 1887. Le début de son mandat fut marqué par l'agitation boulangiste (il signa le décret mettant à la retraite d'office le Général Boulanger), par le ralliement de nombreux catholiques au régime républicain (1890) et les scandales de Panama (1892). Sadi Carnot prit l'habitude de multiplier les voyages dans les régions pour étudier les problèmes locaux. A l'Elysée, il accepta de poursuivre la tradition de l'effacement du pouvoir présidentiel tout en usant de son rôle d'arbitre.
Le gouvernement de Casimir-Perier venait de faire voter les "lois scélérates" visant à réprimer l'agitation syndicale et anarchiste quand Carnot fut assassiné. La mort de Sadi Carnot entraina le vote de lois encore plus répressives pour écraser le mouvement anarchiste et toute forme de contestation du pouvoir.
Santo Caserio

Fils d'un batelier qui est décédé quand il était encore enfant, Santo Geronimo Caserio est né le 8 septembre 1873 à Motta-Visconti, en Lombardie, Italie, au sein d'une famille rurale très nombreuse. Ne voulant pa être à la charge de sa mère, qu'il aime beaucoup, il part à Milan, où il est apprenti boulanger dès 12 ans. Il dut quitter sa famille très tôt, tout en restant étroitement en contact.
Il devient anarchiste à une période où ces idées sont en accroissement en Italie, comme lors du procès de Rome, qui a lieu après l'arrestation de 200 personnes considérées comme anarchistes suite à la manif du 1er mai 1891. Santo crée même à Milan un petit groupe anarchiste "A pe" (c'est-à-dire Sans rien) avec lequel il distribue aux chômeurs du pain et des brochures devant la bourse du travail. En 1892, il est condamné à huit mois de prison à Milan pour distribution de tracts antimilitaristes lors d'une manifestation. Ses activités politiques lui valent une condamnation puis l'exil d'Italie. En tant que déserteur, il rejoint la Suisse, à Lugano. Ensuite il vient à Lyon le 21 juillet 1893, où il est portefaix pendant un moment. Puis, il trouve à exercer son métier d'ouvrier boulanger à Vienne, puis à Sète, à la boulangerie Viala. C'est dans cette dernière ville qu'il a l'idée d'accomplir "un grand exploit". Il n'est donc âgé que de vingt ans lors de son exécution.
La guillotineAprès une instruction rondement menée de vingt-deux jours et un procès, le 3 août 1894, qui dépasse à peine une douzaine d'heures, quelques minutes de délibéré suffisent pour condamner à mort Caserio. Réfutant des influences qu'il aurait pu avoir, il est obligé, en pleine audience, de reprendre vertement son avocat d'office, Maitre Dubreuil, qui dépeint la vie de Caserio "à sa façon". Déterminé, il dit devant le tribunal : « Eh bien, si les gouvernements emploient contre nous les fusils, les chaînes, les prisons, est-ce que nous devons, nous les anarchistes, qui défendons notre vie, rester enfermés chez nous ? Non… Vous qui êtes les représentants de la société bourgeoise, si vous voulez ma tête, prenez-la ! ».
Il accueille sa condamnation à mort en criant : « Vive la révolution sociale ! ».
Il écrit aussitôt une lettre à sa mère : « Je vous écris ces quelques lignes pour vous faire savoir que ma condamnation est la peine de mort. Oh ! ma chère mère, ne pensez pas mal de moi ! Mais pensez que si j'ai commis cet acte, ce n'est pas que je sois devenu un malfaiteur, et pourtant, beaucoup diront que je suis un assassin et un malfaiteur. Non, parce que vous connaissez mon bon coeur, la douceur que j'avais lorsque j'étais auprès de vous ! Et bien, aujourd'hui encore, c'est le même coeur. Si j'ai commis cet acte, c'est parce que j'étais las de voir le monde aussi infâme. »
.

Le recours en grâce sera refusé par Jean Casimir-Perier, le nouveau président de la République, plus ou moins forcé de prendre cette fonction, personne ne voulant de bonne grâce la prendre. Caserio monte sur la guillotine installée près de la prison Saint-Paul, à l'angle de la rue Smith et du cours Suchet, le 16 août 1894 à quatre heures et demie du matin. Sur l'échafaud, finalement, un instant avant de mourir, il lance en italien à la foule qui assistait de loin à l'exécution : « Courage, les amis ! Vive l'anarchie ! ».
Voir aussi :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Marie_…
Documents Anarchistes n°3 (Michel Chomarat-janvier 1968)
Un film qui se base sur l'histoire de Caserio vient de sortir à Lyon
Le 24 juin 1894, le président de la République Sadi Carnot vient à Lyon visiter l'Exposition Internationale qui se tient au parc de la Tête d'Or et sur le "quai des Enfoirés". Le soir, après un banquet à la Bourse de Commerce qu'il préside, la foule, massée sur la rue de la Ré entre la place des Cordeliers et la place de la Bourse, attend sa sortie avant qu'il ne se dirige vers le Grand-Théâtre…
Santo Caserio, un commis boulanger à Sète, ayant pris depuis la veille plusieurs trains jusqu'à Vienne, puis ayant fait le voyage à pied de Vienne à Lyon, a réussi, une fois arrivé aux Cordeliers, à se faufiler dans la foule tout près d'un candélabre bec-de-gaz de la Bourse de Commerce…
A la barre, et pour l'Almanach de Myrelingue, il nous donne lui-même le récit de ce qu'il a fait à ce moment-là.
L'attentat« On venait de dire qu'il était 9 heures 5, tout le monde commençait à s'agiter. Il n'avait passé qu'une seule voiture fermée, arrivant au grand trot de l'Opéra à la Bourse pour repartir aussitôt en sens inverse. Enfin on a entendu la Marseillaise. Tout d'abord ont passé vite, pour assurer la liberté de la voie sur la rue de la République, quatre cavaliers de la garde républicaine. Puis il est venu à tout petits pas des militaires à cheval par peletons de cinq files de quatre ou à peu près. Après la première troupe, un cavalier tout seul tenait sa trompette sans en jouer. Puis un second peleton comme le premier. Enfin la calèche découverte du président de la République, dont les chevaux avaient leur tête à trois pas environ de l'arrière du dernier peleton.
Au moment où les derniers cavaliers de l'escorte passaient en face de moi, j'ai ouvert mon veston. Le poignard était, la poignée en haut, dans l'unique poche, du côté droit, à l'intérieur sur la poitrine. Je l'ai saisi de la main gauche et d'un seul mouvement, bousculant les deux jeunes gens placés devant moi, reprenant le manche de la main droite et faisant de la gauche glisser le fourreau qui est tombé à terre sur la chaussée, je me suis dirigé vivement mais sans bondir, tout droit au président, en suivant une ligne un peu oblique, en sens contraire du mouvement de la voiture.
J'ai sauté sur le marche-pieds et appuyé la main gauche sur le rebord de la voiture, et j'ai d'un seul coup porté légèrement de haut en bas, la paume de la main en arrière, les doigts en dessous, plongé mon poignard jusqu'à la garde dans la poitrine du président. J'ai laissé le poignard dans la plaie et il restait au manche un morceau de papier journal.
En portant le coup, j'ai crié, fort ou non, je ne puis le dire : “Vive la Révolution”. Le coup porté, je me suis d'abord rejeté vivement en arrière ; puis voyant qu'on ne m'arrêtait pas instantanément et que personne ne semblait avoir compris ce que j'avais fait, je me suis mis à courir en avant de la voiture et en passant à côté des chevaux du président, j'ai crié “vive l'anarchie”, cri que les gardiens de la paix ont bien entendu. Puis j'ai passé devant les chevaux du président, et derrière l'escorte, me dirigeant sur la gauche obliquement pour tâcher de pénétrer dans la foule et de disparaître. Des femmes et des hommes ont refusé de me laisser passer, puis on a crié derrière : “Arrêtez-le”. Un gendarme, du nom de Nicolas Pietri, m'a mis la main au collet par derrière, et j'ai été aussitôt saisi par une vingtaine d'autres. »

Le lendemain, la veuve de Sadi Carnot reçoit une photographie de Ravachol, expédiée par Caserio, avec ces simples mots : "Il est bien vengé".
En effet, Ravachol, de son vrai nom François Koenigstein, un teinturier de 33 ans, est guillotiné à Montbrison le 11 juillet 1892 à la suite d'une série de délits et de crimes. Ravachol déclare lors de son procès : « Voilà pourquoi j'ai commis les actes que l'on me reproche et qui ne sont que la conséquence logique de l'état barbare d'une société qui ne fait qu'augmenter le nombre de ses victimes par la rigueur de ses lois qui sévissent contre les effets sans jamais toucher aux causes. »
Avant son exil en France, Caserio avait fait de la prison en Italie simplement pour avoir distribué des tracts anti-militaristes. Le contexte du moment est important. En effet, peu de temps avant que Caserio poignarde au foie le président de la République française, les gouvernements successifs, afin d'effrayer le petit peuple, n'ont alors de cesse de "criminaliser" l'opposition sociale, les militants anti-autoritaires. Entre 1892 et 1894, ce sont plus de 400 anarchistes qui sont arrêtés par la police.
C'est la période où l'assemblée vote les « lois scélérates », destinées à réprimer l'activité anarchiste, après qu'Auguste Vaillant ait lancé une bombe, le 9 décembre 1893, dans la tribune politique de la chambre des députés, pour protester contre la politique répressive du gouvernement Casimir-Perier. Quelques députés sont blessés. Auguste Vaillant, enfant de la balle, qui exerça vingt métiers, fut condamné à mort et guillotiné le 3 février 1894. Sadi Carnot avait refusé de le grâcier, tout comme il avait refusé de grâcier Emile Henry, anarchiste aussi, guillotiné le 21 mai 1894. Avant de mourir, Vaillant s'écrie : "Vive l'Anarchie, ma mort sera vengée !"
La mort du présidentLe président Sadi Carnot, touché en plein foie, a rapidement été transporté agonisant à la préfecture du Rhône. Il y est mort trois heures plus tard, dans la nuit. C'est là que de nombreux mèdecins et spécialistes lyonnais se sont disputés l'honneur d'être présents lors de l'autopsie, pratiquée dans la fébrilité, pour sonder la plaie et constater le double sectionnement de la veine porte : Alexandre Lacassagne, Henry Coutagne, Antonin Poncet, Louis Ollier, Jean Lépine, Fleury Rebatel, Michel Gangolphe, Léon Fabre. Même Alexis Carrel, qui avait à peine 21 ans, a tout fait pour se faufiler et assister à l'agonie du président à la préfecture : on sait ce qu'il advint, un apologiste d'un racisme et d'un fascisme scientifique.
La mort de Sadi Carnot produisit une immense émotion dans le pays et fit la "une" de tous les suppléments illustrés. Cela donna lieu à un commerce important de portraits, reproductions, biographies, spectres du président défunt, et même de complaintes. A Lyon, des scènes de racisme vis à vis des Italiens se produisirent, Caserio étant Italien, et notamment le consulat d'Italie, rue de la Barre, ainsi que des commerces dont le nom avait une consonnance italienne ont été stupidement pris à partie. Le Maire de Lyon, le docteur Gailleton a dû intervenir pour les faire cesser.
Le corps fut ramené à Paris pour des funérailles solennelles à Notre-Dame. Le président fut inhumé au Panthéon le 1er juillet 1894 à côté de son grand-père Lazare Carnot.
A Lyon, dans le quartier des Cordeliers, une rue porte désormais le nom du président Carnot. Avant qu'elle ne soit déplacée dans les jardins de la préfecture, et comme on aime bien inverser les choses à Lyon, sa statue trônait sur la place de la République, tandis qu'on sait que la statue de la République se trouve sur la place Carnot, qui honore son grand-père…
Sadi CarnotFrançois Marie Sadi Carnot est né à Limoges le 11 août 1837, et mort à Lyon le 25 juin 1894. Il est le fils d'Hippolyte Carnot (ministre de l'instruction publique en 1848), le petit-fils de Lazare Carnot (le Grand Carnot,"organisateur de la victoire" en 1793), neveu de l'autre Sadi Carnot (le physicien, inventeur de la thermodynamique). Il fut Député, Ministre, et Président de la République française de 1887 à 1894.
Ancien élève de l'École Polytechnique, créée par son grand-père, il entra à l'École des Ponts et Chaussées dont il sortira major en 1863. D'abord secrétaire adjoint au Conseil supérieur des Ponts-et-Chaussées, puis il fut nommé ingénieur en chef de la Haute-Savoie, où il conçoit et fait construire vers 1874, le fameux système de régulation de la sortie des eaux du lac d'Annecy, communément appelé « les vannes du Thiou ». Joyau technique et architectural, elles ont permis de remonter le niveau du lac (2.759 hectares) de 20 cm afin d'assurer aux usines un débit constant toute l'année, et 16 jours supplémentaires de débit à l'étiage.
Préfet de la Seine-Inférieure après la chute du Second Empire et élu député de la Côte d'Or en 1871, sous-secrétaire d'État aux Travaux Publics puis Ministre des Travaux Publics, il devient Ministre des Finances en 1886.
Suite à la démission de Jules Grévy, mis en cause dans le scandale des décorations, Sadi Carnot fut élu Président de la République le 3 décembre 1887. Le début de son mandat fut marqué par l'agitation boulangiste (il signa le décret mettant à la retraite d'office le Général Boulanger), par le ralliement de nombreux catholiques au régime républicain (1890) et les scandales de Panama (1892). Sadi Carnot prit l'habitude de multiplier les voyages dans les régions pour étudier les problèmes locaux. A l'Elysée, il accepta de poursuivre la tradition de l'effacement du pouvoir présidentiel tout en usant de son rôle d'arbitre.
Le gouvernement de Casimir-Perier venait de faire voter les "lois scélérates" visant à réprimer l'agitation syndicale et anarchiste quand Carnot fut assassiné. La mort de Sadi Carnot entraina le vote de lois encore plus répressives pour écraser le mouvement anarchiste et toute forme de contestation du pouvoir.
Santo Caserio

Fils d'un batelier qui est décédé quand il était encore enfant, Santo Geronimo Caserio est né le 8 septembre 1873 à Motta-Visconti, en Lombardie, Italie, au sein d'une famille rurale très nombreuse. Ne voulant pa être à la charge de sa mère, qu'il aime beaucoup, il part à Milan, où il est apprenti boulanger dès 12 ans. Il dut quitter sa famille très tôt, tout en restant étroitement en contact.
Il devient anarchiste à une période où ces idées sont en accroissement en Italie, comme lors du procès de Rome, qui a lieu après l'arrestation de 200 personnes considérées comme anarchistes suite à la manif du 1er mai 1891. Santo crée même à Milan un petit groupe anarchiste "A pe" (c'est-à-dire Sans rien) avec lequel il distribue aux chômeurs du pain et des brochures devant la bourse du travail. En 1892, il est condamné à huit mois de prison à Milan pour distribution de tracts antimilitaristes lors d'une manifestation. Ses activités politiques lui valent une condamnation puis l'exil d'Italie. En tant que déserteur, il rejoint la Suisse, à Lugano. Ensuite il vient à Lyon le 21 juillet 1893, où il est portefaix pendant un moment. Puis, il trouve à exercer son métier d'ouvrier boulanger à Vienne, puis à Sète, à la boulangerie Viala. C'est dans cette dernière ville qu'il a l'idée d'accomplir "un grand exploit". Il n'est donc âgé que de vingt ans lors de son exécution.
La guillotineAprès une instruction rondement menée de vingt-deux jours et un procès, le 3 août 1894, qui dépasse à peine une douzaine d'heures, quelques minutes de délibéré suffisent pour condamner à mort Caserio. Réfutant des influences qu'il aurait pu avoir, il est obligé, en pleine audience, de reprendre vertement son avocat d'office, Maitre Dubreuil, qui dépeint la vie de Caserio "à sa façon". Déterminé, il dit devant le tribunal : « Eh bien, si les gouvernements emploient contre nous les fusils, les chaînes, les prisons, est-ce que nous devons, nous les anarchistes, qui défendons notre vie, rester enfermés chez nous ? Non… Vous qui êtes les représentants de la société bourgeoise, si vous voulez ma tête, prenez-la ! ».
Il accueille sa condamnation à mort en criant : « Vive la révolution sociale ! ».
Il écrit aussitôt une lettre à sa mère : « Je vous écris ces quelques lignes pour vous faire savoir que ma condamnation est la peine de mort. Oh ! ma chère mère, ne pensez pas mal de moi ! Mais pensez que si j'ai commis cet acte, ce n'est pas que je sois devenu un malfaiteur, et pourtant, beaucoup diront que je suis un assassin et un malfaiteur. Non, parce que vous connaissez mon bon coeur, la douceur que j'avais lorsque j'étais auprès de vous ! Et bien, aujourd'hui encore, c'est le même coeur. Si j'ai commis cet acte, c'est parce que j'étais las de voir le monde aussi infâme. »
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Le recours en grâce sera refusé par Jean Casimir-Perier, le nouveau président de la République, plus ou moins forcé de prendre cette fonction, personne ne voulant de bonne grâce la prendre. Caserio monte sur la guillotine installée près de la prison Saint-Paul, à l'angle de la rue Smith et du cours Suchet, le 16 août 1894 à quatre heures et demie du matin. Sur l'échafaud, finalement, un instant avant de mourir, il lance en italien à la foule qui assistait de loin à l'exécution : « Courage, les amis ! Vive l'anarchie ! ».
Voir aussi :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Marie_…
Documents Anarchistes n°3 (Michel Chomarat-janvier 1968)
Un film qui se base sur l'histoire de Caserio vient de sortir à Lyon
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