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3 jours de conférences-débats les 18-19-20 mars pour développer « l'arme de la critique » nous permettant ainsi de comprendre le sort que nous réserve le système actuel et trouver les pistes pour le combattre.
- Globalisation - capitalisme
Les tentatives de reconstitutions de la première Internationale et les débuts du mouvement anarchiste à Lyon (1871-1881). Contribution du Centre de Documentation Libertaire de Lyon
- Mémoire / En une
LE CORPS DU MILITANT BASQUE JON ANZA RETROUVE
Jeudi 11 mars, nous avons appris que le corps de jon Anza avait été retrouvé dans la morgue d'un hôpital de Toulouse. Ce militant d'ETA, qui a fait 20 ans de prison, avait disparu en avril dernier alors qu'il prenait le train depuis Bayonne pour Toulouse. Selon les premières informations de la police française, il serait là depuis presque un an, mort à l'hôpital après s'être évanoui dans les rues de Toulouse.
Cette version avancée des faits est plus que troublante. Comment est-il possible d'imaginer qu'un homme recherché par la direction interrégionale de la police n'ait pas été identifié en 1 an d'enquête judiciaire, alors que son portrait était diffusé partout ?
On ne peut pas s'empêcher de penser à la guerre sale menée par le gouvernement espagnol et le GAL dans les années 80. La thèse de l'assassinat de Jon Anza devient de plus en plus probable.
Dimanche 14 mars, un grand rassemblement est prévu à 18h à Donostia, ville natale de Jon Anza
L'ARTICLE ICI :
« Si quelqu'un vous dit prochainement que le meilleur croissant du monde est vendu place Ben Gourion, ne vous moquez pas. La mairie de Paris a en effet décidé de donner le nom du premier des Premiers ministres israéliens à une grande esplanade au cœur de la ville. »
Le Yediot Aharonot a appris que le président Shimon Pérès a accepté l'invitation personnelle que lui a adressée le maire de Paris, Bertrand Delanoë, et se rendra le 13 avril prochain à Paris pour participer à l'inauguration de l'esplanade qui se trouve sur les bords de Seine, face au musée du Quai Branly.
« Le président Pérès est, depuis des décennies, la personnalité israélienne la plus connue est la plus populaire en France. Son lien personnel à David Ben Gourion fait de lui un choix naturel pour inaugurer ce site consacré au premier des Premiers ministres d'Israël », a déclaré hier l'ambassadeur d'Israël à Paris, Danny Shek./ »
"Esplanade David Ben Gourion" à Paris : une provocation !
Communiqué du NPA
jeudi 11 mars 2010
La Mairie de Paris s'apprête à inaugurer une « Esplanade David Ben Gourion » sur les quais de Seine, en présence du Président israélien Shimon Pérès. Il s'agit, selon le Conseil de Paris, de« rendre hommage à une personnalité exceptionnelle » et « d'honorer la mémoire d'un des plus grands hommes du 20ème Siècle ».
Ce projet est une véritable provocation. Le NPA constate et regrette que cette décision résulte d'un vote unanime des groupes de la majorité municipale (PS, PCF, Verts).
Ben Gourion, 1er Premier Ministre de l'Etat d'Israël, est celui qui supervisa, entre 1947 et 1949, l'expulsion de 800 000 Palestiniens, qu'il commenta en ces termes : « Nous devons tout faire pour nous assurer que les Palestiniens ne reviendront jamais ; les vieux mourront et les jeunes oublieront ».
Qui plus est, à l'heure où Israël poursuit sa politique coloniale, raciste et meurtrière à l'égard des Palestiniens, ce geste ne peut être compris que comme un soutien explicite à un Etat criminel. On se demande si la Mairie de Paris a entendu parler du Rapport Goldstone, qui établit qu'Israël s'est rendu coupable de crimes de guerre, voire de crimes contre l'humanité, à Gaza.
Le NPA condamne sans réserve ce projet honteux et se joindra aux initiatives visant à le dénoncer. L'Etat d'Israël et ses dirigeants ne doivent pas être aujourd'hui honorés mais isolés, boycottés, comme le préconise la campagne Boycott-Désinvestissement-Sanctions (BDS), dans laquelle le NPA est pleinement investi.
Une "promenade Ben Gourion" à Paris : une initiative inacceptable
Communiqué du Parti communiste français
10 mars 2010
Une « promenade Ben Gourion » sur les Quais de Seine devrait être inaugurée le 13 avril prochain par le Maire de Paris en présence du Président israélien Shimon Pérès.
Le Parti communiste français exprime sa consternation devant une telle initiative. Alors que l'Assemblée générale de l'ONU a récemment adopté le rapport Goldstone qui accuse explicitement Israël de crimes de guerre, voire de crimes contre l' Humanité, il est inacceptable que la Ville de Paris puisse ainsi apporter un soutien explicite et une légitimation à la politique d'Israël qui continue de bafouer le droit international, qui multiplie les provocations et poursuit sans relâche la colonisation des terres palestiniennes, et dont l'agression contre les Palestiniens de Gaza fit 1400 morts dont une majorité de civils.
Une telle initiative est d'autant plus condamnable que la Ville de Paris n'a jamais accepté d'attribuer le nom de Yasser Arafat à un lieu public, comme l'ont proposé plusieurs fois les élus communistes, préférant valoriser un lien unilatéral à Israël.
Le PCF affirme son opposition à une inauguration qui constitue un acte contre la paix et contre la justice. Il prendra les initiatives qui s'imposent. Dans le contexte actuel, c'est l'esprit de responsabilité qui devrait l'emporter de la part de toutes celles et ceux qui veulent sincèrement contribuer à une solution politique juste et durable au conflit du Proche-Orient.
Le Parti communiste français - 10 03 10
Tract distribué au Cinéma Gaumont Opéra pour la venue de la ministre de la "culture" israélienne Limor Livnat, venue inaugurer un festival du film israélien.
L'étranglement du peuple palestinien, c'est pas du cinéma
Passants, cinéphiles,
Nous sommes venus ce soir, devant le Gaumont Opéra à Paris, pour dénoncer la scandaleuse présence d'une ministre du gouvernement israélien, qui doit y inaugurer officiellement un « Festival du film israélien ». Limor Livnat, ministre de la Culture et des Sports dans le gouvernement de Netanyahou, le plus ouvertement raciste qu'Israël ait jamais connu, est parfaitement représentative de la bande d'assassins qui tuent, emprisonnent et affament chaque jour un peu plus le peuple palestinien.
On lui doit, entre autres exploits ou projets, celui de dispenser un « enseignement » militaire aux enfants juifs dès l'école maternelle, ou bien encore d'interdire l'usage de l'arabe comme deuxième langue officielle du pays. Parce que, explique-t-elle, Israël doit être exclusivement l'État des Juifs, et certainement pas celui de tous les citoyens du pays.
En matière de « culture », puisque telle est désormais sa fonction officielle, Livnat n'est pas non plus en reste : elle vient d'annoncer le lancement de poursuites judiciaires contre le cinéaste palestinien israélien Mohamed Bakri, coupable d'avoir exposé les massacres perpétrés par l'armée israélienne avec son film « Jénine, Jénine ».
Bénéficiant de la complicité de nombreux gouvernements, à commencer par le gouvernement français de Sarkozy et Kouchner, les dirigeants israéliens entendent continuer à venir parader, en toute impunité, comme ce soir au Gaumont Opéra.
Mais un peu partout dans le monde, un vaste mouvement de protestation citoyenne, regroupé sous le sigle BDS (B pour Boycott, D pour Désinvestissements, et S pour Sanctions) est en train de prendre le relais. Déjà, suite à des plaintes de victimes palestiniennes de la tuerie de Gaza, des dirigeants israéliens, dont l'ex-ministre Tzipi Livni, n'osent plus mettre les pieds au Royaume-Uni, où ils sont sous le coup de mandats d'arrêt.
Ce n'est pas encore le cas en France. Mais en attendant, nous vous demandons de ne pas apporter votre caution à un événement qui, sous couvert de culture, ne sert qu'à conforter une machine à écraser le peuple palestinien.
HALTE À L'ÉTRANGLEMENT DU PEUPLE PALESTINIEN !
NON AU BLOCUS DE GAZA !
HALTE À LA COLONISATION ISRAÉLIENNE !
SANCTIONS CONTRE LES CRIMINELS DE GUERRE !
Campagne Boycott, Désinvestissement, Sanctions (BDS) contre l'occupant israélien
Dimanche 28 mars à 13h, place Wilson à Dijon - Manifestation pour l'accès aux terres et l'autonomie alimentaire Pique-nique, concert, déambulation, action, interventions et débats...
Pour défricher ensemble les bases d'une agriculture locale, directe, bio et s'émanciper collectivement du modèle productiviste et industriel... Pour faire sauter le verrou de l'accès au foncier en zones rurales ou péri-urbaines. Libérons les terres !
Avec la participation/intervention de : la Confédération Paysanne 21, Terres de lien, de jeunes agriculteurs locaux, le réseau européen Reclaim The Fields, l'association Plombières environnement, l'association Kir, Espace autogéré des Tanneries, les Faucheurs volontaires 21, Food not Bombs Dijon, Groupe libertaire Dijon...
Contact : tierraylibertad_AT_potager.org

Dans sa course au rendement, le modèle agricole dominant, basé sur une logique industrielle et productiviste requiert un usage massif de pétrole, de pesticides, d'engrais, d'emballages plastiques, le transport des aliments sur des milliers de kilomètres et provoque la stérilisation des sols et des cours d'eau, la désagrégation de liens sociaux dans les campagnes et l'exode rurale, l'exploitation et le maintien dans la misère de millions de sans-papier-e-s et sans-terres en Europe et dans le monde. Son développement à l'échelle mondiale n'aura fait qu'aggraver les inégalités sociales, la destruction de la biosphère et livrer le vivant, des champs jusqu'aux semences et engrais, aux tenants de l'agro-industrie mondiale et à leurs trusts.
L'agriculture industrielle est un cercle vicieux dévastateur. Des mythes progressistes aux mentalités conservatrices, du rouleau compresseur économique aux choix étatiques, son offensive est toujours féroce, même relookée « écolo ». Partout dans le monde, des millions de paysans se battent pour garder un contrôle sur leur ressources, pouvoir nourrir les leurs et ne pas finir dans des bidonvilles. En Europe, les politiques alimentaires ont presque réussi à faire disparaître totalement la « paysannerie » en faisant en sorte qu'il soit presque impossible pour les petits agriculteurs de vivre du travail de la terre et pour les jeunes de s'installer comme paysan. Elles ont rendu la plupart d'entre nous complètement dépendant-e-s, coupé-e-s de tout savoir-faire » », espaces et pratiques connectées à la production de notre alimentation.
Autour de Dijon, des maraîchers, paysans et des associations regroupant des citadins ou des ruraux, dénoncent et défient la domination de l'agriculture conventionelle. Des initiatives variées mettent l'accent sur les divers freins institutionnels et politiques à l'installation que rencontrent notamment des projets bios orientés vers la vente directe et locale ou vers des associations. Mais l'accès au foncier demeure souvent verrouillé face à des visions en porte à faux avec l'agro-industrie et ses hypermarchés.
Chaque jour des hectares de terres dans le monde sont grignotées par le béton, et les anciennes ceintures maraîchères font sans cesse place à des zones commerciales, des parkings et des immeubles. Dijon ne transige pas à la règle : les campagnes alentours sont tenues par les gros producteurs, la ceinture maraîchère est en friche ou bitumée, et les jardins ouvriers, reflets de communautés sociales et trésors de débrouilles, tendent à disparaître, malgré les fortes demandes à ce sujet. On nous parle sans cesse d'éco-quartiers, mais au delà-du flon flon vert pour l'image et de la réalité eco-aseptisée qu'elle cache, ce que nous souhaitons (re)créer aujourd'hui ce sont des zones maraîchères au sein et en périphérie des villes. Nous voulons des terres où puissent se développer des projets agricoles pour des paysans qui souhaitent s'installer, aussi bien que des potagers qui permettent à des citadins de cultiver une partie de leur nourriture.
Les initiatives de libération de terres laissées en friche ou vouée au béton, et la mise en place de potagers collectifs sont parmi les moyens possibles pour défricher les bases d'une agriculture, locale, directe, bio.... Elles questionnent les modes de productions et le cloisonnement producteurs-consommateurs. Elles permettent de briser en acte le brevetage et la commercialisation systématique du vivant, et de fertiliser les liens qui se tissent à partir d'une terre partagée, habitée et travaillée...
Parce que la nourriture est un besoin primaire, parce qu'autonomiser l'alimentation de l'agro-industrie est à la charnière de tout projet social émancipateur, parce que nous voulons mettre nos idées en pratique et relier des actions locales aux luttes globales, parce que le refus de la nourriture industrielle ne se situe pas sous plastique et hors de prix dans un rayon high tech de supermarché. : libérons les terres !

Pique-nique gratuit, concert, déambulation, action, interventions et débats...

Samedi 20 mars à 15 heures à Pol'n 11 rue des Olivettes à Nantes
Comité des Sans Papiers 59 - CSP59 - 42, Rue Bernos – 06.80.57.50.61 - 59.800 Lille – E-mail : csp59 wanadoo.fr - [leblogducsp59.over-blog.com]
EXPULSION EN COURS D'UN SANS PAPIERS PAR LA PREFECTURE DU NORD POUR CACHER SA TENTATIVE DE SUICIDE !
Il s'appelle Amrani Seddik, il est Algérien, il a été amené jeudi 11 mars à l'aéroport de paris pour être expulsé, il est débarqué sur ordre du commandant de bord de l'avion, il est ramené au CRA de Lesquin.
Dans la nuit du vendredi 12 au samedi 13 mars à 4h du matin, il se coupe les veines et est transporté par les pompiers aux urgences de l'hôpital de Seclin pour être sauvé.
Samedi 13 mars à 12h environ il est embarqué par la police de l'hôpital de Seclin pour être conduit à l'aéroport de Paris en vu d'une expulsion.
Voilà ce qui ressemble fort à une expulsion pour camoufler un suicide manqué d'un sans papiers détenu au CRA de Lesquin.
Voilà à quoi mène la surdité et l'aveuglement d'une Préfecture qui annonce 720 régularisations par la Codrese entre 2007 et 2010.
Chiffre qui divisé par 9 associations revient à une moyenne de 80 régularisés dans une période comprise entre 2007 et 2010 par association et divisé par 3 donne une moyenne 26 régularisés par an et donc environ 2 à 3 par mois. La préfecture semble ne pas oser publier le nombre total de dossiers présentés à la Codrese dans la même période.
Signalons enfin que personne n'est dupe car les DCM (document de circulation pour mineur) constituent une bonne proportion de ces 720 régularisations préfectorales ainsi que les dossiers comme ceux de conjoints de français, etc, qui devraient être régularisés directement sans problème.
Désespérer les sans papiers qui, pour échapper à une expulsion, tentent de se suicider, est une conséquence grave du refus préfectoral d'une défense argumentée des dossiers des sans papiers, ce qui permet à des rejets arbitraires sans aucune possibilité de contraindre l'Etat à se justifier.
Voilà une drôle de conception de l'autorité de l'Etat. Voilà comment on confond état de droit et Etat autoritaire qui refuse tout contrôle citoyen au nom de la « loi rien que la loi » sauf qu'il s'agit ici du contrôle de l'application de celle ci.
Le nombre de fois que les autorités judiciaires cassent les décisions préfectorales ne cesse d'augmenter, mais bizarrement la contradiction entre la première décision des juges et les décisions en appel pose un vrai problème de cohérence de la justice. Tout se passe comme si une certaine justice a de la peine à confirmer les torts de l'exécutif. Il y va de la crédibilité de la justice.
Le CSP 59 appelle les sans papiers à rejeter le suicide auquel vous pousse l'Etat Sarkozy et la Préfecture du Nord.
Le CSP59 appelle les sans papiers à continuer à refuser de se cacher et à reprendre le combat pour faire respecter le droit à une défense argumentée et à l'obligation pour tout état de droit de motiver et justifier toute décision.
Fait le 13/03/10 Tous les mercredis, place de la République/Parvis ders droits de l'homme à 18h : Manifestation
Communiqué du CISA
Le 9 mars 2010, les enseignants syndicalistes du Cnapest (Conseil national autonome des professeurs de l'enseignement secondaire et technique) ont décidé de suspendre leur grève. Massivement suivie dans tout le pays, cette grève aura duré quinze jours. Les revendications des grévistes portaient notamment sur le régime indemnitaire, la gestion des œuvres sociales et les conditions de travail (salaires dérisoires, suivi des enseignants par la médecine du travail…).
Le CISA, qui a pu recueillir le témoignage de nombreux syndicalistes, tient à faire connaître et à dénoncer les pressions inadmissibles et illégales auxquelles ils ont été soumis de la part du pouvoir pour les contraindre à reprendre le travail : ponctions sur les salaires, menaces de « retrait d'agrément » du Cnapest (alors qu'au regard de la loi, l'agrément du gouvernement n'est pas nécessaire pour fonder un syndicat), menaces de radiation massive des grévistes (mais où trouver dès lors près de 50 000 enseignants ? Cela montre le peu de cas que le pouvoir fait de la qualité de l'enseignement). La grève a enfin été déclarée « illégale » par une cour d'Alger aux ordres (là encore, décision elle-même totalement illégale). Jusqu'à présent, le pouvoir s'était contenté d'ordonner l'arrêt de certaines grèves, et cela dans l'illégalité encore. Mais face à cette grève particulièrement déterminée, l'escalade des pressions a atteint un sommet avec des menaces directes formulées par des officiers de la police politique (le DRS, Département de renseignement et de sécurité, ex-sécurité militaire) sur les responsables du Cnapest. Ces activités de basse police montrent que le pouvoir algérien entend toujours gérer les conflits sociaux par l'intimidation et la violence.
Le CISA constate donc une escalade dans le harcèlement et la répression que subissent les syndicats autonomes algériens et, plus généralement, toutes les forces qui luttent pour plus de démocratie et de justice dans le pays. Le CISA dénonce fermement les manœuvres des appareils sécuritaires et notamment de la police politique, visant à briser une grève à la fois légitime et légale.
Ces pressions révèlent à nouveau, s'il en était besoin, la nature du pouvoir réel en Algérie, détenu par les chefs d'une police politique qui instrumentalise un gouvernement et une justice aux ordres, et qui n'hésite pas à leur faire bafouer ouvertement les lois d'une « démocratie » de pure façade.
Le CISA réaffirme son soutien sans réserve aux syndicats autonomes algériens.
12 mars
Comité international de soutien au syndicalisme autonome algérien – CISA
Communiqué du CISA
Le 9 mars 2010, les enseignants syndicalistes du Cnapest (Conseil national autonome des professeurs de l'enseignement secondaire et technique) ont décidé de suspendre leur grève. Massivement suivie dans tout le pays, cette grève aura duré quinze jours. Les revendications des grévistes portaient notamment sur le régime indemnitaire, la gestion des œuvres sociales et les conditions de travail (salaires dérisoires, suivi des enseignants par la médecine du travail…).
Le CISA, qui a pu recueillir le témoignage de nombreux syndicalistes, tient à faire connaître et à dénoncer les pressions inadmissibles et illégales auxquelles ils ont été soumis de la part du pouvoir pour les contraindre à reprendre le travail : ponctions sur les salaires, menaces de « retrait d'agrément » du Cnapest (alors qu'au regard de la loi, l'agrément du gouvernement n'est pas nécessaire pour fonder un syndicat), menaces de radiation massive des grévistes (mais où trouver dès lors près de 50 000 enseignants ? Cela montre le peu de cas que le pouvoir fait de la qualité de l'enseignement). La grève a enfin été déclarée « illégale » par une cour d'Alger aux ordres (là encore, décision elle-même totalement illégale). Jusqu'à présent, le pouvoir s'était contenté d'ordonner l'arrêt de certaines grèves, et cela dans l'illégalité encore. Mais face à cette grève particulièrement déterminée, l'escalade des pressions a atteint un sommet avec des menaces directes formulées par des officiers de la police politique (le DRS, Département de renseignement et de sécurité, ex-sécurité militaire) sur les responsables du Cnapest. Ces activités de basse police montrent que le pouvoir algérien entend toujours gérer les conflits sociaux par l'intimidation et la violence.
Le CISA constate donc une escalade dans le harcèlement et la répression que subissent les syndicats autonomes algériens et, plus généralement, toutes les forces qui luttent pour plus de démocratie et de justice dans le pays. Le CISA dénonce fermement les manœuvres des appareils sécuritaires et notamment de la police politique, visant à briser une grève à la fois légitime et légale.
Ces pressions révèlent à nouveau, s'il en était besoin, la nature du pouvoir réel en Algérie, détenu par les chefs d'une police politique qui instrumentalise un gouvernement et une justice aux ordres, et qui n'hésite pas à leur faire bafouer ouvertement les lois d'une « démocratie » de pure façade.
Le CISA réaffirme son soutien sans réserve aux syndicats autonomes algériens.
12 mars
Comité international de soutien au syndicalisme autonome algérien – CISA
Unedic, zone de non-droit : nous portons plainte. Des recalculées
Le 19 février dernier, dans la salle des criées du Palais de justice de Paris, lors d'une conférence de l'Association française de droit du travail, nous interpellions publiquement Monsieur Jean-Paul Dommergue, directeur juridique de l'Unedic.
Les grèves et les suicides de ses agents rappellent que Pôle emploi fabrique, des deux cotés du guichet, angoisse et incertitude. Lorsque le nombre de fin de droits à venir est livré à la publicité, on se souvient que l'Unedic n'indemnise qu'une minorité de chômeurs. Alors que, chaque semaine, la police intervient pour fermer des Pôle emploi et en évacuer des précaires qui réclament le respect et leurs droits, les discours officiels se chargent de faire oublier l'expérience concrète de millions de précaires, de chômeurs et d'intermittents de l'emploi. L'opacité des institutions de gestion de la population doit à tout prix être préservée...
Ce qui de l'Unedic doit demeurer caché est parfaitement mis en lumière par l'exemple des recalculés des congés maladie et maternité. En avril 2009, des centaines d'intermittents on vu du jour au lendemain et sans aucune explication, le montant de leur allocations amputé voire réduit à zéro durant plusieurs mois. Leur point commun ? Tous ces salariés avaient été en congé maternité, congé maladie ou en formation en 2008 ou 2009 et s'étaient vu attribuer par l'Unedic une allocation que celle-ci a ensuite considéré comme erronée avant de récupérer l'argent versé "par erreur" sans autre forme de procès, comme dans d'innombrables autres cas d'« indus ». L'absence de notification de ces décisions ? Illégal. Des notifications après-coup ? Illégal. Des notifications rédigées sans "motivation en fait et en droit" ? Illégal. Des diminutions d'allocations qui ne respectent pas la quotité de revenu insaisissable au regard de la loi ? Là aussi, qu'importe... Face à la mobilisation d'une partie des concernés, on se contentera de concéder de simples réductions partielles de dette tout en continuant à la réclamer et à la prélever.
Combien de temps faut-il pour ouvrir des droits ? Combien de temps faut-il pour obtenir même un rejet de demande d'allocation spécifique de solidarité (ASS) lorsque l'on a épuisé ses droits ? Comment savoir qu'existe, pour certains précaires, une maigre prime de 500 euros distribuée par Pôle emploi ? Pourquoi tant d'intermittents du spectacle qui réunissent les conditions pour être indemnisés selon les annexes VIII et X de la convention d'assurance-chômage se voient-ils ouvrir des droits pour des durées plus brèves et des montants inférieurs ? Et qu'en est-il de ceux qui pourraient être indemnisés selon la règle commune et se voient basculés en « catégorie saisonnier » parce qu'à l'instar de millions de salariés leurs pratiques d'emploi sont discontinues ? Pourquoi l'utilisation dans les Pôle emploi de panneaux d'affichages attribués par la loi aux collectifs de chômeurs, d'intermittents de précaires doit-elle, selon une instruction Pôle emploi du 27 janvier dernier, proscrire « les messages à caractère militant » ? D'aucuns trouveront inacceptable un trop irréfutable constat : l'arbitraire ne constitue pas l'exception mais l'une des modalités structurantes du fonctionnement de ces institutions de gestion des salariés.
Le Mouvement ouvrier avait progressivement conquis un droit du travail qui assurait des garanties au-delà des entreprises, du poste de travail. Or ce sont précisément ces retraites, ce chômage, ces droits sociaux qui constituent depuis longtemps déjà les enjeux d'une restauration, celle de la souveraineté que l'on voudrait incontestée - en fait et en droit - de la concurrence de tous contre tous. Ce n'est pas pour rien que la « refondation sociale » patronale de la fin des années 90 s'est d'abord appliquée à l'Unedic avec le Pare...
Face à cela, peu de recours des premiers concernés par ces décisions infondées en droit qui les spolient et les brisent ; moins encore de procédures juridictionnelles, une fabrication jurisprudentielle quasi inexistante. Le droit social est bien ce « droit diffus » dont seuls ceux qui l'ordonnent paraissent en mesure de se saisir. Face à cela, peu de conflits ouverts et, si ce n'est aux forceps, aucun espace public pour les mouvements collectifs qui savent ce que peuvent ces institutions et en font, plutôt que rien, quelque chose, une cause.
Comme ce fut le cas à une plus large échelle en 2004, suite à l'amputation rétroactive de doits ouverts, nous, recalculées par l'Unedic, nous préparons à porter plainte. Comme ce fut le cas durant les années 80, avant l'obtention d'un bien insuffisant RMI interdit aux jeunes, puis durant les 90, lorsque les mouvements de chômeurs et de précaires étaient réunis par le mot d'ordre "un revenu c'est un dû", puis, de nouveau, lors de la lutte des intermittents entamée en 2003, il n'y a pas d'autre choix que d'agir ensemble contre ce qui nous détruit. Il est temps que les chômeurs, les intermittents et l'ensemble des précaires se rencontrent et agissent pour leur compte.
Des recalculées Unedic Recalcules0809(at)cip-idf.org
Coordination des intermittent et précaires(Idf)
Quand des chômeurs interpellent l'Unedic
Dans l'enceinte du palais de justice de Paris, des précaires dénoncent l'assurance chômage comme une « zone de non-droit ».
« Mais vous voulez nous endormir ou on va parler de la réalité maintenant ? » Vendredi soir, dans la salle des Criées du tribunal de grande instance de Paris, sur l'île de la Cité, Jean-Paul Domergue, directeur juridique de l'Unedic, disserte depuis un gros quart d'heure devant l'Association française de droit du travail (AFDT) : il a refait l'histoire de la fusion ANPE-Assedic, il a défendu « l'activation des dépenses passives », justifié le recours aux opérateurs privés de placement des chômeurs pour « stimuler l'opérateur public jugé trop inefficace »... Mais dans le public, une voix non autorisée, celle de l'un des animateurs de la Coordination des intermittents d'Île-de-France (CIP-IDF), vient de l'interrompre : « La réalité, c'est quoi ? L'Unedic est une zone de non-droit : on se fait menacer, on vit dans la peur, on a les banquiers, les huissiers qui viennent chez nous, et monsieur Domergue nous endort... Mais qu'est-ce que vous croyez ? Le cauchemar ne s'arrêtera pas en nous endormant ! »
Dans l'assistance, à l'heure où les ombres des fins de droits hante l'arrière-ban de la scène politique, d'autres se lèvent et témoignent. Certaines, des chômeuses qui ont été en congé maternité ou en congé maladie ces deux dernières années, décrivent une assurance chômage où « l'arbitraire ne constitue pas l'exception, mais l'une des modalités structurantes » : l'administration leur a attribué une allocation, ensuite considérée comme erronée, et elle a, selon ce groupe de recalculées, décidé de récupérer « l'indu » sans notification, ni prise en compte de la quotité insaisissable, privant des centaines de chômeurs d'indemnisation pendant des mois. « Comment se fait-il que l'Unedic prélève des montants sur nos comptes sans même prendre la peine de nous avertir ? » lance une des recalculées. Un peu plus tard, le directeur juridique de l'Unedic se contente de répondre que l'affaire ne concerne pas son organisme, « qui n'est plus opérationnel » dans le système, mais Pôle emploi. « Normalement, on ne peut pas recouvrer dans n'importe quelle condition », concède-t-il. « Vous êtes dans votre bunker et vous ne respectez pas le droit le plus élémentaire », rétorque un militant. Une plainte va être déposée à la Halde et, surtout, l'affaire sera portée prochainement devant les tribunaux compétents.
Thomas Lemahieu, L'Humanité
Unedic, zone de non-droit : nous portons plainte. Des recalculées
Le 19 février dernier, dans la salle des criées du Palais de justice de Paris, lors d'une conférence de l'Association française de droit du travail, nous interpellions publiquement Monsieur Jean-Paul Dommergue, directeur juridique de l'Unedic.
Les grèves et les suicides de ses agents rappellent que Pôle emploi fabrique, des deux cotés du guichet, angoisse et incertitude. Lorsque le nombre de fin de droits à venir est livré à la publicité, on se souvient que l'Unedic n'indemnise qu'une minorité de chômeurs. Alors que, chaque semaine, la police intervient pour fermer des Pôle emploi et en évacuer des précaires qui réclament le respect et leurs droits, les discours officiels se chargent de faire oublier l'expérience concrète de millions de précaires, de chômeurs et d'intermittents de l'emploi. L'opacité des institutions de gestion de la population doit à tout prix être préservée...
Ce qui de l'Unedic doit demeurer caché est parfaitement mis en lumière par l'exemple des recalculés des congés maladie et maternité. En avril 2009, des centaines d'intermittents on vu du jour au lendemain et sans aucune explication, le montant de leur allocations amputé voire réduit à zéro durant plusieurs mois. Leur point commun ? Tous ces salariés avaient été en congé maternité, congé maladie ou en formation en 2008 ou 2009 et s'étaient vu attribuer par l'Unedic une allocation que celle-ci a ensuite considéré comme erronée avant de récupérer l'argent versé "par erreur" sans autre forme de procès, comme dans d'innombrables autres cas d'« indus ». L'absence de notification de ces décisions ? Illégal. Des notifications après-coup ? Illégal. Des notifications rédigées sans "motivation en fait et en droit" ? Illégal. Des diminutions d'allocations qui ne respectent pas la quotité de revenu insaisissable au regard de la loi ? Là aussi, qu'importe... Face à la mobilisation d'une partie des concernés, on se contentera de concéder de simples réductions partielles de dette tout en continuant à la réclamer et à la prélever.
Combien de temps faut-il pour ouvrir des droits ? Combien de temps faut-il pour obtenir même un rejet de demande d'allocation spécifique de solidarité (ASS) lorsque l'on a épuisé ses droits ? Comment savoir qu'existe, pour certains précaires, une maigre prime de 500 euros distribuée par Pôle emploi ? Pourquoi tant d'intermittents du spectacle qui réunissent les conditions pour être indemnisés selon les annexes VIII et X de la convention d'assurance-chômage se voient-ils ouvrir des droits pour des durées plus brèves et des montants inférieurs ? Et qu'en est-il de ceux qui pourraient être indemnisés selon la règle commune et se voient basculés en « catégorie saisonnier » parce qu'à l'instar de millions de salariés leurs pratiques d'emploi sont discontinues ? Pourquoi l'utilisation dans les Pôle emploi de panneaux d'affichages attribués par la loi aux collectifs de chômeurs, d'intermittents de précaires doit-elle, selon une instruction Pôle emploi du 27 janvier dernier, proscrire « les messages à caractère militant » ? D'aucuns trouveront inacceptable un trop irréfutable constat : l'arbitraire ne constitue pas l'exception mais l'une des modalités structurantes du fonctionnement de ces institutions de gestion des salariés.
Le Mouvement ouvrier avait progressivement conquis un droit du travail qui assurait des garanties au-delà des entreprises, du poste de travail. Or ce sont précisément ces retraites, ce chômage, ces droits sociaux qui constituent depuis longtemps déjà les enjeux d'une restauration, celle de la souveraineté que l'on voudrait incontestée - en fait et en droit - de la concurrence de tous contre tous. Ce n'est pas pour rien que la « refondation sociale » patronale de la fin des années 90 s'est d'abord appliquée à l'Unedic avec le Pare...
Face à cela, peu de recours des premiers concernés par ces décisions infondées en droit qui les spolient et les brisent ; moins encore de procédures juridictionnelles, une fabrication jurisprudentielle quasi inexistante. Le droit social est bien ce « droit diffus » dont seuls ceux qui l'ordonnent paraissent en mesure de se saisir. Face à cela, peu de conflits ouverts et, si ce n'est aux forceps, aucun espace public pour les mouvements collectifs qui savent ce que peuvent ces institutions et en font, plutôt que rien, quelque chose, une cause.
Comme ce fut le cas à une plus large échelle en 2004, suite à l'amputation rétroactive de doits ouverts, nous, recalculées par l'Unedic, nous préparons à porter plainte. Comme ce fut le cas durant les années 80, avant l'obtention d'un bien insuffisant RMI interdit aux jeunes, puis durant les 90, lorsque les mouvements de chômeurs et de précaires étaient réunis par le mot d'ordre "un revenu c'est un dû", puis, de nouveau, lors de la lutte des intermittents entamée en 2003, il n'y a pas d'autre choix que d'agir ensemble contre ce qui nous détruit. Il est temps que les chômeurs, les intermittents et l'ensemble des précaires se rencontrent et agissent pour leur compte.
Des recalculées Unedic Recalcules0809(at)cip-idf.org
Coordination des intermittent et précaires(Idf)
Quand des chômeurs interpellent l'Unedic
Dans l'enceinte du palais de justice de Paris, des précaires dénoncent l'assurance chômage comme une « zone de non-droit ».
« Mais vous voulez nous endormir ou on va parler de la réalité maintenant ? » Vendredi soir, dans la salle des Criées du tribunal de grande instance de Paris, sur l'île de la Cité, Jean-Paul Domergue, directeur juridique de l'Unedic, disserte depuis un gros quart d'heure devant l'Association française de droit du travail (AFDT) : il a refait l'histoire de la fusion ANPE-Assedic, il a défendu « l'activation des dépenses passives », justifié le recours aux opérateurs privés de placement des chômeurs pour « stimuler l'opérateur public jugé trop inefficace »... Mais dans le public, une voix non autorisée, celle de l'un des animateurs de la Coordination des intermittents d'Île-de-France (CIP-IDF), vient de l'interrompre : « La réalité, c'est quoi ? L'Unedic est une zone de non-droit : on se fait menacer, on vit dans la peur, on a les banquiers, les huissiers qui viennent chez nous, et monsieur Domergue nous endort... Mais qu'est-ce que vous croyez ? Le cauchemar ne s'arrêtera pas en nous endormant ! »
Dans l'assistance, à l'heure où les ombres des fins de droits hante l'arrière-ban de la scène politique, d'autres se lèvent et témoignent. Certaines, des chômeuses qui ont été en congé maternité ou en congé maladie ces deux dernières années, décrivent une assurance chômage où « l'arbitraire ne constitue pas l'exception, mais l'une des modalités structurantes » : l'administration leur a attribué une allocation, ensuite considérée comme erronée, et elle a, selon ce groupe de recalculées, décidé de récupérer « l'indu » sans notification, ni prise en compte de la quotité insaisissable, privant des centaines de chômeurs d'indemnisation pendant des mois. « Comment se fait-il que l'Unedic prélève des montants sur nos comptes sans même prendre la peine de nous avertir ? » lance une des recalculées. Un peu plus tard, le directeur juridique de l'Unedic se contente de répondre que l'affaire ne concerne pas son organisme, « qui n'est plus opérationnel » dans le système, mais Pôle emploi. « Normalement, on ne peut pas recouvrer dans n'importe quelle condition », concède-t-il. « Vous êtes dans votre bunker et vous ne respectez pas le droit le plus élémentaire », rétorque un militant. Une plainte va être déposée à la Halde et, surtout, l'affaire sera portée prochainement devant les tribunaux compétents.
Thomas Lemahieu, L'Humanité
Nous voici, de nouveau, à l'approche d'élections. Les affiches fleurissent un peu partout, la télévision nous assomme de messages, la presse en remplit des pages entières : n'oubliez pas d'aller voter ! Il faudrait vraiment le faire exprès pour oublier. Tout au plus peut-on se demander si c'est vraiment utile. Mais la bourgeoisie multiplie aussi les enjeux pour donner un peu de substance à ces élections régionales : et si la gauche remportait toutes les régions ? Et si le Front national amorçait un retour ? Et si la gauche radicale continuait son déclin ? Comme s'il fallait justifier de l'intérêt d'élections pour une institution, la région, dont peu de monde connaît les réelles attributions et compétences. Même le NPA nourrit l'agitation médiatique avec sa candidate voilée. Tout est fait pour dramatiser la situation : “faites attention, votre vie peut changer si vous ne votez pas !”.
Mais la question n'est pas là. L'alternance du pouvoir implique tout au plus un changement dans la forme (et encore) mais le fond reste absolument le même. Les régions qui ont basculé de droite à gauche aux dernières élections n'ont pas changé la vie de la classe exploitée.
L'enjeu n'est d'ailleurs pas plus grand aux présidentielles ou aux législatives. La question n'est pas de savoir si ce vote précis est utile, mais si le vote en général, le cirque électoral bourgeois, peut permettre d'une façon ou d'une autre, de satisfaire les intérêts de la classe ouvrière.
Le mouvement ouvrier, en se fondant sur la réalité historique, a depuis longtemps tranché la question : les élections sont non seulement inutiles à la défense des intérêts du prolétariat, mais elles sont plus encore un piège pour détourner la classe ouvrière du seul terrain où sa voix peut se faire entendre, celui de sa lutte contre les attaques du capital (1). Les élections atomisent les ouvriers dans les isoloirs en créant l'illusion d'un choix collectif et d'une unité d'action. Que se soit la gauche ou la droite qui sorte vainqueur des urnes, c'est toujours la bourgeoisie qui gagne les élections. La gauche n'a aucun programme alternatif à offrir aux ouvriers. En France, comme en Espagne ou en Grèce comme dans tous les pays, la gauche n'a pas d'autre fonction que de gérer les affaires de l'État ou de la région et de faire payer la crise du capitalisme aux travailleurs.
La classe ouvrière n'a aucune illusion à avoir. Que ce soit la gauche ou la droite, qui résident à l'Elysée, à l'Assemblée nationale, dans les régions, départements ou communes, c'est toujours la classe de ses exploiteurs qui est aux commandes d'un capitalisme dont l'état délabré ne lui laisse d'autre choix que d'étrangler la classe ouvrière. Au-delà des intérêts de chapelles et de clans en son sein, qui sont réels, la bourgeoisie ne s'intéresse pas tant à qui vont aller les suffrages qu'au nombre d'ouvriers qui vont placer encore leurs espoirs dans leur bulletin de vote. Les élections sont un moyen très efficace d'étouffer l'expression de la colère ouvrière. Le prolétariat ne peut devenir une force politique que lorsqu'il se bat sur son propre terrain de classe pour défendre ses propres intérêts contre l'exploitation, le chômage, les licenciements, la dégradation de ses conditions d'existence. Il ne peut offrir une autre alternative au capitalisme en crise qu'en développant ses luttes de façon solidaire et unie et en prenant son destin en mains.
Certains se disent peut-être que ces élections sont l'occasion de laisser un message à Nicolas Sarkozy en réaction à sa politique ? Mais ce vote “utile” destiné à sanctionner la politique du chef de l'État ne changera pas la condition de la classe ouvrière. Cette mascarade électorale ne peut qu'entraîner les exploités derrière les illusions démocratiques de telle ou telle clique bourgeoise. Il ne peut que les pousser à déserter le seul chemin capable de construire un vrai rapport de force face aux attaques incessantes qu'ils subissent quotidiennement : celui de la lutte, des grèves et des manifestations massives.
GD - Courant Communiste International - www.internationalism.org
1) A ce sujet, le CCI a récemment édité une brochure sur la question électorale : “Les élections, un piège pour la classe ouvrière” .
Nous voici, de nouveau, à l'approche d'élections. Les affiches fleurissent un peu partout, la télévision nous assomme de messages, la presse en remplit des pages entières : n'oubliez pas d'aller voter ! Il faudrait vraiment le faire exprès pour oublier. Tout au plus peut-on se demander si c'est vraiment utile. Mais la bourgeoisie multiplie aussi les enjeux pour donner un peu de substance à ces élections régionales : et si la gauche remportait toutes les régions ? Et si le Front national amorçait un retour ? Et si la gauche radicale continuait son déclin ? Comme s'il fallait justifier de l'intérêt d'élections pour une institution, la région, dont peu de monde connaît les réelles attributions et compétences. Même le NPA nourrit l'agitation médiatique avec sa candidate voilée. Tout est fait pour dramatiser la situation : “faites attention, votre vie peut changer si vous ne votez pas !”.
Mais la question n'est pas là. L'alternance du pouvoir implique tout au plus un changement dans la forme (et encore) mais le fond reste absolument le même. Les régions qui ont basculé de droite à gauche aux dernières élections n'ont pas changé la vie de la classe exploitée.
L'enjeu n'est d'ailleurs pas plus grand aux présidentielles ou aux législatives. La question n'est pas de savoir si ce vote précis est utile, mais si le vote en général, le cirque électoral bourgeois, peut permettre d'une façon ou d'une autre, de satisfaire les intérêts de la classe ouvrière.
Le mouvement ouvrier, en se fondant sur la réalité historique, a depuis longtemps tranché la question : les élections sont non seulement inutiles à la défense des intérêts du prolétariat, mais elles sont plus encore un piège pour détourner la classe ouvrière du seul terrain où sa voix peut se faire entendre, celui de sa lutte contre les attaques du capital (1). Les élections atomisent les ouvriers dans les isoloirs en créant l'illusion d'un choix collectif et d'une unité d'action. Que se soit la gauche ou la droite qui sorte vainqueur des urnes, c'est toujours la bourgeoisie qui gagne les élections. La gauche n'a aucun programme alternatif à offrir aux ouvriers. En France, comme en Espagne ou en Grèce comme dans tous les pays, la gauche n'a pas d'autre fonction que de gérer les affaires de l'État ou de la région et de faire payer la crise du capitalisme aux travailleurs.
La classe ouvrière n'a aucune illusion à avoir. Que ce soit la gauche ou la droite, qui résident à l'Elysée, à l'Assemblée nationale, dans les régions, départements ou communes, c'est toujours la classe de ses exploiteurs qui est aux commandes d'un capitalisme dont l'état délabré ne lui laisse d'autre choix que d'étrangler la classe ouvrière. Au-delà des intérêts de chapelles et de clans en son sein, qui sont réels, la bourgeoisie ne s'intéresse pas tant à qui vont aller les suffrages qu'au nombre d'ouvriers qui vont placer encore leurs espoirs dans leur bulletin de vote. Les élections sont un moyen très efficace d'étouffer l'expression de la colère ouvrière. Le prolétariat ne peut devenir une force politique que lorsqu'il se bat sur son propre terrain de classe pour défendre ses propres intérêts contre l'exploitation, le chômage, les licenciements, la dégradation de ses conditions d'existence. Il ne peut offrir une autre alternative au capitalisme en crise qu'en développant ses luttes de façon solidaire et unie et en prenant son destin en mains.
Certains se disent peut-être que ces élections sont l'occasion de laisser un message à Nicolas Sarkozy en réaction à sa politique ? Mais ce vote “utile” destiné à sanctionner la politique du chef de l'État ne changera pas la condition de la classe ouvrière. Cette mascarade électorale ne peut qu'entraîner les exploités derrière les illusions démocratiques de telle ou telle clique bourgeoise. Il ne peut que les pousser à déserter le seul chemin capable de construire un vrai rapport de force face aux attaques incessantes qu'ils subissent quotidiennement : celui de la lutte, des grèves et des manifestations massives.
GD - Courant Communiste International - www.internationalism.org
1) A ce sujet, le CCI a récemment édité une brochure sur la question électorale : “Les élections, un piège pour la classe ouvrière” .
Aux côtés des salariés de Continental Manifestation mercredi 7 avril
à 12 h30 Gare de Compiègne
Pas de vengeance financière de l'Etat contre les travailleurs en lutte
L'intersyndicale et le Comité de lutte des travailleurs de Continental-Clairoix appellent les travailleurs, la population, les organisations syndicales et politiques à se joindre à la manifestation organisée mercredi 7 avril à 12h30 à la gare de Compiégne en vue de se rendre au tribunal où sont convoqués six travailleurs de l'usine. En effet, la Cour d'appel d'Amiens a, le 5 février, annulé les peines de prison prononcées en septembre dernier par le tribunal de Compiègne, en les transformant en simple amendes. Cela dit l'Etat, c'est à dire le gouvernement, a maintenu à l'encontre de ces six salariés, des demandes de remboursements de sommes qui pourraient être totalement démesurées.
C'est à dire qu'après avoir reçu un désaveu politique de la part de la Cour d'appel, qui a reconnu comme fondés les mouvements entrepris par les travailleurs de Continental menacés de licenciements, tout laisse à penser que les représentants du gouvernment voudraient avoir leur revanche en faisant tomber sur les travailleurs pris en otage, et derrière eux les 1120 autres, de lourdes condamnations financières.
C'est minable, sordide et indigne, mais c'est à l'image de ce qu'ont a subir tous les travailleurs. Le pouvoir, au service des grands groupes industriels, voudrait décourager les travailleurs de se défendre. Il n'y arrivera pas. Les travailleurs de Continental qui ont fait bloc avec leurs camarades poursuivis, et tous ceux qui sont venus leur apporter leur soutien, ont montré que la solidarité ouvrière n'était pas un vain mot.
Le combat continue pour demander l'arrêt de ce processus. L'Etat, qui distribue à qui mieux-mieux des milliards par centaines à tous les grands groupes et aux banques, doit retirer sa partie civile, et renoncer à toute vengeance financière.
Tous mercredi 7 avril à Compiégne
Aux côtés des salariés de Continental Manifestation mercredi 7 avril
à 12 h30 Gare de Compiègne
Pas de vengeance financière de l'Etat contre les travailleurs en lutte
L'intersyndicale et le Comité de lutte des travailleurs de Continental-Clairoix appellent les travailleurs, la population, les organisations syndicales et politiques à se joindre à la manifestation organisée mercredi 7 avril à 12h30 à la gare de Compiégne en vue de se rendre au tribunal où sont convoqués six travailleurs de l'usine. En effet, la Cour d'appel d'Amiens a, le 5 février, annulé les peines de prison prononcées en septembre dernier par le tribunal de Compiègne, en les transformant en simple amendes. Cela dit l'Etat, c'est à dire le gouvernement, a maintenu à l'encontre de ces six salariés, des demandes de remboursements de sommes qui pourraient être totalement démesurées.
C'est à dire qu'après avoir reçu un désaveu politique de la part de la Cour d'appel, qui a reconnu comme fondés les mouvements entrepris par les travailleurs de Continental menacés de licenciements, tout laisse à penser que les représentants du gouvernment voudraient avoir leur revanche en faisant tomber sur les travailleurs pris en otage, et derrière eux les 1120 autres, de lourdes condamnations financières.
C'est minable, sordide et indigne, mais c'est à l'image de ce qu'ont a subir tous les travailleurs. Le pouvoir, au service des grands groupes industriels, voudrait décourager les travailleurs de se défendre. Il n'y arrivera pas. Les travailleurs de Continental qui ont fait bloc avec leurs camarades poursuivis, et tous ceux qui sont venus leur apporter leur soutien, ont montré que la solidarité ouvrière n'était pas un vain mot.
Le combat continue pour demander l'arrêt de ce processus. L'Etat, qui distribue à qui mieux-mieux des milliards par centaines à tous les grands groupes et aux banques, doit retirer sa partie civile, et renoncer à toute vengeance financière.
Tous mercredi 7 avril à Compiégne
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La vie, toute la vie, est dans le présent. Attendre c'est la perdre. Attendre demain pour être libre, pour jouir d'être, pour se sentir vivre ? Nous ne faisons plus ce jeu. Le temps passé en attente est irrémédiablement perdu, et nous tenons à ne rien perdre de la vie. La révolte complète la pensée ou le rêve par l'action immédiate. Le reste n'est que verbiage, ou poursuite de mirages.
Les révoltes immédiates exigent impérieusement tout notre effort. Nous n'avons ni loisirs ni les moyens de le gaspiller en vue de révoltes très futures et très hypothétiques.
Le Rétif, Vers les mirages, Dans L'anarchie, n° 309, 9 mars 1911.
[Affiche trouvée sur les murs de Paris, mars 2010.]
lire le texte "Vers les mirages"
Voir l'affiche "Il n'y a pas de paradis futur"
La vie, toute la vie, est dans le présent. Attendre c'est la perdre. Attendre demain pour être libre, pour jouir d'être, pour se sentir vivre ? Nous ne faisons plus ce jeu. Le temps passé en attente est irrémédiablement perdu, et nous tenons à ne rien perdre de la vie. La révolte complète la pensée ou le rêve par l'action immédiate. Le reste n'est que verbiage, ou poursuite de mirages.
Les révoltes immédiates exigent impérieusement tout notre effort. Nous n'avons ni loisirs ni les moyens de le gaspiller en vue de révoltes très futures et très hypothétiques.
Le Rétif, Vers les mirages, Dans L'anarchie, n° 309, 9 mars 1911.
[Affiche trouvée sur les murs de Paris, mars 2010.]
lire le texte "Vers les mirages"
Voir l'affiche "Il n'y a pas de paradis futur"
Bruno Lima Rocha, Brazilian political scientist (phd) It was proven that those that had nothing could have less on Tuesday January 12th.The earthquake in Haiti devastated the little reconstruction that was done by the U.N. forces which are still controlled by the regional power with global intentions : Brazil.
At the moment the country is trying to survive between the pouring in of humanitarian aid, the dispute over the returning hegemony in the region by the U.S., the limited capacity to install anything but extreme poverty, corruption and violence.
It should be noted that the tragedy caused by the seismic tremor only worsened what was already horrible. Other quakes struck the region, in El Salvador and Mexico, and did not cause societal collapse - much to the contrary.
The social disintegration of the poorest country in the Americas is also the result of predatory behavior directly influenced by the U.S.
It is impossible to understand what is happening today in Haiti without taking into account the violent repression and imperialist actions that the Francophone half of Hispaniola has suffered. This is the same population that proudly won its independence in 1804, before Brazil, Argentina or Mexico.
The glories of its birth were not reiterated in the 20th century. At that time Haitians lived under a mix of U.S. military occupation and a dictatorship with imperial airs.
The Duvalier “dynasty,” beginning with François (1957-1971, aka “Papa Doc”) and his son François (1971-1986, aka “Baby Doc"), was preceded by U.S. military occupation between 1915 and 1934 and left deeply violent roots in the population.
The dictatorship was overthrown by a popular uprising in 1986 which was reacting to the terror caused by the Tonton Macoutes, a pro-Duvalier militia.
Democracy lasted only a few months. Members of the infamous Voluntary Militia for the Defense of National Security were not punished for crimes against humanity by the government of the then elected ex-priest Jean Bertrand Aristide.
The new Haitian began when the former Father was ousted by the military, after only a few months in power. This opened the doors for American or U.N. intervention.
In 1994 Aristide returned to power with the help of occupation troops. This “help” came with the recommendation to privatize the few state run businesses.
From 2000 to 2004 the U.S. embargo heightened the local oligarchy's interests and paramilitaries destabilized all of the government's initiatives.
Certainly, “helping” reconstruct a country is not selling the leftovers or handing out contracts to friendly businesses.
Various serious academic sources point out that Haiti's reconstruction includes the urgent need for subsidies and promotion of agriculture, the base for production in the country.
In 1970 the country produced 90% of the food it consumed. Currently 55% of food is imported. Any serious attempt for long term reconstruction will begin with agriculture. All that's missing is to join up with the U.S. State Department.
Ps : This article was kindly translated by Patrick Flint to Mondokio.com website
Link to this article at Bruno's website : http://www.estrategiaeanalise.com.b...
Further Contact : msn : blimarocha hotmail.com / skype : bruno.lima.rocha / email : blimarocha gmail.com / website : [www.estrategiaeanalise.com.br]
Bruno Lima Rocha, Brazilian political scientist (phd) It was proven that those that had nothing could have less on Tuesday January 12th.The earthquake in Haiti devastated the little reconstruction that was done by the U.N. forces which are still controlled by the regional power with global intentions : Brazil.
At the moment the country is trying to survive between the pouring in of humanitarian aid, the dispute over the returning hegemony in the region by the U.S., the limited capacity to install anything but extreme poverty, corruption and violence.
It should be noted that the tragedy caused by the seismic tremor only worsened what was already horrible. Other quakes struck the region, in El Salvador and Mexico, and did not cause societal collapse - much to the contrary.
The social disintegration of the poorest country in the Americas is also the result of predatory behavior directly influenced by the U.S.
It is impossible to understand what is happening today in Haiti without taking into account the violent repression and imperialist actions that the Francophone half of Hispaniola has suffered. This is the same population that proudly won its independence in 1804, before Brazil, Argentina or Mexico.
The glories of its birth were not reiterated in the 20th century. At that time Haitians lived under a mix of U.S. military occupation and a dictatorship with imperial airs.
The Duvalier “dynasty,” beginning with François (1957-1971, aka “Papa Doc”) and his son François (1971-1986, aka “Baby Doc"), was preceded by U.S. military occupation between 1915 and 1934 and left deeply violent roots in the population.
The dictatorship was overthrown by a popular uprising in 1986 which was reacting to the terror caused by the Tonton Macoutes, a pro-Duvalier militia.
Democracy lasted only a few months. Members of the infamous Voluntary Militia for the Defense of National Security were not punished for crimes against humanity by the government of the then elected ex-priest Jean Bertrand Aristide.
The new Haitian began when the former Father was ousted by the military, after only a few months in power. This opened the doors for American or U.N. intervention.
In 1994 Aristide returned to power with the help of occupation troops. This “help” came with the recommendation to privatize the few state run businesses.
From 2000 to 2004 the U.S. embargo heightened the local oligarchy's interests and paramilitaries destabilized all of the government's initiatives.
Certainly, “helping” reconstruct a country is not selling the leftovers or handing out contracts to friendly businesses.
Various serious academic sources point out that Haiti's reconstruction includes the urgent need for subsidies and promotion of agriculture, the base for production in the country.
In 1970 the country produced 90% of the food it consumed. Currently 55% of food is imported. Any serious attempt for long term reconstruction will begin with agriculture. All that's missing is to join up with the U.S. State Department.
Ps : This article was kindly translated by Patrick Flint to Mondokio.com website
Link to this article at Bruno's website : http://www.estrategiaeanalise.com.b...
Further Contact : msn : blimarocha hotmail.com / skype : bruno.lima.rocha / email : blimarocha gmail.com / website : [www.estrategiaeanalise.com.br]
ou le temps de la révolution… de l'agriculture
pour une vraie nourriture et pour la santé !
Mercredi 17 mars au Ciné Duchère, à 19h30 : dégustation, à 20h : projection suivie d'une rencontre avec Jacques Grosman, ingénieur agronome, et l'association Arbralegumes.

La vie, toute la vie, est dans le présent. Attendre c’est la perdre. Attendre demain pour être libre, pour jouir d’être, pour se sentir vivre ? Nous ne faisons plus ce jeu. Le temps passé en attente est irrémédiablement perdu, et nous tenons à ne rien perdre de la vie. La révolte complète la pensée ou le rêve par l’action immédiate. Le reste n’est que verbiage, ou poursuite de mirages.
Seule réponse de l'administration : le retour forcé volontaire
Seule réponse de l'administration : le retour forcé volontaire Lundi 8 mars dans l'après midi, un camp rassemblant dans des abris de fortune environ 200 Roms a subi une agression extrêmement violente. Des personnes armées de battes de base-ball l'ont attaqué et mis le feu aux baraques. De nombreux témoignages évoquent la présence passive de policiers municipaux sur les lieux dés le début de ces évènements.
Ces familles ont été regroupées le soir même, à l'initiative de la Mairie, dans un gymnase de Massy. La plupart indiquent qu'il leur a été provisoirement interdit de le quitter alors qu'aucun cadre juridique ne prévoit leur privation de liberté.
102 personnes ont été "rapatriées" en Roumanie dès ce matin dans le cadre de l'aide au retour volontaire. Il est prévu que les personnes restantes le soient dans la soirée, à bord d'avions "mis à disposition" par l'administration, sans que l'on connaisse exactement la procédure légale appliqué par l'administration pour cette deuxième vague.
Parmi ces personnes figurent une dizaine de mineurs isolés dont l'expulsion est totalement interdite. Seul un rapatriement pourrait être envisagé sous le contrôle du juge des enfants.
Alors que ces familles ont été victimes de violences extrêmement graves, l'administration choisit de se "débarrasser" de ces personnes en catimini, en extrême urgence et dans des conditions légales incertaines.
Nous dénonçons le climat délétère vis-à-vis de la communauté Rom et les conditions dans lesquelles le regroupement dans le gymnase a eu lieu.
Le traitement infligé à ces familles en état de choc est inacceptable. Loin de chercher à les protéger, les pouvoirs publics profitent de cette situation pour faire pression sur les familles et les inciter fortement à un départ "volontaire", alors même que le TGI d'Evry avait donné raison à ces familles Roms qui s'opposaient à leur expulsion de ce terrain et que la décision de la Cour d'Appel était attendue pour le 16 mars.
Nous dénonçons le traitement discriminatoire et la maltraitance institutionnelle de ces populations sur le sol français, largement reconnus par la délibération de la HALDE n°2009-372 du 26 octobre 2009. Cette maltraitance, fondée sur une méconnaissance totale des réalités de terrain et des préjugés profondément ancrés vis-à-vis des Roms, est multiple.
Les associations demandent à ce qu'une enquête soit faite sur ces faits extrêmement graves, notamment sur l'attitude passive de la police municipale, ainsi que sur le cadre légal dans lequel s'est déroulé l'ensemble de la procédure.
Contacts presse :
Hors la Rue :
Alexandre Le Clève / alexandre.lecleve horslarue.org
Seule réponse de l'administration : le retour forcé volontaire
Seule réponse de l'administration : le retour forcé volontaire Lundi 8 mars dans l'après midi, un camp rassemblant dans des abris de fortune environ 200 Roms a subi une agression extrêmement violente. Des personnes armées de battes de base-ball l'ont attaqué et mis le feu aux baraques. De nombreux témoignages évoquent la présence passive de policiers municipaux sur les lieux dés le début de ces évènements.
Ces familles ont été regroupées le soir même, à l'initiative de la Mairie, dans un gymnase de Massy. La plupart indiquent qu'il leur a été provisoirement interdit de le quitter alors qu'aucun cadre juridique ne prévoit leur privation de liberté.
102 personnes ont été "rapatriées" en Roumanie dès ce matin dans le cadre de l'aide au retour volontaire. Il est prévu que les personnes restantes le soient dans la soirée, à bord d'avions "mis à disposition" par l'administration, sans que l'on connaisse exactement la procédure légale appliqué par l'administration pour cette deuxième vague.
Parmi ces personnes figurent une dizaine de mineurs isolés dont l'expulsion est totalement interdite. Seul un rapatriement pourrait être envisagé sous le contrôle du juge des enfants.
Alors que ces familles ont été victimes de violences extrêmement graves, l'administration choisit de se "débarrasser" de ces personnes en catimini, en extrême urgence et dans des conditions légales incertaines.
Nous dénonçons le climat délétère vis-à-vis de la communauté Rom et les conditions dans lesquelles le regroupement dans le gymnase a eu lieu.
Le traitement infligé à ces familles en état de choc est inacceptable. Loin de chercher à les protéger, les pouvoirs publics profitent de cette situation pour faire pression sur les familles et les inciter fortement à un départ "volontaire", alors même que le TGI d'Evry avait donné raison à ces familles Roms qui s'opposaient à leur expulsion de ce terrain et que la décision de la Cour d'Appel était attendue pour le 16 mars.
Nous dénonçons le traitement discriminatoire et la maltraitance institutionnelle de ces populations sur le sol français, largement reconnus par la délibération de la HALDE n°2009-372 du 26 octobre 2009. Cette maltraitance, fondée sur une méconnaissance totale des réalités de terrain et des préjugés profondément ancrés vis-à-vis des Roms, est multiple.
Les associations demandent à ce qu'une enquête soit faite sur ces faits extrêmement graves, notamment sur l'attitude passive de la police municipale, ainsi que sur le cadre légal dans lequel s'est déroulé l'ensemble de la procédure.
Contacts presse :
Hors la Rue :
Alexandre Le Clève / alexandre.lecleve horslarue.org
8 mars : Les femmes du Moyen-Orient unies contre la violence
Plus de 500 féministes et militantes ainsi que quelques organisations pour les droits humains et les droits des femmes au Moyen-Orient et dans le monde ont signé une déclaration pour revendiquer la fin du militarisme, de la domination, de la guerre, des discriminations et des inégalités sociales dans la région du Moyen-Orient. La déclaration, publiée par des militantes iraniennes des droits des femmes, est la suivante :
Le 8 mars 1857 des ouvrières d'ateliers et d'usines textile de New York sont descendues dans les rues pour les augmentations de salaires, la réduction des heures de travail et l'amélioration des misérables conditions de travail. La manifestation a sombré dans la violence quand la police a attaqué et cogné les manifestantes. Environ 50 ans plus tard, en 1913, suite aux protestations continues des femmes, le 8 mars fut choisi par les femmes en lutte comme « Journée Internationale des Femmes ». Après près de soixante ans de luttes, les Nations Unies ont officiellement reconnu ce jour en 1975.
Jusqu'à aujourd'hui, la Journée Internationale des Femmes a été l'occasion de larges protestations contre la guerre, le militarisme, la domination et la violence. Parmi ces occasions, nous pouvons citer les 8 mars 1915 et 1916 où des slogans furent scandés contre la guerre impérialiste, le 8 mars 1936 à Berlin en protestation contre le fascisme et le 8 mars 1969 aux Etats-Unis contre la guerre du Vietnam.
Les années passent et les femmes du Moyen-Orient se trouvent toujours dans une situation qui, dans de nombreux pays, fait désormais partie de la mémoire historique. Depuis des années, les femmes du Moyen-Orient doivent affronter la guerre, la domination, le militarisme, la violence, le contrôle et la sécurité des forces de sécurité, ainsi que les discriminations et les inégalités sociales. Malgré d'incessantes luttes populaires, les événements de ces dernières années dans la région, venant tant des conditions internes que des interférences extérieures, ont rendu la situation de plus en plus critique et parfois catastrophique. Si les discriminations sur la base du genre, du groupe ethnique et de la classe sociale affectent tous ceux qui vivent dans la région, les femmes sont constamment soumises aux plus grands dangers.
Les exemples de cette violence et des droits des femmes qui sont foulés aux pieds peuvent être clairement vus avec le développement des mariages forcés et précoces, l'enrôlement, la violence liée à l'honneur familial et masculin, et les multiples facettes du contrôle et de la répression sur tous les aspects de la vie des femmes dans la région.
Maintenant que cela va faire cent ans qu'a commencé la première généralisation des protestations des femmes pour la Journée Internationale des Femmes, nous, femmes du Moyen-Orient, demandons la fin du militarisme, de la domination, des discriminations et des différentes formes d'inégalités sociales. Nous demandons à toutes nos soeurs à travers le monde de déclarer leur solidarité avec nous face aux différentes formes de violences contre les femmes dans la région et de lutter à nos côtés pour y mettre fin.
Déclaration soutenue par :
Amnesty International, CODEPINK Women for Peace (Etats-Unis), Amargi Women's Cooperative (Turquie), Amargi Feminist Review (Turquie), Marche Mondiale des Femmes : Network for Women's Rights (Pakistan), The World Centers of Compassion for Children International (Etats-Unis), Women's Resource Center (Erevan, Armenie), Women News
340 camarades iraniennes ont également signé et soutenu cette déclaration.
Change for Equality, 10 mars 2010
8 mars : Les femmes du Moyen-Orient unies contre la violence
Plus de 500 féministes et militantes ainsi que quelques organisations pour les droits humains et les droits des femmes au Moyen-Orient et dans le monde ont signé une déclaration pour revendiquer la fin du militarisme, de la domination, de la guerre, des discriminations et des inégalités sociales dans la région du Moyen-Orient. La déclaration, publiée par des militantes iraniennes des droits des femmes, est la suivante :
Le 8 mars 1857 des ouvrières d'ateliers et d'usines textile de New York sont descendues dans les rues pour les augmentations de salaires, la réduction des heures de travail et l'amélioration des misérables conditions de travail. La manifestation a sombré dans la violence quand la police a attaqué et cogné les manifestantes. Environ 50 ans plus tard, en 1913, suite aux protestations continues des femmes, le 8 mars fut choisi par les femmes en lutte comme « Journée Internationale des Femmes ». Après près de soixante ans de luttes, les Nations Unies ont officiellement reconnu ce jour en 1975.
Jusqu'à aujourd'hui, la Journée Internationale des Femmes a été l'occasion de larges protestations contre la guerre, le militarisme, la domination et la violence. Parmi ces occasions, nous pouvons citer les 8 mars 1915 et 1916 où des slogans furent scandés contre la guerre impérialiste, le 8 mars 1936 à Berlin en protestation contre le fascisme et le 8 mars 1969 aux Etats-Unis contre la guerre du Vietnam.
Les années passent et les femmes du Moyen-Orient se trouvent toujours dans une situation qui, dans de nombreux pays, fait désormais partie de la mémoire historique. Depuis des années, les femmes du Moyen-Orient doivent affronter la guerre, la domination, le militarisme, la violence, le contrôle et la sécurité des forces de sécurité, ainsi que les discriminations et les inégalités sociales. Malgré d'incessantes luttes populaires, les événements de ces dernières années dans la région, venant tant des conditions internes que des interférences extérieures, ont rendu la situation de plus en plus critique et parfois catastrophique. Si les discriminations sur la base du genre, du groupe ethnique et de la classe sociale affectent tous ceux qui vivent dans la région, les femmes sont constamment soumises aux plus grands dangers.
Les exemples de cette violence et des droits des femmes qui sont foulés aux pieds peuvent être clairement vus avec le développement des mariages forcés et précoces, l'enrôlement, la violence liée à l'honneur familial et masculin, et les multiples facettes du contrôle et de la répression sur tous les aspects de la vie des femmes dans la région.
Maintenant que cela va faire cent ans qu'a commencé la première généralisation des protestations des femmes pour la Journée Internationale des Femmes, nous, femmes du Moyen-Orient, demandons la fin du militarisme, de la domination, des discriminations et des différentes formes d'inégalités sociales. Nous demandons à toutes nos soeurs à travers le monde de déclarer leur solidarité avec nous face aux différentes formes de violences contre les femmes dans la région et de lutter à nos côtés pour y mettre fin.
Déclaration soutenue par :
Amnesty International, CODEPINK Women for Peace (Etats-Unis), Amargi Women's Cooperative (Turquie), Amargi Feminist Review (Turquie), Marche Mondiale des Femmes : Network for Women's Rights (Pakistan), The World Centers of Compassion for Children International (Etats-Unis), Women's Resource Center (Erevan, Armenie), Women News
340 camarades iraniennes ont également signé et soutenu cette déclaration.
Change for Equality, 10 mars 2010
Notre époque est celle de la crise générale du capitalisme, et donc de la marche au fascisme.
Hapoel a pour ambition d'aider l'autodéfense populaire juive à s'organiser, se structurer, se développer : c'est une question de survie à moyen terme.
Mais pour vaincre, l'autodéfense juive doit avoir une orientation, une direction, une perspective, un espoir.
Autrement, elle se perdra dans le brouillard, et finira comme le mouvement populaire d'autodéfense juive dans les années 1980 : trahie par le sionisme.
Sauf que cette fois, ce seront des dizaines d'Ilan Halimi et de Sébastien Sellam qui en paieront le prix – si ce n'est à terme un nouveau génocide.
Voilà pourquoi l'autodéfense populaire juive doit avoir un contenu, un contenu politique.
Ce contenu politique, c'est l'antifascisme, c'est la révolution, c'est le mouvement réel qui abolit l'ordre existant.
L'autodéfense juive ne pourra pas faire l'économie d'une analyse précise, profonde, réaliste de la société française, de son effondrement, de sa tendance au fascisme
Voilà pourquoi Hapoel met ici en avant une compilation de documents sur la crise et le fascisme, qui ne sont pas généraux et abstraits mais reflètent une pratique dans les entrailles de la réalité française, une pratique d'une grande densité et profondeur.
Ces documents sont aussi bien de l'ordre de l'économie politique (analyse concrète de la crise et de l'appareil d'État), que de la culture (compréhension de la nature « romantique » du fascisme) ou bien de la politique (l'antifascisme de l'Internationale Communiste).
Cette brochure vient d'être mise à disposition par le Parti Communiste Marxiste-Léniniste-Maoïste (PCMLM), et est d'une grande utilité pour orienter son activité antifasciste aujourd'hui en France.
Il n'y a pas de secret : hier, Missak Manouchian et Joseph Epstein avaient une théorie et des perspectives dans la lutte militaire contre le nazisme.
Aujourd'hui, il n'y a pas le choix non plus : pour une autodéfense juive à la hauteur de notre époque, il faut se remettre à niveau, savoir qui sont nos amiEs et où vont nos ennemis.
Hapoel n'est pas là pour la pose, Hapoel est l'expression du mot d'ordre : vaincre pour vivre.
Voilà pourquoi Hapoel compte très sérieusement se donner les moyens d'appuyer la résistance populaire juive.
Juif ! Juive ! Étudie la crise et le fascisme ! Pas d'autodéfense juive sans politique révolutionnaire !
Crise et fascisme
Quelle est la thèse du PCMLM, son identité politique ?
Pour nous, la question écologique est en définitive la question de la contradiction entre villes et campagnes.
La question de la crise générale du capitalisme et du fascisme est en définitive la question de la contradiction entre le travail manuel et le travail intellectuel.
Nous avons mené un grand travail de fond quant au fascisme et l'antifascisme. Ainsi, à côté du PDF imprimable sur Vernadsky et la biosphère, en voici un second sur la crise et le fascisme. Les textes rassemblés dans la brochure Crise et fascisme permettent une première entrée dans l'une des deux grandes questions de notre époque.
Il va de soi que cela ne signifie pas que cette compilation suffise en soi, mais il y a déjà d'indiquées les principes orientations qu'il faut, selon nous, prendre et assumer.
En avant avec le PCMLM pour comprendre les enjeux de notre époque, notre époque elle-même, pour comprendre les lois de la révolution et mener la révolution socialiste, pour le communisme !
http://www.hapoel.fr/2010/03/crise-...
Participez à notre forum antifasciste :
Notre époque est celle de la crise générale du capitalisme, et donc de la marche au fascisme.
Hapoel a pour ambition d'aider l'autodéfense populaire juive à s'organiser, se structurer, se développer : c'est une question de survie à moyen terme.
Mais pour vaincre, l'autodéfense juive doit avoir une orientation, une direction, une perspective, un espoir.
Autrement, elle se perdra dans le brouillard, et finira comme le mouvement populaire d'autodéfense juive dans les années 1980 : trahie par le sionisme.
Sauf que cette fois, ce seront des dizaines d'Ilan Halimi et de Sébastien Sellam qui en paieront le prix – si ce n'est à terme un nouveau génocide.
Voilà pourquoi l'autodéfense populaire juive doit avoir un contenu, un contenu politique.
Ce contenu politique, c'est l'antifascisme, c'est la révolution, c'est le mouvement réel qui abolit l'ordre existant.
L'autodéfense juive ne pourra pas faire l'économie d'une analyse précise, profonde, réaliste de la société française, de son effondrement, de sa tendance au fascisme
Voilà pourquoi Hapoel met ici en avant une compilation de documents sur la crise et le fascisme, qui ne sont pas généraux et abstraits mais reflètent une pratique dans les entrailles de la réalité française, une pratique d'une grande densité et profondeur.
Ces documents sont aussi bien de l'ordre de l'économie politique (analyse concrète de la crise et de l'appareil d'État), que de la culture (compréhension de la nature « romantique » du fascisme) ou bien de la politique (l'antifascisme de l'Internationale Communiste).
Cette brochure vient d'être mise à disposition par le Parti Communiste Marxiste-Léniniste-Maoïste (PCMLM), et est d'une grande utilité pour orienter son activité antifasciste aujourd'hui en France.
Il n'y a pas de secret : hier, Missak Manouchian et Joseph Epstein avaient une théorie et des perspectives dans la lutte militaire contre le nazisme.
Aujourd'hui, il n'y a pas le choix non plus : pour une autodéfense juive à la hauteur de notre époque, il faut se remettre à niveau, savoir qui sont nos amiEs et où vont nos ennemis.
Hapoel n'est pas là pour la pose, Hapoel est l'expression du mot d'ordre : vaincre pour vivre.
Voilà pourquoi Hapoel compte très sérieusement se donner les moyens d'appuyer la résistance populaire juive.
Juif ! Juive ! Étudie la crise et le fascisme ! Pas d'autodéfense juive sans politique révolutionnaire !
Crise et fascisme
Quelle est la thèse du PCMLM, son identité politique ?
Pour nous, la question écologique est en définitive la question de la contradiction entre villes et campagnes.
La question de la crise générale du capitalisme et du fascisme est en définitive la question de la contradiction entre le travail manuel et le travail intellectuel.
Nous avons mené un grand travail de fond quant au fascisme et l'antifascisme. Ainsi, à côté du PDF imprimable sur Vernadsky et la biosphère, en voici un second sur la crise et le fascisme. Les textes rassemblés dans la brochure Crise et fascisme permettent une première entrée dans l'une des deux grandes questions de notre époque.
Il va de soi que cela ne signifie pas que cette compilation suffise en soi, mais il y a déjà d'indiquées les principes orientations qu'il faut, selon nous, prendre et assumer.
En avant avec le PCMLM pour comprendre les enjeux de notre époque, notre époque elle-même, pour comprendre les lois de la révolution et mener la révolution socialiste, pour le communisme !
http://www.hapoel.fr/2010/03/crise-...
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Manifestation intersyndicale le 15 mars : rassemblement 10h30 place Guichard en protestation contre le remaniement de la Convention Collective de l'enfance inadaptée, jusque là relativement avantageuse.
- Salariat - précariat / En une
La fin de la fameuse trêve hivernale des expulsions locatives est l'occasion, comme chaque année, de rappeler l'ampleur des inégalités face au logement et la situation difficile que vivent des personnes de plus en plus nombreuses. On compte plus de quinze manifs en France à cette occasion ce week-end, notamment à l'appel du tout nouveau RESEL (Réseau Stop aux Expulsions de Logements).
[http:] alt="" />Une manif à l'appel des Ateliers populaires d'Urbanisme de Lille a lieu samedi 13 mars à 14h30.
La Caravane des Mal-Logés, à l'occasion de son passage dans la région, multiplie les actions : à Calais, manif jeudi 11 mars avec Salam, à Dunkerque, rencontre avec les salariéEs de Total et réquisition d'un immeuble, à Arras avec un rassemblement (10-14h Place Verlaine).
Il y a 15 jours, l'APU Vieux-Lille organisait un rassemblement">[http:] de soutien à une famille expulsée
ailleurs : manif-action Intersquat à Toulouse | Rennes | Tours | Marseille | Autres
La fin de la fameuse trêve hivernale des expulsions locatives est l'occasion, comme chaque année, de rappeler l'ampleur des inégalités face au logement et la situation difficile que vivent des personnes de plus en plus nombreuses. On compte plus de quinze manifs en France à cette occasion ce week-end, notamment à l'appel du tout nouveau RESEL (Réseau Stop aux Expulsions de Logements).
Une manif à l'appel des Ateliers populaires d'Urbanisme de Lille a lieu samedi 13 mars à 14h30.
La Caravane des Mal-Logés, à l'occasion de son passage dans la région, multiplie les actions : à Calais, manif jeudi 11 mars avec Salam, à Dunkerque, rencontre avec les salariéEs de Total et réquisition d'un immeuble, à Arras avec un rassemblement (10-14h Place Verlaine).
Il y a 15 jours, l'APU Vieux-Lille organisait un rassemblement de soutien à une famille expulsée
ailleurs : manif-action Intersquat à Toulouse | Rennes | Tours | Marseille | Autres
Ce Jeudi 11 Mars aura vu pour la quatrième journée une très forte mobilisation au collège Barbusse. 80 personnes étaient présentes devant l'Inspecteur d'Académie adjoint qui était venu rencontrer les personnels. Les enseignants ont déploré l'absence du représentant du Rectorat qui avait été promis par Mme L'Inspectrice d'Académie. Vaux-en-Velin, jeudi 11 mars
- Education - partage des savoirs
"Bruxelles-Caracas", Un documentaire sur le Vénézuela de Vanessa Stojilkovic suivi d'un débat sur la politique de Chavez
- Résistances et solidarités internationales
"Bruxelles-Caracas", Un documentaire sur le Vénézuela de Vanessa Stojilkovic suivi d'un débat sur la politique de Chavez
- Résistances et solidarités internationales

Nous, Supras Auteuil, Authentiks et Grinta, associations de supporters du Paris Saint-Germain du Virage Auteuil et de la Tribune G, avons décidé de ne plus nous rendre au Parc des Princes à partir de ce samedi 13 mars pour la rencontre PSG-Sochaux.
La problématique du racisme qui gangrène le Paris Saint-Germain s'exacerbe chaque année. Aujourd'hui, en tant qu'êtres humains et citoyens, nous considérons que nous ne pouvons plus supporter notre équipe en acceptant que les exactions et la présence d'une frange ouvertement raciste soit tolérée dans l'identité du Club.
Le dimanche 28 février 2010, avant le match contre l'OM, tous les supporters présents devant le Virage Auteuil ont pu constater le racisme et la violence auxquels doivent faire face trop régulièrement les fans parisiens en déplacement, à l'abri des regards. Des dizaines de supporters qui attendaient devant les guichets de la tribune Auteuil ont été agressées par surprise et de façon préméditée par un groupe de 150 hooligans du Kop de Boulogne, le tout dans un torrent de slogans racistes et de haine. Devant l'absence de réaction policière, la riposte spontanée des abonnés a mis en déroute les assaillants. L'un des participants actifs de l'attaque s'est retrouvé isolé et passé à tabac par les personnes qu'il avait entrepris d'agresser. Il se trouve aujourd'hui plongé dans un coma artificiel.
Nos associations dénoncent cet acharnement, mais il faut avoir le courage de considérer que de telles réactions ne peuvent être isolées du climat de terreur raciste que les supporters du PSG endurent depuis trop longtemps dans le silence. La direction du Paris SG a réagi vivement pour condamner ce qu'il convient d'appeler un lynchage. Il était de son devoir de le faire. Pour autant, elle n'a pas eu un mot pour soutenir ses innombrables abonnés victimes de cette ratonnade géante et préméditée, alors que son ampleur en fait sans doute la pire exaction physique à caractère raciste organisée au cours des quinze dernières années à Paris, si ce n'est en France. Les nombreux témoignages, articles ou vidéos diffusés depuis le 28 février le démontrent.
La direction du Paris SG avait été tout aussi muette après les incidents à Lille du mois de janvier, où les mêmes hooligans avaient investi les gradins de la tribune visiteur pour s'attaquer aux membres du Virage Auteuil, toujours sous un déferlement d'injures racistes. Le drame avait été évité de peu, puisque de nombreuses personnes s'étaient retrouvées coincées et pressées contre les grilles. Alors qu'il connaissait la situation dans le détail, le PSG s'était contenté de condamner les incidents, sans dire un mot sur le raid mené par le groupe de Boulogne et la caractérisation raciste de cette agression. Il faut observer que depuis ce 28 février, le Club n'a jamais cherché à contacter les associations officielles, préférant annoncer par voie de presse la fermeture de nos locaux, décision surprenante dont nous cherchons encore la pertinence et l'efficacité par rapport à la nature des incidents observés.
Les omissions répétées et volontaires de la direction du PSG sur des sujets aussi graves démontrent que celle-ci a fait le choix de nier les agressions racistes dont font l'objet ses supporters depuis toujours, et qui vont en s'aggravant. Au PSG, défendre le cosmopolitisme et le droit pour chaque supporter de venir au Parc quelle que soit sa couleur de peau est un discours de façade. Dans les faits, les associations officielles de supporters observent que le club a fait le choix de passer sous silence les agissements de certains membres de la tribune Boulogne – par peur des représailles ou par intérêt objectif – au lieu de prendre la défense morale et physique des supporters de toutes les autres tribunes qui assistent, impuissants, à des actes inqualifiables depuis trop longtemps.
Ce parti pris du club se traduit par une politique de répression à l'encontre des supporters de tous horizons, dès qu'ils ont le malheur de répondre aux provocations et agressions racistes dont ils font l'objet. Dans un cynisme parfaitement assumé, le remède des autorités et du PSG consiste à réprimer les cibles des attaques (les supporters du Virage Auteuil et des autres tribunes), plutôt que les auteurs de ces agressions. C'est ainsi qu'à Lille, ce sont les supporters du Virage Auteuil, pourtant attaqués, qui ont été évacués de force du stade par le préfet. Dans un communiqué intitulé « La France est blanche », daté de Mars 2006 , nous avions déjà alerté l'opinion publique de l'existence de ces démonstrations racistes et de l'indifférence du PSG et des autorités publiques sur le sujet. En vain.
Depuis le 28 février, les membres de nos associations et du Virage Auteuil subissent une répression inouïe. Nous dénonçons le harcèlement policier dont ils font l'objet : vague d'interdictions administratives de stade sans précédent, interpellations abusives, interrogatoires basés sur des techniques d'intimidation et même de nombreuses écoutes téléphoniques.
De plus, nous ne pouvons garantir l'intégrité physique de nos membres et sympathisants, ou de toute personne jugée « indésirable » par une certaine frange de supporters. Nous appelons nos membres, sympathisants et tous ceux qui - à Auteuil et dans toutes les tribunes du Parc des Princes - adhèrent à nos valeurs, à refuser cette situation de racisme à grande échelle dont le Club se rend complice et surtout A NE PAS SE RENDRE au Parc des Princes jusqu'à nouvel ordre et ce dès le samedi 13 mars pour le match PSG-Sochaux.
Pour nous, supporters inconditionnels du Paris Saint-Germain Football Club 1970, c'est une décision lourde, très difficile à prendre, mais la gravité de la situation ne nous a guère laissé le choix. Nous pensons néanmoins que c'est la voie la plus responsable que nous pouvions suivre et adopter. Face à la remise en cause de la parole de tous les abonnés du club quant au racisme latent qui empoisonne l'identité du PSG, nous appelons tous les supporters à prendre position et à libérer leur parole face aux situations de racisme auxquelles ils sont, ou ont pu être confrontés. Une plateforme de récolte de ces témoignages sera prochainement mise en place à cet effet. Cette problématique raciste doit être résolue, au-delà des discours ou des mesures de façade. Si le PSG ne s'y résout pas, il finira définitivement seul, haï et rejeté de tous.
RACISME et FASCISME : HORS DU PSG !!! HORS DE NOS VIES !!!
Cliquez-ici pour télécharger ce communiqué en PDF.
Annexes : Communiqué des Authentiks et des Supras Auteuil en 2006, suite aux multiples insultes racistes en provenance de supporters du Kop de Boulogne, en marge de Nantes / Paris SG.
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Nous, Supras Auteuil, Authentiks et Grinta, associations de supporters du Paris Saint-Germain du Virage Auteuil et de la Tribune G, avons décidé de ne plus nous rendre au Parc des Princes à partir de ce samedi 13 mars pour la rencontre PSG-Sochaux.
La problématique du racisme qui gangrène le Paris Saint-Germain s'exacerbe chaque année. Aujourd'hui, en tant qu'êtres humains et citoyens, nous considérons que nous ne pouvons plus supporter notre équipe en acceptant que les exactions et la présence d'une frange ouvertement raciste soit tolérée dans l'identité du Club.
Le dimanche 28 février 2010, avant le match contre l'OM, tous les supporters présents devant le Virage Auteuil ont pu constater le racisme et la violence auxquels doivent faire face trop régulièrement les fans parisiens en déplacement, à l'abri des regards. Des dizaines de supporters qui attendaient devant les guichets de la tribune Auteuil ont été agressées par surprise et de façon préméditée par un groupe de 150 hooligans du Kop de Boulogne, le tout dans un torrent de slogans racistes et de haine. Devant l'absence de réaction policière, la riposte spontanée des abonnés a mis en déroute les assaillants. L'un des participants actifs de l'attaque s'est retrouvé isolé et passé à tabac par les personnes qu'il avait entrepris d'agresser. Il se trouve aujourd'hui plongé dans un coma artificiel.
Nos associations dénoncent cet acharnement, mais il faut avoir le courage de considérer que de telles réactions ne peuvent être isolées du climat de terreur raciste que les supporters du PSG endurent depuis trop longtemps dans le silence. La direction du Paris SG a réagi vivement pour condamner ce qu'il convient d'appeler un lynchage. Il était de son devoir de le faire. Pour autant, elle n'a pas eu un mot pour soutenir ses innombrables abonnés victimes de cette ratonnade géante et préméditée, alors que son ampleur en fait sans doute la pire exaction physique à caractère raciste organisée au cours des quinze dernières années à Paris, si ce n'est en France. Les nombreux témoignages, articles ou vidéos diffusés depuis le 28 février le démontrent.
La direction du Paris SG avait été tout aussi muette après les incidents à Lille du mois de janvier, où les mêmes hooligans avaient investi les gradins de la tribune visiteur pour s'attaquer aux membres du Virage Auteuil, toujours sous un déferlement d'injures racistes. Le drame avait été évité de peu, puisque de nombreuses personnes s'étaient retrouvées coincées et pressées contre les grilles. Alors qu'il connaissait la situation dans le détail, le PSG s'était contenté de condamner les incidents, sans dire un mot sur le raid mené par le groupe de Boulogne et la caractérisation raciste de cette agression. Il faut observer que depuis ce 28 février, le Club n'a jamais cherché à contacter les associations officielles, préférant annoncer par voie de presse la fermeture de nos locaux, décision surprenante dont nous cherchons encore la pertinence et l'efficacité par rapport à la nature des incidents observés.
Les omissions répétées et volontaires de la direction du PSG sur des sujets aussi graves démontrent que celle-ci a fait le choix de nier les agressions racistes dont font l'objet ses supporters depuis toujours, et qui vont en s'aggravant. Au PSG, défendre le cosmopolitisme et le droit pour chaque supporter de venir au Parc quelle que soit sa couleur de peau est un discours de façade. Dans les faits, les associations officielles de supporters observent que le club a fait le choix de passer sous silence les agissements de certains membres de la tribune Boulogne – par peur des représailles ou par intérêt objectif – au lieu de prendre la défense morale et physique des supporters de toutes les autres tribunes qui assistent, impuissants, à des actes inqualifiables depuis trop longtemps.
Ce parti pris du club se traduit par une politique de répression à l'encontre des supporters de tous horizons, dès qu'ils ont le malheur de répondre aux provocations et agressions racistes dont ils font l'objet. Dans un cynisme parfaitement assumé, le remède des autorités et du PSG consiste à réprimer les cibles des attaques (les supporters du Virage Auteuil et des autres tribunes), plutôt que les auteurs de ces agressions. C'est ainsi qu'à Lille, ce sont les supporters du Virage Auteuil, pourtant attaqués, qui ont été évacués de force du stade par le préfet. Dans un communiqué intitulé « La France est blanche », daté de Mars 2006 , nous avions déjà alerté l'opinion publique de l'existence de ces démonstrations racistes et de l'indifférence du PSG et des autorités publiques sur le sujet. En vain.
Depuis le 28 février, les membres de nos associations et du Virage Auteuil subissent une répression inouïe. Nous dénonçons le harcèlement policier dont ils font l'objet : vague d'interdictions administratives de stade sans précédent, interpellations abusives, interrogatoires basés sur des techniques d'intimidation et même de nombreuses écoutes téléphoniques.
De plus, nous ne pouvons garantir l'intégrité physique de nos membres et sympathisants, ou de toute personne jugée « indésirable » par une certaine frange de supporters. Nous appelons nos membres, sympathisants et tous ceux qui - à Auteuil et dans toutes les tribunes du Parc des Princes - adhèrent à nos valeurs, à refuser cette situation de racisme à grande échelle dont le Club se rend complice et surtout A NE PAS SE RENDRE au Parc des Princes jusqu'à nouvel ordre et ce dès le samedi 13 mars pour le match PSG-Sochaux.
Pour nous, supporters inconditionnels du Paris Saint-Germain Football Club 1970, c'est une décision lourde, très difficile à prendre, mais la gravité de la situation ne nous a guère laissé le choix. Nous pensons néanmoins que c'est la voie la plus responsable que nous pouvions suivre et adopter. Face à la remise en cause de la parole de tous les abonnés du club quant au racisme latent qui empoisonne l'identité du PSG, nous appelons tous les supporters à prendre position et à libérer leur parole face aux situations de racisme auxquelles ils sont, ou ont pu être confrontés. Une plateforme de récolte de ces témoignages sera prochainement mise en place à cet effet. Cette problématique raciste doit être résolue, au-delà des discours ou des mesures de façade. Si le PSG ne s'y résout pas, il finira définitivement seul, haï et rejeté de tous.
RACISME et FASCISME : HORS DU PSG !!! HORS DE NOS VIES !!!
Cliquez-ici pour télécharger ce communiqué en PDF.
Annexes : Communiqué des Authentiks et des Supras Auteuil en 2006, suite aux multiples insultes racistes en provenance de supporters du Kop de Boulogne, en marge de Nantes / Paris SG.
Projection du film "Les seigneurs de la mer" de Rob Stewart réalisé en collaboration avec Sea Shepherd. Suivi d'un débat sur le film et présentation de l'association Sea shepherd et de ses actions
- Ecologie - nucléaire - Alternatives
Projection du film "Les seigneurs de la mer" de Rob Stewart réalisé en collaboration avec Sea Shepherd. Suivi d'un débat sur le film et présentation de l'association Sea shepherd et de ses actions
- Ecologie - nucléaire - Alternatives
Un homme de 44 ans s'est suicidé à France Telecom mercredi. C'est le 4ème depuis le début de l'année dans le Nord d'après un délégué SUD. L'an dernier on en comptait 35 en France chez France Telecom.
C'est l'hécatombe.
L'inspection du travail réclame une réforme du management de la boîte et la mise en place de médiateurs pour faire passer la soumission quotidienne aux objectifs, au rendement, à la machine. Pfff... Bientôt, la médecine du travail devrait préconiser des cachetons, des stabilisateurs émotionnels.
Ici, une lecture des conditions de travail à Orange par un ancien informaticien qui a lui-même, il fut un temps, mis en place des centres d'appel téléphonique : "Orange “Stressée” ou le jeu de la soumission implacable à l'Ordre Technique" : http://www.piecesetmaindoeuvre.com/...
Un homme de 44 ans s'est suicidé à France Telecom mercredi. C'est le 4ème depuis le début de l'année dans le Nord d'après un délégué SUD. L'an dernier on en comptait 35 en France chez France Telecom.
C'est l'hécatombe.
L'inspection du travail réclame une réforme du management de la boîte et la mise en place de médiateurs pour faire passer la soumission quotidienne aux objectifs, au rendement, à la machine. Pfff... Bientôt, la médecine du travail devrait préconiser des cachetons, des stabilisateurs émotionnels.
Ici, une lecture des conditions de travail à Orange par un ancien informaticien qui a lui-même, il fut un temps, mis en place des centres d'appel téléphonique : "Orange “Stressée” ou le jeu de la soumission implacable à l'Ordre Technique" : http://www.piecesetmaindoeuvre.com/...
Le jour de l'audience de Turin contre les compagnons arrêtés le 23 février dernier et accusés d' « association de malfaiteurs » pour la lutte contre les centres de rétention, et à une semaine du rendu du jugement contre les 10 accusés de l'incendie du centre de Vincennes, 6 locaux de la Croix Rouge ont été pris pour cible à Paris, la nuit du 9 au 10 mars. Situés dans les 3e, 5e, 9e, 11e, 12e et 18e arrondissements, ils ont été couverts d'affiches (voir le texte ci-dessous) et tagués, tandis que leurs serrures étaient sabotées et leur vitrine parfois brisée. Des tags comme « la Croix Rouge expulse », « la Croix Rouge collabore aux expulsions » ont recouvert les alentours de certains de ces locaux.
Solidarité avec les compagnons de Turin Liberté pour tous, avec ou sans papiers Sabotons la machine à expulser
Le jour de l'audience de Turin contre les compagnons arrêtés le 23 février dernier et accusés d' « association de malfaiteurs » pour la lutte contre les centres de rétention, et à une semaine du rendu du jugement contre les 10 accusés de l'incendie du centre de Vincennes, 6 locaux de la Croix Rouge ont été pris pour cible à Paris, la nuit du 9 au 10 mars. Situés dans les 3e, 5e, 9e, 11e, 12e et 18e arrondissements, ils ont été couverts d'affiches (voir le texte ci-dessous) et tagués, tandis que leurs serrures étaient sabotées et leur vitrine parfois brisée. Des tags comme « la Croix Rouge expulse », « la Croix Rouge collabore aux expulsions » ont recouvert les alentours de certains de ces locaux.
Solidarité avec les compagnons de Turin Liberté pour tous, avec ou sans papiers Sabotons la machine à expulser
Compte-rendu de l'action de barbouillage du samedi 6 mars 2010 par le Collectif lyonnais des déboulonneurs
- Aliénation - Publicité / Aliénation - Publicité
Compte-rendu de l'action de barbouillage du samedi 6 mars 2010 par le Collectif lyonnais des déboulonneurs
- Aliénation - Publicité / Aliénation - Publicité
Le 27 février dernier à 3h34 locales, le Chili était durement touché par un violent séisme de magnitude 8,8. Selon les estimations, il y aurait environ 800 morts, le nombre de sinistrés étant quant à lui évalué à 2 millions.
L'Etat chilien n'a trouvé d'autres moyens que d'envoyer l'armée dans les zones touchées et d'augmenter ses effectifs policiers. Quelle meilleure façon d'aider une population déjà très fortement sinistrée ?
Face à cette catastrophe naturelle les compagnons libertaires tentent de réagir rapidement aux vues des multiples dégâts et des besoins du peuple chilien. Seul le peuple aide le peuple. La solidarité de classe avant tout. Tel est le mot d'ordre des compagnons se mobilisant. De nombreuses organisations sociales, syndicats et organisations étudiantes se réunissent en assemblée. Des comités de solidarité sont mis en place dans la capitale permettant de collecter des vêtements, nourriture, etc. Nous devons soutenir autant que nous le pouvons nos organisations soeurs.
Pour soutenir nos compagnons chiliens nous relayons un appel à la solidarité. Toute aide est la bienvenue. Contactez-nous !
Secrétariat international d'Alternative Libertaire, le 10 mars 2010
Ce lundi 9 Mars 2010 aura vu la continuation d'une très forte mobilisation au collège Henri Barbusse avec 90% de grévistes : les cours n'ont donc toujours pas repris et le principal a encore une fois renvoyé les élèves dans leur foyer.
- Education - partage des savoirs
Nouveau numéro. Si vous ne le trouvez pas dans votre lavomatic préféré vous pouvez toujours le commander à rebetiko chez riseup.net.
Feu sur l'identité. Martinique. Hooligans. Masques. Avortement. Informatique. Libération.
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Feu sur l'identité !
Imaginez quelqu'un qui, par souci maladif de définir qui il est, finirait par se confondre avec ses papiers d'identité. Sans que l'on puisse dire si cela prend plusieurs années ou un seul instant, son visage se fige dans une photographie normalisée où il n'a pas le droit de sourire, son histoire se réduit à quelques renseignements administratifs et à un numéro d'identification, le tout sous visa préfectoral. Et bien cet être aplati et plastifié pourrait se targuer d'avoir vraiment éprouvé ce que c'est que l'identité : une opération de cryogénisation, qui glace ce qui est vivant pour le maintenir identiqque pour toujours. L'identité ça se vend débitée en tranche sous emballage plastique.
Et pourtant, il y a au départ une belle promesse : on entrevoit quelque chose à partager dans le fait d'être Français, Occitan, anarchiste, hooligan, femme, ouvrier. De la communauté, un langage pour échanger, une place d'où penser le monde. Et puis, à mesure que cet élan s'enterre lui-même dans une posture identitaire, ce qu'il y aurait à échanger devient lamentablement creux. Un pedigree, des couleurs, une règle de droit, quelques idées tellement ânonnées qu'on en a perdu l'intelligence, des codes vestimentaires : voilà les misérables signes de ralliement des identités.
Une entité qui se fige, qui s'enferme dans ses propres frontières, et qui se vide elle-même de sa puissance, c'est l'objet rêvé de tout gouvernement. Identifier, circonscire, agencer des cases : le b.a.-ba de la gestion. Que les identités s'entremêlent et se décomposent, on a là le signe que la situation devient ingouvernable.
Parmi toutes, l'identité idéale, celle qui se place elle-même sous la férule des autorités, c'est l'identité nationale, qui ne dit souvent rien d'autre que "tous unis derrière le gouvernement". ce n'est pas pour rien si au moment même où il entend en finir avec le compromis historique de la Libération, Sarkozy fait appel à la même vieille rengaine qui avait servi à ficeler le pacte communisto-gaulliste.
L'identité est une crispation, un asssèchement qui menace partout où se fondent des attachements collectifs. Déjouer ce travers passe par une certaine disposition au jeu, à se remettre en jeu. Carnaval, travestissement : le masque renvoie les identités à leur bouffonerie, dégonfle leur fatuité en ne les prenant pas au sérieux. Métamorphose : disparaître-apparaître sous de nouveaux traits, pas seulement se dissimuler, mais investir vraiment plusieurs formes.
"Les invisibles ont repris leurs visages" déclarent depuis la Grèce insurgée de décembre 2009 les Koukouloforos - littéralement les encapuchonnés. Un visage est ce paradoxe entre la constance d'une image et ce qui sans arrêt la masque, l'affecte, la trouble - ses expressions. On est bien loin des figures taillées au scalpel pour que jamais elles ne changent. Un visage c'est, pour nous qui avons été ballotés entre la quiétude des figements et les irruptions nihilistes sans suites, la perspective d'un regard qui se projette plus loin que notre présent, d'un sens donné au monde et d'attachements partageables. Quelque chose qui engage plus qu'une cagoule que l'on pourrait mettre et enlever à loisir. Trouver nos visages, quitte à la façonner nous-mêmes, c'est déployer des imaginaires, c'est faire feu sur l'identité !
Nous avons appris hier l'arrestation de Jamal Saberi, militant du Parti Communiste-Ouvrier d'Iran, par la police de l'immigration au Japon et les menaces d'une expulsion prochaine vers l'Iran. Il va sans dire que la liberté si ce n'est la vie de Jamal Saberi serait gravement en danger en cas d'expulsion vers l'Iran.
La Fédération Internationale des Réfugiés Iraniens (IFIR) a lancé une campagne de protestation à l'encontre des autorités japonaises. Des messages de protestations peuvent être envoyés depuis cette adresse (en anglais) :
Traduction du texte de l'IFIR :
Lettre du PCOI aux autorités japonaises :
Merci de faire circuler l'appel à soutenir Jamal Saberi et à protester auprès des autorités japonaises dans vos réseaux militants.
Rappellons aussi que l'iran collabore avec interpol et que 12 autres militants et réfugiés politiques iraniens et kurdes iraniens sont menacés d'extraditions et d'expulsion
[bataillesocialiste.wordpress.com] voir aussi la campagne de petition en solidarité avec nos amis et camarades iranien
Un bref premier point sur la campagne de pétition : Ne touchez pas aux militants iraniens ! lancée le 27 décembre dernier, qui demande que soient retirés de la liste des « notices rouges d'Interpol » douze militants communistes-ouvriers hekmatistes :
Premières signatures non-individuelles : Alternative libertaire, Association Solidarité Franco-Iranienne, Démocratie Communiste – luxemburgiste, Fédération syndicale étudiante, Fédération du Rhône de la Ligue des droits de l'homme, JCML du Rhône, Solidarité Irak, Union pour le Communisme. Revues Critique sociale et Ni patrie ni frontières. Avec le soutien et le relais des blogs Entdinglichung, Révolution en Iran et Socialiste de gauche.
Une pétition en anglais est ouverte à l'adresse
Trois Russes se sont suicidés à Glasgow, en se jetant par la fenêtre de leur appartement situé dans un gratte ciel de la cité de Peterhill.
Dimanche matin trois personnes ont décidé de se jeter par la fenêtre de leur appartement situé au 15e étage. On leur avait annoncé récemment qu'ils ne pourraient pas rester plus longtemps en Ecosse. Les autres demandeurs d'asile qui vivent dans le même bâtiment ont déclaré que : 1) le Home office avait frappé à la porte quand les gens ont décidé de mettre fin à leur jour 2)le vendredi avant l'incident (sic) la police leur avait ordonné de quitter leur logement, les faisant ainsi SDF 3) l'idée de retourner dans leur pays d'origine les terrifiaient 4) autour de leurs corps ont été retrouvés des lettres où était écrit :
NOUS VOULONS NOTRE LIBERTE
CROYEZ-NOUS
NOUS SOMMES MORTS POUR NOTRE LIBERTE
Le Home office a nié toute implication et déclaré qu'ils n'était pas présents ce matin-là. Le YMCA (association chrétienne qui louent les logements aux demandeurs d'asile) n'a toujours pas communiqué leurs noms et nationalités alors qu'il les connait nécessairement. Le rôle de cette association est des plus troubles dans cette affaire. Il n'est pas impossible que le Home office se soit déplacé sur demande du YMCA. Le personnel des tours de Peterhill a dit aux autres demandeurs d'asile qu'ils seraient expulsés s'ils parlaient à la presse.
Il y a eu lieu une manifestation hier devant le Home office. Et une trentaine de résidents ont déposé des fleurs et des bougies devant l'immeuble. Ils ont appellé les gens à venir à Peterhill avec des banderoles pour la liberté et la sécurité de tous les demandeurs d'asile.
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Il y a des écrits, parfois, rarement même, qui réussissent à parler à toutes les parties de votre cerveau en même temps. Au centre du volcan, qui apparait ici pour la première fois en français est de ceux-là. Dans ce texte qui prend pour fil conducteur la critique du concept de Progrès, l'auteur examine de façon critique les révolutions des XIXe et XXe siècles à la lumière de la réalité des émeutes et des insurrections qui n'ont pas suivi les traces des quelques architectes politiques de la révolution (on y cite par exemple, l'avènement du socialisme). Il explore également, sur les traces de Bakounine et Coeurderoy, les relations généralement considérées comme dichotomiques, entre la raison et les passions, afin de se réapproprier les deux dans un souci d'émancipation totale. C'est de l'inconnu que tente de nous parler ce texte, de cette grande inconnue qu'est l'insurrection, qui arrête le temps et le démolit comme le Vésuve contre Pompéi. Comme la guerre sociale contre la routine du quotidien. Mais c'est aussi de la peur qu'elle inspire dont nous parle ce texte italien, lorsque le retour à la normale n'est plus possible. Nous vous invitons donc à le lire avec intérêt, à en diffuser le contenu, plus que le bout de papier que vos doigts triturent.
Ravage Éditions, février 2010.
Pour le boycott, le désinvestissement, les sanctions,
Contre l'Israël de l'occupation, de la colonisation et de l'apartheid.
L'UJFP qui réunit des Juifs/ves régulièrement accuséEs d'être des traîtres ayant la haine de soi, voire des antisémites, constate que :
[http:] alt="-" /> Au Proche-Orient, il y a un occupant et un occupé. Il y a un Etat, Israël, qui viole quotidiennement le droit international et il y a le peuple palestinien dont la dignité et les droits sont niés.
[http:] alt="-" /> Il y a le refus délibéré du gouvernement israélien d'évacuer les territoires conquis en 1967. Il y a une politique coloniale qui aboutit à l'annexion d'une grande partie de la Palestine, à l'emprisonnement de plus de 10000 Palestiniens, au massacre de Gaza, aux humiliations quotidiennes et aux crimes de guerre.
[http:] alt="-" /> Il y a les discriminations croissantes, inscrites dans les lois dont sont victimes sur tous les plans les « Palestiniens de 48 » qui sont pourtant théoriquement citoyens israéliens. Ces lois fabriquent une société d'apartheid.
Permettre et justifier la perpétuation de cette politique d'occupation, de colonisation et d'apartheid en se servant de l'antisémitisme est indécent, faux et criminel. Plusieurs ministres françaisEs ont repris cette argumentation lors du récent dîner du CRIF pour pénaliser le boycott, avec un mensonge évident, assimilant les produits casher aux produits israéliens boycottés. Ils/Elles font allégeance au CRIF, outil servile de la politique israélienne en France. Ce sont eux qui assimilent juif, casher et israélien. Toutes celles et ceux qui sont investiEs dans la campagne BDS (boycott, désinvestissement, sanctions) font évidemment la différence.
Ça suffit ! L'antisémitisme, les déportations, le génocide font partie intimement de notre histoire. Mélanger sciemment juif et israélien ou boycott d'Israël et boycott des Juifs est une infamie qui relève de la diffamation pure et simple. Faire payer le peuple palestinien pour des crimes européens e st une monstruosité.
L'UJFP apporte son soutien total aux droits du peuple palestinien et à la campagne internationale de BDS (boycott, désinvestissement, sanctions contre l'Etat d'Israël tant que dureront l'occupation, la colonisation et l'apartheid), campagne initiée par la société civile palestinienne et soutenue par les anticolonialistes israéliens. Elle dénonce l'indécence de l'utilisation de l'antisémitisme pour justifier la négation d'un peuple.
L'UJFP se battra partout, y compris sur le terrain judiciaire, pour empêcher cette instrumentalisation. Elle se tiendra aux cotés de touTEs les militantEs poursuiviEs en justice pour leurs actions dans le cadre de la campagne de BDS. Elle appelle à participer et à amplifier le boycott, le désinvestissement et les sanctions contre Israël tant que cette politique criminelle pour les Palestiniens et suicidaire à terme pour les Israéliens se poursuivra. Bureau National de l'UJFP le 9 mars 2010
UTOPIONS ENSEMBLE ! Le monde et son système capitaliste nous ennuie ! Pire, il nous contraint à vivre dans des conditions de plus en plus difficiles. Le chômage, la précarité, la misère... renforcent l'insécurité sociale inhérente au capitalisme. De plus en plus de gens sont ainsi contraints de vivre au jour le jour. Les lendemains ne chantent vraiment pas ! Pire, nous sommes de plus en plus dépossédés de notre vie. Les contraintes du salariat, du conditionnement médiatique et publicitaire sont les seuls horizons que nous impose le capitalisme. La liberté est réduite à celle de consommer et d'organiser notre vie en fonction des besoins du capital. Ainsi, nous sommes « libres » de pouvoir choisir ce que les capitalistes nous proposent dans les rayons des supermarchés afin qu'ils augmentent leurs profits. L'exploitation dépasse la sphère du travail salarié. Il faut que nous soyons « employables » : chaque individu devient une entreprise la plus performante possible pour qu'il puisse trouver acquéreur de sa force de travail. Nos relations, notre subjectivité, nos désirs sont marchandisés pour « valoriser notre capital humain » et ainsi être le plus compétitif possible sur le marché du travail. Nous en avons assez d'être exploités, marchandisés. Nous ne sommes pas des « variables d'ajustement » à partir desquelles les capitalistes renforcent l'exploitation ! Comment peut-on accepter d'être sans papiers, précaires, chômeurs, SDF, mal logés, salariés, retraités... Il y en a assez de ces catégories définies et construites par l'Etat ! Nous sommes des êtres humains composant la classe des exploités et des dominés. Le collectif SOIF D'UTOPIES agit pour construire des convergences concrètes de luttes. Notre but est de favoriser la conscience et la lutte de classe des dominés et des exploités. Nous essayons donc de créer des transversalités entre différents groupes sociaux. Ainsi, nous luttons pour la régularisation de tous les sans papiers, l'accueil digne des demandeurs d'asile, des logements pour tous, l'égalité des droits... Bien souvent, ces luttes sont dissociées, restant dans leurs champs spécifiques. La régularisation des sans papiers passe inévitablement par l'ouverture des frontières, la fermeture et la disparition des camps de rétention... Remettre en cause l'existence des frontières contribue à la lutte contre le nationalisme qui a été cause de tant de guerres avec leurs ravages et leurs morts. C'est construire des solidarités transnationales porteuses d'internationalisme. Pour l'instant les camps de rétention n'enferment que des personnes d'origine étrangère. Mais qu'en sera-t-il demain ? On sait toujours où commence un outil de répression, on ne sait jamais où il se termine ! L'histoire des camps de Vichy est là pour nous le rappeler ! « Des logements pour tous » est une revendication concrète, remettant en cause la propriété privée qui concentre l'ensemble des moyens servant à exploiter autrui, par exemple en faisant payer des loyers ou en détenant des moyens de production pour imposer le travail salarié. On ne peut vivre sans un toit quelle que soit sa nationalité. De même un accueil digne et décent pour les demandeurs d'asile, par exemple, s'inscrit dans la lutte de classe portant sur un partage égalitaire des richesses, comme toutes les initiatives pour l'obtention de la gratuité de tous les services publics et un revenu décent. Le collectif SOIF D'UTOPIES a donc pour objectif de participer à ces luttes, en contribuant à la construction d'une conscience de classe. Nous sommes révolutionnaires dans la mesure où nous voulons contribuer à la mise en place d'utopies concrètes afin que les rapports sociaux et la mutidimentionnalité qui les sous-tend soient au centre des relations humaines et non plus la recherche sans fin de profits pour les seuls intérêts des capitalistes. Nous sommes anarchistes car l'Etat agit uniquement pour préserver la société capitaliste et selon les intérêts de classe de la bourgeoisie : maintenir son hégémonie. Comme il n y a jamais eu et il n'y aura jamais d'Etat émancipateur, il n'y aura jamais de capitalisme à visage humain, à moins d'admettre que l'exploitation, la domination, la misère et la barbarie puissent devenir un jour humaines !
Nous nous insurgeons contre ce monde qui nous arrache, jour après jour, à nos relations humaines, à leur chaleur et à leur densité, pour nous pulvériser en miettes dans l'univers de tous contre tous. Et ce monde de chaleur, d'enthousiasme et de solidarité, il n'est pas pour après le grand soir. C'est celui de la lutte, dès maintenant. LIBERTE, SOLIDARITE, EGALITE SOCIALE Ces valeurs sont au fondement de nos utopies afin de participer à la construction d'une nouvelle société où la domination, l'exploitation, le productivisme auront été éradiqués. Nous luttons pour une société dans laquelle les personnes, inscrites au sein de groupes sociaux (usines, quartiers, facs, lycées...), prendront leurs affaires en main et décideront de leur présent et de leur avenir.
Tours, le 10/03/10 COLLECTIF SOIF D'UTOPIES soifdutopies yahoo.fr 06 31 56 17 56
Les communiqués sont sur le site de la CGT depuis hier
plus précisément
et le texte de « l'approche commune »
si le mouvement avait été étendu à la province, et non limité à la région parisienne, on n'en serait peut-être pas à tenter « d'améliorer » une circulaire indigne, à ce que les syndicats eux-mêmes définissent de critères de régularisation et par effet miroir ceux de « déportation »
Il est paradoxal que des syndicats tels la CGT, FSU, Solidaires aient pu signer une « approche commune » qui stipule « C'est une occasion de lutter réellement contre le travail illégal » alors que plus faut, ils reconnaissent que ces « étrangers » ….« qui d'une façon ou d'une autre s'acquittent et se sont acquittés de leurs cotisations et impôts, de même que leurs employeurs » .
Suivant cette définition, il ne s‘agit aucunement de « travail illégal » !
Les Sans Papiers en sont d'ailleurs les seules victimes et les patrons les seuls maquereaux !
on est loin de la décision du congrès de la CGT « régularisation de tous les sans papiers »
Patrice, militant CGT auprès des Sans Pap' du CSP59
Nous avons appris hier le 9 mars 2010 l'arrestation de Jamal Saberi, militant du Parti Communiste-Ouvrier d'Iran, par la police de l'immigration au Japon et les menaces d'une expulsion prochaine vers l'Iran. Il va sans dire que la liberté si ce n'est la vie de Jamal Saberi serait gravement en danger en cas d'expulsion vers l'Iran.
La Fédération Internationale des Réfugiés Iraniens (IFIR) a lancé une campagne de protestation à l'encontre des autorités japonaises. Des messages de protestations peuvent être envoyés depuis cette adresse (en anglais) : http://hambastegi.ruzeroshan.com/ja....
Traduction du texte de l'IFIR :
Campagne d'envoi de messages de protestations aux autorités japonaises pour empêcher l'expulsion de Jamal Saberi, par la Fédération Internationale des Réfugiés Iraniens (IFIR)Monsieur Jamal Saberi est un opposant politique connu de la République Islamique d'Iran qui est arrivé au Japon en 1990. Depuis 1992, il est membre du Parti Communiste-Ouvrier d'Iran (PCOI). Monsieur Saberi a été actif politiquement avec le PCOI au Japon ces dix dernières années, en particulier en imprimant et diffusant la littérature du PCOI, ainsi qu'en écrivant plusieurs articles critiques contre le régime islamique d'Iran qui ont été publiés en persan et en japonais dans des magazines et des sites internet. Sa grande activité politique avec le PCOI et contre le régime islamique d'Iran est arrivé aux oreilles des autorités iraniennes. Il a demandé le statut de réfugié au Ministère Japonais de la Justice le 10 mai 2001.
Monsieur Saberi a des craintes tout à fait fondées de persécutions à cause de ses opinions politiques. Il mérite une protection en tant que réfugié politique et d'être protégé par la convention et le protocole relatifs au statut de réfugié. Sa vie et sa liberté seront en danger s'il était renvoyé en Iran.
La situation politique et des droits humains en Iran
Sur la base des informations récoltées par la Fédération Internationale des Réfugiés Iraniens (IFIR) de première main et de celles de célèbres organisations des droits humains, le gouvernement iranien continue d'être un des majeurs agresseurs des droits humains sans qu'il n'y ait le moindre signe d'amélioration. Ces abus systématiques incluent les assassinats extra-judiciaires et les exécutions sommaires, la généralisation de l'utilisation de la torture et d'autres traitements dégradants, les arrestations et détentions, l'absence de procès équitables, et de terribles conditions carcérales.
L'activité politique des organisations interdites est illicite dans la République Islamique d'Iran et si des militants politiques sont identifiés ils sont torturés et condamnés à de lourdes peines. Les membres des partis politiques et les individus, en particulier ceux qui réclament le renversement du gouvernement, font face à des peines dures et maximales. Le gouvernement islamique d'Iran ne tolère pas les partis d'opposition comme le Parti Communiste-Ouvrier d'Iran (PCOI) qui milite activement et organise pour un Etat égalitaire, non religieux et humain en Iran.
Monsieur Saberi remplit clairement les critères pour être reconnu comme réfugié selon les critères internationaux. Sa vie et sa liberté sont menacées s'il est refoulé en Iran.
Retour forcé de demandeurs d'asile iraniens
Un célèbre exemple de persécutions suite à un retour forcé en Iran a été rapporté dans un récent rapport d'Amnesty International sur un retour forcé d'un demandeur d'asile depuis le Japon en octobre 2003. Selon le communiqué de presse d'Amnesty International, un homme iranien de 58 ans, résident sans-papier qui s'est converti au christianisme au Japon, a été renvoyé en Iran en octobre 2003 et a été arrêté quelques jours plus tard. Cinq autres résidents iraniens sans-papiers avec lesquels Amnesty International était en contact, ont été expulsé depuis début 2004, mais un seul d'entre eux est rentré de façon sûre.
Dans un autre exemple, tiré du journal australien « The Age » (29 avril 2002), deux hommes iraniens à qui le statut de réfugié a été refusé par l'Australie après qu'ils aient passés deux années de détention à Woomera ont été arrêtés par la police de sécurité lors de leur retour en Iran qui leur a ordonné de passer devant un tribunal révolutionnaire.
Karim Tuzhali aussi, un ancien demandeur d'asile reconnu comme réfugié par le Haut Comité des Nations Unies pour les Réfugiés (UNHCR) est un autre exemple célèbre. Les autorités turques l'ont renvoyé de force en Iran le 20 juin 1998. Il a été condamné à mort le 16 septembre 1998 pour son ancienne appartenance au Parti Démocratique du Kurdistan d'Iran (PDKI), groupe interdit d'opposition armée. Karim Tuzhali a été exécuté le 24 javier 2002 à la prison de Mahabad, à l'ouest de l'Iran. Il avait été emprisonné pendant trois ans, probablement à la prison d'Orumieh, dans la province d'Azerbaïdjan Occidental. On rapporte qu'il a été torturé en détention et son corps a été rendu avec retard à sa famille.
Dans d'autres exemples, Khaled Shoghi, 50 ans, a été renvoyé depuis la Turquie et arrêté en 1997, il a été torturé en Iran. Kheder Viesi, un autre demandeur d'asile renvoyé, a été condamné à mort en 1998 ainsi que Saleh Goudarzi, condamné à mort en 1999 et actuellement emprisonné à la prison de Sanandaj.
L'IFIR considère que le retour forcé de militants politiques iraniens est une violation du principe de non-refoulement. Ce principe interdit le retour forcé d'une personne vers un pays où sa vie ou sa liberté peuvent être menacées. C'est un principe du droit coutumier international qui lie tous les Etats. Le Japon est membre de la Convention Internationale des Droits Civils et Politiques (ICCPR) qui interdit la torture, les traitements ou peines cruels, inhumains ou dégradants.
Lettre du PCOI aux autorités japonaises :
Parti Communiste-Ouvrier d'Iran
à : Ministère de la Justice du Japon
Objet : Protestation contre l'arrestation et la possible expulsion de Monsieur Jalal Ahmadzadeh-Nouei, alias Jamal Saberi.
8 mars 2010
Madame, Monsieur,
Nous avons reçu des informations indiquant l'arrestation de Monsieur Jalal Ahmadzadeh-Nouei (Jamal Saberi), membre du Parti Communiste-Ouvrier d'Iran et militant connu pour les droits du peuple d'Iran, par le Bureau Japonais de l'Immigration dans l'intention de l'expulser vers l'Iran. Nous voudrions par la présente vous informer que si une telle expulsion avait lieu, nous n'avons aucun doute que ce qui attend monsieur Jamal Saberi est l'emprisonnement, d'horribles tortures et une possible exécution. Aussi, nous vous écrivons pour protester fortement contre cet acte tout à fait inacceptable de la part des autorités japonaises.
Le gouvernement japonais et son ministère de la justice sont certainement conscients des risques qui menacent la vie de Monsieur Saberi si il devait être expulsé vers l'Iran. Nous, ainsi que les organisations des droits humains, les avons dans le passé informé de ces risques. Pourtant, les autorités japonaises ont décidé de mettre en danger la vie d'un opposant actif et célèbre du régime iranien à un moment où le régime iranien décide des verdicts bestiaux de condamnations pour « inimitié avec Dieu » à l'encontre de citoyens ordinaires qui manifestaient dans les rues, ce qui, inutile de le dire, est passible de la peine de mort dans une théocratie tyrannique comme celle qui dirige l'Iran.
Nous sommes profondément affligés de voir le gouvernement japonais se mettre clairement du côté du régime islamiste inhumain de Téhéran. Aussi, le peuple iranien ainsi que l'opinion publique mondiale auraient raison de considérer le gouvernement japonais comme un complice des crimes atroces commis contre des citoyens ordinaires en Iran, crimes qui, dans ce cas, attendront sans aucun doute un opposant connu et organisé du régime iranien. Aussi, nous demandons au gouvernement japonais de libérer immédiatement Monsieur Jamal Saberi et de révoquer son ordre d'expulsion.
Sincèrement,
Pour le Parti Communiste-Ouvrier d'Iran,
Asqar Karimi
Copies à : ONU ; Amnesty International ; Human Rights Watch ; médias
Merci de faire circuler l'appel à soutenir Jamal Saberi et à protester auprès des autorités japonaises dans vos réseaux militants.
Rappellons aussi que l'iran collabore avec interpol et que 12 autres militants et réfugiés politiques iraniens et kurdes iraniens sont menacés d'extraditions et d'expulsions. [1">[bataillesocialiste.wordpress...'>1] ]
Un bref premier point sur la campagne de pétition : Ne touchez pas aux militants iraniens ! lancée le 27 décembre dernier, qui demande que soient retirés de la liste des « notices rouges d'Interpol » douze militants communistes-ouvriers hekmatistes :
Premières signatures non-individuelles : Alternative libertaire, Association Solidarité Franco-Iranienne, Démocratie Communiste – luxemburgiste, Fédération syndicale étudiante, Fédération du Rhône de la Ligue des droits de l'homme, JCML du Rhône, Solidarité Irak, Union pour le Communisme. Revues Critique sociale et Ni patrie ni frontières. Avec le soutien et le relais des blogs Entdinglichung, Révolution en Iran et Socialiste de gauche.
Une pétition en anglais est ouverte à l'adresse : http://stopterrorism.org/english/si...
L'immigration sioniste en Palestine ottomane a commencé dès la fin du XIXe siècle. Elle s'est accentuée considérablement après la déclaration Balfour de 1917, par laquelle la Couronne britannique promettait aux sionistes que, dès qu'elle aurait mis la main sur la Palestine, elle y favoriserait l'implantation d'un « foyer national juif ». Cette transaction portait bien la marque de son temps : une époque où chasser des Noirs et des Arabes de leurs terres pour y installer des Blancs ne choquait pas grand monde.
Quand, près de vingt ans après Balfour, éclate la révolte, la Palestine a déjà changé de visage. Elle est passée du stade féodal à un capitalisme naissant, avec la montée en puissance économique des sionistes. Entre 1933 et 1935, 150 000 Juifs ont immigré en Palestine, atteignant 29,6 % de la population. L'occupant britannique collabore avec les élites arabes comme avec la direction sioniste, tout en tenant ses promesses vis-à-vis de cette dernière : il favorise une immigration juive de substitution, devant permettre de se passer du prolétariat arabe. Cependant, avec la colonisation des zones rurales, les paysans arabes sont chassés de leurs terres, et beaucoup immigrent dans les villes pour chercher un travail qui se raréfie. La tension sociale ne fait donc que grandir, et le slogan « Le travail aux Juifs » s'accompagne de la naissance de tendances fascistes parmi les colons .
Dans les villes, le mouvement ouvrier palestinien naissant doit, en plus de l'impérialisme britannique, faire face à deux ennemis : d'une part la Haganah, l'organisation paramilitaire sioniste qui, bientôt, deviendra une force supplétive de l'armée britannique ; d'autre part les hommes de main des caciques clérico-féodaux palestiniens, qui assassinent épisodiquement des syndicalistes gênants. La seule organisation internationaliste est le Parti communiste de Palestine (PCP), qui se veut multiethnique même si la plupart de ses dirigeants sont juifs. Mais, persécuté, il a échoué à s'enraciner dans la classe ouvrière arabe. Cela se paiera cher au moment de l'explosion de 1936, quand la représentation du mouvement national sera monopolisée par les élites clérico-féodales.
Al-Qassam tombe les armes à la mainLa révolte de 1936 n'éclate pas comme un brusque orage dans un ciel serein. Elle succède à plusieurs années de manifestations, grèves et violences interconfessionnelles.
Le 19 novembre 1935, le chef d'un groupe armé nationaliste qui bientôt passera à la légende, Cheikh Izz al-Din al-Qassam, est tué lors d'un accrochage avec les Britanniques. Sa mort va provoquer une prise de conscience dans la population arabe et les troubles vont aller grandissant. La ville de Jaffa se soulève et, le 21 avril 1936, lance un appel à la grève générale. Dans les villes et villages, des comités de grève se créent et convoquent un congrès le 7 mai. Il en ressortira trois revendications principales : arrêt de l'immigration juive, prohibition de la vente des terres et octroi de l'indépendance. Dans le même temps, le congrès confie la direction du mouvement à une coalition de partis représentant la bourgeoisie marchande et les vieilles élites clérico-féodales : le Haut Comité arabe, présidé par le grand mufti de Jérusalem.
Mais cette direction, soucieuse de préserver ses intérêts de classe, craint moins l'occupant britannique qu'un mouvement populaire qui bouscule ses habitudes de collaboration. Les Britanniques en ont conscience, et ménagent ces adversaires irrésolus [1].
Un mois après le lancement de la grève, les Palestiniens cessent de payer l'impôt ; les transports en commun, les ports, l'enseignement, la justice, les municipalités et plusieurs autres secteurs sont paralysés. Les paysans rejoignent les maquis créés par des partisans d'Al-Qassam. Le pipeline Kirkouk-Haïfa est saboté, ainsi que des lignes de chemin de fer.
Le keffieh, symbole de rébellionAu bout de 174 jours, malgré tout, le Haut Comité arabe appelle à la fin d'une grève qu'il n'avait pas déclenchée, pour entrer en négociation avec les Britanniques. De leur côté, les maquis suspendent les combats. Mais d'ores et déjà l'expérience a bouleversé la société palestinienne. Comme l'écrira l'historien Elias Sanbar, « pendant six mois, les Palestiniens avaient vécu avec leur pouvoirs, leurs contradictions et leurs formes sociales spécifiques, une période unique, sorte de préfiguration d'une patrie débarrassée du colonialisme » [2]. Les liens entre la ville et la campagne se renforcent. Vu le rôle important des paysans dans l'insurrection, les citadins adoptent leurs habits, comme le keffieh et l'agal, de telle sorte qu'un paysan venant en ville ne puisse être harcelé par les autorités. Le keffieh devient un symbole de résistance.
En novembre, l'insurrection laisse la place aux négociations. Londres envoie des médiateurs. Mais ceux-ci concluent, en juillet 1937, que la solution est de démembrer la Palestine en créant deux États, un juif et un arabe. Les sionistes acceptent évidemment. Le Haut Comité arabe ne peut que refuser.
Les sionistes, supplétifs des BritanniquesLa violence redémarre donc, pour trois ans. Cette seconde partie de l'insurrection voit la Haganah se transformer en force supplétive de l'armée britannique. Ainsi armée et entraînée, elle fournira les cadres de l'armée israélienne en 1948.
Le bilan humain de ces quatre années est lourd : 200 Britanniques ont été tués, 500 Juifs et 5 000 Arabes. Près de 9 000 de ces derniers ont été emprisonnés. Au regard de la population de l'époque, c'est énorme. Cela aurait signifié, en Grande-Bretagne, 200 000 morts et 1,22 million de détenus. Il aura fallu trois ans d'opérations et des renforts considérables pour étouffer une révolte qui, dès le départ, était bien mal engagée. Son échec, en dehors de l'inégal rapport de forces, c'est l'échec d'une direction archaïque – le grand mufti finira d'ailleurs par se réfugier en Allemagne nazie.
La faiblesse du mouvement ouvrier internationaliste ne permit pas de créer à temps des ponts avec le prolétariat juif, ni de prendre l'ascendant sur le mouvement populaire. Malgré cette défaite, la grande révolte de 1936 devait rester, pour la population palestinienne, un évènement fondateur de sa longue marche pour l'émancipation.
Nico P. (AL 77)
De la mort d'Al-Qassam à la fin de l'insurrection19 novembre 1935 Le maquisard nationaliste Al-Qassam est tué par l'armée britannique.
12 avril 1936 Formation du Haut Comité arabe, coalition de caciques présidée par le grand mufti.
21 avril Appel à la grève générale lancé par la population révoltée de Jaffa.
7 mai 150 délégués arabes réunis en congrès réclament l'arrêt de l'immigration juive et l'indépendance.
15 mai début de la grève de l'impôt.
23 mai Répression sélective : arrestation de 63 meneurs de la grève, tandis que les leaders modérés liés au mufti sont préservés.
18 juin L'armée britannique dynamite 220 maisons à Jaffa, jetant 6 000 personnes à la rue.
19 juin Londres estime qu'il y a un « lien organique entre la sécurité des intérêts britanniques et le succès du sionisme en Palestine ».
30 septembre 20 000 soldats supplémentaires sont en Palestine.
11 octobre Le Haut Comité arabe appelle à la fin de la grève.
11 novembre Appel aux maquis à cesser le feu.
7 juillet 1937 Les médiateurs de la commission Peel préconisent la partition de la Palestine entre sionistes et Arabes. Le Haut Comité arabe refuse. Il est dissous par les Britanniques. Le mufti doit s'enfuir. Les maquis se reforment et la révolte reprend. Elle ne sera écrasée qu'en 1939.
[1] Ghassan Kanafani « La révolte de 1936-39 en Palestine », Affaires palestiniennes n°6, janvier 1972.
[2] Elias Sanbar, Les Palestiniens dans le siècle, Gallimard, 2001.
Le samedi 13 mars 2010 à 14h30 à l'Atelier des Canulars se tiendra, avec le collectif Dissent ! Paris, une discution/echange autour des contres-sommet.
- Globalisation - capitalisme / Éducation - partage des savoirs, Globalisation - capitalisme, Résistances et solidarités internationales
Des droits qui exigent la revalorisation
des salaires, de l'emploi industriel
Le 23 mars, massivement, partout, intervenons pour nos droits.
| Que de mensonges, de contrevérités, de manipulations ces derniers temps sur la question des retraites en France !! |
Tout est fait, orchestré, pour faire accepter l'inacceptable, au nom d'un « réalisme économique » inhérent à l'allongement de la durée de vie et au nombre grandissant d'ouvrants droit à la retraite.
Pour éviter d'affronter la réalité du financement des retraites, d'une meilleure répartition des richesses créées à l'entreprise, il est développé une propagande de culpabilisation des salariés avec toujours le même adage commercial, celui du coût en comparant le salarié français au salarié européen, prenant soin de comparer le pire et non le meilleur.
q Silence total sur la productivité du travail en France qui reste numéro un mondial ;
q Silence total aussi sur la souffrance au travail, le mal-être, l'explosion des suicides qui amènent les salariés à fuir l'entreprise où ils subissent une exploitation inhumaine pour augmenter les profits : là encore, la France est numéro 1, malheureusement.
|Sécurité Sociale Déficit de 11 milliards ? L'Etat a une dette de 16 milliards d'euros envers la Sécurité Sociale à qui il devrait reverser : A 7,8 milliards de taxes sur le tabac ; A 3,5 milliards de taxes sur l'alcool ; A 1,6 milliard de primes d'assurance ; A 1,2 milliard de taxes « industries polluantes » ; A 1,9 milliard de retard de cotisations patronales. |
L'Etat souverain, qui s'est empressé de sauver les intérêts des banquiers, des multinationales en mettant sur la table des centaines de milliards d'euros, refuse la même chose aux salariés, refuse d'imposer au patronat une autre répartition des richesses créées à l'entreprise pour maintenir, renforcer les droits des salariés et de la population : la banque BNP PARIBAS déclare 6 milliards de bénéfices en 2009, le double de 2008 et distribue 1 milliard d'euros aux traders.
Lorsque l'Etat décide un cadeau de plus de 12 milliards au patronat sur la taxe professionnelle, à comparer avec le déficit de moins de 11 milliards de la Sécurité Sociale, cela met en lumière les choix, mais aussi des possibilités qui existent pour d'autres solutions que celle de supprimer le droit à la retraite à 60 ans.
Les 20 plus grosses entreprises industrielles affichent 55 milliards d'euros de bénéfices nets
(+ 20 %), alors qu'elles réclament encore et toujours les aides, licencient et bloquent les salaires.
Crise, nous rabâche-t-on !
|+ 1 % sur la masse salariale (salaires), c'est + 2 milliards d'euros pour la Sécurité Sociale |
La crise financière a montré combien il serait dangereux de laisser nos retraites, nos droits, aller vers le système par capitalisation. Aux USA, les retraités se sont retrouvés, du jour au lendemain, avec des pertes de 50 à 70 % de leurs pensions. C'est ça la capitalisation !
Le système en France est le plus juste car il repose sur la solidarité, financée par les richesses produites à l'entreprise.
Défendons bec et ongles nos droits à une protection sociale, à la retraite à 60 ans.
Le bras de fer sur l'avenir des retraites qui s'ouvre ne doit pas être l'affaire de spécialistes au sommet ni de gestionnaires au service des employeurs :
C'est notre affaire à tous !
|Plus de 25 % des jeunes (1/4) de moins de 25 ans sont au chômage. Reculer l'âge de départ en retraite après 60 ans, c'est augmenter le chômage des jeunes dans le pays ! Il vaut mieux payer des retraités que des chômeurs ! |
Pourquoi devrait-on travailler 40, 41 années et plus pour pouvoir bénéficier d'une pension à « taux plein » alors qu'avant, pour un départ, à 65 ans, il n'en fallait que 37,5 ? Imposer plus d'années, c'est baisser le montant des retraites.
Pourquoi parler des retraites des seuls salariés et pas de celle du Président de la république, des patrons avec leurs parachutes dorés ?
Exemple : pourquoi un député aurait-il droit à une retraite de 4700 €/mois après 3 mandats (15 ans), alors que les ouvriers, techniciens et cadres devraient travailler plus de 40 ans pour une retraite au rabais ?
Pas touche à la retraite à 60 ans ! C'est un droit qu'il faut renforcer, améliorer avec la reconnaissance de la pénibilité. Pas question, pour la CGT, d'accepter un deal entre droit à la retraite à 60 ans et d'hypothétiques négociations sur la pénibilité. Ce n'est pas négociable !
Refusons que les futurs retraités soient envoyés à la soupe populaire pour pouvoir survivre ou dépendent de leurs enfants qui subissent, eux, la précarité.
|Une prime aux hauts revenus ! 8,2 milliards d'euros en 2007. C'est le poids du bouclier fiscal et les exemptions de cotisations sociales selon la Cour des Comptes dont ont profité les plus riches familles. |
La CGT appelle l'ensemble des salariés à s'organiser, se mobiliser, intervenir
le 23 mars avec grèves et manifestations partout dans le pays. |Créer 1 million d'emplois, c'est plus de 7 milliards d'euros pour notre protection sociale. Impossible, dîtes-vous ? Non : les 32,8 milliards d'exonérations de cotisations sociales, dont bénéficie le patronat chaque année permettraient de financer 1 million d'emplois à 2733 €/mois pour améliorer les conditions de vie au travail (Santé, Sécurité, etc…) |
Luttons ensemble pour nos droits, notre avenir et celui de nos enfants.
La France est un pays riche. Riche de par ses industries, ses services publics. Riche du travail des salariés qui produisent toujours plus, 4 fois plus par salarié qu'il y a 40 ans.
Les richesses, fruit de notre travail à tous, doivent servir l'intérêt général et non les actionnaires
Le 23 mars, massivement, engageons-nous partout
Rassemblement à 10 h 00 à la Chambre Patronale rue de Ferrière
Puis départ d'une caravane de voitures pour le siège de l'agglo
Départ du bus pour la manifestation à Lille
à 13 h 00 à l'UL CGT de Maubeuge
Samedi 6 mars 2010 vers 23H50, 3 militants de la CNT Education 69 ont été violemment agressés place Saint Jean dans le 5ème arrondissement de Lyon, alors qu'ils sortaient d'un restaurant.
Une douzaine d'individus se sont abattus sur eux, par derrière et par surprise, les jetant à terre et les frappant à coup de pieds, de poings mais aussi de nerf de bœuf, de ceinture cloutée ou encore de bouteille en verre en criant « Lyon est fasciste » et en proférant des « Sieg Heil » accompagnés du salut nazi. Incontestablement, les 3 CNTistes agressés l'ont été pour leur engagement syndicaliste et libertaire connu. L'un d'entre eux a dû être transporté aux urgences où ont été constatées diverses blessures témoignant des violences subies : un pouce cassé, de nombreux coups au visage et sur le crâne, entraînant la réalisation de 12 points de suture.
Cette agression fasciste s'inscrit dans un contexte déjà bien lourd (action deharcèlement auprès des bibliothèques du 4ème et du 8ème ; attaque d'un rassemblement contre la tenue du débat sur l'identité nationale ; encerclement et intimidation de militant-e-s reconnus sur les pentes de la Croix-Rousse etc… ). Dans le climat social actuel, ces individus et groupuscules d'extrême-droite ont tenté, en agressant ainsi nos camarades, d'imposer une nouvelle étape dans l'escalade de la violence. Une réaction de l'ensemble des forces sociales, syndicales et politiques qui ne veulent pas voir l'extrême-droite semer la terreur dans nos rues semble dès lors de plus en plus urgente.
La CNT rappelle, qu'elle et ses militant-e-s, ne renonceront pas pour autant aux objectifs d'émancipation et de justice sociales qui sont les leurs. Elle poursuivra son action aux côtés de toutes celles et tous ceux qui luttent contre le retour de « la bête immonde » et au delà pour une autre futur.
No Pasaran !
Syndicats CNTdu Rhône 44, rue Burdeau, 69001 Lyon Tél : 04 78 27 05 80 ud69(arobase)cnt-f.org Blog des syndicats CNT du Rhône
Communiqué du groupe lyonnais de la Coordination des Groupes Anarchistes (relayé ici par le GDALE-CGA).
Agression fasciste de 3 militants libertaires à Lyon.
Ce samedi 6 mars à 23h 45, trois militants libertaires ont été violemment agressé par une dizaine de fascistes dans le quartier de Saint Jean à Lyon. Tous les trois sont militants syndicalistes à la CNT et l'un d'entre eux est adhérent à la Coordination des Groupes Anarchistes. Cette agression s'inscrit dans un contexte de montée en puissance des violences fascistes à Lyon (agressions de militants et de passants,attaque du rassemblement contre l'identité nationale, intimidation contrela tenue de conférences publiques...).
Ces agressions s'inscrivent également dans un contexte de réactivation par l'État des thématiques racistes et nationalistes, visant, dans un contexte de crise capitaliste, à diviser les classes populaires. Nous ne cèderons pas à l'intimidation et nous réaffirmons que c'est sur le terrain social que se situe la meilleure alternative au nationalisme et au fascisme. Soyons uni-e-s face au fascisme !
Coordination des Groupes Anarchistes.
Groupe de lyon : Librairie la plume noire 19 rue Pierre Blanc, 69001 Lyon 04 72 00 94 10 [www.laplumenoire.org]
Groupe de Lille : Centre culturel libertaire, 4 rue de Colmar, 59 000 Lille, [lille.cybertaria.org] (rubrique GDALE-CGA).
La déclaration écrite 12/2010 [1">[www.laquadrature.net] ] concernant l'Accord Commercial Anti-contrefaçon (ou ACTA, son acronyme anglais) est désormais ouverte à signature. Elle doit être signée dans les trois mois par plus de la moitié des eurodéputés pour être adoptée. Le Parlement européen doit saisir cette occasion de démontrer son engagement à protéger les droits et libertés. Les citoyens européens soucieux de l'ACTA et souhaitant préserver un Internet ouvert peuvent participer [2">[www.laquadrature.net] ] en contactant [3] les eurodéputés et en les appelant à signer la déclaration écrite.
La déclaration écrite 12/2010 a été déposée par Françoise Castex (FR, S&D), Alexander Alvaro (DE, ALDE), Stavros Lambrinidis (GR, S&D) and Zuzana Roithova (CZ, PPE). Elle exprime la crainte de voir les négociations en cours sur ACTA mettre en cause la liberté d'expression, la neutralité du Net, le droit à un procès équitable, ainsi que le droit au respect à la vie privée et l'accès aux médicaments dans les pays en développement.
La déclaration écrite définit des lignes rouges à ne pas franchir pour les négociateurs de l'ACTA, soulignant que les acteurs d'Internet ne doivent pas être tenus pour responsables des actions entreprises par leurs utilisateurs, ni être contraints de surveiller et de filtrer les réseaux. Le texte est en accord avec les recommandations du Contrôleur européen de protection des données qui, dans un avis récent, se montre extrêmement critique des dispositions actuellement négociées dans le cadre de l'ACTA.
Une page de campagne dédiée [4">[www.laquadrature.net] ] a été mise en place pour permettre à tout citoyen de participer à la collecte des signatures d'une majorité d'eurodéputés. Du lundi 8 au jeudi 11 mars, ces derniers se retrouveront à Strasbourg pour une séance plénière. À partir d'aujourd'hui et jusqu'à la mi-juin, les sessions plénières [5] constitueront un moment idéal pour procéder à la collecte de signatures.
« En signant la déclaration écrite 12/2010, les eurodéputés feraient la preuve de leur détermination à protéger les citoyens. L'adoption de la déclaration écrite enverra un signal fort en direction de la Commission et des États membres en indiquant que le Parlement ne laissera pas les libertés des citoyens européens être balayées par d'opaques tractations diplomatiques. Tout citoyen ou organisation inquiet des conséquences possibles de l'ACTA peut participer en appelant les eurodéputés à signer la déclaration », conclut Jérémie Zimmermann, porte-parole de La Quadrature du Net.
0012/2010
Déclaration écrite sur l'absence d'un processus transparent et la présence d'un contenu potentiellement controversé concernant l'accord commercial anti-contrefaçon (ACAC)
Le Parlement européen,– vu l'article 123 de son règlement,
A. considérant les négociations en cours concernant l'accord commercial anti-contrefaçon (ACAC),
B. considérant que le rôle de codécision du Parlement européen en matière commerciale et son accès aux documents de négociation sont garantis par le traité de Lisbonne,
1. considère que l'accord proposé ne doit pas imposer indirectement l'harmonisation de la législation européenne sur le droit d'auteur, les brevets ou les marques et qu'il convient de respecter le principe de subsidiarité ;
2. déclare que la Commission devrait immédiatement mettre à la disposition du public tous les documents relatifs aux négociations en cours ;
3. estime que l'accord proposé ne doit pas imposer de restrictions à la procédure judiciaire ni affaiblir les droits fondamentaux tels que la liberté d'expression et le droit au respect de la vie privée ;
4. souligne qu'une évaluation des risques économiques et d'innovation doit précéder l'introduction de sanctions pénales dans les cas où des mesures civiles sont déjà instaurées ;
5. considère que les fournisseurs de services internet ne doivent pas être tenus responsables des données qu'ils transmettent ou hébergent par l'intermédiaire de leurs services dans une mesure qui impliquerait une surveillance préalable ou le filtrage de ces données ;
6. signale que toute mesure visant à renforcer les compétences en termes de contrôle transfrontalier et de saisies de marchandises ne peut porter atteinte à l'accès à des médicaments légaux, abordables et sûrs à l'échelle mondiale ;
7. charge son Président de transmettre la présente déclaration, accompagnée du nom des signataires, au Conseil et à la Commission, ainsi qu'aux parlements des États membres.
Les traductions de la déclaration écrite, qui seront bientôt en ligne sur le site du Parlement européen, sont disponibles sur notre wiki.
[1] http://www.laquadrature.net/wiki/De...
[2] Une page de campagne est prévue à cet effet : http://www.laquadrature.net/wiki/Ai...
[3] L'outil "Mémoire Politique" permet de contacter facilement les eurodéputés : http://www.laquadrature.net/wiki/Me...
[4] Page de campagne : http://www.laquadrature.net/wiki/Ai...
[5] Les sessions plénières se tiendront : - du 8 au 11 mars ; - du 19 au 22 avril ; - du 17 au 20 mai ; - du 14 juin au 17 juin.
Deux "mini-plénières" se tiendront également à Bruxelles les 24 et 25 mars ainsi que les 5 et 6 mai.
En janvier dernier était déposé au Sénat le projet de Loi de Modernisation Agricole [1">[www.senat.fr] ] qui sera débattu au printemps. En l'état, ce texte aurait des conséquences importantes sur la gestion des forêts françaises. Analyse de FNE.
La création des Plans Pluriannuels Régionaux de Développement ForestierCes plans viseraient à coordonner régionalement les efforts de mobilisation des bois, en définissant des actions prioritaires à court terme pour y parvenir. Leurs objectifs seraient :
identifier les massifs, en raison de leur insuffisante exploitation, où des actions prioritaires sont à mettre en œuvre pour mobiliser le bois
assurer une meilleure valorisation économique du bois ;
définir les investissements à réaliser pour mobiliser la ressource ;
coordonner localement le développement forestier.
Les PPRDF seraient élaborés sous autorité du préfet par les représentants de l'amont forestier (CNPF, ONF, Communes Forestières, etc.) et par les Chambres d'Agriculture. Le projet de plan serait mis à disposition du public pendant une durée minimale d'un mois et arrêté après avis de la Commission Régionale de la Forêt et des Produits Forestiers.
Avis de FNE. FNE déplore que les membres de la société civile, notamment les associations de protection de la nature, ne soient pas impliquées dans l'élaboration des PPRDF. Centrés exclusivement sur la mobilisation des bois, FNE craint des conséquences néfastes de ces plans à court, moyen ou long terme sur une biodiversité déjà menacée bien que garante du bon fonctionnement de nos forêts. En effet, c'est bien sur les forêts actuellement peu exploitées que les enjeux de préservation de la biodiversité sont les plus importants. Restreindre l'implication des associations environnementales à un avis parmi d'autres lors de la consultation de la Commission Régionale de la Forêt et des Produits Forestiers est inacceptable en l'état.
La création des Stratégies Locales de Développement Forestier en remplacement des Chartes Forestières de TerritoireLes Chartes Forestières de Territoire (CFT) en cours d'application au moment de la publication de la loi seraient mises à jour dans un délai d'un an pour entrer en conformité avec les nouvelles Stratégies Locales de Développement Forestier (SLDF). Ces stratégies prévoiraient, comme c'était le cas pour les CFT, un état des lieux suivi d'un programme d'actions pluriannuel. Elaborées à l'initiative d'une ou plusieurs collectivités territoriales, de l'amont forestier ou des Chambres d'Agriculture, les SLDF viseraient à :
garantir la satisfaction de demandes environnementales ou sociales particulières concernant la gestion des forêts et des espaces naturels qui leur sont connexes ;
contribuer à l'emploi et à l'aménagement rural ;
favoriser le regroupement des propriétaires forestiers, la restructuration foncière ou la gestion groupée à l'échelle d'un massif forestier ;
renforcer la compétitivité de la filière de production, de récolte, de transformation et de valorisation des produits forestiers.
L'élaboration et la mise en œuvre des SLDF seraient conduites par un comité associant l'amont forestier, des établissements publics, des associations d'usagers de la forêt ou de protection de l'environnement et des collectivités territoriales. Elles définiraient les objectifs poursuivis, les indicateurs relatifs aux actions à mettre en œuvre et les indicateurs de résultats.
Avis de FNE. FNE salue la gouvernance élargie proposée pour l'élaboration de ces stratégies, en impliquant l'ensemble des acteurs concernés par le rôle et la place de la forêt dans les territoires. En revanche, associer la société civile uniquement à l'échelle locale des SLDF, alors même que ces stratégies doivent s'inscrire dans les PPRDF qui auront été définis sans elle et avec un objectif affiché de mobilisation du bois, risque d'aboutir à une faible implication du monde associatif dans les processus. De plus, cantonner les SLDF à répondre à des « demandes environnementales ou sociales particulières » n'est pas un objectif satisfaisant ; il devrait être élargi à la prise en compte systématique de l'environnement et à la préservation de la biodiversité ordinaire et remarquable.
Pour conclure, ce projet de loi répond bien au leitmotiv de l'Etat : mobiliser plus de bois. Ne détricotons pas la loi d'orientation forestière de Juillet 2001 en donnant plus de poids à la fonction économique de la forêt. La gestion durable n'apparait en effet qu'à la marge, alors même que la nécessité de mettre au même niveau les fonctions économiques, sociales et environnementales de la forêt a été reconnue internationalement depuis la conférence de Rio en 1992 et dans l'article 1er de la loi de 2001. Inscrire ces trois piliers dans les politiques forestières nationales et leurs déclinaisons territoriales devient un impératif et apparait d'autant plus crucial que le bois ne représente que 10% de la valeur économique de la forêt. Il serait donc temps que les ministères de l'agriculture, de l'espace rural et de l'environnement unissent leurs efforts et leurs moyens sur un sujet aussi transversal qu'est la forêt. Le texte du projet de LMA sera examiné par le Parlement au printemps 2010. L'occasion pour FNE de se mobiliser afin que ses demandes soient entendues.
A lire également : Article FNE - Implication associative dans les démarches forestières territoriales : état des lieux et perspectives
[1] Pour consulter le texte du projet de loi : [www.senat.fr]
Le 23 mars prochain, la Banque mondiale décidera d'approuver ou non un prêt de 3,75 milliards de dollars en faveur de la compagnie d'électricité Eskom (Afrique du Sud), qui servira principalement à financer la construction de la gigantesque centrale à charbon de Medupi. Le projet bénéficiera à un secteur industriel largement contrôlé par des multinationales occidentales, au détriment des Sud-Africains qui en paieront le coût environnemental et social. Alors que 65 organisations de la société civile sud-africaine et une centaine d'ONG dans le monde entier s'opposent aujourd'hui à ce projet [1], les Amis de la Terre demandent à la France de se montrer à la hauteur de ses engagements en matière climatique et de développement, et de voter contre le projet au sein de la Banque mondiale.
La Banque mondiale pourrait accepter de prêter 3,75 milliards de dollars à la compagnie d'électricité sud-africaine Eskom, dont 3 milliards iraient à la construction de la centrale de Medupi. Outre les diverses pollutions liées à son fonctionnement (contamination au soufre, mercure…), cette centrale géante de 4 800 MW émettra 25 millions de tonnes de CO2 par an (5% des émissions françaises totales), contribuant fortement aux changements climatiques.
Anne-Sophie Simpere, chargée de campagne Finance aux Amis de la Terre, explique : « L'Afrique du Sud a un potentiel énorme en matière d'énergies renouvelables et d'efficacité énergétique, et la société civile sud-africaine demande qu'il soit développé. Pourtant seuls 7 % du prêt de la Banque mondiale iraient aux renouvelables, et 13 % à l'efficacité énergétique. Allouer 80 % de ses fonds à un méga projet charbonnier est un choix aberrant. Il est d'autant plus scandaleux que la Banque mondiale essaie de se présenter comme une institution exemplaire dans la lutte contre les changements climatiques. »
La centrale de Medupi est principalement conçue pour de gros industriels, qui bénéficient de tarifs artificiellement bas pour l'électricité en raison d'accords inéquitables signés à la fin de l'apartheid, au début des années 90. Par conséquent, le coût de production de l'électricité pèse de façon disproportionnée sur la population.
Sébastien Godinot, coordinateur des campagnes aux Amis de la Terre, précise : « Eskom a déjà annoncé des augmentations de tarif de 35 % par an aux particuliers : l'énergie va devenir inabordable pour un grand nombre de ménages sud-africains. En parallèle, les industries, principalement contrôlées par de riches multinationales, bénéficient du prix de l'électricité le plus faible au monde. En soutenant Eskom, la Banque mondiale ne contribue donc pas à l'amélioration de l'accès à l'énergie de la population, et encore moins à la lutte contre la pauvreté, mais elle aggrave au contraire un système injuste à la botte de grandes entreprises occidentales. »
Les Amis de la Terre demandent à la France de ne pas approuver le prêt de la Banque mondiale à Eskom.
Anne-Sophie Simpere conclut : « La France a un conflit d'intérêt dans le projet, car Alstom fait partie des constructeurs de la centrale. En octobre dernier, Nicolas Sarkozy nous écrivait au sujet de la Banque mondiale que la France serait « particulièrement vigilante à ce que les financements publics soient désormais cohérents avec les objectifs nationaux et internationaux de lutte contre le changement climatique. » [2]. Nous attendons de voir s'il tiendra cet engagement ou s'il cèdera à la pression d'Alstom… »
[1] Voir la Déclaration de la société civile sud-africaine et africaine contre le projet Eskom
[2] Voir le courrier de Nicolas Sarkozy en date du 13 octobre 2009
Salut de la CGT de l'État espagnol
Nous nous adressons à vous pour vous remettre l'appel international à la mobilisation qui arrive du Mexique, en solidarité avec les bases de soutien zapatistes.
Un bon nombre d'organisations et de collectifs va répondre favorablement à cet appel. La CGT réalisera des mobilisations dans différentes localités de l'État espagnol du 13 au 27 mars.
Nous vous encourageons à relayer cet appel international de la façon que vous jugerez la plus appropriée.
Halte au harcèlement des villages zapatistes !
Salut fraternel,
José Pascual Rubio Cano,
secrétaire aux relations internationales
20 mars, éclatement national et international de soutien et de solidarité aux BAZ
Aux compañeras et compañeros de l'Autre Campagne, Aux compañeras et compañeros de la Zezta internacional,
Depuis plusieurs mois les agressions et harcèlements contre les communautés et villages zapatistes se sont multipliés. Déclarations stupides du gouvernement de l'État du Chiapas prétendant que les Conseils de bon gouvernement avaient demandé leur reconnaissance par le Congrès du Chiapas, rendues publiques par les perroquets du mauvais gouvernement de l'État, agressions à Laguna de San Pedro, auxquelles ont participé les trois niveaux de gouvernement [1] contre la communauté zapatiste qui avait déjà été déplacée de son lieu d'origine, agressions du mauvais gouvernement au travers de ses forces paramilitaires de l'Opddic, soutenues par des policiers municipaux et de l'État, à Bolón Ajaw. C'est un endroit où avaient déjà eu lieu des agressions de ce groupe paramilitaire, comme l'ont établi divers observateurs et organisations nationales et internationales. Et à présent, dans le village de Santo Domingo (Casa Blanca), où l'Opddic a menacé les compañeras et compañeros de les expulser de leur communauté.
À ce climat de harcèlement physique de la part des mauvais gouvernements se sont jointes des personnes qui, sans le moindre scrupule, ont déclaré que les agressions provenaient des BAZ et de l'EZLN, aidant ainsi à fabriquer un scénario d'intervention militaire aux graves conséquences pour notre peuple. Tout cela pour servir fidèlement les diktats des maîtres de l'argent, qui regardent aujourd'hui les terres chiapanèques et leur richesse naturelle comme un butin, pour la construction de projets touristiques qui viendraient dépouiller et déplacer les véritables propriétaires de ces territoires : les peuples originaires.
Pour toutes ces raisons, et en accord avec vos formes et modes d'actions, nous vous appelons à unir nos forces, à élever nos voix en soutien et solidarité avec les bases de soutien zapatistes, avec les villages et communautés chiapanèques qui affrontent l'offensive paramilitaire des mauvais gouvernements et de la classe politique et économique du Mexique, en réalisant le 20 mars une action éclatée nationale et internationale pour qu'on entende bien fort :
LES ZAPATISTES NE SONT PAS SEULS !
Organise ton action et informe-nous en.
Halte au harcèlement des villages zapatistes !
Prisonnier-e-s politiques, liberté !
Fraternellement,
collectifs, organisations et individus de l'Autre Campagne, Campagne D'abord nos prisonnier-e-s, Réseau contre la répression et pour la solidarité (RvsR)
Courrier électronique : redcontralarepresion@gmail.com
Blog : [contralarepresion.wordpress.com]
Adresse : Dr Carmona y Valle # 32
colonia Doctores
Del. Cuauhtémoc
México D.F.
C.P. 06720
Traduit par el Viejo. [cspcl]
[1] fédéral, de l'État et municipal, NdT
CARACOL III DE RESISTENCIA HACIA UN NUEVO AMANECER
Conseil de bon gouvernement El Camino del Futuro, Chiapas, Mexique.
Le 3 mars 2010
À la société nationale et internationale,
Aux compagnons et compagnes adhérents de l'Autre Campagne nationale et internationale,
Aux frères et sœurs des droits humains nationaux et internationaux,
Frères et sœurs,
Nous dénonçons le plan des trois niveaux [1] de gouvernement et des gens achetés du village de Santo Tomás, municipalité d'Ocosingo, Chiapas.
Les faits :
Les trois mauvais gouvernements continuent leur campagne de contre-insurrection. Ils sont préparés pour cela et veulent réussir pour garder tout sous contrôle.
Sous couvert d'un projet, le gouvernement continue à armer l'OPDDIC.
Les gens de Santo Tomas préparent leurs plans de façon sournoise avec le gouvernement. L'accord signé par le dirigeant de l'OPDDIC Manuel Hernandez Jiménez est arrivé entre nos mains. Dans cet accord, ils planifient l'expulsion de nos compagnons, bases d'appui de Santo Domingo, lieu connu sous le nom de Casa Blanca, où ils sont déjà venus provoquer le 1er septembre 2009. Cette terre a été récupérée et nous ne permettrons pas l'expulsion des bases d'appui zapatiste.
Ils ont confirmé être armés et avoir même des bombes.
Ils vont entrer, organisés en deux groupes, un groupe qui expulsera et un autre groupe qui prendra possession des terres. Les noms de ceux qui dirigent le groupe armé sont Juan Santiz Ruiz, Fausto Gomez Hernandez, Jose Cruz Mendez, Bartola Santiz Clara, Manuel Clara Cruz, Mario Ruiz Cruz. Ils ont été entraînés par Caralampio Albarez Gomez, Luis Lopez Hernandez, Benito Albarez Gomez, Vicente Albarez Gomez, Jose Cruz Mendez, Mariano Cruz Toledo.
Les plans du gouvernement, qui achète les gens pour qu'ils mettent en place des façons de détruire le peuple qui lutte contre le système, sont très clairs. Les gens sont divisés car le terrain a été récupéré et le mauvais gouvernement l'a donné à des personnes qui n'ont pas lutté pour ces terres.
C'est la raison des souffrances de nos compagnons bases d'appui de l'EZLN.
Nous défendrons nos terres coûte que coûte et quoi qu'il arrive. Ainsi, on voit clairement qui seront les responsables de ce qui va arriver.
Ils disent qu'ils nous donnent vingt jours à partir de la date de l'acte du 28 février 2010. Cela veut dire que le 20 mars, ils accompliront les ordres que leur a donné le mauvais gouvernement. Cependant la menace a été avancée au 5 mars. Nous voulons seulement dire ou mentionner aux dirigeants de l'ARIC historique, l'ARIC indépendante entre autres, qu'ils regardent s'il s'agit de gens qui font partie de leur organisation du village de Santo Tomas, eux qui disent qu'ils sont quatre organisations.
Nous voulons dire tout cela à vous et à personne d'autres, peuple du Mexique et autres peuples du monde, gens de l'Autre Campagne du Mexique et du monde qui luttent pour la justice.
Nous vous tiendrons informés de ce qui va se passer car nous allons défendre notre terre, nous ne leur permettrons pas d'expulser nos compagnons bases d'appui de Santo Domingo, connu sous le nom de Casa Blanca.
Cordialement,
Pedro Gutierrez Guzman, Lauro Hernandez Gutierrez, Edgar Gomez Albarez, Ayda Perez Nuñez, Marin Jimenez Perez, Rebeca Lorenzo Cruz, Lorenzo Lopez Gomez
Traduction : "Libérons-les"
[1] Niveaux fédéral, de l'État et de la municipalité - NdT.
Après l'annonce en 2009 par le président de l'Équateur, Rafael Correa, de la possibilité, à certaines conditions, de cesser la production de pétrole dans le pays « pour le bien de l'humanité », un autre pas, judiciaire celui-ci, va sans doute être franchi. L'Équateur est sur le point de connaître un moment sans précédent dans le combat écologique par l'imminence d'un verdict qui fera date. Les multinationale états-unienne Texaco et Chevron Corporation sont, en effet, conduites depuis 2003 devant les tribunaux par les organisations et populations indigènes de l'Amazonie équatoriale, pour avoir déversé des millions de tonnes de déchets toxiques dans la forêt Amazonienne entre 1964 et 1990. [1]
Texaco a opéré sur un territoire de 1.500.000 Ha où vivaient plusieurs communautés indigènes. Ces populations souffrent aujourd'hui d'un taux anormalement élevé de cancer, ont vu apparaître des malformations chez les nouveau-nés, ils ont donc été contraints de quitter leurs terre et d'abandonner leurs foyers traditionnels. La catastrophe engendrée par l'exploitation et la production de pétrole par Texaco jusqu'en 1992 est déjà surnommée le « Tchernobyl amazonien » par bon nombre d'ONG. Elle est accusée d'avoir utilisé des procédés expressément interdits par la législation en vigueur au Texas depuis 1919 et en Louisiane depuis 1953 considérant l'Équateur du Président de l'époque, Ramón Castro Jirón, comme une zone de non droit. Mais la multinationale a aussi violé la Loi équatorienne sur les hydrocarbures de 1971 qui prévoyait « l'adoption de toutes les mesures nécessaires pour la protection de la faune, de la flore et d'autres ressources naturelles et pour éviter la pollution de l'eau, de l'air et des sols ».
Pendant tout cette période, la transnationale a décidé que, pour optimiser ses bénéfices, elle n'utiliserait pas les techniques environnementales standards de l'époque qui consistaient à réinjecter dans les sous-sols les eaux de formation et les déchets toxiques qui remontent inévitablement lors du processus de perforation. En fait, Texaco a déversé l'eau de formation qui contient des produits chimiques toxiques et cancérigènes à la surface.
Ce comportement a parsemé la forêt de centaines de mares toxiques, sans aucun filtres ni système d'imperméabilisation, a pollué les rivières de plomb et autres métaux lourds sans se préoccuper des populations autochtones. La quantité totale de pétrole rejetée dans les eaux fluviales autant par négligence qu'inconscience est estimée à 64 millions de litres. [2">[www.ecologiablog.com] ]
Depuis la fusion puis le rachat par l'entreprise pétrolière Chevron, Texaco est devenue une des entreprises privées les plus puissantes du monde, la deuxième après Exxon Mobil dont l'influence sur le gouvernement états-unien s'est faite par l'entremise de l'ancienne conseillère à la sécurité nationale, Condoleezza Rice, qui avait fait partie du comité directeur de l'entreprise.
C'est en mai 2003, 10 ans après la première plainte déposée contre Texaco, que l'entreprise Chevron [3] a dû se soumettre à la justice équatorienne, à Lago Agrío, et en répondre à plus de 80 communautés touchés par cette catastrophe qui n'a rien de naturelle dont 30.000 victimes. Depuis lors, les parties civiles demandent la réparation de la zone affectée qui s'élèveraient selon des experts internationaux à plus de 6 milliards de dollars. Le géant pétrolier réplique qu'il a déjà procédé entre 1996 et 1998 à la réhabilitation de cette zone, ce qui a été démenti par des prélèvements effectués par la suite.
Les conséquences de ces agissements sont de plus en plus connues et les manœuvres dilatoires des accusés rendent leur défense grotesque. Le pouvoir, l'influence et la richesse de Texaco et de Chevron n'ont pas suffit à redorer leur blason, de fait, les impacts sur l'environnement et les témoignages de paysans et indigènes sont diffusés depuis quelques années sur des chaînes de télévision nationale et internationale, dans les médias alternatifs mais aussi officiels. [4">[chevrontoxico.com] ]
Voyant poindre la défaite à l'horizon, le géant pétrolier Chevron a lancé une ultime campagne de lobbying agressif pour faire échouer la procédure judiciaire et, accessoirement, pour éviter de payer les 27000 millions de dollars d'indemnisation. Le Président Rafael Correa a formellement dénoncé cette manœuvre :
« La multinationale Chevron, en désespoir de cause, a tenté récemment d'annuler le procès en diffusant des vidéos où l'on voit des représentants du gouvernement demander des pot-de-vin ». [5">[www.hoy.com.ec] ]
La multinationale dénonce, elle, un complot entre le juge chargé de l'affaire, Juan Nuñez, des représentants du gouvernement et des membres du parti Alianza País. Ces accusations sont monnaie courante en Amérique latine. Faute d'argument, la calomnie est le dernier recours des coupables et le nouveau PDG de Chevron semble vouloir reprendre le flambeau de ce déni de justice. Il répond par la fuite devant ses responsabilités dans cette catastrophe écologique et humaine.
Si la justice équatorienne venait à condamner Chevron, ce serait la preuve qu'une entreprise transnationale peut être conduite devant les tribunaux d'un autre pays que celui où elle réside, et l'Équateur deviendrait le premier pays d'Amérique latine à forcer une compagnie transnationale à comparaître devant ses tribunaux. [6">[www.texacotoxico.org] ]
S'il est indéniable que la Constitution de l'Équateur est l'une des plus écologistes au monde, elle défend plus généralement le droit à la vie et les droits du peuple à disposer de lui-même. Ce qui se joue dans ce procès est fondamental car c'est bien de la souveraineté populaire qu'il s'agit et la condamnation de Chevron Corporation pourrait bien en signer une victoire. La peur qui tenait les populations touchées par cette pollution semble avoir enfin changé de camp.
Guillaume Beaulande
[1] À l'origine de cette mobilisation se trouvent des Organisations de défense des droits environnementaux et humains, entre autres Amazon Watch, Rainforest, Action Network.
[3] La multinationale Chevron Corporation a racheté Texaco en 2001.
Depuis plusieurs années, des dispositifs d'aide aux élèves et de nombreux projets pédagogiques ont été mis en place au collège Barbusse. Grâce à cela, les résultats au brevet sont passés de 45% à 80 % de réussite en dix ans et l'ambiance de travail s'est améliorée.
Or l'inspection d'académie enlève chaque année un peu plus de moyens.
Cette année, la diminution est tellement forte que cela va entraîner à la rentrée prochaine la disparition pure et simple de certains de ces dispositifs d'aide aux élèves, ainsi que la suppression des groupes de sciences.
Les enseignants du collège ont décidé de ne pas accepter ces choix budgétaires qui vont priver les élèves de Vaulx-en-Velin des chances de réussite qui leur sont dues. C'est pourquoi ils ont décidé d'être en grève à partir de lundi 8 mars.
N'hésitez pas à venir au collège pour venir vous informer et soutenir les personnels qui veulent se battre pour l'avenir des élèves de leur collège.
A lire sur Rebellyon :
à venir : grève le 12 mars dans l'éducation nationale : rendez-vous à 10h30 place des Terreaux à Lyon
communiqué des grévistes du mardi 9 mars : Collège Barbusse : en attendant que l'inspection académique se décide, la grève continue
des nouvelles de la grève le lundi 8 mars au soir (communiqué de presse des grévistes) : Collège Barbusse : faute de réponse, la grève continue !
une analyse de la situation du collège et le départ de la grève : Collège Barbusse ou la fin de l'hypocrisie sur l'ambition de réussir d'un Collège banlieue
A lire ailleurs :
sur le blog de la CNT69 : Moins de moyens pour les collèges
Pour écouter :
http://emissionsradio.rebellyon.info/lnz/20100311-LaScierieRoanne.mp3
Pour télécharger : clic droit sur l'icône ci-dessus et choisir "Enregistrer la cible du lien..."
Un article récent du Numero Zero annoncait la création prochaine d'un atelier partagé dans une ancienne scierie, sur la commnue d'Ambierle, dans la Loire.
voir : La scierie, atelier partagé , 6 février 2010.
Samedi 6 mars, des membres de l'association "LaScierie" présentaient publiquement ce projet. Suivait une visite du lieu, dans une ambiance cordiale et chaleureuse.
Quel est ce projet ? Qui le composent et l'animent, quelles sont les idées qui structurent ce projet ? Comment se développeront les activités de la Scierie ?
Vous trouverez d'ores et déjà beaucoup de réponses sur leur blog : http://lascierie.eklablog.fr.
Ou alors, en écoutant Didier, Benoit, Joseph, Mathieu, Fred, Garpard et Félicien lors d'une rencontre fort sympatique autours d'un micro.
Nous écouterons également quelques extraits de la présentation publique de la Scierie.
"Laïcité" carnivore
Certains ont invoqué la laïcité pour condamner la démarche du Quick de Roubaix de ne vendre que de la viande halal. Argument absurde : aucun commerce n'est tenu de proposer l'assortiment complet des produits susceptibles de satisfaire quiconque passe devant sa porte.
La grande faute de Quick serait d'avoir exclu les consommateurs non halal de l'accès aux produits carnés servis dans ce restaurant. Dans certains établissements scolaires, on refuse de servir des repas sans produits d'origine animale aux enfants de familles végétariennes. Ce sont là les deux faces d'une même médaille : sous couvert de laïcité, se cache l'affirmation du droit et de l'obligation de manger de la viande.
Non à l'abattage sans étourdissement (rituel ou non)
La viande halal est condamnable non pour raison de croyances mais parce qu'elle provient d'animaux mis à mort sans étourdissement préalable. Or, l'égorgement en toute conscience cause généralement plus de souffrance que l'abattage "standard" [1].
Si la certification halal en France exige la mise à mort des animaux sans étourdissement, c'est plus par usage que par nécessité religieuse. Ainsi, l'Indonésie – pays du monde où les musulmans sont les plus nombreux (200 millions) – accepte que les animaux soient étourdis avant l'abattage [2].
L214, comme la plupart des associations de protection animale, exige que la dérogation permettant l'abattage sans étourdissement soit abrogée [3]. Le moins que nous devions aux animaux est de limiter l'atrocité de l'agonie que nous leur infligeons [4].
Il n'y a pas d'abattage "propre"
Mettre en cause l'abattage rituel ne doit pas faire oublier qu'il n'y a pas d'abattage sans peur ni douleur pour les animaux qu'on traîne dans un lieu de mort. Les ratés de l'étourdissement sont légion en abattage standard. Dans tous les cas, il s'agit d'ôter la vie à des êtres sentants. Ces êtres, pour la plupart, meurent sans avoir vécu, tant les conditions d'élevage qu'on leur inflige sont effroyables.
En finir avec la religion de la viande
Aucune religion, aucune conception sensée des valeurs de la République, n'imposent le devoir de manger des animaux.
Les menus végétariens sont à la fois halal et non halal, casher et non casher. Organiser le vivre-ensemble en matière d'alimentation ne restera un casse-tête que tant qu'athées et croyants de diverses familles spirituelles communieront dans une même religion de la viande.
Parce qu'il n'y a pas d'obligation de manger de la viande, la cohabitation paisible de tous peut être assurée dès à présent par l'offre d'un menu végétarien dans tous les lieux de restauration collective. Parce qu'il n'y a pas de droit à manger des animaux, c'est-à-dire à maltraiter et tuer autrui sans nécessité, il est urgent d'ouvrir le débat sur l'abolition de la viande.
Contact presse :
Brigitte Gothière
Estiva Reus
contact L214.com
L214 adresse un courrier aux autorités musulmanes de France, ainsi qu'au Premier ministre, leur demandant de prendre position en faveur de l'étourdissement des animaux avant l'abattage, et ce sans dérogation possible.
[1] Federation of Veterinarians of Europe (FVE), Slaughter without prior stunning, 2002.
[2] Direction générale de l'alimentation (DGAL), INDONESIE - Conditions d'agrément des établissements pour l'exportation de produits carnés et de produits laitiers destinés à l'alimentation humaine vers l'Indonésie, 26 janvier 2010.
[3] Un décret de 1964 a rendu obligatoire l'étourdissement des animaux avant leur abattage, ceci afin de leur éviter un surcroît de stress et de souffrance. Or, en même temps que cette obligation voyait le jour, arrivait une dérogation pour les cultes juif et musulman. Aujourd'hui, l'abattage rituel concerne énormément d'animaux : une grande partie de la viande qui en est issue est écoulée dans les circuits de commercialisation classiques. Cf. "Nous avons tous déjà mangé de la viande halal ou casher", Le Figaro, 29 février 2010.
[4] Voici les liens de quelques vidéos permettant visionner des abattages rituels et/ou de comparer avec l'abattage classique :
Vidéo de comparaison entre l'abattage halal et non halal de poulets
Enquête de L214 sur l'abattage halal chez Charal
Enquête de Gaia sur l'abattage halal en Belgique
bientôt une soirée proposée sur saint-etienne
Le tribunal d'application des peines "antiterroriste" de Paris a accordé hier, 24 février, un régime de semi-liberté à Georges Cipriani, première étape avant sa libération conditionnelle. Cette décision a logiquement pris en compte la solidité du dossier constitué par Georges Cipriani. Mais, le parquet faisant appel de cette décision, Georges Cipriani ne pourra quitter la prison d'Ensisheim, comme prévu, le 16 mars. Bien que libérable depuis 2005, il n'a pas pu bénéficier du moindre jour hors de la prison et il devra encore attendre de longs mois.
Quand cessera donc cet acharnement contre notre camarade ? Rappelons qu'en avril 2009, Georges Cipriani avait déjà obtenu un jugement identique, lequel avait ensuite été infirmé en appel, le 20 août, sur appel du parquet.
Le 21 février, Georges Cipriani entamait sa 24e année de détention pour les actes accomplis comme militant d'Action di-recte. La veille, samedi 20 février, une centaine de personnes venues de Blois, Béziers, Bordeaux, Clermont-Ferrand, Lille, Paris, ... mais aussi de Belgique et d'Allemagne s'étaient rassemblées devant la prison de Fresnes pour exiger la libération de Georges Cipriani et de Jean-Marc Rouillan. Les manifestants firent le tour de la prison en criant des slogans, entre autres : "Libérez Rouillan !, Libérez Cipriani !", "23 ans de prison, 23 ans de résistance ! Halte au chantage au reniement, libération sans conditions !". Les mots d'ordre étaient accompagnés par la clameur qui montait de la prison. Un message de solidarité fut lancé à l'adresse de tous les prisonniers. Des prises de paroles terminèrent cette manifestation, rappelant la situation actuelle des camarades emprisonnés et l'échéance du 24 février (rendu de la décision du TAP pour Georges Cipriani) et annonçant la suite de la campagne pour leur libération. Deux autres manifestations se sont déroulées le même jour à Bordeaux et Toulouse.
Jean-Marc Rouillan se trouve en ce moment au Centre national d'observation (CNO) de Fresnes où, durant six semaines, il doit se soumettre aux examens multiples "d'experts" prétendant juger de sa "dangerosité". C'est ce qu'exige en effet la loi Dati sur la "rétention de sûreté", avant l'examen de sa nouvelle demande de libération conditionnelle. Il y a deux ans, il avait pu obtenir une semi-liberté, qui n'avait duré que dix mois avant qu'il ne soit réincarcéré à plein temps sous le prétexte fallacieux de propos tenus lors d'une interview. Depuis plus d'un an, atteint d'une maladie rare et évolutive, il demeure sans soins adap-tés en raison de son maintien en prison.
Georges Cipriani et Jean-Marc Rouillan doivent être libérés !
Le Collectif "Ne laissons pas faire !"
Paris, le 25 février 2010
nlpf samizdat.net - http://nlpf.samizdat.net
RAPPEL : Nlpf ! vous invite à signer et à faire signer largement la nouvelle pétition à l'initiative des "Collectifs de soutien aux prisonniers d'Action Directe", et à transmettre les signatures à l'adresse mail : sout.ad orange.fr.
LES AUTRES INITIATIVES DE LA CAMPAGNE 2010 :
GRENOBLE : samedi 27 février, 19h
Projection-discussion, au Lokal autogéré, 7 rue Pierre-Dupont
PARIS : jeudi 4 mars, de 18h à 19h
Rassemblement mensuel devant la Direction de l'Administration pénitentiaire, Paris 4e
DIJON : samedi 6 mars, 19h
Projection-concert, à l'Espace autogéré des Tanneries, 15 boulevard de Chicago
BAGNOLET : dimanche 14 mars, 17h
Projection-concert hip-hop, au Parvis de Bagnolet, 27 rue Adélaïde Lahaye
PARIS, jeudi 18 mars, 19h30
Projection-débat, au Centre culturel La Clef, 21 rue de la Clef, Paris 5e
SAINT-OUEN : dimanche 21 mars, 18 h
Interventions-concert, Le Picolo, 58 rue Jules-Vallès
PARIS : samedi 27 mars
Expo-vente de dessins, peintures, collages et spectacle, à l'Espace Louise-Michel, 42 bis rue des Cascades, Paris 20e
SAINT-DENIS : lundi 5 avril
Projection-débat, à La Belle étoile, 14 allée Saint-Just
PARIS : dimanche 18 avril, 17h
Projection-débat-concert, au CICP, 21 ter rue Voltaire
TOURS : vendredi 23 avril, 18 h
Projection-débat, au café comptoir "Chez Colette" (quai Paul-Bert, en face du pont de Fil)
LE HAVRE : vendredi 30 avril, 19h30
Lecture des "Chroniques carcérales" de Jann-Marc Rouillan, à la librairie Le Bouqui'n'oir
(Informations à suivre pour Angers, Lille, Clermont-Ferrand…)
Libération des prisonniers d'Action directe !
Contact : nlpf samizdat.net
Abonnez-vous à la newsletter Nlpf ! :
http://listes.samizdat.net/sympa/su...
Pour être tenu au courant des initiatives :
http://nlpf.samizdat.net
http://www.action-directe.net
Vendredi 26/02, au tribunal administratif, le "référé liberté contre le préfet et l'interdiction d'accéder au hangar" n'a pas permis de redonner accès au hangar. L'occasion de se rappeler que la loi et la justice sont avant tout au service de la force et de l'État.
Vendredi 19/02, le hangar est toujours bloqué en permanence par un camion de flics. Des actions de contestation contre la préfecture et la mairie ont eu lieu, avec des moyens policiers disproportionnés comme d'habitude à Calais. Appel à manifester | Compte-rendu | Autre compte-rendu
Jeudi 18/02 vers 19h00, alors que les migrants avaient quitté le Hangar Kronstadt, réouvert le même jour, la police a à nouveau évacué le hangar et arrêté les 5 militant-e-s présentes | Compte-rendu imagé. À Calais les migrants sont harcelé-e-s et brutalisé-e-s, les lieux de contestation et les habitations sont saccagés, les contestataires Noborder sont harcelé-e-s et arrêté-e-s. Quelle est la prochaine étape pour la police ?
Conformément à l'annonce faite par SôS Soutien aux Sans Papiers, le hangar a été réouvert ce mercredi 10 février par les militantEs NoBorder et Sos soutien ô sans-papiers, et une conférence de presse y a été organisée (voir communiqué).
Le hangar Kronstadt avait été évacué dimanche 07/02 par 75 CRS, et les douze militant-e-s bloqué-e-s à l'intérieur ont été brutalisé-e-s et arrêté-e-s puis relâché-e-s. Les flics ont détruit l'entrée, l'intérieur du hangar et tout ce qui s'y trouvait. Une partie des affaires présentes avant leur arrivée a disparu. 12 personnes ont été interpellées puis relâchées. On ne sait toujours pas sur quelle base légale cette intervention a eu lieu. Le soutien aux militant-e-s à Calais est important et urgent !
Quelques réactions à l'expulsion : hangar : deux jours de combat pour boire un thé | Communiqués SôS Soutien aux Sans Papiers | CNSP | GDALE-CGA

Lors de l'ouverture publique du hangar Kronstadt de Calais par les no-borders [1] qui commençait samedi 6 à 17h, de nombreux migrants ont voulu se joindre au local pour assister au concert de musique acoustique qui devait y avoir lieu.
Ils sont donc venus après la distribution de nourriture de Salam en direction du local. Après avoir été bloqués par la police, ils ont réussi avec l'aide des militants à forcer le barrage. Tout le monde est barricadé à l'intérieur du local qui est encerclé, c'est l'état de siège !.
Vers 4h du matin les CRS formaient encore des barrages au coin de toutes les rues donnant accès à la rue du hangar. Photos | tension au hangar : les soutiens maintenus à l'extérieur du cordon de sécurité
La répression policière à l'extérieur du hangar s'est poursuivie dans l'après-midi du dimanche 7 février. Photos
Partout en Europe les migrants se font arrêter, réprimer, enfermer et expulser au nom de notre économie, notre sécurité. urgent csp 59 toutes et tous au tgi demain dimanche 07/02 à 10 h / encore une journée de répression à poitiers / exposition medecins du monde sur les sans-papiers en europe / Editos sur indymédia Nantes
Calais est un lieu symbolique de cette répression contre les migrations et les migrants. Que tous celles et ceux qui le peuvent rappliquent et expriment leur soutien !
[1] Les Noborders sont installés à Calais depuis le camp noborder de juin 2009. Ils avaient loué un petit local pour assurer le travail politique et le logement des militants venant de France, Allemagne, Italie, Grande Bretagne, Belgique....... Sites des no-borders. Ce mois-ci ils ont loué un énorme et magnifique hangar. Les Noborders veulent faire de cet endroit un lieu d'hébergement des militants, de débats, un lieu de lutte, de résistance, de solidarité, de création... calais : communiqué no border / hangar no border : contre-coups médiatiques
Vendredi 26/02, au tribunal">[http:] administratif, le "référé liberté contre le préfet et l'interdiction d'accéder au hangar" n'a pas permis de redonner accès au hangar. L'occasion de se rappeler que la loi et la justice sont avant tout au service de la force et de l'État.
Vendredi 19/02, le hangar est toujours bloqué en permanence par un camion de flics. Des actions de contestation contre la préfecture et la mairie ont eu lieu, avec des moyens policiers disproportionnés comme d'habitude à Calais. Appel">[http:] à manifester | Compte-rendu">[http:] | Autre">[http:] compte-rendu
Jeudi 18/02 vers 19h00, alors que les migrants avaient quitté le Hangar Kronstadt, réouvert">[http:] le même jour, la police a à nouveau évacué le hangar et arrêté">[http:] les 5 militant-e-s présentes | Compte-rendu">[http:] imagé. À Calais les migrants sont harcelé-e-s et brutalisé-e-s, les lieux de contestation et les habitations sont saccagés, les contestataires Noborder sont harcelé-e-s et arrêté-e-s. Quelle est la prochaine étape pour la police ?
Conformément à l'annonce">[http:] faite par SôS Soutien aux Sans Papiers, le hangar a été réouvert ce mercredi 10 février par les militantEs NoBorder et Sos soutien ô sans-papiers, et une conférence de presse y a été organisée (voir">[http:] communiqué).
Le hangar Kronstadt avait été évacué dimanche 07/02 par 75 CRS, et les douze militant-e-s bloqué-e-s à l'intérieur ont été brutalisé-e-s et arrêté-e-s puis relâché-e-s. Les flics ont détruit l'entrée, l'intérieur du hangar et tout ce qui s'y trouvait. Une partie des affaires présentes avant leur arrivée a disparu. 12 personnes ont été interpellées puis relâchées. On ne sait toujours pas sur quelle base légale cette intervention a eu lieu. Le soutien aux militant-e-s à Calais est important et urgent !
Quelques réactions à l'expulsion : hangar">[http:] : deux jours de combat pour boire un thé | Communiqués SôS">[http:] Soutien aux Sans Papiers | [http:] title=" Terre d'Errance">CNSP | GDALE-CGA">[http:]
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Lors de l'ouverture publique du hangar Kronstadt de Calais par les no-borders [[http:] title='[1] Les Noborders sont installés à Calais depuis le camp noborder de juin (...)'>1] qui commençait samedi 6 à 17h, de nombreux migrants ont voulu se joindre au local pour assister au concert de musique acoustique qui devait y avoir lieu.
Ils sont donc venus après la distribution de nourriture de Salam en direction du local. Après avoir été bloqués par la police, ils ont réussi avec l'aide des militants à forcer le barrage. Tout">[http:] le monde est barricadé à l'intérieur du local qui est encerclé, c'est l'état de siège !.
Vers 4h du matin les CRS formaient encore des barrages au coin de toutes les rues donnant accès à la rue du hangar. Photos">[http:] | tension">[http:] au hangar : les soutiens maintenus à l'extérieur du cordon de sécurité
La répression policière à l'extérieur du hangar s'est poursuivie dans l'après-midi du dimanche 7 février. Photos">[http:]
Partout en Europe les migrants se font arrêter, réprimer, enfermer et expulser au nom de notre économie, notre sécurité. urgent">[http:] csp 59 toutes et tous au tgi demain dimanche 07/02 à 10 h / encore">[http:] une journée de répression à poitiers / exposition">[http:] medecins du monde sur les sans-papiers en europe / Editos sur indymédia Nantes
Calais est un lieu symbolique de cette répression contre les migrations et les migrants. Que tous celles et ceux qui le peuvent rappliquent et expriment leur soutien !
[[http:] title="Notes 47-1">1] Les Noborders sont installés à Calais depuis le camp noborder de juin 2009. Ils avaient loué un petit local pour assurer le travail politique et le logement des militants venant de France, Allemagne, Italie, Grande Bretagne, Belgique....... Sites des no-borders. Ce mois-ci ils ont loué un énorme et magnifique hangar. Les Noborders veulent faire de cet endroit un lieu d'hébergement des militants, de débats, un lieu de lutte, de résistance, de solidarité, de création... calais">[http:] : communiqué no border / hangar">[http:] no border : contre-coups médiatiques
Après 6 mois d'arrêt de la production, 2 mois de grève et un mois d'occupation des locaux, les salariéEs de la raffinerie des Flandres apprenaient lundi 8 mars que Total voulait fermer le site, comme ils et elles s'y attendaient.
Le site est toujours occupé, des procédures judiciaires sont en cours et des assemblées générales se préparent dans toutes les raffineries de France pour organiser des grèves de solidarité.
Plusieurs manifs à Dunkerque et Paris avaient eu lieu (voir ci-dessous).
le blog des salariéEs en lutte
Plus d'infos, photos & co-voiturage pour le cortège le lundi 1er février à la Défense (CCE à Paris) .
16 février : les locaux administratifs de la raffinerie sont occupés.
Communiqué du GDALE-CGA
12 février : Photos et vidéos, pétition, ultimatum | Quand Delebarre se fait acheter... | Communiqué CGT
4 février : Manif sur les enjeux industriels, de services publics et de services à Lille, Dunkerque et Valenciennes | Compte-rendu | Photos | Interviews audio+photos
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Après 6 mois d'arrêt de la production, 2 mois de grève et un mois d'occupation des locaux, les salariéEs de la raffinerie des Flandres apprenaient lundi 8 mars que Total voulait fermer le site, comme ils et elles s'y attendaient.
Le site est toujours occupé, des procédures judiciaires sont en cours et des assemblées générales se préparent dans toutes les raffineries de France pour organiser des grèves de solidarité.
Plusieurs manifs à Dunkerque et Paris avaient eu lieu (voir ci-dessous).
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Plus">[http:] d'infos, photos & co-voiturage pour le cortège le lundi 1er février à la Défense (CCE à Paris) .
16 février : les locaux administratifs de la raffinerie sont occupés.
Communiqué">[http:] du GDALE-CGA
12 février : Photos">[http:] et vidéos, pétition, ultimatum | Quand">[http:] Delebarre se fait acheter... | Communiqué">[http:] CGT
4 février : Manif sur les enjeux industriels, de services publics et de services à Lille, Dunkerque et Valenciennes | Compte-rendu | Photos | Interviews">[http:] audio+photos
SOMMAIRE :
Mettre sa vie en jeu
Maladie et Capital
Que faire de l'anti-fascisme ?
La Maladie Communautaire
La perte du langage
Inactualités sur les drogues
Les dissonances se trouvent dans le contenu de ces arguments. Mais en restant dans le contenu, se cristallisant à la place du parler (et même du faire), elles pourraient aussi devenir des éléments de récupération, d'alimentation de futures pensées conservatrices, de nouveaux uniformes (de couleur différente), de nouvelles « idoles » (dans un format plus agréable). Il n'y a aucune recette définitive capable de casser le rythme qui nous enveloppe constamment, pas même des dissonances.
Et pourtant, la dissonance a autre chose à offrir.
Quelque chose de significatif apparaît au carrefour des rythmes entre des faits réévoqués, le temps de l'écriture et le temps de la réalisation, c'est-à-dire dans la tâche librement appropriée par le lecteur, on perçoit un contenu qui est quelque chose d'autre que les arguments autoritaires, les voies d'observation et l'énonciation de voies. Dans la permission de se laisser frapper par la dissonance, on n'en devient pas illuminé, on ne chute pas prostré sur la route de Damas, nous créons simplement de l'air autour de nos pensées, c'est-à-dire qu'on laisse l'inattention entrer dans le domaine de la codification. La gamme d'arguments elle-même ouvre la voie aux unions imprévisibles qui n'ont pas toujours été prévues pendant la phase d'écriture, et n'étaient probablement pas des problèmes en tant que tel, même dans la phase factuelle. La dissonance agit comme un catalyseur pour les ouvertures informelles qui ne peuvent pas être contrôlées. Juste un avertissement : ne cédez pas à la tentation alarmiste sur la question de la signification.
Si la dissonance est partie intégrante de l'harmonie et constitue l'autre résultat, celui qui est toujours prévisible et même désirable, sa coagulation libre dans les processus de réalisation aléatoire produit quelque chose d'autre, une rupture qui n'est pas facilement amendable. Que chacun respecte le cycle complet dans le lit rassurant de la rivière des significations, avec laquelle les transporteurs d'eau étouffent nos craintes, mais ailleurs.
Ici on propose une lecture risquée : une chance, un voyage ouvert à d'autres possibilités.
La chance est encore à découvrir, surtout dans son rapport au chaos. Mais même cela doit encore être découvert, au moins dans le rapport avec l'ordre spontané.
On se revoit ailleurs.
AMB.
Mettre sa vie en jeuDepuis la nuit des temps, les humains ont toujours eut un goût prononcé pour le risque et l'aventure, pour des formes de jeu périlleuses comme les duels ou la chasse. Les jeux qui mettent la vie du joueur en danger datent autant des temps passés qu'ils perdurent aujourd'hui. Mais pour éviter d'aller trop loin en arrière dans l'histoire, il suffit de penser à la roulette russe, dont chacun se rappelle des pages d'un grand roman russe, ou de scènes dans un film américain assez récent. Dans les Années cinquante, un film sur la violence dans l'Amérique rurale a dépeint un jeu appelé « le saut de lapin », une course entre jeunes, chacun au volant d'une voiture et fonçant vers le bord d'une falaise. Celui qui sautait de la voiture en dernier était le gagnant. Ces derniers mois, des médias rapportaient la tenue de « roulettes d'autoroute », qui consistent à conduire le long d'une d'autoroute en sens inverse ; celui qui ira le plus loin sera le gagnant. Un autre jeu à la mode chez les jeunes garçons israéliens, et ce dés dix ans, consiste à placer un sac d'écolier au milieu de la route et de s'en saisir dés qu'une voiture approche. Celui qui récupère son sac en dernier gagne. Selon les médias, un certain nombre d'enfants sont morts en jouant à ce jeu.
Alors, pourquoi mettre sa vie en jeu ?
La réponse pourrait simplement être que ces comportements trouvent leurs raisons dans « la crise des valeurs » d'une société post-industrielle avancée qui n'a aucun avenir à offrir aux jeunes. Un autre film américain montrant la guerre des gangs à Los Angeles se terminait sur une scène ou le jeune protagoniste, plutôt que de se laisser arrêter, tuait un flic en criant « Il n'y a aucun avenir ! » Cela pourrait bien être une remarque pertinente. Les expériences quotidiennes qui forment la personnalité ont été sérieusement affectées par les changements profonds qui ont eu lieu ces dernières années dans les structures économiques et sociales des pays à industrialisation avancée.
Les pensées, les émotions et les actions des individus sont immergées dans une situation sans aucune catégorie pré-existante dans laquelle les ranger. C'est ce désordre qui empêche tout sens de la sécurité.
Cela mène les strates les plus jeunes, celles non encore capables de faire face à une telle situation ou qui ne sont pas encore en possession d'intérêts et d'idées bien enracinés, à se sentir « privées de valeurs » et incapables de « donner un sens à la vie ».
Pourquoi est-ce une réponse trop simple ? D'abord, parce qu'il ne me semble pas juste de toujours tout reléguer à un mécanisme social sous-jacent qui expliquerait tout. Derrière cette attitude se cache une sorte de néo-déterminisme qui nous empêcherait de saisir les motivations réelles à la racine des choses qui, si révélées au grand jour, pourraient nous donner une meilleure indication de ce qu'il faut faire.
La désintégration sociale résultant de la restructuration économique des années quatre-vingt est certainement l'une des raisons de l'ébrèchement des valeurs qui est apparu dans la période de l'après-guerre et qui resta plus ou moins intacte jusqu'à la fin des années soixante-dix. Une institution comme la famille, qui s'avère être de moins en moins solide ou capable de résoudre la tâche importante qui lui est assignée par la société capitaliste du siècle dernier, est frappée non seulement par les conditions changeantes du monde du travail et de la production, mais aussi par la circulation d'idées différentes, de la culture, des concepts de temps et d'espace, et ainsi de suite. Chacun de ces éléments, qu'il serait trop simpliste de regrouper ensembles sous le terme « économie », a produit des conditions qui doivent être examinées séparément. Elles sont très importantes et composent le tissu connectif sur lequel les émotions sont greffées aux pensées et aux actions de tant de ces jeunes qui se trouvent face-à-face dans les stades de football d'aujourd'hui et qui jouent avec leurs vies de mille façons différentes, se retrouvant notamment sur la base d'un non-avenir et d'un manque commun de perspectives.
Ici nous ne regardons pas simplement le phénomène marginal de l'intégration tardive des jeunes dans les conditions imposées par la vie sociale. Cela a toujours existé. Ce que nous pouvons voir à présent est un phénomène d'une consistance et d'une extension inconnue de par le passé. Et si nous voulons le comprendre nous devons aussi regarder nos propres modèles de pensée. Nous avons pensé, et correctement, que les conditions de travail importaient dans la compréhension des raisons pour lesquelles le prolétariat s'était engagé dans la lutte des classes, y compris de perspective révolutionnaire. Mais des conditions objectives changent. Nous avions l'habitude de penser que les luttes de la classe ouvrière pouvaient à tout moment se transformer en conscience révolutionnaire, précisément en raison des défauts du système de production dans son entièreté. Aujourd'hui, nous ne pouvons plus penser de façon si automatique.
Nous disions souvent qu'une des choses qui mettrait un frein à la lutte des classes était l'intégration éducative des jeunes par la famille, la première pierre de l'uniformité de jugement qui était complétée à l'école, dans l'armée et au travail. Beaucoup de ces choses ont maintenant changées. Divers concepts ont intégré la famille depuis sa désintégration, la menant à respirer un air nouveau de paternalisme. Les ménages sont directement pénétrés par le biais de la télévision et le filtre parental de censure ne fonctionne plus. Ces derniers ont aussi perdu un peu de l'autorité qui autrefois ne venait que de la simple force physique, au fil d'un contrôle étatique plus strict concernant les violences faites aux mineurs dans le cadre familial. La vieille affection, ce truc de peintures à l'huile du XVIIe siècle, sur laquelle on a supposé que résidait l'essence de la famille - une fantaisie d'écrivains et de poètes - n'est plus capable de dissimuler le manque réel de sentiments qui existe dans cette institution. Et nous, les anarchistes, étions parmi les premiers à avancer une critique sérieuse de la famille comme étant l'origine de beaucoup des horreurs de la société de classes.
Il en va de même pour l'école, où, avec une clarté de longue vue, nous avions vu ses limitations et ses défauts dés le XIXe siècle, proposant des formes libertaires d'éducation qui sont désormais reprises et récupérées par les intellectuels du régime. Je ne sais pas si nous sommes capables de comprendre ce qui se passe vraiment à l'école aujourd'hui, mais il ne me semble pas qu'il s'agisse là d'un secteur dans lequel nous serions en retard vis-à-vis des autres. Cependant, le niveau de l'analyse anarchiste aujourd'hui, ne semble pas capable de comprendre les changements rapides qui ont lieu dans la société et l'économie. Cela est démontré par ce qui est dit du problème de la production, et, avec une constance digne des plus grandes choses, l'insistance sur la validité du syndicalisme plus ou moins révolutionnaire.
À mon avis, de nouveaux problèmes se présentent sur la scène sociale auxquels nous ne pouvons pas nous confronter en utilisant de vieilles analyses, bien qu'elles puissent avoir été correctes en d'autres temps. En un sens, nous n'avons pas été capables d'amener nos propres formulations à leurs conclusions logiques. L'exemple de la famille est significatif. Nous étions parmi les premiers à dénoncer les fonctions répressives de cette institution, mais ne sommes nulle part parmi les premiers aujourd'hui, à en avoir tiré les conclusions appropriées.
La perte générale des valeurs traditionnelles ne nous voit pas capable de proposer autre chose (je ne dis pas de remplacer), pas même de critiquer les propositions des autres. Face aux nombreux jeunes qui demandent une bonne raison de ne pas mettre leurs vies en jeu, nous ne savons que dire. D'autres ont donné ce que nous savons ne pas être de réelles réponses, mais cela n'empêche pas des jeunes de les accepter de façon acritique, les réduisant à des instruments passifs entre les mains du pouvoir en éteignant leur agressivité libératrice. D'autres leur disent que la vie a une valeur en soi, parce que Dieu nous l'a donné ou bien parce qu'elle sert la révolution, la survie de l'espèce, et ainsi de suite. Nous savons que, prises individuellement, ces propositions ne sont pas justes, mais nous devrions savoir que proposer comme alternative valable aux jeux de risque pour le risque.
Maladie et CapitalLa maladie, c'est-à-dire le mauvais fonctionnement de l'organisme, n'est pas le propre de l'homme. Les animaux aussi sont malades, et même les choses peuvent à leur manière présenter des défauts de fonctionnement. L'idée de la maladie comme anormalité est un grand classique, développé par la science médicale. La réponse à la maladie, principalement à cause de l'idéologie positiviste qui domine encore la médecine contemporaine, est celle de la guérison, c'est-à-dire, d'une intervention extérieure choisie sur la base de pratiques spécifiques, visant à rétablir les conditions d'une idée donnée de la normalité.
Pourtant, ce serait une erreur de penser que la recherche des causes de la maladie a toujours été mise en parallèle avec cette nécessité scientifique de rétablir la normalité. Des siècles durant, les remèdes ne sont pas allés de pair avec l'étude des causes, qui ont parfois été absolument fantastiques. Les remèdes avaient leurs propres logiques, surtout lorsqu'ils se basaient sur des connaissances empiriques des forces de la nature.
Plus récemment, une critique du sectarisme scientifique, incluant la médecine, s'est basée sur l'idée de la totalité humaine : une entité composée de divers éléments naturels - intellectuels, économiques, sociaux, culturels, politiques et ainsi de suite. C'est dans cette nouvelle perspective que les hypothèses dialectiques et matérialistes du marxisme se sont introduites. Cette totalité variablement décrite de l'homme nouveau, le vrai, qui n'est plus divisé en secteurs comme l'ancien positivisme nous y avait habitué, a de nouveau été enfermée par les marxistes dans un déterminisme unilatéral. La cause de la maladie a donc été considérée comme exclusivement reliée au capitalisme qui, en aliénant l'humain par le travail, l'a exposé à une relation distordue avec la nature et la « normalité », l'autre face de la maladie.
A notre avis, ni la thèse positiviste qui voit la maladie comme un mauvais fonctionnement de l'organisme, ni la thèse marxiste qui la voit comme un résultat déterminé par les méfaits du capitalisme, ne sont suffisantes.
Les choses sont un petit peu plus compliquées que cela.
Tout simplement, nous ne pouvons pas dire qu'il n'y aurait plus de choses telles que la maladie dans une société libérée. Nous ne pouvons pas dire non plus que dans cet heureux événement, la maladie elle-même se réduirait à un simple affaiblissement de certaines forces hypothétiques qu'il nous reste à découvrir. Nous pensons que la maladie fait partie de la nature de l'état de vie de l'humain dans la société, c'est-à-dire qu'elle correspond à un certain prix à payer pour corriger les conditions optimales de la nature en vue d'obtenir la superficialité nécessaire à la construction des sociétés les plus libres.
Certainement que la croissance exponentielle de la maladie dans une société libre où la superficialité entre les individus serait réduite au strict minimum ne serait pas comparable à celle d'une société basée sur l'exploitation, telle que celle dans laquelle nous vivons aujourd'hui. Il en résulte que la lutte contre la maladie fait partie intégrante du conflit de classe. Pas tellement parce que la maladie est causée par le capital - ce qui serait une déclaration déterministe, donc inacceptable, mais parce qu'une société plus libre serait différente. Même dans sa négativité, elle serait plus proche de la vie, de l'être humain. Ainsi, la maladie serait une expression de notre humanité, tout comme elle est l'expression de notre terrifiante inhumanité aujourd'hui. C'est pourquoi nous n'avons jamais accepté la thèse simpliste que l'on peut résumer par le slogan entendu : « faisons de la maladie une arme », même si elle mérite notre respect, notamment en ce qui concerne la maladie mentale.
Il n'est pas vraiment possible de proposer au patient un traitement qui serait exclusivement basé sur la lutte contre l'ennemi. Ici, la simplification serait absurde. La maladie, c'est aussi la souffrance, la douleur, la confusion, l'incertitude, le doute, la solitude, et ces éléments négatifs ne se limitent pas exclusivement à l'organisme, puisqu'ils attaquent aussi la conscience et la volonté. Élaborer de tels programmes de lutte sur ces bases serait tout à fait irréaliste et terriblement inhumain.
Mais la maladie peut devenir une arme si on la comprend à la fois dans ses causes et dans ses effets. Il peut être important pour moi de comprendre ce que sont les causes extérieures de ma maladie : les capitalistes et les exploiteurs, l'État et le Capital. Mais cela ne me suffit pas. Je dois aussi clarifier ma relation avec ma maladie, qui pourrait ne pas seulement être la souffrance, la douleur et la mort. Elle pourrait aussi être un moyen de mieux me comprendre, moi-même et les autres, ainsi que la réalité qui m'entoure et ce qui doit être fait pour la transformer ; aussi, avoir une meilleure compréhension de la question révolutionnaire.
Les erreurs qui ont été faites par le passé sur ce sujet proviennent d'un manque de clarté en raison de l'interprétation marxiste, basée sur la prétention du pouvoir à établir une relation directe entre la maladie et le capital. Nous pensons aujourd'hui que cette relation est indirecte, c'est-à-dire, en prenant conscience de la maladie, pas de la maladie en général comme condition d'anormalité, mais de ma maladie comme un élément de ma vie, un élément de ma normalité.
Ensuite, place à la lutte contre cette maladie. Même si les combats ne sont pas toujours victorieux.
Que faire de l'anti-fascisme ?« Le renard sait beaucoup de choses.
Le porc-épic n'en sais qu'une, mais une grande. »
Archiloque.
Le fascisme est un mot à sept lettres qui commence par F.
Les gens aiment jouer avec les mots, qui en dissimulant en partie la réalité, les déchargent de toute réflexion personnelle ou de toute prise de décision. Le symbole agit à notre place en nous fournissant un drapeau et un alibi.
Et placer « anti- » devant le symbole n'équivaut pas à être absolument contre tout ce qui nous dégoûte. Nous nous sentons à l'aise de ce côté-ci, avec le sentiment du devoir accompli. Avoir recours à ce « anti- » nous donne une conscience claire, nous enfermant dans un domaine bien gardé, et très fréquenté.
Pendant ce temps, les choses évoluent. Les années passent, tout comme les relations de pouvoir. De nouveaux patrons prennent la place des vieux et le cercueil tragique du pouvoir passe d'une main à l'autre. Les fascistes d'antan ont observé le jeu démocratique et ont laissé leurs drapeaux et leurs croix gammées à quelques têtes brulées. Et pourquoi pas ? Après tout, nous parlons là d'hommes de pouvoir. Les bavardages vont et viennent, le réalisme politique est éternel. Mais nous, qui ne voulons savoir que peu ou rien de la politique, nous demandons à nous-mêmes, embarrassés, qu'à-t-il bien pu se passer pour que les chemises noires, les fascistes à barres de fer que nous avons combattus avec résolution, disparaissent de la scène ?
Ainsi, comme des poules sans têtes nous cherchons un nouveau bouc émissaire contre lequel nous pouvons lâcher notre prêt-à-haïr, alors que tout autour de nous, tout tend à devenir plus subtil et plus mûr et que le pouvoir nous invite à entrer en dialogue avec lui : Mais marchez vers l'avant je vous prie, en avant, dites ce que vous devez dire, ce n'est pas un problème ! N'oubliez pas, nous vivons en démocratie, chacun a le droit de dire ce qu'il veut. D'autres écoutent, sont d'accord ou ne sont pas d'accord, mais les purs décident du jeu. La majorité gagne et il ne reste plus à la minorité que le droit de continuer à n'être pas d'accord. Tout cela, aussi longtemps que la totalité se réduit à la dialectique du « choisir son camp ».
Si nous devions réduire la question du fascisme à de simples mots, nous serions forcés d'admettre que tout cela n'ait été qu'un jeu, ou peut-être un rêve.
« Mussolini, un honnête homme, un grand politicien. Il a fait des erreurs. Mais qui n'en fait pas ? puis il est devenu hors de contrôle. Il a été trahi. Nous avons tous été trahis. De la mythologie fasciste ? Laisse tomber ! Il n'y a aucun intérêt à penser à de telles reliques du passé. »
« Hitler », se souvient Klausmann, en faisant le portrait sarcastique de la mentalité de Gerhart Hauptmann, le vieux théoricien du réalisme politique, « mes chers amis ! ... sans rancune ! Essayons d'être... Non, si vous me permettez, ... permettez moi ... objectif ... Voulez vous que je vous serve un autre verre ? Ce champagne... vraiment exquis - Ce Hitler là, je veux dire ... le champagne aussi, d'ailleurs, quelle grande évolution ... la jeunesse allemande... environ 7 millions de votes ... comme je le dis souvent à mes amis juifs... ces allemands... incroyable nation... vraiment mystérieuse ...des impulsions cosmiques... Goethe ... la saga de la dynamique ... des tendances élémentaires et irrésistibles... »
Non, que cesse le papotage. Les différences s'atténuent autour d'un verre de bon vin, et tout devient une question d'opinion. Parce que, et c'est là la chose importante, il y a des différences, pas entre le fascisme et l'anti-fascisme, mais entre ceux qui veulent le pouvoir et ceux qui se battent contre le pouvoir et le refusent. Mais quelles sont les bases de ces différences à déchiffrer ?
Peut être en ayant recours à analyse ? Non, je ne pense pas.
Les historiens sont la catégorie la plus utile d'idiots au service du pouvoir. Ils pensent connaitre énormément, mais plus ils étudient furieusement des documents, plus ils ne connaissent rien d'autre. Les documents qui certifient indéniablement ce qui est arrivé procèdent de la volonté de l'individu emprisonné dans la rationalité de l'événement. L'équivalent de la vérité et du fait. Considérer qu'autre chose est possible devient un vague passe-temps littéraire. Si l'historien a la moindre lueur vacillante d'intelligence, il se dirige immédiatement vers la philosophie, s'immergeant dans l'angoisse commune, dans les contes de fées et de châteaux enchantés. En attendant le monde autour de nous se voit emprisonné entre les mains des puissants, et leur culture du livre de révision d'examens est incapable de souligner la différence entre un document et une pomme de terre cuite. « Si la volonté de l'homme était libre », écrit Tolstoï dans Guerre et Paix, « toute l'histoire serait une série d'événements fortuits... Si au lieu de cela il y a une loi dirigeant seule les actions de l'homme, alors le libre arbitre ne peut exister, parce que la volonté de l'homme doit être soumise à ces lois. »
Le fait est que les historiens sont utiles, particulièrement pour nous fournir des éléments confortables, des alibis et des béquilles psychologiques. Quel courage ces Communards de 1871 ! Ils sont morts comme de braves hommes, dos au mur du Père Lachaise ! Et le lecteur est excité et se prépare à mourir aussi si nécessaire, dos au prochain mur des communards. Attendre des forces sociales qu'elles nous mettent dans la condition du mort héroïque nous traverse alors quotidiennement, souvent au seuil de la mort sans même que cette occasion ne se présente. Mais les tendances historiques ne sont pas si exactes. Donnez ou prenez une décennie, nous pourrions manquer cette occasion et nous retrouver les mains vides.
Si vous voulez mesurer l'imbécillité d'un historien, faites lui raisonner sur les choses qui arrivent aujourd'hui plutôt que dans le passé. Cela vous ouvrira l'esprit.
Non, pas d'analyse historique non plus : la discussion peut-être politique ou politico-philosophique, du genre que nous nous sommes habitués à lire ces dernières années. Le fascisme est quelque chose une minute et quelque chose d'autre la minute suivante. La technique nécessaire pour en arriver à cette analyse est vite vue. Prenez le mécanisme hégélien d'affirmation et d'infirmation simultanées, extrayez-en une affirmation pure à propos de ce qui vous vient à l'esprit. Cela ressemble à ce sentiment de déception que l'on a lorsqu'après avoir couru pour attraper un bus, on réalise que le chauffeur, même s'il nous a vu, a accéléré au lieu de s'arrêter.
Bien, dans ce cas on peut démontrer, et je pense qu'Adorno l'a fait, que c'est précisément une vague de frustration inconsciente - causée par la vie qui nous échappe et devient insaisissable - qui déferle en nous, nous donnant envie de tuer le conducteur. Tels sont les mystères de la logique Hégélienne ! Ainsi, le fascisme devient progressivement moins méprisable. Parce qu'à l'intérieur de nous, se cachant dans un coin sombre de notre instinct animal, le rythme du cœur s'excite. Pourtant inconnu de nous-mêmes, un fasciste se cache en nous. Et c'est au nom de ce potentiel fasciste que nous venons à justifier tous les autres. Pas d'extrémistes, bien entendu ! Tant de gens sont-ils morts ?
Plus sérieusement, au nom d'un sens bancal de la justice, des personnes qui étaient pourtant dignes de respect mettent les non-sens de Faurisson en circulation. Mais non, mieux vaut ne pas s'aventurer le long de cette route.
Quand les connaissances sont rares et que le peu de notions que nous avons semblent sautiller sur place dans une mer orageuse, il est facile de devenir la proie d'histoires inventées par ceux qui sont plus intelligents avec les mots que nous le sommes. Dans le but d'éviter une telle éventualité, les Marxistes, gracieux programmeurs d'esprits qu'ils sont, ont entretenu l'idée que le fascisme était l'équivalent de la matraque.
A l'opposé, même des philosophes comme Gentile [1] ont suggéré que la matraque, en agissant sur la volonté, est aussi un moyen moral en ce qu'elle construit la symbiose future entre État et individu dans cette unité supérieure où l'acte individuel devient collectif. Là nous voyons à quel point les Marxistes et les fascistes sont originaires d'un même stock idéologique, avec toutes les conséquences pratiques qui s'ensuivent, camps de concentration inclus. Mais continuons. Non, le fascisme n'est pas juste la matraque, il n'est pas non plus juste Céline, Mishima, Pound [2] ou Cioran. Il n'est pas un seul de ces éléments, ni aucun autre pris individuellement, mais tous, lorsqu'ils sont réunis. Ce n'est pas non plus la rébellion d'un individu isolé qui choisit sa propre lutte personnelle contre toutes les autres, en incluant de temps en temps l'État, et qui pourrait même attirer cette sympathie humaine que nous ressentons pour tous les rebelles, même les plus inconfortables. Non, cela n'est pas le fascisme.
Pour le pouvoir, le fascisme brut comme celui qui a pu exister sous des dictatures à des périodes diverses de l'histoire n'est plus un projet politique praticable. De nouveaux instruments apparaissent aux cotés des nouvelles formes de gestion du pouvoir. Alors laissons cela aux historiens pour qu'ils puissent mâcher autant qu'ils le veulent. Le fascisme est démodé même en tant qu'insulte politique ou accusation. Quand un mot en vient à être instrumentalisé de façon désobligeante par ceux qui sont au pouvoir, nous ne pouvons pas l'ignorer. Et parce que ce mot et le concept lié à ce mot nous dégoûtent, il serait bien de mettre l'un et l'autre loin dans le grenier avec toutes les autres horreurs de l'histoire et l'oublier.
Oublier le mot et le concept, oui, mais surtout pas ce qui s'y dissimule. Nous devons garder celà à l'esprit pour nous préparer à agir. La chasse aux fascistes pourrait en effet être un sport plaisant de nos jours, mais il pourrait aussi représenter ce désir inconscient d'éviter toute analyse plus profonde de l'existant.
Je peux comprendre l'anti-fascisme. Je suis un antifasciste aussi, mais mes raisons ne sont pas semblables à celle des anti-fascistes ! J'en ai entendu par le passé et j'en entend toujours aujourd'hui qui se définissent comme tel.
Pour beaucoup, il fallait combattre le fascisme il y a vingt ans lorsqu'il était au pouvoir en Espagne, au Portugal, en Grèce, au Chili, etc. Mais pourtant, lorsque les nouveaux régimes démocratiques ont pris leurs marques dans ces pays, l'anti-fascisme qui possédait tant de féroces adversaires s'est éteint. C'est là que je me suis rendu compte que l'anti-fascisme de mes vieux camarades de lutte était différent du mien. Pour moi rien n'avait changé. Ce que nous avons fait en Grèce, en Espagne, dans les colonies portugaises et en d'autres endroits pourrait avoir continué même après que les nouveaux États démocratiques aient hérité des succès passés du vieux fascisme.
Mais beaucoup n'étaient pas d'accord.
Il est nécessaire de savoir écouter les vieux camarades qui nous racontent leurs aventures et les tragédies qu'ils ont connu, lorsqu'ils nous parlent de tous ceux qui furent assassinés par les fascistes, de la violence et de tout le reste. Mais, comme disait Tolstoï, encore lui, « l'individu qui joue un rôle dans des événements historiques n'en comprend jamais vraiment la signification. S'il essaye de la comprendre, il devient un composant stérile ».
Je comprends moins ceux qui un demi-siècle plus tard et n'ayant pas vécu ces expériences (ne se trouvant donc pas prisonniers de ces émotions) empruntent des explications qui n'ont plus aucune raison d'exister et qui ne sont souvent rien de plus qu'un simple écran de fumée derrière lequel se cacher confortablement.
« Je suis anti-fasciste ! », vous jettent-ils à la figure comme une déclaration de guerre, « et vous ? »
Dans un tel cas, ma réponse quasi-spontanée est - Non, je ne suis pas un antifasciste. Je ne suis pas un antifasciste de la façon dont vous l'êtes. Je ne suis pas un antifasciste parce que je suis allé combattre les fascistes dans leurs pays pendent que vous restiez au chaud dans votre démocratie. Je ne suis pas un antifasciste parce que j'ai continué à me battre contre la démocratie qui a remplacé ces innombrables versions du fascisme dans ce véritable feuilleton mélodramatique. La démocratie utilise des moyens de répression bien plus modernes, elle est, si cela vous fait plaisir, plus fasciste que les fascistes eux-mêmes. Je ne suis pas un antifasciste parce que j'essaye encore d'identifier ceux qui détiennent le pouvoir aujourd'hui et je ne me laisse pas aveugler par des étiquettes et des symboles ; tandis que vous, vous continuez à vous appeler anti-fascistes uniquement dans le but d'avoir une justification pour parader dans les rues à vous cacher derrière votre banderole « à bas le fascisme ! ». Bien sûr, si j'avais eu plus de huit ans du temps de la « résistance », peut-être aurais-je été moi aussi exalté par tant de jeunes mémoires et d'antiques passions et surement que je n'aurais pas été si lucide. Mais je ne pense pas. Parce que si l'on examine soigneusement les faits, même dans le conglomérat embarrassé et anonyme de l'anti-fascisme des formations politiques, il y en eut qui ne se sont pas conformés, qui sont allés plus loin, ont continué et ont porté leurs convictions bien au-delà du « cessez-le-feu ! ». Parce que la lutte vitale n'est pas seulement contre les fascistes en chemises noires [3] du passé et ceux du présent, mais aussi et fondamentalement contre le pouvoir et tous ses éléments d'appui qui nous oppriment, même lorsqu'il porte la figure laxiste et tolérante de la démocratie.
« Dans ce cas la, vous auriez du le dire plus tôt » pourrait-on me répondre - « vous êtes un antifasciste aussi ».
« Et comment pourrait-il en être autrement ? Vous êtes anarchiste... donc vous êtes anti-fasciste ! Arrêtez de vous couper les cheveux en quatre et de nous emmerder. »
Mais je pense qu'il est utile de faire des distinctions claires, je suis anarchiste et je n'ai jamais aimé les fascistes, ni leur projet. Pour d'autres raisons (mais qui après examen s'avèrent être les mêmes), je n'ai jamais aimé les démocrates, les libéraux, les républicains, les Gaullistes, les travaillistes, les Marxistes, les communistes, les socialistes ou n'importe lequel de ces projets. Contre eux, je n'ai jamais vraiment opposé mon anarchisme mais plutôt ma différence : Tout d'abord mon individualité, ma propre compréhension de la vie, ressentir des émotions, chercher, découvrir, expérimenter et aimer. Je permets seulement l'entrée à ce monde qu'aux idées et aux gens qui m'attirent ; le reste je le garde généralement à bonne distance de moi, poliment, ou autrement.
Je ne me défends pas, j'attaque. Je ne suis pas un pacifiste et je n'attends pas que les choses aillent au-delà du niveau de sécurité limite. J'essaye de prendre l'initiative contre ceux qui pourraient -même potentiellement- constituer un danger pour ma façon de vivre la vie. Et une partie de cette façon de vivre est aussi le besoin et le désir des autres - pas comme des entités métaphysiques, mais comme des autres clairement identifiés, ceux qui ont une affinité avec ma façon d'être et de vivre. Et cette affinité n'est pas quelque chose de statique et gravée à jamais dans la pierre. Il s'agit d'une affinité dynamique qui change et continue à se cultiver et à s'élargir, en révélant encore d'autres personnes et d'autres idées et en tissant un réseau de relation immense et divers, mais où la constance de ma façon d'être et de vivre avec toutes ses variations et évolutions, n'est pas menacée.
J'ai voyagé aux quatre coins du royaume des hommes et je n'ai pas encore trouvé d'endroit précis où satisfaire ma soif pour la connaissance, la diversité, la passion, les rêves : un amant amoureux de l'amour.
Partout j'ai vu d'énormes potentialités se laisser écraser par l'inconvenance, et de maigres capacités fleurir au soleil d'une constance de l'engagement. Mais tant que fleurit l'ouverture vers ce qui est différent [4], l'affinité est possible ; c'est possible de rêver à un engagement commun, perpétuel et au-delà du contingent, telle est l'approche humaine.
Et plus nous nous éloignons de tout cela, plus les affinités commencent à s'affaiblir et finalement, à disparaître. Et alors nous les retrouvons là, tous ceux qui portent leurs opinions comme des médailles, qui montrent leurs muscles et qui font tout ce qu'ils peuvent pour apparaître fascinants. Et au-delà, la domination du pouvoir, ses lieux et ses hommes, la vitalité obligatoire, la fausse idolâtrie, le feu sans chaleur, le monologue, le bavardage, le tumulte, toutes ces choses qui peuvent être pesées et mesurées demeurent.
C'est tout cela que je souhaite éviter, voici mon anti-fascisme.
La Maladie CommunautaireLa pratique anarchiste est brusquement retombée ces dernières années, avec peu d'actions, que ce soit à un niveau « de masse », ou au niveau de groupes spécifiques. Par conséquent, nous voyons un « revival » de la vieille question de la meilleure façon de se rapprocher du « communisme » ou de la construction de situations qui expriment non seulement nos idées mais aussi des valeurs morales et culturelles, mais qui sont aussi capables de satisfaire notre fondamental besoin individuel et collectif de liberté. Autrement dit, il y a une proposition de créer des points de référence qui vont au-delà de la division classique entre le personnel et le « politique ».
Cela correspond à un besoin croissant dans l'intégralité du mouvement anti-capitaliste d'aujourd'hui, pas uniquement dans le mouvement anarchiste. Comme les espoirs de changements profonds de la structure sociale ont disparu avec la diffusion du désistement de la lutte, la préoccupation de ne pas être englouti par la restructuration progressive est devenue plus grande encore ; « Nous devons continuer à lutter pour nos besoins essentiels, parce que de toute façon, ce n'est pas le moment de converser sur de grands changements macroscopiques ».
Le problème est que ces impulsions finissent par prendre deux routes qui, si examinées de près, finissent toutes les deux dans la même impasse, dans le même ghetto.
La première, plus directe, est celle du désistement : rien ne peut être fait, l'ennemi est trop puissant. Nous pourrions plutôt compter sur la diffusion de nos idées (qui de toute façon, sont supérieures) et ne pas insister sur l'attaque, qui ne mène qu'à la répression, créant plus de difficultés pour le mouvement dans son activité fondamentale de propagande et de diffusion de la théorie anarchiste.
La deuxième route, plus tortueuse, est celle de la proposition organisationnelle, forcement en lien avec l'idée de communauté.
Beaucoup de compagnons parlent de « communauté », bien que pas toujours comme quelque chose de limité à un secteur géographique ou pour satisfaire (ou essayer de satisfaire) certains besoins, même les plus basiques. Cela devrait signifier une façon différente de voir la vie, la culture, la nouveauté, la diversité. La « Communauté » échappe ainsi aux dangers du conservatisme, ou au danger de devenir une simple répétition de slogans vides.
Mais très peu de choses sont dites à propos de cette « communauté », de sa structure ou des autres arrangements qui pourraient donner une certaine idée de son aspect « opérationnel ». On le voit en termes de sens de la participation, d'une conscience des contradictions spécifiques de l'anarchisme (qui en vérité n'est jamais claire), et du désir de liberté et d'égalité, sans accepter l'un aux dépens de l'autre.
Pourquoi croyons-nous que cette route est égale à la première, celle du désistement ouvert et déclaré ? C'est facilement dit.
Parce que la lutte révolutionnaire est un fait organisationnel, ici et maintenant ; non simplement une « révolution culturelle » [5]. Parce que le heurt entre les classes ne laisse aucune place pour les « marges » ou les espaces libres qui peuvent être atteints par des opérations effectuées parmi les courants quelque peu pollués de la pensée philosophique. Parce que le révolutionnaire paye toujours de sa personne, il est donc conscient qu'il devra aussi faire face au « sacrifice », c'est-à-dire à l'ajournement de ses projets, au retard de la satisfaction de ses besoins.
Parce que quelqu'un qui décide vraiment d'attaquer le pouvoir des oppresseurs ne peut pas raisonnablement penser que ces derniers le laisseront en paix avec ses tensions idéelles vers la liberté et l'égalité. Parce que s'ils veulent vraiment que ces espaces de vie « communautaire » soient tangibles en termes pratiques (et pas juste comme un exercice cérébral), ils doivent aussi montrer un peu de bonne volonté, c'est-à-dire, se prononcer contre la violence, contre l'expropriation, particulièrement au sens individuel, et contre la solidarité active avec ceux qui luttent vraiment et font face à la mort chaque jour, sur leurs lieux de travail ou en d'autres endroits où se heurtent des intérêts opposés.
À ce point, la provocation doit être mise en ces termes, il me semble :
Nous pouvons parler de l'idée de « communauté » et nous y limiter. Très bien. Alors nous devrions être clairs à ce sujet.
Ou alors nous pouvons essayer de mettre l'idée de communauté en pratique. OK. Dans ce cas nous devrions être plus spécifiques sur les structures, les activités, les limitations et les possibilités communautaires.
Aussi longtemps que cela concerne le deuxième point, nous avons seulement une vague critique de tentatives auto-gérées dans des situations capitalistes aujourd'hui, qui ne prennent pas les nombreux autres problèmes en considération.
Je dois dire que lorsque l'on se trouve face à une myriade d'exemples historiques rarement édifiants, c'est toujours mieux de prendre du recul sur une idée, peu importe l'importance, l'utilité ou le confort à le faire. Et le problème de la « communauté » est sans aucun doute de cette sorte.
Jetons-y un coup d'œil. L'idée de « communauté » n'est pas spécifique aux anarchistes. Au contraire, elle a été développée partout dans la pensée philosophique (la codification universitaire des idées de la classe dominante), souvent en opposition au concept de « société ».
En laissant de côté l'utilisation spécifique que Platon, Fichte et Hegel faisaient de l'idée de « communauté », un exemple que l'on doit garder en mémoire est l'analyse de Marx et Engels de la « communauté primitive » dans laquelle commença l'histoire de l'humanité. Celle-ci devait devenir une communauté finale dans laquelle l'histoire du prolétariat et la lutte des classes devaient se résoudre. Un tel déterminisme philosophique atteint son expression tragi-comique achevée dans les théories de la « communauté » de Staline, qui se porte bien à côté des théories des Nationaux-Socialistes, qui n'étaient pas juste des théoriciens, mais presque les architectes de la communauté d'un peuple et d'une culture sacrée (par la force, bien sûr).
Jusqu'ici, nous sommes clairement dans le secteur d'une interprétation supranationale du concept de « communauté ».
Mais une autre élaboration de ce concept a été réalisée dans les ateliers du monde universitaire, une plus proche des idées qui sont discutées dans le mouvement anarchiste d'aujourd'hui. Celle-ci ne voit pas la « communauté » comme une entité supranationale, mais comme une liaison particulière entre les individus, autrement dit comme une « relation sociale ». Selon cette façon de voir les choses, des relations individuelles sont provoquées par l'intérêt commun, créant l'interaction qui sert à intégrer la « communauté ».
Ce concept a d'abord été formulé par l'école Romantique allemande, par le théologien Schleiermacher [6], pour être précis, en 1799, et ses idées sont sans aucun doute liées à son concept de « religion » qui signifie « lier ensemble » ou « relier ».
Alors en 1887, Tönnies [7], dans une formulation plus détaillée, décrivit la communauté comme un organisme naturel dans une sorte de volonté collective destinée à la satisfaction d'intérêts collectifs. Dans cet organisme, les pulsions et les intérêts individuels s'atrophient à un degré maximal, tandis que l'orientation culturelle tend à atteindre une dimension presque sacrée. Il y a une solidarité globale entre tous les membres. La propriété est conservée dans le commun. Le pouvoir (au moins comme il est compris aujourd'hui) est absent.
Le modèle présenté par Tönnies pour son analyse est celui de la société rurale européenne, des villages de paysans. Kropotkine, pour sa part, s'est basé sur d'autres sujets d'étude, comme le « mir » russe [8] et sur d'autres études anthropologiques de langue anglaise, mais tout deux avaient un modèle assez semblable en mémoire.
À mon avis, l'erreur se trouve dans la croyance qu'il est naturel d'agir dans une voie spécifique à certaines situations communautaires de l'histoire, dans un sentiment communautaire qui a existé parmi certaines populations avant la désintégration de l'ordre social. Autrement dit, il a été pensé que certaines institutions communautaires avaient échappé à leurs destructions par l'État moderne et continuaient à exister sous des formes incomplètes qui sont toujours visibles aujourd'hui, comme la famille (ou la famille étendue), les groupes de voisinage, les coopératives, etc. Tout cela est vraiment naïf.
Moins naïf, mais tout aussi trompeur (et dangereux), est le point de vue de ceux qui disent que la communauté est une union qui est ressentie « subjectivement » par ses membres, tandis que la société est seulement comprise par un arrangement objectif.
Rien de cela n'amoindrit les sentiments de solidarité, l'égalité, le refus du pouvoir et de la propriété que l'exploité a été capable de réaliser dans des formes bien définies. Tout comme cela n'amoindrit pas le concept d'auto-organisation, de créativité spontanée et de projectualité de ceux qui luttent contre le pouvoir.
Ce que je veux mettre en question ici, c'est la validité et l'utilisation possible du concept de « Communauté », au moins, pour les raisons suivantes :
1. A la lumière de l'histoire de ce concept, nous ne pouvons pas envisager la communauté comme indicateur d'une valeur qui est supérieure à celle de la société ;
2. Il s'ensuit que nous ne pouvons pas envisager la « Communauté » comme faisant partie d'un héritage culturel du progrès contre la réaction ;
3. Le point 2 est démontré par le fait que les mouvements fascistes et réactionnaires aussi - à leur propre façon - firent référence au concept de communauté ;
4. Il n'est pas facile de libérer la communauté de l'aura du sacré ou des porteurs-de-vérité. Cela a un effet de déformation sur la solidarité indéniable qui s'y étend, une solidarité qui s'étend souvent de façon acritique sous des drapeaux ou des slogans ;
5. Il serait loin d'être facile aussi de séparer le concept de « communauté » de ses origines paysannes et rurales avec toutes les implications qui sont maintenant lointaines et qui sont certainement contrastées par une situation générale de changement technologique profond.
Il me semble que nous pouvons terminer en disant simplement qu'il n'y a aucun besoin d'avoir recours à des concepts comme la « communauté », qui contiennent des pollutions qui ne sont pas faciles à filtrer, afin d'indiquer la capacité effective de l'auto-organisation que possède l'exploité .
Quand ce concept est utilisé pour se référer à une forme d'organisation possible, en pensant qu'il surmonterait les limites et les contradictions, les dangers et les traumatismes que l'activité anarchiste révolutionnaire porte inévitablement en elle à une époque de lacération sociale profonde comme la notre, je dois souligner mon désaccord.
La perte du langageUn des projets que le capital tend à réaliser est la réduction du langage. Par le mot langage, nous entendons ici toutes les formes d'expression, particulièrement celles qui nous permettent d'articuler des concepts complexes sur les choses et les sentiments.
Le pouvoir a besoin de cette réduction parce qu'elle supplante la répression directe par le contrôle, dans lequel le consensus joue un rôle fondamental. Et le consensus uniforme est impossible en la présence d'une créativité protéiforme.
Le vieux problème révolutionnaire de la propagande a aussi considérablement changé ces dernières années, démasquant les limitations d'un réalisme qui a prétendu montrer les altérations du monde aux exploités de façon claire, les mettant dans la situation d'une prise de conscience de leur condition.
Dans la sphère historique de l'anarchisme, nous avons l'exemple tout à fait exceptionnel de la capacité littéraire d'un Malatesta, basée sur une langue simplifiée à un degré maximal, constituant un modèle unique pour son temps. Errico Malatesta n'a pas utilisé de rhétorique ou d'effets de choc. Il a utilisé la logique déductive élémentaire, commençant par des points de départ simples basés sur le bon sens et terminant avec de complexes conclusions, facilement comprises par le lecteur.
Luigi Galleani, lui, travaillait à un niveau linguistique totalement différent. Il utilisait de vastes constructions rhétoriques, attachant beaucoup d'importance à la musicalité de l'expression et à l'utilisation de mots anciens, choisis pour créer une atmosphère qui à son avis amènerait les consciences vers l'action.
Aucun des exemples sus-mentionnés ne peut être proposé comme des modèles d'un langage révolutionnaire qui conviendrait aux temps présent. Malatesta, parce qu'il y a bien moins de choses à démontrer aujourd'hui et Galleani, parce qu'il y a de moins en moins de consciences à amener vers l'action.
Un éventail bien plus large de littérature révolutionnaire peut être trouvé en France, en raison de la grande tradition de ce pays qui n'a aucune équivalence en Italie, en Espagne ou en Grande-Bretagne, et en raison de la relation particulière en France avec la langue et la culture. À peu prés au même moment que les exemples italiens mentionnés ci-dessus, nous avons Sébastien Faure, Jean Grave et Émile Armand pour la clarté de l'exposition, tandis que pour la recherche et les aspects plus rhétoriques, il y avait Albert Libertad et Zo d'Axa.
Nous ne devons pas oublier que la France avait déjà l'exemple de Proudhon dont le style avait même étonné l'Académie, Faure était considéré, lui, comme la suite logique de cette grande école, sans oublier Grave, son style méthodique, asphyxiant. Autodidacte, il était un élève enthousiaste de Kropotkine dont le français était d'ailleurs très bon, précisément parce que, comme Bakounine, c'était le français d'un russe.
On pourrait continuer longtemps, des expériences linguistiques, littéraires et journalistiques de Libertad, Zo d'Axa et d'autres, jusqu'à leur prédécesseur Ernest Cœurderoy. Mais bien qu'ils représentent certains des meilleurs exemples de « journalisme » révolutionnaire, aucun de ces modèles n'est valable aujourd'hui.
Le fait est que la réalité a changé, alors que les révolutionnaires, eux, continuent de produire du langage de la même façon, ou plutôt d'une façon plus mauvaise encore. Pour le voir il suffirait de comparer une feuille de chou comme l'En-dehors de Zo d'Axa à certains des journaux lapidaires que nous produisons aujourd'hui - en regardant notre propre situation - comme par exemple celui que nous avons fait à l'occasion de la rencontre avec les compagnons d'Europe de l'Est à Trieste.
Mais le problème est parti bien plus loin que ça. Non seulement nos interlocuteurs privilégiés perdent leur langue, mais nous aussi nous perdons la nôtre. Et parce que nous devons nécessairement nous réunir sur des terrains commun si nous voulons communiquer, cette perte s'avère être grave, et irréversible.
Ce processus d'aplatissement répandu frappe toutes les langues, rabaissant l'hétérogénéité des expressions à l'uniformité des moyens. Le mécanisme est plus ou moins le suivant, et pourrait être comparé à la télévision. L'augmentation quantitative de nouveaux signifiés, réduit le temps disponible pour la transmission de chacun d'entre eux. Cela mène à une sélection progressive et spontanée d'images et de mots, d'une part ces éléments sont essentialisés, tandis que de l'autre la quantité de données transmissibles augmente.
La si désirable clarté déplorée par tant de générations de révolutionnaires désireux d'expliquer la réalité aux gens, a finalement été atteinte de la seule façon possible : en ne rendant pas claire la réalité (chose de toute façon impossible), mais en rendant réelle la clarté, c'est-à-dire l'exposition de la réalité construite par la technologie.
Cela arrive à toute l'expression linguistique, en incluant les tentatives désespérées de sauver l'activité humaine par l'art, qui laisse aussi de moins en moins de possibilités. De plus, cet effort se retrouve à devoir lutter sur deux fronts : d'abord, pour ne pas être avalé par l'appauvrissement qui transforme la créativité en uniformité et ensuite, contre le problème opposé mais de mêmes racines, celui du marché.
Mes vieilles thèses à propos de l'art pauvre et de l'art comme destruction sont toujours proches dans mon cœur.
Donnons un exemple : toute langue, en ce qu'elle est un instrument, peut être utilisée de beaucoup de façons. Elle peut être utilisée pour transmettre un code visant à entretenir ou perfectionner le consensus, elle peut aussi être utilisée pour stimuler la transgression. La musique n'est pas une exception ici, bien qu'à cause de ses caractéristiques particulières la route vers la transgression lui est encore plus difficile. Bien qu'elle semble plus directe, elle est en réalité plus difficilement accessible. Le Rock est une musique de récupération et a contribué à l'extinction de beaucoup d'énergie révolutionnaire dans les années soixante-dix. Selon l'intuition de Nietzsche, la même chose arriva à son époque avec l'innovation de la musique Wagnérienne. Pensez aux grandes différences thématiques et culturelles qui existent entre ces deux sortes de production musicale. Wagner a dû construire un édifice culturel énorme et décomposer complètement l'instrument linguistique pour captiver la jeunesse révolutionnaire de son temps. Aujourd'hui, le Rock a fait la même chose à une échelle beaucoup plus large mais avec un effort culturel ridicule qu'il vaudrait mieux ne pas comparer à celui de Wagner. La massification de la musique a favorisé le travail de récupération.
Nous pourrions dire que l'action révolutionnaire fonctionne de deux façons, d'abord selon l'instrument, qui subit un processus de simplification et de déshabillement, ensuite dans le sens de son utilisation, devenu peu à peu standardisée, produisant des effets qui ne peuvent pas toujours êtres réduits à un dénominateur commun acceptable pour tous ou presque tous. Cela arrive dans la prétendue littérature (poésie, récit, théâtre, etc.) aussi bien que dans le microcosme restreint des révolutionnaires avec l'examination des problèmes sociaux. Si cela prend la forme d'articles dans des journaux anarchistes, ou des tracts, des brochures, des livres, etc, les risques sont assez semblables. Le révolutionnaire est un produit de son temps, il utilise donc les instruments et les occasions que son temps produit.
Les chances de pouvoir lire à propos des conditions actuelles de la société et de la production ont été réduites, parce qu'il y a beaucoup moins de choses à apporter à la surface et parce que les instruments interprétatifs ont subi une récession. Dans une société qui a été polarisée en deux classes clairement opposées, la tâche de la contre-information était d'apporter la réalité de l'exploitation que les structures du pouvoir avait intérêt à dissimuler, de les exhiber au grand air. Les mécanismes d'extraction de la valeur en surplus, les stratagèmes répressifs, les régressions autoritaires de l'État. Maintenant, dans une société qui se déplace de plus en plus vers une forme démocratique de gestion de la production basée sur les technologies de l'information, le capital devient de plus en plus compréhensible.
Aujourd'hui nous devons interpréter la société avec des instruments culturels qui ne sont tout simplement pas capables d'interpréter les faits qui sont inconnus ou traités superficiellement. Nous devons aussi identifier une conflictualité inconsciente qui est loin du vieux conflit de classe extrêmement visible, nous devons aussi éviter d'êtres entraînés dans un refus simpliste incapable d'évaluer les mécanismes de récupération, le consensus et la mondialisation.
Plus que la documentation, nous avons besoin de la participation active des compagnons, y compris par l'écriture, dans ce qui doit être un projet précis. Nous ne pouvons pas nous limiter à la dénonciation de l'exploitation, nous devons apporter nos analyses dans un projet plus large qui devienne compréhensible au cours de l'analyse elle-même. La contre-information documentée et la dénonciation ne doivent plus suffire. Nous avons besoin de quelque chose en plus, tant que nous avons toujours des langues pour parler, tant qu'ils ne nous les couperont pas toutes.
C'est cette nouvelle interaction entre la façon de s'exprimer et le projet que l'on exprime qui est la force de cette utilisation des instruments linguistiques, mais c'est elle aussi qui mène à la découverte de ses limitations. Si l'on permet à la langue de s'appauvrir, si l'on s'adapte à la tendance à sa réduction permanente qui a été étudiée et appliquée par le pouvoir, alors c'est inévitable.
Je me suis toujours battu contre cette sorte d'objectivité détachée par écrit, regardant les questions révolutionnaires. Précisément parce que c'est un instrument, l'expression linguistique a toujours une dimension sociale qui se résume à son style. Ce n'est pas juste « l'homme » comme disait Buffon, mais « l'homme dans une société donnée ». Et c'est le style qui résout le problème, certainement difficile, de fournir les prétendus actes de l'événement avec le contenu indispensable, leur insertion dans un projet. Si ce projet est vivant et à jour sur les conditions du conflit, le style pourrait être égayé, tandis que si ce dernier n'est pas approprié ou perdu dans l'illusion de l'objectivité, même le meilleur projet courra le risque de se perdre lui-même dans une forêt fantomatique d'impressions.
Notre langage doit donc prendre une forme capable de soutenir notre contenu révolutionnaire et posséder des poussées de provocation capables de violer et de renverser les moyens normaux de communication. Il doit être capable de représenter la réalité que nous ressentons dans nos cœurs sans pour autant nous envelopper nous-même dans un linceul de logique et n'être compris que par nous-mêmes. Le projet et la langue utilisées pour l'illustrer doivent se rencontrer et se reconnaître dans le style employé. Sans vouloir pousser les choses à l'extrême logique de cette thèse bien usée, nous savons aujourd'hui que l'instrument constitue une partie considérable du message.
Nous devons rechercher ces processus, ne pas laisser une nouvelle idéologie du pragmatisme nous submerger dans des expressions jetables où il n'y a aucune relation entre le projet et la façon d'en parler.
Ainsi, l'appauvrissement linguistique en plein accroissement est aussi reflété dans les instruments de communication qu'utilisent les révolutionnaires. Tout d'abord parce que nous sommes des hommes et des femmes de notre temps, participants aux processus culturels réducteurs qui les caractérisent. Nous perdons peu à peu les instruments comme n'importe qui d'autre. C'est normal. Mais nous devons faire plus qu'un effort pour obtenir de meilleurs résultats et acquérir la capacité à résister à ce projet d'appauvrissement du langage.
Cette réduction de la capacité stylistique est une conséquence de la baisse de contenu. Elle est aussi capable de produire un nouvel appauvrissement, menant à l'incapacité d'exprimer la partie essentielle de notre projectualité, qui nécessairement reste liée aux moyens d'expression. Ce n'est pas donc pas le genre qui sauve le contenu, mais par dessus tout la façon qu'à ce contenu de prendre forme. Quelques personnes font des schémas et ne réussissent jamais à s'en libérer. Ils filtrent tout ce qu'ils viennent à savoir par ce schéma, en le croyant être « leur façon naturelle de s'exprimer ». Mais ce n'est pas comme ça que cela se passe. Il faut se libérer de cette prison tôt ou tard, si l'on veut faire de ce que l'on communique, la vivante réalité.
Il y a ceux qui choisissent l'ironie pour transmettre l'urgence qu'ils ressentent, par exemple. Très bien, mais l'ironie a ses propres particularités, c'est agréable, léger, une danse, une plaisanterie, une métaphore allusive. Cela ne peut pas devenir un système sans devenir répétitif ou pathétique comme les encarts satiriques des quotidiens, ou les bandes dessinées où nous savons à l'avance comment va se terminer l'histoire sans quoi nous ne serions pas capables de la comprendre, comme des plaisanteries de caserne. De la même façon, mais pour des raisons opposées, la tentative de rendre la réalité visible et palpable par la communication, en partant de la supposition qu'il ne peut y avoir aucune réalisation immédiate de quoi que ce soit qui ne semble pas réel - finit par devenir ennuyeuse, et irréalisable. Nous nous perdons dans le besoin constant d'insister, perdant la conceptualité qui est à la base de la vraie communication.
Une des expressions rebattue dans le musée de la stupidité quotidienne est que nous ne savons pas comment dire quelque chose, alors que le problème est vraiment que nous ne savons pas que dire. Ce n'est pas nécessairement vrai. Le flux de communication n'est pas unidimensionnel, mais multidimensionnel : nous ne faisons pas que communiquer, nous recevons aussi des communications. Et nous avons les mêmes problèmes avec la communication, qu'avec la réception de la communication. Il y a aussi un problème de style à propos de la réception. Difficultés identiques, illusions identiques. De nouveau, nous limitant au langage écrit, nous constatons que quand nous lisons des articles de la presse, nous pouvons reconstruire la faon dont l'auteur de l'article reçoit ses communications de l'extérieur. Le style est le même, nous pouvons le voir dans les mêmes articles, les mêmes erreurs, les mêmes raccourcis. Et c'est parce que ces incidents et limites ne sont pas juste des questions de style, mais sont les composants essentiels du projet de l'auteur, de sa vie même.
Nous pouvons voir que plus faible est la capacité du révolutionnaire à saisir la signification d'une communication entrante, même lorsqu'elle nous atteint directement par les événements, plus pauvre et plus répétitive est son interprétation, dans les mots et malheureusement dans les actes, l'approximation, l'incertitude, un bas niveau d'idées qui ne fait justice en rien aux complexités des capacités de l'ennemi ; ou à nos propres intentions révolutionnaires.
Si les choses étaient autrement, le réalisme socialiste par exemple, avec sa bonne classe ouvrière toujours prête à se mobiliser, aurait été la seule solution possible. La dernière aberration dictée par une telle ignorance et le refus de considérer la réalité différemment était l'intervention des bons mineurs roumains pour rétablir le nouvel ordre d'Illiescu.
Les tentatives du Pouvoir de généraliser l'appauvrissement de l'expression linguistique sont l'une des composantes essentielles du mur insurmontable qui se construit entre l'inclus et l'exclu. Si nous avons identifié l'attaque directe et immédiate comme un instrument dans la lutte, parallèlement à cela, nous devons aussi développer une utilisation optimale de l'instrument linguistique et prendre, peu importe le prix, ce que nous ne possédons pas. Les deux sont inséparables.
Inactualités sur les droguesIl y a au moins deux façons de faire de la musique. La façon négative et la façon positive. Nous pouvons faire hurler tan
Greenpeace condamne l'arrivée de l'Atlantic Osprey, un navire transportant depuis le Royaume-Uni une cargaison radioactive, initialement prévue au port de Cherbourg (Manche), dans la nuit du 17 au 18 mars. L'organisation de défense de l'environnement compte mettre en œuvre les moyens les plus adaptés pour empêcher l'arrivée de ce cargo, que les autorités françaises et Areva ont décidé de reporter.
L'Atlantic Osprey, un ancien ferry appartenant à la Nuclear Decommissioning Authority, contient plusieurs dizaines de kilos de plutonium, chargés à bord de camions banalisés qui, une fois le navire à quai, se rendront à l'usine de retraitement de La Hague. À l'origine de ce transport : BNLF, l'équivalent britannique d'Areva.
« Nous dénonçons le fait que l'industrie nucléaire britannique se débarrasse en France de ses déchets radioactifs, déclare Yannick Rousselet, chargé de la campagne Énergie de Greenpeace France. Les plaquettes en couleur d'EDF et d'Areva, ainsi que les beaux discours du Président Sarkozy font l'impasse sur le "coté obscur" du nucléaire : les milliers de tonnes de déchets radioactifs et les dizaines de tonnes de plutonium que crée cette industrie. Évidemment : mieux vaut rester discret sur ce qu'on peut faire avec du plutonium, quand on tente de vendre des EPR un peu partout, notamment en Libye ! »
Pour contrer ce secret et tenir leurs engagements de transparence, Areva et l'ASN (Autorité de sûreté nucléaire) doivent publier le contenu de l'accord intergouvernemental portant sur les déchets nucléaires, la lettre de demande d'importation et de stockage d'Areva, ainsi que le dossier de sûreté concernant ce transfert et ce stockage. Greenpeace va immédiatement saisir le nouveau Haut comité pour la transparence et l'information sur la sécurité nucléaire qui vient d'être créé, et se réserve la possibilité de saisir les tribunaux compétents pour faire constater l'illégalité d'une telle importation.
Jeudi 6 mars, Greenpeace révélait l'arrivée imminente de ce transport, jusque-là tenue secrète. Et pour cause : le plutonium est une matière extrêmement dangereuse. Alors que 8 kg suffisent pour fabriquer une bombe d'une puissance équivalente à celle de Nagasaki, des dizaines de tonnes sont aujourd'hui stockées à l'usine de La Hague.
Cette affaire survient une semaine après la publication d'un rapport évaluant l'impact des changements climatiques sur la sécurité internationale, par la Commission européenne et le haut représentant de l'UE Javier Solana, le 11 mars. Ce rapport mentionne notamment que l'éventualité d'un recours plus important à l'énergie nucléaire pour la production d'électricité « pourrait susciter de nouvelles inquiétudes en matière de prolifération dans le contexte d'un régime de non prolifération déjà soumis à des pressions ».
Les promoteurs du nucléaire affirment que cette énergie n'émet pas de gaz à effet de serre et pourrait donc sauver la planète des changements climatiques. Une affirmation que contredisent tous les experts. « Dans la balance nous avons d'un côté un résultat marginal en terme de réduction des émissions de gaz à effet de serre, conclut Yannick Rousselet, et, de l'autre, un stock énorme de déchets radioactifs, des risques d'accident, d'actes de malveillance ou terroristes, un coût exorbitant, un risque de prolifération grandissant... Le nucléaire, c'est trop tard, trop cher, trop risqué. »
« Se stabiliser » est un euphémisme qui masque le fait que le chômage cesse de baisser et que cela risque de durer certain temps, sinon un temps certain.
Tout est dans les mots. On nous dit : « Dans sa note de conjoncture publiée ce vendredi, l'INSEE prévoit une stabilisation du chômage au premier semestre 2008 "autour de 7,5%" de la population active en France métropolitaine ». En éludant à nouveau les DOM, le chiffre paraît plus glorieux. François Fillon avait déjà utilisé ce subterfuge en annonçant début mars « un taux de chômage [tombé] à 7,5% fin 2007 » alors qu'il ne s'agissait que du résultat… du dernier trimestre, toujours hors DOM, bien sûr. En réalité, l'INSEE a établi le taux de chômage moyen pour 2007 à 8% de la population active en métropole et à 8,3% avec les DOM. Mais si on interroge les passants dans la rue, c'est le « 7,5% » qu'ils ont mémorisé.
On nous dit aussi : « Après deux années de baisse ininterrompue… ». Mais on sait que derrière ce recul obtenu à grands renforts de manipulations statistiques et de radiations, plus de 70% des postes créés furent des CDD, des missions d'intérim et des emplois de service [1]. Les emplois détruits étaient des emplois de qualité, les nouveaux emplois sont précaires et sous-payés. Présentés par Mme Lagarde et M. Fillon sous leur aspect purement quantitatif - cachez-moi ce qualitatif qui foutrait tout en l'air… -, les « records » de 2007 ne sont que des leurres martelés pour détourner l'opinion de la dégradation de l'emploi en France. Et c'est un succès : le chômage n'est plus la première préoccupation des Français, il ne fait plus la Une des médias. Dans l'esprit des gens, il serait presque éradiqué. Et quand, pour 2008, le BIT prévoit 5 millions de chômeurs en plus dans le monde et qu'en France, l'INSEE et l'Unedic prévoient à l'unisson un sérieux ralentissement de la création d'emplois, on sait que le sous-emploi précaire restera la norme mais que le « c'est toujours mieux que rien » a de beaux jours devant lui, surtout avec le futur RSA de M. Hirsch qui institutionnalise l'emploi en miette combiné à l'assistanat.
Depuis Borloo et Villepin, tous se glorifient de cette baisse qui fut aussi laborieuse qu'artificielle. Pourtant, en ce qui concerne les créations nettes globales, la législature Chirac a été totalement affligeante. Les effets du « retournement conjoncturel 2001-2003 » n'ont jamais été compensés, surtout pour ceux qu'il a piégés et sont devenus chômeurs de très longue durée, condamnés à accepter des contrats aidés ou des jobs au rabais. Depuis 2004, grâce au chômage de masse, si l'emploi s'est mollement ressaisi, il s'est surtout considérablement dégradé et les créations n'ont jamais été à la hauteur des pertes. La nouvelle législature Sarkozy continue de surfer sur une fausse embellie qui, aujourd'hui, marque le pas.
Enfin, 7,5% passe pour un chiffre acceptable alors qu'il ne l'est pas ! 7,5% de chômeurs officiels, ça reste énorme, surtout quand on sait qu'il y a derrière tout autant de chômeurs qu'on a rendus invisibles. Avec la mauvaise conjoncture que tous admettent désormais, cette imposture ne saurait durer.
[1] Il est indispensable de rappeler que, pour récolter les chiffres de la création d'emplois, toutes les catégories de postes sont additionnées : CDI, CDD, intérim, temps plein et temps partiel, même les plus indignes sont comptabilisés. Alors que pour les chiffres du chômage, on ne recense qu'une certaine catégorie de privés d'emploi et on ignore toutes les autres.
À Lhassa, la police chinoise a investi la ville et effectue des descentes dans les maisons pour retrouver les personnes impliquées dans les récents mouvements de protestation.
Le calme serait revenu dans les rues, maintenant désertes, de la capitale du Tibet, mais des troubles continueraient d'être observés dans des provinces chinoises voisines comptant une forte population tibétaine. Selon des informations émanant du Centre tibétain pour les droits humains et la démocratie, des centaines de Tibétains se sont rassemblés dans les rues de Garzê (Ganzi), dans la province du Sichuan, et la situation serait extrêmement tendue. Des informations font également état de manifestations dans la province du Gansu.
D'après certaines personnes, la « terreur » règne à Lhassa ; la police et l'armée fouillent les maisons une par une et procèdent à des arrestations. Les conditions de détention des personnes arrêtées suscitent de graves inquiétudes.
Le gouvernement a indiqué que les personnes impliquées dans les mouvements de protestation devaient se livrer avant le lundi 17 à minuit sous peine d'encourir « de sévères sanctions ». Des témoins