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Honduras : la répression s'étend à San Pedro Sula
03-07-2009
La répression du gouvernement fascsiste de facto du Honduras a gagné ce jeudi San Pedro Sula, la deuxième ville en importance du pays et centre financier, où les militaires se sont attaqués à une manifestation populaire de soutien au président Manuel Zelaya, en faisant plusieurs blessés et arrêtés. En même temps, la campagne systématique des médias de la droite, qui soutiennent les putschistes, sur l'entrée dans le pays de centaines de nicaraguayens et de vénézuéliens continue.
Pour le cinquième jour consécutif, Tegucigalpa a vécu une nouvelle journée de protestation contre le gouvernement de facto de Roberto Micheletti, avec une autre manifestation populaire dans les environs de la Maison Présidentielle, qui a subi encore une fois la répression militaire, avec un solde de dizaines de blessés et de détenus.
La marche en soutien à Zelaya qui s'est réalisée dans la capitale et à laquelle ont participé 15 000 personnes, la majorité d'entre elles membres de syndicats, de mouvements sociaux, du dénommé Bloc Populaire, exigeait la restitution du gouvernant Zelaya, expulsé de ce pays le 28 juin dernier.
"Nous voulons que soit respecté l'institutionalié, la démocratie et l'État de Droit, nous ne pouvons pas ni nous allons accepter des gouvernements de facto", a assuré Carlos H. Reyes, à la fin de la marche en face de l'édifice de l'Organisation des Nations Unies.
"Ceci est le grand soutien que le peuple du Honduras donne au nouveau gouvernement, parce que les gens veulent vivre en paix et en démocratie", a exprimé à la télévision locale Teresa Rodríguez, une des manifestantes. La marche a arrêté pendant plusieurs heures la circulation dans les artères centrales de Tegucigalpa.
Les manifestants se sont à nouveau rendu en face du Congrès gardé par des militaires et ont crié "putschistes dehors" aux députés qui ont approuvé hier la suspension de quatre garanties individuelles, parmi celles-ci la liberté de circulation et d'association, au moins durant les heures dans lesquelles le couvre-feu est en vigueur.
A San Pedro Sula a eu lieu une une énorme manifestation en soutien à Zelaya, estimée à environ 10 000 personnes, manifestation qui a aussi subi le lancer de gaz lacrymogènes et des tirs de la part des militaires.
Des participants à la manifestation dans cette ville du nord du pays ont dénoncé aux médias alternatifs, qui réalisent des retransmissions clandestines, que plusieurs des blessés par les balles des militaires étaient frappés par ceux-ci avec leurs fusils d'assaut, avant d'être déplacé vers des centres d'assistance.
Les personnes arrêtées ont été emmenées dans des postes de police où les policiers leur lançaient des bombes lacrymogènes dans les cellules pour les asphyxier, sans que pour le moment il ne soit connu le résultat de ces actions de violence contre les honduriens prisonniers.
Des noms de quelques uns des détenus à San Pedro Sula : Ernesto Bardales, coordinateur de l'organisation de Jeunes Honduriens En avant Avançons (JHA-JA), Víctor Pacheco, professeur de l'École Satelite, et Javier Canales dirigeant du Bloc Populaire, Elvin Alberto Espinoza, Luis Cruz Paz et Nelson Mauricio Sabala.
Sans confirmation de la part des dénonciateurs, il a été informé qu'après les charges militaires et de la police, on parlait de "plusieurs morts par balles" au moment de la répression, mais il n'y a pas de rapports puisque les militaires maintiennent un contrôle de fer sur les accès aux hôpitaux et les commissariats.
L'indignation chez les habitants de San Pedro Sula a crû ce jeudi en apprenant que Micheletti a ordonné d'ignorer et de destituer leur maire, tel qu'il l'a fait dans des dizaines de municipalités qui ne soutiennent pas le coup d'État, et de le remplacer par quelqu'un de sa famille.
Selon les dénonciateurs, le maire de San Pedro Sula ainsi que plusieurs autres sont entrés en clandestinité, après avoir été prévenu de mandat de capture à leur encontre.
Partie de chasse aux nicas
D'un autre côté, ce jeudi, un haut officier militaire a confirmé que la police hondurienne a arrêté sept nicaraguayens, parce que supposément "ils "essayaient" d'altérer l'ordre public, quatre d'entre eux ont été arrêtés dans le département de La Paz, dans le sud-ouest hondurien, tandis que les autres l'ont été dans le département de Zambrano, au nord.
Le Sous-mandataire de la Police, Hector Ivan Mejia, a exprimé aux médias de la droite, les seuls qui divulguent des nouvelles du gouvernement de facto, que sept nicaraguayens ont été arrêtés parce qu'ils participaient aux manifestations avec les sympathisants de Manuel Zelaya, et l'un de ces journaux a même assuré que l'un des nicas portait une chemise avec de la propagande pour le "Oui" à l'organisation du référendum.
Il a réitéré que conformément aux rapports des organismes d'intelligence de son pays, des vénézuéliens, des salvadoriens et des nicaraguayens entreraient au Honduras dans le but d'infiltrer les manifestations pour causer un chaos et de la violence, raison pour laquelle il a demandé à la police de les identifier et si ceux-ci ne justifient pas leur séjour dans le pays de procéder à leur expulsion pour renforcer la sécurité interne.
Version de l'Agence France Presse
L'Armée a tiré ce jeudi contre les manifestants qui réclament le retour au pouvoir du président hondurien Manuel Zelaya dans la ville de San Pedro Sula ( nord), et au moins deux personnes ont été blessées et cinq arrêtées, a assuré une députée.
Les chocs avec ces manifestants ont eu lieu dans le parc central, au moment où au nord de la même ville au moins 25 000 personnes se prononcaient en faveur du gouvernement intérimaire (SIC) de Roberto Micheletti, qui a assumé le pouvoir après que l'Armée ait expulsé du pays Zelaya dimanche.
"Nous avons des images de vidéo qui l'agression de l'Armée contre les manifestants, un homme a été blessé par balle et un photographe a des lésions à la tête", a indiqué à l'AFP la députée Silvia Ayala, proche du mandataire destitué.
Selon ayala, le jeune blessé a reçu "des tirss de fusil M-16 et a été emmené à l'hôpital Catarino Rivas".
L'autre blessé est le photographe du Salvador Mario Amaya, qui a raconté par téléphone qu'il a reçu "plusieurs coups à la tête et aux bras" malgré le fait qu'il s'était identifié comme journaliste.
Alors que le commissaire de police de San Pedro Sula, David Arellano, a dit qu'il ignorait les rapports sur des blessés, mais a admis qu'il y a des personnes détenues, bien qu'il n'a pas révélé leur nom.
http://www.radiolaprimerisima.com/n...
02 juillet 2009.
Traduit par
Iran Solidarité
Alors qu'une certaine gauche anti-libérale se mobilise en faveur du régime de la République Islamique ; alors que Chávez a chaleureusement félicité Ahmadinejad pour son élection et l'a saluée comme la « victoire pour un monde nouveau », comme il l'avait soutenu fin 2005 dans ses campagnes négationnistes et antisémites notamment (ce « socialisme des imbéciles » selon August Bebel), lors du concours des caricatures sur le judéocide et visant les juifs en tant que juifs (et non l'Etat d'Israël en tant qu'Etat sioniste et colonialiste) ; alors que les thèses complotistes semblent une fois de plus proliférer dans un schéma binaire aussi faux et mystificateur qu'il pouvait l'être à l'époque des blocs et de la guerre froide, nous savons qu'il existe en Iran d'autres paroles venues du bas de la société et se battant pour échapper à ces simplifications qui font le jeu à la fois de l'impérialisme et du pouvoir des mollahs.
Dans le mouvement de masse qui secoue l'Iran, il existe une dimension de classe, des syndicats indépendants et des révoltes ouvrières, une dimension féministe et des combats pour l'égalité et l'autonomie individuelle et collective qui peuvent aller contre les religions et les superstitions. En nous gardant de tout triomphalisme propice à des lendemains qui déchanteraient, ce sont ces mouvement-là, qui ne s'alignent ni sur le régime ni sur aucun des blocs et fractions du régime qui aspirent à gouverner le pays, que ce soit ceux de MM. Moussavi ou Karoubi, que nous devons soutenir et populariser.
Il est hors de question de s'aligner sur les campagnes hypocrites de l'Occident contre le « fondamentalisme » et pour les « droits de l'Homme » ainsi que sur ses éventuelles tentatives d'intervention politique et militaire dans ce pays. Nous nous opposons à l'OTAN et à toutes les interventions de type impérialiste, présentes et passées, et au rôle de l'Etat français et de son complexe militaro-industriel qui, après avoir soutenu la dictature sanglante du Shah, s'est empressé d'armer et de soutenir l'Irak de Saddam Hussein et de pousser ce pays à attaquer l'Iran dans une guerre particulièrement meurtrière de huit longues années (1980-1988).
De même que sur le nucléaire, nous refusons d'entrer dans ce choix imposé et biaisé. Nous ne nous battons pas pour le « droit au nucléaire iranien » même au nom du combat anti-impérialiste : nous nous battons pour la dénucléarisation totale, civile et militaire, de la planète ! Nous nous battons pour le démantèlement de toutes les installations, de toutes les armes de destruction massive à commencer par celles des grandes puissances politiques et militaires qui en font l'un des éléments-clés de leur domination impériale. Nous devons populariser toute information, analyse, prise de position s'inscrivant dans la perspective, de l'indépendance politique, de la lutte de classe, du combat contre toute forme d'exploitation économique et de domination (oligarchique, étatique, patriarcale, religieuse…), du combat pour l'émancipation et pour le socialisme libertaire.
OCL (Organisation communiste libertaire)
Dossier sur l'Iran sur [oclibertaire.free.fr]
Pour les raisons bien évoquées par l'auteur la victoire réelle du président sortant ne semble pas faire de doute. L'hypothèse d'un score cependant majoré par une fraude reste crédible, mais n'autorise pas le reste du monde à donner des leçons au peuple Iranien, seul en charge de son destin. L'idée même d'une contestation extérieure s'inscrit dans la logique impérialiste qui rend pensable l'ingérence, bien sur 'humanitaire' pour sauver le peuple contre lui-même, comme on le fit en renversant Sadam Hussein et plongeant le pays entier dans l'effroi, la mort et la destruction de son tissu social de façon hélas durable...
Devant cette situation il était prévisible que les partisans et le leader de l'opposition s'insurgent, par colère autant que par déception d'une défaite que beaucoup doivent connaître, au fond, comme réelle, démontrant que le peuple pourtant opprimé par un régime théocratique n'est pas encore prêt à briser toutes ses chaînes.
Une posture internationaliste ne peut qu'associer deux réponses :
Dénoncer une répression violente qui prépare sans doute une période obscurantiste rendant l'opposition politique plus difficile encore. Dénoncer l'illusion des libertés démocratiques, l'oppression de certaines minorités, celle des femmes, celle du peuple privé des plus élémentaires droits sociaux. Le faire n'est pas cautionner par avance le leader battu ; le faire serait ‘ juste' dans tous les cas de figure lorsque le pouvoir réprime son propre peuple. L'autre réponse est de ne pas tomber dans le piège du refus de solidarité avec le peuple au prétexte que ce mouvement d'opposition aurait la sympathie d'une partie de l'occident et particulièrement des pires ennemis de Mahmoud Ahmadinejad, qu'ils soient à Tel Aviv ou ailleurs en Occident. Ce n'est pas soutenir l'impérialisme que de réaffirmer le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes et se choisir leurs dirigeants, en même temps que de confirmer le droit à la critique de ceux-ci et la défense des opposants, surtout lorsque ceux-ci se présentent sinon comme révolutionnaires au moins désireux de ne pas enflammer ‘le choc des civilisations' qui possède ses prédicateurs à Téhéran autant qu'a Tel Aviv ou Washington…
Les événements actuels dont nous observerons le débouché montrent la fragilité réelle de la caste politico-religieuse au pouvoir et cela est de nature à conforter la possibilité de l'émergence d'un authentique courant progressiste. Nous souhaiterons qu'il ne soit pas inféodé aux forces de l'Empire et soutiendrons ceux qui pensent d'abord au peuple avant que de penser à leur respectabilité internationale qui signerait sans doute leur allégeance au camp le plus inquiétant pour ce qui est de son projet de refonte du Moyen Orient tout entier.
Cette bataille là s'étend des rives de la Méditerranée aux confins du continent Indien et aux limites du Caucase. Des dizaines de peuples sont pris en otages pour des enjeux géostratégiques sans relation aucune avec le bien être de chacun et les chances d'émancipation véritable des femmes et des hommes qui les composent.
Nous serons toujours si nous sommes lucides et cohérents au côté de ceux-là ; jamais au côté de ceux qui ont déjà organisé les manœuvres pour bombarder la Perse qui, comme la Mésopotamie, représente un haut lieu de nos civilisations partagées et menacées par des barbares qui ne connaissent rien de ce qui peut animer l'esprit de ceux-là et ne peut se résumer à la caricature trop facile des excès de certains. Une révolte en Iran avait été réprimée déjà en 1999 ; gardons nous de cautionner les faux amis du peuple Iranien qui voudraient l'aider à se débarrasser de leur président comme d'autres ont fait croire au peuple Irakien qu'ils allaient leur apporter la ‘démocratie'... La solidarité est nécessaire à l'égard de toux ceux qui manifestent au risque le plus grand leur opposition au régime théocratique en place ; mais nous devrons refuser cautionner les barbares prêts à bombarder demain l'Iran qui se réjouissent déjà de ce prétexte survenu dans les urnes, peut-être au fond sans même une fraude massive, qui n'aurait pas suffit non plus à justifier le pire.
Jacques Richaud 16 juin 2009
29 EXECUTIONS SOMMAIRES EN IRAN POUR TERRORISER LA RÉSISTANCE DU PEUPLE IRANIEN CONTRE LE REGIME FASCISTE DE AHMADINEJAD
29 personnes doivent être exécutées à Karaj a partir du 3 07 2009 Selon les informations reçues par le Comité International contre les Exécutions, 29 personnes doivent exécutées demain, samedi, à la prison Ghezal Hesar à Karaj. Il a été rapporté que ces 29 personnes ont été séparées des autres prisonniers. Nous n'avons aucune information sur les motifs de leurs condamnations.
Ces exécutions sont menées pour terroriser la population et sont liées aux protestations du peuple d'Iran.
Nous appelons la population d'Iran et du monde entier à condamner les exécutions et à faire pression pour les stopper.
traduction et source d'aprés
communistpartyofiran
Malgré le silence complice des médias européens et américains sur la répression les assassinats et les disparitions et enlèvements politique, les matraquages de femmes et d'enfants, par les membres de la Vevak ( les Rg-Dcri iraniens) malgré Téhéran sous état de siège des milices fascistes basij's et des voltigeurs a moto qui sont partout la lutte continue dans d'autre grandes villes iraniennes comme Quom Mashad Yazd Racht Ispahan Abadan
Voici un texte paru sur le site Peik-e-Iran, le 24 juin ,un site proche du parti communiste Iranien Tuddeh en exil
Quand le régime se sert des plus pauvres pour taper sur les pauvres
sur une rencontre avec un matraqueur du régime des mollahs, dont la mission est de frapper les manifestants.
Jalal Keyhan Manech : dans la matinée du samedi 20 juin, alors que la journée s'annonçait pleine de troubles à Téhéran, l'image d'agents en civil qui tabassent les gens dans la rue avec une matraque se précise. Ces individus sont des journaliers qui reçoivent un salaire. L'un d'entre eux explique que « le journalier est payé 200.000 tomans à la journée et les non iraniens plusieurs fois plus ». Le matraqueur qui a fait ces confidences à un journaliste a ajouté « Nous, nous sommes dans un dortoir. Mais les non iraniens sont à l'hôtel ». Reportage :
Quatre jours après l'annonce du résultat du scrutin, des agents en civil qui portaient le casque des forces anti-émeute ont fait leur apparition dans les rues. Ils ont un accent que l'on ne connaît pas. Certains témoins oculaires affirment que ces matraqueurs disent des choses qu'on ne comprend pas. D'autres disent qu'ils se sont retrouvés face à des matraqueurs qui parlaient arabe. Hier chez un vendeur de sandwich, j'ai eu l'occasion de parler avec l'un d'entre eux :
J'étais dans le magasin quand il est entré. Il a commandé une boisson fraîche. Il avait une matraque à la main. J'ai ouvert la conversation.
Salam mon frère, bon courage !
Que Dieu te prête longue vie, prie pour moi (son regard est angoissé, il a un fort accent)
Tu viens d'où ?
Torbat.
Torbat ?
Torbat Djam.
Quel âge as-tu ?
36 ans.
Tu es marié ? Tu as des enfants ?
Non, ça coûte cher une femme et des enfants. Moi je suis au chômage.
Au chômage ? Mais tu n'es pas milicien ? Tu ne touches pas de salaire des gardiens de la révolution ?
Non, je ne suis pas milicien, quoi, je suis chômeur.
Mais t'es pas au boulot là ?
Ouais
Ben pourquoi t'as un bâton à la main ?
On nous a fait venir ici pour taper sur les Monafeghine (nom péjoratif donné par le régime aux Moudjahidine du peuple d'Iran, OMPI et par extension aux insugé-es de la jeunesse iranienne). On nous a donné ce bâton pour ça.
Qui vous l'a donné ?
Hadji. Il a dit : tu frappes pour qu'ils ne se relèvent pas. C'est des traitres.
Et toi, qu'est-ce que t'en penses ?
Moi j'en pense rien, je prends mon fric.
Tu prends du fric pour taper ? Et ça te plaît ?
Ouais ! On me paye pour frapper. A ma place tu ne frapperais pas ?
Alors, combien ils donnent ?
200 tomans par jour. (Il a les yeux qui brillent) 200.000 tomans !
C'est beaucoup ! Qu'est-ce que tu vas faire avec tout ça ?
Je vais me trouver une femme. Je peux même en avoir deux avec tout cet argent. Tu sais combien ça fait ? 2 millions. Peut-être que je ne vais pas retourner à Torbat. Je vais peut-être rester ici. Hadji a dit qu'il y aura encore des manifs. Ils ont du travail pour nous.
Ça fait combien de jours que tu es à Téhéran ?
Trois jours. Je dois encore rester sept jours.
Les autres qui sont avec toi, ils sont venus d'où ?
Je ne les connais pas tous, mais dans notre dortoir, il y en a du Mazandaran, d'Arak et aussi du Khouzistan. Il y en a aussi de Torbat Heydarieh et de Khavaf. (Il a bu sa boisson. Il demande une cigarette. Je lui en donne une. Il l'allume. Il continue à parler en fumant.)
Il y a des arabes aussi avec vous, non ?
Ouais, mais j'ai entendu dire qu'ils les ont mis à l'hôtel. On dit qu'ils viennent du Liban. Hier soir pour souper, on nous a donné du thon. Les gars disaient qu'aux Arabes, on leur donne de la bonne bouffe.
Où est votre dortoir ?
Je ne sais pas. Je ne connais pas Téhéran. Mais c'est loin. Tu vas comme ça jusqu'à ce que tu arrives au dortoir. (Il pointe son doigt vers l'est de Téhéran)
Tu n'étais jamais venu à Téhéran ?
Non, c'est la première fois.
Tu pries ?
Oui. Mais ici, on nous a dit que quand on va en mission, faut même pas aller aux toilettes.
Ça ne te déranges pas de frapper les gens ?
Des gens ? Hadji, il dit que ceux qui crient des slogans sont des Monafeghine. Moi je le crois. C'est Hadji. Tu sais que Hadji c'est pas un menteur. (A ce moment un homme de forte corpulence et de grande taille entre dans le magasin, le regard noir, il aperçoit ce jeune, il l'interpelle :)
Qu'est-ce que tu fous là ? Avec qui tu parles ?
Rien, personne, je suis venu boire une limonade.
Retourne à ton poste, Yallah !
(L'homme prend sa matraque et s'en va. Il a bu frais et il va mieux. Dans sept jours, il y aura-t-il encore du travail pour lui ?)
Derniéres vidéos qui n'arrivent plus qu'au compte goute du fait de la censure du régime
LETTRE DE T. DERONNE A J.L.-MELENCHON SUR CHAVEZ ET L'IRAN
vendredi 26 juin 2009 (22h38) 2 commentaires
*vice-pdt de VIVE- Vénézuéla, [www.vive-fr.org]
LETTRE DE THIERRY DERONNE* A JEAN LUC MELENCHON
http://bellaciao.org/fr/spip.php?ar...
Dixit Debray, la fonction de l'intellectuel est de refroidir la fièvre, de ralentir les délais de réponse. Au risque de décevoir "l'opinion". On peut aussi parler d'autres thèmes. Ou même aller a contre-courant.
Malgré la répression sanglante des manifestants d'opposition en Iran, le président sortant a très probablement gagné les élections. Malgré des fraudes partielles mais insuffisantes pour remettre en cause la victoire d'une majorité d'électeurs. Le Figaro avait titré à la veille de ces élections sur le "pourquoi de sa popularité". Les deux correspondants du Washington Post concluaient dès le 15 juin "Le fait est que le peuple iranien a peut-être tout simplement choisi de réélire le Président Ahmadinejad" (http://www.legrandsoir.info/Le-peup... )
Vous pouvez lire aussi l'article mesuré du 19 juin signé de Robert Fisk - journaliste de The Independent et qui fait autorité sur le Moyen Orient - sur ce qui se passe en Iran http://www.rebelion.org/noticia.php... ("Peligrosa fusión entre realidad y fantasía en Iran"). Son analyse confirme ce que l'historien Richard Gott nous racontait après un voyage sur place. Il y a un fossé entre ce que l'Occident veut voir à travers ses médias, et la réalité profonde de l'Iran. Tant sur la réalité du vote que sur les reformes sociales entreprises en faveur de couches populaires que nous ne voyons pas, et pour cause, à la télé. Je parle d'un abîme sociologique entre un Téhéran américanisé (eh oui), où on parle beaucoup l'anglais et l'autre Iran, qui pense et qui vote, aussi...
Cela excuse-t-il qu'un Etat se défende, par la suite, en tirant dans la foule ? Personne n'appuie la répression, pas plus le président Chavez que vous. Pourquoi dire alors comme vous le faites si lapidairement comme pour mieux vous en démarquer, qu'il donne raison au président iranien ? Pour faire croire au lecteur qu'il appuie un massacre ? Vous ne donnez aucun autre élément à votre lecteur, ce qui est grave lorsqu'on connaît l'image construite par les médias du "Chavez dictateur", "assassin" et donc identifié à un Iran répressif.
J'imagine déjà votre protestation, celle que j'entends souvent à Paris : "soutenir le processus de Chavez, cela n'empêche de pouvoir le critiquer sur tel ou tel point, un soutien aveugle n'a pas de sens, nous ne sommes plus chez les stals ni le doigt sur la couture, etc... etc..."
Nous en sommes bien d'accord, Monsieur Mélenchon, mais ce qu'a dit Chavez, et nous espérons que vous saurez le transmettre avec autant de chaleur que votre rectificatif sur Bové, c'est ceci : une partie de la population qui perd des élections ne peut se substituer à la décision de la majorité, et on ne peut tolérer aucune ingérence en ce sens.
Fisk parle aussi de certaine ingérence : http://www.rebelion.org/noticia.php.... Pas vous, curieusement, ni de qui est ce candidat d'opposition, ou de qui vote pour lui, etc... Autant je partageais, admiratif, votre analyse sociologique, historique tout en résistance au discours dominant sur le Tibet et au chantage médiatique en faveur de ces potentats féodaux-theocratiques reçus en héros à Paris ou votre démontage de RSF, etc.. autant je regrette dans ce cas ce qui me semble relever du conformisme le plus primaire sous un bel élan laïc et aussi inattaquable que celui de Val ou Sarkozy.
Votre "islamisme égal fascisme", etc.. ne correspond guère à la réalité de la société iranienne ni de ses institutions, qui ne dépendent pas que du religieux. Le socle laïque et républicain auquel nous adhérons serait mieux servi par des réflexions plus analytiques, moins soumises à l'Église médiatique et aux papes qui semblent vous faire peur par leurs mises en demeure. Pourquoi ne pas leur répondre, à contre-courant, qu'il n'est pas normal que l'Occident, qui parle tant de démocratie électorale, refuse l'exercice de celle-ci dès lors que les résultats ne lui conviennent pas ? Pourquoi ne pas dénoncer ce circuit fermé des medias occidentaux, inquiétant pour l'avenir de la démocratie sur cette planète ? On en sait quelque chose ici, au Venezuela, ou récemment avec le cas Colom au Guatemala, dont on n'imagine pas une seconde, en Europe, les enjeux et la perversité mediatico-politique et dont le scénario réel est l'inverse de que nous ont dit les médias.
Accepter d'entrer dans le tribunal du parti de la presse et de l'argent, c'est déjà légitimer son "agenda". Projeter sur Chavez ce que vous croyez qu'il dit sans vérifier à la source est grave.
Coupé de notre réel, couplé aux médias de France, vous ne concevez que la politique extérieure de la république bolivarienne qu'en creux, comme pure dialectique négative "primaire, erronée".
"Les ennemis de nos ennemis sont nos amis", vous moquez-vous. Vous trouverez normal que pour comprendre le Parti de Gauche on étudie Robespierre, la Commune, Jaurès ou le Front Populaire . Sachez que le Venezuela a une Histoire, lui aussi, et que Bolivar en parlant de l'équilibre du monde, des deux tiers du monde, en organisant contre l'Empire naissant, un congrès de Panama (1826), se fichait des contingences électorales "Ahmadinejad" ou autres et se situait déjà dans une construction à long terme d'États souverains, indépendants et libres de coopérer entre eux. L'histoire laïque, multipolaire, s'avance sous des masques obligés. Celui de l'islamisme, du Hamas, du Hezbollah ou des islamistes iraniens ne sont que ceux d'États qui se cherchent, déjà en prise avec la globalisation capitaliste. Rabaisser le jacobinisme au niveau de Charlie-Hebdo, se fabriquer une identité politique en creux par rapport à tout ce qui fleure l'islamisme, c'est abdiquer l'initiative de l'Histoire en faveur des Obama. Dans une France qui a toujours éprouvé quelque difficulté à comprendre ce qui se passe aux limites d'un monde dont elle se croit encore le centre, votre discours aidera sans doute quelques militants du PG, déjà réticents face aux brèves références initiales à Chavez, à s'en éloigner un peu plus. Et sans doute à nous éloigner de vous.
Thierry Deronne
De : Thierry Deronne vendredi 26 juin 2009
COMMENTAIRES DE L'ARTICLE
Lettre de Thierry Deronne à J.L.-Mélenchon sur Chavez et l'Iran 26 juin 2009 - 23h02 - Posté par MAXIME VIVAS - 92.***.107.***
Je connais bien Thierry Deronne qui a préfacé mon livre « La face cachée de reporters sans frontières. De la CIA aux Faucons du Pentagone » et je sais gré à Jean-Luc d'avoir été le seul homme politique qui a osé le promouvoir dans les médias, lesquelles avaient organisé une omerta terrible. Jean-Luc est allé, en direct sur Europe 1, jusqu'à enjoindre à Elkabbach de lire le livre.
Pour les besoins de l'écriture de ce livre et afin d'y rapporter des informations de première main sur le comportement de RSF et de ses deux correspondants au Venezuela pendant le putsch d'avril 2002 contre Chávez, j'ai passé 3 semaines à Caracas en mai 2007.
Cela a été possible grâce à Thierry Deronne qui a mis à ma disposition les moyens logistiques et des archives de Vive TV, une télévision communautaire dont il est un des principaux dirigeants. A cette occasion, Thierry m'a confié le bon souvenir qu'il avait gardé de la visite de Jean-Luc dans leurs locaux. Il faudra un jour raconter le travail admirable de Thierry au service de la liberté de la presse, grâce aux médias alternatifs qu'il a créés au Venezuela et qu'il aide à créer dans toute l'Amérique latine au nom du « droit citoyen d'informer et d'être informé ».
Il se trouve que, pendant que je travaillais là-bas à mon livre, une campagne médiatique mondiale a été déclenchée contre Hugo Chávez au prétexte banal du non renouvellement de contrat de la licence d'exploitation hertzienne d'une télé (RCTV) qui fut un acteur important du coup d'Etat d'avril 2002.
De mon bureau de Vive TV, j'ai correspondu avec Jean-Luc et d'autres hommes de bonne volonté, dont des députés européens du groupe GUE (où siège désormais Jean-Luc). Echanges de documents, rétablissements de la vérité, bref, allumage de contre-feux.
J'ai alors pu mesurer le travail courageux et à contre-courant de celui qui était alors sénateur membre du PS pour alerter ses collègues du parti socialiste et les députés européens socialistes.
Tous les députés socialistes européens s'apprêtaient alors à voter une résolution condamnant le gouvernement de Chávez pour ses atteintes à la liberté de la presse et pour la « fermeture d'une télévision d'opposition » (sic. RCTV émet toujours).
L'instigateur était Jean-Marie Cavada, député du Modem (passé à l'UMP depuis).
A mesure que les informations vraies parvenaient aux députés européens, le nombre de votants potentiels diminuait et la résolution initiale était réécrite en recul dans sa formulation. Finalement, le 15 mai 2007, une alliance entre les partis de la droite européenne, PPE, ALDE, UEN avec l'ITS (groupe politique d'extrême droite, notamment de Jean-Marie et Marine Le Pen) a obtenu, contre l'avis de tous les autres partis, qu'une falote « Résolution du Parlement européen sur le Venezuela » soit inscrite à l'ordre du jour, pour un vote. C'est ainsi que, le 24 mai 2007, sur 785 députés que comptait le parlement européen, 65 seulement étaient présents. Le vote a été acquis par 43 voix contre 22.
On mesure avec cette anecdote la violence des attaques, la grosseur des mensonges que subit un pays qui revendique, ainsi que le disait de Gaulle « le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes ».
On en déduira que la vivacité de ton de ceux qui, sur place, le défendent et qui y jouent leur peau (ce n'est pas une image) en cas de réussite des complots et des putschs ne doit pas forcément être lue comme une signe d'hostilité contre ceux qui avancent un avis mal compris à Caracas sur telle ou telle question de politique internationale.
J'ai de l'estime pour Thierry et pour Jean-Luc. Je vois tellement de convergences générales sur ce qu'ils pensent et qu'ils souhaitent qu'il me semble que les lecteurs de ce blog ne devraient pas les voir comme des adversaires. Regardons-les plutôt échanger des points de vue différents.
Une politique de la main tendue aux frères d'armes au-delà des frontières me paraît aussi utile que celle qui fut tentée en direction du NPA chez nous, et dans les deux cas contre un redoutable adversaire commun.
Je crois, sur le fond du désaccord ponctuel, que si Ahmadinejad et Moussavi sont tragiquement proches en ce qui concerne les libertés, les droits des femmes, la laïcité, etc., s'il n'y a pas lieu d'en aimer l'un plus que l'autre, il n'est pas indifférent de voir que le second ne fera pas progresser plus que l'autre les droits humains et la démocratie dans son pays, mais qu'il servira par contre les intérêts des USA. Pour cela, ce n'est pas tout à fait bonnet blanc et blanc bonnet. Je subodore aussi que les mois qui viennent nous renseigneront sur la « spontanéité » de la « révolution verte ».
Cela dit, Jean-Luc, Thierry et moi n'avons pas de raison de nous bloquer sur cette question, de même que la question bien plus grave du nucléaire ne doit pas être prétexte à une brouille entre les partis de la vraie gauche chez nous. Il n'est demandé à personne, à aucun parti d'être le clone de l'autre.
Je termine par des abrazos fraternals a todos, ce qui me distingue de Chávez qui prend volontiers congé par un « Dios te bendigo » (Que Dieu te bénisse), ce que je lui pardonne malgré une opinion radicalement différente sur le sujet.
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Lettre de Thierry Deronne à J.L.-Mélenchon sur Chavez et l'Iran 27 juin 2009 - 00h57 - POSTE PAR 213.***.229.**
"L'histoire laïque, multipolaire, s'avance sous des masques obligés. Celui de l'islamisme, du Hamas, du Hezbollah ou des islamistes iraniens ne sont que ceux d'États qui se cherchent, déjà en prise avec la globalisation capitaliste."
En dehors des querelles et des amitiés que vous semblez partager tous les trois, cette citation résume ce qui me semble une thèse importante souvent énoncée et reprise dans ce texte.
L'Iran, c'est peut être bien autre chose de plus important que ces trucs, ces voiles, ces masques obligés islamistes . SI LULLA DEFEND L'IRAN, C'EST QUE LE BRESIL EST EN DANGER ET UN PEU PLUS DEPUIS QU'IL VIENT DE DECOUVRIR DES RESERVES IMMENSE DE PETROLE. SI LE VERROU IRANIEN CEDE, ALORS RAPIDEMENT L'AMERIQUE LATINE SERA MIS A FEU ET A SANG PAR L'APPETIT INSATIABLE ET REVIGORE DE BIG BROTHER.
On a l'impression que l'Iran est la ligne de front politique, économique, et militaire dans la lutte des pays du tiers monde et de leurs quelques pays émergent , (le bric), contre l'impérialisme transnational des oligarchies occidentales.
Si ce verrou ne cède pas, l'inadéquation contradictoire dont il est le signe concret, entre le mode de production capitaliste mondial uni polaire sous sa forme impérialiste et financière et les forces de production devenues multipolaires se creusera un peu plus.

Le 17 juin, un travailleur de la SNCF nous avertissait de l'imminence d'une opération de rafle et de la destruction des 3 maisons, quai Gambetta, face au Channel, opération qui devait avoir lieu le jeudi 18, à 8h du matin. Nous avertissions les soudanais habitant les lieux. Mais la destruction ne se fit pas. Peur de la proximité de la tenue du camp No Border ?
Rappelons qu'à la fin du mois d'août 2008, Mme Bouchart lançait médiatiquement sa fatwa sur tous les abris en dur des réfugiés, situés dans le centre-ville. En octobre 2008, juste avant la tentative d'expulsion des afghans, le squat des 300 érythréens était soudain cerné par un escadron de gardes mobiles avant d'être fermé. Tous les érythréens, familles y compris, se sont retrouvés à la rue comme prévu par le grand sous-préfet Gavory.
Le squat des soudanais, bien cachés de la vue, ne "génait" personne.
Il fut le théâtre de violences habituelles de la police comme le gazage en pleine nuit des locaux par la PAF (hé oui, les CRS ne sont pas toujours envoyés gazer) sans qu'aucune arrestation ne soit réalisée.
Ce qui avait débouché sur un sitting en pleine nuit et en plein boulevard pour forcer la police à s'arrêter.
Témoignage
Selon l'un des soudanais, la police est intervenue à 15h jeudi 2 juillet, interpellant tous les soudanais présents. Après vérification des documents, une dizaine d'entre eux fut arrêtée. Certains ont pu prendre leur sac, d'autres non. Aucun représentant humanitaire n'était présent. Une bénévole bien connue jointe au téléphone n'a pas répondu. La destruction des bâtiments fut immédiate.
Les réfugiés soudanais dont plusieurs avaient des documents de demandeurs d'asile se sont retrouvés à la rue.
Ils habitent à présent le squat des érythréens, dont les fenêtres sont cassées par les policiers, usant de leur technique habituelle pour attenter à la vie des gens.
Prochaine étape, les afghans, par morceaux de jungle, puis les érythréens dont la maison appartient au conseil régional. Attention, des agents de sécurité du port diffusent des mensonges en ce qui concerne ce squat.
zetkin
A Lyon, au terme de deux mois d'audience d'un procès d'assises retentissant, dans la salle des pas-perdus spécialement réaménagée des 24 colonnes, Klaus Barbie est condamné le 4 juillet 1987 à la réclusion à perpétuité pour crimes contre l'humanité.
L'arrestation en BolivieEn 1952 et 1954, Klaus Barbie est condamné à mort par contumace par le Tribunal permanent des forces armées de Lyon. On y énumérait ses exactions, des crimes de guerres : tortures, exécutions, déportations, pillages. Mais Klaus Barbie est protégé par les services secrets américains qui l'ont engagé. Grâce à eux, il gagne la Bolivie et en acquière la nationalité. Cependant, le pouvoir politique change en Bolivie et un mandat d'arrêt est émis le 5 novembre 1982 contre Klaus Barbie, qui s'est donné une nouvelle identité : Klaus Altmann. Klaus Barbie est arrêté. La nationalité bolivienne lui est retirée au motif qu'il a fait de fausses déclarations pour l'obtenir.
Dessin de PLANTU dans Le Monde du 9/10 février 1983
Dans la nuit du 4 au 5 février 1983, Klaus Barbie, est expulsé de Bolivie et se retrouve dans un avion vers la France, via Cayenne. Son expulsion est annoncée le 7 février 1983, en France. Il sera emprisonné à Lyon, là-même où il a torturé naguère, à la prison Montluc, puis à celle de St Joseph, jusqu'à l'ouverture de son procès. L'instruction dure quatre ans.
De quoi l'accuse-t-on ?Klaus Barbie, qui dirige à Lyon pour la police nazie le service de la répression des crimes et délits politiques – dont la section antijuive – de 1942 à 1944, est accusé d'avoir liquidé et fait déporter de nombreux juifs et résistants français qui luttaient dans des réseaux clandestins contre le nazisme. Le bilan des crimes en France de Klaus Barbie : 4.342 meurtres, 7.581 juifs déportés, 14.311 résistants arrêtés et torturés.
Les crimes de guerre, comme par exemple les exactions sur Jean Moulin, sont considérés comme prescrits. Néanmoins, trois grands dossiers de crimes contre l'humanité, imprescriptibles en droit français depuis 1964, sont retenus contre lui :
la rafle des bureaux de l'Union générale des israélites de France, situés à Lyon, au 12 rue Ste Catherine, le 9 février 1943, au cours de laquelle 86 personnes sont arrêtées et déportées ;
la rafle des enfants d'Izieu, le 6 avril 1944, qui vit 41 enfants et 5 adultes être déportés ;
et le dernier convoi, le 11 août 1944, qui emmena, à 15 jours de la libération de Lyon, 600 personnes, essentiellement des juifs et des résistants, vers Auschwitz.
Le 11 mai 1987, le procès de Klaus Barbie s'ouvre enfin devant la Cour d'assises du Rhône.
On est obligé de faire construire des aménagements spéciaux avec des dispositifs en hauteur dans la salle des pas-perdus de l'ancien palais de justice de Lyon (appelé "Les 24 colonnes"), aucune salle d'audience n'étant assez grande pour accueillir un tel procès avec la presse, les 102 témoins cités, le public intéressé, les classes d'étudiants, les cars de touristes…
Le procès de Klaus Barbie, surnommé le « boucher de Lyon », débute donc le 11 mai 1987, à Lyon, dans une effervescence toute particulière. À elle seule, la lecture de l'acte d'accusation prend deux jours. Le troisième jour, l'accusé prend la parole pour dire qu'il se considère comme un otage et non comme un détenu. Il refuse de se présenter au tribunal à partir de ce jour.
Avant que ne débute le procès, l'avocat de Barbie, Jacques Vergès annonce qu'il se fera accusateur de la Résistance, de certains de ses membres qui auraient dénoncé leurs compagnons d'armes pour avoir la vie sauve. S'il n'a pu atteindre son but, il a réussi à faire s'installer une certaine méfiance avec la peur de remettre le couteau dans la plaie de la collaboration, mais surtout il fait une importante publicité au procès, en appelant même à la barre Raymond Aubrac.
Le procès se termine le 3 juillet 1987, après huit semaines d'audiences. Les avocats des parties civiles, dont Ugo Iannucci, et Alain Jakubowicz, font citer 69 témoins ainsi que 27 témoins d'intérêt général. La défense ne cite pour sa part que 6 témoins. Les réquisitions sont faites par Pierre Truche, le procureur général de Lyon.
Le samedi 4 juillet 1987, à 0h7, les trois magistrats et les neufs jurés reviennent de plus de six heures de délibérations. On fait entrer Klaus Barbie, et le président du tribunal, André Cerdini, prononce un verdict de culpabilité contre l'ancien officier allemand. Barbie est déclaré coupable sans circonstances atténuantes des dix-sept crimes contre l'humanité dont il était accusé. Il est condamné à la réclusion criminelle à perpétuité.
Il décède à la prison St Joseph le 25 septembre 1991, à 77 ans.
.
Le verdict de la mémoireLa foule s'y presse dès les premiers jours et s'y maintient pendant les 36 jours d'audience. Ce fut un tournant déterminant, car pour la première fois un criminel nazi était jugé sur le territoire français. A la suite de tous ces témoignages, les révisionnistes, comme Faurisson et certains donnant des cours à l'université Lyon3, ne pouvaient plus dire n'importe quoi.
En se retirant, dès le troisième jour, Klaus Barbie a finalement aidé et facilité les choses. Celles et ceux qui furent arrêtés et torturés par lui se trouvaient privés de la tentation de l'invectiver et, du même coup, d'atténuer les effets de leur déposition. Il ne leur restait, en effet, qu'à raconter, et c'est ce qu'ils ont fait admirablement. Ce fut émouvant, même si c'était dans l'horreur. Et les jeunes extrêmement nombreux qui y assistaient, considérant au départ comme de l'histoire ancienne cette période de la Résistance, ont pu réellement se l'approprier et celle-ci est devenue finalement beaucoup plus proche. Un exemple : Lucie Aubrac, à la suite du procès, était appelée partout pour des débats avec des lycéens, des écoliers…
Le film pour l'histoire : le procès filmé de Klaus BarbieExceptionnellement les débats du procès ont pu être filmés et ce sont 37 émissions sur le procès de Klaus Barbie qui ont été réalisées pour la télévision, avec les commentaires judiciaires de Jean-Olivier Viout, actuel procureur général de la République à Lyon,
Ce devait être un irremplaçable document pour l'Histoire. Si cette première en France a tenu en partie ses promesses en jetant un éclairage cru sur l'action de la Gestapo dans la région lyonnaise et les crimes contre l'humanité qui y ont été commis, elle n'a toutefois pas permis de dissiper les mystères de toute l'étendue des rapports entre le nazi et les services secrets américains. Pas plus qu'elle n'a mis en lumière son implication dans le plan « Condor » en Amérique latine.
Les USA, des alliés ???Klaus Barbie, criminel de guerre nazi, a torturé, tué, manipulé… Puis, après avoir fui la France juste avant la Libération, il a été recruté par les services secrets américains qui l'ont chargé, c'est à peine croyable, d'espionner les Français présents en Allemagne occupée. Et ceux qui se sont émus de voir un criminel de guerre collaborer avec des organismes alliés ont été fermement priés de se taire. Pire, les dirigeants de ces services, embryons de la future CIA, ont tout fait pour soustraire Barbie à la curiosité des enquêteurs français qui avaient de nombreuses questions à lui poser et qui voulaient que le criminel réponde de ses actes devant la Justice. Mais, dans les années d'après-guerre, les autorités françaises ont-elles vraiment tout fait pour obtenir l'extradition de Klaus Barbie ? Et ne craignaient-elles pas des révélations très gênantes ? C'était la guerre froide et Barbie, comme de nombreux autres nazis, était considéré comme un précieux auxiliaire dans la lutte contre le communisme…
Certes un rapport établi en 1983 par l'avocat Ryan, assistant spécial du ministre de la Justice états-unien, a révélé une partie de la vérité sur le recrutement de Barbie par les services américains et les effort de ceux-ci pour empêcher le criminel de guerre de répondre de ses actes devant la Justice française, alors même qu'ils connaissaient son passé. Une affaire qui a longtemps empoisonné les rapports entre les deux pays. À tel point que l'avocat Ryan a même recommandé que son gouvernement présente des excuses à la France…
Il reste à faire le procès de Barbie pour crimes contre l'humanité en Amérique latine…
Klaus Barbie se faisant cirer les pompes à Lima
Pourtant, cette protection accordée à Barbie commençait à devenir très embarrassante. Et en 1950, les Américains se sont décidés à l'exfiltrer d'Allemagne. Ce qui sera fait au début 1951 et Barbie fut un espion au service des Etats-Unis avant de devenir le zélé serviteur des dictatures sud-américaines, avec la protection du gouvernement des USA, et l'un des acteurs du trop fameux « Plan Condor ». Il reste en effet à savoir jusqu'où est allé la collaboration entre Barbie et la CIA. Barbie était-il en service commandé ? Était-il toujours un agent de la CIA ? Exfiltré en Bolivie à partir de 1951, le boucher de Lyon a en effet mis son savoir-faire si particulier au service des dictateurs boliviens, multipliant les exactions, constituant un escadron de la mort qui a semé la terreur dans le pays, participant au sanglant « Plan Condor » et s'acoquinant même avec les barons de la drogue.
Plus de renseignements : Klaus Barbie sur Wikipedia
Onze migrants ont été arrétés hier après-midi, aprés la destruction de leur squatt (en face du channel). Cette action fait suite à un ordre du tribunal, répondant à une demande de l'entreprise Réseau Ferré de France (RFF), propriétaire des bâtiments squattés. Les migrants auront la possibilité de déposer une demande d'asile ou d'axepter une reconduite volontaire à la frontiére.
Pour plus d'infos aller consulter :
http://www.nordlittoral.fr/actualit...
http://www.lavoixdunord.fr/Locales/...
Aprés la fermeture de sangatte, s'en vient une série de déstruction de squatts, la suite à venir est certainement l'attaque de la jungle par la police de « l'état français ». La situation des migrants est de plus en plus difficile, à calais : répression accrue, manque de bénévole, manque de douches qui a déja conduit à la mort d'un migrant (voulant se laver dans un des bassins du ports), etc... Le camps No Border a apporter d'immenses espoirs à tous les militants mais surtout aux migrants, n'arrêtons pas le mouvement.
Nous apprenons il y a peu l'arrestation de deux compagnons anarchistes en Italie, accusés de tentative de sabotage sur des voies ferrées, et des perquisitions (une quarantaine) chez de nombreux autres compagnons.
Nous avons appris par quelques compagnons perquisitionnés qu'un des incarcérés est Sergio Maria stefani, déjà inculpé lors de l'Opération cervantes en 2003. Les perquisitions des ROS ont frappé de nombreuses habitations de compagnon/nes souvent déjà "visitées" il y a quelques mois à peine, le 18 février 2009. Au contraire des mensonges des ROS reproduites par les médias du régime, l'arrestation des deux compagnons à bord d'une voiture volée n'a pas eu lieu juste avant les perquisitions, mais plusieurs semaines avant... juste le temps de bâtir l'énième inquisition répressive.
[Traduit de l'italien de Informa-azione, 03/07/2009 - 09:29
Poster à la suite des nouvelles infos, et relayer celle-ci.
Du 7 au 10 juillet 2009, se tiendra en Italie la réunion des « puissants de ce monde » à l'occasion du G8. Le sommet a été déplacé de l'île de la Maddalena à l'Aquila, ville sinistrée par le tremblement de terre du 6 avril, désormais militarisée et en état de siège.
Participons massivement au contre-sommet…
Berlusconi espère ainsi redorer son image de chef d'Etat providentiel, préparer d'immenses projets spéculatifs, désorganiser les militants anti-G8 et entretenir la population dans la terreur des bandes « anarcho-autonomes ».
Le G8 est l'occasion pour le pouvoir d'afficher spectaculairement une image de concorde. C'est une belle fiction du politique : des hommes de bonne volonté vont, par leur grâce, ramener la paix sociale et garantir le « bonheur universel » avec les moyens qui nous mènent à la catastrophe. Le spectacle doit être prolongé à tout prix de manière autoritaire et militaire. Il cache ce qu'il y a de plus réel : l'exploitation, le travail, l'appauvrissement de toute forme de vie. Nous haïssons l'exploitation sous toutes ses formes et les dispositifs qu'elle génère pour se maintenir qui sont sa production essentielle.
La réunion de militants internationaux à l'occasion d'un contre-sommet doit lutter contre ce dispositif spectaculaire, notamment une de ses pièces maîtresses : la police. C'est l'image de leur puissance qu'il faut éroder. Mais nous devons aussi travailler à la destruction effective du pouvoir là où il se trouve. Dans chaque moment de révolte, à chaque fois que nous sommes en mesure de créer des zones d'autonomie temporaire, nous cherchons la conquête effective du pouvoir et la reprise en mains collective de notre destin et de nos vies. En luttant ensemble, nous créons d'autres rapports sociaux, d'autres manières de se rencontrer. L'expérience des contre-sommets peut être autre chose qu'un défouloir séparé des rythmes habituels de la contestation et avoir des répercussions sur l'organisation des forces révolutionnaires des différents pays : elle doit être la première forme d'une démocratie émeutière, la négation effective des frontières, la reconstitution physique du prolétariat international !
C'est pourquoi nous appelons :
à participer massivement au contre-sommet
à ce que s'organisent partout, sur la base d'une confiance mutuelle, les différents groupes désirants en découdre avec le pouvoir
au développement matériel des stratégies de défense contre la police et à la préparation aux risques encourus
à la généralisation de ce type de combat
Pour plus d'informations : http:/nog8france.blogspot.com/
Compte-rendu et avis totalement subjectif du spectacle proposé par le Komplexkapharnaum au festival des Invites à Villeurbanne au début du mois de juin 2009.
Place Wilson, à Villeurbanne, hormis quelques lambeaux d'affiches sur les flancs de l'église, rien ne laisse présager qu'il va y avoir la représentation du spectacle « Mémento, face B » du KomplexKapharnaüm, la suite de la face A présentée la veille. Bon, on s'installe en terrasse, on salue les connaissances et on commande à boire. Les conversations roulent, délicieusement mondaines « Ah, mais ce n'est pas la Croix-Rousse ici. Au moins on peut se garer devant le bar où on boit un coup ! Ah ah ah ». Tiens, on voit apparaître le bus du Komplex, on y prête une attention distraite.
Au bout d'un moment, des sons et le mouvement de la foule attirent l'attention. On voit brusquement surgir 4 ou 5 personnes qui traversent la foule en courant et en poussant des petites carrioles qui portent la technique : platines vinyles, consoles, projecteurs, caméras. D'autres distribuent quelques tracts qui portent des slogans tels que « il faut rendre la colère plus efficace ». On les suit rassuré, c'est une déambulation, on connaît.
Les premiers instants confortent dans l'idée qu'on ne sera guère bousculé. Les façades d'immeubles servent d'écran à des projections de plans fixes, interfaces de téléphones portables, slogans ou vidéos. Certaines interviews projetées font tendre l'oreille mais on continue à se saluer et à deviser gaiement.
Malgré tout, un fil conducteur, une trame apparaissent doucement à l'arrière plan.
Au bout d'une vingtaine de minutes se déroule un tableau un peu plus construit associant vidéo, interview, projections murales et collages. Trois des pousseurs de carrioles se transforment en trois comédiens-plasticiens et font apparaître leurs propres portraits qu'ensuite ils peignent, déchirent, recollent des fragments de leurs propres portraits ébauchant ainsi des personnages à multiples facettes, pléiomorphes pour illustrer la multiplicité d'individus qui coexistent au sein d'une même personne et par là-même l'ineptie de vouloir définir une personne selon des codes normés. On parle de folie et donc de « normalité », de la manière dont la société actuelle tend à aplanir les différences, par exemple en donnant de plus en plus une réponse médicamenteuse à ceux qu'elle estime « malades ». Déjà on sent poindre la nécessité de résister à cette normalisation. On reprend notre chemin en regardant les façades, émaillées de petites projections et on s'arrête de nouveau. Là, le groupe s'attaque à un autre sujet sur lequel on cherche à masquer ce qui pourrait faire débat, en l'occurrence les massacres du 17 octobre 1961 à Paris, lorsque plusieurs dizaines de personnes ont été assassinées par la police alors qu'elles manifestaient à l'appel du FLN.
Le tableau illustré par des vidéos et de l'affichage commence d'abord par des descriptions des bidonvilles qui ceinturaient Paris à cette époque et dans lesquels vivaient les travailleurs venus d'Algérie, puis glisse doucement vers le climat politique et la répression dont ils ont été victimes, sur ordre du préfet de police de l'époque, Maurice Papon, notamment à travers la lecture de témoignages de victimes. Le ton devient plus dur, l'ambiance se tend. Dans la foule, les gens sont de plus en plus attentifs. La transition nous fait avancer quarante ans en avant au moment de l'instauration du couvre-feu de novembre 2005. Là aussi, pas de slogans simplistes mais juste la superposition de déclarations de l'époque et au travers d'une sorte de morphing des présentateurs des JT une critique de l'uniformisation du traitement de l'information et de sa manipulation, qui culmine avec le cas des « terroristes » du TGV.
Le voyage urbain se termine par un retour place Wilson où, sur une toile géante, l'individu et son contrôle sont replacés au centre du débat et le final réaffirme la nécessité de résister à ce contrôle, à l'encadrement forcé et à l'uniformisation qui fait se fondre les personnalités riches en couleurs en une masse inerte, grise.
Les artistes viennent saluer le public, manière de s'approprier et de revendiquer leur action.
KomplexKapharnaüm prend la rue et la détourne. Il en fait une tribune politique et sociale et propose une grille de lecture à entrées multiples : la biologie végétale, la psychiatrie, l'histoire des résistances pour que la cité redeviennent un lieu de discussion et d'échange, le lieu où se fait la politique.
La déambulation, prétexte au rassemblement, est ponctuée d'interpellations qui doivent servir de catalyseurs à la discussion collective. Chaque phrase ou scène projetée est plus qu'un simple slogan sans appel ou une jolie phrase poétique.
Au final, KomplexKapharnaüm évite deux écueils : celui d'un spectacle trop esthétique, lisse, qui ne provoque aucun débat et celui d'une action militante spectaculaire, rafales de slogans et de scènes convenues que l'on a ensuite plus qu'à répéter bêtement et digérer tranquillement
ouaip, j'attends des retours avec plaisirs.
Honduras et Iran les sites de la résistance
Quelques sites sur la résistance de la jeunesse Iranienne et de la jeunesse du Honduras
Malgré le blocus des medias français sur le sujet de la résistance du peuple Iranien comme sur celle de la résistance du peuple du Honduras , la résistance antifasciste continue
La colére du peuple éclate l à Tegucigalpa capitale du Honduras, comme a Téhéran partout c'est la meme colère contre les oligarchies bourgeoises et fascistes qui assassinent les peuples épris de liberté
De nombreuses manifestation spontanées ont continuées un peut partout en Iran malgré une escalade de la répression, le quadrillage militaires des grands centres urbain, les viols les tortures commis par les milices basij's
Meme situation au Honduras ou la résistance continue malgré les meurtres,tortures, arrestation, viols comis par la junte fasciste et les assassins de l'armée et de la police hondurienne
Quelques sites ou l'information circule sur ce qui se passe en iran et au honduras
Iran
revolutionary road Iran
Workers communist party of Iran
[worker-communistpartyofiran.blogspot.com]
News of the struggles in Iran (HOPI)
[hopinewsfromiran.wordpress.com]
Change for equality feminist group Iran
Human right activist in iran
Maryam Namazie communist activist from iran
Iranian workers twitter resistance
Marxist information on Iran
Workers liberty informations from Iran
Sites d'information libres sur la résistance au Honduras
CMI or IMC venezuela
Ecoutez Radio Liberada qui est transmise depuis un endroit caché au Honduras après le coup d'Etat :
Un peu avant et après le coup d'Etat au Honduras, Radio Liberada transmet une chronique en direct de ce qui se passe au Honduras. On y parle de l'opposition, et des mobilisations des organisations populaires et indígènes contre le coup d'Etat, pour la réalisation d'une nouvelle assemblée constituante, et ce faisant, écrivant une nouvelle page du mouvement des médias en Amérique Centrale.
Nous demandons aux collectifs de médias libres nationaux et internationaux que retransmettre cette transmission.
Miroirs : 1
Radio es lo de menos :
Centro de Medios Independientes de Honduras :
[honduras.mediosindependientes.org]
Minute par Minute sur Kaos en la Red :
Asociación de Radios y Programas Participativos de El Salvador (ARPAS) :
Nous savons qu'ils ferment et répriment les médias libres au Honduras. Ce matin, Radio Progreso
une des radios communautaire les plus vieille du continent a été fermée par les militaires. D'autres radios ont décidé de cacher leur matériel.
L'énergie électrique, le téléphone et internet ont étés interrompus par ceux qui ont commis le coup d'Etat, avec comme objectif de bloquer les communications.
La situation des médias libres et communautaires (comme ceux de Lenca et de Garifuna) est préoccupante. Ils sont en danger.
COMUN
Revistazo
le COFADEH et le reste des collectifs du mouvement de médias indépendants et communautaires au Honduras.
Démontrons ici notre solidarité avec le peuple et les médias libres du Honduras en lutte
Brisons le silence !
L'information est une mobilisation !
Prend les médias, sois les médias, fait les médias !
Centro de Medios Libres de la Ciudad de México
Cette liste est loin d'être compléte nous la compléteront au fil des informations que nous ferons sur le net
Anarcho Rabbit's against fascism
Honduras et Iran les sites de la résistance
Quelques sites sur la résistance de la jeunesse Iranienne et de la jeunesse du Honduras
Malgré le blocus des medias français sur le sujet de la résistance du peuple Iranien comme sur celle de la résistance du peuple du Honduras , la résistance antifasciste continue
La colére du peuple éclate l à Tegucigalpa capitale du Honduras, comme a Téhéran partout c'est la meme colère contre les oligarchies bourgeoises et fascistes qui assassinent les peuples épris de liberté
De nombreuses manifestation spontanées ont continuées un peut partout en Iran malgré une escalade de la répression, le quadrillage militaires des grands centres urbain, les viols les tortures commis par les milices basij's
Meme situation au Honduras ou la résistance continue malgré les meurtres,tortures, arrestation, viols comis par la junte fasciste et les assassins de l'armée et de la police hondurienne
Quelques sites ou l'information circule sur ce qui se passe en iran et au honduras
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Workers communist party of Iran
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Marxist information on Iran
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Un peu avant et après le coup d'Etat au Honduras, Radio Liberada transmet une chronique en direct de ce qui se passe au Honduras. On y parle de l'opposition, et des mobilisations des organisations populaires et indígènes contre le coup d'Etat, pour la réalisation d'une nouvelle assemblée constituante, et ce faisant, écrivant une nouvelle page du mouvement des médias en Amérique Centrale.
Nous demandons aux collectifs de médias libres nationaux et internationaux que retransmettre cette transmission.
Miroirs : 1
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Nous savons qu'ils ferment et répriment les médias libres au Honduras. Ce matin, Radio Progreso
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L'énergie électrique, le téléphone et internet ont étés interrompus par ceux qui ont commis le coup d'Etat, avec comme objectif de bloquer les communications.
La situation des médias libres et communautaires (comme ceux de Lenca et de Garifuna) est préoccupante. Ils sont en danger.
COMUN
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Démontrons ici notre solidarité avec le peuple et les médias libres du Honduras en lutte
Brisons le silence !
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Cette liste est loin d'être compléte nous la compléteront au fil des informations que nous ferons sur le net
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revue du GT Afrique de la CNT
[http:] alt="" />
Au sommaire :
[http:] alt="-" /> Brèves : Niger, Algérie, Sénégal, Madagascar, Tchad ;
[http:] alt="-" /> Eau : Un droit pas une marchandise ;
[http:] alt="-" /> Dossier Maghreb des luttes : Sidi Ifni, Gafsa, UGET ;
[http:] alt="-" /> Guinée : la CNTG s'exprime ;
[http:] alt="-" /> Comores : contre le dépeçage de l'archipel ;
[http:] alt="-" /> Gabon : Bongo et sa fortune ;
[http:] alt="-" /> Culture : Salut à toi Myriam Makeba ;
[http:] alt="-" /> Immigration : tous avec le syndicat du bâtiment de la CNT
Vous pouvez le télécharger :
revue du GT Afrique de la CNT

Au sommaire :
Brèves : Niger, Algérie, Sénégal, Madagascar, Tchad ;
Eau : Un droit pas une marchandise ;
Dossier Maghreb des luttes : Sidi Ifni, Gafsa, UGET ;
Guinée : la CNTG s'exprime ;
Comores : contre le dépeçage de l'archipel ;
Gabon : Bongo et sa fortune ;
Culture : Salut à toi Myriam Makeba ;
Immigration : tous avec le syndicat du bâtiment de la CNT
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Un dossier sur la répression au honduras par les camarades de Amerike en lutte dont les analyses n'ont rien a voir sur le sujet de celles de fascistes Thierry Meyssan et autres Michel Collon qui comme par leur sinistres habitudes ne se servent que de cette cause pour affirmer leurs hallucinantes élucubrations negationistes
Photos de la répression au honduras
Un dossier sur la répression au honduras par les camarades de Amerike en lutte dont les analyses n'ont rien a voir sur le sujet de celles des fascistes Thierry Meyssan et autres Michel Collon qui comme par leur sinistres habitudes ne se servent que de cette cause pour affirmer leurs hallucinantes élucubrations negationistes
Des milliers de Honduriens sont descendus dans les rues pour répudier le coup d'État et la possible ascenscion de Roberto Micheletti comme président de fait de la République.
Les militaires ont commencé à réprimer les manifestants quand ils chantaient l'hymne national. Ils ont lancé des gaz lacrymogènes et ont abattu les barricades. Dans la zone, on entendait des détonations.
Pour le moment les agressions des militaires ont causé la mort d'un travailleur de l'entreprise Unitel. Se sont aussi produit 7 arrestations et il y a des centaines de disparus.
Et les médias du Honduras n'informent pas de la répression.
Le président Manuel Zelaya a été à l'aube de ce dimanche par environ 200 soldats qui l'ont sorti de chez lui et l'ont emmené au Costa Rica. Quelques heures plus tard, les forces militaires ont décrété un couvre-feu.
Zelaya se trouve maintenant au Nicaragua où il à la réunion extraordinaire des pays de l'Alliance Bolivarienne pour les Peuples de Notre Amérique (ALBA).
Le président constitutionnel du Honduras a affirmé que le "peuple est noble et est en pied de lutte". À la fois, il a assuré qu'il est le "représentant que les citoyens ont choisi" et qu'il a pour cela la légitimité nécessaire pour terminer son mandat.
SOLIDARITE AVEC LE PEUPLE DU HONDURAS ET FUERA L'OLIGARCHIE FASCISTE HONDURIENNE
Un dossier sur la répression au honduras par les camarades de Amerike en lutte dont les analyses n'ont rien a voir sur le sujet de celles de fascistes Thierry Meyssan et autres Michel Collon qui comme par leur sinistres habitudes ne se servent que de cette cause pour affirmer leurs hallucinantes élucubrations negationistes
Photos de la répression au honduras
Un dossier sur la répression au honduras par les camarades de Amerike en lutte dont les analyses n'ont rien a voir sur le sujet de celles des fascistes Thierry Meyssan et autres Michel Collon qui comme par leur sinistres habitudes ne se servent que de cette cause pour affirmer leurs hallucinantes élucubrations negationistes
Des milliers de Honduriens sont descendus dans les rues pour répudier le coup d'État et la possible ascenscion de Roberto Micheletti comme président de fait de la République.
Les militaires ont commencé à réprimer les manifestants quand ils chantaient l'hymne national. Ils ont lancé des gaz lacrymogènes et ont abattu les barricades. Dans la zone, on entendait des détonations.
Pour le moment les agressions des militaires ont causé la mort d'un travailleur de l'entreprise Unitel. Se sont aussi produit 7 arrestations et il y a des centaines de disparus.
Et les médias du Honduras n'informent pas de la répression.
Le président Manuel Zelaya a été à l'aube de ce dimanche par environ 200 soldats qui l'ont sorti de chez lui et l'ont emmené au Costa Rica. Quelques heures plus tard, les forces militaires ont décrété un couvre-feu.
Zelaya se trouve maintenant au Nicaragua où il à la réunion extraordinaire des pays de l'Alliance Bolivarienne pour les Peuples de Notre Amérique (ALBA).
Le président constitutionnel du Honduras a affirmé que le "peuple est noble et est en pied de lutte". À la fois, il a assuré qu'il est le "représentant que les citoyens ont choisi" et qu'il a pour cela la légitimité nécessaire pour terminer son mandat.
SOLIDARITE AVEC LE PEUPLE DU HONDURAS ET FUERA L'OLIGARCHIE FASCISTE HONDURIENNE
Le collectif anarchiste a-films a publié un nouveau film ("Une petite gorgée de café"/26min) sur la situation dans le camp de Nahr al-Bared au Nord du Liban.
En mai 2007, une guerre a éclaté dans le camp de réfugiés palestiniens Nahr al-Bared au Nord du Liban, entre Fatah al-Islam et l'armée libanaise. Elle pris fin en septembre 2007. Pendant et après les violents combats l'armée libanaise a détruit systématiquement et complètement le camp. Deux ans après le commencement de la guerre l'ancien camp, le cœur de Nahr al-Bared, est libéré des décombres. La reconstruction n'a jusqu'à présent pas eu lieu et les réfugiés sont de plus en plus désespérés.
L'armée tient les habitants à l'écart de l'ancien camp, de plus elle contrôle les entrées et les sorties des zones environnantes de "nouveau camp". Sans une permission valable de l'armée personne n'est autorisé à entrer. Des réfugiés et des ONG tentent, tant bien que mal, de remettre sur pied l'économie, qui fut un jour robuste, du camp. Leurs efforts sont néanmoins fortement altérés par l'isolation du camp : Nahr al-Bared est totalement coupé des villages voisins. Une économie qui souffre de privations et un chômage répandu sont des conséquences de la destruction et de l'isolement du camp des réfugiés par l'armée libanaise.
Ce film de 26 minutes accompagne un père et son fils dans leur chômage. Tous deux habitent depuis plus d'un an dans des baraques en métal et attendent un retour dans le camp. A travers la documentation du quotidien des deux personnes, le film aborde les soucis actuels dominants des réfugiés du camp de Nahr al-Bared : la reconstruction en attente, la situation économique catastrophique, le chômage et le désespoir.
Le film peut être visionné et téléchargé ici : http://a-films.blogspot.com/2009/06...
Vous trouverez des informations de fonds et d'autres vidéos du camp de Nahr al-Bared sur notre site web : http://a-films.blogspot.com/search/...
Le collectif anarchiste a-films a publié un nouveau film ("Une petite gorgée de café"/26min) sur la situation dans le camp de Nahr al-Bared au Nord du Liban.
En mai 2007, une guerre a éclaté dans le camp de réfugiés palestiniens Nahr al-Bared au Nord du Liban, entre Fatah al-Islam et l'armée libanaise. Elle pris fin en septembre 2007. Pendant et après les violents combats l'armée libanaise a détruit systématiquement et complètement le camp. Deux ans après le commencement de la guerre l'ancien camp, le cœur de Nahr al-Bared, est libéré des décombres. La reconstruction n'a jusqu'à présent pas eu lieu et les réfugiés sont de plus en plus désespérés.
L'armée tient les habitants à l'écart de l'ancien camp, de plus elle contrôle les entrées et les sorties des zones environnantes de "nouveau camp". Sans une permission valable de l'armée personne n'est autorisé à entrer. Des réfugiés et des ONG tentent, tant bien que mal, de remettre sur pied l'économie, qui fut un jour robuste, du camp. Leurs efforts sont néanmoins fortement altérés par l'isolation du camp : Nahr al-Bared est totalement coupé des villages voisins. Une économie qui souffre de privations et un chômage répandu sont des conséquences de la destruction et de l'isolement du camp des réfugiés par l'armée libanaise.
Ce film de 26 minutes accompagne un père et son fils dans leur chômage. Tous deux habitent depuis plus d'un an dans des baraques en métal et attendent un retour dans le camp. A travers la documentation du quotidien des deux personnes, le film aborde les soucis actuels dominants des réfugiés du camp de Nahr al-Bared : la reconstruction en attente, la situation économique catastrophique, le chômage et le désespoir.
Le film peut être visionné et téléchargé ici : http://a-films.blogspot.com/2009/06...
Vous trouverez des informations de fonds et d'autres vidéos du camp de Nahr al-Bared sur notre site web : http://a-films.blogspot.com/search/...
ANTONIO CARLOS GALINDO NIETO purge 35 ans en prison dans les prochains mois, sans avoir tué personne. Entre autres choses, il a été condamné pour des crimes qu'il n'a pas commis. À ce jour il se bat encore pour faire réaliser une étude comparative dont les résultats anthropométriques peuvent prouver son innocence dans plusieurs vols.
Antonio a subi tant les tortures du régime de Franco que celles à la démocratie. Il a été membre de la COPEL (Coordination des prisonniers en lutte), dont il garde une mémoire indélébile. Il est un homme de grande valeur et surtout il est extrêmement fort, à la fois de rester vivant et sain d'esprit, après tant de souffrances. Malgré de nombreuses années en prison, il adore sa famille, qui est son soutien : son épouse Angela et leurs 3 enfants, Marie de 22 ans, Antonio de 10 ans et Alvaro de 7 ans.
Depuis 2005, il vit une autre terrible injustice. Il a été réclamé par la France en raison de plusieurs peines d'emprisonnement à perpétuité auxquelles il avait été condamné par défaut par les tribunaux français pour des crimes de 1978. Ces peines ont été imposées illégalement, avec un total fraude et abus de droit, car selon le Code de procédure pénale français, article 379-2 "L'accusé absent sans excuse valable à l'ouverture de l'audience est jugé par défaut », mais la police et la justice françaises connaissaient déjà sa situation de prisonnier en Espagne depuis février 1979. Toutefois, la justice espagnole, pour bien se conduire avec les voisins de la France, a accepté sa cession quand il aura fini ses 35 ans en prison en Espagne. Depuis plus de trois il y a une avocate dans la cause, Mme Silvie Reulet, qui n'a pas reçu les dossiers car, selon les tribunaux, « les dossiers sont très vieux et ils ne peuvent pas les trouvés, ils se sont perdus". Tout cela a été signalé à l'Audience Nationale, les ministères, etc. mais il n'y pas eu de réponses et aucune solution n'a été trouvée.
Avec toutes ces irrégularités et les actes illégaux des tribunaux français, il est inévitable de se poser quelques questions : Pourquoi est-ce que l'Espagne remise Antonio C. Nieto Galindo à la France si les condamnations pour lesquelles il a été réclamé sont illégales ? Si son avocat n'a pas d'accès aux dossiers ... parce qu'ils se sont perdus, comment on peut savoir la raison pour laquelle il est réclamé ? Comment peut l'Espagne savoir qu'il aura un procès équitable ? Qui est intéressé et pourquoi par qu'il passe le reste de ses jours en prison en France, au lieu de passer ces jours avec ses enfants, après avoir passé 35 ans en prison en Espagne ?
ANTONIO CARLOS GALINDO NIETO purge 35 ans en prison dans les prochains mois, sans avoir tué personne. Entre autres choses, il a été condamné pour des crimes qu'il n'a pas commis. À ce jour il se bat encore pour faire réaliser une étude comparative dont les résultats anthropométriques peuvent prouver son innocence dans plusieurs vols.
Antonio a subi tant les tortures du régime de Franco que celles à la démocratie. Il a été membre de la COPEL (Coordination des prisonniers en lutte), dont il garde une mémoire indélébile. Il est un homme de grande valeur et surtout il est extrêmement fort, à la fois de rester vivant et sain d'esprit, après tant de souffrances. Malgré de nombreuses années en prison, il adore sa famille, qui est son soutien : son épouse Angela et leurs 3 enfants, Marie de 22 ans, Antonio de 10 ans et Alvaro de 7 ans.
Depuis 2005, il vit une autre terrible injustice. Il a été réclamé par la France en raison de plusieurs peines d'emprisonnement à perpétuité auxquelles il avait été condamné par défaut par les tribunaux français pour des crimes de 1978. Ces peines ont été imposées illégalement, avec un total fraude et abus de droit, car selon le Code de procédure pénale français, article 379-2 "L'accusé absent sans excuse valable à l'ouverture de l'audience est jugé par défaut », mais la police et la justice françaises connaissaient déjà sa situation de prisonnier en Espagne depuis février 1979. Toutefois, la justice espagnole, pour bien se conduire avec les voisins de la France, a accepté sa cession quand il aura fini ses 35 ans en prison en Espagne. Depuis plus de trois il y a une avocate dans la cause, Mme Silvie Reulet, qui n'a pas reçu les dossiers car, selon les tribunaux, « les dossiers sont très vieux et ils ne peuvent pas les trouvés, ils se sont perdus". Tout cela a été signalé à l'Audience Nationale, les ministères, etc. mais il n'y pas eu de réponses et aucune solution n'a été trouvée.
Avec toutes ces irrégularités et les actes illégaux des tribunaux français, il est inévitable de se poser quelques questions : Pourquoi est-ce que l'Espagne remise Antonio C. Nieto Galindo à la France si les condamnations pour lesquelles il a été réclamé sont illégales ? Si son avocat n'a pas d'accès aux dossiers ... parce qu'ils se sont perdus, comment on peut savoir la raison pour laquelle il est réclamé ? Comment peut l'Espagne savoir qu'il aura un procès équitable ? Qui est intéressé et pourquoi par qu'il passe le reste de ses jours en prison en France, au lieu de passer ces jours avec ses enfants, après avoir passé 35 ans en prison en Espagne ?
[http:] alt="Waltzing Matilda">Sea Shepherd lance sa 6ème campagne de défense des baleines en Antarctique : Opération Waltzing Matilda
24/06/2009 - Funchal, Madère, Portugal. Sea Shepherd Conservation Society a officiellement annoncé aujourd'hui l'opération Waltzing Matilda, la 6ème campagne de Sea Shepherd pour défendre les baleines dans le Sanctuaire Baleinier de l'Océan Austral contre les braconniers japonais.
Près de 30 membres des médias ont assisté à la conférence de presse, malgré l'insistance du directeur de l'hôtel comme quoi l'évènement devait être discret et se tenir au fond du lobby derrière le bar.
« C'est un projet de recherche, » a déclaré le Capitaine Paul Watson. « Nous avons décidé de montrer notre solidarité avec les projets de recherche japonais, australiens, et néo-zélandais. Notre objectif premier est de faire des recherches sur des moyens non létaux pour défendre les baleines. Bien sûr, cela peut inclure des recherches sur l'épaisseur de la coque des bateaux japonais, sur les niveaux de pression supportés par les navires et sur des analyses d'échantillons de peinture ainsi que l'observation des comportements des baleiniers soumis à une stimulation olfactive. »
Pour illustrer le thème de recherche de la campagne de Sea Shepherd, le Directeur de Sea Shepherd Pays Bas Laurens de Groot et le Directeur de Sea Shepherd Royaume Uni Steve Roest se parèrent de petits bateaux pneumatiques où était écrit « Recherche » et s'armèrent de harpons en polystyrène pour chasser les délégués à la Commission Baleinière Internationale. Dans leurs tentatives pour obtenir des échantillons de tissus des délégués pour des motifs de recherche, ils rencontrèrent des difficultés à trouver des baleiniers japonais qui se faisaient discrets. Cependant, le ministre de l'environnement Peter Garrett traversa innocemment le chemin des harpons et puisque l'Australie soutient la chasse de baleines à bosses par le Groenland, il fut considéré comme cible acceptable.
Sea Shepherd Conservation Society repartira dans l'Océan Austral pour sa 6e campagne de défense des baleines en Antarctique. Cette année Sea Shepherd enverra deux navires, le Steve Irwin, réparé et amélioré, et peut être l'intercepteur rapide Earthrace.
A bord, se trouvera une équipe d'Animal Planet pour filmer la troisième saison de Whale Wars.
« Nous prenons l'arme anti-chasse à la baleine la plus puissante à notre disposition : une équipe de tournage, » a déclaré Laurens De Groot, le Directeur de Sea Shepherd Pays Bas. « Les caméras sont bien plus puissantes que les canons et nos munitions sont la vérité brute sur la chasse illégale à la baleine. Nous avons l'intention de rester concentrés sur les crimes des Japonais et nous avons l'intention de couler la flotte baleinière japonaise - sur le plan économique. »
Un équipage international de bénévoles constituera les équipages des navires, mais cette année, la campagne aura un visage australien. C'est pourquoi nous avons choisi le nom « Waltzing Matilda ». Il s'agit de l'hymne national non officiel d'Australie. Traduit en Français du jargon Australien, ça signifie « randonnée avec un duvet ou un sac à dos ».
Les Australiens sont les défenseurs des baleines les plus passionnés, » a déclaré le Capitaine Paul Watson. « L'Opération Waltzing Matilda reflète notre gratitude envers l'Australie pour le soutien incroyable que nous avons reçu de la part de cette nation depuis 2005. Le Steve Irwin appareillera d'Australie Occidentale en décembre, avec un équipage en majorité composé d'Australiens. »
Kylie Hard, membre d'équipage de Sea Shepherd originaire de Perth assistant à la conférence de la CBI à Madère a déclaré : « Notre logo cette année a été réalisé sur le modèle de ceux qui ornaient les légendaires Tigres Volants qui affrontèrent les forces impériales japonaises en Chine. Les couleurs des drapeaux aborigène et australien ont été incorporées dans le design avec le Kangourou Pirate tenant le trident de Neptune. Nous voulons redescendre dans l'Océan Austral pour danser (NDT : Waltz=Valse en Anglais) avec la flotte baleinière japonaise et nous avons l'intention de dévoiler un ensemble de tactiques défensives pour les baleines contre les braconniers japonais. »
La campagne de défense des baleines « Opération Waltzing Matilda » est sensée appareiller pour l'Océan Austral le 1er décembre 2009.
Comme d'habitude, Sea Shepherd réserve quelques surprises aux baleiniers japonais pirates cette année et les baleiniers auront sûrement quelques surprises pour Sea Shepherd. Les confrontations sont de plus en plus violentes alors que les baleiniers perdent de plus en plus d'argent chaque année. L'équipage de Sea Shepherd persistera et ne se retirera jamais du Sanctuaire Baleinier de l'Océan Austral tant que les harpons n'auront pas été réduits au silence et que le mot « sanctuaire » n'ait pas pris toute sa signification.
Il n'y a pas de retraite de la guerre des baleines pour Sea Shepherd, il n'y a que la victoire ou la défaite pour les baleines et nous ne voulons pas voir les baleines vaincues ni ne voulons laisser ces bouchers barbares mangeurs de graisse de baleine gagner.
Photos par Deborah Bassett
[http:] alt="Recherches">
Le Capitaine Watson avec Steve Roest (Directeur Sea Shepherd Royaume Uni) et
Laurens De Groot (Directeur Sea Shepherd Pays Bas)
à la conference de presse, menant des « recherches »
[http:] alt="Dave">
Le Capitaine Watson révèle le nouveau logo de la campagne de défense des baleines avec le supporter Dave Rastovich, de « Surfers pour les Cétacés »
[http:] alt="Peter garrett">
Laurens De Groot mène des « recherches » sur le ministre australien de l'Environnement Peter Garrett.
Sea Shepherd lance sa 6ème campagne de défense des baleines en Antarctique : Opération Waltzing Matilda
24/06/2009 - Funchal, Madère, Portugal. Sea Shepherd Conservation Society a officiellement annoncé aujourd'hui l'opération Waltzing Matilda, la 6ème campagne de Sea Shepherd pour défendre les baleines dans le Sanctuaire Baleinier de l'Océan Austral contre les braconniers japonais.
Près de 30 membres des médias ont assisté à la conférence de presse, malgré l'insistance du directeur de l'hôtel comme quoi l'évènement devait être discret et se tenir au fond du lobby derrière le bar.
« C'est un projet de recherche, » a déclaré le Capitaine Paul Watson. « Nous avons décidé de montrer notre solidarité avec les projets de recherche japonais, australiens, et néo-zélandais. Notre objectif premier est de faire des recherches sur des moyens non létaux pour défendre les baleines. Bien sûr, cela peut inclure des recherches sur l'épaisseur de la coque des bateaux japonais, sur les niveaux de pression supportés par les navires et sur des analyses d'échantillons de peinture ainsi que l'observation des comportements des baleiniers soumis à une stimulation olfactive. »
Pour illustrer le thème de recherche de la campagne de Sea Shepherd, le Directeur de Sea Shepherd Pays Bas Laurens de Groot et le Directeur de Sea Shepherd Royaume Uni Steve Roest se parèrent de petits bateaux pneumatiques où était écrit « Recherche » et s'armèrent de harpons en polystyrène pour chasser les délégués à la Commission Baleinière Internationale. Dans leurs tentatives pour obtenir des échantillons de tissus des délégués pour des motifs de recherche, ils rencontrèrent des difficultés à trouver des baleiniers japonais qui se faisaient discrets. Cependant, le ministre de l'environnement Peter Garrett traversa innocemment le chemin des harpons et puisque l'Australie soutient la chasse de baleines à bosses par le Groenland, il fut considéré comme cible acceptable.
Sea Shepherd Conservation Society repartira dans l'Océan Austral pour sa 6e campagne de défense des baleines en Antarctique. Cette année Sea Shepherd enverra deux navires, le Steve Irwin, réparé et amélioré, et peut être l'intercepteur rapide Earthrace.
A bord, se trouvera une équipe d'Animal Planet pour filmer la troisième saison de Whale Wars.
« Nous prenons l'arme anti-chasse à la baleine la plus puissante à notre disposition : une équipe de tournage, » a déclaré Laurens De Groot, le Directeur de Sea Shepherd Pays Bas. « Les caméras sont bien plus puissantes que les canons et nos munitions sont la vérité brute sur la chasse illégale à la baleine. Nous avons l'intention de rester concentrés sur les crimes des Japonais et nous avons l'intention de couler la flotte baleinière japonaise - sur le plan économique. »
Un équipage international de bénévoles constituera les équipages des navires, mais cette année, la campagne aura un visage australien. C'est pourquoi nous avons choisi le nom « Waltzing Matilda ». Il s'agit de l'hymne national non officiel d'Australie. Traduit en Français du jargon Australien, ça signifie « randonnée avec un duvet ou un sac à dos ».
Les Australiens sont les défenseurs des baleines les plus passionnés, » a déclaré le Capitaine Paul Watson. « L'Opération Waltzing Matilda reflète notre gratitude envers l'Australie pour le soutien incroyable que nous avons reçu de la part de cette nation depuis 2005. Le Steve Irwin appareillera d'Australie Occidentale en décembre, avec un équipage en majorité composé d'Australiens. »
Kylie Hard, membre d'équipage de Sea Shepherd originaire de Perth assistant à la conférence de la CBI à Madère a déclaré : « Notre logo cette année a été réalisé sur le modèle de ceux qui ornaient les légendaires Tigres Volants qui affrontèrent les forces impériales japonaises en Chine. Les couleurs des drapeaux aborigène et australien ont été incorporées dans le design avec le Kangourou Pirate tenant le trident de Neptune. Nous voulons redescendre dans l'Océan Austral pour danser (NDT : Waltz=Valse en Anglais) avec la flotte baleinière japonaise et nous avons l'intention de dévoiler un ensemble de tactiques défensives pour les baleines contre les braconniers japonais. »
La campagne de défense des baleines « Opération Waltzing Matilda » est sensée appareiller pour l'Océan Austral le 1er décembre 2009.
Comme d'habitude, Sea Shepherd réserve quelques surprises aux baleiniers japonais pirates cette année et les baleiniers auront sûrement quelques surprises pour Sea Shepherd. Les confrontations sont de plus en plus violentes alors que les baleiniers perdent de plus en plus d'argent chaque année. L'équipage de Sea Shepherd persistera et ne se retirera jamais du Sanctuaire Baleinier de l'Océan Austral tant que les harpons n'auront pas été réduits au silence et que le mot « sanctuaire » n'ait pas pris toute sa signification.
Il n'y a pas de retraite de la guerre des baleines pour Sea Shepherd, il n'y a que la victoire ou la défaite pour les baleines et nous ne voulons pas voir les baleines vaincues ni ne voulons laisser ces bouchers barbares mangeurs de graisse de baleine gagner.
Photos par Deborah Bassett

Le Capitaine Watson avec Steve Roest (Directeur Sea Shepherd Royaume Uni) et
Laurens De Groot (Directeur Sea Shepherd Pays Bas)
à la conference de presse, menant des « recherches »

Le Capitaine Watson révèle le nouveau logo de la campagne de défense des baleines avec le supporter Dave Rastovich, de « Surfers pour les Cétacés »

Laurens De Groot mène des « recherches » sur le ministre australien de l'Environnement Peter Garrett.
Début mai, les gardiens de prison ont engagé un mouvement de grève pour exiger l'embauche de personnels, devant les conditions aggravées de travail qu'ils connaissent. 4000 des 24 300 surveillants de prison ont donc bloqué 120 des 194 prisons françaises, empêchant les transferts de détenus dans un premier temps puis les visites des parloirs. Au bout d'une semaine de blocage, agrémentée d'interventions musclées de la police, ils n'ont obtenu de leur ministre de tutelle Rachida Dati que des coups de matraque et la promesse d'embauche de 351 gardiens supplémentaires... pour 2010. Les grèves et les manifestations de matons sont de plus en plus récurrentes. Elles expriment le malaise d'une profession de gardiens de l'Etat bourgeois – qui explique, à l'instar de la police, leur corporatisme le plus étroit – soumise à des conditions de travail particulièrement dégradées, où la dangerosité est chaque jour accentuée par le remplissage délirant des cellules de prisonniers. Plus de 63 000 d'entre eux s'entassent dans les geôles de la République pour environ 52 000 lits. A la prison de Fleury-Mérogis, la plus importante d'Europe, 3700 “taulards” sont détenus dans des cellules prévues pour 2855 personnes, le “trop-plein” dormant le plus souvent sur des matelas par terre ! La politique sécuritaire à tout crin que mène Sarkozy ne pourra que faire empirer une telle situation ; et c'est d'ailleurs prévu : ainsi, dans la toute nouvelle prison de Lyon, prévue pour héberger 600 personnes, on a mis mille lits. Qui dira que la bourgeoisie ne pense pas à l'avenir ?
En attendant, détenus et gardiens de prison survivent dans de véritables cocottes-minutes. La situation s'aggrave ? Allons donc ! On compte 10 suicides de “porte-clés” sur leur lieu de travail depuis le début de l'année, pour 6 sur l'ensemble de l'année 2008. Quant aux prisonniers, 52 ont déjà mis fin à leurs jours depuis janvier 2009, pour 115 l'année passée. Et il faut savoir que ces chiffres n'englobent surtout pas les tentatives de suicide – on en dénombrait 950 graves en 2007, puis 1600 en 2008 –, pas plus que les décès à l'hôpital suite à ces tentatives de suicide !
Si le mal-être gagne les gardiens, celui-ci ne frappe pas moins les détenus. Le taux de pathologie psychiatrique grave et avérée dans la population carcérale est vingt fois plus élevé que dans la population générale. Par exemple, 38 % des prisonniers sont atteints de syndrome dépressif, sans compter les 10 % de gens qui déclenchent des symptômes de psychoses graves. Ce pourcentage ne fait état que de ceux qui bénéficient de soins, donc manifestant des symptômes suffisamment explosifs pour être susceptibles d'être observés et retenus par des gardiens de prisons débordés par la massivité du phénomène. Et nous ne parlerons pas des nombreux autres troubles de santé mentale qui atteignent les détenus ou que la vie en prison renforce. Le phénomène a pris une telle ampleur depuis les années 1990 que le Comité national consultatif d'éthique de décembre 2006 parle de “déplacement de l'hôpital psychiatrique vers la prison”. En d'autres termes, la prison rend fou, tout comme cette société capitaliste décomposée qui pousse dans la misère ou au suicide des masses grandissantes d'êtres humains. Mais c'est la loi de la justice pour tous. Pour tous ? Oui, pour tous les malheureux que ramasse cette société de misère et ses flics. Plus de 60 % n'ont pas un niveau d'instruction dépassant le niveau de l'école primaire et plus de 12 % sont illettrés. 57,7 % des détenus en maison d'arrêt sont dans des situations où ils vivent en-dessous du seuil de pauvreté et presque 20 % étaient SDF. Le rapport 2001 de l'Inspection générale de l'Assurance sociale (IGAS) notait : “Toutes les statistiques le prouvent, les plus démunis constituent la grande majorité de la population carcérale : en 1982, 35 % des personnes incarcérées étaient sans emploi contre 48,6 % en 1996.” Avec l'aggravation de la crise, on peut être certain que ces statistiques ne se sont pas améliorées.
Les bourgeois nous diront : “Evidemment, ces fainéants profitent du système et viennent s'engraisser aux frais de la princesse”, c'est-à-dire de l'Etat, et de nos impôts. Ce discours sera renforcé d'ailleurs encore par la présence de 20 % de “taulards” appartenant à des nationalités étrangères, principalement africaines (au sens large du continent). Pourquoi ne pas ajouter qu'on passe finalement de quasi-vacances plutôt sympathiques dans ces prisons surpeuplées, surchauffées, avec la menace permanente du mitard, c'est-à-dire de l'isolement le plus strict plusieurs semaines, ce qui rendrait fou n'importe qui. D'ailleurs, les médias n'ont de cesse de nous asséner que, dans les prisons, il y a la télé, qu'on peut faire de la musculation, s'instruire et passer des licences et autres diplômes, etc. Une vie de rêve, en somme.
Au xixe siècle, l'écrivain Dostoïevski disait : “On ne peut juger du degré d'une civilisation qu'en visitant ses prisons.” Au-delà des illusions qu'avait ce grand homme sur les possibilités de construire une société humanitaire sur les bases d'une société de classe, on peut en effet juger à l'aune de ses prisons ce qu'est l'Etat capitaliste “moderne”.
Wilma - Courant Communiste International - www.internationalism.org
Début mai, les gardiens de prison ont engagé un mouvement de grève pour exiger l'embauche de personnels, devant les conditions aggravées de travail qu'ils connaissent. 4000 des 24 300 surveillants de prison ont donc bloqué 120 des 194 prisons françaises, empêchant les transferts de détenus dans un premier temps puis les visites des parloirs. Au bout d'une semaine de blocage, agrémentée d'interventions musclées de la police, ils n'ont obtenu de leur ministre de tutelle Rachida Dati que des coups de matraque et la promesse d'embauche de 351 gardiens supplémentaires... pour 2010. Les grèves et les manifestations de matons sont de plus en plus récurrentes. Elles expriment le malaise d'une profession de gardiens de l'Etat bourgeois – qui explique, à l'instar de la police, leur corporatisme le plus étroit – soumise à des conditions de travail particulièrement dégradées, où la dangerosité est chaque jour accentuée par le remplissage délirant des cellules de prisonniers. Plus de 63 000 d'entre eux s'entassent dans les geôles de la République pour environ 52 000 lits. A la prison de Fleury-Mérogis, la plus importante d'Europe, 3700 “taulards” sont détenus dans des cellules prévues pour 2855 personnes, le “trop-plein” dormant le plus souvent sur des matelas par terre ! La politique sécuritaire à tout crin que mène Sarkozy ne pourra que faire empirer une telle situation ; et c'est d'ailleurs prévu : ainsi, dans la toute nouvelle prison de Lyon, prévue pour héberger 600 personnes, on a mis mille lits. Qui dira que la bourgeoisie ne pense pas à l'avenir ?
En attendant, détenus et gardiens de prison survivent dans de véritables cocottes-minutes. La situation s'aggrave ? Allons donc ! On compte 10 suicides de “porte-clés” sur leur lieu de travail depuis le début de l'année, pour 6 sur l'ensemble de l'année 2008. Quant aux prisonniers, 52 ont déjà mis fin à leurs jours depuis janvier 2009, pour 115 l'année passée. Et il faut savoir que ces chiffres n'englobent surtout pas les tentatives de suicide – on en dénombrait 950 graves en 2007, puis 1600 en 2008 –, pas plus que les décès à l'hôpital suite à ces tentatives de suicide !
Si le mal-être gagne les gardiens, celui-ci ne frappe pas moins les détenus. Le taux de pathologie psychiatrique grave et avérée dans la population carcérale est vingt fois plus élevé que dans la population générale. Par exemple, 38 % des prisonniers sont atteints de syndrome dépressif, sans compter les 10 % de gens qui déclenchent des symptômes de psychoses graves. Ce pourcentage ne fait état que de ceux qui bénéficient de soins, donc manifestant des symptômes suffisamment explosifs pour être susceptibles d'être observés et retenus par des gardiens de prisons débordés par la massivité du phénomène. Et nous ne parlerons pas des nombreux autres troubles de santé mentale qui atteignent les détenus ou que la vie en prison renforce. Le phénomène a pris une telle ampleur depuis les années 1990 que le Comité national consultatif d'éthique de décembre 2006 parle de “déplacement de l'hôpital psychiatrique vers la prison”. En d'autres termes, la prison rend fou, tout comme cette société capitaliste décomposée qui pousse dans la misère ou au suicide des masses grandissantes d'êtres humains. Mais c'est la loi de la justice pour tous. Pour tous ? Oui, pour tous les malheureux que ramasse cette société de misère et ses flics. Plus de 60 % n'ont pas un niveau d'instruction dépassant le niveau de l'école primaire et plus de 12 % sont illettrés. 57,7 % des détenus en maison d'arrêt sont dans des situations où ils vivent en-dessous du seuil de pauvreté et presque 20 % étaient SDF. Le rapport 2001 de l'Inspection générale de l'Assurance sociale (IGAS) notait : “Toutes les statistiques le prouvent, les plus démunis constituent la grande majorité de la population carcérale : en 1982, 35 % des personnes incarcérées étaient sans emploi contre 48,6 % en 1996.” Avec l'aggravation de la crise, on peut être certain que ces statistiques ne se sont pas améliorées.
Les bourgeois nous diront : “Evidemment, ces fainéants profitent du système et viennent s'engraisser aux frais de la princesse”, c'est-à-dire de l'Etat, et de nos impôts. Ce discours sera renforcé d'ailleurs encore par la présence de 20 % de “taulards” appartenant à des nationalités étrangères, principalement africaines (au sens large du continent). Pourquoi ne pas ajouter qu'on passe finalement de quasi-vacances plutôt sympathiques dans ces prisons surpeuplées, surchauffées, avec la menace permanente du mitard, c'est-à-dire de l'isolement le plus strict plusieurs semaines, ce qui rendrait fou n'importe qui. D'ailleurs, les médias n'ont de cesse de nous asséner que, dans les prisons, il y a la télé, qu'on peut faire de la musculation, s'instruire et passer des licences et autres diplômes, etc. Une vie de rêve, en somme.
Au xixe siècle, l'écrivain Dostoïevski disait : “On ne peut juger du degré d'une civilisation qu'en visitant ses prisons.” Au-delà des illusions qu'avait ce grand homme sur les possibilités de construire une société humanitaire sur les bases d'une société de classe, on peut en effet juger à l'aune de ses prisons ce qu'est l'Etat capitaliste “moderne”.
Wilma - Courant Communiste International - www.internationalism.org
Nous publions ci-dessous un courrier d'une lectrice qui réagit à un débat sur la radio France Info, début mai, à propos du rôle des syndicats. Cette discussion entre “grands journalistes”, responsables de journaux ou revues à grands tirages, révèle en effet parfaitement à quel point la bourgeoisie a compté ces derniers mois sur les syndicats pour maintenir la “paix sociale”, autrement dit pour saboter le développement des luttes.
Le courrier
Le lundi 4 mai au matin, en allant travailler, j'ai entendu sur France Info un débat édifiant et très instructif entre Monsieur Joffrin (de Libération – donc, plutôt de gauche) et Madame Brossolette (du Point – donc, plutôt de droite). N'en croyant pas mes oreilles, en rentrant chez moi le soir, j'ai ré-écouté sur Internet cet échange entre bourgeois se félicitant ouvertement de l'appui des syndicats contre la lutte ouvrière ! Ci-dessous, j'ai essayé de vous en retranscrire quelques morceaux choisis.
Suite aux manifestations du premier mai, la journaliste de France Info a lancé la discussion par cette question : “le gouvernement a-t-il la pression ?”. Habituée à entendre des tissus de mensonges régulièrement dès qu'il s'agit de politique, je fus très surprise d'entendre enfin la vérité : ces penseurs bourgeois nous expliquaient très clairement comment les syndicats et le gouvernement travaillent main dans la main pour manipuler la classe ouvrière.
Pour commencer, Madame Brosselette nous explique tranquillement, pour qui veut bien lire entre les lignes, comment l'unité syndicale affichée actuellement n'est qu'une mascarade pour mieux préparer la division de demain (tous les gras à venir sont de moi) :
“C'est devenu un rituel, c'est évident qu'il y avait du monde dans la rue… C'était plus que pour un premier mai classique. Et paradoxalement je pense que les syndicats sont un peu victimes de leur succès. D'abord le fait qu'ils soient unis est important. Cela les rend populaires et ils doivent le rester. Donc comment organiser la suite de l'action. Ce n'est sans doute pas par une grande manifestation type grève générale puisqu'ils ne sont pas d'accord là-dessus. Ils ne pourront pas se mettre vraiment d'accord sur une nouvelle action type manif pour garder la pression sur le gouvernement.”.
Et de poursuivre sur la collaboration, qui est de toutes façons un secret de polichinelle, entre les syndicats et l'Etat :
“[…] il y a quand même un jeu sous-jacent entre les syndicats et le gouvernement, surtout entre la CGT et Nicolas Sarkozy qui tient énormément à ses bonnes relations avec la CGT qui peut […] tenir les actions syndicales dans quelque chose de correct qui ne déborde pas. […]”.
Quant à Joffrin, il en rajoute une couche :
“Moi, je trouve que les deux principaux leaders syndicaux Bernard Thibault et François Chérèque font preuve d'un esprit de responsabilité remarquable […] ils s'emploient constamment avec une certaine habileté à canaliser le mouvement et à le laisser sur des rails syndicaux, à éviter la politisation excessive de la contestation.”
Ce grand homme de “gauche” se met alors à nous expliquer comment le gouvernement Sarkozy doit œuvrer pour renforcer la crédibilité des syndicats et donc leur contrôle sur les rangs ouvriers par “une dialectique entre les manifs […] et la politique gouvernementale qui doit s'infléchir de manière à justifier la démarche de Chérèque et Thibault.” !
Les choses sont au moins claires : l'affrontement gouvernement-syndicats est une mascarade, un jeu dont les cartes sont en plus truquées d'avance !
Après quelques digressions sur les européennes et la crise, la journaliste de France Info tente de revenir au cœur du sujet, la lutte de classe, en demandant s'il y a un risque d'explosion sociale. Ce risque est totalement écarté par Mme Brosselette mais absolument pas par Monsieur Joffrin qui semble, malgré tout, plus conscient de la situation et surtout de ce qu'il faut dire. Il explique alors :
“Ce genre de chose est imprévisible ; personne ne l'organise. Ça s'est toujours passé comme ça que ce soit en 68 ou à d'autres moments. Ce n'est jamais un mot d'ordre qui fait ce genre de choses. C'est parce qu'il y a un incident ; il y a un catalyseur, soit un problème politique, soit un problème social, soit une violence éventuellement, tout ça et je ne le souhaite pas du tout. Ça peut se produire et donc les syndicats le savent. C'est pour ça que Thibault et Chérèque ont cette attitude qui est une attitude réformiste responsable. Le gouvernement doit le comprendre, autrement il prendrait des risques considérables”.
Au passage, on peut admirer la vision “socialiste” de la lutte ouvrière massive, spontanée et autonome. Joffrin est ici à deux doigts de s'écrier en chœur, avec De Gaulle, “Mai 68 ? La chienlit !”. Par contre, contrairement à cet ex-président, Joffrin a bien compris que face à la lutte ouvrière, les syndicats sont bien plus efficaces que les chars1. En effet, ils sont d'une aide précieuse et irremplaçable pour la bourgeoisie car ils sabotent la lutte de l'intérieur.
Une chose est sûre, si l'intérêt de la bourgeoisie est de maintenir les ouvriers derrière les bannières syndicales, l'intérêt du prolétariat est au contraire de prendre en mains ses luttes en se passant de ces “professionnels du sabotage”.
N - Courant Communiste International - www.internationalism.org
1) En mai 68, De Gaulle avait hésité à envoyer les chars contre les étudiants dans le quartier Latin, à Paris. Evidemment, une telle répression n'aurait fait qu'attiser la combativité ouvrière.
Nous publions ci-dessous un courrier d'une lectrice qui réagit à un débat sur la radio France Info, début mai, à propos du rôle des syndicats. Cette discussion entre “grands journalistes”, responsables de journaux ou revues à grands tirages, révèle en effet parfaitement à quel point la bourgeoisie a compté ces derniers mois sur les syndicats pour maintenir la “paix sociale”, autrement dit pour saboter le développement des luttes.
Le courrier
Le lundi 4 mai au matin, en allant travailler, j'ai entendu sur France Info un débat édifiant et très instructif entre Monsieur Joffrin (de Libération – donc, plutôt de gauche) et Madame Brossolette (du Point – donc, plutôt de droite). N'en croyant pas mes oreilles, en rentrant chez moi le soir, j'ai ré-écouté sur Internet cet échange entre bourgeois se félicitant ouvertement de l'appui des syndicats contre la lutte ouvrière ! Ci-dessous, j'ai essayé de vous en retranscrire quelques morceaux choisis.
Suite aux manifestations du premier mai, la journaliste de France Info a lancé la discussion par cette question : “le gouvernement a-t-il la pression ?”. Habituée à entendre des tissus de mensonges régulièrement dès qu'il s'agit de politique, je fus très surprise d'entendre enfin la vérité : ces penseurs bourgeois nous expliquaient très clairement comment les syndicats et le gouvernement travaillent main dans la main pour manipuler la classe ouvrière.
Pour commencer, Madame Brosselette nous explique tranquillement, pour qui veut bien lire entre les lignes, comment l'unité syndicale affichée actuellement n'est qu'une mascarade pour mieux préparer la division de demain (tous les gras à venir sont de moi) :
“C'est devenu un rituel, c'est évident qu'il y avait du monde dans la rue… C'était plus que pour un premier mai classique. Et paradoxalement je pense que les syndicats sont un peu victimes de leur succès. D'abord le fait qu'ils soient unis est important. Cela les rend populaires et ils doivent le rester. Donc comment organiser la suite de l'action. Ce n'est sans doute pas par une grande manifestation type grève générale puisqu'ils ne sont pas d'accord là-dessus. Ils ne pourront pas se mettre vraiment d'accord sur une nouvelle action type manif pour garder la pression sur le gouvernement.”.
Et de poursuivre sur la collaboration, qui est de toutes façons un secret de polichinelle, entre les syndicats et l'Etat :
“[…] il y a quand même un jeu sous-jacent entre les syndicats et le gouvernement, surtout entre la CGT et Nicolas Sarkozy qui tient énormément à ses bonnes relations avec la CGT qui peut […] tenir les actions syndicales dans quelque chose de correct qui ne déborde pas. […]”.
Quant à Joffrin, il en rajoute une couche :
“Moi, je trouve que les deux principaux leaders syndicaux Bernard Thibault et François Chérèque font preuve d'un esprit de responsabilité remarquable […] ils s'emploient constamment avec une certaine habileté à canaliser le mouvement et à le laisser sur des rails syndicaux, à éviter la politisation excessive de la contestation.”
Ce grand homme de “gauche” se met alors à nous expliquer comment le gouvernement Sarkozy doit œuvrer pour renforcer la crédibilité des syndicats et donc leur contrôle sur les rangs ouvriers par “une dialectique entre les manifs […] et la politique gouvernementale qui doit s'infléchir de manière à justifier la démarche de Chérèque et Thibault.” !
Les choses sont au moins claires : l'affrontement gouvernement-syndicats est une mascarade, un jeu dont les cartes sont en plus truquées d'avance !
Après quelques digressions sur les européennes et la crise, la journaliste de France Info tente de revenir au cœur du sujet, la lutte de classe, en demandant s'il y a un risque d'explosion sociale. Ce risque est totalement écarté par Mme Brosselette mais absolument pas par Monsieur Joffrin qui semble, malgré tout, plus conscient de la situation et surtout de ce qu'il faut dire. Il explique alors :
“Ce genre de chose est imprévisible ; personne ne l'organise. Ça s'est toujours passé comme ça que ce soit en 68 ou à d'autres moments. Ce n'est jamais un mot d'ordre qui fait ce genre de choses. C'est parce qu'il y a un incident ; il y a un catalyseur, soit un problème politique, soit un problème social, soit une violence éventuellement, tout ça et je ne le souhaite pas du tout. Ça peut se produire et donc les syndicats le savent. C'est pour ça que Thibault et Chérèque ont cette attitude qui est une attitude réformiste responsable. Le gouvernement doit le comprendre, autrement il prendrait des risques considérables”.
Au passage, on peut admirer la vision “socialiste” de la lutte ouvrière massive, spontanée et autonome. Joffrin est ici à deux doigts de s'écrier en chœur, avec De Gaulle, “Mai 68 ? La chienlit !”. Par contre, contrairement à cet ex-président, Joffrin a bien compris que face à la lutte ouvrière, les syndicats sont bien plus efficaces que les chars1. En effet, ils sont d'une aide précieuse et irremplaçable pour la bourgeoisie car ils sabotent la lutte de l'intérieur.
Une chose est sûre, si l'intérêt de la bourgeoisie est de maintenir les ouvriers derrière les bannières syndicales, l'intérêt du prolétariat est au contraire de prendre en mains ses luttes en se passant de ces “professionnels du sabotage”.
N - Courant Communiste International - www.internationalism.org
1) En mai 68, De Gaulle avait hésité à envoyer les chars contre les étudiants dans le quartier Latin, à Paris. Evidemment, une telle répression n'aurait fait qu'attiser la combativité ouvrière.
L'AUTEUR DE CHIEN CRÉOLE ARRÊTÉ ET INTERROGÉ PAR LES SERVICES SECRETS ?
Vendredi, la Guadeloupe était en état de siège : un millier de gendarmes mobiles était arrivé tout au long de la semaine passée en Guadeloupe pour prêter renfort aux escadrons déjà stationnés ici ; le tout aux frais du contribuable bien entendu. Leur mission, protéger un seul homme, Nicolas Sarkozy, venu passer sept heures en Guadeloupe. L'après-midi, deux amis et moi avons décidé d'aller faire un tour à Petit-Bourg, où quelques heures plus tard, Nicolas Sarkozy devait se produire dans le carde des états généraux. Dans Chien Créole, j'avais dénoncé cette venue, qui ne semblait pas devoir répondre aux attentes des Guadeloupéens mais juste donner à Sarkozy l'opportunité de se faire un bon coup de pub. Il faut croire que ça a attiré l'attention des autorités puisque nous n'avions pas fait 200 mètres à Petit-Bourg, que j'étais arrêté et transféré à la gendarmerie de cette commune.
">[http:] La Guadeloupe en état de siège (photo Julien Tack) (http://www.julientack.com)
1° Arrestation
Nous sommes à une demi-heure à pied de la salle Laura Flessel où Nicolas Sarkozy est attendu, en train de nous promener paisiblement quand deux fourgons de gendarmerie pilent à notre hauteur : « Contrôle d'identité ». Un ami et moi présentons nos papiers, le troisième n'en a pas. Deux gendarmes montent dans le camion vérifier nos identités, en redescendent et s'adressent à nous qui avions nos papiers pour nous dire qu'on peut y aller, mais qu'en revanche, le troisième va devoir rester avec eux. Ils rendent la première pièce d'identité mais pas la mienne. Quand je leur demande si je peux récupérer mon passeport, celui qui le tient en main me regarde interloqué, l'ouvre vérifie la photo et bafouille : « ah non, c'est vous qu'on garde », rendant sa liberté du même coup au copain. J'aurais mieux fait d'oublier moi aussi mes papiers… Je glisse discrètement à l'ami relâché de prévenir les avocats du LKP, ce qu'il fera sitôt que je serai monté dans le camion. Celui qui semble être un officier lâche : « ce n'est pas la peine de l'attendre ». Il remonte dans l'autre camion qui prendra la direction opposée au mien.
2° Gendarmes et DST ?
N'ayant strictement rien à me reprocher, je vais jusqu'à plaisanter avec les gendarmes, la plupart très jeunes. J'apprends que leur escadron vient juste de débarquer, qu'ils sont normalement basés à Paris. Conduit à la gendarmerie, je suis entendu par un gendarme stationné en Guadeloupe, dans une petite pièce climatisée. Il m'informe que je suis soupçonné de vouloir utiliser une fausse carte de presse pour tenter de m'introduire dans la salle Laura Flessel. Lui n'a aucune idée de la provenance de cette information pour le moins saugrenue… Il prend mon nom, prénom, adresse, procède à une fouille de mes affaires (une première fouille corporelle avait été effectuée avant de monter dans le camion) et ne trouve évidemment aucune carte de presse, vraie ou fausse. Il me demande ce que je venais faire à Petit-Bourg ce à quoi je réponds que je me promenais. Devant son incrédulité, je lui explique que je tiens un site d'information sur internet dans lequel je rends compte de la situation en Guadeloupe, et qu'il me semblait intéressant de constater l'ambiance qui régnait ici. [http:] alt="-" /> Comment s'appelle votre site ?
[http:] alt="-" /> Chien Créole.
Contre toute attente, il me pointe du doigt avec un sourire : [http:] alt="-" /> Ah ! Je savais bien que je vous connaissais ! Je vous ai vu sur Canal 10 !
Un des gendarmes fraîchement débarqué le tance :
[http:] alt="-" /> Ben vas-y, demande lui un autographe ! »
Clickez sur la photo Ce photo-montage humoristique sur lequel je figure, en couverture hier du site de l'UGTG, a-t'il quelque chose à voir avec mes soucis ? Il avait déjà été publié pendant les 44 jours.
Bref, s'il est toujours désagréable d'être interpelé comme ça dans la rue alors qu'on est parfaitement en règle, je dois reconnaître que l'ambiance était jusque là plutôt décontractée. Elle va vite se refroidir. Arrive un type en costard cravate, la quarantaine, petite moustache soignée qui ferme la porte derrière lui et lance comme dans un mauvais film :
« Il faut qu'on parle. »
Il refuse de s'identifier, se contentant de me dire qu'il appartient au même ministère que les gendarmes. Je déduis à son allure et à son goût du secret qu'il doit appartenir à la DST ou un service similaire chargé de la protection rapprochée du président.
3° « Quelles sont vos opinions politiques ? »
Après nouvelle vérification de mon identité et nouvelle fouille de mes affaires, ce monsieur me demande mon emploi du temps de la matinée, le nom des personnes avec qui j'ai déjeuné. Il relève tous les noms et numéros des personnes que j'ai appelées ou qui m'ont appelé depuis la veille. Parmi elles figurent plusieurs membres éminents du LKP. De but en blanc, il me demande quelles sont mes opinions politiques. Un peu surpris par la teneur que prend l'interrogatoire, je lui rétorque que je ne suis pas certain d'avoir à répondre à ce genre de question. Loin de se décontenancer, il me répond : [http:] alt="-" /> De toute façon, nous avons nos renseignements.
Je n'en doutais pas… Et puis, dans la mesure où j'affiche mes opinions sur mon site, je choisis de lui répondre :
[http:] alt="-" /> Je suis sympathisant LKP. J'ajoute, un rien provocateur : comme 93% de la population il y a encore peu de temps. Il ne relève pas et enchaîne, désignant mon portable :
[http:] alt="-" /> Vos fréquentations semblent ne pas s'intéresser à nos institutions, je m'étonne donc de vous voir ici.
[http:] alt="-" /> Si vous faites allusion au fait que le LKP a choisi d'ignorer la venue du président et la tenue des états généraux, c'est un fait. Mais enfin, il me semble que ça ne m'empêche pas de penser par moi-même, ni d'exercer ma liberté de circuler garantie par la constitution. Je n'ai forcé aucun barrage de police, ni rien commis d'illégal. Comme j'expliquais à monsieur, dis-je en désignant le sympathique gendarme (qui est plongé dans la lecture de Chien Créole depuis tout à l'heure et m'avouera après le départ du mystérieux inquisiteur l'avoir ajouté dans les favoris), je tiens un site d'information sur internet. C'est pour évoquer l'ambiance régnant à Petit-Bourg que je me promenais par là.
[http:] alt="-" /> Et si vous deviez rencontrer Nicolas Sarkozy, qu'auriez-vous à lui dire ?
La manœuvre est grossière :
[http:] alt="-" /> Cher monsieur, avec plus de 1500 gendarmes déployés pour assurer sa seule protection, entre les renforts et ceux déjà sur place, je vous prie de me croire que pas un seul instant je n'ai imaginé que je pourrais ne serait-ce que l'apercevoir…
[http:] alt="-" /> Quels sont vos objectifs politiques ? Qu'est-ce que vous chercher ?
[http:] alt="-" /> J'aspire simplement à une vraie démocratie, plus représentative, à plus de justice sociale.
[http:] alt="-" /> Sur le modèle de ce que demande Alex Lollia ?
De plus en plus sidéré par le type d'interrogatoire qu'on me fait subir, je continue de répondre, curieux de voir jusqu'où cela irait :
[http:] alt="-" /> Alex Lollia est un militant syndical qui défend les droits des travailleurs depuis longtemps. Je pense qu'on peut dire qu'il se bat pour la justice sociale.
[http:] alt="-" /> Peut-on dire que vous êtes un activiste monsieur Gircour ?
Je souris : [http:] alt="-" /> Voilà un bien grand mot. Je suis juste un citoyen qui essaye d'avoir les yeux ouverts.
4° Un simple contrôle d'identité
Je vais rester au total plus d'une heure à répondre à leurs questions. Entre temps, maître Aristide, dès qu'elle a été prévenue de mon arrestation, a commencé à remuer ciel et terre, pour savoir où j'avais été conduit, prévenant au passage Domota et Nomertin. C'est peut-être ce que vient annoncer l'officier de gendarmerie venu solliciter notre élégant barbouze. Ils sortent un moment puis finalement, reviennent.
[http:] alt="-" /> Bon, nous avons procédé à la vérification d'identité, nous allons vous relâcher.
Ben voyons, un simple contrôle d'identité qui dure plus d'une heure et où je me fais cuisiner sur mes opinions politiques… [http:] alt="-" /> Je dois signer quelque chose ?
[http:] alt="-" /> Non, c'est bon.
Voilà une arrestation arbitraire qui ne laissera pas de traces…
5° Dans quel régime ?
Finalement, deux officiers de gendarmerie me raccompagneront à ma voiture en me menaçant à mots couverts : « A votre place, je retournerais sur le Gosier ». C'est bien ma liberté de circuler qui est remise en cause. Ce n'est que plus tard que j'écouterai à la radio le discours prononcé par Nicolas Sarkozy, salle Laura Flessel.
Nicolas">[http:] Sarkozy accueilli en Guadeloupe par des élus ravis, parmi lesquels les socialistes Victorin Lurel et Jacques Gillot (photo Dominique Chomereau - Lamotte, source : [www.guadeloupe.franceantilles.fr] )
J'éteins mon poste lorsqu'un tonnerre d'applaudissement salue son grandiloquent : « je serai très ferme sur le respect des principes républicains en Guadeloupe. ». Je reste perplexe : dans quel type de régime peut-on se permettre de faire subir un interrogatoire politique à un citoyen en règle, n'ayant commis aucune infraction, sans lui dire ses droits et sans qu'il n'en reste aucune trace officielle, si ce n'est celle d'un banal contrôle d'identité ? N'est-ce pas à ce genre de "petits dérapages" avant-coureurs qu'on reconnaît le glissement d'une démocratie vers un état policier ? Depuis que Nicolas Sarkozy est arrivé au pouvoir, d'innombrables associations et organisations dénoncent les atteintes aux libertés fondamentales. Mon cas n'est pas isolé, il n'est pas non plus le plus grave loin de là. Il me parait néanmoins symptomatique. Par chance, je n'ai pas subi de violence physique ; il faut dire aussi que j'ai été pour le moins coopératif. N'empêche, quand l'intérêt d'un individu, fusse-t'il le président, justifie que la police viole les droits des citoyens, quand l'arbitraire supplante le droit, on peut se poser des questions sur la santé de notre démocratie. L'histoire de la fausse carte de presse est parfaitement ridicule, ce n'était de toute évidence qu'un prétexte. Si j'ai été arrêté vendredi, alors que mes amis ont été laissés libres, c'est vraisemblablement par rapport aux idées que j'exprime. Mon blog dérange apparemment. Mais qu'on se rassure, ces intimidations n'entament pas ma détermination à témoigner au quotidien de ce que vit la Guadeloupe, bien au contraire ! Au-delà des agissements condamnables du pouvoir, c'est lorsque les citoyens renoncent à exercer leur liberté de pensée et d'expression que l'on risque de basculer dans la dictature. Plus que jamais, soyons vigilants !
FRédéric Gircour (trikess2002 yahoo.fr)
PS : Je ne suis pas le seul à avoir connu ce type de déboires. Une mésaventure similaire est arrivée ce matin-là à une autre personne à l'aéroport par lequel Nicolas Sarkozy arrivait, alors qu'il disposait d'un carton d'invitation non nominatif pour l'accueillir. Voir [www.lepost.fr]
L'AUTEUR DE CHIEN CRÉOLE ARRÊTÉ ET INTERROGÉ PAR LES SERVICES SECRETS ?
Vendredi, la Guadeloupe était en état de siège : un millier de gendarmes mobiles était arrivé tout au long de la semaine passée en Guadeloupe pour prêter renfort aux escadrons déjà stationnés ici ; le tout aux frais du contribuable bien entendu. Leur mission, protéger un seul homme, Nicolas Sarkozy, venu passer sept heures en Guadeloupe. L'après-midi, deux amis et moi avons décidé d'aller faire un tour à Petit-Bourg, où quelques heures plus tard, Nicolas Sarkozy devait se produire dans le carde des états généraux. Dans Chien Créole, j'avais dénoncé cette venue, qui ne semblait pas devoir répondre aux attentes des Guadeloupéens mais juste donner à Sarkozy l'opportunité de se faire un bon coup de pub. Il faut croire que ça a attiré l'attention des autorités puisque nous n'avions pas fait 200 mètres à Petit-Bourg, que j'étais arrêté et transféré à la gendarmerie de cette commune.
La Guadeloupe en état de siège (photo Julien Tack) (http://www.julientack.com)
1° Arrestation
Nous sommes à une demi-heure à pied de la salle Laura Flessel où Nicolas Sarkozy est attendu, en train de nous promener paisiblement quand deux fourgons de gendarmerie pilent à notre hauteur : « Contrôle d'identité ». Un ami et moi présentons nos papiers, le troisième n'en a pas. Deux gendarmes montent dans le camion vérifier nos identités, en redescendent et s'adressent à nous qui avions nos papiers pour nous dire qu'on peut y aller, mais qu'en revanche, le troisième va devoir rester avec eux. Ils rendent la première pièce d'identité mais pas la mienne. Quand je leur demande si je peux récupérer mon passeport, celui qui le tient en main me regarde interloqué, l'ouvre vérifie la photo et bafouille : « ah non, c'est vous qu'on garde », rendant sa liberté du même coup au copain. J'aurais mieux fait d'oublier moi aussi mes papiers… Je glisse discrètement à l'ami relâché de prévenir les avocats du LKP, ce qu'il fera sitôt que je serai monté dans le camion. Celui qui semble être un officier lâche : « ce n'est pas la peine de l'attendre ». Il remonte dans l'autre camion qui prendra la direction opposée au mien.
2° Gendarmes et DST ?
N'ayant strictement rien à me reprocher, je vais jusqu'à plaisanter avec les gendarmes, la plupart très jeunes. J'apprends que leur escadron vient juste de débarquer, qu'ils sont normalement basés à Paris. Conduit à la gendarmerie, je suis entendu par un gendarme stationné en Guadeloupe, dans une petite pièce climatisée. Il m'informe que je suis soupçonné de vouloir utiliser une fausse carte de presse pour tenter de m'introduire dans la salle Laura Flessel. Lui n'a aucune idée de la provenance de cette information pour le moins saugrenue… Il prend mon nom, prénom, adresse, procède à une fouille de mes affaires (une première fouille corporelle avait été effectuée avant de monter dans le camion) et ne trouve évidemment aucune carte de presse, vraie ou fausse. Il me demande ce que je venais faire à Petit-Bourg ce à quoi je réponds que je me promenais. Devant son incrédulité, je lui explique que je tiens un site d'information sur internet dans lequel je rends compte de la situation en Guadeloupe, et qu'il me semblait intéressant de constater l'ambiance qui régnait ici.
Comment s'appelle votre site ?
Chien Créole.
Contre toute attente, il me pointe du doigt avec un sourire :
Ah ! Je savais bien que je vous connaissais ! Je vous ai vu sur Canal 10 !
Un des gendarmes fraîchement débarqué le tance :
Ben vas-y, demande lui un autographe ! »
Clickez sur la photo Ce photo-montage humoristique sur lequel je figure, en couverture hier du site de l'UGTG, a-t'il quelque chose à voir avec mes soucis ? Il avait déjà été publié pendant les 44 jours.
Bref, s'il est toujours désagréable d'être interpelé comme ça dans la rue alors qu'on est parfaitement en règle, je dois reconnaître que l'ambiance était jusque là plutôt décontractée. Elle va vite se refroidir. Arrive un type en costard cravate, la quarantaine, petite moustache soignée qui ferme la porte derrière lui et lance comme dans un mauvais film :
« Il faut qu'on parle. »
Il refuse de s'identifier, se contentant de me dire qu'il appartient au même ministère que les gendarmes. Je déduis à son allure et à son goût du secret qu'il doit appartenir à la DST ou un service similaire chargé de la protection rapprochée du président.
3° « Quelles sont vos opinions politiques ? »
Après nouvelle vérification de mon identité et nouvelle fouille de mes affaires, ce monsieur me demande mon emploi du temps de la matinée, le nom des personnes avec qui j'ai déjeuné. Il relève tous les noms et numéros des personnes que j'ai appelées ou qui m'ont appelé depuis la veille. Parmi elles figurent plusieurs membres éminents du LKP. De but en blanc, il me demande quelles sont mes opinions politiques. Un peu surpris par la teneur que prend l'interrogatoire, je lui rétorque que je ne suis pas certain d'avoir à répondre à ce genre de question. Loin de se décontenancer, il me répond :
De toute façon, nous avons nos renseignements.
Je n'en doutais pas… Et puis, dans la mesure où j'affiche mes opinions sur mon site, je choisis de lui répondre :
Je suis sympathisant LKP. J'ajoute, un rien provocateur : comme 93% de la population il y a encore peu de temps. Il ne relève pas et enchaîne, désignant mon portable :
Vos fréquentations semblent ne pas s'intéresser à nos institutions, je m'étonne donc de vous voir ici.
Si vous faites allusion au fait que le LKP a choisi d'ignorer la venue du président et la tenue des états généraux, c'est un fait. Mais enfin, il me semble que ça ne m'empêche pas de penser par moi-même, ni d'exercer ma liberté de circuler garantie par la constitution. Je n'ai forcé aucun barrage de police, ni rien commis d'illégal. Comme j'expliquais à monsieur, dis-je en désignant le sympathique gendarme (qui est plongé dans la lecture de Chien Créole depuis tout à l'heure et m'avouera après le départ du mystérieux inquisiteur l'avoir ajouté dans les favoris), je tiens un site d'information sur internet. C'est pour évoquer l'ambiance régnant à Petit-Bourg que je me promenais par là.
Et si vous deviez rencontrer Nicolas Sarkozy, qu'auriez-vous à lui dire ?
La manœuvre est grossière :
Cher monsieur, avec plus de 1500 gendarmes déployés pour assurer sa seule protection, entre les renforts et ceux déjà sur place, je vous prie de me croire que pas un seul instant je n'ai imaginé que je pourrais ne serait-ce que l'apercevoir…
Quels sont vos objectifs politiques ? Qu'est-ce que vous chercher ?
J'aspire simplement à une vraie démocratie, plus représentative, à plus de justice sociale.
Sur le modèle de ce que demande Alex Lollia ?
De plus en plus sidéré par le type d'interrogatoire qu'on me fait subir, je continue de répondre, curieux de voir jusqu'où cela irait :
Alex Lollia est un militant syndical qui défend les droits des travailleurs depuis longtemps. Je pense qu'on peut dire qu'il se bat pour la justice sociale.
Peut-on dire que vous êtes un activiste monsieur Gircour ?
Je souris :
Voilà un bien grand mot. Je suis juste un citoyen qui essaye d'avoir les yeux ouverts.
4° Un simple contrôle d'identité
Je vais rester au total plus d'une heure à répondre à leurs questions. Entre temps, maître Aristide, dès qu'elle a été prévenue de mon arrestation, a commencé à remuer ciel et terre, pour savoir où j'avais été conduit, prévenant au passage Domota et Nomertin. C'est peut-être ce que vient annoncer l'officier de gendarmerie venu solliciter notre élégant barbouze. Ils sortent un moment puis finalement, reviennent.
Bon, nous avons procédé à la vérification d'identité, nous allons vous relâcher.
Ben voyons, un simple contrôle d'identité qui dure plus d'une heure et où je me fais cuisiner sur mes opinions politiques…
Je dois signer quelque chose ?
Non, c'est bon.
Voilà une arrestation arbitraire qui ne laissera pas de traces…
5° Dans quel régime ?
Finalement, deux officiers de gendarmerie me raccompagneront à ma voiture en me menaçant à mots couverts : « A votre place, je retournerais sur le Gosier ». C'est bien ma liberté de circuler qui est remise en cause. Ce n'est que plus tard que j'écouterai à la radio le discours prononcé par Nicolas Sarkozy, salle Laura Flessel.
Nicolas Sarkozy accueilli en Guadeloupe par des élus ravis, parmi lesquels les socialistes Victorin Lurel et Jacques Gillot (photo Dominique Chomereau - Lamotte, source : [www.guadeloupe.franceantilles.fr] )
J'éteins mon poste lorsqu'un tonnerre d'applaudissement salue son grandiloquent : « je serai très ferme sur le respect des principes républicains en Guadeloupe. ». Je reste perplexe : dans quel type de régime peut-on se permettre de faire subir un interrogatoire politique à un citoyen en règle, n'ayant commis aucune infraction, sans lui dire ses droits et sans qu'il n'en reste aucune trace officielle, si ce n'est celle d'un banal contrôle d'identité ? N'est-ce pas à ce genre de "petits dérapages" avant-coureurs qu'on reconnaît le glissement d'une démocratie vers un état policier ? Depuis que Nicolas Sarkozy est arrivé au pouvoir, d'innombrables associations et organisations dénoncent les atteintes aux libertés fondamentales. Mon cas n'est pas isolé, il n'est pas non plus le plus grave loin de là. Il me parait néanmoins symptomatique. Par chance, je n'ai pas subi de violence physique ; il faut dire aussi que j'ai été pour le moins coopératif. N'empêche, quand l'intérêt d'un individu, fusse-t'il le président, justifie que la police viole les droits des citoyens, quand l'arbitraire supplante le droit, on peut se poser des questions sur la santé de notre démocratie. L'histoire de la fausse carte de presse est parfaitement ridicule, ce n'était de toute évidence qu'un prétexte. Si j'ai été arrêté vendredi, alors que mes amis ont été laissés libres, c'est vraisemblablement par rapport aux idées que j'exprime. Mon blog dérange apparemment. Mais qu'on se rassure, ces intimidations n'entament pas ma détermination à témoigner au quotidien de ce que vit la Guadeloupe, bien au contraire ! Au-delà des agissements condamnables du pouvoir, c'est lorsque les citoyens renoncent à exercer leur liberté de pensée et d'expression que l'on risque de basculer dans la dictature. Plus que jamais, soyons vigilants !
FRédéric Gircour (trikess2002 yahoo.fr)
PS : Je ne suis pas le seul à avoir connu ce type de déboires. Une mésaventure similaire est arrivée ce matin-là à une autre personne à l'aéroport par lequel Nicolas Sarkozy arrivait, alors qu'il disposait d'un carton d'invitation non nominatif pour l'accueillir. Voir [www.lepost.fr]
Beaucoup d'écolos ont été étonnés par la décision, sans discussion, de réaliser un deuxième EPR en France, décision prise par le président de la République française Nicolas Sarko... Le romancier H. G. Wells dans un texte peu connu et très peu référencé, mentionnait dans une revue scientifique du début du 20ème siècle qu'il ne fallait pas parler au présent sans parler du futur [1]. C'est bien sûr valable pour la décision de notre Sarko. Mais il me paraît aussi important, pour comprendre ce qui est dit aujourd'hui, de se référer au passé, de placer ce qui se décide actuellement dans la succession des événements du passé.
Qu'en est-il du pouvoir de décision concernant le nucléaire ? Le décret n°76-8445 du 1er septembre 1976 instituait « un conseil de politique nucléaire extérieure (...) » [souligné par moi]. Par ce décret « Le Président de la République décrète » : Art 1er : « Il est institué un conseil de politique nucléaire extérieure présidé par le Président de la République ». Il est précisé (Art.3) « Le conseil définit les différents aspects de la politique nucléaire extérieure » [souligné par moi].
Après 1981 et la victoire de la gauche « on a gagné, on a gagné », le décret n°81-822 du 4 septembre 1981 « modifiant le décret du 1er septembre 1976 » ne change pas grand chose à la législation mais confirme que ce conseil ne concerne que la politique extérieure.
En 2008 est pris un décret abrogeant celui de 1976 modifié en 1981. Il introduit un changement considérable concernant la politique nucléaire. Le décret n°2008-378 du 21 avril 2008 institue un conseil de politique nucléaire. Le mot « extérieure » a disparu de la politique nucléaire du conseil. L'article 1er de ce décret précise : « Il est institué un conseil de politique nucléaire présidé par le président de la République. Le conseil définit les grandes orientations de la politique nucléaire et veille à leur mise en oeuvre, notamment en matière d'exportation et de coopération internationale, de politique industrielle, de politique énergétique, de recherche, de sûreté, de sécurité et de protection de l'environnement ». Ainsi ce décret concerne toute la politique nucléaire française tant internationale que nationale et c'est Sarko qui s'occupe de tout, y compris de la recherche, de la sûreté, de la radioprotection et de l'environnement.
Ce décret n'a soulevé aucune protestation des opposants à Sarko, Verts, socialos et autres, il est passé inaperçu. Le Réseau "Sortir du nucléaire" préfère publier des photos de culs devant le Mont Saint-Michel avec le mot d'ordre « EPR mon cul » [voir revue SDN n°40, page 52] plutôt que de lire le J.O.
Finalement la décision de Sarko de lancer un deuxième EPR n'a rien d'illégal ! Bien sûr Verts, écolos, les antinucléaires, les députés socialistes, auraient pu réagir et protester contre ce décret assez ahurissant où il est précisé que « le secrétaire de la présidence de la République assure le secrétariat du conseil » [Art.6]. Pas moins ahurissante est la composition des membres du conseil [art.2] qui comprend le Premier ministre, les ministres chargés de l'énergie, des affaires étrangères, de l'économie, de l'industrie, du commerce extérieur, de la recherche, du budget, le chef d'état major des armées, le secrétaire général de la défense nationale et l'administrateur général du Commissariat à l'énergie atomique (CEA). Les ministres de la santé et de l'écologie n'y sont pas. Le responsable de l'Autorité de sûreté nucléaire ne fait pas partie du conseil.
Bien sûr l'article 3 prévoit que « (…) le président de l'Autorité de sûreté nucléaire et le haut-commissaire à l'énergie atomique peuvent être invités à participer au conseil pour les questions relevant de leurs attributions » questions, qui, d'après l'art.1er sont du domaine du président de la République. Que font les députés ? Que font les écolos ? Que font les antinucléaires qui alimentent la société du spectacle ? Que font les journalistes ? Que font les scientifiques et le corps médical ? Curieusement on s'inquiète de ce que les enfants ont beaucoup de mal à passer quelque temps à lire, accaparés qu'ils sont par la télé et les jeux sur ordinateur alors que les adultes ignorent totalement la lecture !
Roger Belbéoch,
extrait de la lettre d'information n°118 de juin 2009 du comité Stop Nogent-sur-Seine.
[1] H. G. Wells, « The discovery of future » Nature, n°1684, vol.65, February 1902, 326-331 (Conférence délivrée au Royal Institute, vendredi 24 janvier 1902).
A propos d'EPR, lire :
- L'EPR : Un danger pour l'homme et pour l'environnement
- L'EPR en Finlande, un chantier vitrine qui tourne au cauchemar
Beaucoup d'écolos ont été étonnés par la décision, sans discussion, de réaliser un deuxième EPR en France, décision prise par le président de la République française Nicolas Sarko... Le romancier H. G. Wells dans un texte peu connu et très peu référencé, mentionnait dans une revue scientifique du début du 20ème siècle qu'il ne fallait pas parler au présent sans parler du futur [1]. C'est bien sûr valable pour la décision de notre Sarko. Mais il me paraît aussi important, pour comprendre ce qui est dit aujourd'hui, de se référer au passé, de placer ce qui se décide actuellement dans la succession des événements du passé.
Qu'en est-il du pouvoir de décision concernant le nucléaire ? Le décret n°76-8445 du 1er septembre 1976 instituait « un conseil de politique nucléaire extérieure (...) » [souligné par moi]. Par ce décret « Le Président de la République décrète » : Art 1er : « Il est institué un conseil de politique nucléaire extérieure présidé par le Président de la République ». Il est précisé (Art.3) « Le conseil définit les différents aspects de la politique nucléaire extérieure » [souligné par moi].
Après 1981 et la victoire de la gauche « on a gagné, on a gagné », le décret n°81-822 du 4 septembre 1981 « modifiant le décret du 1er septembre 1976 » ne change pas grand chose à la législation mais confirme que ce conseil ne concerne que la politique extérieure.
En 2008 est pris un décret abrogeant celui de 1976 modifié en 1981. Il introduit un changement considérable concernant la politique nucléaire. Le décret n°2008-378 du 21 avril 2008 institue un conseil de politique nucléaire. Le mot « extérieure » a disparu de la politique nucléaire du conseil. L'article 1er de ce décret précise : « Il est institué un conseil de politique nucléaire présidé par le président de la République. Le conseil définit les grandes orientations de la politique nucléaire et veille à leur mise en oeuvre, notamment en matière d'exportation et de coopération internationale, de politique industrielle, de politique énergétique, de recherche, de sûreté, de sécurité et de protection de l'environnement ». Ainsi ce décret concerne toute la politique nucléaire française tant internationale que nationale et c'est Sarko qui s'occupe de tout, y compris de la recherche, de la sûreté, de la radioprotection et de l'environnement.
Ce décret n'a soulevé aucune protestation des opposants à Sarko, Verts, socialos et autres, il est passé inaperçu. Le Réseau "Sortir du nucléaire" préfère publier des photos de culs devant le Mont Saint-Michel avec le mot d'ordre « EPR mon cul » [voir revue SDN n°40, page 52] plutôt que de lire le J.O.
Finalement la décision de Sarko de lancer un deuxième EPR n'a rien d'illégal ! Bien sûr Verts, écolos, les antinucléaires, les députés socialistes, auraient pu réagir et protester contre ce décret assez ahurissant où il est précisé que « le secrétaire de la présidence de la République assure le secrétariat du conseil » [Art.6]. Pas moins ahurissante est la composition des membres du conseil [art.2] qui comprend le Premier ministre, les ministres chargés de l'énergie, des affaires étrangères, de l'économie, de l'industrie, du commerce extérieur, de la recherche, du budget, le chef d'état major des armées, le secrétaire général de la défense nationale et l'administrateur général du Commissariat à l'énergie atomique (CEA). Les ministres de la santé et de l'écologie n'y sont pas. Le responsable de l'Autorité de sûreté nucléaire ne fait pas partie du conseil.
Bien sûr l'article 3 prévoit que « (…) le président de l'Autorité de sûreté nucléaire et le haut-commissaire à l'énergie atomique peuvent être invités à participer au conseil pour les questions relevant de leurs attributions » questions, qui, d'après l'art.1er sont du domaine du président de la République. Que font les députés ? Que font les écolos ? Que font les antinucléaires qui alimentent la société du spectacle ? Que font les journalistes ? Que font les scientifiques et le corps médical ? Curieusement on s'inquiète de ce que les enfants ont beaucoup de mal à passer quelque temps à lire, accaparés qu'ils sont par la télé et les jeux sur ordinateur alors que les adultes ignorent totalement la lecture !
Roger Belbéoch,
extrait de la lettre d'information n°118 de juin 2009 du comité Stop Nogent-sur-Seine.
[1] H. G. Wells, « The discovery of future » Nature, n°1684, vol.65, February 1902, 326-331 (Conférence délivrée au Royal Institute, vendredi 24 janvier 1902).
A propos d'EPR, lire :
- L'EPR : Un danger pour l'homme et pour l'environnement
- L'EPR en Finlande, un chantier vitrine qui tourne au cauchemar
A Sarkozy et Zapatero : Où est Jon ?
La disparition de Jon Anza, militant originaire de Donostia, nous préoccupe sérieusement. Depuis le 18 avril, où il est monté dans le train en gare de Bayonne pour Toulouse, plus personne ne l'a revu ni n'a entendu parler de lui.
Les recherches entreprises par la famille et la population n'ont rien donné, et l'État français ne semble pas pressé de retrouver Jon. Or cette disparition très étrange, qui fait suite à l'enlèvement il y a quelques mois d'un habitant des Pyrénées Atlantiques originaire d'Espagne, nous rappelle de très mauvais souvenirs.
Dans les années 80, le gouvernement espagnol et sa police, avec la complicité active de l'État français, a enlevé, séquestré, torturé et assassiné des militants basques en employant pour ce faire des paramilitaires maffieux : les GAL.
L'enlèvement et la séquestration (et la torture !) de militants politiques est (re)devenue une chose courante : enlèvement de militants basques en France et en Espagne, mais aussi enlèvement de personnes en Europe -au moins Espagne, Italie, Allemagne- par la CIA et ses alliés pour remplir ses prisons secrètes dans les pays de l'Est.
La répression est déjà féroce, mais jusqu'à présent les militants étaient enlevés, séquestrés et interrogés par des individus en uniformes et suivant des procédures plus ou moins officielles : on savait au moins où on allait. Là le sommet du terrorisme d'État est bientôt atteint !!
Allons-nous tolérer tout ça encore longtemps ? Que pouvons-nous faire face à la terreur d'État ?

Venez en parler à une soirée-débat au CSA (18 rue des tables Claudiennes à la Croix-Rousse), le vendredi 3 Juillet à partir de 20 heures.
Repas espagnol a prix libre ! Peut-être projection d'un film ou d'un documentaire sur les GAL.
Suite à l'affaire du « bureau de vote » et au procès qui s'en est suivi, nos camarades Alexandre et Tayeb ont finalement été relaxés. Le verdict a été rendu ce premier juillet. Cette relaxe découle de la stricte application du droit, puisque nos camarades n'étaient pas les auteurs des faits qui leur étaient reprochés, et que les éléments produits par la défense le montraient clairement. Nous restons prudents sur la possibilité d'un appel, mais il est douteux que ceux qui se sont ridiculisés une fois veuillent se ridiculiser une fois de plus.
Cette relaxe est un désaveu clair et net pour le parquet et les secteurs de l'appareil d'Etat qui pensaient affaiblir les luttes étudiantes et notre organisation par la répression. Celle-ci n'a fait que renforcer notre détermination à résister pied à pied à la politique de privatisation de l'enseignement supérieur, et plus largement à la clique anti-populaire actuellement au pouvoir dans le pays, qui veut pousser vers la misère les travailleurs et les classes populaires, liquider les acquis démocratiques et les acquis sociaux. Plus que jamais, nous sommes confiants dans nos capacités à les mettre en déroute.
Si nos camarades ont pu faire valoir leurs droits, c'est grâce à la vigilance et à la mobilisation des étudiants, des militants et des organisations ouvrières et démocratiques. Il faut noter cependant que la direction de la CGT, comme celle du PS, nous ont refusé leur soutien – malgré le soutien d'un grand nombre de militants et de sections de base. Elles montrent une fois de plus qu'elles ne souhaitent pas mettre en échec le pouvoir actuel, même lorsqu'il s'agit de défendre les libertés démocratiques les plus élémentaires. Nous restons, pour notre part, attentifs au sort des autres camarades étudiants arrêtés cette année, notamment lors du forum « Biovision ».
Cette petite victoire ne doit pas nous donner d'illusions. Le plus souvent, les personnes mobilisées et les jeunes prolétaires des quartiers populaires, ne bénéficiant pas d'un soutien politique large, passent à la chaîne devant une justice d'abattage devant laquelle ils ne bénéficient pas des moyens et de la mobilisation politique nécessaire pour faire valoir leurs droits. On les entasse sans scrupule dans les geôles délabrées de l'Etat capitaliste.
Sous le coup de l'aggravation de l'offensive du capitalisme et de son gouvernement contre les classes populaires, la répression politique et syndicale va s'intensifier dans les mois et les années à venir. Pour preuve, des dizaines de militants CGT sont sous le coup de poursuites à EDF suite aux récents mouvements sociaux. Sur Lyon, pour ne prendre qu'un exemple récent, un militant de SUD des TCL est sous le coup de poursuites disciplinaires et judiciaires, risquant la perte de son emploi et des sanctions pénales.
Pour mettre en échec cette machine répressive, il faut être unis et déterminés. Un coup contre l'un d'entre nous est un coup contre tous. Nombreux et organisés, en réagissant vigoureusement chaque fois que l'un des nôtres est arrêté, nous sommes invincibles. La FSE appelle les organisations syndicales et politiques à la création d'un large collectif unitaire contre la répression, pour soutenir systématiquement les personnes poursuivies autant d'un point de vue juridique, moral, financier que politique.
Lyon, le 1er Juillet 2009
Fédération Syndicale Etudiante
Précarité, réduction d'effectifs, entraves aux prérogatives syndicales et contentieux prud'homaux…
- Le journalisme précaire
Communiqué de presse - 2 juil 2009
L'EFSA, sans transparence dans sa procédure de publication, a remis aux Autorités Communautaires son avis sur le renouvellement d'autorisation de mise sur le marché du maïs OGM Mon810 où, à quelques réserves près, elle propose ce renouvellement.
Cette procédure avait débuté en avril 2007, et sera soumise au passage devant le Conseil des Ministres de l'Environnement de l'UE et devra recueillir la majorité qualifiée des Etats-membres pour un éventuel renouvellement. L'autorisation de mise en culture et sur le marché a été conditionnée en France à ce renouvellement.
En conséquence et contrairement à ce qui a été largement traduit hier par différents commentaires, l'EFSA n'a produit que son avis, la procédure européenne doit suivre et, actuellement, en France, le maïs OGM Mon810 est toujours interdit à la culture.
La Confédération paysanne rappelle les conclusions du Conseil des Ministres de l'Environnement du 4 décembre 2009 adoptées à l'unanimité concernant le cadre juridique global d'évaluation des OGM en Europe et en particulier, l'obligation d' " ... actualiser le volet de ses lignes directrices relatif à l'évaluation des risques que présentent les OGM pour l'environnement comprend notamment une évaluation détaillée des effets à long terme des PGM sur l'environnement et couvre les domaines suivants : évaluation des risques environnementaux relatifs aux effets potentiels que pourraient avoir les PGM sur les organismes non ciblés, définition de critères applicables aux essais sur le terrain destinés à évaluer les effets potentiels des PGM sur les environnements récepteurs, recensement des zones géographiques de l'UE dans lesquelles les PGM peuvent être disséminés, choix des techniques appropriées permettant d'évaluer les effets potentiels à long terme des PGM, y compris les méthodes expérimentales et les méthodes théoriques, et les recommandations relatives à l'établissement d'informations de base pertinentes ;...".
Elle rappelle également l'absence persistance de prise en compte dans l'évaluation actuelle de " l'évaluation des avantages et des risques socioéconomiques" pour laquelle " la Commission doit présenter un rapport spécifique sur la mise en œuvre de la directive, qui comprend une évaluation, entre autres, des conséquences socioéconomiques des disséminations volontaires et de la mise sur le marché des OGM ;"
Aujourd'hui, la révision de ce cadre d'évaluation, qui doit être achevé pour mars 2010, n'est pas accomplie et, pour la Confédération paysanne, c'est avec ces procédures nouvelles que le travail de l'EFSA doit être mené et nul renouvellement ne peut, éventuellement, être accordé sans avoir été évalué dans ce nouveau cadre.
La Confédération paysanne appelle donc le Gouvernement français et, en son sein le Ministère de l'Environnement, à défendre sans aucune ambigüité cette position au sein du Conseil de l'Environnement de l'UE et à œuvrer avec la plus grande énergie pour former la majorité qualifiée nécessaire au rejet de la probable demande de renouvellement que la Commission Européenne devrait proposer au Conseil des Ministres dans les mois à venir.
action collective
Cela fait maintenant plus de 4 ans que le Haut Commissariat aux Réfugiés a ouvert un nouveau bureau à Rabat, répondant avec empressement et dans la précipitation aux sollicitations des Etats européens, soucieux d'éloigner les demandeurs d'asile, provenant en particulier de l'Afrique subsaharienne, de leurs frontières.
Ayant dû lui-même attendre plusieurs années avant que les autorités marocaines n'avalisent officiellement sa présence au Maroc, le HCR n'avait aucune garantie préalable de la coopération du gouvernment marocain pour rendre le statut de réfugié qu'il allait délivrer opérationnel dans la vie quotidienne des réfugiés au Maroc.
En effet, malgré le fait que le Maroc soit signataire de la Convention de Genève relative au statut des réfugiés de 1951, il refuse de valider la carte délivrée par le HCR et de reconnaître à ceux qui sont en sa possession les droits y afférent, notamment en matière de séjour, de travail, d'accès aux services publics, de liberté de circulation.
Après tant d'années d'attente dans la précarité la plus absolue et l'incertitude des lendemains, les réfugiés provenant d'un certain nombre de pays africains (Côte d'Ivoire, Congo, Rwanda, etc.) désespérant de voir reconnaître leurs droits et évoluer leur situation, ont organisé un sit-in permanent devant le siège du HCR afin d'obtenir leur réinstallation dans des pays respectueux du statut de réfugiés et de tous les droits qui leur sont attachés.
Dispersés par la force par différents corps de répression dans la nuit du 27 juin 2009, après une semaine de sit in continu, la seule promesse qu'ils ont finalement obtenue est celle de l'ouverture de négociations avec le responsable du bureau marocain du HCR, Mr Johannes Van der Klauw, à partir du 2 juillet prochain.
Nous, organisations membres du Réseau euro-africain sur les migrations, ayant soutenu les réfugiés et demandeurs d'asile tout au long de ces dernières années,
* exprimons notre compréhension de leur désespoir
* condamnons les violences dont ils ont été victimes de la part de forces de l'ordre
* demandons que la HCR prenne toutes ses responsabilités et assure sa mission qui est de protéger les réfugiés et de leur offrir la garantie d'une vie sûre et décente
* demandons que l'Union européenne, et les Etats qui la composent - dont, notamment, la France , l'Espagne, l'Allemagne, la Grande Bretagne et l'Italie - prennent toutes leurs responsabilités politiques, financières et humaines dans une la situation dramatique qui est celle des réfugiés, et de tous les migrants vivant au Maroc, dont ils sont pour une large part à l'origine.
* déclarons notre entière solidarité avec leur mouvement et leurs revendications et les assurons de toute notre vigilance afin que leur soient reconnus l'ensemble de leurs droits.
* réclamons l'octroi systématique à tous les réfugiés statutaires d'une complète liberté de circulation et d'installation et d'une protection à travers le monde.
Mardi 30 juin 2009
Premiers signataires :
* APDHA (Asociación Pro-Derechos Humanos de Andalucía) - Espagne * ADESCAM (association de développement et de sensibilisation des camerounais migrants au Maghreb) * Association des Amis et Familles des Victimes de l'Immigration Clandestine (AFVIC) - Maroc * ARMID (Association Rencontre méditerranéenne pour l'Immigration et le Développement) - Tanger * Association Marocaine des Droits Humains * Association des Réfugiés Sans Frontières - Cameroun * ATTAC - Maroc * Association des Travailleurs Maghrébins en France * Collectif des Réfugies au Maroc (COREMA) * Concerned Migrants Group(C-M-G) - Worldwide * Conseil des Migrants Subsahariens au Maroc * Conseil des réfugiés de Hambourg * Flüchtlingsrat - Berlin * GADEM (Groupe antiraciste d'accompagnement et de défense des étrangers et migrants) - Maroc * GISTI (Groupe d'information et de soutien des immigrés) - France * Horizons migrants * LASMD - Maroc * Migreurop * Refugee Council Schleswig-Holstein
02 July 2009
Le centre de rétention de Vincennes a été entièrement détruit par un incendie le 22 juin 2008 après la mort, la veille, d'une personne retenue. Ce centre de rétention a à nouveau ouvert en décembre dernier.
Il comprend aujourd'hui 60 places. Des intervenants de la Cimade sont présents au quotidien dans ce centre de rétention, ils accompagnent les étrangers retenus et les assistent dans l'exercice de leurs droits.
Ces dernières semaines des tensions importantes sont à nouveau apparues dans le centre de rétention de Vincennes. L'angoisse et le désespoir ont poussé de nombreuses personnes à des tentatives de suicide et à des automutilations.
Depuis deux jours, les personnes retenues dans ce centre ont entamé une grève de la faim. Après plusieurs réunions des étrangers retenus, 48 d'entre eux (c'est-à-dire la quasi-totalité des personnes) ont décidé d'engager un mouvement de grève de la faim pour faire valoir leurs revendications.
Nous reproduisons ci-dessous le document qu'ils ont écrit et transmis aux responsables du centre de rétention ainsi qu'à la Préfecture de Police de Paris. Avis de grève de la faim
Nous, l'ensemble des retenus du centre de rétention de Vincennes, après concertation générale, avons convenu et décidé d'entamer une grève de la faim à partir du 30 juin 2009 jusqu'à satisfaction totale de nos revendications qui sont les suivantes :
1/ Apporter une solution rapide et efficace aux retenus traumatisés par les tentatives de suicide à répétition.
2/ Améliorer les conditions de rétention dans le centre : soit la nourriture, l'hygiène et tous les services internes avec l'administration et la police.
3/ Prendre en considération les retenus souffrant de maladie grave et leur offrir des soins à l'extérieur du centre.
4/ Libérer les retenus ayant une situation familiale et des enfants à charge nés et issus d'un mariage sur le sol français.
5/ Offrir un nombre suffisant d'avocats commis d'office durant les audiences pour les retenus.
6/ Donner le choix aux retenus désirant quitter la France par leurs propres moyens pour préserver leur dignité.
7/ Remédier aux conditions de mouvement et de déplacement des retenus et à la longue attente avant et après les audiences.
8/ Donner plus de temps aux retenus libérés après 32 jours de rétention pour pouvoir remédier à leur situation régulière ou rentrer dans leur pays d'origine (afin qu'ils puissent régulariser leur situation ou rentrer dans leur pays d'origine).
9/ Arrêter les contrôles massifs et abusifs dans les rues qui portent atteinte à la liberté et à la dignité des personnes.
10/ Respecter le règlement intérieur des retenus et les informer de chaque mouvement.
11/ Fermer les centres de rétention et régulariser les sans-papiers.
Honduras Ecoutez Radio Liberada
Ecoutez Radio Liberada qui est transmise depuis un endroit caché au Honduras après le coup d'Etat :
Un peu avant et après le coup d'Etat au Honduras, Radio Liberada transmet une chronique en direct de ce qui se passe au Honduras. On y parle de l'opposition, et des mobilisations des organisations populaires et indígènes contre le coup d'Etat, pour la réalisation d'une nouvelle assemblée constituante, et ce faisant, écrivant une nouvelle page du mouvement des médias en Amérique Centrale.
Nous demandons aux collectifs de médias libres nationaux et internationaux que retransmettre cette transmission.
Miroirs :
1
2
Radio es lo de menos :
Centro de Medios Independientes de Honduras :
[honduras.mediosindependientes.org]
Minute par Minute sur Kaos en la Red :
Asociación de Radios y Programas Participativos de El Salvador (ARPAS) :
Nous savons qu'ils ferment et répriment les médias libres au Honduras. Ce matin, Radio Progreso
une des radios communautaire les plus vieille du continent a été fermée par les militaires. D'autres radios ont décidé de cacher leur matériel.
L'énergie électrique, le téléphone et internet ont étés interrompus par ceux qui ont commis le coup d'Etat, avec comme objectif de bloquer les communications.
La situation des médias libres et communautaires (comme ceux de Lenca et de Garifuna) est préoccupante. Ils sont en danger. COMUN
Revistazo
le COFADEH et le reste des collectifs du mouvement de médias indépendants et communautaires au Honduras.
Démontrons ici notre solidarité avec le peuple et les médias libres du Honduras en lutte
Brisons le silence !
L'information est une mobilisation !
Prend les médias, sois les médias, fait les médias !
Centro de Medios Libres de la Ciudad de México
Honduras Ecoutez Radio Liberada
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Nous demandons aux collectifs de médias libres nationaux et internationaux que retransmettre cette transmission.
Miroirs :
1
2
Radio es lo de menos :
Centro de Medios Independientes de Honduras :
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Minute par Minute sur Kaos en la Red :
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Nous savons qu'ils ferment et répriment les médias libres au Honduras. Ce matin, Radio Progreso
une des radios communautaire les plus vieille du continent a été fermée par les militaires. D'autres radios ont décidé de cacher leur matériel.
L'énergie électrique, le téléphone et internet ont étés interrompus par ceux qui ont commis le coup d'Etat, avec comme objectif de bloquer les communications.
La situation des médias libres et communautaires (comme ceux de Lenca et de Garifuna) est préoccupante. Ils sont en danger. COMUN
Revistazo
le COFADEH et le reste des collectifs du mouvement de médias indépendants et communautaires au Honduras.
Démontrons ici notre solidarité avec le peuple et les médias libres du Honduras en lutte
Brisons le silence !
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Centro de Medios Libres de la Ciudad de México
C'est désormais officiel. Face à la catastrophe écologique, notre salut passe par les "technologies vertes" ou "écotechnologies". La police des populations sera donc verte, elle aussi.
A Lille, nous apprend le journal La Brique (http://www.piecesetmaindoeuvre.com/... ), un sieur Quiquet, élu Vert à la Communauté urbaine, veut imposer aux habitants une carte de transport sans contact – RFID - unique pour les TER, bus, métro, vélos et autos en libre accès, mais aussi pour la cantine scolaire, les bibliothèques ou la piscine.
Afin de nous inciter à prendre les transports en commun pour lutter contre le réchauffement climatique, ils sont contraints de nous équiper de mouchards électroniques.
Au cas où ces écotechnologies de surveillance et de traçabilité nous révolteraient, les sociologues des "usages" s'emploient à nous faire accepter les innovations sorties des laboratoires de Technopolis. L'acceptabilité sociale, c'est comme la démocratie technique et participative. "Faire participer, c'est faire accepter" : telle est la règle des sociologues de France Telecom.
C'est ce que nous apprend, entre autres, l'enquête sur l'acceptabilité des nouvelles technologies parue dans le premier numéro de la revue Z ( http://www.piecesetmaindoeuvre.com/... ).
Un dossier où l'on retrouve les figures connues de l'Ideas Lab de Minatec - Philippe Mallein, Michel Ida – qui, au sein du "laboratoire grenoblois", travaillent à l'acceptabilité de "l'environnement intelligent" sous monitoring RFID.
C'est pour dénoncer à la fois ce monde-machine et les manipulations des décideurs pour l'imposer, que Pièces et Main d'oeuvre et le collectif "Nanoflics on vous a à l'oeil" ont perturbé le salon de la RFID de Marseille le 17 juin dernier ( http://www.piecesetmaindoeuvre.com/... ).
Organisé par les pôles de compétitivité "Solutions communicantes sécurisées" (Provence-Alpes Côté d'Azur), "Minalogic" (Grenoble-Isère) et "Industries du Commerce" (Nord), l'"International Contactless Technologies Forum" réfléchissait ce jour-là aux moyens d'éviter "le rejet par l'opinion publique" des mouchards électroniques dont l'industrie attend des bénéfices considérables. Les perturbateurs ont signifié aux industriels du numérique et à leurs experts en acceptabilité leur refus d'un monde sans contact et ont décliné leur invitation à participer à la prochaine édition du salon RFID. Participer, c'est accepter.
De ces nécrotechnologies imposées par le techno-gratin et désormais repeintes en vert, il sera question au festival Résistances, lors du débat organisé par l'Observatoire de l'Evolution à Foix, le jeudi 9 juillet à 17h30 : "Raison et déraison des nanotechnologies". ( http://www.piecesetmaindoeuvre.com/... )
Autour du groupe Oblomoff, de Guillaume Carnino (éditions L'Echappée) et de Pièces et Main d'oeuvre, nous invitons tous ceux qui refusent l'avènement du nanomonde totalitaire encouragé par les tenants de la "croissance verte" - des industriels aux chercheurs de Sauvons la Recherche - à venir débattre des moyens de s'opposer à la tyrannie technologique.
Merci de faire circuler, [www.piecesetmaindoeuvre.com]
C'est désormais officiel. Face à la catastrophe écologique, notre salut passe par les "technologies vertes" ou "écotechnologies". La police des populations sera donc verte, elle aussi.
A Lille, nous apprend le journal La Brique (http://www.piecesetmaindoeuvre.com/... ), un sieur Quiquet, élu Vert à la Communauté urbaine, veut imposer aux habitants une carte de transport sans contact – RFID - unique pour les TER, bus, métro, vélos et autos en libre accès, mais aussi pour la cantine scolaire, les bibliothèques ou la piscine.
Afin de nous inciter à prendre les transports en commun pour lutter contre le réchauffement climatique, ils sont contraints de nous équiper de mouchards électroniques.
Au cas où ces écotechnologies de surveillance et de traçabilité nous révolteraient, les sociologues des "usages" s'emploient à nous faire accepter les innovations sorties des laboratoires de Technopolis. L'acceptabilité sociale, c'est comme la démocratie technique et participative. "Faire participer, c'est faire accepter" : telle est la règle des sociologues de France Telecom.
C'est ce que nous apprend, entre autres, l'enquête sur l'acceptabilité des nouvelles technologies parue dans le premier numéro de la revue Z ( http://www.piecesetmaindoeuvre.com/... ).
Un dossier où l'on retrouve les figures connues de l'Ideas Lab de Minatec - Philippe Mallein, Michel Ida – qui, au sein du "laboratoire grenoblois", travaillent à l'acceptabilité de "l'environnement intelligent" sous monitoring RFID.
C'est pour dénoncer à la fois ce monde-machine et les manipulations des décideurs pour l'imposer, que Pièces et Main d'oeuvre et le collectif "Nanoflics on vous a à l'oeil" ont perturbé le salon de la RFID de Marseille le 17 juin dernier ( http://www.piecesetmaindoeuvre.com/... ).
Organisé par les pôles de compétitivité "Solutions communicantes sécurisées" (Provence-Alpes Côté d'Azur), "Minalogic" (Grenoble-Isère) et "Industries du Commerce" (Nord), l'"International Contactless Technologies Forum" réfléchissait ce jour-là aux moyens d'éviter "le rejet par l'opinion publique" des mouchards électroniques dont l'industrie attend des bénéfices considérables. Les perturbateurs ont signifié aux industriels du numérique et à leurs experts en acceptabilité leur refus d'un monde sans contact et ont décliné leur invitation à participer à la prochaine édition du salon RFID. Participer, c'est accepter.
De ces nécrotechnologies imposées par le techno-gratin et désormais repeintes en vert, il sera question au festival Résistances, lors du débat organisé par l'Observatoire de l'Evolution à Foix, le jeudi 9 juillet à 17h30 : "Raison et déraison des nanotechnologies". ( http://www.piecesetmaindoeuvre.com/... )
Autour du groupe Oblomoff, de Guillaume Carnino (éditions L'Echappée) et de Pièces et Main d'oeuvre, nous invitons tous ceux qui refusent l'avènement du nanomonde totalitaire encouragé par les tenants de la "croissance verte" - des industriels aux chercheurs de Sauvons la Recherche - à venir débattre des moyens de s'opposer à la tyrannie technologique.
Merci de faire circuler, [www.piecesetmaindoeuvre.com]
Était-ce la crainte d'actions communes de salariés et d'usagers du Pôle ? Lors de la manifestation des salariés le 18 juin à Paris, le cortège de quelques centaines de grévistes était attentivement suivi par de très nombreux policiers en civil.
Jeudi 24 juin, journée d'action annoncée, Petites écuries et Vicq d'Azir, les antennes spectacle du Pôle, étaient fermées pour prévenir toute invasion. Les agents en avaient été informés le matin même. Dans les autres Pôle, on n'entrait pas sans avoir été au préalable interrogé sur le trottoir.
Deux jours plus tard, on apprenait que l'inauguration officielle du siège national de Pôle emploi qui devait avoir lieu fin juin en présence d'une brochette de ministres et de communicants était reportée. Toutes ces précautions pour éviter de croiser des précaires, chômeurs, sans papiers... pas dociles du tout.
Mercredi dernier, cette fermeture n'a pas empêché d'obtenir le rétablissement dans ses droits d'une allocataire dont le recalcul du congé maternité avait entraîné un indu. Le responsable d'antenne, joint au téléphone, n'accepte pas de sortir dans la rue examiner le cas, se contentant de répondre "vous pouvez rappeler si besoin". Une série de coups de pieds dans le rideau de fer viennent ponctuer l'échage téléphonique et finalement régler le dossier : d'abord on promet, et, 20 minutes plus, tard l'indû est levé.
Des indus extorqués hors de tout cadre légal
En 2007, cette allocataire est victime d'une première "erreur" de l'Assédic (un indu de 12000 euros !!!). L'Assedic n'avait pas notifié l'indu, ce qui est illégal et peut entraîner l'annulation de la décision. Si il est fréquent qu'on apprenne la mesure au vu de son découvert bancaire, peu de recours sont lancés contre cette entorse au droit alors qu'elle place les ayants droits devant le fait accompli.
Ne pas notifier une telle décision est illégal pour une seconde raison : cela prive l'administré de l'information à laquelle il a droit quant à ses possibilités de recours.
Une décision est en outre illégale pour une troisième raison : une décision doit être motivée, comment pourrait-on exercer un droit de recours sans s'attaquer à ce qui motive la décision ?, ce qu'empêche l'absence de notification.
Lorsque cette allocataire a fini par obtenir une notification au guichet, des mois après, comme souvent la motivation a été des plus laconiques, en l'occurence : "doits ouverts par erreur"... Là, l'Assedic, et aujourd'hui Pôle emploi se font juge et partie, et s'arrogent le droit de se tromper...
Pour corser ce jeu de pouvoir, on trouve toujours des zélés pour jouir de la perversité bureaucratique. Tel ce responsable d'Assedic qui informe par téléphone en ricanant d'un indu de 12000 euros. Plus banalement, l'Assedic ne fait pas dans le détail. Ainsi la quotité de revenu insaisissable sera-t-elle systématiquement non versée, obligeant à des démarches chaque mois pour obtenir ce versement bien minimal.
Une fois la saloperie en route on cherche à vous la faire admettre. Il semble trop souvent plus simple de négocier un échelonnement de la dette que d'entrer en guerre de procédure contre une institution qui répond d'elle-même sans aborder le fond (recours gracieux et commission paritaire), et sans que l'on sache bien -les TGI n'étant pas compétents sauf... lorsque ils se laissent saisir d'un cas- quelles seraient les voies de recours. On va alors avoir a signer un "je reconnais avoir perçu à tort la somme de XXXX euros" supposé nous lier à la décision du Pôle et la rendre licite.
Appel aux recalculés des congés maternité ou maladie
On nous sucre nos allocs sans nous prévenir, on nous les baisse de 30%, réagissons !
Compte tenu des différentes actions qui ont été menées ces dernières semaines dans les agences Pôle emploi pour récupérer des trop perçus prélevés de façon illégale sur les indemnités des ayant droits de l'assurance chômage et compte tenu du fait que l'Unédic a pris la décision officielle de saisir la totalité de ces trop perçus dus à une erreur informatique (de l'Unedic) dans le mode de prise en compte des congés pour des ouvertures de droits à l'indemnisation des intermittent(e)s, nous appelons à une réunion d'information pour envisager avec les concerné(e)s les recours et les actions que l'on pourrait mener le plus rapidement possible.
Rendez vous le lundi 6 juillet 2009 à 15h à la Coordination des Intermittents et Précaires d'Île de France, 14-16 quai de Charente 75019 Paris (métro Corentin Cariou).
Il est possible de venir avec des enfants et de s'organiser sur place
Recalculés des congés maternité et maladie : Exigeons de Pôle Emploi l'annulation des trop-perçus
APPEL : Mettons en crise Pôle emploi
Rendez vous est donné aux autres collectifs à la rentrée pour poursuivre la campagne d'actions contre Pôle Emploi et autres CAF et CCAS, comme c'était le cas fin juin à Paris, Montreuil, Caen, Lyon, Tours, Rennes...
Face à l'assedic ! Procès gagnant. C'est pas parce qu'ils disent non qu'ils ont raison
Déshabiller Pierre, et Paul aussi ; Un bilan de 6 ans de contre-réforme du protocole Unedic
Était-ce la crainte d'actions communes de salariés et d'usagers du Pôle ? Lors de la manifestation des salariés le 18 juin à Paris, le cortège de quelques centaines de grévistes était attentivement suivi par de très nombreux policiers en civil.
Jeudi 24 juin, journée d'action annoncée, Petites écuries et Vicq d'Azir, les antennes spectacle du Pôle, étaient fermées pour prévenir toute invasion. Les agents en avaient été informés le matin même. Dans les autres Pôle, on n'entrait pas sans avoir été au préalable interrogé sur le trottoir.
Deux jours plus tard, on apprenait que l'inauguration officielle du siège national de Pôle emploi qui devait avoir lieu fin juin en présence d'une brochette de ministres et de communicants était reportée. Toutes ces précautions pour éviter de croiser des précaires, chômeurs, sans papiers... pas dociles du tout.
Mercredi dernier, cette fermeture n'a pas empêché d'obtenir le rétablissement dans ses droits d'une allocataire dont le recalcul du congé maternité avait entraîné un indu. Le responsable d'antenne, joint au téléphone, n'accepte pas de sortir dans la rue examiner le cas, se contentant de répondre "vous pouvez rappeler si besoin". Une série de coups de pieds dans le rideau de fer viennent ponctuer l'échage téléphonique et finalement régler le dossier : d'abord on promet, et, 20 minutes plus, tard l'indû est levé.
Des indus extorqués hors de tout cadre légal
En 2007, cette allocataire est victime d'une première "erreur" de l'Assédic (un indu de 12000 euros !!!). L'Assedic n'avait pas notifié l'indu, ce qui est illégal et peut entraîner l'annulation de la décision. Si il est fréquent qu'on apprenne la mesure au vu de son découvert bancaire, peu de recours sont lancés contre cette entorse au droit alors qu'elle place les ayants droits devant le fait accompli.
Ne pas notifier une telle décision est illégal pour une seconde raison : cela prive l'administré de l'information à laquelle il a droit quant à ses possibilités de recours.
Une décision est en outre illégale pour une troisième raison : une décision doit être motivée, comment pourrait-on exercer un droit de recours sans s'attaquer à ce qui motive la décision ?, ce qu'empêche l'absence de notification.
Lorsque cette allocataire a fini par obtenir une notification au guichet, des mois après, comme souvent la motivation a été des plus laconiques, en l'occurence : "doits ouverts par erreur"... Là, l'Assedic, et aujourd'hui Pôle emploi se font juge et partie, et s'arrogent le droit de se tromper...
Pour corser ce jeu de pouvoir, on trouve toujours des zélés pour jouir de la perversité bureaucratique. Tel ce responsable d'Assedic qui informe par téléphone en ricanant d'un indu de 12000 euros. Plus banalement, l'Assedic ne fait pas dans le détail. Ainsi la quotité de revenu insaisissable sera-t-elle systématiquement non versée, obligeant à des démarches chaque mois pour obtenir ce versement bien minimal.
Une fois la saloperie en route on cherche à vous la faire admettre. Il semble trop souvent plus simple de négocier un échelonnement de la dette que d'entrer en guerre de procédure contre une institution qui répond d'elle-même sans aborder le fond (recours gracieux et commission paritaire), et sans que l'on sache bien -les TGI n'étant pas compétents sauf... lorsque ils se laissent saisir d'un cas- quelles seraient les voies de recours. On va alors avoir a signer un "je reconnais avoir perçu à tort la somme de XXXX euros" supposé nous lier à la décision du Pôle et la rendre licite.
Appel aux recalculés des congés maternité ou maladie
On nous sucre nos allocs sans nous prévenir, on nous les baisse de 30%, réagissons !
Compte tenu des différentes actions qui ont été menées ces dernières semaines dans les agences Pôle emploi pour récupérer des trop perçus prélevés de façon illégale sur les indemnités des ayant droits de l'assurance chômage et compte tenu du fait que l'Unédic a pris la décision officielle de saisir la totalité de ces trop perçus dus à une erreur informatique (de l'Unedic) dans le mode de prise en compte des congés pour des ouvertures de droits à l'indemnisation des intermittent(e)s, nous appelons à une réunion d'information pour envisager avec les concerné(e)s les recours et les actions que l'on pourrait mener le plus rapidement possible.
Rendez vous le lundi 6 juillet 2009 à 15h à la Coordination des Intermittents et Précaires d'Île de France, 14-16 quai de Charente 75019 Paris (métro Corentin Cariou).
Il est possible de venir avec des enfants et de s'organiser sur place
Recalculés des congés maternité et maladie : Exigeons de Pôle Emploi l'annulation des trop-perçus
APPEL : Mettons en crise Pôle emploi
Rendez vous est donné aux autres collectifs à la rentrée pour poursuivre la campagne d'actions contre Pôle Emploi et autres CAF et CCAS, comme c'était le cas fin juin à Paris, Montreuil, Caen, Lyon, Tours, Rennes...
Face à l'assedic ! Procès gagnant. C'est pas parce qu'ils disent non qu'ils ont raison
Déshabiller Pierre, et Paul aussi ; Un bilan de 6 ans de contre-réforme du protocole Unedic
GAD ELMALEH MENACÉ PAR LE HEZBOLLAH
LA LICRA APPORTE SON SOUTIEN A L'HUMORISTE
30/06/2009
La LICRA apporte son soutien à l'humoriste et comédien Gad Elmaleh qui s'est vu, suite à la multiplication des manifestations hostiles et antisémites à son encontre, contraint d'annuler sa tournée au Liban prévue en juillet.
L'instigateur de cette campagne haineuse n'est autre que la chaîne du Hezbollah Al Manar, coutumière d'une propagande antisémite la plus grossière, dont la LICRA avait demandé et obtenu en décembre 2004 l'interdiction de diffusion sur le territoire français.
Pour la LICRA, alors que des appels au meurtre ont été enregistrés ces derniers jours sur le forum d'Al Manar, Gad Elmaleh a raison de ne pas prendre de risque et de renoncer aujourd'hui à cette tournée, son talent ayant le reste du monde pour s'exprimer.
La LICRA est solidaire de tous les Libanais qui ont manifesté leur entière réprobation face à ce terrorisme intellectuel, qui ne pensent pas comme le Hezbollah, qui rejettent et combattent cette organisation raciste à la solde de l'Iran d'Ahmadinejad.
GAD ELMALEH MENACÉ PAR LE HEZBOLLAH
LA LICRA APPORTE SON SOUTIEN A L'HUMORISTE
30/06/2009
La LICRA apporte son soutien à l'humoriste et comédien Gad Elmaleh qui s'est vu, suite à la multiplication des manifestations hostiles et antisémites à son encontre, contraint d'annuler sa tournée au Liban prévue en juillet.
L'instigateur de cette campagne haineuse n'est autre que la chaîne du Hezbollah Al Manar, coutumière d'une propagande antisémite la plus grossière, dont la LICRA avait demandé et obtenu en décembre 2004 l'interdiction de diffusion sur le territoire français.
Pour la LICRA, alors que des appels au meurtre ont été enregistrés ces derniers jours sur le forum d'Al Manar, Gad Elmaleh a raison de ne pas prendre de risque et de renoncer aujourd'hui à cette tournée, son talent ayant le reste du monde pour s'exprimer.
La LICRA est solidaire de tous les Libanais qui ont manifesté leur entière réprobation face à ce terrorisme intellectuel, qui ne pensent pas comme le Hezbollah, qui rejettent et combattent cette organisation raciste à la solde de l'Iran d'Ahmadinejad.
La Garde, le 29 juin 2009
Au secrétaire général de l'UD 75, Aux administrateurs CGT de la Bourse du Travail,
Chers camarades,
Nous avons appris par les médias que les « sans-papiers » qui occupaient depuis plusieurs mois des locaux de la Bourse du Travail ont été évacués dans la nuit du 24 au 25 juin. Ces mêmes médias imputent la responsabilité de cette évacuation « au service d'ordre de la CGT ». (Libération du 25 juin 2009).
Le secrétaire général du l'UD de Paris a déclaré dans la presse : « Après avoir essayé en vain de négocier pendant des mois, nous avons décidé de mettre un terme à une occupation qui était devenue un squat » (Libération, ibidem)
Une telle information a crée un vif émoi parmi les membres de notre syndicat. D'autant que plusieurs membres de notre syndicat sont ou ont été engagés dans des actions de soutien aux travailleurs sans-papiers. Nous avons lu avec attention la déclaration de l'UD CGT de Paris concernant cette expulsion.
C'est l'incompréhension et la colère qui dominent : comment des syndicalistes de la CGT peuvent-ils agir ainsi ? Nous nous devons, même si la situation est complexe avec la coordination nationale des sans papiers, même si cette occupation entrave le fonctionnement de la bourse du travail, de protéger ces femmes, ces hommes et ces enfants victimes d'atrocités ou de misères dans leurs pays ! Nous nous devons de les accueillir, de les soutenir et surtout de les défendre. La CGT est là pour protéger les sans-papiers ! La CGT est là pour combattre sans faille la politique xénophobe de Sarkozy, de son ministre Hortefeux et des gouvernements précédents qui ont mené des politiques anti-immigré. L'action du service d'ordre de la CGT est contraire à nos principes de solidarité et de fraternité ! Nous souhaitons que ce débat ait lieu dans les instances de la CGT et qu'une position ferme soit prise pour que de tels comportements ne se reproduisent plus jamais.
Pour sa part, le syndicat CGT du CNFPT, fidèle à l'internationalisme du mouvement ouvrier, soutient la revendication des travailleurs sans-papiers de leur régularisation sans condition. Il demande l'abrogation des lois anti-immigrés prise au cours de ces dernières années.
Confiant dans l'esprit internationaliste qui anime la CGT depuis sa création, recevez chers camarades, nos sentiments fraternels.
Secrétaire général
Copie : Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT Baptiste Talbot, secrétaire général de la fédération CGT des services publics
La Garde, le 29 juin 2009
Au secrétaire général de l'UD 75, Aux administrateurs CGT de la Bourse du Travail,
Chers camarades,
Nous avons appris par les médias que les « sans-papiers » qui occupaient depuis plusieurs mois des locaux de la Bourse du Travail ont été évacués dans la nuit du 24 au 25 juin. Ces mêmes médias imputent la responsabilité de cette évacuation « au service d'ordre de la CGT ». (Libération du 25 juin 2009).
Le secrétaire général du l'UD de Paris a déclaré dans la presse : « Après avoir essayé en vain de négocier pendant des mois, nous avons décidé de mettre un terme à une occupation qui était devenue un squat » (Libération, ibidem)
Une telle information a crée un vif émoi parmi les membres de notre syndicat. D'autant que plusieurs membres de notre syndicat sont ou ont été engagés dans des actions de soutien aux travailleurs sans-papiers. Nous avons lu avec attention la déclaration de l'UD CGT de Paris concernant cette expulsion.
C'est l'incompréhension et la colère qui dominent : comment des syndicalistes de la CGT peuvent-ils agir ainsi ? Nous nous devons, même si la situation est complexe avec la coordination nationale des sans papiers, même si cette occupation entrave le fonctionnement de la bourse du travail, de protéger ces femmes, ces hommes et ces enfants victimes d'atrocités ou de misères dans leurs pays ! Nous nous devons de les accueillir, de les soutenir et surtout de les défendre. La CGT est là pour protéger les sans-papiers ! La CGT est là pour combattre sans faille la politique xénophobe de Sarkozy, de son ministre Hortefeux et des gouvernements précédents qui ont mené des politiques anti-immigré. L'action du service d'ordre de la CGT est contraire à nos principes de solidarité et de fraternité ! Nous souhaitons que ce débat ait lieu dans les instances de la CGT et qu'une position ferme soit prise pour que de tels comportements ne se reproduisent plus jamais.
Pour sa part, le syndicat CGT du CNFPT, fidèle à l'internationalisme du mouvement ouvrier, soutient la revendication des travailleurs sans-papiers de leur régularisation sans condition. Il demande l'abrogation des lois anti-immigrés prise au cours de ces dernières années.
Confiant dans l'esprit internationaliste qui anime la CGT depuis sa création, recevez chers camarades, nos sentiments fraternels.
Secrétaire général
Copie : Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT Baptiste Talbot, secrétaire général de la fédération CGT des services publics
Honduras : état de siège, suspension garanties individuelles
L'OEA a donné 72 heures au gouvernement putschiste pour rétablir l'ordre constitutionnel et le président Zelaya a repoussé son retour à samedi. La pression diplomatique internationale se maintient contre le gouvernement de facto de Micheletti. Cependant, au Honduras la répression continue. L'état de siège et la suspension des garanties individuelles ont été décrétés, ainsi que la prolongation du couvre-feu.
Plus de 350 détenu-e-s, dont des dirigeant-e-s des organisations étudiantes, syndicales, et des journalistes. Il y aurait une centaine de blessés graves. On dénonce le recrutement forcé par l'armée d'enfants de 10 à 12 ans (dans les départements de Olancho et Colon). Un mort est confirmé : Ulises Aguilar, du Syndicat desTelecomunications, brutalement écrasé par un camion de l'armée. L'armée persécute les blessé-e-s jusque dans les hôpitaux. Des fouilles ont lieu dans les maisons des dirigeant-e-s syndicaux et des mandats d'arrêts sont délivrés. Le couvre-feu est maintenu.
Le blocage médiatique s'intensifie, le peuple hondurien reçoit l'information par les monopoles médiatiques, qui sont derrière le coup d'Etat. Des installations de radios libres ont été mitraillées et détruites par l'armée (radio Progreso, radio juticalpa, radio Globo, entre autres), des journalistes nationaux et internationaux agressé-e-s physiquement. La répression contre les jeunes augmente chaque jour et on sent plus de tension parmi la population.
En dépit de la terrible campagne médiatique et de la terreur perpétrée par les forces armée, le peuple reste dans les rues et s'affronte aux soldats et résiste aux expulsions violentes, aux tanks, aux rafales de tirs, aux tabassages, produits chimiques, gazs lacrymogènes, etc.
Consultez les médias libérés :
Honduras : état de siège, suspension garanties individuelles
L'OEA a donné 72 heures au gouvernement putschiste pour rétablir l'ordre constitutionnel et le président Zelaya a repoussé son retour à samedi. La pression diplomatique internationale se maintient contre le gouvernement de facto de Micheletti. Cependant, au Honduras la répression continue. L'état de siège et la suspension des garanties individuelles ont été décrétés, ainsi que la prolongation du couvre-feu.
Plus de 350 détenu-e-s, dont des dirigeant-e-s des organisations étudiantes, syndicales, et des journalistes. Il y aurait une centaine de blessés graves. On dénonce le recrutement forcé par l'armée d'enfants de 10 à 12 ans (dans les départements de Olancho et Colon). Un mort est confirmé : Ulises Aguilar, du Syndicat desTelecomunications, brutalement écrasé par un camion de l'armée. L'armée persécute les blessé-e-s jusque dans les hôpitaux. Des fouilles ont lieu dans les maisons des dirigeant-e-s syndicaux et des mandats d'arrêts sont délivrés. Le couvre-feu est maintenu.
Le blocage médiatique s'intensifie, le peuple hondurien reçoit l'information par les monopoles médiatiques, qui sont derrière le coup d'Etat. Des installations de radios libres ont été mitraillées et détruites par l'armée (radio Progreso, radio juticalpa, radio Globo, entre autres), des journalistes nationaux et internationaux agressé-e-s physiquement. La répression contre les jeunes augmente chaque jour et on sent plus de tension parmi la population.
En dépit de la terrible campagne médiatique et de la terreur perpétrée par les forces armée, le peuple reste dans les rues et s'affronte aux soldats et résiste aux expulsions violentes, aux tanks, aux rafales de tirs, aux tabassages, produits chimiques, gazs lacrymogènes, etc.
Consultez les médias libérés :
Les actions politiques en dehors de l'Iran ne sont pas seulement des « gestes de solidarité lointaines ». Ce sont des choses importantes, qui ont leurs propres mérites. L'intérieur et l'extérieur de l'Iran forment une continuité politique pour le futur de l'Iran. Ils sont interdépendants et affectent tous les deux le développement des changements en Iran. La plupart des iraniens qui vivent à l'extérieur ont manifesté – et c'est un mouvement qu'il faut poursuivre. Plus que jamais, le Parti de l'unité communiste-ouvrière veut en finir avec la présence de la république islamique d'Iran, mettre fin à toute forme de, de légitimité pour le régime islamique comme légitime, obtenir son expulsion de la communauté internationale.
L'opinion internationale s'est retournée contre la république islamique d'Iran. Une large solidarité internationale avec la lutte du peuple d'Iran pour faire chuter le régime s'est manifestée. Le régime islamique est, tout comme l'était l'Afrique du sud, un système d'apartheid, d'apartheid sexuel. Aujourd'hui, sa situation est similaire à celle du régime raciste d'Afrique du sud peu avant sa chute. Nous devons mettre à profit cette opportunité favorable pour isoler le régime islamique internationalement, lui faire connaître le même destin que celui d'Afrique du sud.
Nous sommes contre les sanctions économiques, mais pour mettre fin à sa légitimité et à son expulsion de la communauté internationale. Ses ambassades sont des centres d'espionnage dirigés contre l'opposition en exil, et servent de bases logistiques pour de opérations terroristes. Elles doivent être fermées. Nous devons mettre la pression sur les états occidentaux pour qu'ils les ferment, de même que les soi-disant institutions culturelles et politiques iraniennes dans ces pays.
Il faut bloquer les comptes bancaires à l'étranger des dirigeants du régime islamique. Il existe des preuves accablantes qui démontrent que ces dirigeants ont dérobé l'argent de la population pour leur enrichissement personnel et ont alimenté des comptes bancaires en Europe, au Canada et dans d'autres pays.
Cet argent appartient au peuple d'Iran. Toute assistance, toute coopération pour le transfert de cet argent vers l'extérieur sera considéré par le Parti de l'unité communiste-ouvrière, par la population d'Iran et par le futur gouvernement iranien, comme complice de détournement. Aucun compte bancaire ne doit être ouvert pour ces dirigeants et leurs complices.
Toutes les informations sur ces comptes doivent faire l'objet d'enquêtes et de publication. Les comptes actuels doivent être gelés et restitués au nouvel état choisi par le peuple dès que le régime islamique sera tombé. Nous considérons comme notre droit d'employer tous les moyens légaux pour bloquer le détournement de l'argent de la population et de dévoiler les institutions et les personnes impliquées. Le blanchiment d'argent est illégal, immoral, indéfendable et condamnable.
Les dirigeants du régime islamique doivent être jugés pour leurs crimes contre le peuple d'Iran. Le régime islamique est criminel et meurtrier, coupable de l'exécution de près de 150 000 personnes. La république islamique est responsable des massacres, des exécutions, des charniers collectifs. Il s'est maintenu au pouvoir par la répression, le meurtre, la lapidation et l'emprisonnement des opposants. Les meurtres récents de manifestants viennent s'ajouter à la liste.
Le Parti de l'unité communiste-ouvrière demande que les dirigeants du régime islamique et les coupables de ces crimes contre la population iranienne soient jugés par des cours internationales. Le but n'est pas la revanche, mais la justice.
Nous promettons que, le lendemain même de la chute du régime, ces procès seront tenus. Mais, d'ici là, nous demandons que les cours internationales de justice fassent leur procès. Nous devons établir les preuves de la culpabilité des dirigeants de la république islamique dès maintenant pour faciliter leurs procès demain. Nous appelons chacun, individu ou organisation, nous appelons tous les communistes, à nous soutenir dans ce but. Ces revendications sont le chemin du renversement de la république islamique et de l'établissement d'une société humaine libre, égale et prospère.
A bas la république islamique ! A bas le capitalisme ! Liberté, égalité, pouvoir ouvrier !
http://iranenlutte.wordpress.com/mouvement-des-femmes-en-iran
Les actions politiques en dehors de l'Iran ne sont pas seulement des « gestes de solidarité lointaines ». Ce sont des choses importantes, qui ont leurs propres mérites. L'intérieur et l'extérieur de l'Iran forment une continuité politique pour le futur de l'Iran. Ils sont interdépendants et affectent tous les deux le développement des changements en Iran. La plupart des iraniens qui vivent à l'extérieur ont manifesté – et c'est un mouvement qu'il faut poursuivre. Plus que jamais, le Parti de l'unité communiste-ouvrière veut en finir avec la présence de la république islamique d'Iran, mettre fin à toute forme de, de légitimité pour le régime islamique comme légitime, obtenir son expulsion de la communauté internationale.
L'opinion internationale s'est retournée contre la république islamique d'Iran. Une large solidarité internationale avec la lutte du peuple d'Iran pour faire chuter le régime s'est manifestée. Le régime islamique est, tout comme l'était l'Afrique du sud, un système d'apartheid, d'apartheid sexuel. Aujourd'hui, sa situation est similaire à celle du régime raciste d'Afrique du sud peu avant sa chute. Nous devons mettre à profit cette opportunité favorable pour isoler le régime islamique internationalement, lui faire connaître le même destin que celui d'Afrique du sud.
Nous sommes contre les sanctions économiques, mais pour mettre fin à sa légitimité et à son expulsion de la communauté internationale. Ses ambassades sont des centres d'espionnage dirigés contre l'opposition en exil, et servent de bases logistiques pour de opérations terroristes. Elles doivent être fermées. Nous devons mettre la pression sur les états occidentaux pour qu'ils les ferment, de même que les soi-disant institutions culturelles et politiques iraniennes dans ces pays.
Il faut bloquer les comptes bancaires à l'étranger des dirigeants du régime islamique. Il existe des preuves accablantes qui démontrent que ces dirigeants ont dérobé l'argent de la population pour leur enrichissement personnel et ont alimenté des comptes bancaires en Europe, au Canada et dans d'autres pays.
Cet argent appartient au peuple d'Iran. Toute assistance, toute coopération pour le transfert de cet argent vers l'extérieur sera considéré par le Parti de l'unité communiste-ouvrière, par la population d'Iran et par le futur gouvernement iranien, comme complice de détournement. Aucun compte bancaire ne doit être ouvert pour ces dirigeants et leurs complices.
Toutes les informations sur ces comptes doivent faire l'objet d'enquêtes et de publication. Les comptes actuels doivent être gelés et restitués au nouvel état choisi par le peuple dès que le régime islamique sera tombé. Nous considérons comme notre droit d'employer tous les moyens légaux pour bloquer le détournement de l'argent de la population et de dévoiler les institutions et les personnes impliquées. Le blanchiment d'argent est illégal, immoral, indéfendable et condamnable.
Les dirigeants du régime islamique doivent être jugés pour leurs crimes contre le peuple d'Iran. Le régime islamique est criminel et meurtrier, coupable de l'exécution de près de 150 000 personnes. La république islamique est responsable des massacres, des exécutions, des charniers collectifs. Il s'est maintenu au pouvoir par la répression, le meurtre, la lapidation et l'emprisonnement des opposants. Les meurtres récents de manifestants viennent s'ajouter à la liste.
Le Parti de l'unité communiste-ouvrière demande que les dirigeants du régime islamique et les coupables de ces crimes contre la population iranienne soient jugés par des cours internationales. Le but n'est pas la revanche, mais la justice.
Nous promettons que, le lendemain même de la chute du régime, ces procès seront tenus. Mais, d'ici là, nous demandons que les cours internationales de justice fassent leur procès. Nous devons établir les preuves de la culpabilité des dirigeants de la république islamique dès maintenant pour faciliter leurs procès demain. Nous appelons chacun, individu ou organisation, nous appelons tous les communistes, à nous soutenir dans ce but. Ces revendications sont le chemin du renversement de la république islamique et de l'établissement d'une société humaine libre, égale et prospère.
A bas la république islamique ! A bas le capitalisme ! Liberté, égalité, pouvoir ouvrier !
http://iranenlutte.wordpress.com/mouvement-des-femmes-en-iran
Le syndicat CGT de la CNAV Tours condamne fermement l'intervention du service d'ordre de l'Union Départementale CGT de Paris contre des sans papiers
Quels qu'en soient les motifs, rien ne peut justifier la violence contre des femmes, des enfants, des hommes qui vivent déjà dans la précarité et pour qui l' avenir est borné par le prochain contrôle d'identité avant la reconduite dans un pays qu'ils ont quitté pour fuir la terreur, la faim, la mort !
Notre syndicat se désolidarise totalement de telles méthodes qui n'ont rien à voir avec une action syndicale progressiste et solidaire.
La vraie CGT, c'est celle qui l'an dernier s'est battue aux côtés des travailleurs sans-papiers pour obtenir leur régularisation. Avec celle là, oui, nous sommes fiers de nous retrouver dans la même organisation
La CGT CNAV37 réaffirme sa totale solidarité avec les sans papiers
Le syndicat CGT de la CNAV Tours condamne fermement l'intervention du service d'ordre de l'Union Départementale CGT de Paris contre des sans papiers
Quels qu'en soient les motifs, rien ne peut justifier la violence contre des femmes, des enfants, des hommes qui vivent déjà dans la précarité et pour qui l' avenir est borné par le prochain contrôle d'identité avant la reconduite dans un pays qu'ils ont quitté pour fuir la terreur, la faim, la mort !
Notre syndicat se désolidarise totalement de telles méthodes qui n'ont rien à voir avec une action syndicale progressiste et solidaire.
La vraie CGT, c'est celle qui l'an dernier s'est battue aux côtés des travailleurs sans-papiers pour obtenir leur régularisation. Avec celle là, oui, nous sommes fiers de nous retrouver dans la même organisation
La CGT CNAV37 réaffirme sa totale solidarité avec les sans papiers
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APPEL URGENT SOLIDARITE HONDURAS
Place de la Fontaine St Michel
(Métro St Michel, ligne 4)
Jeudi 2 JUILLET de 18H30 à 20H
NON A LA BARBARIE DES FORCES MILITAIRES HONDURIENNES !
NON AUX HEURES SOMBRES DE LA DICTATURE !
Dimanche dernier au Honduras s'est produit un coup d'état contre la démocratie. Le Président constitutionnel, Manuel ZELAYA, a été séquestré et expulsé de force par l'armée. Une oligarchie des plus réactionnaires s'est installée depuis au pouvoir, personnifiée par Roberto Micheletti, ancien militaire et puissant homme d'affaires.
Le Peuple, qui s'était soulevé pacifiquement depuis l'enlèvement de son président élu, est réprimé de plus en plus violemment par la police et les militaires. Mais la répression se fait aussi sentir par la censure de la presse nationale et internationale et par l'installation de la terreur dans la population à travers des couvre-feux et des coupures systématiques de l'électricité, de l'eau potable et des télécommunications.
Nous ne pouvons nous résoudre au retour en Amérique Latine de dictatures militaires déguisées en démocratie, qui tentent d'empêcher les réformes nécessaires au progrès de cette région.
Nous devons tous nous mobiliser pour réaffirmer notre solidarité avec le peuple hondurien qui attend le retour sur le territoire de son président légitime. Nous demandons au gouvernement français de faire partie de la délégation internationale qui accompagnera le président ZELAYA afin d'assurer sa restitution effective et inconditionnelle.
Ici, en France, nous appelons toutes les associations de solidarité internationale, les partis politiques, les syndicats et mouvements citoyens à se mobiliser et faire entendre leur voix : Jeudi 2 juillet de 18h30 à 20h00
Place de la Fontaine St Michel
Signataires :
* Argentin@s en el exterior
* Association des Ex-Prisonniers Politiques Chiliens en France
* Association de Femmes Uruguayennes Lourdes Pinto - AMULP
* Association France Amérique Latine
* Association Nuestra America en Marcha
* Association Raices Cubanas
* Association Simon Bolivar (Rennes)
* ATTAC-France
* Carta Abierta Francia
* Casa de Santa Fe - Paris
* Cercle Bolivarien de Paris
* Civimed Initiatives
* Collectif des gaullistes de gauche
* Collectif Manos Limpias
* Collectif des Péruviens en France
* Collectif Paraguay
* Collectif de soutien à l'Alba (Grenoble)
* Colores Latino Americanos (Lille)
* Comité Apoyo International du Parti Nationaliste Péruvien
* Comité d'Information sur l'Amérique Latine de Nanterre
* Comité Pérou
* Communistes du Pérou en France
* Conseil Pro Bolivia
* Coordination des Associations de Cubains résidents en France
* Coordination Populaire Colombienne à Paris
* Coordination de Solidarité avec Cuba
* Cuba Si France (Bretagne et Lorraine)
* Donde estan
* Europe Solidaire Sans Frontières
* FASE - Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique
* France Cuba
* HIJOS - Paris
* La Plume
* Le Parti de Gauche
* Les Alternatifs
* Les Verts
* MJCF 94 - Mouvement des Jeunes Communistes du Val de Marne
* Mouvement de la Jeunesse Communiste
* Mouvement de la Paix
* MRAP - Mouvement contre le Racisme et pour l'Amitié entre les peuples
* Mémoire des Luttes
* NPA - Nouveau Parti Anticapitaliste
* Parti Communiste Français
* Parti Humaniste
* Parti Socialiste Français
* Racines Cubaines
* Radio Latinos
* SICSAL - Service International Chrétien de Solidarité avec l'Amérique Latine
* Tribunal International d'Opinion (cas de sud bolivar)
* Union des Associations Latinoaméricaines en France
* UNIPOMA. Université Populaire Mariátegui
* Union syndicale Solidaires
De : cal - lists.riseup.net
APPEL URGENT SOLIDARITE HONDURAS
Place de la Fontaine St Michel
(Métro St Michel, ligne 4)
Jeudi 2 JUILLET de 18H30 à 20H
NON A LA BARBARIE DES FORCES MILITAIRES HONDURIENNES !
NON AUX HEURES SOMBRES DE LA DICTATURE !
Dimanche dernier au Honduras s'est produit un coup d'état contre la démocratie. Le Président constitutionnel, Manuel ZELAYA, a été séquestré et expulsé de force par l'armée. Une oligarchie des plus réactionnaires s'est installée depuis au pouvoir, personnifiée par Roberto Micheletti, ancien militaire et puissant homme d'affaires.
Le Peuple, qui s'était soulevé pacifiquement depuis l'enlèvement de son président élu, est réprimé de plus en plus violemment par la police et les militaires. Mais la répression se fait aussi sentir par la censure de la presse nationale et internationale et par l'installation de la terreur dans la population à travers des couvre-feux et des coupures systématiques de l'électricité, de l'eau potable et des télécommunications.
Nous ne pouvons nous résoudre au retour en Amérique Latine de dictatures militaires déguisées en démocratie, qui tentent d'empêcher les réformes nécessaires au progrès de cette région.
Nous devons tous nous mobiliser pour réaffirmer notre solidarité avec le peuple hondurien qui attend le retour sur le territoire de son président légitime. Nous demandons au gouvernement français de faire partie de la délégation internationale qui accompagnera le président ZELAYA afin d'assurer sa restitution effective et inconditionnelle.
Ici, en France, nous appelons toutes les associations de solidarité internationale, les partis politiques, les syndicats et mouvements citoyens à se mobiliser et faire entendre leur voix : Jeudi 2 juillet de 18h30 à 20h00
Place de la Fontaine St Michel
Signataires :
* Argentin@s en el exterior
* Association des Ex-Prisonniers Politiques Chiliens en France
* Association de Femmes Uruguayennes Lourdes Pinto - AMULP
* Association France Amérique Latine
* Association Nuestra America en Marcha
* Association Raices Cubanas
* Association Simon Bolivar (Rennes)
* ATTAC-France
* Carta Abierta Francia
* Casa de Santa Fe - Paris
* Cercle Bolivarien de Paris
* Civimed Initiatives
* Collectif des gaullistes de gauche
* Collectif Manos Limpias
* Collectif des Péruviens en France
* Collectif Paraguay
* Collectif de soutien à l'Alba (Grenoble)
* Colores Latino Americanos (Lille)
* Comité Apoyo International du Parti Nationaliste Péruvien
* Comité d'Information sur l'Amérique Latine de Nanterre
* Comité Pérou
* Communistes du Pérou en France
* Conseil Pro Bolivia
* Coordination des Associations de Cubains résidents en France
* Coordination Populaire Colombienne à Paris
* Coordination de Solidarité avec Cuba
* Cuba Si France (Bretagne et Lorraine)
* Donde estan
* Europe Solidaire Sans Frontières
* FASE - Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique
* France Cuba
* HIJOS - Paris
* La Plume
* Le Parti de Gauche
* Les Alternatifs
* Les Verts
* MJCF 94 - Mouvement des Jeunes Communistes du Val de Marne
* Mouvement de la Jeunesse Communiste
* Mouvement de la Paix
* MRAP - Mouvement contre le Racisme et pour l'Amitié entre les peuples
* Mémoire des Luttes
* NPA - Nouveau Parti Anticapitaliste
* Parti Communiste Français
* Parti Humaniste
* Parti Socialiste Français
* Racines Cubaines
* Radio Latinos
* SICSAL - Service International Chrétien de Solidarité avec l'Amérique Latine
* Tribunal International d'Opinion (cas de sud bolivar)
* Union des Associations Latinoaméricaines en France
* UNIPOMA. Université Populaire Mariátegui
* Union syndicale Solidaires
De : cal - lists.riseup.net
a partir d'une campagne de désinformation, menee par al manar la chaine du hezbollah, relayée par des sites antisionistes hors du liban, ( sites français notamment) l'humoriste gad el maleh a du annuler sa tournée au liban a la suite de menaces tres précises contre sa personne
al manar et ses affidés ont fait courir le bruit que gad elmaleh avait été soldat dans l'armée israelienne, ce qui est totalement faux
http://www.jeuneafrique.com/Article...
"Le média du Hezbollah l'a même présenté comme un ancien soldat de Tsahal, s'appuyant sur une photo d'un soldat israélien dont la ressemblance avec l'artiste est loin d'être flagrante."
"En réalité, selon les investigations de France24, il s'agirait d'une photo publiée il y a 12 ans dans un calendrier de soutien à des œuvres sociales. Comme d'autres artistes, Gad Elmaleh avait à l'époque soutenu l'initiative et inscrit quelques lignes sous l'une des photos d'un militaire"
"« Gad Elmaleh n'a jamais fait partie de l'armée israélienne. Il est évident que ce n'est pas Gad Elmaleh qui figure sur cette photo, quiconque connaissant un minimum l'artiste pourra le constater sans peine », a souligné l'agent, qualifiant l'affaire de « canular de mauvais goût ».
la campagne menée par al manar, aux relents nettement antisémites a soulevé une forte indignation au liban meme
a ce propos on peut rappeler que al manar a été par le passé interdite de diffusion en france pour la teneur nettement antisémite de ses programmes
http://www.rfi.fr/actufr/articles/0...
"La décision intervient à la suite de propos à caractère raciste tenus par un « expert pour les affaires relatives à l'entité sioniste », cités dans une revue de presse d'Al Manar diffusée le 23 novembre, évoquant « des tentatives sionistes pour transmettre des maladies dangereuses à travers les exportations aux pays arabes, comme le sida"
Gad Elmaleh ne fera pas rire les Libanais
"Les Libanais dénoncent le terrorisme intellectuel du Hezbollah, qui a mené une campagne contre l'humoriste français d'origine juive marocaine. Accusé à tort d'avoir servi dans l'armée israélienne, Gad Elmaleh a annulé son spectacle prévu en juillet dans le cadre du Festival de Beiteddine, au sud de Beyrouth.
La campagne d'Al-Manar [la chaîne du Hezbollah] contre Gad Elmaleh a porté ses fruits. Cédant aux menaces, l'artiste a annulé sa venue au Liban. L'humoriste français a annulé une tournée prévue du 13 au 15 juillet, dans le cadre du Festival international de Beiteddine"
"L'Orient-Le Jour a pu obtenir un grand nombre de ces menaces et de ces insultes, dont la plupart confondent allégrement et sans états d'âme la judaïté (une des 18 communautés libanaises) avec le sionisme.
http://www.courrierinternational.co..."
les forums d'al manar ont vu se multiplier de véritables appels au meurtre
une campagne contre cet ostracisme est également menée par des libanais sur facebook
http://www.facebook.com/group.php?g...
Suite aux differentes manifestations d'hostilite et appels au boycott a l'encontre de la venue du comedien gad elmaleh. Le festival de Beiteddine annonce avec regret l'annulation de la participation de l'humoriste gad elmaleh les 13, 14 et 15 juillet prochains au festival de beiteddine !!!
Quelle sera la prochaine étape ?
Oú allons - nous ?
C'EST LA REPUTATION DU LIBAN QUI EST EN JEU !!!!
Une attitude passive risque de laisser Le pays être entraîné sur la voie d'un terrorisme intellectuel rampant qui pointe à l'horizon !!!!
La société civile est appelée à réagir !!!!
Allons a Beiteddine quand meme !!!
Protestons. Ecrivons. Crions. !!!
SE TAIRE C'EST ACCEPTER !
ahad haam
a partir d'une campagne de désinformation, menee par al manar la chaine du hezbollah, relayée par des sites antisionistes hors du liban, ( sites français notamment) l'humoriste gad el maleh a du annuler sa tournée au liban a la suite de menaces tres précises contre sa personne
al manar et ses affidés ont fait courir le bruit que gad elmaleh avait été soldat dans l'armée israelienne, ce qui est totalement faux
http://www.jeuneafrique.com/Article...
"Le média du Hezbollah l'a même présenté comme un ancien soldat de Tsahal, s'appuyant sur une photo d'un soldat israélien dont la ressemblance avec l'artiste est loin d'être flagrante."
"En réalité, selon les investigations de France24, il s'agirait d'une photo publiée il y a 12 ans dans un calendrier de soutien à des œuvres sociales. Comme d'autres artistes, Gad Elmaleh avait à l'époque soutenu l'initiative et inscrit quelques lignes sous l'une des photos d'un militaire"
"« Gad Elmaleh n'a jamais fait partie de l'armée israélienne. Il est évident que ce n'est pas Gad Elmaleh qui figure sur cette photo, quiconque connaissant un minimum l'artiste pourra le constater sans peine », a souligné l'agent, qualifiant l'affaire de « canular de mauvais goût ».
la campagne menée par al manar, aux relents nettement antisémites a soulevé une forte indignation au liban meme
a ce propos on peut rappeler que al manar a été par le passé interdite de diffusion en france pour la teneur nettement antisémite de ses programmes
http://www.rfi.fr/actufr/articles/0...
"La décision intervient à la suite de propos à caractère raciste tenus par un « expert pour les affaires relatives à l'entité sioniste », cités dans une revue de presse d'Al Manar diffusée le 23 novembre, évoquant « des tentatives sionistes pour transmettre des maladies dangereuses à travers les exportations aux pays arabes, comme le sida"
Gad Elmaleh ne fera pas rire les Libanais
"Les Libanais dénoncent le terrorisme intellectuel du Hezbollah, qui a mené une campagne contre l'humoriste français d'origine juive marocaine. Accusé à tort d'avoir servi dans l'armée israélienne, Gad Elmaleh a annulé son spectacle prévu en juillet dans le cadre du Festival de Beiteddine, au sud de Beyrouth.
La campagne d'Al-Manar [la chaîne du Hezbollah] contre Gad Elmaleh a porté ses fruits. Cédant aux menaces, l'artiste a annulé sa venue au Liban. L'humoriste français a annulé une tournée prévue du 13 au 15 juillet, dans le cadre du Festival international de Beiteddine"
"L'Orient-Le Jour a pu obtenir un grand nombre de ces menaces et de ces insultes, dont la plupart confondent allégrement et sans états d'âme la judaïté (une des 18 communautés libanaises) avec le sionisme.
http://www.courrierinternational.co..."
les forums d'al manar ont vu se multiplier de véritables appels au meurtre
une campagne contre cet ostracisme est également menée par des libanais sur facebook
http://www.facebook.com/group.php?g...
Suite aux differentes manifestations d'hostilite et appels au boycott a l'encontre de la venue du comedien gad elmaleh. Le festival de Beiteddine annonce avec regret l'annulation de la participation de l'humoriste gad elmaleh les 13, 14 et 15 juillet prochains au festival de beiteddine !!!
Quelle sera la prochaine étape ?
Oú allons - nous ?
[http:] alt="-" /> C'EST LA REPUTATION DU LIBAN QUI EST EN JEU !!!!
Une attitude passive risque de laisser Le pays être entraîné sur la voie d'un terrorisme intellectuel rampant qui pointe à l'horizon !!!!
[http:] alt="-" /> La société civile est appelée à réagir !!!!
[http:] alt="-" /> Allons a Beiteddine quand meme !!!
[http:] alt="-" /> Protestons. Ecrivons. Crions. !!!
SE TAIRE C'EST ACCEPTER !
ahad haam
Communiqué du Nouveau Parti Anticapitaliste
Halte à la répression contre les antifascistes
Aujourd'hui (mercredi) trois militants antifascistes du groupe Scalp Reflex comparaissent devant le Tribunal correctionnel de Paris. Ils sont poursuivis pour avoir - selon la police de Alliot-Marie / Hortefeux - tenté d'empêcher en mai 2008 la tenue d'une réunion organisée à Paris par le bloc identitaire, un groupuscule d'extrême droite.
Le NPA dénonce cette tentative de répression policière et judiciaire qui vise à intimider les antifascistes et s'inscrit dans la volonté du gouvernement de criminaliser le mouvement social.
Le NPA dénonce les politiques répressives et sécuritaires d'un gouvernement dont le seul but est de museler celles et ceux qui contestent les réformes actuelles et qui luttent pour une autre société.
Le NPA réaffirme sa totale solidarité avec les trois militants antifascistes poursuivis et exige leur relaxe pure et simple.
Le 1er juillet 2009.
Communiqué du Nouveau Parti Anticapitaliste
Halte à la répression contre les antifascistes
Aujourd'hui (mercredi) trois militants antifascistes du groupe Scalp Reflex comparaissent devant le Tribunal correctionnel de Paris. Ils sont poursuivis pour avoir - selon la police de Alliot-Marie / Hortefeux - tenté d'empêcher en mai 2008 la tenue d'une réunion organisée à Paris par le bloc identitaire, un groupuscule d'extrême droite.
Le NPA dénonce cette tentative de répression policière et judiciaire qui vise à intimider les antifascistes et s'inscrit dans la volonté du gouvernement de criminaliser le mouvement social.
Le NPA dénonce les politiques répressives et sécuritaires d'un gouvernement dont le seul but est de museler celles et ceux qui contestent les réformes actuelles et qui luttent pour une autre société.
Le NPA réaffirme sa totale solidarité avec les trois militants antifascistes poursuivis et exige leur relaxe pure et simple.
Le 1er juillet 2009.
Manifesto
Bicyclists in amsterdam declare a war on cars. This weekend there will be a bike festival ; On different locations events, workshops, info stands, fun & games, parties, and direct actions to block and frustrate the traffic will be held. Cars lead to pollution, climate change, deaths and injuries. They are a nuisance, and are dominating the public space.Where the public space is not designed to facilitate the ever consuming shopping frenzy and industry it is designed to please fossil-fuel-traffic.
Since there is so little time left to prevent climate change to turn into catastrophic disaster we consider it irresponsible to invest in any type of fossil fuels. To give way to the same corrupted industries that got us in this mess in the first place is rediculous. Still the government is constructing more roads and highways, more lanes on existing highways, and investing in more industry and world trade. Even ‘Agro-fuels' are not going to save the world. On the contrairy they will starve most of the world's population. The oil-age is at its end and western society is clasping on to its unfairly acquired concentration of wealth and luxury. Now not only devastating life elsewhere on this planet but with climate change also making sure that in the future of the whole earth will not be so pleasant and bio-divers.
We are not going to take it anymore ! When the war on cars begins we will send out a message to car users that they do not have ultimate priority in public space anymore, that cars are outdated technology since oil will not be affordable for ever and that we demand a healthy earth for the next generations. We will temporarily reclaim some public space for games and fun, promoting bikes and demanding more space and facilities for bikes, and for informing people about alternatives to an oil-based society.
Throughout the weekend there will be an ´alley-cat´-race, a carrier bike (bakfiets) race, tall bike jousting and bike wars. To enter an event send an email of your team name and which event to enter to or just show up with your (carrier)bike, tall bike or warbike. Also a lot of help is needed in organizing, and mobilizing. Especially outside Amsterdam and Holland ! So get in touch, inform your surroundings, get involved, get active !
more info : www.bikesnotcars.wordpress.com bikesnotcars gmail.com
Manifesto
Bicyclists in amsterdam declare a war on cars. This weekend there will be a bike festival ; On different locations events, workshops, info stands, fun & games, parties, and direct actions to block and frustrate the traffic will be held. Cars lead to pollution, climate change, deaths and injuries. They are a nuisance, and are dominating the public space.Where the public space is not designed to facilitate the ever consuming shopping frenzy and industry it is designed to please fossil-fuel-traffic.
Since there is so little time left to prevent climate change to turn into catastrophic disaster we consider it irresponsible to invest in any type of fossil fuels. To give way to the same corrupted industries that got us in this mess in the first place is rediculous. Still the government is constructing more roads and highways, more lanes on existing highways, and investing in more industry and world trade. Even ‘Agro-fuels' are not going to save the world. On the contrairy they will starve most of the world's population. The oil-age is at its end and western society is clasping on to its unfairly acquired concentration of wealth and luxury. Now not only devastating life elsewhere on this planet but with climate change also making sure that in the future of the whole earth will not be so pleasant and bio-divers.
We are not going to take it anymore ! When the war on cars begins we will send out a message to car users that they do not have ultimate priority in public space anymore, that cars are outdated technology since oil will not be affordable for ever and that we demand a healthy earth for the next generations. We will temporarily reclaim some public space for games and fun, promoting bikes and demanding more space and facilities for bikes, and for informing people about alternatives to an oil-based society.
Throughout the weekend there will be an ´alley-cat´-race, a carrier bike (bakfiets) race, tall bike jousting and bike wars. To enter an event send an email of your team name and which event to enter to or just show up with your (carrier)bike, tall bike or warbike. Also a lot of help is needed in organizing, and mobilizing. Especially outside Amsterdam and Holland ! So get in touch, inform your surroundings, get involved, get active !
more info : www.bikesnotcars.wordpress.com bikesnotcars gmail.com
Un « débat relancé » avec équilibre et rigueur.
- L'Ecole, les enseignants
Rebellyon vous invite à une fête de soutien à Outrage et Rebellyon, le lundi 13 juillet à partir de 18h30 au squat le Chant des Sirènes.

C'est l'occasion de se rencontrer dans la vie la vraie, et de ramasser un peu de thunes pour mener à bien nos projets grandioses. A savoir l'achat d'un serveur internet pour pouvoir vous proposer un site avec moins de moments d'indisponibilité du site comme on a pu en connaître cette année, mais aussi une plateforme de publication de vidéos.
Cette fête sera l'occasion de la présentation du collectif et du projet Rebellyon TV (le nom n'est pas définitif), au cours d'une projection de plusieurs petits films, dont, en première mondiale, celui consacré à la commission bouffe de Lyon 2.
18 h 30 : projections et présentation de Rebellyon TV
20 h 30 : bouffe prix libre
à partir de 22 h : concerts + DJ's :
Le Chant des Sirènes c'est au 7, rue saint Agnan, Lyon 8e
(tram T2 arrêt Villon)
Rebellyon vous invite à une fête de soutien à Outrage et Rebellyon, le lundi 13 juillet à partir de 18h30 au squat le Chant des Sirènes.

C'est l'occasion de se rencontrer dans la vie la vraie, et de ramasser un peu de thunes pour mener à bien nos projets grandioses. A savoir l'achat d'un serveur internet pour pouvoir vous proposer un site avec moins de moments d'indisponibilité du site comme on a pu en connaître cette année, mais aussi une plateforme de publication de vidéos.
Cette fête sera l'occasion de la présentation du collectif et du projet Rebellyon TV (le nom n'est pas définitif), au cours d'une projection de plusieurs petits films, dont, en première mondiale, celui consacré à la commission bouffe de Lyon 2.
18 h 30 : projections et présentation de Rebellyon TV
20 h 30 : bouffe prix libre
à partir de 22 h : concerts + DJ's :
Le Chant des Sirènes c'est au 7, rue saint Agnan, Lyon 8e
(tram T2 arrêt Villon)
Affiche Fête Outrage et Rebellyon - 13 juillet 2009
Rappel de ce que furent les émeutes des noirs des banlieues étatsuniennes au début des années 60.
Été 1964New York. Dans le quartier de Harlem l'agitation suit l'assassinat d'un jeune black de 15 ans par un policier blanc qui n'était pas en service. Le jeune aurait menacé le flic d'un couteau. Les manifestations se transforment en émeutes : les voitures brûlent, les magasins sont pillés, les pavés, les barres de fer et les coktail-molotov sont les (faibles) moyens utilisés pour affronter les forces de l'ordre. Les affrontements dans la rue durent pendant quatre nuits et trois journées, puis la vague déborde le quartier de Manhattan pour toucher le quartier de Brooklyn, dans le quartier black de Bedford-Stuyvesant.
D'autres villes sont également touchées ; il y a ainsi des émeutes dans le ghetto de Rochester dans le nord-ouest de la ville de l'État de New York, après que deux policiers blancs aient arrêté deux jeunes black alcoolisés. Le bilan de ces dix journées “chaudes” de New York et Rochester : 7 morts, 800 blessés dont 48 policiers, plus de 1.000 arrestations, des millions de dégâts.
Ces mois “chauds” ont résonné dans toutes les USA.
En été 1965Du 11 au 16 août, c'est le quartier black de Watts, à Los Angeles, qui flambe. Avec comme prétexte l'arrestation d'un black prétendument alcoolisé par des policiers blancs. La presse WASP (white anglo-saxon protestant) se déchaîne contre la “plèbe noire”. Résultat : 35 morts, 800 blessés, 700 maisons incendiées, dévastation sur un périmètre de 77 km², 500 millions de francs de dégâts.
Watts - 1965
L'été 1966 Ce sont plus d'une vingtaine de villes qui se soulèvent dans tous les USA. Entre autres : Jacksonville en Floride, Sacramento en Californie, Omaha au Nebraska, New York, Los Angeles, San Francisco, Chicago. Dans cette dernière ville, le prétexte fut que la police avait chassé des enfants qui profitaient d'une bouche à incendie pour se rafraîchir. Le point culminant de cet été, ce fut à Cleveland, dans l'Ohio : violents affrontements avec la garde nationale. A la fin de cet été il y avait 12 morts et 400 blessés.
En 1967Dans le quatrième “été brûlant”, plus de 100 villes étaient touchées par les soulèvements. Notamment Newark (dans le New Jersey, pas loin de New York) et Detroit.
À Newark, les heurts durèrent du 12 au 17 juillet après qu'un chauffeur de taxi black ait été arrêté. À peine arrêtées des centaines de personnes se rassemblent et jettent des pierres et des bouteilles sur la police. Cette ville de 405.000 habitants se transforma en champ de bataille, il y eut 27 morts (dont 25 noirs), 2 000 blessés. En 60 endroits il y avait des incendies, des blocs de maisons étaient criblés de balles, les magasins du centre-ville avaient été pillés, des engins blindés patrouillaient dans toute la ville avec des soldats armés de pistolets - mitrailleurs, 1.500 noirs furent envoyés en prison.
Mais ce qui se passa du 24 au 28 juillet 1967 à Detroit dépassa tout cela. Robert Kennedy parla « de la plus grande crise américaine depuis la guerre civile », le Washington Post de « la plus grande tragédie dans la longue histoire des explosions des ghettos de couleur ». Après une razzia de la police contre un café clandestin black, c'est l'émeute et la répression. Les tanks sont dans les rues avec des parachutistes en formation, on tire contre les gens dans les rues et sur les places. Des dizaines d'hélicoptères mitraillent les fenêtres. Des pans entiers de la ville furent en feu, les rues étaient dévastées. Dans les quatre journées et nuits d'affrontements, la police, la garde nationale et les parachutistes de la 82ème et 101ème division (qui s'étaient illustrés au Viêt-nam) reprennent le terrain, rue par rue, dans ce qui est tout de même la cinquième plus grande ville US, la capitale mondiale de l'automobile.
Le système judiciaire fut totalement débordé. La prison de Detroit, prévu pour 1.200 prisonniers, en accueillit 1.700. Dans les prisons pour mineurs 600 jeunes occupèrent une place prévue pour 120 personnes. Un garage souterrain de la police fut transformé en prison pour 1.000 personnes. D'autres gens furent bloqués plus de 24 heures dans des bus : donc pas de toilettes, pas de médecin, pas de droits, aucun contact avec des avocats.
Ce sont 41 personnes qui moururent à Detroit ces jours là, 2.000 furent blessées, 3.200 arrêtées, des milliers sans endroit pour dormir. Ce sont 1.500 magasins qui furent pillés, 1.200 bâtiments incendiés, et la production automobile fut arrêtée. Il y eut pour plus de 7 milliards de francs de dégâts. H. Rap Brown, ancien leader estudiantin black, dit : « avant la ville s'appelait Detroit, maintenant elle s'appelle Destroyed [détruite] ».
Violences policières inouïes lors d'une manif noire à Selma le 7 mars 1965
Ces soulèvements n'étaient pas des soulèvements organisés, mais ce qui les caractérise toutes c'est que leur prétexte fut une confrontation avec la police. À chaque fois une intervention de police fait déborder le vase. Les gens résistent à la police qui appelle des renforts, qui reçoivent des pierres et des bouteilles ; suivent les pillages. Les symboles de la société blanche - magasins et flics- étaient attaqués.
Porteurs de cette vague : les jeunes. C'est parce qu'ils appartenaient à une minorité opprimée que la majorité des Noirs américains étaient surexploités, devaient occuper les pires emplois, être les premiers licenciés et vivre dans des taudis. Aux USA, le chômage frappait deux fois plus les travailleurs noirs que les blancs. La population noire était d'autant plus exaspérée que la jeunesse noire payait un lourd tribut dans la guerre du Viêtnam. Cette jeunesse noire exaspérée était porteuse de ces révoltes car les jeunes étaient plus conscients du racisme spécifique à l'encontre des noirs, ne croyaient pas en une action au sein des institutions, avaient déjà souvent participé à des actions politiques.
BLACK PANTHERS PARTY

Le Dimanche 5 juillet 2009 à 16 h Salle Aqui Sian Ben, Zac Le Cabrau, rue des Compagnons, 13310 Saint martin de Crau (Paf 5 euros)
Invitation du CODETRAS - Collectif de défense des travailleurs étrangers dans l'agriculture des Bouches-du-Rhône
ARRAKB AL - AISSAOUI AL ISMAILI - MUSIQUE ET CHANTS DU MAROC
Depuis l'été 2007, plusieurs centaines d'ouvriers agricoles marocains et tunisiens, sous contrat « OMI », ont demandé au Préfet des Bouches du Rhône de les reconnaître comme des travailleurs permanents et non plus comme des éternels saisonniers corvéables et jetables au bon vouloir de leurs employeurs et de l'administration.
Devant le silence méprisant du Préfet, ils ont fait appel au Tribunal Administratif avec le soutien du CODETRAS et d'un groupe d'avocats militants.
Justice a été rendue. Le Ministère de l'Immigration a été contraint d'ordonner au Préfet de délivrer des cartes de séjour « salarié » aux ouvriers qui ont une longue carrière de « saisonnier ».
A ce jour, plus de 200 cartes de séjour ont été attribuées et ce n'est que le début.
Le CODETRAS vous invite à Saint Martin de Crau pour fêter cette victoire !
Le mardi 7 juillet 2009 à 9 h devant la Mairie du 1er/7e, 125 La Canebière, 13001 Marseille - métro-tram Réformés (Mobiles)
Que se passe-t-il dans les Bouches-du-Rhône ?
L'année scolaire a été marquée, dans les Bouches-du-Rhône et ailleurs, par une répression et par des sanctions significatives à l'encontre de nombreux enseignants entrés dans des formes plus ou moins dures de désobéissance civile. Celle-ci a porté, certes, sur le “soutien”, mais aussi sur l'application des programme de 2008, les évaluations nationales ou encore le fichier « Base élèves ».
Erwan Redon, lui, passera le 7 juillet en commission disciplinaire pour « insuffisance professionnelle ». Comme deux autres enseignants de l'académie des Bouches-du-Rhône, il risque le licenciement. Cette convergence inédite de sanctions disciplinaires annonce une détermination de l'Education nationale à gérer les personnels qui assurent le service public d'éducation sur le mode des entreprises privées.
D'après des propos récents de l'Inspecteur d'académie des Bouches-du-Rhône, Erwan Redon se cacherait derrière la “désobéissance” pour masquer son incapacité professionnelle. Or, Erwan est un passionné de questions d'école, mais dont la façon d'enseigner ne coïncide pas avec les canons normatifs que cherchent à imposer les tenants de l'institution. Erwan est un enseignant ouvert, qui, comme beaucoup d'autres, se place dans une posture dynamique par rapport à sa pratique. Il ne navigue pas à vue. Ses choix sont réfléchis, comme lorsqu'il refuse les modalités actuelles de l'inspection. Il nous invite ainsi, par des actions symboliques fortes, à ne jamais cesser de réfléchir aux enjeux pédagogiques qui sous-tendent les relations entre les différents acteurs de l'école. Erwan Redon n'a pas choisi de s'opposer à l'institution par pur plaisir mais pour défendre des valeurs et pour lutter contre les dérives actuelles d'un système éducatif en crise. Il ne mérite pas qu'on le licencie pour cela.
Soutenons-le !
Les 538 salariés de la SBFM (Société Bretonne de Fonderie Mécanique) de Caudan (près de Lorient) ont eu raison des multiples actionnaires véreux qui se sont succédés à la tête de leur fonderie depuis 10 ans. En lutte depuis novembre 2008, ils ont obtenu que la SBFM (en redressement judiciaire depuis le 20 janvier 2009) soit reprise par Renault avec l'intégralité de ses emplois en contrat à durée indéterminée (annonce faite par Renault le lundi 29 juin, et qui doit être confirmée par le tribunal de commerce de Lyon le 1er septembre).
C'était la revendication de départ du syndicat Cgt de l'entreprise, à savoir que Renault reprenne la SBFM, avec zéro licenciement et un véritable plan de développement industriel qui passe notamment par une modernisation de l'outil de production (laissé à l'abandon par les actionnaires successifs depuis 1997).
Après trois manifestations de masse regroupant plusieurs milliers de personnes, après deux semaines de grève et de blocage de l'usine ponctuées tous les jours par des actions d'éclat en direction des pouvoirs publics et du Medef local, les ouvriers de la SBFM peuvent être fiers de ne pas avoir cédé d'un pouce sur leurs revendications, d'avoir mené le combat jusqu'au bout dans un contexte où la plupart des salariés en butte aux licenciements sont sur la défensive.
C'est un exemple de combativité et de détermination dont il faudra tirer toutes les leçons, positives et négatives aussi. Les ouvriers de la SBFM, jeunes et plus anciens ont montré une solidarité sans faille dans les moments les plus critiques. Ils ont fait honneur à la tradition de lutte ouvrière qui a toujours caractérisé la SBFM (anciennement les Forges d'Hennebont). Une bataille a été gagnée, la guerre sociale devra se poursuivre contre les constructeurs automobiles qui débauchent à tour de bras. Cette victoire isolée devrait pouvoir donner plus de volonté à une riposte de l'ensemble du secteur des travailleurs de l'automobile et de la métallurgie que nous appelons, avec d'autres, de nos voeux.
Alternative Libertaire, le 30 juin 2009
avec les correspondants les correspondants du Collectif pour une Alternative libertaire de Lorient
La CNT Équipement dénonce le « projet de loi relatif à la mobilité et aux parcours professionnels dans la Fonction Publique » devant être examiné à l'Assemblée Nationale les 2, 3 et 6 juillet et qui organise la casse du cadre statutaire des fonctionnaires.
Il est inacceptable qu'une loi de cette importance dont le contenu a été vivement contesté par l'ensemble des organisations syndicales passe à l'Assemblée Nationale pendant les congés d'été...
Ce projet de loi est une remise en cause profonde des services publics.
En effet, l'article 7 de ce projet de loi ouvre la possibilité de mettre au chômage d'office (« disponibilité forcée ») et sans traitement, tout fonctionnaire qui dans le cadre d'une restructuration/suppression de service n'aurait pas trouvé une nouvelle affectation. En effet si après 3 propositions de poste par l'administration (quelque soit le lieu géographique, le ministère, la collectivité ou le métier proposés), vous n'en acceptez aucun, vous pouvez être licencié. En résumé vous ne pourrez pas refuser le 3e poste proposé... sinon la porte !!!
Ces postes proposés pouvant se présenter sous la forme d'un cumul de plusieurs postes à temps partiels (dont au moins un mi-temps). Ce « bricolage » de poste pouvant se répartir sur des missions et/ou administrations et/ou lieux très différents... « flexibilité » oblige...
M. Santini, à l'époque secrétaire d'État à la Fonction Publique, fut très clair : « Il s'agit d'une « mesure dissuasive vis-à-vis d'agent qui refuserait le principe même de la suppression de leur emploi », inutile de préciser que derrière « dissuasive » il y aura selon les cas : peur, chantage, pression...
Évidemment le non remplacement d'un départ en retraite sur deux et les restructurations à venir vont permettre de donner toute sa pleine mesure à cette loi, il vous faudra être très mobile géographiquement et professionnellement...(ayons ici une pensée pour les agents du Sétra, les déplacés des DDEA, des subdvisions supprimées...)
C'est également la création d'une nouvelle position statutaire : « fonctionnaire sans traitement en attente de poste ou avant licenciement », et rappelons-le sans indemnité chômage car la grande majorité des employeurs publics ne cotisent pas à l'assurance chômage...
Cela est également valable si de retour de congé maternité, parental, longue maladie ou détachement... votre poste a été transformé ou supprimé... vous aimez les surprises... !!!
Cela veut dire que le fonctionnaire dans cette situation (qui sera la conséquence logique des suppressions massives de postes liées au démantèlement programmé du service public) cessera de percevoir un traitement et devra donc, s'il veut être payé, trouver par lui-même un emploi dans le public ou le privé en attendant un poste, voir quitter définitivement la Fonction Publique (indemnité de départ fixée au cas par cas !!!).
Ce licenciement qui ne dit pas son nom est la porte ouverte à la liquidation définitive du statut de la Fonction Publique et du service public. C'est la fin de la garantie de l'emploi pour l'agent qui était « une garantie d'indépendance dans l'exercice de ses fonctions », et ainsi modifie et fragilise son positionnement. C'est la fin d'une relative protection contre la corruption ou les pressions diverses (politiques, hiérarchiques...), la fin de la garantie pour le citoyen/usager de l'indépendance, de la continuité du service et de la neutralité de l'action publique...
Nous constatons déjà avant que cette loi ne soit votée que le nombre de révocation particulièrement dans l'Éducation Nationale a augmenté sous le prétexte d' « insuffisance professionnelle » et qui touche en réalité les syndicalistes les plus dérangeants....(voir les nombreux cas en cours suite aux dernières luttes dans l'Éducation Nationale...)
Il s'agit en outre d'un véritable plan social adapté au secteur public, rappelons qu'il y a 33754 postes à supprimer en 2010 (30600 en 2009).
La CNT Équipement dénonce par ailleurs l'article 10 qui permet d'avoir recours, à l'intérim sous prétexte de « continuité du service public ».
Il s'agit une nouvelle fois, d'un moyen supplémentaire, après le recours à l'emploi précaire (vacations, contrats CAE...), de liquider à terme les garanties statutaires des travailleurs de la Fonction Publique, de précariser les personnels, au détriment de leurs statuts et de l'intérêt du service public.
Rappelons que contrairement à une idée reçue le taux de précaire est très élevé dans la Fonction Publique, 25 % des agents publiques sont aujourd'hui contractuel ou précaire.
Plus encore, cet article ouvre la voie à la sous traitance, et donc accentue l'entrée du privé en interne dans le secteur public.
Rappelons au passage que l'indemnité de précarité qui existe pour le privé n'est pas prévue pour les agents non titulaires de la Fonction Publique.
Nous revendiquons la titularisation sans condition de tous les précaires, assortie de l'ouverture massive de postes statutaires, seule à même de faire barrage aux tentatives de liquider le statut de la Fonction Publique, et d'assurer réellement la continuité des services publics.
tract CNT Equipement
Nous notons également la disparition dans le nouveau gouvernement du secrétariat à la Fonction Publique, celle-ci sera dorénavant directement gérée par le ministre du Budget, c'est la confirmation que l'État ne voit dans le service public qu'un coût qu'il faut réduire, la suppression des emplois à venir étant une simple variable d'ajustement au déficit public, à aucun moment n'est pris en compte la richesse du service que nous apportons qui est pourtant garant d'égalité des droits, d'émancipation par l'éducation, d'accès de tous aux soins...
Contact CNT Equipement : SUB-Equipement@cnt-f.org
Conscient de l'importance de la mobilisation des salariés de l'éducation et des parents contre les réformes DARCOS et PECRESSE et inquiet de cette forme de résistance inédite, le gouvernement espère briser la contestation par la répression, multipliant sanctions financières et administratives, pressions et intimidations…
La coordination nationale Ecole en Danger dénonce et condamne les procédures disciplinaires qui visent les enseignants désobéisseurs et appelle tous les collectifs mobilisés et, plus largement, tous ceux qui sont conscients de la gravité des attaques portées contre l'école et ceux qui osent la défendre, à soutenir les enseignants sanctionnés et particulièrement :
Erwan REDON, professeur des écoles à Marseille (13), syndicaliste et militant pédagogique, qui a exprimé dans une tribune sur Rue 89 les raisons pour lesquelles il est réfractaire aux mesures en cours. Après avoir subi un retrait de salaire de trente-deux jours et un refus d'organisation de classe verte, il est convoqué à Marseille le 7 juillet 2009 à 9h devant la commission paritaire siégeant en formation disciplinaire pour « insuffisance professionnelle » et risque le licenciement. (Voir le blog du comité de soutien à Erwan).
Alain REFALO, professeur des écoles à Colomiers (31), qui a initié le mouvement de résistance pédagogique par la publication de la lettre à son inspecteur : « En conscience, je refuse d'obéir ». Après avoir subi un retrait de quatorze jours de salaire et un refus de promotion au grand choix pour avoir mis en place un atelier théâtre sur le temps de l'aide personnalisée, il est convoqué à Toulouse le jeudi 9 juillet 2009 à 15h devant la commission paritaire siégeant en formation disciplinaire pour « refus d'obéissance, manquement au devoir de réserve, incitation à la désobéissance collective et attaque publique contre un fonctionnaire de l'Education Nationale » (Voir le blog de résistance pédagogique pour l'avenir de l'école).
Bastien CAZALS, directeur d'école à St Jean de Védas (34), qui a signifié son entrée en résistance par une lettre ouverte au président de la République (en pièce jointe à cet article), développée dans son ouvrage Je suis prof et je désobéis. Après avoir subi un retrait de trente-six jours de salaire (audience au TA de Montpellier le 6 juillet à 15h), il a reçu un courrier de l'Inspecteur d'Académie de l'Hérault lui intimant l'ordre de ne plus communiquer avec aucun media pour tout sujet ayant rapport avec ses fonctions. (Voir le blog Une école pour Victor et Hugo … et les autres).
La coordination nationale Ecole en Danger invite à mener des actions de solidarité et à refuser et dénoncer ces mesures de répression qui ne pourront venir à bout de cette résistance collective pour un service public d'éducation de qualité pour tous.
La CNEED appelle notamment à signer et faire signer les pétitions de soutien à Erwan REDON, à Alain REFALO, à Bastien CAZALS et à venir nombreux de chaque département devant l'inspection académique de Marseille le 7 juillet 2009 à 9h et devant celle de Toulouse le 9 juillet 2009 à 14h.
La coordination départementale de l'Ain des collectifs pour la défense de l'école publique appel à un RASSEMBLEMENT MARDI 7 JUILLET à 16 HEURES DEVANT L'INSPECTION ACADEMIQUE DE BOURG EN BRESSE.
Porte-parole de la coordination nationale Ecole en Danger :
Isabelle CAMPANELLA (Lyon) isabelle.campanella(arobase)free.fr 04 72 00 84 66
Bruno EZ-ZAFIR (Villefranche) b.ez-zafir(arobase)laposte.net 06 10 59 62 88
Maïlys LE DEUN (Toulouse) ldmailys(arobase)free.fr 06 83 58 11 46
Hassénia SIRAT (Dijon) sirat.hassenia(arobase)hotmail.fr 06 61 41 20 52
Depuis jeudi dernier, l'Escapade (le centre culturel d'Hénin) essaye de mobiliser la population héninoise et des environs pour lutter contre l'arrivée du Front National à Hénin.
Demain une réunion se tient à partir de 18h à l'Escapade, pour tenter d'organiser un truc vendredi ou samedi, qui mobiliserait du monde etc... on a parlé de la manif' organisée le 4 juillet mais très peu de monde en ont entendu parler ; donc ça pourrait être cool que des gens du collectif antifasciste viennent demain pour parler de la manif' qui est prévue et qu'on organise vraiment un truc tous ensemble de manière à mobiliser le plus de personnes possibles.
Donc mardi pour en discuter, rendez vous à l'escapade à 18h. y'aura aussi probablement des rencontres mercredi et jeudi, même heure même endroit.
(l'Escapade : rue de l'abbaye, en plein centre ville)
Depuis jeudi dernier, l'Escapade (le centre culturel d'Hénin) essaye de mobiliser la population héninoise et des environs pour lutter contre l'arrivée du Front National à Hénin.
Demain une réunion se tient à partir de 18h à l'Escapade, pour tenter d'organiser un truc vendredi ou samedi, qui mobiliserait du monde etc... on a parlé de la manif' organisée le 4 juillet mais très peu de monde en ont entendu parler ; donc ça pourrait être cool que des gens du collectif antifasciste viennent demain pour parler de la manif' qui est prévue et qu'on organise vraiment un truc tous ensemble de manière à mobiliser le plus de personnes possibles.
Donc mardi pour en discuter, rendez vous à l'escapade à 18h. y'aura aussi probablement des rencontres mercredi et jeudi, même heure même endroit.
(l'Escapade : rue de l'abbaye, en plein centre ville)
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