 |
Pas-Dupes Le site du collectif Caennais : Pas-Dupes
|
| Voir le sujet précédent :: Voir le sujet suivant |
| Auteur |
Message |
Anti-K

Inscrit le: 08 Aoû 2005 Messages: 6279
|
|
| Revenir en haut |
|
 |
Anti-K

Inscrit le: 08 Aoû 2005 Messages: 6279
|
Posté le: Mer Mai 20, 2009 1:40 am Sujet du message: |
 |
|
pour le blocage : 894 (52%)
contre : 558 (32%)
abstentions : 261 (15%)
1 713 votants
prochaine AG lundi à 14h
Source résistances. |
|
| Revenir en haut |
|
 |
Anti-K

Inscrit le: 08 Aoû 2005 Messages: 6279
|
Posté le: Mer Mai 20, 2009 12:44 pm Sujet du message: |
 |
|
mercredi 20 mai 2009
Le blocage de la fac revoté dans l'indifférence
Hier, un peu moins de 900 étudiants ont voté la poursuite du blocage. Superbement ignorés par la direction de l'université. : Jean-Yves Desfoux
À Caen, l'assemblée générale de mardi a confirmé ce mode d'action. La direction, elle, continueà organiser les rattrapages comme si de rien n'était.
Reportage
Drôle d'ambiance à l'université de Caen. Lundi la présidente Josette Travert a décidé de rouvrir les bâtiments du campus 1. Mardi l'assemblée générale a voté la poursuite du blocage. Après seize semaines, le conflit se poursuit dans la confusion. Pour quelque 3 000 des 24 000 étudiants de l'université de Caen, la fin d'année s'écrit encore en pointillés.
Organisée sur les pelouses du campus 1, l'assemblée générale de mardi pouvait jouer les juges de paix. Il n'en a rien été. Sa faible affluence, reconnue dans les deux camps, ne lui offre pas une légitimité absolue. « Est-ce que ça crée un rapport de force ? », s'interroge un étudiant opposé au blocage. « J'appelle à l'abstention pour ne pas remettre en cause le vote de la semaine dernière », ose un des meneurs du mouvement.
Vers 13 h, 894 votants obtiennent le maintien du blocage dans un scrutin qui rassemble 1 713 personnes (261 abstentions). Ils étaient 2 932 votants une semaine plus tôt. Où sont passés les autres ? Ils ont repris le chemin des cours, à en croire la direction de l'université. Depuis lundi, des réunions entre enseignants et étudiants évoquent la fin de l'année, des rattrapages aux examens.
Solutions exceptionnelles
Quand le campus 1 (sciences de l'homme, droit, langues) ne peut pas accueillir tous les cours, les autres sites sont mis à contribution. « L'université de Caen dispose d'un patrimoine immobilier important, lance Pierre Sineux, président du conseil des études et de la vie universitaire (Cevu). Des filières terminent l'année. Elles laissent des locaux disponibles. » Les étudiants en droit, en sciences économiques, en médecine, en pharmacie et la plupart des scientifiques (sauf ceux de licence de biologie) ont terminé leurs programmes.
Les « bloqueurs » résistent, tentent de s'unir avec les autres mouvements sociaux, se frottent aux forces de l'ordre. La présidente Josette Travert regarde ailleurs. « Nous tentons de trouver des solutions exceptionnelles à une situation exceptionnelle. En délocalisant des cours et en proposant sur Internet. »
Les directeurs d'unité de formation et de recherche seraient les chevilles ouvrières de ce plan qui, selon l'administration, ne vise qu'un objectif : « Faire passer les examens à ceux qui le voudraient. » Tant pis pour les autres. « Une centaine d'étudiants restent déterminés pour un blocage sans intérêt. C'est une modalité d'action qui enferme dans une posture mais ne donne pas d'issue aux étudiants. » Iront-ils perturber les cours délocalisés ? Il sera difficile d'éviter ce que redoute le président du Cevu, Pierre Sineux : « Une sorte de jeu du chat et de la souris. »
Josué JEAN-BART.
Source ouest-france. |
|
| Revenir en haut |
|
 |
Anti-K

Inscrit le: 08 Aoû 2005 Messages: 6279
|
Posté le: Mer Mai 20, 2009 3:51 pm Sujet du message: |
 |
|
Merci pour ton article mais une petite inexactitude : c'est plus de la moitié des manifestants qui sont restés dans l'ARH et autour
Nous n'avons été qu'un petit groupe 100 à 150 que les CRS ont laissé passer puis bloqués avec les étudiants.
Les CRS qui ont fermé l'ARH nous ont dit qu'ils étaient là pour nous protéger d'un débordement éventuel par des "méchants étudiants cagoulés"(sic). Mais pourquoi alors étaient ils en tenue de combat alors qu'il n' avait là que des travailleurs sociaux : pour intimider ces derniers (les robocops sont plus impressionants que les pékins en calot.
Il y avait au total 2 compagnies de CRS plus la compagnie d'intervention de la police urbaine soit des forces hors de proportion avec le nombre prévisible des manifestants (2à 3 pour 10 manifestants dont on sait qu'il ne sont pas particulièrement violents.
Il n'y a pas de raisons techniques de maintien de l'ordre à un tel déploiement, il s'agit de faire masse pour intimider: la prise de position( avec casques, lances grenades etc.. le folklore guérrier) sur les escaliers de la Drass et de l'ARH est tout à fait significative.
Si comme l'écrit Ouest France " la convergence des luttes a avorté" c'est uniquement sur le plan physique, c'est une victoire militaire d'une armée contre des gens désarmés. L'intervention soulève beaucoup d'intérrogation chez les Travailleur(euses)du Social qui se demandent " pourquoi ont ils empêché les étudiants de nous rejoindre, pourquoi ont ils voulu empêcher que l'on se parle ?"
Et ces interrogations là ont bien fait progresser le débat sur la convergence des luttes.
Source résistances. |
|
| Revenir en haut |
|
 |
Anti-K

Inscrit le: 08 Aoû 2005 Messages: 6279
|
|
| Revenir en haut |
|
 |
Anti-K

Inscrit le: 08 Aoû 2005 Messages: 6279
|
Posté le: Jeu Mai 21, 2009 2:01 pm Sujet du message: |
 |
|
Lundi 25 mai 2009
- AG à 14h, rdv au phénix
Mardi 26 mai 2009
- manif interprofessionnelle, rdv à 10h sur le rond point côte de nacre
- manif-action à 14h au phénix
Source unicaen off. |
|
| Revenir en haut |
|
 |
Anti-K

Inscrit le: 08 Aoû 2005 Messages: 6279
|
Posté le: Ven Mai 22, 2009 11:03 am Sujet du message: |
 |
|
Police sur nos campus, halte à la répression !!
publié le 20 mai 2009
--------------------------------------------------------------------------------
Petite chronologie de la construction de la PoliSS Académie...
05/05/09
Une AG de 2648 personnes vote le blocage de l'UCBN. Des affrontements initiés par les forces de l'ordre se produisent dans l'après-midi. Une interpellation provoque le départ du cortège vers le commissariat en fin de journée. Le soir, la présidente déclare que les résultats de l'AG illégitimes.
06/05/09
Lors de l'AG des personnels, Josette Travert les appelle à organiser la reprise des cours et le déblocage malgré la décision de l'AG.
Pendant ce temps à Paris, Fillon déclare : « Le gouvernement rétablira l'ordre là où les présidents d'université le demanderont. »
07-08/05/09
Peu de temps après, à Caen, la Présidente demande l'intervention policière sur le Campus 1, sous prétexte des incidents qui ont été caricaturés par la presse (porte de salle de TP forcée et de l'eau répandue dans la salle). 21 interpellations s'en sont suivies. Cependant, les forces de l'ordre n'ont retenu aucune poursuite contre eux/elles.
12/05/09
Nouvelle AG, avec 29332 participantEs, vote la reconduite du blocage avec un nombre plus important que la fois précédente (1556 pour le blocage, 1252 pour la reprise totale). Cette fois encore, la Présidente ne prend pas acte des résultats. Le soir même, elle demande à nouveau l'intervention des forces de l'ordre pour intrusion dans les bâtiments. En effet, le comité de lutte (qui a pour but de mettre en place les décisions de l'AG) s'est tenu dans un premier temps dans l'amphi Dumont d'Urville dans lequel les militantEs sont entréEs sans effraction par une fenêtre ouverte. Mais ceux-ci en sont très vite sortis quand ils ont appris qu'il y avait une discussion entre M. Bouteloup (directeur départemental de la sécurité publique et commissaire principal de Caen) et la présidente, et que la BAC stationnée à proximité du bâtiment Sciences D. 20 minutes plus tard, les forces de l'ordre habillées de pied en cap (tasers, flashball, lacrymo etc.) encerclent les participantEs. Ceux/Celles-ci, parquéEs comme des bêtes, subissent un contrôle d'identité avec prises de photos individuelles. L'enseignant présent n'a pas été contrôlé.
Une intervention qui avait donc pour but d'intimider les militantEs en les fichant et non pas de prévenir l'occupation des bâtiments. On leur répondra que des matelas ont été introduits dans les bâtiments, ce qui peut laisser penser que le comité voulait occuper. Il faut rappeler que le matériel des occupantEs était déjà sur place...dans les bennes à ordure arrosé de javel. De fait, les participantEs gardaient le matériel avec eux afin de prévenir de nouvelles dégradations...
18/05/09
La présidence décide de rouvrir les bâtiments contre la décision de l'AG. Selon elle, cette ouverture est pour permettre aux réunions pédagogiques des différentes filières de se tenir dans le but d'organiser la reprise des cours. Les militantEs décident donc de se retrouver à 07h30 pour appliquer le blocage. Alors qu'il tenait d'interpeller la présidente de l'université, un étudiant manque de se faire renverser par sa voiture.
19/05/09
Dans le cadre de la convergence des luttes, un cortège d'étudiantEs décide de rejoindre les travailleurs de la santé à l'Agence Régionale d'Hospitalisation. Ils/elles sont stoppéEs au croisement de la rue de Falaise et du boulevard Poincaré par un dispositif impressionnant de CRS (plus de vingt fourgons) afin d'empêcher la jonction des deux cortèges. Cette jonction s'opère tout de même sous l'impulsion des travailleurs sociaux, mais tourne court lorsque le nouveau cortège tente de rejoindre les salariés restés à l'ARH : les CRS les en empêchent, à grands coups de matraques et de gaz lacrymogènes. Un étudiant est ainsi blessé à la tête. Le cortège se retire afin d'éviter d'autres affrontements et prend le chemin de la fac. Deux manifestants sont alors interpellés par la BAC infiltrée dans la manifestation.
Par ailleurs, au cours de ces deux dernières semaines, quatre militantEs ont été convoquéEs à l'hôtel de police, ce qui prouve que la répression se fait de plus en plus ciblée.
Ces interventions sont loin d'être des exemples isolés, mais des actes ciblés visant à dissuader les étudiantEs à poursuivre la lutte. Le mot d'ordre du gouvernement est clair : ce mouvement gênant doit cesser. Il n'y a pas seulement de pressions de la part des forces de l'ordre mais aussi de ceux/celles qui représentent une autorité selon leurs propres critères. Prenons quelques exemples :
Une enseignante a décidé de faire cours chez elle demandant aux étudiantEs de ne pas avertir leur camarades militantEs du lieu et de l'heure du rendez-vous, les rendant encore plus fragile face à d'éventuels examens.
Si les personnels BIATOSS refusent de rentrer dans un bâtiment gardé par des vigiles, cela est considéré par la présidence comme un abandon de leur poste.
Enfin, les personnels qui s'engagent ne sont plus à l'abri des pressions. Ainsi, suite à leur décision d'occuper la Maison de la Recherche en Sciences Humaines (il paraît plus difficile pourtant de les taxer d'irresponsables), celle-ci a également été fermée quelques heures après leur vote. Cette fermeture peut être vue comme une opposition à leurs moyens d'actions.
Rappelons que la mobilisation s'intensifie et se renforce au travers de lutte intercatégorielles au niveau local (le CLIC) et national. Depuis 17 semaines, la résistance menée contre la casse du service public de l'enseignement supérieur et de la recherche (visant à rendre l'Université toujours plus soumise aux intérêts du bassin économique local) est toujours d'actualité. De plus, la convergence des luttes entamée depuis quelques temps, pour la sauvegarde d'un service public (loi Bachelot dans les hôpitaux, 91200 suppressions de postes dans l'éducation sur cinq ans, ouverture du capital d'EDF-GDF et de La Poste au privé etc.) et contre les conséquences désastreuses d'une crise économique sur les salariéEs du privé, est plus que NECESSAIRE. La volonté des force de l'ordre d'empêcher la jonction entre le cortège universitaire et les salariés de la santé et du secteur social (rejoint également par des salariés de Valéo), ce mardi 19/05, en est la preuve.
Ne restons pas les bras croisés quand nos libertés sont bafouées !
Face à la répression, réagissons.
La répression ne nous fera pas plier !!
--------------------------------------------------------------------------------
ajouté le 21 mai 2009
Source unicaen off. |
|
| Revenir en haut |
|
 |
Anti-K

Inscrit le: 08 Aoû 2005 Messages: 6279
|
Posté le: Ven Mai 22, 2009 2:50 pm Sujet du message: |
 |
|
Revue de presse de la semaine.
OUEST FRANCE
Lundi 18 mai
L'université rouvre ses portes ce lundi
Après deux semaines de blocage, la présidente a décidé de lever l'arrêté de fermeturedes bâtiments du campus 1. Pour discuter, pas encore pour reprendre les cours.
Explications
Pourquoi rouvrir l'université ce lundi ?
Parce que le temps presse, pour la direction de l'université. Le campus 1 et la fac de sport sur le campus 2 vivent à l'arrêt après deux votes consécutifs de l'assemblée générale favorables au blocage, les délais pour mettre en place les rattrapages alors que certaines filières n'ont pas commencé le second semestre, ainsi que pour établir un calendrier des examens, s'est réduit comme une peau de chagrin. « Le conseil d'administration de vendredi a validé que les rattrapages allaient s'organiser à partir de lundi en fonction des retards et des besoins de locaux », assure Josette Travert, présidente de l'université de Caen Basse-Normandie. Mais pas question de reprendre immédiatement les cours, alors qu'une nouvelle assemblée générale doit se tenir demain. « Il est nécessaire que la plupart des équipes pédagogiques rencontrent les étudiants de leur filière pour une reprise rapide. On ne va pas imposer sans avoir discuté de la manière dont on va rattraper. »
Où l'assemblée générale de mardi se tiendra-t-elle ?
Mardi, l'assemblée générale va être confrontée au même problème. L'amphithéâtre Alexis-de-Tocqueville devenu trop exigu depuis longtemps, la halle des sports du campus servait d'agora. Idéal pour accueillir jusqu'à 3 000 personnes, comme la semaine dernière. Mais la halle n'est pas disponible demain. « Elle est occupée par une épreuve du baccalauréat », confirme Françoise Epinette, vice-présidente. Pour l'instant, un rendez-vous est donné mardi à 10 h au Phénix.
Où en est le mouvement ?
Les questions de locaux s'installent au centre du débat, actuellement. Par exemple, depuis l'intervention des forces de l'ordre sur le campus, les « bloqueurs » se retrouvent à la rue. Sans local fixe, le comité de lutte se réunit en plein air, près de la galerie vitrée. « L'accès à un lieu de rendez-vous pour organiser le mouvement est impossible. Cette décision démontre la volonté de la présidence d'enrayer la mobilisation », affirmait la commission média dans un communiqué envoyé jeudi. Empêché, considérablement gêné, le mouvement cherche à trouver un nouvel élan alors qu'ailleurs, l'heure est à la reprise.
L'action prévue lundi à la Maison de la recherche en sciences humaines par les personnels engagés dans la lutte devrait, elle aussi, se casser les dents. La présidence de l'université, qui ne reconnaît pas de légitimité à l'assemblée générale, a indiqué dans un communiqué qu'elle fermait le bâtiment. « La direction de l'université, comme elle l'a déjà fait savoir, s'oppose en effet au blocage et à l'occupation de bâtiments. Elle déplore cette annonce et les tentatives d'exploitation médiatique d'actions minoritaires et confuses. »
Reste la volonté des tenants du mouvement de s'allier avec les autres mouvements sociaux. Pour mardi, le comité de lutte s'est donné une priorité : terminer l'assemblée générale à 13 h 30 pour participer à une action commune, l'après-midi. « Tous les services publics sont touchés par la révision des politiques publiques, soulignait jeudi Sébastien, un des meneurs. On est d'accord pour dire qu'on subit les mêmes attaques. »
Josué JEAN-BART.
Ouest-France
****************************
Mardi
Université : à peine rouverts, les bâtiments bloqués
La présidence avait décidé de rouvrir les bâtiments du campus 1, hier. Mais environ 70 étudiants ont contredit ses plans en bloquant les accès aux locaux.
Vos questions-nos réponses
Entre blocage et ouverture, quelle est la situation sur le campus 1 ?
La journée d'hier a été rythmée par des ouvertures, blocages, déblocages, reblocages... On s'y perd. En fin d'après-midi, le bâtiment Sciences était toujours bloqué. Dans le bâtiment Lettres, un accès était ouvert, un autre bloqué. Difficile d'y voir clair.
Pourquoi la présidente a-t-elle décidé de rouvrir les bâtiments, à la veille d'une assemblée générale ?
Une décision prématurée pour certains, une provocation pour d'autres. Josette Travert, présidente de l'université, rappelle qu'elle avait fermé les bâtiments « pour des raisons de sécurité ». Jeudi et vendredi, les locaux ont été rouverts aux personnels administratifs. « Comme il n'y avait plus aucune raison de fermer », la présidente a choisi de rouvrir les bâtiments, lundi matin.
François Riou, secrétaire général, a indiqué que des réunions pédagogiques devaient se tenir entre les professeurs de chaque composante. « Pour préparer le calendrier de la reprise des cours et définir des dates d'examens. »
Quelles décisions ont été prises lors de ces réunions pédagogiques ?
Peu de réunions ont pu avoir lieu en raison du reblocage des bâtiments. Yinsu Vizcarra, directrice de l'UFR Sciences de l'homme, avoue être « dans l'interrogation ». « C'est le flottement généralisé. L'UFR est divisé en sept composantes qui connaissent toutes des situations différentes. » Pas facile de coordonner tout ça. En histoire, les enseignants ont tenu à rassurer leurs élèves. « Ils nous ont dit que si le déblocage était voté, les partiels pourraient avoir lieu dans trois semaines. » Et si le blocage l'emporte ? « Ils sont incapables de prévoir », racontent Dominique et Clarisse, étudiantes en L3.
L'UFR de langues vivantes a bien fait d'anticiper. Dès vendredi, les professeurs ont défini un nouveau calendrier et les cours ont pu reprendre dès lundi sur le campus 4. Les examens sont maintenus au 8 juin. En droit et en géographie, les enseignants se réuniront mercredi.
Quelles sont les solutions pour la fin de l'année universitaire ?
Pour la présidence de l'université, « il est encore possible aujourd'hui de délivrer des diplômes sanctionnant des contenus pédagogiques suffisants ».
En revanche, Josette Travert réaffirme que « les prétendues solutions comme la validation automatique ou la neutralisation du semestre sont impossibles ». À l'heure actuelle, l'équipe de direction et les directeurs de composantes organisent le rattrapage des cours, l'organisation des examens et la tenue des jurys. « Il y a urgence. Il faut absolument reprendre », martèle Josette Travert.
Si le blocage est à nouveau voté ce matin, que décidera la présidence ?
« À chaque jour suffit sa peine, a résumé Josette Travert. J'ose espérer que personne n'est prêt à mettre en péril définitivement 3 000 étudiants encore concernés par les perturbations. » Nous saurons aujourd'hui si les espérances de la présidence de l'université ont été entendues. La halle des sports étant réservée pour des épreuves du baccalauréat, l'assemblée générale se tiendra à 10 h, sur l'esplanade située face à la galerie vitrée.
Émilie CHASSEVANT.
Ouest-France
***********************
*********************
*************************
Mercredi 20 mai
Attention l'AG des étudiants est en fait une société secrète. Le journaliste national de OF l'a ainsi "infiltrée"
« J'ai voté dans une AG étudiante »
Le vote des étudiants, hier, sur le campus de Caen. Notre confrère n'est pas sur la photographie
Sur le campus de Caen, un confrère journaliste s'est mêlé à la foule des jeunes et des enseignants.
Reportage
Campus de l'université de Caen, hier midi. Énième assemblée générale des étudiants, en grève depuis seize semaines. La mission que j'ai acceptée : infiltrer le vote sans être étudiant. Et si on me demande ma carte d'étudiant, je dirai que je l'ai oubliée. Appareil photo et calepin au vestiaire, je m'installe en tailleur sur la pelouse. Incognito.
Deux heures trente de palabres. Puis, on vote sur le vote. On est démocrates où on ne l'est pas. Le scrutin a lieu à main levée. Que l'on soit étudiant, journaliste ou charcutier importe peu.
Reprise partielle ou totale des cours, puis levée ou non du blocage ? J'opte pour une voie du milieu : la reprise partielle, non sans jeter quelques coups d'oeil inquiets à mes voisins. Des « tempes grisonnantes » lèvent la main : des chercheurs, des personnels administratifs ? Peut-être. Peut-être pas.
« Y a pas photo », annonce, au doigt mouillé, l'orateur à la tribune. « Si ! », s'indigne un étudiant qui, au nom de la démocratie, veut connaître l'écart de voix.
Suspense
Qu'à cela ne tienne. Un modus vivendi est trouvé. Les pro blocage iront à gauche de la tribune ; les anti, à droite, et les abstentionnistes, au milieu. Chassé-croisé. De bonnes âmes passent dans les rangs et procèdent au décompte. Les camps se jaugent. On raille une étudiante pro blocage ayant subitement rejoint les rangs des anti.
Quelques minutes de suspense. La pluie menace quand le verdict tombe : 894 personnes sont pour le blocage, 558 contre et 261 s'abstiennent. Mon vote est passé comme une lettre à la poste.
Prochaine AG lundi, à 14 h.
Hervé NAUDOT.
****************************
PAGE de Caen
L'université balance encore entre cours et blocage
Un peu moins de 900 votants ont reconduit le principe du blocage des bâtiments de l'université. : Jean-Yves Desfoux.
La journée d'action d'hier, heure par heure. Elle a été marquée par un nouveau vote du blocage et une manifestation tendue, l'après-midi.
9 h 30 La Géo investit les pelouses. Une réunion de l'unité de formation et de recherche précède l'assemblée générale. L'appel au vote pour le déblocage est clair.
10 h 30 Privée de halle des sports réservée à une épreuve de badminton comptant pour le baccalauréat, l'assemblée générale démarre sur la pelouse située derrière la galerie vitrée. Le point « répression » attire les orateurs. « La répression devient de plus en plus forte parce qu'on gêne. »
11 h Les questions sur l'affluence à l'assemblée générale fusent. Les participants sont nettement moins nombreux que les 3 000 de la semaine dernière. D'où des interrogations à la tribune sur les formes à donner à la suite du mouvement.
12 h 30 La série de votes démarre. Le premier porte sur... la manière de voter. Finalement, la proposition de Sacha est retenue : « Un premier tour sur le blocage, la reprise partielle ou la reprise totale ; un second sur les deux propositions arrivées en tête. »
13 h Le résultat du second tour tombe : avec 894 voix pour, le camp du blocage l'emporte sur celui du déblocage (558) et des abstentions (261). La prochaine assemblée générale est fixée à lundi, 14 h.
14 h 30 Un cortège d'environ 500 personnes quitte le Phénix pour rejoindre les travailleurs de la santé et du social, devant l'Agence régionale d'hospitalisation, à la Guérinière.
15 h 30 Au carrefour de la rue de Falaise et du boulevard Poincaré, une quarantaine de CRS leur bloquent la route. Manifestants et forces de l'ordre se font face pendant une demi-heure.
16 h Venu chercher les manifestants de l'université, un groupe de travailleurs sociaux et de la santé se présente de l'autre côté du cordon de CRS. Les deux cortèges se rejoignent. Embrassades de courte durée.
Un peu plus tard...
CRS et policiers en tenue d'intervention forment deux barrages. Les seconds filtrent et laissent passer les travailleurs sociaux et de la santé, pas les étudiants, qui restent au milieu du carrefour. L'avancée des CRS oblige les manifestants de l'université à se replier vers la Grâce-de-Dieu. Un étudiant est blessé par un coup de matraque.
17 h Après une période d'observation, 200 manifestants de l'université se dirigent vers la Grâce-de-Dieu et retournent dans le centre-ville, sous bonne escorte. Deux étudiants sont interpellés. Le reste du cortège retourne à la fac pour tenir un comité de lutte.
Émilie CHASSEVANTet Josué JEAN-BART.
Ouest-France
*********************
A noter que Benoit Crespin fait partie de l'UNI (voir le journal de Cityzen le mardi) et qu'il se ballade en France comme pour installer ou renforcer des sections de l'UNI dans les universités de l'Ouest : http://www.droiteuniversitaire.fr/spip.php?article2446
Aussi interroge-t-il Brice Hortefeux, alors ministre de l'immigration, sur les étudiants étrangers : http://www.droiteuniversitaire.fr/spip.php?
Revue de presse reprise de résistances. |
|
| Revenir en haut |
|
 |
Anti-K

Inscrit le: 08 Aoû 2005 Messages: 6279
|
Posté le: Ven Mai 22, 2009 2:54 pm Sujet du message: |
 |
|
Caen
12:50 - vendredi 22 mai 2009
L'université de Caen toujours perturbée
Une trentaine d'étudiants-bloqueurs a perturbé des rendez-vous pédagogiques qui se déroulaient ce matin entre des enseignants et des étudiants d'histoire, dans le bâtiment sciences du campus 1, à l'université de Caen. Après dix minutes de discussion, les bloqueurs ont vidé le mobilier de la salle de cours, poussant les étudiants vers la sortie. Ils ont ensuite bloqué les portes du bâtiment.
Source ouest-france. |
|
| Revenir en haut |
|
 |
barcelone 36

Inscrit le: 05 Déc 2006 Messages: 658
|
Posté le: Ven Mai 22, 2009 4:37 pm Sujet du message: |
 |
|
y'a une des photos plus haut qui me fait poiler...je vous laisse deviner laquelle...  |
|
| Revenir en haut |
|
 |
Maître Gonzo Site Admin

Inscrit le: 16 Jan 2006 Messages: 93
|
Posté le: Ven Mai 22, 2009 9:41 pm Sujet du message: |
 |
|
Chui sure que c'est celle avec les étudiants qui ont la parole...  |
|
| Revenir en haut |
|
 |
pour dames!

Inscrit le: 06 Oct 2008 Messages: 320
|
Posté le: Sam Mai 23, 2009 10:42 am Sujet du message: |
 |
|
| moi je pense que c'est le discours de quelien |
|
| Revenir en haut |
|
 |
Anti-K

Inscrit le: 08 Aoû 2005 Messages: 6279
|
Posté le: Lun Mai 25, 2009 11:27 pm Sujet du message: |
 |
|
Blocage revoté. 5-600 personne en AG.
Du coup chaise et tables reprosées en scinece et sur le campus 4...
Rendez vous demain pour la journée interpro et mercredi 7 h 30 phénisx pour le blocage.
pas mal de profs lachent le mouvment... |
|
| Revenir en haut |
|
 |
Anti-K

Inscrit le: 08 Aoû 2005 Messages: 6279
|
Posté le: Mar Mai 26, 2009 12:14 am Sujet du message: |
 |
|
Caen
18:16 - lundi 25 mai 2009
Université de Caen : le blocage revoté par une poignée d'étudiants
700 à 800 étudiants ont voté et reconduit le blocage des bâtiments de l'université de Caen, en assemblée générale ce lundi après-midi. Une journée d'action est prévue mardi. Mercredi, le comité de lutte tentera de perturber les cours, qui ont repris depuis une semaine.
Source ouest-france. |
|
| Revenir en haut |
|
 |
Anti-K

Inscrit le: 08 Aoû 2005 Messages: 6279
|
Posté le: Mer Mai 27, 2009 1:11 am Sujet du message: |
 |
|
manif du 26 mai à 15 h30;
Cette manif faisait suite à la manif du matin et à l'AG du CLIC (voir par ailleurs : http://www.anartoka.com/pas-dupes/viewtopic.php?t=2569&start=15 )
200 à 300 personnes en manif dans les rues de Caen. Quelques blocgaes momentanés de carrefours... par contre forte présence policière (OPJ, BAC, identité judiciaire, 4 fourgons des brigades d'intervention qui suivat le cortège, plus 9 fourgons de mobiles du côté des fossé St-Julien...) bref, tout pour choper... Une bien belle démonstration de force et surtout de médiocrité face aux forces en présence... |
|
| Revenir en haut |
|
 |
|
|
Vous ne pouvez pas poster de nouveaux sujets dans ce forum Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum Vous ne pouvez pas éditer vos messages dans ce forum Vous ne pouvez pas supprimer vos messages dans ce forum Vous ne pouvez pas voter dans les sondages de ce forum Vous ne pouvez pas joindre des fichiers Vous ne pouvez pas télécharger des fichiers
|
|